J'ai un plan.

Encore une nouvelle journée. Alors que le ciel se lève doucement à l'horizon et que la pendule murale de ma cuisine indique huit heures, je risque un œil par la fenêtre pour voir si je ne risque rien lors d'une éventuelle sortie. A ce moment, je perçois une forme marron avec un truc jaune à son sommet et bien sûr, je ne peine pas à reconnaître celui qui m'attend.

- Non mais il n'a pas vu le maire ou quoi ? Faut croire qu'il se fout de tout et se croit au-dessus de tout le monde. Comment vais-je ?

Avec une mine contrariée, je m'éloigne de la fenêtre et songe à un plan pour sortir de chez moi sans que cette maudite taupe m'embête. Comme je me suis levé il n'y a pas longtemps, je ne me sens pas le courage de piquer un sprint car je dois veiller à bien fermer la porte d'entrée à clef pour être sûr que personne se glisse dans ma demeure, le temps de mon absence. Soudain, je me souviens que j'avais acheté une pelle à Nook il y a de cela quelques jours et si je ne me trompe pas, j'ai dû la ranger dans l'armoire du salon. Ni une ni deux, je quitte la cuisine pour me rendre dans la pièce en question et une fois que j'y suis, je me dépêche de me diriger vers le meuble. Dès que je suis devant celui-ci, j'ouvre ses portes et attrape le manche en bois qui m'attendait à l'intérieur.

Quelques secondes plus tard, je suis dehors et je ferme la porte d'entrée alors que j'entends cette taupe me hurler dessus comme à son habitude.

- Bonjour cassos, j'espère que tu es content de me voir car j'ai deux ou trois choses à te dire.

Tranquillement, je me dirige vers elle en veillant à bien lever la pelle au-dessus de ma tête. Me voyant faire, Resetti se pose des questions et n'en mène pas large.

- Qu'est-ce que tu comptes faire avec cette pelle ?

- Te frapper pardi.

- Tu plaisantes ?

- Ai-je une tête à rigoler là ?

- Non.

- Dans ce cas, retourne dans ta galerie et la prochaine fois que tu pointes le bout de son museau devant chez moi, je te fais la promesse de ne pas te louper. Il faut croire que tu as du mal à comprendre les ordres du maire toi.

- J'étais venu discuter avec toi mais comme je peux le constater, tu te montre vraiment fermé lorsque je me montre.

- Tu m'étonnes. Maintenant, dégage de chez moi !

Alors que je suis en train d'abattre la partie métallique de ma pelle, Resetti ne demande pas son reste et disparait à l'intérieur de son trou en prenant bien soin de ramener la terre dégagée à l'intérieur. Lorsque mon arme de fortune s'abat sur le monticule fraîchement réalisé, je ne peux m'empêcher de sourire. Cette fois, j'espère qu'il aura bien compris la leçon et je souhaite ne plus le voir dans les parages.