Salut !

Désoler pour l'attente, mais la santé ne vas pas fort donc les chapitres de toutes mes histoires risque de prendre du temps, par contre petite compensassions, ils seront plus long !

Bonne lecture !


Rizzoli & Isles


Chapitre 9

La nuit avait été longue, bien trop longue pour Jane qui n'avait presque pas fermé l'œil. Elle allait savoir si Maura sortait et elle allait pouvoir la ramener chez elle. Jane releva la tête et regarda son réveil, il n'était pas encore 5 heures du matin. Elle soupira lourdement en laissant retomber sa tête sur l'oreiller.

La patience n'était vraiment pas son fort et aujourd'hui elle en manquait cruellement. Savoir que Maura pourrait revenir avec elle et qu'elles pourraient passer beaucoup de temps ensemble était plus que suffisant comme raison pour torturer ces nerfs.

En regardant sa chambre, elle décida de se lever et ranger la pièce complètement. Elle voulait faire bonne impression, Maura n'était jamais entré dans sa chambre et elles allaient la partager pendant quelque temps. C'était à cette pensée qu'elle s'arrêta brusquement, des vêtements plein les bras et le regard poser sur son lit.

Maura allait dormir ici, avec elle, dans ce lit ! Elle avala difficilement une boule qui se formait dans sa gorge. Même si elles n'étaient encore que des amies, Jane voyait Maura autrement, elle la voyait avec l'amour, l'admiration et avouons-le, le désir. Après les premiers mots de Maura, Jane avait une envie irrépressible d'embrasser ces délicates lèvres.

Avec les joues rouges, elle secoua rapidement la tête afin d'éloigner ces pensées et reprendre ce qu'elle faisait avant sa distraction. Elle ne vit pas l'heure passer, le bruit de sa porte la tira de ces pensées. Angela se tenait dans l'embrasure de la porte et regardait sa fille avec un doux sourire.

Si j'avais su que le fait d'inviter Maura dans ta chambre te ferait tout ranger comme si une tornade venait de passer, je l'aurais fait plus tôt ! Un petit rire lui échappa.

Jane rougissait et baissa la tête. On part quand ? demanda-t-elle timidement.

Dans deux heures chéries ! Angela entra dans la chambre et prit place sur le lit. Comment te sens-tu ce matin ? demanda-t-elle.

Jane soupira avant de se laisser tomber à côté de sa mère. Je ne sais pas. Avoua-t-elle. J'ai beaucoup de sentiment différent en même temps. Je veux qu'elle rentre avec moi, mais . . .

Mais tu as peur de ce qui pourrait arriver ?!Reprit Angela. Jane hocha simplement la tête. Je sais que c'est effrayant chérie, mais tout ce qui en vaut la peine n'est-il pas ? Angela embrassa la tête de sa fille.

Tu as raison ! Jane embrassa sa mère sur la joue et se leva, elle dirigeait vers la salle de bain. Merci maman. Elle disparut avec un petit sourire.

Après c'être occupé de ces fils, Angela, Frank et Jane prirent enfin la route de l'hôpital. Jane gesticulait dans son siège alors qu'elle approchait du bâtiment, Angela ne pouvait contenir ces mains 2 secondes sans bouger. L'hôpital n'avait pas appelé donc la nuit de Maura avait été calme. Ils montèrent en silence à l'étage du service de pédiatrie, alors qu'ils avançaient dans le silence, Angela vit Susan discuter avec le médecin de Maura dans le couloir, celle-ci avait l'air fatigué et quelque chose d'autre qu'ils ne pouvaient pas déchiffrer. C'est avec le cœur serré que les Rizzoli approchaient d'eux, appréhendant les nouvelles.

Angela attrapa sa fille par les épaules, et avança au garde-à-vous, espérant contenir ainsi ces émotions et être forte pour sa fille.

Susan accueillait les Rizzoli. Docteur, voici la famille Rizzoli qui va accueillir Maura ! Elle donna un doux sourire.

Le médecin les salua. Ravi que vous soyez là ! Il se tourna pleinement vers eux. Comme je le disais à madame Lewis, Maura peut sortir ce matin.

La nouvelle fut accueillie par des soupirs de soulagement et de grand sourire !

Maura est en bonne voie de guérison, elle respire normalement. Mais elle est encore fragile, il faut qu'elle évite le stress et tout effort, ces poumons sont encore fragiles. Vous disposerez d'une bouteille d'oxygène portative, le moindre signe d'essoufflement ou de difficulté à respirer et vous lui donnez de l'oxygène. Le médecin offrit un chaleureux sourire. C'est une jeune fille remarquable et très forte, l'école est interdite pour au moins 2 semaines et pas de sortie également jusqu'à ce que je la revoie !

Très bien docteur ! Répondit Angela. Elle lui attrapa la main et la serra. Je vous remercie. Il lui souriait en retour, il quitta le groupe et tous se dirigèrent vers la chambre de la blonde.

Doucement, Jane passa la tête et trouva sa rebelle endormie dans son lit. Malgré les stores, les rayons du soleil se faufilaient entre les rails et caressaient le doux visage de Maura. Jane s'approcha du lit et tendit la main, elle caressa délicatement une douce joue, un sourire lui échappa lorsqu'elle fut accueillie par de beaux yeux noisette qui la regardaient avec tendresse.

Jane se pencha en avant et embrassa délicatement le front de Maura. Bonjour la belle au bois dormant !

Maura avait un grand sourire et lorsque Jane s'écarta elle rouvrit les yeux et la regarda. Bonjour mon prince charmant.

Jane riait de bon cœur pour la première fois depuis qu'elle avait ouvert la porte de sa maison et trouva une petite blonde gravement malade qui tomba dans ces bras affaiblis par la fièvre. Même si Maura était encore un peu pâle et affaiblie, elle avait retrouvé cet éclat dans ces yeux, elle avait retrouvé cette douceur sur son visage. Je préfère princesse charmante !

Maura riait doucement, Jane lui avait manqué, même si ces quelques jours étaient un flou complet, les rares choses qu'elle se souvenait, manquaient de la joie de vivre de la belle brune. Elle ne connaissait Jane que depuis 1 semaine, pourtant, c'était comme si elle avait toujours été dans sa vie et ne pas la voir et profiter d'elle lui avait terriblement manqué. Je retiens princesse !

Jane attrapa la main de Maura et fut heureuse que celle-ci ne la retire pas. Je suis venue te chercher ! Murmura Jane.

C'est vrai ?! Demanda Maura avec enthousiasme. Je peux partir d'ici ? Demanda-t-elle rapidement.

Oui ! Répondit Jane avec un sourire. Susan a rempli tous les papiers, maman et papa, ont parlés avec le médecin. Jane vit la confusion sur le visage de Maura. Tu te souviens que tu viens vivre chez moi pendant quelque temps ?!

Maura réfléchissait, ces souvenirs étaient très embrumés, puis rapidement la discussion de la veille lui revenait en mémoire. Elle baissa les yeux dans la gêne et la timidité. Jane qui avait observé ces émotions attrapa le menton de Maura et délicatement souleva son visage, leurs yeux connectés, elle parla enfin. Je veux t'avoir près de moi et je veux pouvoir veiller sur toi, ma famille est heureuse de t'accueillir.

Une larme lui échappa et Maura avalait difficilement la boule qui c'était former dans sa gorge. Personne n'a jamais voulu de moi. Chuchota-t-elle.

Moi je veux de toi ! Affirma Jane. Et je te promets que tu trouveras toujours du réconfort et mes bras ouverts chaque fois que tu le voudras !

Un coup à la porte et une tête apparaissait rapidement, Angela avait laissé Jane entrer la première et annoncer la bonne nouvelle à Maura, mais l'attente était insupportable, alors elle entra finalement. Elle s'approcha rapidement du lit et enlaça immédiatement la petite blonde dans une étreinte d'ours. Je suis heureuse que tu ailles mieux chérie et tellement plus de te ramener chez nous.

Merci Angela, pour tous ce que vous avez et faite pour moi ! Parlait Maura d'une voix étouffée.

Angela embrassa le dessus de sa tête et s'écarta à regret. Ne dit pas de bêtise chérie ! Elle tendit la main et attira son mari resté à l'écart, contre elle. Maura je te présente mon mari, Frank !

Maura timidement tendit une main au père de Jane, il était grand et son visage montrait les années de travail. Enchanter monsieur !

Frank touché par la fragilité de cette petite et sa politesse, ne pouvait contenir son sourire. Ravi de te rencontrer, mais appelle-moi Frank.

Maura acquiesça simplement. Susan qui attendait son tour, s'approcha de Maura et l'embrassa sur la joue. Bonjour chérie. Maura lui offrit le plus chaleureux des sourires en retour.

Le trajet vers la maison des Rizzoli était très silencieux, Maura était nerveuse, elle ne connaissait pas la vie de famille, elle n'avait jamais ressenti la chaleur d'un foyer, ou si elle l'avait fait, elle était trop jeune pour s'en souvenir. Elle avait connu pour la majeure partie de sa vie la solitude et la survie. Elle ne savait pas ce dont c'était que d'être choyé, protégé, aimé et bien traitée.

Elle avait beaucoup de doutes, et si elle ne se comportait pas bien ? Si elle disait des choses inappropriées ? Si son habitude de cracher des faits scientifiques rapidement lorsqu'elle était nerveuse tirer le meilleur d'elle ? « Oh mon Dieu ! » Hurla son esprit. « J'utilise « et si » moi ?! Qui est horreur des hypothèses, qui ne vit que par la science je viens de faire ce que je déteste le plus ! D'accord, Maura, concentres-toi ! Calmes-toi, respire profondément ! Tout va bien se passer ! Il suffit de garder la bouche fermée et tout se passera bien ! Et cesse de te parler à toi-même ! »

La petite blonde secoua la tête et prenait quelques respirations profondes, Jane qui ressentait la nervosité émanée du corps de Maura, lui attrapa la main et doucement la serra. Lorsque de beaux yeux noisette se posèrent sur elle, elle offrit un tendre et rassurant sourire.

Merci ! Maura regarda de nouveau la route, plus détendu et surtout tenant toujours la main de Jane.

Le père de famille avait garé la voiture dans l'allée et Susan c'était garer peu de temps après. Angela et Frank sont descendus de la voiture, Jane faisait de même et lorsque Maura ouvrait la portière, elle fut assaillie par la famille Rizzoli lui ordonnant de ne pas bouger.

Amusée et un peu terrifiée, elle obtempéra sans discuter. Frank faisait le tour de la voiture et ouvrit sa portière plus grande, lentement il se pencha et attrapa la petite blonde dans ces bras. Il souleva Maura, le sentiment de ces bras forts et pourtant d'une grande douceur, rappela à Maura les rares souvenirs qu'elle gardait précieusement de son père. Dans le confort et la sécurité, elle passa ces bras autour du cou de Frank et reposa sa tête contre son épaule alors qu'elle fermait les yeux.

Celui-ci surpris au début, fut attendri par son geste, il resserra légèrement sa prise sur l'enfant et se dirigea vers la maison. Angela ému les regardait faire et Jane sur les talons de son père le suivait de près.

Susan 's'approcha d'Angela et posa une main sur son épaule, une larme coulait sur sa joue. Je suis un peu jalouse ! Soupira-t-elle.

La maman Rizzoli se tourna et regardait la rouquine avec confusion et interrogation.

Elle ne s'est jamais autant ouverte en 10 ans avec moi qu'elle l'a fait avec vous en 1 semaine ! Susan baissa la tête, son cœur se serrait entre la joie de la voir enfin plus heureuse et s'ouvrir volontairement aux autres et la jalousie d'avoir partagé tant d'années avec elle et pourtant rester toujours à l'écart de son cœur.

Angela attrapa la main de Susan et la serra doucement. Elle a ouvert son cœur à ma fille en effet, mais pour un autre type d'amour. Susan fronça les sourcils. Elle vous aime, cela ne fait aucun doute. Mais elle vous aime comme une mère, voilà ce qui la retient !

Angela était d'une grande sagesse et avait un grand cœur, son exubérassions et sa langue bien pendue cachaient ces deux qualités pourtant présentes. Elle souriait tendrement. Maura a été heureuse avec sa mère à une époque ?! N'est-ce pas ? La rouquine hocha la tête. Puis le drame est survenu et elle a perdu la personne qu'elle aimait le plus, maintenant sa mère lui brise le cœur chaque jour ! Vous comprenez ? Demanda Angela.

Susan baissa la tête et une larme lui échappa. Elle a peur que je me détourne d'elle comme Constance l'a fait ! Soupira Susan.

Oui ! Souffla Angela en resserrant doucement sa prise sur la main de Susan. Elle se protège en vous aimant de loin, sa survie en dépend voilà le plus terrible ! Soupira Angela en fermant les yeux dans la douleur.

Les deux femmes prirent une seconde afin de remettre leurs émotions sous contrôle. Elles prirent les sacs à l'arrière de la voiture de la rouquine avant de faire leur chemin à l'intérieur de la maison. Frank avait conduit Maura directement à l'étage dans la chambre de Jane, car même si elle allait mieux, elle avait besoin de beaucoup de repos.

Frank était près du lit, Jane parcourait la chambre afin de montrer tout ce qu'elle possédait à Maura avec beaucoup d'enthousiasme. Les deux femmes entrèrent dans la chambre et posèrent les sacs dans un coin, elles avaient le sourire.

Les Rizzoli quittèrent la chambre et laissèrent Maura et Susan discuter tranquillement. La rouquine posa une grande valise noire sur le lit. Maura sauta dessus immédiatement, elle l'ouvrit et en sortie une superbe guitare, malgré les nombreuses années qui avaient passé, elle semblait pratiquement neuve, seule le long de la tranche, une petite note montrait les signes du temps qui passait. Il y était écrit « A ma petite princesse, que ton cœur chante à travers ce bois ! » Richard Isles avait écrit cette phrase le jour où il avait joué la première berceuse à sa fille. Maura la posa délicatement à côté d'elle et se jeta dans les bras de sa nounou, elle fermait les yeux et enfonça son visage plus profondément dans la crinière de feu.

Susan surprise retourna rapidement l'étreinte sur la petite fille. Angela avait tellement raison, que Susan ne pouvait retenir une larme. Elle embrassa la chevelure d'or avant de s'écarter, mais Maura ne la lâchait pas. Elle caressa les boucles blondes et se rendit compte que sa protégée c'était endormi dans ces bras. Avec un doux sourire, elle reposa délicatement le petit corps confortablement dans le lit et la couvrit. Elle l'embrassa une dernière fois sur le front avant de quitter la chambre le plus silencieusement possible.

Elle trouva les Rizzoli en bas qui l'attendaient. Elle s'est endormie ! Susan accepta la tasse que lui tendait Angela et ils prirent tous place autour de la table à manger, même Jane les suivait, elle savait qu'ils parleraient de Maura et voulait savoir. Susan soupira et baissa la tête. J'ai appelé Constance !

Tous l'écoutaient attentivement.

Je lui ai dit que Maura était à l'hôpital et qu'elle avait failli mourir ! Susan serrait la tasse avec force. Elle a dit qu'elle reviendrait rapidement à Boston, mais je ne lui ai pas dit que Maura était chez vous et qu'elle ne pouvait pas la voir. Soupira Susan.

Que comptez-vous faire ? Demanda Frank.

Susan les regardait. Pour être honnête, je l'ignore ! Je vais attendre qu'elle soit à la maison pour lui parler, maintenant que Maura est soutenue, l'affronter ne me fait plus peur, même si je suis licencié, je sais que je pourrais toujours l'aider avec votre aide. Tous les Rizzoli acquiescèrent. Je ne lui dirais pas où se trouve Maura et tant qu'elle est encore fragile, je ne lui parlerais pas de sa mère.

Je suis d'accord avec vous et vous avez notre soutien ! Affirma Frank.

Merci ! Susan souriait brillamment, elle se leva. Je vais m'occuper de son arrivé, je vous tiendrais au courant ! Elle embrassa Angela, elle sera la main de Frank et se pencha pour embrasser Jane. Je sais qu'entre tes mains elle ne pouvait pas être mieux !

Susan quitta la maison des Rizzoli.

Maura avait passé la journée à dormir pratiquement, elle avait été réveillé pour manger, mais se rendormait immédiatement. Jane était grincheuse car ses parents lui avaient dit qu'elle devait reprendre l'école le lendemain, elle avait manqué deux jours d'école et jeudi arrivait trop vite. Après c'être préparé pour aller dormir, elle entra dans la chambre, Maura dormait à poing fermer. Avec un petit sourire, Jane entra délicatement dans le lit, elle se tourna afin de pouvoir voir la belle princesse endormie à côté d'elle.

Elle attrapa une mèche libre sur l'oreiller et l'attira à son nez, elle ferma les yeux en inspirant profondément, le doux parfum de Maura envahissait son nez. Les cheveux étaient doux et soyeux et Jane les caressa. Maura bougea et Jane la regarda en retenant son souffle, la petite blonde se tourna vers elle et doucement elle se cacha dans la poitrine de Jane. Une main posée sur son cœur, l'autre agrippant son haut de pyjama, tandis que le nez de Maura frottait la peau du cou de Jane.

Elle soupira de contentement et Jane se détendit, elle posa une main derrière la petite tête blonde et l'autre au milieu de son dos, elle la tenait dans une étreinte forte et rassurante. Jane baissa sa tête afin de reposer sa joue sur le haut de la tête blonde et fermait les yeux dans le confort et la chaleur du petit corps contre elle.

C'était dans cette position qu'Angela trouva les deux filles encore endormie le lendemain matin. Sans un bruit elle se rapprocha du lit et du dos de sa main caressa la joue de sa fille. Jane fronça les sourcils avant d'ouvrir les yeux, elle voyait sa mère pencher vers elle un grand sourire plaquer sur son visage. Jane sentit une douce chaleur contre sa poitrine et en baissant la tête, elle voyait la petite forme endormie de Maura contre elle.

Avec un doux sourire elle embrassa le dessus de sa tête avant de faire un signe de tête à sa mère afin de lui faire savoir qu'elle se levait. Lorsqu'Angela quitta la chambre, délicatement Jane caressa la joue de Maura afin de la réveiller. Avec un bâillement, Maura s'étira en s'écartant un peu de Jane, les yeux toujours fermés elle soupira de contentement. Jane l'admirait silencieusement. Maura ouvrit doucement les yeux pour tomber dans les yeux bruns profond de Jane. S'étirant encore elle ferma les yeux dans un doux sourire.

Jane rayonnait, elle voulait toujours se réveiller ainsi, Maura était tellement belle, son cœur flottait dans l'adoration. Elle avait quelque chose de si innocent et doux, que Jane n'avait qu'une envie, la garder à l'abri contre elle. Maura rouvrait les yeux et Jane parla enfin.

Bonjour ma belle au bois dormant ! Sa voix était douce.

Maura se replaça contre sa poitrine dans un petit rire. Bonjour ma princesse charmante ! Elle se mit à gémir lorsque Jane gratta doucement sa tête du bout des ongles. Tu dois partir à l'école ? Demanda Maura.

Jane soupira alors que sa main gauche attirait Maura un peux plus contre elle. Oui ! Jane se pencha et lui embrassa le dessus de la tête. Je dois aussi reprendre l'entrainement, donc ce soir je ne rentrerais pas avant 18 heures. Souffla-t-elle de découragement.

Tu vas me manquer. Murmura Maura contre la peau de Jane. Elle posa son oreille contre la poitrine de la brune et même si elle entendait mal les battements de son cœur, elle pouvait les sentir contre son oreille. On se verra ce soir. Après quelques minutes profitant de ce confort, les filles se levèrent.

Jane alla se préparer tandis que Maura descendit à la cuisine. Elle trouva Angela préparant gaiement le petit déjeuner pour toute sa tribu. Frank était déjà partie au travail, mais il avait été plus attentionné et tendre avec sa femme. Celle-ci était heureuse du changement de comportement de son mari, il lui avait tant manqué pendants ses derniers mois, il était rarement présent et beaucoup plus distant à la maison. Mais depuis qu'ils avaient parlé de leur fille sur le perron et qu'il avait rencontré Maura, quelque chose avait changé en lui et il profitait plus de sa famille au grand plaisir de ceux-ci.

Les garçons regardaient la télé dans le salon et se chamaillaient. Maura s'approcha timidement de la maman italienne. Bonjour ! Offrit-elle doucement.

Angela qui aurait pu manquer le salut se tourna vivement pour trouver une pâle petite blonde timide lui souriant doucement. La maman Rizzoli l'enlaça délicatement et l'embrassa sur la joue. Bonjour chérie ! Elle souriait encore plus avant de froncer les sourcils. Tu aurais dû rester au lit jeune fille, je comptais t'apporter ton petit déjeuner à l'étage.

Même si Maura savait qu'Angela ne la grondait pas vraiment, elle baissa la tête et chuchota. Je voulais être avec vous.

La maman fut touchée par ces mots. Prends une chaise chérie, le déjeuner est presque près. Maura releva la tête et offrit un grand sourire à Angela et celle-ci lui rendit. Le petit déjeuner fut assez animé, les garçons se vantaient de différents exploits afin d'impressionner leur nouvelle invitée, Jane rallait de devoir aller à l'école et Angela jouait les gendarmes.

Tous enfin parti, Maura s'installa dans le salon avec les livres que Susan lui avait apporté, la matinée se passa rapidement, Maura avait étudié toute la matinée et Angela s'était occupée de la maison. À un moment alors qu'elle observait la petite blonde très concentrer sur son livre, Angela remarqua ces difficultés à respirer et lorsqu'elle entendit le petit sifflement venant de sa poitrine, elle lui apporta immédiatement la bouteille d'oxygène et lui posa le masque.

La maman inquiète, ne pouvait retenir sa colère et gronda Maura. Tu dois me dire lorsque tu as du mal à respirer ou que cela te fait mal Maura ! C'est important ! Sa voix était haut perchée par la peur.

Maura baissa la tête et une larme lui échappa. Angela qui la voyait rouler sur sa joue se jeta dans le canapé et attira Maura contre elle, regrettant immédiatement sa réaction. Je suis désoler, je ne voulais pas m'emporter. Maura l'enlaça et pleurait un peu plus, elle s'accrochait à la maman comme-ci sa vie en dépendait.

Merci ! Était tout ce qu'elle pouvait dire entre les sanglots. Angela fronça les sourcils dans la confusion. Maura se calma un peu pour expliquer ce qu'elle pensait. C'est la première fois que l'on hausse le ton pour mon bien-être et pas pour me faire mal.

Une larme échappa à Angela, elle serait encore plus fort la petite blonde. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, si tu as mal ou que tu ne te sens pas bien viens me voir s'il te plaît ?! Elle embrassa le dessus de sa tête. Tu ne vas pas me déranger et je ne vais pas être en colère contre toi parce que tu as besoin de quelque chose, même si ce n'est que pour parler ! Une mère et là pour cela et je serais tellement heureuse que tu te sentes assez en sécurité avec moi pour venir me voir si tu en ressens le besoin mon ange !

Je promets ! Affirma Maura au plus grand plaisir d'Angela.

Elles déjeunèrent toutes les deux le midi dans le jardin, Angela trouvait Maura un peu pâle et même si celle-ci se cachait sous des vêtements et son visage sous sa belle et longue chevelure, un peu de soleil ne lui ferait pas de mal. Elles avaient ri aux souvenirs d'Angela à propos des farces de ces enfants.

Dans l'après-midi, Angela avait dû partir pour une course urgente, elle ne voulait pas laisser Maura seule, mais elle devait aller chercher des médicaments pour celle-ci. Après un long discourt rassurant de la blonde, Angela quitta la maison, précisent qu'elle reviendrait très vite.

Maura avait descendu sa guitare au salon et grattait quelques cordes. Elle aimait la musique, son père lui avait transmis cette passion et c'était son seul moyen de libérer son cœur de toutes ces émotions qui l'écrasaient avec le temps. Elle n'avait personne à qui parler, personne à qui raconter tout ce qui assombrissait sa vie, alors pour ne pas devenir folle ou disparaître dans sa peine, elle avait joué, chanter et écrits tous ces mots qu'elle gardait profondément en elle.

Frank entra dans la maison et trouva Maura les yeux fermés, jouant un beau morceau sur la guitare. Il resta à la porte écoutant et admirant son talent. Le morceau fini, il s'installa en face d'elle. Bonjour ! Je n'ai pas pu m'empêcher d'écouter, tu es vraiment douée ! Il avait un grand sourire.

Maura rougissait un peu, elle baissa la tête et regarda la guitare. L'une des rares choses que je me souvienne de mon père était ces moments où il jouait pour moi et lorsqu'il essayait de m'apprendre. Elle soupira et tendit l'instrument à Frank. Elle était à lui, il me l'a offerte après ma première leçon.

Frank regardait et manipulait l'instrument avec délicatesse. Il fut touché lorsqu'il lisait l'inscription sur le côté. Il redonna la guitare à Maura. J'ai entendu dire que tu avais une magnifique voix, voudrais-tu me jouer quelque chose ? Demanda-t-il avec espoir.

Maura regarda Frank un moment, même s'il était très différent de son père, elle retrouvait en lui un peu de son père, cette bienveillance, cette douceur et cette sécurité. Elle replaça la guitare sur ces cuisses et commença à gratter les cordes.

(Caroline Costa – Comment vivre sans toi)

Je ne trouve même plus les mots
Pour te parler de mon cœur
L'espoir n'est plus qu'un tombeau
Ou l'on enterre le bonheur
Toutes les pétales de ma vie
Se sont fanées aujourd'hui
Reste nos souvenirs d'hier
Et pour ce jour nos prières

L'émotion que dégageait Maura avec sa voix, mais aussi avec son corps touchait profondément le papa italien, une boule se formait dans sa gorge et une tristesse envahissait son cœur. Cette enfant avait une façon si particulière de le toucher, qu'il voulait la prendre dans ces bras et lui dire encore et encore que tout irait bien maintenant. Mais il gardait le silence et écoutait attentivement.

Mais comment vivre sans toi
Si tu n'es plus là
Mon cœur te cherche
Mais mes yeux ne te trouve pas
Mais comment vivre sans toi
Si tu n'es plus là
Qu'on prenne mon âme
Mais crois moi je ne t'oublierais pas

Maintenant elle fermait les yeux et se laissait emporter par la mélodie, voilà bien longtemps qu'elle ne l'avait pas chanté, voilà bien longtemps que son cœur ne c'était pas exprimer ainsi et pour la première fois quelqu'un entendait ces mots, quelqu'un entendait sa peine.

Qu'on parle de nous au passé
Je ne peux pas l'accepter
Je te ressens près de moi
Mais ces gens ne te voit pas
J'ai tellement froid recouvre-moi
J'entends ta voix mais ne se voit pas
Donne-moi la main
Sans toi je ne suis plus rien

Une larme lui échappait alors qu'elle prenait de l'assurance, elle voulait crier au monde entier combien elle l'aimait, elle voulait que tous sache l'amour qu'elle avait pour lui.

Mais comment vivre sans toi
Si tu n'es plus là
Mon cœur te cherche
Mais mes yeux ne te trouve pas
Mais comment vivre sans toi
Si tu n'es plus là
Qu'on prenne mon âme
Mais crois moi je ne t'oublierais pas

Angela qui était rentré de ses courses c'était arrêter au pas de la porte en l'entendant et ne pouvait plus bouger, elle pleurait en silence et regardait son mari et sa fille adoptive, car dans son cœur Maura avait maintenant sa place dans sa famille.

Je cherche l'espoir
Qui m'aidera à vaincre se destin
Je chercher au loin
Le paysage heureux que tu m'as peint

Je pleure
Tu me vois pas
Je t'appelle
Tu m'entends pas
Je t'aime
J'ai besoin de toi

Je t'en prie
Reviens vers moiiiiiiiiiiiiiii
Ah ah ah ... oh

Ses poumons étaient maintenant un brasier ardent, elle était à bout de souffle et pleurait. Frank se leva rapidement et la prit contre lui, Angela qui avait accouru jusqu'à eux, attrapa le masque et ouvrit l'oxygène, elle posa délicatement le masque sur son visage. Frank la berçait afin de la calmer, ils ne s'attendaient pas à entendre cela.

Mais comment vivre sans toi
Si tu n'es plus là
Mon cœur te cherche
Mais mes yeux ne te trouvent pas

Frank la berçait doucement tout en la tenant fermement contre lui et Angela lui caressait les cheveux avec douceur. C'est ainsi qu'elle ferma les yeux, dans le confort et l'amour offert par des parents.

Jane rentra immédiatement après son entrainement, elle avait voulu monter immédiatement à l'étage, mais Angela l'avait arrêté en chemin, elle lui avait expliqué la chanson et la réaction de Maura. Doucement, elle ouvrit la porte de sa chambre et trouva la petite blonde encore endormie dans son lit. Elle décida de la laisser dormir encore un peu et prit place à son bureau afin de faire ces devoirs.

Environ une heure plus tard, une petite voix attira son attention.

Comment était cette journée finalement ? Demanda Maura assise dans le lit et regardant le dos de Jane.

Celle-ci se retourna vivement avec un grand sourire, elle s'installa en face de Maura rapidement. Plus terrible encore et horriblement longue ! Soupira Jane dans une expression dramatique qui eut pour réponse un petit rire de la blonde. Mais elle se termine plutôt bien ! Répondit Jane avec un clin d'œil.

Maura baissa la tête alors que ces joues rougissaient. Jane tendit une main et délicatement caressa sa joue, Maura releva la tête et regarda Jane intensément. Elles étaient toutes les deux sérieuses et hypnotisées par l'autre. Jane se pencha doucement en avant et délicatement posa ces lèvres sur celles de Maura.