Nouveau rebondissement, plus de secret et plus de changement ! !

Bonne lecture et merci pour tout vos commentaires et pour me suivre !


Rizzoli & Isles


Chapitre 10

Jane fermait les yeux au contact, les lèvres de Maura étaient douces et tendres. Le baiser était chaste et léger, mais tellement plein de sentiment.

Maura surprise se figeait un instant, elle ne comprenait pas ce qui se passait et rapidement son cerveau hurlait. Elle s'écartait vivement de Jane, elle sortait du lit et se plaquait contre le mur, la peur et l'horreur se lisaient sur son visage et Jane commençait à paniquer, mais avant d'avoir la chance de s'excuser, Maura parlait rapidement et confusément, elle regardait partout autour d'elle, mais pas Jane.

Comment . . . ? Pourquoi as-tu fait ça ? . . . pourquoi veux-tu tout gâcher ? Elle devenait hystérique et son souffle se raccourcissait. Tu vas tout découvrir et tu ne vas plus m'aimer, tu vas m'abandonner ! Ces respirations étaient laborieuses. Tu vas partir et je vais être à nouveau seule et je vais avoir mal, tout va être froid et je vais être de nouveau engourdie, ni vivante, ni morte ! Maura regardait finalement Jane droit dans les yeux. Pourquoi ?!

Jane se précipitait vers elle plaçant le masque à oxygène sur son visage. Elle attrapait la tête de Maura dans ses mains. Regarde-moi ! Elle parlait calmement. Respire Maura, respire. Après quelques respirations plus profondes de Maura, Jane reprenait la parole. Je t'aime Maura ! Je t'aime ! Une larme échappait à la blonde et elle ferma les yeux, mais Jane savait qu'elle l'écoutait. Depuis le premier jour où je t'ai vue, j'ai ressenti quelque chose de fort et de différent pour toi ! Malgré sa peur des mots, elle devait trouver la force en elle pour tous dire si elle voulait ne pas perdre Maura. Je mentirais si je disais qu'au début ta beauté ne m'a pas attiré parce que avouons-le tu es incroyablement belle ! Malgré les larmes, Jane pouvait voir un petit sourire sur les lèvres de Maura. Mais j'ai vu tes yeux, ton regard ! J'ignore s'ils sont aussi ouverts et lisibles aux autres qu'ils le sont pour moi. J'ai vu ta douceur, j'ai vu ta peine, j'ai vu ta fragilité, voilà pourquoi je n'ai pas fui lorsque tu m'as repoussé la première fois. J'ai vu la carapace et je voulais tellement découvrir ce que tu cachais en dessous. Maura la regardait maintenant.

Tu m'as protégé deux fois, tu as pris soin de moi et je t'ai aimée encore plus. Son cœur parlait sans retenu. Puis nous avons passé cette après-midi ensemble et j'ai découvert ton sourire ! Maura respirait de nouveau normalement et Jane retira le masque et délicatement avec son pouce caressa la lèvre inférieure de Maura. Je me suis dit que je voulais le voir tous les jours jusqu'à la fin de ma vie ! Tu as disparu et j'ai eu si mal ! Avouait-elle. Ne pas savoir si je te reverrais m'a fait souffrir ! Puis tu es arrivé à ma maison à moitié morte et j'ai eu la plus grande peur de ma vie, te perdre était inconcevable. Une larme roulait sur la joue de Jane, sa main reposait maintenant sur la joue de Maura. Ne pas savoir si tu allais survivre as été un vrai cauchemar, tu voir dans ce lit, maintenu en vie par des machines m'a anéanti ! Maura caressait la joue de Jane et d'un mouvement du pouce effaçait les larmes. J'ai découvert ton histoire, ta vie. Maura baissait la tête et retirait rapidement sa main. Je t'ai aimé et admiré encore plus ! Mon Dieu Maura ! Tu as vécu l'enfer, tu n'as connu que le pire et pourtant tu es douce, chaleureuse, attentionnée, bienveillante, généreuse et d'une incroyable bonté ! Jane relevait la tête de Maura afin de la regarder dans les yeux. J'ignore comment tu as pu survivre à tout cela, mais tu l'as fait !

Non ! La voix de Maura était à peine un chuchotement. Je n'ai pas survécu, je ne connais pas l'amour, je suis brisée. Elle ne pouvait retenir ces larmes. Je suis couverte de plaies grandes ouvertes, vivre chaque jour me fait mal. Tu as été le seul soleil qui manquait à ma vie depuis si longtemps. Ces épaules tombaient dans la défaite son dos se pliait dans l'abandon. Je ne pourrais jamais te donner ce que tu mérites, je ne suis même pas sûr de pouvoir guérir un jour.

Jane l'attirait contre elle et la serrait fermement, elle pleurait de douleur. Ne dit pas ça ! Hurlait Jane de désespoir. Je ne peux pas te perdre, je ne veux pas ! Mon cœur t'a choisie et je ne peux rien y faire. Ne me repousse pas par crainte ou doute ! Si tu ressens même un peu ce que je ressens alors ne renonce pas je t'en prie, je me battrais pour nous deux s'il le faut mais ne rejette pas mon cœur par peur !

Maura enlaçait finalement Jane, son oreille trouvait sa place favorite au-dessus du cœur de Jane. Elle fermait les yeux et inspirait profondément, elle n'écoutait pas sa tête, mais se concentrait sur ce que lui disait son cœur. Il y a beaucoup de choses terribles que tu ignores encore sur moi ! Avouait-elle d'une voix tremblante. Si je t'ouvre mon cœur et que ce que tu découvres est trop pour toi, je ne survivrais pas si tu m'abandonnes ! Elle resserrait ces bras autour de Jane dans une prise ferme. Si ce que je ressens pour toi est vraiment de l'amour alors te perdre me tuera.

Rien de ce que tu pourras me dire ne me fera fuir ou t'abandonner, mon amour est tellement grand que parfois il me fait peur ! Avouait Jane en enfouissant son visage dans la chevelure blonde.

Je ne connais rien à l'amour, je n'ai jamais aimé et n'est jamais été aimé. Chuchotait Maura.

Jane souriait doucement, elle gagnait doucement le combat contre les remparts derrière lesquels Maura se cachait. Que te dit ton cœur ? Que veux-tu faire ? Demandait calmement Jane. Elle pouvait sentir Maura se cacher plus en elle et trembler doucement. Rien de ce que tu pourras me dire ne vas me choquer, à vrai dire je suis sûr que je devrais avoir plus honte que toi pour mes pensées. Avouait-elle dans un sourire.

Je . . . Heu . . . ., j'aime être dans tes bras, j'aime ce sentiment de sécurité ! Elle inspirait plus profondément. Avec toi je n'ai pas peur d'être moi-même, je ne me sens pas juger ou rejeter. Dans un chuchotement elle avoua. J'ai aimé le baiser !

Jane riait doucement, elle la trouvait encore plus mignonne. Moi aussi Maura je l'ai aimé ! Nous avons tous le temps pour nous découvrir, pour apprendre à s'aimer et si tu veux essayer alors je suis prête à te faire une promesse ! Maura s'écartait et regardait Jane droit dans les yeux. Je te promets de te laisser tout le temps qu'il te faudra pour être à l'aise avec tes sentiments et les miens ! Je suis également prête à te jurer que quoique tu puisses m'avouer sur toi ou ce que tu as vécu, je ferais tout pour te comprendre et ne te jugerais pas !

La sincérité et la conviction de Jane la déstabilisaient un moment, personne ne lui avait jamais offert toutes ces choses et encore plus être prêt à les jurer. Elle ravalait sa peur et se penchait en avant, doucement elle posait ces lèvres sur celles de Jane. Elle fermait les yeux, Maura sentait une main se poser sur sa nuque et l'autre se poser sur son dos. Les lèvres de Jane s'ouvraient légèrement pour se refermer autour de sa lèvre inférieure.

La caresse était douce et la sensation était chaude, la saveur qui envahissait sa bouche était incroyable et Maura se perdait doucement dans se baiser. Elle sentait la chaleur du corps de Jane l'envelopper et à ce moment elle savait qu'elle avait pris la bonne décision, même si l'avenir était incertain, elle découvrait l'amour, le vrai et rien n'était comparable à cela. Elle s'accrocherait aussi longtemps qu'elle le pourrait à cet amour, car pour la première fois elle se sentait vraiment en vie ! Sa vie prenait du sens, avait un but et elle avait maintenant une raison de lutter.

Jane s'écartait doucement des lèvres de Maura et en lui caressant la joue, elle regardait dans les beaux yeux noisette de la blonde. Elle pouvait y voir une étincelle et un petit espoir, avec un beau sourire elle embrassait délicatement le front de Maura.

Angela criait en bas des escaliers afin de prévenir que le repas était prêt. Les filles descendaient rapidement, le repas en famille était animé, sauf pour nos deux nouvelles amoureuses qui ne pouvaient pas s'empêcher de se regarder toutes les deux minutes, ce qui ne passait pas inaperçu à la maman Rizzoli.

Le repas terminé, les filles montaient immédiatement à l'étage, chacune leur tour elles se préparaient pour le coucher. Jane était la première à s'installer dans le lit, lorsque Maura entrait dans la chambre, celle-ci écartait les couvertures et les bras afin d'accueillir la petite blonde. Celle-ci s'installait immédiatement dans sa position préférée, elle posait sa tête sur la poitrine de Jane, son oreille au-dessus de son cœur et Jane l'entourait de ces bras.

Presser l'une contre l'autre, elles se sentaient bien, dans leur propre monde, leur bulle. Tout autour d'elles disparaissaient, la souffrance, la tristesse, les doutes, . . . Seul le confort, la chaleur et l'amour de l'autre les entouraient et les protégeaient du reste du monde. Jane inspirait profondément et fermait les yeux dans le contentement et le bonheur.

Ça ressemble à ça l'amour ? demandait doucement Maura.

Ça dépend, dis-moi ce que tu ressens ? Demandait Jane doucement. Elle sentait Maura bouger un peu contre elle, elle caressait son dos et posa sa joue contre la tête de Maura.

Je . . . Je ne sais pas si j'ai les mots. Elle inspirait profondément. Je me sens bien avec toi, je n'ai plus peur et en même temps je suis terrorisé. Je me sens en sécurité quand tu es prêt de moi, tu me manques à la minute ou je ne te vois plus et quand tu es loin de moi je pense tout le temps à toi ! Jane avait le plus grand des sourires. J'aime être dans tes bras, j'aime quand tu me touches, même si ce n'est que pour me prendre la main. Je me sens à nouveau vivante près de toi Jane, l'espoir d'une vie meilleure renaît lorsque tu me souris.

Oui Maura ! Ça ressemble à ça l'amour ! Je ressens toutes ces choses aussi pour toi. Susurrait doucement Jane.

Tu crois que je pourrais être normal un jour ? Demandait Maura.

Jane se redressait rapidement et attrapa le visage de Maura entre ses mains, à la surprise de celle-ci, la voie de la brune était ferme et presque dure. Tu es normal Maura ! Il n'y a rien qui ne va pas chez toi, tu m'entends ! Ne redis jamais de telle chose !

Maura baissait les yeux. Pourquoi je me sens si différente ?! Ne même pas se rappeler ce que c'est que d'être aimé est-ce normal ? Demandait-elle en regardant de nouveau dans les yeux de Jane avec les yeux pleins de larmes. Je ne comprends pas les autres, ceux qui sont censés m'aimer me rejettent ! Elle pleurait fort maintenant. Pourquoi ma mère ne m'aime pas Jane ? Qu'ai-je fait pour mériter sa colère et son amertume ? Suis-je si monstrueuse ?

Jane l'attirait contre elle et la berçait. Elle n'avait pas de réponse à cela, elle ne comprenait pas non plus comment cette femme ne pouvait pas voir quelle merveilleuse fille elle avait et tout le mal qu'elle lui faisait. Jane voyait bien que malgré tout le mal que sa mère lui avait fait, Maura l'aimait encore et désespérait d'être aimé par cette femme. Tu es différentes Maura ! Jane raclait sa gorge afin d'avaler la boule qui c'était former dans sa gorge. Mais dans le bon sens, tu es la fille la plus intelligente que je n'ai jamais vue, tu es aussi la plus belle. En ce qui concerne ta mère, rien n'est de ta faute, c'est elle qui ne t'aime pas comme elle le devrait, c'est elle qui a un problème !

Les filles n'avaient pas remarqué qu'Angela était montée pour leur souhaiter une bonne nuit et s'assurer qu'elles n'avaient besoin de rien. Lorsque Jane c'était redresser vivement et avait attrapé Maura, Angela avait gelé et les regardait silencieusement les larmes aux yeux.

Être près de ta mère me fait mal ! Avouait Maura. Jane fronça les sourcils. Elle est une merveilleuse mère, elle m'a aimée comme j'aurais souhaité que la mienne le fasse, elle m'a fait découvrir ce que l'on ressent lorsque l'on est choyé et aimer et ma mère me manque tellement maintenant. Les larmes coulaient librement sur les joues de Maura alors qu'elle était plus calme. J'ai souhaité qu'Angela soit ma mère. Avoua Maura. Comment peut-elle m'aimer autant alors que ma propre mère à faillis me tuer plus d'une fois ?! Demandait Maura.

Angela avait porté la main à sa bouche afin de retenir son cri. Elle pleurait maintenant.

Jane écartait Maura un peu d'elle et fronçait les sourcils. Comment ça, « me tuer plus d'une fois » ? Demandait Jane en colère.

Maura baissait la tête et se refermait, Jane la secouait. Dis-moi ! Criait Jane. Maura secouait la tête et se repliait sur elle-même s'allongeant sur le lit. Maura ! Plaidait Jane. Raconte-moi s'il te plaît ? Demandait-elle.

Non ! criait Maura alors qu'elle était recroquevillé sur elle-même, elle tenait fermement ces genoux contre sa poitrine, elle tremblait.

Jane se calmait rapidement et se jetait sur Maura, elle posait sa joue sur celle de la blonde, un bras reposait sur l'un des siens et l'autre caressait ces cheveux. Chute ! Je suis désolé. Sa voix plus douce et plus calme rassurait lentement la blonde qui se détendait doucement sous elle. Je t'aime Maura, je veux juste te protéger.

La main de Maura attrapait celle de Jane et elle enlaçait leurs doigts ensemble. Je sais. Je . . . Je te raconterais tout un jour, mais tu dois me laisser le temps, . . . je . . . . Je . . .

Chute ! Tu n'as pas à m'expliquer, je comprends, je sais que c'est effrayant de se mettre à nu devant quelqu'un et certaines choses font si mal, qu'en parler est douloureux. Jane sentait Maura acquiescer contre elle. Tu vois, même si je suis impulsive, je te comprends. Jane embrassait sa tempe. Dors maintenant amour, je reste près de toi.

Maura se retournait et regarda Jane, un doux sourire l'accueillait. Elle se rapprochait de la brune et celle-ci s'installait confortablement et ouvrit les bras. Maura avec un sourire timide s'installait à moitié sur Jane, son oreille retrouvait sa place au-dessus du cœur de la brune, une main sur l'épaule, Jane refermait ces bras autour du petit corps sur elle. Elle embrassait sa tête. Je t'aime.

Maura soupirait de contentement. Je t'aime Jane ! Elle fermait les yeux et s'endormie heureuse.

Jane regardait un moment la petite blonde endormie, les derniers mots de Maura résonnaient dans sa tête. Elle avait un immense sourire. Finalement le sommeil la rattrapait et ces rêves n'étaient que sur sa belle et douce petite amie.

Une fois les filles endormies, Angela refermait la porte de la chambre. Elle avait été chamboulée par la conversation et avait besoin de temps pour réfléchir.

Le lendemain matin s'était passé exactement comme la veille, les filles s'étaient réveillées dans les bras l'une de l'autre, Jane c'était préparer pour l'école et tous prenaient leur petit déjeuner ensemble. Après le départ des enfants Rizzoli, Angela s'occupait de la maison tandis que Maura étudiait dans le salon. La maman Rizzoli était stupéfaite de voir la petite blonde travailler autant par envie, elle étudiait attentivement et consciencieusement.

Vers 11 heures le téléphone de la maison sonnait, Angela décrocha et jetait un coup à l'étudiante dans le salon, s'assurant que sa protégée allait bien.

Allo!

Angela ?! Demandait une femme.

Susan, comment allez-vous ? Demandait Angela en nettoyant le plan de travail de la cuisine.

Bien merci, Maura est près de vous ? Demandait Susan d'un ton préoccupé.

Angela fronçait les sourcils, elle arrêtait ces gestes et maintenant écoutait attentivement la rouquine. Non, elle étudie dans le salon, pourquoi ?

Susan ne pouvait retenir un petit sourire, de nombreuses fois elle avait retrouvé Maura étudiant tranquillement dans la bibliothèque de la maison. Secouant la tête, elle se reconcentrait. Je ne veux pas qu'elle soit au courant. Susan soupirait. Constance est revenue cette nuit, elle veut voir Maura.

Pourquoi veut-elle la voir ? Demandait Angela, la colère montait lentement en elle.

Elle n'a pas voulu me donner d'explication et comme je l'avais prédit, elle m'a renvoyé lorsque je lui ai dit qu'elle ne verrait pas Maura avant qu'elle aille mieux. Maura ne doit pas retourner à la maison pour le moment, Constance ne la trouvera pas, mais je préférais vous prévenir.

Vous avez bien fait ! Maura est en sécurité à la maison et je ne lui dirais rien. Affirmait Angela avec détermination.

Je suis rassuré, je vous tiendrais informé si elle bouge ! Susan raccrochait.

Angela se tournait vers le salon et pouvait voir Maura le nez pencher dans ces livres, comme si de rien n'était, la maman reprenait ces activités. Environ 15 minutes plus tard, Maura trouvait Angela pliant le linge dans la buanderie.

Angela ! Sa voix était légère et timide.

La maman se retournait et souriait doucement. Oui chérie ? Demandait-elle tendrement et elle eut pour retour un doux sourire.

J'ai fini d'étudier et je suis un peu fatigué, je vais me reposer un peu avant le déjeuner. Elle jouait avec ces pieds, ne pouvant pas regarder Angela dans les yeux.

Bien sûr mon ange, je t'appellerais pour manger.

Sans attendre, Maura quittait la pièce et accélérait le pas vers la chambre, dans un grognement elle se grattait le cou maintenant couvert de plaques rouges. Discrètement elle quittait la maison et disparut dans les rues de Boston.

À midi et demi, la tribu Rizzoli entrait dans la maison, Angela était dans la cuisine afin de terminer le repas. Un à un, ils embrassèrent leur mère. Celle-ci regardait sa fille. Tu peux monter Jane ?! Maura est partie se reposer et je lui ai dit que je la préviendrais lorsque le repas serait prêt.

Ok ! S'écriait Jane en courant avec un grand sourire à l'étage. Elle ouvrait la porte de sa chambre, mais ne trouvait pas Maura dans son lit, elle fronçait les sourcils et commençait à faire le tour de toutes les pièces de la maison. Elle redescendait rapidement et trouvait sa mère. Je ne l'ai pas trouvée maman ! L'inquiétude résonnait dans sa voix.

Angela fronçait les sourcils et s'arrêtait immédiatement. Tu en es sûr ?! Elle m'a dit qu'elle voulait se reposer parce qu'elle . . . Merde ! s'écriait Angela soudainement. Non ! Non ! Non ! Angela sautait sur le téléphone.

Maman ?! Demandait Jane plus inquiète encore.

Elle m'a entendu ! Soupirait Angela hystérique. Elle est rentrée chez elle pour voir sa mère !

Sans un mot, Jane quittait la maison en trombe, attrapant au passage le sac contenant la bouteille d'oxygène de Maura laissé dans le salon. Elle sautait dans sa voiture et démarrait immédiatement. Furieuse et terrifier, elle prenait la direction de la maison de la blonde.

Maura entrait dans sa maison avec appréhension, elle savait que c'était sa dernière chance de retrouver la mère qu'elle avait perdue ce jour-là. Elle devait essayer, elle devait savoir pourquoi Constance la faisait tant souffrir et ne l'aimait pas.

Constance arpentait la pièce, rassemblant ces papiers et affaires afin de repartir à nouveau. Maura ne l'avait pas vue depuis 5 jours, depuis le jour où elle l'avait jeté à la rue. Maura inspirait profondément avant d'entrer et faire connaître sa présence à sa mère.

Constance surprise la regardait un moment, Susan l'avait appelé afin de lui faire savoir qu'elle avait envoyé sa fille à l'hôpital et qu'elle était entre la vie et la mort. Malgré toutes ces tentatives afin d'obtenir plus d'informations, elle avait appris deux jours plus tard que Maura avait survécu, mais sa vie était encore en danger. Sa fille avait le teint plus pâle que la normale, elle avait également perdu un peu de poids, elle semblait fatiguée et à bout de souffle. Elle était surprise de la voir ici car Susan lui avait annoncé que Maura était autorisée à sortir, seulement elle ne rentrerait pas à la maison.

Elle n'avait plus reçu aucune nouvelle de Maura depuis ce jour et pour la première fois en 10 ans elle pensait à sa fille. Elle ne voyait plus le dernier souffle de son mari alors qu'il luttait afin de sauver la vie de son enfant, non, elle voyait ce petit bébé qu'elle rencontrait pour la première fois il y a 15 ans.

Elle voyait sa petite fille accrocher à sa jambe en pleure, la suppliant de ne pas partir pour son travail. Elle voyait cette petite fille effrayer qui s'accrochait à sa chemise de nuit alors que Richard l'avait ramené dans leur lit après que celle-ci avait fait un cauchemar. Sa fille qui se blottissait contre elle afin de trouver chaleur, réconfort et sécurité dans ces bras.

Alors voir Maura à ce moment-là était insupportable, elle détournait le regard et s'empressait de terminer son emballage afin de quitter la maison à toutes jambes et ne pas pleurer devant sa fille.

Mère ! La voix de Maura était faible et fragile. L'émotion et l'effort pour venir avaient raison de sa respiration.

Le corps de Constance tremblait, les larmes lui montaient aux yeux. Elle ne pouvait pas la regarder, la honte l'a dévoré.

Mère je t'en prie. Maura soupirait, son cœur battait vite. Je ne veux pas te perdre !

Constance attrapait son sac et traversa la pièce à toute vitesse sans jamais poser un regard sur sa fille. Alors qu'elle franchissait le seuil du salon, une main se posait sur son avant-bras. Elle levait les yeux et voyait les larmes couler sur les joues de Maura. Elle arrachait son bras violemment et s'empressait de partir.

Dans le mouvement brusque de sa mère, Maura perdait l'équilibre et tomba au sol. Sa respiration devenait difficile. Maman ! Hurlait-elle en français.

Constance se figeait, elle n'avançait plus, mais ne se retournait pas non plus.

Mon père me manque ! Moi aussi je l'ai perdu ce jour-là, j'ai perdu ces après-midi lorsqu'il passait des heures à me raconter ces voyages et ces découvertes. Ces heures que nous passions à jouer et à rire, la force de son étreinte lorsqu'il me serrait dans ces bras, le sentiment de sécurité qu'il m'apportait, l'amour inconditionnel qu'il me donnait simplement avec ces yeux. Maura respirait de plus en plus difficilement et ces mots sortaient rapidement. Ces souvenirs lorsqu'il parlait de toi, de votre amour ! Ces moments où nous étions tous les trois et que le monde disparaissait.

Constance pleurait, elle revivait les souvenirs que sa fille décrivait. Les poumons de Maura sifflaient, elle luttait pour prendre un nouveau souffle, pour faire entrer l'air dans ces poumons.

Ma maman me manque ! Les larmes de Maura tombaient librement sur ces joues, elle n'avait jamais exprimé ces sentiments à sa mère en 10 ans, jamais à haute voix. Ta voix lorsque tu chantais pour moi la nuit.

Constance relevait la tête surprise, elle posait une main sur sa bouche. Elle ne pensait que sa fille se souvenait de ces choses.

Ta main caressant mes cheveux et mon visage lorsque tu croyais que je dormais. Cette expression dans tes yeux qui me chuchotait que tu aurais donné le monde pour moi. Ton amour me manque, ta présence, ta chaleur ! Elle inspirait comme elle le pouvait, l'air lui manquait. J'ai si froid maman, je suis perdu et toute seule ! Criait-elle. Mon cœur me fait si mal, pourquoi tu m'abandonnes ?!

Le cœur de Constance se déchirait, la seule personne qu'elle aurait dû protéger et aimer après la disparition de Richard, elle l'avait blessé, rejeter, frapper, abandonner.

(Reviens-moi – Léa Castel)

Oublies mes défauts
Comme je l'ai fait pour toi
Oublies tous ces mots
Que nos cœurs ne pensaient pas
Et donne nous une chance
De nous pardonner
Pour que nos vie reprennent
Mais donne-moi cette chance
De te pardonner
Pour que tu reviennes

Maura se mettait à chanter d'une voix faible et tremblante, le souffle court elle donnait tout l'air qui lui restait dans ces paroles. Elle voulait que sa mère la comprenne, que celle-ci lui revienne.

Toi, toi qui es parti loin de moi
Je ne cesse de penser à toi
Reviens moi
Toi, toi qui es parti loin de moi
Ecoute le son de ma voix
Et reviens moi

Dis-moi au moins que j'te manque
Au téléphone, tes longs silences
m'font crier au secours
Dis-toi bien que tu me manques
Et que ton absence
Se ressent toujours
T'aura beau m'acheter tout
s'Que mes yeux désirs
Mon cœur te fera toujours la manche
Je n'ai jamais su te dire
C'que mon cœur désir
Car comme toi j'ne parle qu'en silence

Constance se retournait surprise, elle n'avait jamais entendu sa fille chanter. La douceur et la beauté de sa voix l'étonnaient. Les paroles de la chanson lui déchiraient le cœur et pourtant elle voulait y croire, elle voulait une seconde chance, mais son esprit lui hurlait qu'elle ne le méritait pas, qu'elle était un monstre.

Toi, toi qui es parti loin de moi
Je ne cesse de penser à toi
Reviens moi
Toi, toi qui es parti loin d . . .

Maura s'effondrait au sol, ces lèvres étaient maintenant bleues et sa poitrine ne se soulevait pratiquement plus. Constance se jetait au sol et attrapa la tête de sa fille. Un petit sifflement s'échappait de ces lèvres alors qu'elle tentait de respirer.

Un fracas et Constance se retournait, la porte d'entrer était grande ouverte et une jeune fille brune se tenait là. Ces yeux bruns sombre montraient de la colère et beaucoup de peur. Lorsqu'elle réalisait que Maura était allongée au sol, elle se précipitait vers elle.

Constance s'écartait vivement, alors que Jane s'agenouillait au sol sans prêter attention à la femme brune. Elle posait sa tête sur la poitrine de Maura.

Merde ! Hurlait-elle. Jane attrapait Maura et la souleva du sol, elle la menait jusqu'au canapé. Assise, son dos reposait contre le dossier du canapé, à califourchon sur ces genoux, Jane sortait un masque du sac qu'elle avait avec elle et ouvrait la bouteille d'oxygène. Elle posait le masque sur le visage de Maura et tentait de la réveiller.

Maura ! Elle la secouait doucement. Maura tu dois te réveiller ! Jane serrait les poings et baissait la tête. Je suis désolé ! marmonnait-elle avant de la gifler.

Finalement la blonde ouvrait les yeux. Jane attrapait une de ses mains et la posait sur sa poitrine. Maura tu dois respirer ! Respire avec moi ! Sa voix était pressante.

Constance regardait en silence, dans un coin de la salle, la scène, elle était trop choquée pour faire le moindre geste et trop honteuse pour prononcer le moindre mot.

Les larmes coulaient sur les joues de Maura et Jane l'embrassait sur le front. S'il te plaît, sens ma poitrine bougée, respire avec moi ! Tu peux le faire Maura !

Jane la voyait lutter pour respirer et faire ce qu'elle lui demandait. Maura levait brièvement une main vers elle, mais retombait rapidement. Jane l'attrapait de sa main libre et laçait leurs doigts ensemble.

Des urgentistes entraient en trombe dans la maison et accouraient auprès des filles. Jane se levait et reculait, mais Maura refusait de la lâcher. Le médecin lui faisait signe que ça allait, qu'elle ne devait pas partir.

Rapidement Jane expliquait l'état de santé de Maura. Elle souffre d'une pneumonie, l'infection touche ces deux poumons. Alors que le médecin ouvrait sa chemise sous lequel se trouvait un débardeur blanc, il voyait les pansements qui recouvraient ses cicatrices. Elle a souffert également d'un épanchement pleural, les médecins ont dû l'opérer.

Merci ! Le médecin auscultait les poumons de Maura, il écoutait sa respiration. Il relevait la tête vers Jane avec un sourire. Bravo jeune fille, elle respire de mieux en mieux, nous allons tout de même l'emmener à l'hôpital par sécurité.

Ils installaient rapidement Maura dans la civière, elle refusait toujours de lâcher Jane. Ils partaient immédiatement, laissant Constance au même endroit et dans le même état.

Après un examen, Maura était amenée dans une chambre et remise sous oxygène. Jane était assise à côté d'elle, attendant patiemment qu'elle ouvre enfin les yeux. Elle était de nouveau sous contrôle de ces constantes. Le bip régulier des battements de cœur de Maura était une douce musique à ces oreilles.

Le bruit de la porte la faisait sursauter, Jane voyait Constance entrer. Alors qu'elle s'apprêtait à ouvrir la bouche, un mouvement dans sa main attirait son attention.

Maura se réveillait, Jane se levait et caressait sa joue. La blonde qui venait d'ouvrir les yeux éclatait en sanglots.

Non, je t'en prie ne pleure pas. Suppliait Jane désespérément. Il faut que tu respires, je suis là, ne pleure pas. Jane l'embrassait sur le front et Maura pleurait plus fort.

Ne m'abandonne pas Jane. Suppliait Maura entre deux sanglots et le souffle court. Jane ouvrait la bouche pour répondre, mais Maura l'arrêtait. Mon père m'a quitté, ma mère m'a abandonné et les autres me rejettent ! Maura inspirait un souffle fragile. Je ne veux plus avoir mal, je ne veux plus être seule, je t'aime Jane ! Maintenant c'était à la grande brune de pleurer. Je t'aime vraiment, ne me quitte pas !

Jane l'arrêtait. Jamais Maura ! Je t'aime aussi et tant que tu voudras de moi, je resterais près de toi ! Jane levait le masque et l'embrassait rapidement sur les lèvres avant de le repositionner. Tu as mon cœur Maura, maintenant tu ne seras plus jamais seule.

Les sanglots cessaient et la blonde tombait rapidement dans le sommeil, chaque crise était éprouvante pour son corps déjà très affaibli. Jane la regardait attentivement, les larmes coulaient toujours sur ces joues. C'est votre faute ! Constance qui n'avait pas bougé, se figeait au ton de sa voix. Vous avez fait naître ces sentiments en elle, cette peur de l'abandon. Sa voix était profonde et sombre. Je vous déteste de l'avoir tant blessé, mais . . . Jane fermait les yeux une seconde avant de regarder à nouveau Maura. Je me déteste aussi de ressentir cela, parce que je sais qu'elle vous aime, elle serait prête à tous vous pardonner juste pour que vous l'aimiez à nouveau.

Jane caressait les cheveux de Maura. Vous, vous rendez compte de l'incroyable fille que vous avez ? Jane regardait Constance. La vieille femme pleurait en silence dans son coin. Malgré tout ce que vous lui avez fait, elle aime encore, elle vous aime encore, elle est généreuse, elle est attentionnée, elle espère que vous la voyez enfin et c'est ce qui la tue. Jane baissait la tête. Elle m'a sauvée la vie vous savez ?! Demandait Jane, une larme roulait sur sa joue. Ces garçons ne m'auraient pas tué, mais ils auraient pris une partie de mon âme et de mon innocence. Je ne l'as connaissait pas vraiment, pourtant elle l'a fait et sans rien attendre en retour, pas même ma reconnaissance ou mon amitié.

Jane tournait la tête vers Maura. Je l'ai aimée tout de suite ! J'ai vu derrière le masque de la jeune fille rebelle et forte, l'enfant fragile et brisée. Elle s'émerveille de tout avec un doux sourire et des yeux brillants. Elle partage ce qu'elle sait avec passion, même si je ne comprends pas toujours ce qu'elle me dit. Jane esquissait un doux sourire.

Elle regardait de nouveau Constance qui c'était légèrement replier sur elle-même. Savez-vous que votre fille ne devrait même pas être au lycée. Jane caressant le genou de Maura devant elle. Elle ne le sait pas, mais j'ai vu les résultats de ces examens qu'elle a passés en candidature libre. Maura devrait entamer sa troisième année de médecin au BCU ainsi qu'en pathologie, chimie, biologie et justice. Vous vous rendez-compte, votre fille de 15 ans, a fait plus de la moitié de ces études de médecine, avec 4 spécialités en plus !

Constance baissait les yeux au sol, non elle ne savait pas, elle ne voulait pas savoir et elle avait manqué une partie de la vie de sa fille.

Elle pleure parfois dans son sommeil. Soupirait Jane. Elle vous appelle encore et encore, comment peut-elle vous aimer ? Demandait Jan en regardant Constance avec colère. Le pire c'est qu'elle n'a même pas voulu me raconter tout ce que vous lui avez fait ! Avec le peu que je sais, je vous haï profondément, mais elle vous aime ! Jane se levait et allait jusqu'à Constance, elle s'arrêtait en face d'elle. Si ces yeux pouvaient bruler, Constance hurlerait de douleur à cause de l'incendie qui ravageait ces orbes noirs. Maintenant qu'elle m'a accepté dans sa vie, je compte bien la protéger et même si c'est de vous !

Constance reculait d'un pas, effrayé par l'adolescente.

Pour l'amour de Maura je vous donne deux choix ! Offrait Jane à contre cœur. Soit vous réalisez tout le mal que vous lui avez fait et vous vous pliez en quatre pour réparer les dommages, soit vous disparaissait de sa vie et cesser de la faire souffrir.