Bonjour, voici le nouveau chapitre !

Désoler pour l'attente, le suivant est déjà en cour d'écriture !

Bonne lecture et merci pour vos messages, j'adore vous lire !


Rizzoli & Isles


Chapitre 11

Jane regardait Constance dans les yeux, attendant patiemment une réponse qui ne venait pas. Celle-ci regardait le petit corps fragile et tremblant, là allonger dans ce lit, brancher à des appareils, luttant pour une vie douloureuse et désespérer, qu'elle avait elle-même assombrie.

Elle avait masqué le soleil dans la vie de sa fille, elle avait apporté peine, douleur et tristesse dans ce cœur si doux. Pourtant sa fille l'aimait, elle l'avait supplié de lui revenir, elle lui avait demandé à nouveau de l'aimer. Mais ce que Maura ne savait pas c'était que Constance l'aimait, elle ne pouvait imaginer à quel point elle pouvait l'aimer.

Constance s'écartait de Jane pour s'approcher de Maura, celle-ci la suivait de près. Elle posait délicatement une main sur la tête de la blonde et avec son pouce caressait délicatement le front de celle-ci.

Je l'aime vous savez ! Je l'aime vraiment ! Sa voix était tremblante et faible, mettre son cœur à nu n'avait jamais fait partie de son éducation, encore moins montrer son affection, mais pour la survie de Maura, pour son bien-être, elle devait changer radicalement au fond-elle. Elle devait devenir la mère digne de sa fille. C'est vrai au début j'ai retourné ma colère sur Maura parce que son père avait perdu la vie pour elle, sans penser à moi, mais . . . Une larme coulait sur sa joue, ces yeux ne quittaient jamais le visage de Maura. Si j'avais peu bougé dans cette voiture, peu importe les blessures que j'avais, j'aurais tout fait pour la sauver !

Jane fronçait les sourcils, elle était perdue, elle ne comprenait pas pourquoi elle se comportait ainsi si elle aimait autant sa fille qu'elle le prétendait. Elle contournait le lit pour reprendre sa place à côté de Maura et ainsi voire pleinement Constance. Pourquoi avoir fait tout cela ? Demandait doucement Jane, essayant de contenir sa colère.

Constance qui pouvait entendre la colère derrière ces mots, relevait la tête et offrait un petit sourire à la jeune femme en face d'elle. Je sais votre colère, je la comprends et je l'accepte. Je suis heureuse que vous voyiez ma fille, que vous l'aimiez et voulez tant la protéger. Une autre larme faisait son chemin le long d'une de ces joues. Elle est tout ce qu'il me reste, l'idée de la perdre me terrifie, alors je me suis dit que si je la gardais aussi loin que possible de moi, si un jour elle venait à disparaître, je ne mourais pas de chagrin. Mais je l'ai perdu le jour où je l'ai repoussé pour la première fois.

Constance pleurait fort maintenant, Jane qui comprenait un peu mieux cette femme, trouvait que tout cela avait été un terrible gâchis, juste parce qu'elle avait eu peur. Au final le résultat était le même et vous avez fait beaucoup de mal à la seule personne qui vous aime plus que n'importe qui. Soupirait Jane alors qu'elle tenait la main de Maura.

L'amour, l'affection, n'ont jamais fait partie de mon éducation, le jour où elle est entrée dans nos vies, mon amour pour elle m'a fait peur. Elle essuyait ces yeux d'une main et gardait l'autre sur la tête de sa fille. Plus le temps passait et plus elle devenait une partie de moi, après la mort de Richard, j'ai cru qu'on m'avait arraché le cœur, il était l'amour de ma vie. Jane était étonnée par la sincérité des mots de Constance, elle pensait voir une femme sans cœur, abjecte, aigrie et froide. Au lieu de cela, elle voyait une femme perdue et désemparer par ces sentiments, une femme terrorise par l'idée de perdre sa raison de vivre. Maura est ma vie, elle est mon oxygène, elle est mon soleil et la perdre est inconcevable.

Jane soupirait. Vous êtes sa mère, vous êtes la personne la plus importante dans sa vie, vous êtes celle vers qui elle souhaite trouver du réconfort, vous êtes celle chez qui elle veut se sentir en sécurité, celle de qui elle veut entendre les mots « je t'aime » lorsqu'elle se sent seule ou qu'elle a mal. Votre fille se sent indigne de votre amour, elle ne se sent pas normale, elle se sent monstrueuse et sans valeur, elle pense qu'elle ne mérite pas d'être aimé ou l'objet d'attention. Jane pleurait à chaque nouveau mot. Elle pense qu'elle vous a perdu par sa faute ! Elle est perdue, sans défense, sans espoir, sans amour, sans raison de vivre !

Constance portait une main à sa bouche dans l'horreur des mots de Jane. Comment avait-elle pu être si aveugle, comment avait-elle pu faire cela à Maura ? Dans la réalisation brute qui lui tombait dessus, elle posait sa tête sur le ventre de Maura, elle s'accrochait à l'une de ses mains et pleurait difficilement.

Sa respiration était courte et saccader par les forts et rapides sanglots qui s'échappaient d'elle. Ces 10 années de souffrances lui tombaient dessus comme une avalanche et elle était submergée par la honte, le dégoût d'elle, la colère, le méprit de ces actes, le regret et le désespoir d'avoir perdu sa fille.

Une douce caresse dans ces cheveux, une pression sur sa main, Constance ouvrait les yeux pour tomber sur ceux de Maura plein de larmes. Sa fille qui avait mal pour elle tentait de la réconforter, elle n'avait jamais vu sa mère pleurée et son cœur se déchirait à chaque nouvelle larme.

Constance ne bougeait pas, elle ne savait pas quoi faire et ne pouvait cesser ces pleure, sa fille l'attirait doucement vers elle et l'enfermait dans une tendre étreinte. La tête de sa mère reposait sur sa poitrine, ces bras encerclaient le corps tremblant de la femme brune. Elle la berçait doucement et avec amour ce qui augmentait les larmes de celle-ci. Maura s'était réveillée a la sensation sur son corps, lorsqu'elle avait ouvert les yeux, elle était surprise de voir la femme dont elle espérait obtenir un peu d'amour. Celle-ci s'accrochait à elle désespérément alors qu'elle montrait pour la première fois la profondeur de son désespoir.

Maura se penchait à son oreille et doucement murmurait. Je t'aime maman, je t'ai toujours aimé ! Sentant les bras de sa mère se resserrer autour d'elle, elle sentait sa confiance grandir. Tu es tout ce qu'il me reste, s'il te plaît aime-moi, ne m'abandonne plus ! Suppliait-elle.

Jane retenait ces larmes, entendre Maura exprimer ces besoins avec tant de détresse, tenaillait son cœur.

Constance relevait enfin la tête, elle attrapait les joues de sa fille délicatement et la regardait avec intensité. Je t'aime Maura ! Malgré le tremblement de sa voix, la blonde pouvait entendre la vérité et sa détermination. Je t'ai toujours aimé Maura ! Constance baissait légèrement les yeux avant de remonter à ceux de sa fille brillants et intenses. J'avais peur, j'étais terrifié, après la mort de ton père je ne pouvais imaginer te perdre aussi. Constance soupirait de défaite. Même si j'ai finalement obtenu ce résultat, Je n'aurais pas survécu à ta disparition alors j'ai fui en te blessant au passage. Pardonne-moi Maura, je t'en prie pardonne-moi ? Je sais que je ne le mérite pas, mais je veux changer, je veux être une meilleure mère, je veux te prouver mon amour pour toi tous les jours ! Elle pleurait de nouveau.

J'ai peur. La voix de Maura était tellement faible que Constance et Jane auraient pu la manquer. Toutes les deux la regardaient attentivement, attendant ces prochains mots avec impatience, mais ils ne semblaient pas venir.

Dis-moi chérie ? Demandait doucement Constance. Dis-moi ce qui te fait peur ?

Maura avalait difficilement la boule qui c'était former dans sa gorge, elle regardait toujours sa mère droit dans les yeux. Que je reprenne espoir et que tu me laisses à nouveau. Avouait Maura en détournant les yeux pour la première fois. Elle regardait Jane et ces yeux se remplissaient de larmes, ils semblaient demander pardon.

Jane s'approchait d'elle et doucement embrassait sa tête alors que Constance s'était assise sur le bord du lit et tenait ferment une main de sa fille. J'ai promis ! Disait doucement Jane avant d'embrasser sa joue en prenant son autre main.

Avec un regain de force, Maura parlait de nouveau. J'ai voulu mourir. Avouait-elle en baissant les yeux. J'ai même essayé de me tuer. Une larme roulait sur sa joue. Constance portait une main à sa bouche dans l'horreur et Jane retenait ces larmes et son désespoir. L'année de mes 12 ans, l'école se passait mal, des filles m'avaient pris en grippe et elles me brutalisaient. Ce jour-là, elles m'avaient frappé à la sortie de l'école et pour mieux m'humilier, elles avaient appelé d'autres élèves pour regarder ce qu'elles m'avaient fait. Maura resserrait ses mains dans la douleur des souvenirs. Je suis rentré à la maison et j'ai essayé de me soigner, mais mon poignet me faisait trop mal alors j'ai cherché de l'aide. Susan était sortie et j'ai trouvé ton mot à côté du téléphone me disant que tu ne reviendrais pas avant deux mois, ça faisait 7 mois que je ne t'avais pas vue. Elle repliait lentement ces jambes contre son corps. Je me suis senti toute seule, j'avais mal dans mon corps et dans mon cœur et pendant un instant, je n'ai pas vu l'espoir d'une vie meilleure, pendant un moment je pensais que mourir ferait cesser la douleur pour de bon. Maura relevait les yeux vers Jane. Je jure que je ne voulais pas faire ça, mais à ce moment j'ai pensé que c'était tout ce qui me restait !

Chute ! Jane caressait sa joue et éloignait les larmes. Chute ! Je suis là ! En voyant Maura baisser les yeux sur sa main, Jane la levait à hauteur de vue et pour la première fois voyait une mince ligne blanche de quelques centimètres courir sur une partie de son poignet. Jane du bout du doigt la retraçait.

J'ai été dans la salle de bain, j'ai pris une lame de rasoir et pendant un moment je suis resté là à la regarder. Tout semblait flou et sombre, j'avais l'impression de tombé dans un abîme et ne plus pouvoir remonter. J'ai commencé à faire glisser la lame sur mon poignet. Elle était perdue dans ses propres pensés, elle ne voyait pas Constance sombré peu à peu dans le désespoir et la peine, elle ne voyait pas la tristesse dans les yeux de Jane toujours fixer sur la cicatrice, souhaitant avoir été là ce jour-là pour la réconforter et éloigner toutes ces terribles pensées. C'était si facile, quand j'ai vu les premières gouttes de sang couler sur ma peau, la voix de papa à résonner dans ma tête. Elle regardait sa mère. J'avais oublié ces mots, en fait je ne me souviens pas vraiment de l'accident. Il m'a dit de rester avec lui, de vivre pour lui, que je devais rester en vie pour veiller sur toi lorsqu'il ne serait plus là ! Il a dit qu'il était fier de moi et qu'il veillerait toujours sur moi. Je ne pouvais pas faire cela, je ne pouvais pas le décevoir ! Alors j'ai jeté la lame et j'ai appris à me défendre, j'ai appris à être fort, j'ai repoussé tout le monde autour de moi pour me protéger et j'ai avancé jour après jour espérant le rendre fier de ma détermination. La voix de Maura était forte et résolue, Jane voyait cette force qu'elle avait vue la première fois que ces yeux se posaient sur elle, elle voyait ce courage et sa détermination. Et tu ne m'as plus vue à partir de ce jour.

Constance se souvenait être rentrée un jour et se rendre compte que sa fille l'évitait, elle ne cherchait plus le contact, elle ne la regardait même plus. Son cœur lui faisait mal et sa colère grandissait encore plus. Les rares fois où elles c'étaient croisés étaient par hasard et lorsque Constance parlait à Maura, celle-ci ne répondait pas ou au contraire l'affrontait fortement. J'ai tout fait pour que cela arrive et lorsque j'ai réalisé que je t'avais perdu, la colère me submergeait et je t'en voulais. Je n'avais pas le droit de t'en vouloir, j'ai tout fait pour que tu me haïsses.

Je ne te haïs pas maman, j'espérais retrouver la maman de mes rêves, celle que je voyais dans mes souvenirs, mais l'espoir me brisait chaque fois plus, pour protéger cet amour, j'ai préférée rester loin de toi que d'être dessus encore et te détester et te faire du mal.

Constance n'arrivait pas à croire que malgré tout ce qu'elle avait fait à Maura, celle-ci pensait encore à elle et se souciait d'elle. Pardonne-moi Maura je t'en prie, pardonne-moi ? Je t'aime et je veux faire partie de ta vie, je veux te donner tout ce qu'une mère doit donner à son enfant, je veux te connaître, je veux te voir t'épanouir dans ce bel amour que tu partages avec cet incroyable jeune femme. Elle regardait rapidement Jane. Je t'aime ma fille et je veux te le dire encore et encore !

Maura pouvait voir pour la première fois toute l'étendue de son amour, elle pouvait voir tout ce que sa mère voulait lui donner, elle pouvait voir l'espoir d'un amour qu'elle a toujours attendu. Je le veux aussi maman. Elle se jetait contre la poitrine de sa mère et l'enlaçait fermement, ces larmes tombaient, mais cette fois c'était de joie.

Constance la serrait fortement et pleurait aussi de joie et d'espoir, la lumière semblait revenir dans sa vie et elle réalisait que sa fille était son soleil, la lumière dans l'obscurité et elle s'y accrocherait aussi fort qu'elle pourrait.

C'était dans se tendre moment que la porte de la chambre s'ouvrait et qu'une maman italienne s'engouffrait rapidement dans l'inquiétude. Voyant la femme brune enlacer Maura, elle se figeait immédiatement, Jane qui connaissait bien sa mère, savait qu'elle comprendrait très vite que c'était Constance et elle allait faire une scène. Rapidement elle se jetait sur sa mère et la sortait de la chambre, la porte fermée, elle se trouvait en face de ses parents.

Ne me dis pas que c'est qui je pense ! Grondait la maman furieuse.

Jane ne pouvait s'empêcher de sourire, même si sa mère était parfois insupportable, elle était aussi une protectrice acharner et encore plus lorsqu'il s'agissait de ces enfants et Dieu sait qu'elle considérait Maura comme sa fille.

C'est Constance. Avouait Jane, elle retenait sa mère qui tentait de passer et entrer dans la chambre. Non ! Ordonnait-elle fermement à la surprise de ses parents. Elle les menait jusqu'à des chaises et ils prenaient place. Jane se tournait vers sa mère. Tu sais que Maura l'aime et qu'elle ne veut qu'une chose, que celle-ci l'aime ?! Demandait Jane, Angela hochait la tête dans la tristesse les souvenirs de la veille et des aveux de Maura résonnaient toujours en elle. Je sais que ça peut paraître incroyable, mais Constance aime sa fille, plus qu'on ne peut l'imaginer. Angela la regardait les sourcils froncés. Je te jure maman, je l'ai vue, elle est un peu comme Maura, elle a peur de ces sentiments, elle ne sait pas comment aimer sa fille et se détestait pour cela, l'accident a simplement augmenté ces inquiétudes et elle préférer fuir. Mais elle veut se faire pardonner.

Angela allait ouvrir la bouche et Jane savait d'avance que ce n'était pas pour donner son accord. Jane d'un geste de la main l'arrêtait tout de suite. Avant de faire quelque chose que tu regrettes maman, laisse-moi te dire. Angela regardait sa fille incrédule. Maura t'aime, elle te voit comme une seconde mère. Elle voyait les yeux de sa mère se remplir de larmes. Mais si tu détruis sa seule chance de retrouver sa mère et d'être aimé par celle-ci comme elle l'avait toujours voulu, elle ne te le pardonnera pas et tu l'a perdras. Angela baissa la tête. Je sais que cette femme à fait beaucoup de terribles choses à Maura, mais si elle est prête à pardonner à sa mère alors qui sommes-nous pour l'empêcher ?! Moi je suis prête à lui donner une chance pour l'amour de Maura, peux-tu en faire de même ? Demandait Jane.

Frank restait silencieux, terriblement fier de sa fille, elle avait grandi, il avait une jeune femme réfléchie devant lui, avec un grand cœur et une grande générosité.

Angela sans un mot se relevait et allait calmement dans la chambre, Constance était assise dans le fauteuil à côté de sa fille, elle tenait une des mains de celle-ci. Elle regardait ensuite sa douce et fragile fille de cœur dans son lit, elle avait une lueur dans les yeux qu'Angela n'avait jamais vus. Lentement elle s'approchait de l'enfant et l'enlaçait tendrement, un soupire lui échappait lorsque Maura lui retournait l'étreinte.

Pardon, pardon de vous avoir fait peur, je ne voulais pas vous inquiéter ! Parlait doucement Maura à l'oreille d'Angela.

Ce n'est rien chérie, je comprends pourquoi tu as fait cela et même si tu es puni pour la semaine, je suis heureuse que tu ailles bien. Elle s'écartait lentement de la petite blonde et lorsqu'elles se regardaient, elles riaient toutes les deux.

C'est ma première punition ! Avouait Maura avec un grand sourire et des yeux brillants, Angela ne pouvait pas s'empêcher de rire.

Normalement chérie, on n'aime pas être puni ! La maman riait plus fort encore et le reste de la famille Rizzoli qui regardaient silencieusement l'échange riaient également. Jane te donnera quelques leçons ! Elle riait plus fort lorsqu'elle entendait sa fille gronder.

Hey ! ! Criait-elle, les mains sur les hanches.

Ne fait pas cette tête jeune fille, tu es la reine des punitions. Grondait gentiment Angela.

C'est vrai ! Avouait timidement la belle brune.

Angela maintenant sérieuse regardait Constance, elle se levait et se plaçait devant elle, celle-ci debout rapidement regardait la maman italienne avec crainte. Votre fille vit chez moi depuis sa sortie de l'hôpital, elle a sa place dans la famille Rizzoli ! Sa voix était neutre à la grande surprise de tous.

Constance regardait Angela avec une reconnaissance immense. Je ne pourrais jamais vous remercier assez pour tous ce que vous avez fait pour Maura !

Angela était désireuse de préciser certaines choses. Elle repart avec nous ! Elle voyait Maura confuse, elle pouvait lire la joie d'être voulu par la maman, mais aussi la peur de perdre sa mère. Mais tout était entre les mains de Constance et voilà ce qui l'effrayait, que celle-ci ne veuille pas se battre pour sa fille.

Je ne veux pas la remmener ! Avouait Constance, elle pouvait voir sa fille baisser la tête et cacher sa douleur, rapidement, elle se baissait et attrapait son menton afin que leurs yeux se rencontrent de nouveau. Regarde-moi Maura ! Lorsque de beaux yeux noisette étaient attentivement posés sur elle, elle pouvait voir de nouvelles larmes s'accumuler. Je ne veux pas retirer ce que je t'ai dit, je le pense de tout mon cœur. Elle pouvait voir le soulagement sur le visage de sa fille, mais aussi mille questions. Madame Rizzoli à raison tu dois repartir avec eux, tu seras bien traité et soigné. Je ne veux pas aller trop vite, je ne veux pas faire un faux pas et te perdre pour de bon, je suis bien consciente que c'est ma dernière chance et je veux reconquérir ton cœur ma chérie. Je veux devenir une meilleure mère, je veux t'offrir tout ce que tu mérites, mais tu dois me laisser le temps. Maura attrapait la chemise de sa mère et la serait fortement dans sa main, pendant un moment elle revoyait son petit bébé blotti contre elle et sans une seconde pensée, elle tirait sa fille contre elle. Je ne vais pas partir ma chérie, je reste avec toi, ce n'est pas parce que tu pars dans une autre maison que l'on ne se verra plus. Je te promets et même si ma parole pour le moment ne vaut rien, je ferais tout pour la tenir.

Angela posait une main sur la tête de Maura et lui caressait les cheveux. Vous pouvez venir voir Maura lorsque vous le souhaitez, notre maison vous est ouverte !

Constance remerciait solennellement Angela d'un signe de tête et embrassait le dessus de la tête de la fille. Tu vois mon cœur. Elle pouvait sentir sa fille hocher la tête, un petit bruit de bâillement atteignait ces oreilles et lentement elle écartait sa fille. Celle-ci avait les yeux lourds et luttait pour rester éveillée. Avec un petit rire elle embrassait son front.

Angela chuchotait à Constance. Nous avons obtenu l'autorisation de la ramener. Elle regardait rapidement Frank qui s'approchait du lit, il souriait tendrement à l'enfant presque endormie. Doucement il passait une main sous les genoux de Maura et l'autre dans son dos, alors que Constance se relevait, il tirait Maura dans ces bras. Elle entourait rapidement le cou du papa italien avec ces bras et se blottissait contre lui. Dans un sourire il transportait le petit corps vers la sortie.

Alors qu'ils franchissaient la porte de la chambre, Angela se retournait et faisait signe à Constance de les suivre. Tous dans la voiture Rizzoli, ils étaient tous silencieux. Maura dormait maintenant et elle c'était lentement blottie contre le côté droit de Jane, au grand plaisir de celle-ci. Jane avait lentement glissé un bras autour de ces épaules afin de la tenir fermement et avec son autre main, elle caressait délicatement son visage. Maura avait attrapé le devant de son t-shirt et le tenait aussi fort qu'elle le pouvait.

Constance assise à l'arrière avec elles, regardait sa fille chercher la chaleur et le confort dans les bras de cette jeune fille. Elle voyait toute la force de l'amour de la brune pour Maura, elle l'avait vu retenir sa colère seulement pour le bonheur de sa fille. Jane était profondément et totalement amoureuse de Maura et Constance en était bien consciente.

Arriver à la maison, Frank menait immédiatement la petite blonde à l'étage et l'installait dans le lit de sa fille. Alors qu'il l'embrassait sur le front une fois celle-ci bien installer, il laissait Constance entrer dans la chambre et être seule avec elle. Jane qui l'avait suivi en haut, sortait également avec son père, laissant Constance parler seule à sa fille.

Assise sur le lit, elle regardait Maura dormir paisiblement. Tu es si belle mon ange ! Chuchotait-elle. Tu m'as dit que tu te souvenais de ces nuits que je passais près de toi à te réconforter, parfois je le faisais juste pour être près de toi ma douce fille. Elle caressait sa joue. Je t'ai voulu Maura, la première fois que je te tenais dans mes bras, j'ai désiré être ta mère. J'imaginais tous nos moments heureux ensemble, je nous voyais partager des rires. Constance se penchait lentement et embrassait du bout des lèvres la joue de Maura. Je préfère mourir que de te faire souffrir à nouveau.

Constance quittait la chambre le plus silencieusement possible et rejoignait la famille Rizzoli en bas, elle n'avait pas peur de les affronter, car sa plus grande peur était que sa fille ne veuille pas lui pardonner et ne comprenne pas son comportement. Silencieusement, elle attendait debout dans l'entré.

Angela allait parler, mais Jane s'avançait vers la femme. Elle vous donne une seconde chance et je suis heureuse que vous vouliez bien faire avec elle, mais s'il plaît ne lui faite plus de mal ?!

Constance était stupéfaite, elle regardait Jane la bouche ouverte, elle s'attendait à ce que celle-ci la menace ou la méprise, mais non elle pouvait voir et entendre le désespoir en Jane.

J'ai réussi à la garder en un seul morceau, j'ai réussi à la faire sourire, mais je sais que je la perdrais si vous l'abandonnez de nouveau, cette fois Maura ne s'en relèvera pas. Jane baissait la tête. Et c'est ce qui me fait peur, je vous en supplie, je l'aime, je ne veux pas la perdre ! Des larmes coulaient le long de ces joues.

Constance s'avançait lentement jusqu'à Jane et elle la regardait droit dans les yeux. Sa voix était résolue et ferme alors qu'une larme coulait déjà sur sa joue. Je sais que je n'ai pas montré le meilleur de moi, je sais que j'ai l'air d'un monstre et Dieu sait que j'ai agi comme-t-elle, mais j'aime ma fille et grâce à toi j'ai la chance de réparer mes erreurs et de lui d'offrir un avenir plus ensoleillé. Je ne peux pas te jurer que je ne ferais plus d'erreur avec elle à l' avenir, mais je peux te promettre une chose.

Je te promets de me battre pour elle, je te promets de lui montrer combien je l'aime chaque jour qu'elle m'offre près d'elle. Jane hochait simplement la tête, impossible de parler.

Avec un signe de tête, elle saluait la famille avant de quitter la maison.

Angela et Frank avaient réconforté leur fille avant que celle-ci ne monte à l'étage retrouver sa jolie princesse endormie. À la porte de la chambre, elle regardait Maura dormir paisiblement. À cet instant, elle pourrait presque oublier tout ce qui s'était passé, à cet instant, elle pourrait croire que la vie était belle.

Un mouvement et Jane revenait à la réalité, un mouvement et un sourire se formait sur ces lèvres. Doucement elle s'approchait du lit et regardait le petit corps s'étirer de toute sa longueur. Maura qui avait encore les yeux fermés baillait et s'étirait, son corps était douloureux et crispé. Elle gémissait doucement dans l'inconfort et la douleur. Une caresse sur sa joue et elle ouvrait les yeux, le regard intense et brun de Jane était posé sur elle, elle aurait dû se sentir inconfortable, ou gêner, mais pas avec Jane ! Elle ne se sentait pas juger, elle ne se sentait pas incomprise, elle était aimée, elle était protégée. Elle souriait en retour.

Avec cela, Jane grimpait rapidement dans le lit et tirait le petit corps sur elle, machinalement, Maura posait sa tête sur le cœur de Jane, une main à côté de son visage. Même sans ces appareils auditifs, elle pouvait entendre légèrement le battement de son cœur, elle pouvait le sentir sous sa joue. Il était fort et régulier, elle se sentait bien et en sécurité. Jane la tenait avec une main dans son dos et l'autre jouait avec les cheveux blonds. Dans un soupire de contentement, elle fermait les yeux.

Maura se laissait de nouveau glisser dans le sommeil, elle était détendue et calme, avec un petit sourire elle fermait les yeux. Jane lui embrassait la tête avant de s'endormir à son tour, dans la chaleur et la douceur qui émanait de Maura.