Au voleur !
Voilà un début de soirée comme je les aime. Une journée plutôt calme, pas d'élément perturbateur triste ou néfaste, des bonjours et des sourires échangés. Il est vrai que ce jour fut clément et comme pour lui donne une nouvelle touche de positivité, je décide de me rendre au perchoir afin d'écouter le nouveau concert de Keke. J'aime beaucoup ce chien qui a le don d'offrir des chansons qui savent vous transportez n'importe où. Lorsque je suis assis sur ma chaise et que je ferme les paupières pour mieux apprécier son talent, je rêve de paysages charmants qui s'étendent devant moi à perte de vue.
Alors que je descends tranquillement les marches qui mènent au bar de ce bon vieux pigeon, voilà que j'entends un vacarme en provenance de la pièce qui se situe en bas du passage. Ensuite, la porte s'ouvre brutalement et une personne habillée de noir de la tête au pied me fonce dessus et me bouscule. Sous sa force et la surprise, je tombe à la renverse et me voilà le popotin sur l'une des marches, me demandant bien ce qui vient de m'arriver. Peu après, Keke arrive à son tour et s'arrête lorsqu'il me voit.
- Jaysher, c'est toi ?
- Ben oui que c'est moi. Tu voulais que cela soit qui ?
- Excuse-moi.
Gentiment, le chien me tend l'une de ses pattes pour que je puisse me relever et quelques secondes plus tard, me voilà debout devant lui. Soudain, je me souviens de ma mésaventure et je décide d'en discuter avec l'artiste.
- Qui était-ce ?
- Un voleur. Il s'est pointé au Perchoir il y a quelques minutes et il m'a volé plusieurs de mes disques.
- Quoi ?
- Ce pauvre Robusto en est encore tout perturbé et cela joue sur l'efficacité de son service. La preuve, lorsqu'il sert une tasse de café, il ne peut pas s'empêcher d'en mettre partout tellement il tremble des ailes.
- Mince. Je devrais peut-être le voir pour tenter de le calmer.
- Je préfère que tu m'accompagnes pour tenter de retrouver ce voleur. A mon avis, il ne doit pas être bien loin.
- Tu crois ?
- J'en suis même persuadé. De toute façon, s'il garde sa tenue lors de son méfait, je ne pense pas que les gardes de l'entrée du village acceptent de lui ouvrir les portes.
- Donc, cela ne pourrait être que l'un des habitants ?
- Oui. Puis-je compter sur ton aide ?
- Avec plaisir.
Ni une ni deux, Keke et moi quittons les marches pour sortir du musée. Ensuite, nous nous arrêtons juste devant l'entrée du bâtiment et regardons des deux côtés pour tenter de repérer le voleur. Au final, nous parvenons qu'à distinguer quelques-uns de nos amis et rien d'autres.
- Traversons les ponts pour voir si nous trouvons un indice.
En guise de réponse, je me contente d'hocher positivement de la tête avant de me séparer du chien dans le but de parfaire notre efficacité. Du coup, c'est chacun de notre côté que nous empruntons un pont dans l'espoir de mettre la main sur celui qui a réalisé ce crime.
