J'ai coupé se chapitre en deux car cette partie était déjà importante, mais la seconde l'est tout autant donc la suite arrivera vite !

Bonne lecture.


Rizzoli & Isles


Chapitre 13

Jane roulait en direction de la maison, Maura avait été anormalement calme pendant le trajet. Jane avait pensé que celle-ci c'était finalement endormi, mais un coup d'œil rapide sur sa droite et elle pouvait voir sa jolie blonde profondément pensive. Enfin garer devant sa maison, Jane se tournait finalement vers sa passagère qui ne semblait même pas avoir remarqué qu'elles étaient arrivées. Dis-moi à quoi tu penses ?

Maura qui redescendait enfin sur terre, rougissait grandement alors qu'elle baissait la tête dans l'embarras. Jane ne se lassait jamais de ce spectacle, voir sa petite amie forte et confiante rougir devant elle. Une main sur sa joue et un baiser sur l'autre, celle-ci relevait enfin la tête. Je t'aime Jane !

La brune la regardait sans voix, Maura avait déjà prononcé ses mots avant, mais pour la première fois elle pouvait voir à quel point ils étaient vrais et la profondeur des sentiments de Maura à son égard dans ses doux yeux noisette. Elle pouvait voir un amour sans limites, sans failles, un amour éternel. Une larme lui échappait alors qu'elle se penchait en avant et posait ses lèvres sur celles de Maura. Elle l'embrassait avec force et douceur en même temps, elle voulait lui transmettre autant de sentiments qu'elle avait vus dans ses yeux, dans se baiser. Lui promettre un amour éternel et un avenir à deux.

La douce caresse d'une langue et celle-ci ouvrait la bouche avec plaisir, elle pouvait sentir l'invitation de danser contre sa langue. Maura n'avait jamais embrassé avant et pour la première fois, elle comprenait enfin les poèmes qu'elle avait lus sur l'amour, les écrits scientifiques sur les sensations que produisait un baiser. Elle se sentait vivante contre la bouche de Jane !

Le baiser fini, elles se regardaient pendant un moment avec de beaux sourires. Elles descendaient finalement de voiture pour entrer dans la maison Rizzoli, alors que Jane aidait Maura à retirer son manteau. Ces yeux tombaient sur la seule personne qu'elle ne s'attendait pas à voir, au fond-elle, elle avait espéré la revoir, mais ne pouvait s'empêcher de douter.

Constance pouvait facilement lire l'espoir dans les yeux de sa fille, mais par ses mouvements, elle pouvait voir son hésitation. Bonsoir ma chérie, tu m'as manqué ! Le sourire de sa fille réchauffait son âme tout à coup, une larme lui échappait alors qu'elle ouvrait les bras afin d'accueillir la petite blonde dans une tendre étreinte.

Sans une seconde pensée, Maura se jetait littéralement sur sa mère et l'enlaçait avec force. Tu m'as manqué maman ! Elle cachait son visage contre le corps de sa mère et se complaisait dans l'amour que lui offrait celle-ci. Maura se mettait à parler vite et avec une excitation a peine contenue. Jane m'a emmené à la fête foraine ! C'était incroyable maman ! Elle s'écartait légèrement de sa mère afin de la voir, son sourire était vrai, grand et tellement brillant, qu'il se reflétait sur le visage de Constance qui écoutait attentivement sa fille. J'ai fait du tir à la carabine de plomb et j'ai gagné un prix ! Elle rougissait légèrement en repensant à ce qu'elle avait choisi et offert à Jane, mais elle continuait son récit, bien sûr Constance avait remarqué sa réaction et ne pouvait empêcher son cœur de fondre aux sentiments si évidents de sa fille. Ensuite ont à mangé de la barbe-à-papa et des churros. Je sais que ce n'est pas sain et je vais manger plus de légumes, mais c'était étonnamment bon, malgré toute cette graisse !

Tout le monde c'étaient tourner vers Jane qui avait éclaté de rire. Pardon ! J'ai eu le droit à un discours sur la santé et les méfaits de la malbouffe !

Maura rougissait furieusement, elle n'avait pas pu s'empêcher de parler. Désoler. Marmonnait-elle en baissant la tête dans l'embarras. Jane s'approchait rapidement d'elle et soulevait son visage afin que celle-ci la regarde.

Elle souriait doucement à la douceur de la petite blonde. Ne le soit pas Aurore, j'ai trouvé cela mignon et je suis flatté que tu te préoccupes de ma santé ! Elle embrassait doucement son front, Maura malgré toute sa bonne volonté, ne pouvait retenir un bâillement. Ma belle au bois dormant est fatiguée. Jane souriait tendrement.

Constance posait une main sur la joue de sa fille. Puis-je te border ? Elle avait peur, mais espérait que celle-ci le veuille aussi. Maura souriait grandement et enlaçait sa mère. Constance qui était heureuse, soulevait rapidement le petit corps de sa fille et la tirait contre elle. Elle montait les escaliers avec sa fille dans ses bras et la serrer fermement, elle s'en voulait d'avoir manqué tout cela, prendre soin de sa fille était le plus important dans sa vie et Constance se détestait d'avoir perdu cela de vue pendant toutes ces années. Arriver dans la chambre de Jane, Constance déposait sa fille au sol qui partait rapidement se changer et se préparer pour dormir.

Madame Isles parcourait la chambre du regard et tombait sur un tas de livre et cahier portant le nom de sa fille, elle regardait de plus près et tombait sur un dossier caché au milieu de la pile. Il ne portait aucun nom, ni information, elle l'ouvrait rapidement pour trouver des lettres et des résultats d'examen. Elle refermait rapidement le dossier avant de retourner près du lit alors qu'elle entendait Maura revenir. Dans un joli pyjama bleu, pantalon et chemise en soie, elle se rapprochait de sa mère.

Constance ouvrait les couvertures afin que Maura prenne place, elle était surprise d'être tiré par celle-ci afin de s'installer sur le lit en face d'elle. Cela n'était pas un comportement approprié, mais la douceur de sa fille brisait toutes ses règles, elle tirait sa fille contre elle et caressait ses cheveux de la main. Tu l'aimes profondément ? Demandait-elle.

Maura pouvait entendre la certitude et la douceur dans la voix de sa mère, même si celle-ci était une artiste libérer, Maura avait peur que l'éducation de sa mère ne pose un problème. Oui ! Elle respirait profondément le parfum de sa mère. Je suis amoureuse pour la première fois. J'ai pensé au début que ce n'était pas vraiment de l'amour, que c'était la simple image du chevalier en armure blanche qui me sauvait de ma solitude. Elle posait son front contre la peau du cou de sa mère. Mais c'est plus profond que cela. Je sais que je ne connais rien à l'amour puisque je n'ai jamais aimé quelqu'un de cette façon, mais . . .

Constance était heureuse que sa fille se confie si facilement à elle, elle ne voulait surtout pas l'interrompre et était désireuse de découvrir le cœur de sa fille. Pour lui montrer son attention et la rassurer qu'elle pouvait tout dire, Constance rapprochait un peu plus le corps de sa fille contre elle.

Tout ce que je veux c'est être avec elle, elle me fait découvrir son monde, elle est différente avec moi. J'ai la chance de voir la vraie personne qui se cache sous cette force et ce caractère. Je, . . . heu, . . . Nous nous sommes embrassée.

Constance était surprise de la soudaine gêne de sa fille. C'était ton premier baiser ? Demandait-elle surprise. Sa fille aussi belle devait avoir des tas de prétendants.

Oui ! Sa voix tremblait légèrement. J'avais peur d'être traité de monstre si quelqu'un voyait . . . . Un long silence lourd se posait tout à coup dans la pièce.

Constance se reculait un peu et relevait la tête de sa fille afin de comprendre ce qui semblait vraiment lui faire mal et peur. Pourquoi voudrais-tu que l'on te traite de monstre ? Une larme roulait sur la joue de Maura, elle luttait pour contenir ses sanglots. Maura ?! Ma chérie dis-moi ? Elle s'inquiétait.

Maura se jetait dans les bras de sa mère. Je sais que c'est trop tôt et que je ne suis pas prête, mais si on décide d'aller plus loin et qu'elle me voie, je ne veux pas qu'elle soit dégoûtée. Elle pleurait fort.

Constance qui ne comprenait pas un seul mot de sa fille, réfléchissait un instant avant que la réalisation ne lui tombe dessus comme une tonne de brique. Elle tirait sa fille dans une étreinte plus forte. Chute mon bébé ! Ça va aller. Constance embrassait le haut de la tête blonde. Je suis sûr qu'elle comprendra et que cela ne la fera pas t'aimer moins. Quand tu seras prête parles-en avec elle.

J'ai peur maman, je ne veux pas la perdre. Sa voix contenait un tel désespoir.

Crois-moi ma chérie, tu ne la perdras pas ! Constance berçait sa fille doucement. Alors qu'elle sentait Maura dériver lentement vers le sommeil, elle lui parlait doucement. Je reviendrais te voir lundi en fin d'après-midi.

Tu promets ? Demandait-elle d'une petite voix.

Constance souriait doucement. Je promets bébé. Dors maintenant ma douce fille. Constance embrassait la joue de Maura avant de la serrer de nouveau contre elle.

Certaine que Maura dormait profondément, Constance se dégageait le plus doucement possible afin de ne pas réveiller la petite blonde. Elle attrapait le dossier d'étude de Maura et avant de sortir, elle embrassait délicatement sa joue. Fait de beau rêve ma chérie ! Je t'aime !

Constance retrouvait Angela et Jane assises dans la cuisine à discuter, elles cessaient en voyant la brune approcher. Elle dort enfin, elle était un peu bouleversée donc j'ai peur qu'elle ne dorme pas très bien cette nuit. Jane fronçait les sourcils et Angela allait parler, mais Constance les stoppait rapidement, elle prenait place autour du comptoir, sur l'un des tabourets. Ce n'est pas ce que vous pensez, elle m'a confié une de ces craintes et pour le moment elle a peur.

De quoi ? Demandait Jane rapidement.

Constance posait une main sur celle de la jeune fille. Ce n'est pas à moi de t'en parler, elle a besoin de temps pour affronter ses craintes et je t'en prie ne la pousse pas. Constance resserrait légèrement sa prise sur la main de la jeune Rizzoli. Elle aura besoin de ton soutient et de ta compréhension. Jane allait ouvrir la bouche, mais Constance levait la main. Je sais que lui donne déjà tout cela, mais ce qu'elle partagera avec toi te montrera toute l'étendue de son amour à ton égard. Jane avait une larme qui roulait sur sa joue. Je sais que tu l'aimes mon enfant, je ne peux même pas imaginer à quel point tu l'aimes, mais ce qui me surprend également est à quel point elle t'aime en retour ! Constance caressait la joue de Jane. Un tel grand et vrai amour a un si jeune âge.

Sans un autre mot, Constance s'excusait et quittait la maison Rizzoli. Jane embrassait sa mère avant de monter à l'étage afin d'aller se coucher et surtout prendre Maura dans ses bras. Ce que Constance lui avait dit résonnait encore dans sa tête, elle se demandait ce qui faisait si peur à Maura pour qu'elle ne puisse pas se confier à elle. L'amour de Maura à son égard était indéniable et Constance l'avait confirmé, mais alors qu'est-ce qui lui faisait si peur ? Jane entrait finalement dans la chambre et s'approchait de Maura. Elle était couchée sur le côté, ses mains sous sa tête, machinalement Jane repoussait ses cheveux et les plaçaient derrière son oreille. Ces yeux tombaient sur les cicatrices qui entouraient son oreille, elle se demandait si Maura en avait d'autres.

Ses yeux s'écarquillaient tout à coup, « des cicatrices, voilà ce qui terrifie tant Maura. Je ne l'ai jamais vue autrement qu'entièrement couvertes, elle a peur que je sois dégoûté de son corps ! » Une larme lui échappait, elle se penchait doucement en avant et déposait un léger baiser sur la peau abîmée. Je t'aime comme tu es mon amour, quelques cicatrices ne changeront rien ! Un autre baiser et elle murmurait de nouveau à son oreille. Je te ferais savoir combien je t'aime et j'espère que tu auras assez confiance en moi pour te confier.

Elle allait dans la salle de bain se changer et doucement entrait dans le lit, Maura se retournait immédiatement aux premiers mouvements du lit et s'installait sur la poitrine de Jane. Un soupire de contentement, un baiser sur la peau sur sa joue et elle se rendormait profondément. Jane avait un sourire aux lèvres alors qu'elle se laissait doucement glisser dans le sommeil.

Le lendemain matin, Jane se réveillait aux rayons du soleil qui passaient au travers des rideaux légèrement ouverts. Elle se frottait les yeux avant de se rendre compte que le poids sur sa poitrine avait disparu, rapidement elle se relevait et regardait dans toute la pièce. Mais Maura n'était pas là ! Elle se levait et allait à la salle de bain, mais la porte était ouverte et la blonde n'était pas là. Elle descendait les escaliers en courant et trouvait sa mère dans la cuisine. Maman !

Angela voyait l'inquiétude dans les yeux de sa fille, en voyant son regard, elle savait pertinemment pour qui il était adressé. Elle tendait la main vers la porte qui menait au jardin, rapidement Jane regardait par la fenêtre et dans un soupir de soulagement, elle sentait son corps se détendre. Elle allait embrasser sa mère avant de sortir.

La blonde était allongée dans l'herbe, elle avait les yeux fermés et respirait calmement. Jane s'allongeait doucement à côté d'elle et regardait le ciel. Au bout de plusieurs minutes, Jane se tournait sur le côté et regardait la blonde pendant un instant. Délicatement elle déplaçait la chevelure blonde et commençait à découvrir une oreille, mais la main de Maura la stoppait net. Elle n'avait pas ouvert les yeux, mais elle ne relâchait pas sa prise sur la main de Jane. Celle-ci tirait la main de Maura et l'embrassait délicatement sur le dos de celle-ci avant de la relâcher et de porter de nouveau sa main à son oreille.

Cette fois Maura se laissait faire, Jane déplaçait finalement sa chevelure et révélait son oreille et les cicatrices. Du bout du doigt, elle caressait la peau abîmée. Elle pouvait sentir le corps de Maura se raidir, sa respiration était saccadée et faible, la peur émanait de tout son corps. Jane se penchait doucement et embrassait délicatement les cicatrices de Maura, elle pouvait la sentir frissonner.

Pourquoi ta peau est-elle brûlée ? Demandait Jane dans un murmure.

Le corps de Maura tremblait tout à coup, des larmes roulaient sur ses joues. Jane rapidement se redressait et s'installait sur le corps de la petite blonde, elle caressait sa joue d'une main et l'embrassait délicatement sur les lèvres. Je ne te trouve pas moins belle parce que c'est là ! Son doigt touchait la peau autour de son oreille.

La voix de Maura était tremblante et faible. La voiture a pris feu, les flammes se répandaient vite autour de nous. Même si je n'entendais déjà presque plus rien, j'ai entendu des hommes crier et maman appeler à l'aide. Ses bras entouraient rapidement la taille de Jane, la tirant encore plus sur elle. Même s'ils nous ont sorties rapidement de la voiture, le corps de papa était en feu et les flammes se rependaient déjà sur moi.

Maura ! Soupirait Jane dans l'effroi, imaginer cette petite fille de 4 ans se débattre contre les flammes était douloureux et terrifiant.

Papa était déjà mort, même si ses mains étaient encore sur moi, elles commençaient à devenir froides et son corps ne bougeait plus.

Jane se penchait rapidement sur la poitrine de Maura et déposait un baiser au-dessus de son cœur avant d'en déposer un autre à son oreille. Mon amour ! Pleurait-elle. Tu es si forte ! Chaque jour je suis émerveillé par ton courage.

Maura la regardait, elle trouvait réconfortant le poids du corps de Jane sur elle. Elle se sentait clouer au sol, rattaché à cette terre. J'en ai d'autres Jane. Sa voix était petite et tremblante.

Jane la regardait droit dans les yeux, elle voulait lui transmettre son soutien et son amour. Tu ne seras pas moins belle à cause de cela ! Jane caressait l'oreille de Maura. Tu es magnifique à mes yeux, peu importes les cicatrices. Elle embrassait doucement les lèvres tremblantes de la blonde.

Je suis désoler, je ne peux pas. Elle fermait les yeux alors que ses larmes coulaient abondement. Je t'aime et je sais que tu m'aimes, mais c'est trop tôt.

Jane roulait et tirait Maura avec elle, maintenant c'était la blonde qui se trouvait sur le dessus. Je ne te forcerai jamais à faire quelque chose que tu ne veux pas. Je t'aime Maura, de tout mon cœur, je sais que le moment où tu te sentiras assez en sécurité alors tu t'ouvriras complètement à moi, en attendant je vais juste te montrer combien je t'aime et que tu ne seras jamais plus en sécurité qu'avec moi !

Maura se jetait sur les lèvres de Jane, elle l'embrassait avec passion, avec urgence et surtout avec amour et reconnaissance. Oui Maura avait peur, mais elle savait qu'avec Jane elle ne risquait rien. À bout de souffle elle regardait sa petite amie intensément et elle pouvait sentir celle-ci trembler sous elle par la force des sentiments qu'elle partageait avec son regard. La vérité c'est que personne n'a jamais vu mon corps. J'ai réalisé très vite qu'il resterait marqué, alors je me suis couverte et je n'ai jamais laissé personne regarder. Elle parlait calmement et intensément. Viens !

Rapidement sur ses pieds, Maura tirait Jane avec elle jusqu'à sa chambre. Elle fermait la porte derrière elle, dans un souffle elle se retournait et faisait face à Jane. La brune semblait perdu, pourtant attentive et à l'écoute. Elle savait que Maura faisait un nouveau pas vers elle, un grand pas et elle voulait lui montrer qu'elle était là pour elle et que ses mots n'étaient pas des paroles en l'air.

Maura commençait à déboutonner sa chemise bleue de pyjama. Ses doigts tremblaient, mais dans son regard se trouvait la détermination. Jane voulait l'arrêter, lui dire que cela n'était pas une obligation, mais quelque chose dans les yeux de la blonde lui disait qu'elle devait le faire, qu'elle avait besoin de faire se pas. Alors elle gardait le silence et regardait attentivement sa petite amie.

Soudain une réalisation se faisait dans son esprit, Maura se déshabillait devant elle. Jane rougissait alors qu'elle se demandait si elle allait tout enlever, ou s'arrêter à la chemise. Une fois qu'elle verrait plus de peau, Jane se demandait si elle serait en mesure de ne pas la toucher. Son corps tremblait d'excitation et de nervosité.

Maura voyait les changements dans le regard et le corps de Jane, au début elle pensait que celle-ci ne voulait pas la voir, mais lorsque ses yeux avaient pris une teinte plus sombre, sa respiration était plus courte et plus rapide, sans compté son rythme cardiaque qui avait augmenté. Elle voyait les veines de son cou pulsé dans un rythme fou. Maura savait que Jane était excitée, le désir émanait de son corps, la pièce semblait être plus chaude et l'air plus lourd donc le corps de Maura tremblait plus, mais cette fois d'excitation.

Un regard de Jane et son corps se réchauffait et devenait plus sensible, un battement fort résonnait dans son bas-ventre. Ses pensées se troublaient alors qu'elle ne pouvait se concentrer que sur une chose, la bouche de Jane.

Pourtant elle se concentrait, elle avait besoin de faire cela, elle avait besoin de se jeter dans le vide et attendre la main de Jane pour la rattraper. Le dernier bouton enlevé, elle faisait glisser la chemise de ses épaules, le long de ses bras pour finalement tomber au sol. Elle portait un débardeur blanc et en dessous, un soutien-gorge en dentelle noir se dessinait parfaitement sous le tissu légèrement transparent.

Jane finalement baissait les yeux le long du cou de Maura, sur ses épaules, le début de son décolleté. Tout ce qu'elle voyait était perfection, sa peau était blanche comme le lait, Jane pouvait y voir quelques petites taches de rousseur se détacher de sa peau de porcelaine. Jane fronçait les sourcils, elle ne voyait aucune marque sur la peau de Maura. Doucement la blonde se tournait et d'une main tirait ses cheveux. Ses omoplates et une partie de son dos étaient maintenant découvertes et Jane pouvait voir ce qu'elle cachait. Doucement elle s'avançait vers la blonde et du bout des doigts touchait la marque de brûlure sur l'épaule gauche de Maura, elle n'était pas très grande et pratiquement invisible, mais elle était là.

Le corps de Maura frissonnait au contact, elle fermait les yeux et poussait sa tête de l'autre côté, les lèvres de Jane caressaient la brûlure et embrassaient la peau. Une de ses mains caressait un bras nu et l'autre attrapait la chevelure fermement. Ses lèvres se promenaient sur la courbe de son épaule avant de suivre la ligne de sa clavicule pour ensuite se promener sur son cou. Jane embrassait chaque centimètre de peau découverte, elle pouvait entendre les respirations de Maura devenir superficiels. La chair de poule courait sur la peau qu'elle touchait, goûtait, embrassait et aimait.

Maura avait fermé les yeux, tout son corps tremblait et sa peau était surchargée de sensation là où les lèvres de Jane la touchaient. Elle avait lu beaucoup de livre sur le corps humain et avait étudié les réactions lorsque celui-ci était suscité, mais jamais elle n'aurait imaginé la puissance des sensations. Chaque fois que les lèvres ou la langue de Jane touchaient sa peau, un énorme frisson traversait sa colonne vertébrale, sa peau était comme en ébullition. Tout son corps se remplissait d'un désir qu'elle n'avait jamais éprouvé, elle pouvait sentir le souffle de Jane courir sur sa peau.

Son corps voulait plus, sa peau réclamait plus de toucher, certaines parties de son anatomie désiraient ardemment plus de contacts, mais dans un moment de lucidité elle se retournait et embrassait tendrement sa belle brune. Maura savait qu'elle franchirait le pas avec Jane, qu'avec elle, elle était prête à aller plus loin, mais pas tout de suite. Voilà deux semaines qu'elles se connaissaient et Jane avait découvert d'elle bien plus que n'importe qui, mais cette dernière étape était trop importante, trop grande pour simplement la bâcler à cause d'une perte de contrôle. Elle voulait sa première fois spéciale, elle voulait se sentir aimé et pas juste désiré.

Jane qui était surprise au début du brusque changement de Maura avait rapidement compris son geste. Ses réactions que ce soit d'elle ou de son corps avaient montré qu'elle désirait Jane, mais elle n'était pas prête pour le moment et Jane le comprenait très bien. Elle aimait trop Maura pour la brusquer et à vrai dire, elle avait pensé à leur première fois ensemble, elle voulait quelque chose de spéciale pour sa blonde. Jane voulait que Maura se sente spéciale et aimée, pas juste pour son corps, elle devait réfléchir à ce qu'elle ferait lorsque le moment serait venu.

Le baiser fini, les filles s'allongeaient dans le lit et restaient dans les bras de l'autre. Tu veux toujours retrouver les autres au cinéma ? Demandait Jane tranquillement.

Maura relevait la tête confuse. Oui, pourquoi ? Tu ne veux plus y aller ? Demandait-elle avec une petite inquiétude, elle aimait les amis de Jane, elle ne se sentait pas juger parmi eux et pour une fois dans sa vie, elle se sentait normale. Elle adorait ses moments avec Jane, même s'il y avait du monde autour d'elles, cela n'avait pas d'importance.

Jane souriait tendrement, une de ses mains caressait les cheveux blonds. Bien sûr que si, mais je ne veux pas te forcer à faire quelque chose que tu ne veux pas.

Maura la regardait avec reconnaissance. J'aime tes amis et je veux profiter de tout ce que j'ai manqué !

Un petit sourire malicieux se glissait sur les lèvres de Jane. Alors allons en bas et prend ton air de chien battu pour convaincre maman ! Elle riait à l'expression de choc sur le visage de Maura.

Jane Rizzoli ! Grondait-elle. Je n'ai pas un air de chien battu ! Elle pinçait le bras de Jane.

Oh si tu l'as et tu sais parfaitement faire craquer ma mère Maura Isles ! Elle tentait de se lever, mais la blonde la plaquait contre le lit et s'asseyait sur ses hanches.

Maura prenait une expression charmeuse que Jane n'avait jamais vue et tout à coup elle ne respirait plus. Elle regardait Maura avec stupéfaction et désir, son corps frissonnait sous l'intensité du regard noisette posé sur elle. Lentement la blonde se penchait en avant et approchait sa bouche de l'oreille de Jane. Et comment puis-je te faire céder ? Ronronnait-elle à son oreille. Elle entendait le petit souffle que Jane prenait. Viens ma princesse charmante, le déjeuner nous attend. Elle embrassait légèrement le lobe de l'oreille de Jane avant de se relever dans un sourire. Elle quittait la chambre sans un mot.

Jane était toujours allongée sur le lit et commençait seulement à reprendre son souffle, elle venait de découvrir une autre facette de sa belle, son côté charmeur et putain de merde elle était très douée ! Jane grognait alors qu'elle cachait son visage dans ses mains.

Après plusieurs minutes de respiration profonde et sa libido de nouveau sous contrôle, elle quittait la chambre pour retrouver sa famille en bas. Maura aidait Angela dans la cuisine tandis que Frankie mettait la table, Tommy et Frank regardaient la télé dans le salon.

À table ! S'écriait tout à coup Angela alors qu'elle apportait les plats dans la salle à manger avec l'aide de Maura. Tous étaient assis, ils commençaient à manger joyeusement. Ils parlaient facilement de tout et de rien. Une des mains de Jane reposait sur la cuisse droite de Maura, tandis qu'elle mangeait avec l'autre.

Angela ? La voix de Maura était petite et nerveuse. Jane regardait sa petite amie avec curiosité avant de voir son expression de petite fille fragile. Elle luttait fortement pour ne pas rire, elle savait ce que Maura allait demander et elle connaissait déjà la réponse de sa mère. Nous avons été invités par Suzie hier afin de la rejoindre au cinéma cet après-midi et manger avec elle en ville, êtes-vous d'accord pour que l'on sorte ? Elle demandait avec une telle politesse et élégance que Jane savait que sa mère était en grande difficulté. Elle ne serait pas lui dire non, elle ne pourrait même pas essayer.

La maman Rizzoli soupirait déjà de frustration, le petit visage innocent et suppliant de Maura avaient fait cédé tous ses arguments, mais elle en rajoutait une couche avec sa politesse et Angela Rizzoli était tombé dans la défaite par K.O. La forte et puissante maman Rizzoli était sans défense face au terrible charme de Maura. Bien sûr ma chérie, vous pouvez sortir, mais je vous veux à la maison pour 20 heures au plus tard ! Elle tentait de montrer un peu d'autorité en vain.

Maura rayonnait maintenant et elle offrait un immense sourire à Angela. Merci ! C'est promis. Elle terminait son repas avec joie.

Tous luttaient afin de ne pas rire à l'expression de défaite d'Angela et à la joie pure de la petite blonde.

Une fois le repas fini, la table débarrassée, les filles montaient se préparer et les garçons vaquaient à leurs occupations. Frank trouvait sa femme dans la cuisine, il la prenait dans ses bras et riait grandement.

La maman soupirait. Je ne peux rien lui refuser c'est terrible ! Rageait Angela. Chaque fois que je crois avoir un peu d'autorité, je la regarde et je ne peux pas lui dire non ! Angela rougissait, si Maura lui demandait la lune, elle était certaine qu'elle ferait tout pour lui obtenir. Cette petite va me tuer !

Frank embrassait sa femme sur la joue avant de lui sourire. Elle a ton cœur ! Son expression devenait un peu triste. Cette petite porte la tristesse et la douleur de toutes ses années dans ses yeux, alors lorsque tu sais que cela la rendra heureuse, tu ne peux pas te résoudre à lui dire non. Une larme échappait à Angela. Moi non plus je ne pourrais pas lui dire non, de plus je crois qu'elle adore utiliser son charme sur toi ! Il riait et sa femme le rejoignait.

Je sais ! Rugissait-elle. Et tu veux connaitre mon secret ? Demandait Angela à voix basse. Frank s'approchait d'elle un peu plus. J'adore ça ! Ils riaient tous les deux de bon cœur.

Jane mettait un jean bleu clair avec les genoux déchirés, elle portait un t'shirt blanc avec le logo des Red Sox sur le devant. Une paire de basket blanche complétait le tout. Assise sur le lit, elle attendait Maura qui terminait de se préparer dans la salle de bain. Elle ressortait quinze minutes plus tard et Jane ne respirait plus.

Maura avait attaché ses cheveux dans une tresse lâche. Ses cheveux cachaient toujours ses oreilles, mais ils se rassemblaient sur son épaule gauche et la tresse tombait jusqu'à son nombril. Sa nuque était découverte et Jane regarde la ligne de son cou avec faim. Maura portait un débardeur noir sur lequel tombait une chemise blanche don les manches étaient repliés jusqu'à ses coudes. La chemise tombait sur un jean taille basse, retenu simplement par une ceinture de cuir noir. Un peu de peau était découverte au niveau de ses hanches par la coupe arrondie de la chemise sur les côtés. Elle portait des magnifiques bottes noires à chaines par-dessus son jean. Maura c'était maquiller, elle avait tracé le contour de ses yeux avec l'eye-liner noir et rendait son regard envoûtant.

Jane se levait finalement et l'embrassait avec passion. Tu es magnifique ! Elle ne pouvait empêcher ses lèvres de courir le long du cou maintenant exposer de Maura.