Je ne vous oubli pas, désolé pour l'attente !
Rizzoli & Isles
Chapitre 16
Il était presque 19 heures et Jane et Maura étaient en route vers la maison Rizzoli. Elles avaient dit au revoir à Suzie alors que l'heure de retrouver Constance approchait. Les filles entraient dans la maison, main dans la main avec un grand sourire. Il tombait rapidement lorsque leurs yeux atterrissaient sur Constance, Angela et Frank assis dans le salon les attendant.
La nervosité envahissait leurs corps, les filles retiraient leur veste et chaussures et rejoignaient les adultes dans le salon, elles les embrassaient rapidement avant de prendre place sur le canapé. Constance qui voyait l'inconfort des filles leur souriait grandement avant de prendre la parole.
Bonjour Maura, Jane. D'une main elle ouvrait le dossier de Maura qu'elle avait prise il y a quelque jour et étalait les feuilles sur la table. La tête de Maura tombait dans l'embarras, elle ne savait pas où son dossier avait disparu et elle était nerveuse de savoir ce que sa mère pouvait penser de tout cela. Je suis tombé sur ça et j'ai voulu en savoir plus. Constance parlait calmement et doucement, sa voix ne portait aucune accusation, ni colère. Maura la regardait finalement attentivement. J'ai rencontré un ami au BCU qui m'a sorti ton dossier. Les joues de Maura prenaient une teinte rouge, ses mains bougeaient nerveusement. D'après lui tu as fait pratiquement toute la partie scolaire de tes études de médecine, tu aurais également fait quelques stages et commencé à étudier ta spécialisation.
Maura regardait les papiers sur la table basse, son cerveau travaillait rapidement et elle était perdue dans sa réflexion, la voix de sa mère la tirait par surprise de ses pensées.
Maura Dorthea Isles, n'essaye même pas ! Grondait Constance, mais toutes les têtes se tournaient vers Jane qui essayait de ne pas rire, la petite brune regardait sa petite amie dans un grand sourire.
Dorthea ? Dorthea ? demandait-elle avec surprise. Et tu t'es moqué de Clémentine ?
Maura avait la bouche ouverte comme un poisson hors de l'eau avant de sourire à Jane. Je ne me suis pas moqué de Clémentine, je trouve ce prénom très joli, il te va bien et Dorthea j'aime beaucoup. Elle secouait son épaule dans un petit mouvement et un sourire de fierté se glissait sur ses lèvres charnues. C'est le nom d'une artiste.
Jane souriait et secouait la tête. Tu n'es vraiment pas comme tout le monde ! Elle embrassait la joue de Maura.
Le calme revenu, tous regardaient de nouveau Constance, le sourire qui était sur son visage alors qu'elle regardait l'échange entre les filles avait fait place à un petit froncement de sourcils. Je sais que tu réfléchissais à la possibilité d'un mensonge !
Maura baissait la tête dans la défaite, elle avait effectivement réfléchi aux avantages d'un mensonge, elle était surprise que sa mère pût la lire si facilement après tant d'années de distance entre elles. Finalement un petit sourire se glissait sur ses lèvres à la pensée de sa mère si perspicace.
Que voulez-vous dire ? Demandait Jane confuse et encore plus lorsque les joues de la blonde prenaient une teinte rouge.
Constance riait doucement. Je vois que tu as gardé ce petit secret chéri ! Tous les Rizzoli la regardaient avec intérêt. Maura ne peut pas mentir ! Elle affirmait et tous la regardaient avant de regarder la blonde qui tentait de se faire toute petite. Constance ne pouvait pas retenir son petit rire aux souvenirs de sa fille. Elle est physiquement incapable de mentir, un trait que j'ai toujours aimé chez elle. Sa fille relevait la tête et la regardait avec un petit sourire. Maura avait peut-être trois ans, elle avait joué dans la bibliothèque et elle m'avait demandé plutôt pour travailler avec moi dans mon atelier. La blonde rougissait encore plus d'embarras. Alors qu'elle courait dans le couloir, je lui ai demandé si elle avait tout rangé avant de me suivre. Constance riait au souvenir de sa petite fille debout devant elle dans un petit caleçon blanc, une tunique à fleur bleue par-dessus et ses cheveux blonds indisciplinés dans une queue-de-cheval. Sa tête était baissée et elle regardait ses pieds alors qu'elle parlait doucement. Elle m'a dit qu'elle avait tout rangé, mais je pouvais voir qu'elle me mentait, seulement ce dont je ne m'attendais était qu'elle commençait à chanceler sur place avant de finalement s'évanouir.
Tous regardaient Maura de surprise. Je savais que ce n'était pas bien de mentir alors la culpabilité et la nervosité ont obtenu le meilleur de moi.
Tous riaient fort et Jane attrapait la main de la blonde. Tu es vraiment unique Maura, surtout ne change pas !
Maintenant c'est moins brutal que de s'évanouir, mais elle fait de terrible crise d'urticaire lorsqu'elle ment ! S'exclamait Constance.
Maura était surprise que sa mère sache se détaille, elles ne se parlaient plus lorsqu'elle avait découvert ce changement, elle se demandait comment elle pouvait le savoir.
Constance qui voyait les questions dans les yeux de sa fille se levait et s'asseyait à côté de celle-ci, elle lui prenait la main et lorsque le regard noisette de Maura se posait sur elle, Constance lui offrait un tendre sourire. Tu te demandes comment je sais cela ? Maura hochait simplement la tête et Constance soupirait. L'année dernière, j'étais rentré d'un voyage à Paris, nous nous étions disputés parce que je ne voulais pas que tu sortes et toi tu ne voulais pas rester dans la maison après mon arrivée. La douleur brillait dans les yeux de chacune. Tu m'as dit que tu ne voulais pas rester dans cette maison si j'étais là ! Maura sentait la honte tombée sur ses épaules, elle détournait les yeux, mais sa mère lui attrapait le menton et revenait son visage face à elle. Maura pouvait voir l'amour dans le regard de Constance et non la colère, la rancune ou la douleur. Tu bougeais d'inconfort sur place et alors que tu t'enfuyais rapidement du salon, j'ai vu les marques sur ton cou apparaître et se repends rapidement. La main de Constance caressait la joue de Maura. Je t'ai suivi alors que tu allais trouver Susan dans sa chambre. Elle s'est jeté sur toi et ta tirer avec elle vers la salle de bain, la porte était entre-ouverte et je pouvais la voir te faire asseoir sur les toilettes alors qu'elle fouillait les tiroirs.
Maura ce rappelait ce moment mais elle n'avait pas vu, ni entendu sa mère. Elle te demandait quel mensonge tu avais essayé de dire alors que tu savais pertinemment que tu allais le payer après. La petite blonde regardait sa mère avec de grands yeux et Constance hochait la tête. Elle ne t'a pas entendu, mais moi je l'ai fait ! Une larme roulait sur l'une de ses joues. Tu as dit que tu avais essayé de te convaincre que tu ne m'aimais pas et que tu ne voulais pas de moi. Tu as soupiré avant de baisser la tête et de murmurer. « Je l'aime trop pour cela, je voudrais retrouver ma maman avant mes 4 ans. » Les deux étaient pleurs.
C'est pour ça que tu es parti si longtemps après ? Demandait Maura tristement.
Constance hochait la tête, elle pouvait voir le sentiment de culpabilité dans les yeux de sa fille. J'ai réalisé que tu m'aimais encore, mais je n'étais pas prête à l'accepter, je te blessais Maura, mais je m'en suis rendu compte trop tard. J'ai réalisé tout le mal que je t'avais fait et que j'avais mis trop de temps pour m'en rendre compte, alors t'entendre dire ces mots était impossible à supporter. Constance embrassait le front de sa fille, elle murmurait ses mots contre sa peau. L'idée que tu me pardonnes me semblait tellement irréel que cela me faisait trop mal alors j'ai fui !
Maura enlaçait sa mère et faisait disparaître sa tête dans ses bras, elle semblait vouloir se cacher du monde dans le corps de sa mère. Maintenant tu es là ! C'est le plus important, je ne veux plus que tu repartes, je veux que tu restes avec moi ! Elle se blottissait encore plus contre elle si cela était même possible. Tu es tout ce que je veux, toi et tes bras autour de moi.
Plus jamais je ne ta lâcherais Maura, maintenant que je t'ai retrouvé, je compte bien te garder ! Avec un dernier baiser, Constance s'écartait de sa fille et se recentrait sur la raison de cette discussion. Donc tes études ?
Maura soupirait lourdement avant de regard sa mère. Très bien ! Soufflait-elle dans la défaite. La médecine et la science m'ont toujours beaucoup intéressé. J'ai réalisé très tôt que l'école était facile alors j'ai commencé à lire et à étudier par moi-même.
Depuis combien de temps ? Demandait Constance. Maura murmurait quelques mots que personne ne pouvait vraiment entendre et comprendre. Je n'ai pas compris.
Maura soupirait. Depuis mes 6 ans. Grinçait-elle des dents et tous la regardaient la bouche ouverte.
Frank se grattait la tête dans la surprise. Tu veux dire que depuis l'âge de six ans tu étudies seule parce que l'école était trop simple ? Demandait dans un souffle.
Maura semblait embarrasser, elle baissait la tête. Oui, j'ai commencé à étudier mes livres d'écoles à la maison, j'ai fait le travail aussi dedans, mais en peut-être 4 mois j'avais terminé le programme de mon année, alors je passais à l'année suivante. Elle jouait avec ses doigts alors que ses mains étaient posées sur ses genoux. Je suis allée dans les bibliothèques pour pouvoir en apprendre plus, je lisais de tout et finalement j'ai découvert ma différence.
Tous fronçaient les sourcils dans la confusion. Maura n'avait jamais parlé de cela à quelqu'un d'autre. Ils appellent cela une mémoire eidétique ou mémoire photographique ou mémoire absolue. Je me souviens sans problème de ce que je lis, je vois ou j'entends et j'arrive facilement à appliquer ce que j'apprends comme le piano ou les gestes médicaux. Elle regardait finalement ceux autour d'elle, ils semblaient tous surpris.
Constance caressait la joue de Maura et lui souriait chaleureusement. Tu es exceptionnel ma chérie ! Maura rougissait un peu. Que veux-tu vraiment faire Maura ? Demandait Constance sérieusement.
La blonde regardait attentivement sa mère. Je veux devenir médecin légiste. Annonçait-elle avec détermination. Je veux travailler dans le médical et je veux aider à apporter la justice !
Constance était fière de la ferveur des mots de sa fille et de sa détermination. Très bien, alors si tu veux, tu peux valider tes diplômes cette année tout en continuant le lycée en même temps, mon ami est le docteur Martin Roche, il propose d'être ton mentor et l'année prochaine commencer ton apprentissage en milieu hospitalier. Tu passeras ainsi directement à la pratique et obtenir plus rapidement tes diplômes si tu le souhaites !
Vraiment ? demandait Maura avec enthousiasme. Je pourrais apprendre la chirurgie, la traumatologie, tous ?
Oui ma chérie, le docteur Roche est un médecin très réputé et si tu lui montres combien tu es exceptionnel alors il t'aidera à obtenir le travail que tu souhaites !
Maura se jetait dans les bras de sa mère et la serait fort. Merci, merci maman !
Constance souriait grandement et serrait sa fille avec autant de ferveur que celle-ci, tous les Rizzoli souriaient aux deux femmes. Au bout de quelques minutes, Constance s'écartait de Maura et la regardait attentivement, ses beaux yeux noisette brillaient énormément et elle souriait comme lorsqu'elle était petite. Mon bébé ! Maura rougissait et Constance réalisait qu'elle avait parlé à haute voix. Désolé, je ne pensais pas l'avoir dit à haute voix !
Maura attrapait les mains de sa mère et lui souriait tendrement. Tant que tu le penses je ne m'en soucie pas ! Elle se penchait en avant et embrassait la joue de sa mère qui maintenant rougissait à son tour et Maura riait.
Je me demandais si . . . Constance parlait de nouveau sérieusement, même un peu nerveusement. Tu auras seize ans dans deux semaines Maura. La blonde la regardait avec de grands yeux. Tu pensais que j'avais oublié ? Demandait-elle dans la tristesse.
Maura posait rapidement une main sur la joue de sa mère afin que celle-ci la regarde de nouveau lorsqu'elle détournait les yeux. Non ! En fait c'est moi qui avais oublié.
Je me demandais si tu voulais le fêter dans le jardin à la maison. Maura la regardait avec de grands yeux, Jane était heureuse et les Rizzoli avaient de grands sourires. Je pensais que tu aimerais le fêter avec la famille Rizzoli, tes amis et Susan !
Et toi ? Demandait Maura timidement.
Bien sûr ma chérie ! Maura se jetait de nouveau dans ses bras.
Oui j'aimerais beaucoup ! S'exclamait-elle avant de rebondir sur le canapé. Tu fais quoi mardi soir ? Demandait subitement Maura en se figeant.
Constance la regardait avec confusion et surprise. Heu, rien, pourquoi ?
Maura riait fortement et Constance fronçait les sourcils de voir sa fille se moquer d'elle. Jane essayait de ne pas rire et elle pouvait dire que ses parents en faisaient de même. Pardon maman, mais qui aurait dit que je pourrais faire bégayer la grande Constance Isles ! Elle regardait sa mère avec un sourire arrogant et fière.
Constance voulait gronder sa fille, mais elle aimait cette facette de Maura, elle la voyait avec de nouveaux yeux et elle était toujours plus fière d'elle. Attention jeune demoiselle où je raconte plus de chose embarrassante sur toi à Jane et nous verrons bien qui bégayera le plus !
Maura levait rapidement les mains et faisait une tête de chiot à sa mère. Non, je ne recommencerais plus promis ! Le petit sourire au coin de ses lèvres indiquait à Constance que sa fille le prenait aussi pudiquement qu'elle l'avait dit.
En fait je souhaitais t'inviter à nous accompagner mardi soir aller voir le spectacle de ma nouvelle amie, elle n'aura personne pour elle à part nous.
J'en serais honoré ma chérie ! Constance embrassait le front de Maura.
Frank avait surveillé attentivement le comportant de Constance envers Maura, sa femme le faisait également. Il voulait s'assurer que la femme ne jouait pas la comédie afin de récupérer sa fille et recommencer ses mauvais traitements. Mais lui aussi avait vu ce que sa fille avait chez cette elle, une femme brisée et perdue. L'amour pour sa fille était réel et vraiment plus grand que ce qu'ils avaient pu imaginer. Elle avait juste eu besoin de se rendre compte de ce qu'elle faisait et ce qu'elle perdait. Heureusement elle avait compris et pour le bonheur de Maura, il voulait l'aider dans sa lancée. Je me demandais, . . . Tous le regardaient rapidement dans la surprise. Constance si vous auriez aimé passer la journée de samedi avec Maura, juste vous et elle ? Tous le regardaient avec surprise, tous sauf Maura, l'amour et la reconnaissance brillaient dans ses yeux.
J'en serais très heureuse ! Une roulait sur sa joue et un sourire timide se glissait sur ses lèvres. Aimerais-tu faire les boutiques avec moi Maura ? Demandait la maman avec espoir.
Comme quand j'étais petite ? demandait-elle avec excitation.
Tu te souviens ? Demandait Constance avec surprise.
Oui ! Répondait calmement la petite blonde dans un sourire. Je choisissais des robes pour toi, je les adorais surtout parce qu'elles brillaient beaucoup.
Oui je m'en souviens ! Riait la maman.
Mais tu les essayais toute, même si tu n'aimais pas tu les mettais et défilais pour moi et chaque fois je te trouvais la plus belle ! Souriait grandement Maura.
En fait je le faisais parce que ton regard brillait tellement que je voulais voir se sourire sur tes lèvres. Constance embrassait la joue de sa fille. Il se fait tard, l'heure du repas approche.
Voudriez-vous vous joindre à nous ? Demandait Angela.
Je suis désoler, j'aurais vraiment aimé me joindre à vous, mais j'ai déjà accepté une invitation. La déception se lisait sur son visage et Maura souriait doucement de savoir que sa mère aurait aimé rester ce soir.
Ça ne fait rien maman, nous dînerons ensemble une autrefois ! Elle souriait tendrement à sa mère et lui prenait la main.
Constance saluait tout le monde et se dirigeait vers la porte accompagnée de sa fille, une prête à sortir, Constance se tournait vers Maura. Je suis heureuse d'avoir passé un si bon moment et je suis très fière de toi Maura !
Merci maman ! Répondait timidement la blonde. Constance la tirait dans une ferme étreinte et profitait pendant quelques minutes de la joie de tenir sa fille contre elle. Un dernier baiser et Constance quittait la maison Rizzoli.
Alors que Maura retournait dans le salon, elle n'y trouvait plus que Frank, Angela et Jane étaient allé dans la cuisine afin de préparer le diner. Maura s'avançait du canapé et se raclait la gorge. Frank, puis-je vous parlez ? Demandait-elle timidement.
Monsieur Rizzoli qui regardait un match, se tournait rapidement vers la petite blonde. Bien sûr mon ange !
Il était surpris lorsque Maura se jetait à son cou et le serrait fort. Après une seconde il retournait son étreinte avec joie, il voyait maintenant Maura comme sa fille. Merci ! Murmurait-elle doucement.
Frank qui comprenait la raison de son remerciement souriait doucement. Il savait que la petite blonde ne voulait que retrouver sa mère et il avait vu les nombreux efforts qu'avait faits Constance donc il voulait offrir à la femme le moyen de rendre encore plus heureuse sa fille. Il savait que la femme n'aurait pas osé demander, pas encore, mais il savait aussi qu'elle désirait passer plus de temps avec Maura et juste elles. Tout ce qui te fera plaisir Maura !
Elle s'écartait finalement du papa italien, mais lui déposait un baiser sur la joue avant de rejoindre les filles à la cuisine. Avec un tendre sourire il la regardait s'éloigner et son regard se posait sur sa fille qui souriait grandement et qui pleurait. Un signe de tête et chacun retournait à leur tâche. Le repas se passait dans la joie et la bonne humeur, tout le monde avait un grand sourire.
