Une idylle qui commence par Facebook
Chapitre 17
Hello tout le monde ! Après une longue absence, me voici avec la suite ! Encore désolée pour cette longue attente !
Bonne lecture !
Chapitre 17 : Hypothèse
En arrivant devant son casier le lendemain, Sakura souffla d'agacement. Son casier était tagué d'insultes, et elle savait très bien qui en était l'auteur. Heureusement qu'elle avait eu la bonne idée de venir un peu plus tôt ! Elle avait voulu prendre Sasuke par surprise et être là avant lui. La veille au soir, ils avaient continué à s'échanger des textos avant de s'endormir et il l'avait mise au défi d'essayer. De ce fait, elle s'était levée un peu plus tôt pour se préparer et sous les yeux surpris de son frère, elle était partie bien avant l'heure. Mais maintenant qu'elle voyait les dégâts sur la porte métallique de son casier…
Elle ne pouvait pas le laisser ainsi, elle ne voulait pas que d'autres élèves voient ça. Heureusement pour elle, il n'y avait pas foule dans les couloirs ! Elle alla donc en cuisine pour emprunter un petit seau pour y mettre du savon et de l'eau et elle prit une éponge. Elle espérait qu'avec le côté qui gratte, les tags partiraient.
Elle s'attela donc à cette sale besogne dont elle se serait bien passée. Ce n'était pas facile à enlever, elle devait fort appuyer avec l'éponge, au point que ça lui en fit mal à la main. Mais elle voulait que tout soit parti avant que le couloir soit jonché d'élèves.
Elle pouvait clairement oublier le fait de surprendre Sasuke d'être arrivée avant lui…
Sasuke arriva un peu plus tôt devant la grille du lycée qu'à son habitude. C'était avec impatience qu'il avait quitté sa maison pour voir si vraiment Sakura arriverait avant lui. Mais il fut surpris de n'y voir que Neji et Hinata qui étaient souvent les premiers de la bande à arriver au lycée. À sa vue, le noiraud arqua un sourcil, ne s'attendant vraiment pas à voir son cousin arriver plus tôt que d'habitude.
— Tu es tombé en bas de ton lit ? fit Neji en lui serrant la main.
— Non, pas vraiment, répondit Sasuke en faisant ensuite la bise à Hinata. Bonjour Hina'.
— Bonjour Sasuke…
— Que fais-tu là plus tôt que d'habitude ? demanda Neji.
— Sakura, est-elle déjà là ?
— Non, nous sommes les premiers, comme d'habitude. Pourquoi ?
— Hum… comme ça.
— Ça s'est arrangé entre vous ? demanda la demoiselle.
— Oui, ne t'inquiète pas. Elle m'avait dit arriver avant moi, elle n'a sûrement pas pu, fit le brun en se saisissant de son portable.
Pendant que ce dernier composait un message à l'intention de la rose, Neji et Hinata se regardèrent. Ils étaient ravis que Sasuke se soit réconcilié avec Sakura, mais dans les yeux du brun, ils pouvaient voir une certaine inquiétude. Et Neji ne se trompait pour ainsi dire jamais. Il analysait toujours, même sans le vouloir. Rien ne pouvait lui échapper.
Les uns après les autres, ils arrivèrent tous. Ce fut d'abord Temari et Shikamaru, ce dernier se faisait tirer par sa copine tout en bâillant. Saï, avec son éternel sourire chaleureux et son calepin dans la main. Ce fut ensuite au tour de Tenten, qui se colla directement à son copain. Et à Naruto qui était déjà de bonne humeur.
Sasuke observa ce dernier très attentivement. Il avait cru rêver la dernière fois lorsqu'il avait vu le blond frôler les doigts de la Hyuuga. Mais à présent, il avait la sensation que quelque chose lui échappait. Naruto était certes comme d'habitude, mais à deux trois reprises il le vit glisser un regard vers Hinata. Cette dernière, au lieu de rougir lui souriait discrètement. Il n'avait jamais fait attention à cela avant. Depuis quand ces regards et ces sourires se faisaient ? Depuis quand ils se tournaient autour de la sorte ? Sasuke n'en savait rien.
Il observa ensuite Neji. Il ne savait pas non plus si ce dernier avait remarqué quoi que ce soit. Rien ne le trahissait, il agissait normalement. Il n'observait ni Hinata, ni Naruto comme s'il avait deviné quelque chose. Était-il le seul à avoir remarqué quelque chose de différent entre le blond et la noiraude ? Ça le chiffonnait un peu. Il n'était sûr de rien, pourtant, leurs comportements lui paraissaient bizarres.
Il n'insista pas à chercher une éventuelle réponse, pensant bien trop à Sakura. Elle n'était toujours là et Sasuke trouva cela suspect. De plus, elle n'avait pas répondu à son message, ce qui était plus que bizarre. Elle ne traînait généralement jamais pour lui répondre. Il avait beau guetter son arrivée, rien, pas de touffe rose en vue. Cela l'inquiéta.
Il délaissa son groupe d'amis bien avant que la sonnerie ne sonne, prétextant devoir aller à son casier. Peut-être qu'elle était déjà là ? Mais si oui, pourquoi elle ne lui avait pas répondu ? Pourquoi ne pas lui dire qu'elle l'attendait à un endroit précis ? Sasuke n'aimait pas ça, encore moins la boule qu'il avait au fond de la gorge. Son message avait été clair pourtant, une réponse tout aussi claire aurait dû fuser.
« Où es-tu ? »
Sakura n'avait malheureusement pas pu nettoyer tout son casier avant l'arrivée des élèves. Certains l'avaient regardé bizarrement, d'autres avaient chuchoté, d'autres encore avaient fait comme si elle n'existait pas. Le coup des photos sur les murs était encore bien ancré dans la tête des étudiants et maintenant la voir nettoyer des insultes sur son casier n'aidait vraiment pas à ce qu'ils oublient quoi que ce soit.
La jeune fille ne disait rien, elle ne les regardait même pas. À quoi bon de toute façon ? Le plan d'Ino avait très bien marché, elle allait être la risée de tout le lycée. Elle s'en foutait un peu à vrai dire, si les élèves préféraient croire des rumeurs ou des clichés sur les murs, c'était leur problème. Toutefois, ça la touchait un peu, mais pas au point qu'elle s'effondre en larmes. Elle avait assez pleuré !
Elle avait entendu son téléphone sonner un peu plus tôt, mais les mains remplies d'eau et de savon, elle n'avait pas pu répondu. Elle savait que ça devait être Sasuke, mais que lui répondre ? Qu'elle était déjà en train de nettoyer un coup tordu de la blonde ? Elle le lui dirait, mais elle préférait effacer avant cela toute trace d'humiliation. Et enfin, elle venait de terminer !
Une main dans son dos la fit sursauter et elle tourna la tête sur le côté pour tomber dans les yeux d'encre de Sasuke. Ce dernier lui offrait un doux sourire pour ensuite dériver ses yeux vers son casier.
— Tu fais le ménage au lieu de venir vers moi ?
— Hum… Ino a encore frappé en fait.
— Celle-là, pesta le brun. Qu'est-ce qu'elle a fait cette fois ?
— Elle aime bien retomber en enfance, répondit Sakura en se saisissant du seau pour le ramener là où elle l'avait pris. Elle a tagué des insultes sur mon casier, ou plutôt, elle a sûrement payé quelqu'un pour le faire à sa place.
— Il faut vraiment trouver une solution pour qu'elle arrête, fit le ténébreux tout en marchant à côté d'elle.
— Je sais, soupira la rose, mais je ne sais pas du tout comment on pourrait l'arrêter. Elle s'acharne vraiment !
— On va demander à Shikamaru s'il a trouvé une idée.
— Je ne vois pas ce qu'il pourrait trouver comme idée. À part la confronter, qu'est-ce qu'on pourrait faire d'autre ?
— Je ne sais pas, mais surtout, ne rentre pas dans son jeu. Ne t'attaque pas à elle de front.
— Pourquoi tu crois que j'ai nettoyé mon casier sans rien dire ?
Sakura et Sasuke étaient arrivés en cuisine et elle redéposa tout ce qu'elle avait pris. Ils repartirent ensuite dans le couloir pour aller vers leurs salles respectives. Heureusement, la rose avait eu la bonne idée de prendre ses cours pour le matin, de ce fait, elle ne devait pas retourner à son casier.
— J'étais là avant toi ceci dit, lâcha la jeune fille.
— Oui, mais pas à la grille, ça ne compte pas, répondit le brun dans un petit sourire.
— Tu croyais que tu serais le premier, avoue !
— C'est vrai…
— Sasori a tiré une drôle de tête quand il m'a vu partir plus tôt que prévu.
— J'imagine…
— La prochaine fois, je serai la première à la grille et c'est moi qui t'aurais par surprise !
— C'est un défi ?
— Prends-le comme tu veux ! fit Sakura, sûre de son coup de prendre le jeune homme par surprise dès qu'elle le pourrait.
— Ok, si demain matin, je suis là avant toi, tu devras faire quelque chose que je désire. Si c'est toi, ça sera à moi de me plier à ton exigence.
— Ça marche ! répondit la rose en tapant son poing contre celui de Sasuke. Mais, qu'est-ce que tu voudrais si c'est toi qui arrives le premier ?
— Tu verras, lui dit-il dans un clin d'œil.
— Hum… on est arrivé à ma salle de cours. Tu n'aurais pas fait un petit détour par hasard ?
— Qui sait ?
— Idiot… murmura la rose.
— On se voit à midi ?
— Hum… à tantôt.
Sasuke lui baisa la joue avant de s'en aller, ce qui fit bien sûr rougir la demoiselle. Un sourire aux lèvres, elle le regarda s'éloigner et tout ça, se passa sous les yeux d'Ino qui la regardait, postée à côté de la porte. Sakura passa ensuite devant elle, la tête haute, mais avant d'entrer dans la classe, elle s'arrêta et tourna la tête vers elle.
— Bien essayé, mais ça ne marche pas, lui dit la rose.
— Tu as donc vu mon petit cadeau ? fit la blonde dans un sourire hypocrite.
— Tu pourras tenter tout ce que tu veux, plus rien ne va m'atteindre. Tu perds ton temps Ino.
— C'est ce qu'on verra.
Sakura entra ensuite dans la classe, nullement décontenancée. Elle ne baisserait plus la tête, elle la garderait haute, affrontant son ancienne amie. C'était fini le temps où elle se laissait marcher sur les pieds et où Ino pouvait faire ce qu'elle voulait. La rose comptait répliquer, à sa manière, mais de façon à montrer à la blonde que quoi qu'elle fasse, rien ne l'atteindrait.
Elle alla ensuite rejoindre ses amis qui s'étaient déjà installés. Un peu plus tôt, ils l'avaient vu de loin avec Sasuke, ils avaient donc décidé d'un commun accord de ne pas les déranger et d'aller en classe avant elle.
— Salut, fit Sakura.
— Salut, répondit Tenten.
— Lut', fit simplement Shikamaru en étouffant dans sa main un petit bâillement.
— Elle te voulait quoi la blondasse ? fit durement Temari.
— Oh, simplement s'assurer que j'avais bien reçu son petit cadeau, répondit la rose dans un soulèvement d'épaules.
— Quoi comme cadeau ? demanda la brunette.
— Elle a fait taguer des insultes sur mon casier. Un vrai truc de gamin !
— Elle ne va donc jamais arrêter ? pesta la blonde. Shika', il faut faire quelque chose !
— Malheureusement, on ne peut rien faire, répondit le Nara. On n'a pas de preuve que c'est elle. Il faudrait la prendre la main dans le sac pour ça.
— Je m'en doutais, soupira Sakura.
— On ne peut vraiment pas l'arrêter ? demanda Tenten d'une petite voix.
— Je cogite, mais pour l'instant, aucune idée ne me vient en tête, répondit le jeune homme.
— Ce n'est pas grave, lâcha Sakura. Je vais lui montrer que tout ce qu'elle peut faire ne m'atteint pas et je ne me séparerais plus jamais de vous ! Peut-être qu'elle finira par se lasser.
— C'est beau de rêver, siffla Temari.
— Il n'y a rien d'autre à faire Tema', fit Sakura dans un long soupir.
La discussion s'arrêta là, le professeur venait d'entrer dans la classe et réclamait le silence. Le petit groupe d'amis avait quand même de la chance que les bancs soient accolés l'un à côté de l'autre. De ce fait, ils étaient ensemble et non séparés.
Tous savaient que Sakura avait raison. Il n'y avait hélas rien d'autre à faire concernant les manigances d'Ino. Ils savaient que c'était elle l'investigatrice, mais ils n'avaient pas de preuves. Ils ne pouvaient donc pas la balancer à la directrice pour enfin avoir la paix. La confronter et lui demander d'arrêter ne servait à rien non plus. Ils ne pouvaient que marcher la tête haute, soudés comme jamais. Cela allait être dur à supporter, mais Sakura s'accrocherait.
Ino ne l'atteindrait plus, elle s'en fit le serment…
À la pause midi, tous se rassemblèrent à la cafeteria et Sakura s'installa à côté de Sasuke. Personne ne parla de sujet fâcheux, bien qu'ils l'auraient pu, surtout avec les manigances d'Ino. Temari lâcha quand même ce que la rose avait découvert le matin même à son casier. Ils en avaient tous été aberré, mais ils pensaient comme Sakura. Il n'y avait hélas rien à faire pour l'instant. La discussion avait dérivé sur autre chose ensuite, pour éviter le sujet « Ino ». Ça leur faisait du bien de parler un peu d'autre chose.
Sasuke s'évertuait même souvent à taquiner son amie pour pas qu'elle ne pense à la blonde. Ce qui marchait à merveille ! Soit elle répliquait comme elle savait si bien le faire, soit elle rougissait fortement. Dans ces moments-là, il rajoutait une petite couche, ce qui faisait sourire les autres.
Toute la bande n'était pas dupe, encore moins Neji qui avait bien vu que son cousin nourrissait des sentiments pour Sakura et qu'il essayait de les camoufler. C'était une piètre tentative, car tout le monde comprenait son petit jeu. Sauf la concernée.
Ino et Karin ne se firent pas voir et personne du groupe ne les chercha. Moins ils les voyaient, mieux ils se portaient. Mais ils restaient toutefois sur leurs gardes. Rien n'était terminé, bien au contraire.
Les cours reprirent ensuite et comme au matin, Sasuke accompagna Sakura jusqu'à sa salle de cours, discutant de choses et d'autres. Tous deux réalisaient que savoir leurs identités renforçait leur amitié. C'était même plus fort que ça. Une complicité sans égal les liait, renforçant leurs sentiments. Car même si la rose avait demandé au brun de ne plus l'embrasser et que ce dernier lui avait promis de ne plus le faire, elle se sentait de plus en plus attirée par lui.
Elle aimait sa manière d'être, ses petits sous-entendus, sa façon d'utiliser son charme sur elle, ses petits sourires en coin, ses regards. La manière dont il la touchait et qu'il voulait faire passer comme innocente. Discuter avec lui, rire avec lui, être d'accord avec lui. Tout lui plaisait ! De plus, il n'était vraiment pas vilain garçon, ce qu'elle avait déjà remarqué la première fois lorsqu'elle l'avait rencontré sans savoir que c'était avec lui qu'elle discutait. Quant à ses yeux, elle fondait littéralement et Sasuke jouait beaucoup avec ça. Néanmoins, il ne le faisait pas pour qu'elle lui tombe dans les bras, non, il aimait agir ainsi avec elle et de se sentir encore plus proche d'elle.
À la fin de la journée, Sakura ne put se balader avec les autres puisqu'elle était punie et qu'elle devait rentrer directement chez elle. Elle n'avait pas de cours de danse, de ce fait, elle avait salué tout le monde. Comme si c'était normal, le ténébreux l'avait accompagné au lieu de rester avec leurs amis.
Ils marchaient donc côte à côte, discutant, riant et Sakura crut qu'il allait à son arrêt du bus. Mais arrivé au dit endroit, elle fut surprise qu'il ne s'y arrête pas et qu'il ne lui disait pas au revoir. Non, il continuait à marcher avec elle.
— Tu ne dois pas prendre le bus pour rentrer chez toi ?
— Non, je t'accompagne jusque chez toi avant.
— Ça ne te fait pas faire un détour ?
— Si, mais ça ne me dérange pas.
— Tu veux rester avec moi jusqu'au bout, n'est-ce pas ?
— Cela te dérange ?
— Non, pas du tout ! Ça me fait même plaisir.
— Tu m'en vois ravi. Sinon, je sais qu'on n'en a pas trop parlé, mais avec Ino, ça s'est passé comment aujourd'hui ?
— Ce matin, quand tu m'as laissé, elle était là. Je crois qu'elle m'attendait.
— Je l'ai vu… elle t'a dit quelque chose ?
— C'est moi qui ai parlé la première et je lui ai dit qu'elle pouvait tenter ce qu'elle voulait, mais que c'était une perte de temps. Elle m'a simplement répondu que c'était ce qu'on verra. Elle ne compte pas s'arrêter là…
— Hum… on s'en doutait un peu, non ?
— Oui.
— Tu vas faire quoi ?
— Il n'y a rien à faire. Je vais la laisser jouer son jeu débile et je vais lui montrer que ça ne me fait rien.
— Mais ça te fait quelque chose.
— Bien sûr ! Ça me fait plus chier qu'autre chose, mais il ne sert à rien de rentrer dans son jeu.
— En fait, c'est un peu délicat. Soit, tu ne répliques pas et c'est comme si tu t'écrasais, soit tu répliques et elle prend plaisir à s'acharner deux fois plus.
— Voilà ! Et j'ai décidé de lui montrer que je m'en foutais complètement de ce qu'elle pouvait me faire.
— Il faudrait qu'on la prenne la main dans le sac lors de l'un de ses coups tordus pour la balancer à la directrice.
— Oui, je n'aime pas faire la balance, mais si je peux avoir des preuves sur quoi que ce soit, je n'hésiterais pas pour qu'elle me laisse enfin tranquille.
— Qu'est-ce qui a changé entre vous pour que ça dérape autant ? Car ce n'est pas que par rapport à Kiba. C'est une excuse qu'elle a prise pour pouvoir s'en prendre à toi. Si ça se trouve, elle a même planifié ça.
— Sasori m'a dit qu'il l'avait déjà vu avec un mauvais regard quand elle me regardait.
— Tu me l'avais dit. Est-ce que tu aurais fait quelque chose qui la vexé ?
— Je ne crois pas, avant l'histoire de Kiba, pour moi, rien n'était différent.
— As-tu changé quoi que ce soit dans ta manière d'être avec elle avant cet incident avec ce mec ?
— Non, je ne crois pas. On était toujours ensemble… On se voyait un peu moins qu'avant, mais il y avait Tenten, Temari, Shikamaru et mes cours de danse.
— De quand datent tes cours de danse ?
— Comment ça ?
— Quand as-tu commencé ?
— Je crois que ça fait un an, je ne sais plus trop. Je dansais déjà avant, mais je n'avais pas énormément de cours.
— Et c'est à partir de là que tu l'as voyait beaucoup moins ?
— Un peu, je crois. Je n'y ai pas fait attention en fait.
— Et Tenten, Shikamaru et Temari, tu les as rencontrés quand ?
— Je connaissais Shikamaru depuis le début du lycée, mais on a vraiment créé notre groupe il y a deux ans. Pourquoi ces questions ?
— Eh bien, j'essaie de comprendre ce qui s'est passé. Avant de rencontrer Tenten, tu passais tout ton temps avec Ino ?
— Oh oui ! On était inséparable !
— Comment était votre relation ?
— Hum… simple, je pense… On faisait assez souvent ce qu'elle voulait, mais je n'étais pas contre, car je m'amusais beaucoup avec elle. Elle est un peu mon opposé, tu sais.
— Comment ça ?
— Eh bien, sa famille est riche, la mienne est modeste. Elle est caractérielle, une fifille à papa et a toujours tout ce qu'elle veut. Moi, par exemple, pour mon ordinateur, j'ai dû me battre avec mes parents ! Même si on était différente, on se complétait bien.
— Hum… tu as déjà entendu parler d'un lien entre deux personnes de dominant et dominé ?
— Non, qu'est-ce que c'est ?
— Comme le nom l'indique, il y a un dominant et un dominé. Je vais prendre un exemple. Tu as Ino et toi. C'est elle qui décidait de vos sorties, de ce que vous faisiez, et ce, même si tu étais d'accord. Tu suis jusque-là ?
— Oui.
— Quand ça capote, ça veut dire que le dominé s'éloigne, ce que tu as fait.
— Je ne me suis jamais éloignée d'elle.
— Inconsciemment tu l'as fait. Tu as rencontré Tenten, ensuite, Shikamaru et Temari sont entrés dans votre groupe et tu as pris des cours de danse avec Tenten. De ce fait, tu avais moins de temps pour Ino, tu t'éloignais. Dans ce genre de relation, le dominant n'accepte pas ça. Il ne veut pas partager, il veut toujours avoir une emprise sur le dominé et quand il sent la situation lui échapper, il devient comme fou.
— Tu nous compares Ino et moi à un dominant et à un dominé ?
— Exactement. Tu n'y as peut-être pas fait attention, mais je pense que tout a commencé il y a deux ans, ou peu après, je ne sais pas. À partir du moment où tu t'es éloigné d'elle, elle ne l'a pas supporté. Il y a peut-être autre chose en plus, mais je pense que c'est le point de départ. Sinon, pourquoi s'acharnerait-elle autant ? Des disputes entre deux personnes, ça arrive souvent et généralement, dans ces cas-là, les personnes qui se sont disputées font comme si elles ne se connaissaient pas. Ce n'est peut-être qu'une hypothèse, je peux très bien me tromper, mais ce n'est pas à mettre sur le côté. Il y a une raison aux agissements d'Ino et ce n'est certainement pas le fait que son mec ait essayé de te draguer, j'en suis persuadé.
— Hum… fit simplement Sakura qui réfléchissait à ce que Sasuke venait de lui dire tout en s'arrêtant devant sa maison. Tu n'as peut-être pas tort. Mais pourquoi ton ex s'allierait avec elle ?
— Oh ça, je pense en connaître la raison et ce n'est pas une hypothèse ce coup-ci, c'est une certitude !
— Et qui est ?
— Comment t'expliquer de façon courte ? fit le brun en plongeant ses yeux dans ceux de la rose qui s'étaient tous deux arrêtés. Karin est un peu comme Ino. Elle a du fric, c'est une fifille à papa qui a toujours eu tout ce qu'elle voulait. Depuis que je la connais, elle a essayé de me mener à la baguette pour que je cède à tous ses caprices. Si ça explosait entre nous, c'est parce que je ne voyais pas les choses comme elle.
— Mais tu l'aimais, non ?
— Bien sûr, au début. Quand elle me trompait, je devenais fou de rage. Mais au fil du temps, tout s'est effrité. Pour conclure, elle m'a perdu et elle ne l'a pas supporté. Elle te voit comme celle qui est l'ombre au tableau, comme si tu m'avais volé à elle.
— Mais on ne sort pas ensemble, on est amis !
— Elle s'en fou, pour elle, tu es celle qui m'a tourné la tête. Elle se fiche de savoir si elle a raison ou non, pour elle, tu es un obstacle. Elle n'a pas encore rentrée dans sa petite caboche qu'elle et moi, c'est plus possible.
— Alors… il faut que je me méfie d'elle aussi ?
— Oh oui !
— Elle pourrait s'en prendre à moi tu crois ?
— Sakura, soupira Sasuke. Elle n'a pas hésité à me droguer pour avoir ce qu'elle voulait. Alors oui, il faut se méfier d'elle.
— Elle pourrait… me droguer aussi ?
— Elle fait ça, je l'étrangle de mes propres mains ! fit le brun d'une voix forte. Ne t'inquiète pas, d'accord ? lui dit-il ensuite en prenant ses mains dans les siennes. Tant que tu ne t'approcheras pas d'elle, tout ira bien.
— Hum… fit la rose en détournant la tête, ainsi, elle put voir que sa mère était à la fenêtre. Je dois rentrer, souffla-t-elle ensuite en regardant à nouveau le jeune homme.
— Ok, au tel' ce soir ?
— On n'a que ça ! lâcha Sakura dans un petit sourire.
— Effectivement. Mais bientôt, on pourra se parler sur Skype.
— Tu crois qu'on aura encore quelque chose à se dire au soir alors qu'on s'est vu dans la journée ?
— On aura toujours pleins de choses à se dire ! répondit Sasuke, confiant de ce qu'il avançait.
— Ok, à demain !
— À demain.
Mais avant que Sakura ne se recule, Sasuke l'attira à lui. Elle se retrouva donc contre le jeune homme, surprise, elle ne fit aucun mouvement. Le brun, quant à lui, glissa sa bouche à son oreille.
— N'oublie pas, si j'arrive demain avant toi, tu me devras quelque chose et c'est devant la grille, pas ailleurs. Sinon ça ne compte pas.
— Tu ne perds jamais le nord dis donc, souffla Sakura en rougissant légèrement dû à leurs proximités.
— Tu me connais maintenant, non ? lâcha Sasuke en s'écartant de la demoiselle.
Pour toute réponse, Sakura lui offrit un petit sourire. Elle se mit sur la pointe des pieds et embrassa rapidement le brun sur la joue, le prenant de court. C'était à son tour de le surprendre.
— À demain !
Et elle s'en alla, pendant que lui se touchait la joue. Il se mit à sourire ensuite. Dire que c'était censé être lui qui aurait dû lui embrasser la joue ! Elle avait été plus rapide que lui. C'était à charge de revanche pensa-t-il.
Une fois la rose rentrée chez elle, toujours le sourire aux lèvres, Sasuke s'en alla pour rentrer chez lui, non sans penser à celle qui lui faisait battre le cœur comme un fou…
Sakura déposa ses affaires dans sa chambre et se changea pour se mettre à l'aise. Seulement après, elle descendit au salon pour parler à sa mère. Elle ne voulait pas rester en froid avec cette dernière. Elle ne pensait certes pas tout dévoiler de ce qui se passait avec Ino, mais la rose voulait essayer de s'expliquer avec sa mère.
Elle la trouva assise sur l'un des divans. Elle feuilletait un magasin sans regarder la télévision, bien qu'elle soit en marche. La rose inspira un bon coup et s'approcha à pas lents. Elle était quand même légèrement nerveuse, ne sachant pas trop comment sa mère allait réagir.
— Maman ? commença Sakura.
— Hum ? fit cette dernière en tourna une page du magazine.
— Est-ce que je peux te parler s'il te plaît ?
— Assieds-toi, fit Mebuki en regardant enfin sa fille tout en refermant le magazine.
Elle posa celui-ci sur la table du salon pendant que la jeune fille prenait place sur le fauteuil. Mebuki se tourna vers sa fille, elles étaient presque l'une à côté de l'autre, mais un écart les séparait.
— Je t'écoute, fit calmement Mebuki qui était ravie, même si elle ne le montrait pas, qu'enfin sa fille s'adresse à elle.
— Je… je sais que je suis en tort, je n'aurais jamais dû ne plus aller à mes cours de danse et encore moins ne pas t'en parler. Mais ces derniers temps, ça n'a pas été facile pour moi. La danse m'avait comme un peu dégoûtée.
— Tu m'aurais parlé directement, j'aurais pu comprendre. Si je t'ai punie, c'est parce que j'ignorais tout et que tu mentais en ne me disant pas que tu n'y allais plus.
— Je sais, souffla Sakura.
— Pourquoi la danse te dégoûtait ?
— Je… je me suis disputé avec Ino et ça m'avait un peu zappé le moral. C'est pour ça que je restais souvent dans ma chambre. Mais tout va bien maintenant. Je vais retourner à mes cours et je ferais même le spectacle qui est pour dans trois semaines !
— Bien, je suis contente que tu te sois calmée et que tu te reprennes en mains. Mais ce n'est pas pour ça que je vais lever la punition. Tu es toujours punie.
— Je sais.
— Mais je suis contente que tu sois venue me parler, continua Mebuki qui cette fois, offrit un sourire à sa fille.
Sakura se leva et s'approcha de sa mère. Elle se pencha et la serra dans ses bras, étant vraiment contente de s'être réconciliée avec cette dernière. Certes, elle n'avait pas tout dit à sa mère, mais elle pensait que ça ne valait pas la peine d'en parler. Si Mebuki pensait que désormais tout allait bien, c'était le principal.
Même si au final, ce n'était pas le cas…
Il était dix-neuf heures. Au lieu de rentrer directement chez lui, Sasori avait décidé de faire un détour pour aller vers un endroit bien précis. Il avait promis à Sakura qu'il allait intervenir auprès d'Ino, et c'était ce qu'il comptait faire. Tout ça, ça avait assez duré et il ne supportait pas de voir sa sœur au plus mal ou en larmes. Il était temps que quelqu'un intervienne pour que cela cesse.
Il se gara le long du trottoir, sortit de sa voiture et passa les grilles d'entrée de la grande villa où vivait la blonde. Il marcha le long du sentier et une fois devant la porte, il sonna. Il patienta un peu, jusqu'à ce qu'un domestique vint lui ouvrir.
— Oui, monsieur ?
— Bonjour, pourrais-je vois mademoiselle Yamanaka s'il vous plaît ?
— Bien sûr, venez, je vais vous faire patienter dans le petit salon le temps que j'aille la chercher.
Sans un mot de plus, Sasori se fit diriger vers le petit salon en question. Il était déjà venu dans cette maison et même si le personnel le reconnaissait, ils n'avaient pas le droit d'être familiers avec lui. C'était pour ça qu'aucun autre échange n'avait été fait et que sans aucun problème, le domestique avait été d'accord de le faire entrer sans lui poser de questions.
Tout n'était que luxe dans cette maison et le roux reconnaissait bien là la richesse de la famille Yamanaka. Cela faisait bien longtemps qu'il n'était plus venu, quelques mois facilement. Mais c'était le genre d'endroit qu'on ne pouvait oublier.
Il ne dut pas attendre bien longtemps. Ino arriva, vêtue de sa robe de chambre et lorsqu'il l'entendit soupirer, il cessa de regarder par la fenêtre pour planter ses yeux dans les siens.
Le silence était d'ores, il pouvait même voir les poings de la blonde se fermer pour se desserrer. Signe qu'elle n'était vraiment pas contente de le voir là, chez elle. Il savait aussi qu'elle devait certainement se douter pourquoi il venait la voir. Toutefois, c'est avec un sourire faux, qui se voulait chaleureux, qu'elle s'approcha de lui.
— Sasori ! Ça faisait longtemps dis donc ! fit-elle pour ensuite vouloir lui embrasser la joue.
— Ne joue pas les hypocrites avec moi, répliqua le roux en s'écartant pour éviter qu'elle ne le touche.
— Que… ! Qu'est-ce que ça veut dire ? continua la blonde, faisant semblant de rien.
— Tu sais pourquoi je suis là. Je veux que tu arrêtes tout, immédiatement !
— Sinon quoi ? répliqua Ino dans un petit sourire mal saint. Il était inutile qu'elle continue à jouer la comédie.
— Tu me montres enfin ton vrai visage… souffla le roux. Arrête tes manigances Ino, ou je peux te jurer que tu auras affaire à moi !
— C'est une menace ?
— Un avertissement. Laisse Sakura tranquille. Si jamais je devais revenir ici, crois-moi que je me ferais un plaisir de demander à voir tes parents.
— Tu peux, ils ne sont pas là.
— Je crois qu'il y a quelque chose dont tu n'as pas conscience. Même à dix-sept ans on peut aller en maison de redressement, et ce, jusqu'à vingt et un ans. Comptes-tu me tester pour voir de quoi je suis capable ?
— En maison de redressement ? Waouh ! Tu sors le grand jeu ! Pourquoi j'irais ? Parce que je me moque d'une petite cruche ?
— Non, mais pour harcèlement, attentat à la pudeur d'autrui, acharnement sur une personne que tu essaies de terroriser. Photos falsifiées pour atteinte à la vie privée. Je continue ?
— Elle n'a aucune preuve pour dire que c'est moi.
— Tu t'es déjà trahie Ino, moi je n'ai pas besoin de preuves. Pas mal de témoins pourraient me croire, il suffirait de les faire parler à la police pour bien montrer que Sakura et toi, vous vous êtes disputées, que depuis, elle s'isole et qui lui arrive pleins de mésaventures alors qu'avant, ce n'était pas le cas. Tu veux vraiment que ce soit ta parole contre la mienne ? Il ne serait même pas difficile de trouver les personnes que tu as payées pour qu'ils placardent les photos truquées sur les murs du lycée. Tiens, je pourrais aller voir la directrice pour ça, qu'en penses-tu ? Ça sera un renvoi de quelques jours, mais ça sera marqué dans ton dossier. Prendrais-tu le risque que je parle ?
— Oh ça va hein ! Je vais laisser ta petite chérie tranquille, répondit Ino sur un ton mauvais, mais qui avait quand même peur que Sasori mette sa menace à exécution.
— Tu as intérêt, je ne préviens qu'une fois Ino. Tu me connais, tu sais que si je me déplace, ce n'est pas pour rien. Tu ne supportes plus Sakura ? C'est ton droit, mais laisse-la tranquille. Sur ce, tâche à ce que je ne doive pas revenir.
Le roux laissa la jeune fille ensuite et quitta cette demeure. Il avait fait ce qu'il devait et il espérait vraiment que ça serve de leçon à Ino. Il ne savait pas si ce qu'il venait de lui dire allait la faire réfléchir. Il espérait toutefois qu'elle ait assez de jugeote pour ne pas le provoquer davantage.
Ino, elle, toujours postée dans le petit salon enrageait. Elle n'arrivait pas à croire que cette gourde de Sakura était allée se plaindre à son frère. Pourtant, elle ne devait pas être surprise, Sasori et la rose avaient toujours eu un lien très fort. Mais elle ne s'était vraiment pas attendue à ce que cet homme vienne la menacer chez elle !
Elle, arrêter ? Oh non, ça ne faisait que commencer et elle comptait bien faire payer à Sakura le fait qu'elle ait mêlé Sasori à tout ça…
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