Canon.
Une nouvelle matinée commence et je suis chez moi, assis sur l'une des chaises qui se trouve autour de la table de la cuisine et je suis face à Câlin. J'ai invité ce dernier à prendre le petit déjeuner chez moi et tandis que nous discutons, ses yeux se posent sur une photo qui repose sur le buffet de la pièce.
- Qui est cette personne ?
Comme il n'y a qu'une seule photo dans la cuisine, je sais immédiatement de qui le chat est en train de parler. Avec un sourire aux lèvres, je lui donne la réponse.
- C'est ma sœur.
- Vraiment ?
Aussitôt, le chat se met à rougir et à ce moment, c'est moi qui me pose des questions. Que dois-je comprendre suite à cette réaction ?
- Excuse-moi de te dire ça mais je suis quelqu'un de plutôt franc donc, je ne vais pas déroger à ce principe. Ta sœur est vraiment un pur canon.
- Merci pour elle et si tu veux, je pourrais lui dire dans ma prochaine lettre.
- Surtout pas !
- Pourquoi ?
- Je n'aime pas lorsque les filles savent qu'elles me plaisent. La plupart du temps, elles sont devenues super collantes et elles m'empêchaient de faire mon sport.
- Je vois mais je trouve ça dommage.
Je baisse mon visage pour fixer ma tasse de café et je m'empare de ma cuillère pour touiller le liquide chaud qui se trouve à l'intérieur. Ensuite, je fais part d'un certain raisonnement.
- C'est dommage car tu pourrais très bien faire du sport avec certaines d'entre elles.
- Si tu parles de sport collectif comme du volley, c'est mort.
- Je ne parle pas de ça mais d'un autre sport que certains amoureux se plaisent à pratiquer.
Le chat s'accorde plusieurs secondes pour réfléchir mais ne voit toujours pas de quoi je suis en train de parler. Soudain, le rouge qui se trouve sur ses joues se répand pour envahir l'intégralité de sa tête. Là, mon invité cache son visage sous ses pattes et n'ose plus se montrer.
- Je n'y crois pas, dit-il.
- Un souci Câlin ?
- Ben oui. Tu es en train de me parler de ce que je pense ?
- Cela dépend. Précise ta pensée et je te dirais si c'est ça.
- Tu es en train de discuter de sport qui se pratique généralement dans un lit.
- Tout à fait.
Câlin garde encore son visage caché tandis que j'attrape ma tasse et la lève jusqu'à la hauteur de mes lèvres. Alors que je suis en train d'avaler plusieurs gorgées, l'animal retire enfin ses pattes et sa tête a retrouvé des couleurs naturelles. A cet instant, je ressens un certain besoin et c'est pour cette raison que je pose ma tasse sur la table.
- Excuse-moi de t'avoir mis mal à l'aise avec cette conversation. Je pensais que tu étais plutôt décontracté sur ce sujet.
- Ce n'est pas grave mais si on pouvait éviter d'en reparler, cela m'arrangerait beaucoup.
