Chapitre 19: Interruptions
Depuis qu'il était revenu de Gringotts, au moment où tout le monde au Square Grimmaurd se rassemblait pour un déjeuner copieux préparé par Molly Weasley, Sirius sentit comme une légère tension dans l'atmosphère quand tous les regard convergèrent vers lui. Il soupira et s'installa à table en tentant d'oublier la petite voix moqueuse et vindicative qui ne cessait de lui parler des derniers événements selon son point de vue.
« Les remarques acerbes de Severus t'avaient manquées! L'excitation que tu ressens, c'est parce que vos joutes verbales te font te sentir vivant! En tout cas plus que les discours paternaliste de Dumbledore qui ont plutôt tendance à te briser les ... »
Encore un raisonnement pour le moins brinquebalant de sa petite voix intérieure. Il secoua la tête pour chasser cette présence pour le moins dérangeante quand il devait faire face aux regards curieux et acérés des membres de l'Ordre du Phoenix. Il n'y en avait pas un qui ne le dévisageait pas avec curiosité.
« Te voilà dans la fosse aux lions! J'espère que tu as préparé un mensonge bien ficelé pour te sortir de là sans trop y laisser de plume! »
Sirius se mordit la lèvre inférieure pour retenir un rire qui aurait pu être mal interprété vu les regards scrutateurs et intrigués que lui lançaient la plus part des convives. Sa petite voix semblait bien s'amuser de la situation! Mais lui, il devait prendre les devants et ne pas les laisser parler en premier ou il ne pourrait plus en placer une.
Juste avant qu'un brouhaha de voix ne lui demande une explication sur sa disparition, il fit un geste de la main, paume levée en avant, invitant les convives à garder leur calme pour qu'il puisse leur raconter pourquoi les gobelins l'avaient convoqué. Petit mensonge qu'il tenait tout prêt depuis que les banquiers lui avait appris sa condition de créature magique.
« Même si je suis en cavale et encore sous le coup d'une fausse accusation émanant du ministère, les gobelins estiment que je suis responsable de la gestion des affaires financières des Black. J'ai donc dû répondre à une de leur convocation pour régler quelques papiers avec leur administration. Rien de grave, juste quelques formalités.»
« Pas mal. » Marmonna sa voix intérieure. « Gentils comme ils sont tous, cette excuse va passer comme une lettre à la poste!...Ah quoi que... »
Les membres de l'Ordre avaient accepté son explication sans trop montrer de scepticisme. Sirius se sentait soulagé que Remus ne soit pas là. Lui aurait sans aucun doute su lire entre les lignes et son mensonge n'aurait jamais convaincu le loup-garou. Parmi les personnes présentent, seuls les jumeaux Weasley et Hermione semblèrent éprouver quelques doutes vis à vis de son explication.
Fred et Georges échangèrent un regard suspicieux qui le fit frissonner. Cependant ils ne firent aucune remarque se contentant de plonger sur leurs assiettes quand celles-ci furent pleine. Quand à la jeune fille, elle fronça les sourcils et ouvrit la bouche comme pour parler avant de soupirer et de regarder Ron assis en face d'elle qui engloutissait sa nourriture sans aucune manière ce qui fût une diversion suffisante pour que Hermione laisse tomber ses interrogations, pour gronder son camarade sur son manque de manière.
« Pour le moment tout du moins! » Le réconforta d'une voix sarcastique sa conscience.
Le repas s'était déroulé dans le calme habituel qui régnait quand un groupe assez conséquent d'adolescents se retrouvait autour d'une table. Encore une fois l'absence de Harry lui avait serré le cœur. Sirius était convaincu que son filleul aurait dû se trouver avec eux, avec ses amis. Il avait hâte que les trois Aurors reviennent avec Harry. Il voulait lui raconter son héritage magique et lui montrer les capacités dont il avait hérité. Il savait qu'il pourrait faire confiance à son filleul et que celui-ci garderais le secret s'il le lui demandait.
« Ce gosse devrait être avec nous! Il comprendra ce que nous sommes. Il nous acceptera. » Lui assura sa petite voix intérieure.
En quittant la table, il avait croisé Kreattur qui faisait semblant d'épousseter les meubles dans le hall et le couloir. Sirius s'était attendu à la flopée d'insulte habituelle que l'elfe de maison marmonnait toujours sur son passage de manière plus ou moins intelligible, mais toujours d'une voix colérique et cassante. L'elfe en le voyant s'avancer avait commencer à baragouiner mais tout aussi rapidement qu'il avait commencer, Kreattur s'arrêta en reniflant l'air tout autour de lui. La créature fronça les sourcils en le fixant droit dans le yeux tout en continuant de renifler, ce qui Sirius le reconnaissait était un comportement, pour le moins étrange même pour l'elfe de maison de sa mère.
« Qu'est ce qui lui prend? Il se rend pour un chien à renifler comme cela! » Rigola sarcastiquement la petite voix, visiblement satisfaite de sa comparaison humoristique.
« Quelque chose ne va pas ? » Grommela Sirius à l'elfe de maison, s'attendant au pire et maudissant l'humour de sa conscience, qui aimait bien trop souvent rire à ses dépends.
« Non, maître » Répondit Kreattur en baissant les yeux et, pour une fois, en lui parlant en utilisant un ton neutre ou ne perçait aucune haine. « Kreattur prend soin de la maison. Comme toujours. Il fait son travail avec la discrétion nécessaire. Le maître n'a rien a craindre de Kreattur »
« Ben si je m'attendais à ça! On dirait que l'elfe épave va enfin nous considérer avec le respect qu'il nous doit! Ce ne serait pas trop tôt!»
«Bien que je sois ravi de ton radical revirement, je me demande ce qui peu en être à l'origine, donc tu va me dire ce qui te passe par la tête! » Ordonna Sirius avec colère en entraînant l'elfe par le bras dans une pièce vide dont il referma la porte. Il ignorait ce que savait ou croyait avoir découvert Kreattur mais il devait pouvoir arriver à le faire parler sans mal, vu l'étonnante bonne disposition que semblait avoir l'elfe à son égard et ce malgré son attitude cavalière.
« Le maître a rencontrer des gens important à Gringotts. Leur odeur et le parfum de leur magie, se trouvent encore sur lui. Kreattur gardera le secret parce que Kreattur est fier de servir une famille qui œuvre pour le bien être de la magie. Le maître a su se faire de puissants et respectables alliés. Votre action redore le blason des Black!»
« Curieuse la bestiole. Elle a découvert tout cela rien qu'à notre odeur?Mais il nous prend pour un larbin et cela ne me plaît pas! Fais lui comprendre que nous sommes le chef de famille et que les deux autres nous doivent obéissance! »
« Bien. » Répondit Sirius, abasourdi de ce que l'elfe lui révélait. Par contre, il doutait qu'un jour il puisse considérer les Malefoy comme des alliés, mais sa voix intérieur n'avait pas tord, il était le chef de famille et cette hiérarchie devait être respecté. « Si tu gardes ce secret, c'est que ta loyauté envers la maison des Black reste inébranlable, et en temps que chef de famille je consens à effacer tes impertinences et tes manquements tant que tu gardera ses dispositions à l'égard des secrets de la famille. »
C'était le plus grand compliment que pouvait faire Sirius à la créature sans lui mentir ou se montrer hypocrite. Et Kreattur le savait et plissant ses yeux globuleux, il salua d'une inclinaison de tête son maître et repartit à sa tache, laissant Sirius étrangement surpris par cet étrange avancé dans sa relation avec l'elfe.
Il gagna le salon de l'étage pour se poser dans un des fauteuils pour réfléchir à ce qui s'était passé à la banque. Il ne regrettait pas d'avoir activé l'héritage des Malefoy Narcissa avaient des idées quelques peu réactionnaires sur certains points mais jamais elle n'avait pris position pour le Seigneur noir. Il connaissait suffisamment sa cousine pour savoir que son fils était tout ce qui importait à ses yeux, et qu'elle ne laisserait pas les choix de son époux dicter l'avenir de Drago
« C'est vrai qu'elle aime son rejeton et je ne pense pas qu'elle l'encourage à prendre part à la guerre. Cela aurait pu être marrant de voir les réactions des autres enfants si on les avait ramené. Je pense qu'on aurait pu bien s'amuser!» soupira la voix d'un ton légèrement et sûrement faussement désappointé.
Pour sa part, Sirius était aussi convaincu que confier l'adolescent à Severus avait été une bonne décision. Après tout il était le parrain du gosse et il avait beau ne pas apprécier le professeur de potion, il savait qu'il était dans leur camp et que malgré son air revêche, l'homme avait à cœur de protéger les enfants dont il avait la charge à Poudlard.
Sirius savait que Severus avait plusieurs fois protéger Harry depuis que celui-ci était à l'école. Même si le côté austère de l'homme avait de quoi rebuter, il était inflexible sur ses principes et une fois qu'il avait déterminé une ligne de conduite, il n'en changeait guère. Mais ce n'était pas forcement un inconvénient quand on avait affaire à un adolescent légèrement fonceur et tête brûler comme Harry.
« Oui très beau discours, mais tu es tout de même un peu jaloux que l'on ne t'ai pas accordé cette opportunité! » Lui susurra sa conscience doucement. Dans un soupir il reconnut qu'effectivement il était jaloux de Severus.
Il regarda l'heure à la grosse pendule murale qui se tenait devant lui et fut déçu de constater qu'il restait plusieurs heures avant que Harry n'arrive en compagnie de sa cousine et de ses deux collègues. Penser à Tonks lui rappela que par sa mère, elle aussi était une Black . Il devrait put être activer l'héritage chez la jeune Auror Vu l'époque sombre qui s'annonçait devant eux, il ne pouvait pas négliger de développer toutes options de défense ou d'attaque qui se trouvaient à leur disposition. C'était un peu comme si avoir éveiller l'héritage des Malefoy avait réveiller une sorte d'instinct le poussant à vouloir agrandir sa famille. Cela le surprenait d'éprouver ce genre de sentiments. Jamais il n'aurait imaginé avoir l'âme d'un patriarche, mais plus il en prenait conscience plus l'idée lui plaisait.
Bien entendu il n'avait aucunement l'intention de forcer la décision de sa cousine mais elle pourrait trouver avantageux certaines de leurs capacités si elle se retrouvait en première ligne. Il ne doutait pas que tout comme lui, Narcissa et Drago, la jeune femme portait le gène Morph qui les rendaient si spécial. Rien qu'à voir son don de métamorphomage, il savait qu'elle serait capable d'utiliser au mieux les dons des Changeurs.
« La petite Dora fera une excellente Changeur! Elle a de bonne disposition. Je l'aime bien. Elle est drôle et elle a la tête sur les épaules.»
Fort de sa décision, il se leva et prit un livre dans la bibliothèque pour se réinstaller confortablement en attendant l'arrivée de Harry. A l'étage au dessus de lui, il pouvait entendre par moment les bruits de pas précipités des adolescents. Molly avait engagé les jeunes à ranger un minimum leur chambre pour que Harry puisse avoir un endroit ou poser ses affaires sans risquer de devoir se tracer un chemin dans le capharnaüm des garçons Weasley.
Par moment, lui parvenait des rires étouffés et des bruits de conversations joyeuses qui le faisait sourire devant l'insouciance des jeunes gens.
Plusieurs heures s'écoulèrent dans un calme relatif quand la voix de Molly, douce et néanmoins assourdissante, les invita à venir prendre une collation dans la cuisine. Il y eut un bruit de cavalcade dans l'escalier qui fit sourire Sirius avant de le faire soupirer. Harry aurait dû se trouver parmi eux. Il s'apprêtait à poser son livre pour les rejoindre quand Kreattur entra, portant un plateau chargé de thé et de délicieux gâteaux.
« Le maître veut sûrement pouvoir profiter de son thé en toute tranquillité. » Demanda d'un ton neutre l'elfe.
« Serviable la bestiole quand elle le veut! » Marmonna sa petite voix qui pendant sa lecture semblait avoir sommeiller tranquillement.
Sirius le regarda interloqué par l'attitude amicale que semblait vouloir adopter l'elfe de maison depuis son retour de Gringotts. L'idée de partager la collation avec les adolescents ne le dérangeait pas mais il ne voulait pas non plus prendre le risque de vexer Kreattur qui faisait visiblement un effort pour lui être agréable. Il ignorait à quoi était dû ce changement d'attitude mais il voulait l'encourager car s'il retrouvait la confiance de l'elfe, l'animagus savait que la maison deviendrait un endroit encore plus sécurisé. Il était bien connu dans toute les vielles familles que la loyauté des elfes renforçaient les protections magiques d'un foyer.
«Encore un truc dont les sorciers ne se souviennent qu'en cas de nécessité! » Se moqua avec ironie sa voix intérieure
Il hocha donc la tête remerciant l'elfe pour sa prévenance, mais aussi pour acquiescer à propos des paroles de sa conscience. Kreattur repartit après une légère courbette et un léger sourire ravi.
Sirius ne chercha pas d'explication à ce changement radical de comportement. Savoir pourquoi l'elfe avait revue son attitude n'était pas plus important que de le laisser agir à sa guise pour obtenir sa loyauté. Il reprit donc sa lecture, tentant vainement de se concentrer dessus et non sur l'arrivée prochaine de son filleul .
Il s'écoula encore un moment avant qu'un bruit à la fenêtre n'attire son attention. Ayant déjà entendu ce son le matin même, il se précipita pour faire entrer la chouette d'ombre nuit qui tapotait du bec avec insistance aux carreaux.
« Ah? Deux fois dans la même journée! Je ne savais pas que notre côte de popularité avait autant grimpé... »
Bien qu'elle ressembla beaucoup à celle qu'il avait vu le matin même, il sut d'instinct que la chouette qui venait de se présenter à lui était une autre mais qu'elle venait elle aussi de Gringotts. Tout comme la première elle portait une missive qu'elle ne l'autorisa à prendre qu'après les vérifications d'usage auxquelles il se livra sans hésiter. Sans attendre de réponse de sa part ,elle repartit par la fenêtre, le laissant seul avec sa lettre qui portait le sceau de la banque, ainsi que celui du hiérarche extérieure.
« En plus c'est pas une lettre de n'importe qui! Le hiérarche extérieur, l'équivalent du ministre des affaire extérieur. Ben dit donc, tu es sûr que nous sommes toujours un criminel en cavale et pas le prochain ministre? »
Nerveusement, et en essayant de ne pas prêter attention aux remarques sarcastiques de sa voix intérieure, il décacheta rapidement l'enveloppe, se demandant ce que pouvait bien lui vouloir le hiérarche. Ce qu'il lu, lui fit écarquiller les yeux et passer une main nerveuse dans ses cheveux.
« Cher Seigneur Black, Gheseth ad Morph reconnu par les règles primordiales de la magie. De par la présente lettre nous remplissons nos obligations envers votre sang en vous informant que vous êtes prié de vous présenter à un concile des races magiques qui se tiendra à Gringotts d'ici quelques jours. L'ordre du jour concernera votre engagement en vers les juges de la bénédiction magique. Un représentant du clan chimère se joindra à nous pour valider vos espérances vis à vis de l'avenir de la magie sur notre plan d'existence. Nous comptons sur votre discrétion pour que cette information reste confidentielle. Il vous ait aussi vivement recommander de vous présenter ou de vous faire remplacer par quelqu'un de confiance à ce concile qui scellera définitivement l'avenir du monde magique. Vous serez avertis par courrier spéciale du jour et de l'heure de la réunion. En attendant, Seigneur, recevez l'assurance que nous servons vos intérêts. Cordialement Scalbeck Hiérarche extérieur. »
« Qu'est ce que cela veut dire? » Marmonna-t-il pour lui même après avoir lu deux fois la missive. Il fronça les sourcils passant une main sur son front visiblement contrarié.
« Un concile des races magiques? Je ne savais même pas que c'était possible! » Marmonna sa petite voix intérieure avec un brin d'hystérie qui le mit mal à l'aise. « Et c'est quoi ou qui les juges de la bénédiction magique? Est ce que cela à quelque chose à voir avec le retour de vous savez qui? Les chimères sont des créatures de contes pour enfant! Cela n'existe pas, n'est ce pas?»
Sirius n'avait pas la moindre idée des réponses à ces questions et cela l'inquiétait un peu. Pourtant il avait l'impression que cette convocation était importante. Il se demandait ce que manigançaient les gobelins à Gringotts. Leurs manières de procéder avaient vraiment beaucoup changé et pas seulement dans la façon dont ils géraient leur affaires, ils avaient aussi apporté de grosse modifications sur leur attitude envers les sorciers et cela ne présageait rien de bon selon lui.
Il était près à parier que le ministère n'était pas au courant et qu'il n'était pas dans les intentions des banquiers de prévenir le ministre de ce concile.
Si le gouvernement de Fudge avait vent d'une réunion entre créatures magiques, Sirius était certain que le ministre entrerait dans une colère noire et qu'il mettrait tout en œuvre pour rappeler aux autres races magique la supériorité de sorciers. Donc il allait bien garder le secret sur cette réunion, même s'il aurait aimé pouvoir se confier à quelqu'un qui aurait pu lui fournir quelques explications.
Bill Weasley qui travaillait à Gringotts, pourrait le renseigner sur ce que préparaient les gobelins, mais chercher à obtenir des informations durant une réunion de l'Ordre attirerait sans aucun doute l'intention de Dumbledore. Chose que voulait éviter Sirius à tout prix. Dans la situation actuelle, il ne jugeait pas utile d'attirer la curiosité du directeur sur lui et son héritage magique.
« Il te serait certainement plus facile de chercher des informations sur les autres créatures magiques concerné par cette réunion! » Lui conseilla sa petite voix.
Soupirant, il retourna s'asseoir sur son fauteuil. Sa conscience avait raison. Il n'était pas difficile de deviner quelles autres races magiques allaient se retrouver convoquer. Toutes celles ayant des affaires en cours avec la banque, allaient recevoir la même lettre que lui. Vraiment toutes? Vampires? Loups Garou? Elfes (même si leur existence n'était qu'une rumeur) ? Et toutes celles qu'il ne connaissait pas ou qu'il croyait n'exister uniquement dans des vieilles légendes? Comme les chimères ou les marcheurs d'ombre?
A cette pensée, il frissonna se souvenant des contes qui avait bercer son enfance dans lesquels les enfants qui n'obéissaient pas, étaient punit et enlever à leur famille par ces créatures dont on disaient qu'elles naissaient des ombres et se nourrissaient de l'espoir des vivants. Il déglutis difficilement. Perdu dans ses pensées ce fût à peine s'il entendit la porte s'ouvrir sur les jumeaux Weasley.
« Ah c'est ici que vous vous cachiez! » Commença Fred en souriant avant d'être interrompu par son jumeau qui s'avança vers l'animagus en affichant la même expression joyeuse et curieuse que son frère.
« Maman se demandait si vous n'aviez pas de nouveau disparut sans laisser de trace! Nous lui avons cependant assuré qu'avec l'arrivée imminente de Harry... »
« Vous ne pouviez pas être partit bien loin! » Termina Fred avec un clin d'œil à l'intention de son jumeau. « On ne vous dérange pas au moins? »
« Ces deux là préparent quelque chose! » L'avertit sa petite voix sur la défensive.
En regardant l'éclat de malice qui brillait dans les yeux des jumeaux, Sirius n'avait aucune difficulté à lui donner raison. Il soupira pliant sa lettre pour la ranger dans une poche de son pantalon.
«Pas vraiment. Que puis-je faire pour vous? » demanda Sirius en croisant les bras sur sa poitrine. Bien entendu son geste n'était pas complètement passée inaperçu. Il avait remarqué l'échange de coup d'œil entre les deux garçons et la curiosité qui brûlait au fond de leur regard. Il devrait veiller a ranger avec précaution cette lettre s'il ne voulait pas que ces deux curieux ne se mêle de ce qui ne les regardaient pas
« Rien de bien grave! On aimerait assister à la réunion de l'Ordre ce soir » lui répondit Georges en haussant les épaules dans un geste désinvolte. Ni l'un ni l'autre ne semblait ennuyé par le ton directe et ferme qu'avait utiliser le parrain de Harry. Sirius aurait même pensé qu'ils en étaient satisfait, voir agréablement surpris.« Nous avons bien tenté de convaincre notre mère de l'utilité de notre présence... »
« Rien que cela! Ils veulent notre mort! Molly va nous échapper si on suggère de mêler sa progéniture à la guerre, même si ce n'est que pour assister à une réunion! On ne s'est pas évadé d'Azkaban pour se faire fracasser le crâne par un rouleau à pâtisserie!»
Sirius partageait l'avis de sa conscience. Les jumeaux pouvaient toujours essayer de le convaincre mais il n'était pas suicidaire!
« Mais elle refuse de nous voir autrement que comme ses petits garçons! Sauf que nous sommes assez grand pour prendre nos décisions et savoir qu'il se prépare des jours sombres! Nous ne voulons pas être tenu à l'écart des événements!» Continua Fred. « De plus il y a quelques petites choses qui nous tracassent. »
« Des petites choses qui les tracassent ? » Répéta sa petite voix très intriguée par la détermination des jumeaux.
« Je peux comprendre votre envie mais je ne crois pas qu'il soit en mon pouvoir de m'opposer à votre mère... » Répondit Sirius curieux d'apprendre lui aussi ce que les deux garçons avaient bien pu découvrir et qui leur paraissait suspect.
« Nous avons peut être des arguments qui pourraient avoir plus de poids sur vous que sur elle! » assura Georges en croisant ses mains à l'arrière de sa tête tout en marchant de long en large dans la pièce alors que Fred s'asseyait dans un fauteuil libre.
« Ah et lesquels? » S'étonna l'animagus avec une moue moqueuse.
« Harry. » répliquèrent en cœur les deux Weasley en le fixant droit dans les yeux.
Sirius fronça les sourcils. Il ne s'attendait pas à cela. En même temps, il pouvait comprendre pourquoi les jumeaux semblaient si confiant. Si effectivement les informations à leur disposition concernaient son filleul, il ferait tout pour les obtenir, même affronter Molly au risque d'y laisser quelques plumes.
« Quoi Harry? » Demanda-t-il. Que pouvaient-ils bien savoir à propos de Harry qu'il ignorait. Il y avait tellement de chose qu'il ne savait pas à propos de son filleul, tellement d'éléments qu'il ignoraient et qu'il avait peur de découvrir, car Sirius se connaissait suffisamment pour reconnaître que si ce qu'il découvrait sur la vie de Harry ne lui plaisait pas, il était capable de perdre tout contrôle.
« On est pas complètement idiot. »Reprit Georges après un soupir exaspéré. «Nous ne trouvons pas que la manière dont le professeur Dumbledore s'occupe de Harry soit correcte. Il ne l'écoute jamais! N'importe qui ayant deux noises de jugeote aurait compris que Harry semblait attirer les ennuies comme la lumière attire les papillons! Surtout quand il y a un lien avec vous savez qui... Ce qui, quand on en prend conscience, est assez perturbant.»
Sirius devait bien reconnaître qu'il y avait quelque chose de vrai dans ce que venait de dire Georges. Cela aurait pu être une simple coïncidence, un pur hasard mais il y avait trop d'éléments pour que cela ne cache pas une explication plus logique. Aucun adulte n'avait vraiment prêter main forte au trois Gryffondor en première année! Pas plus qu'en deuxième d'ailleurs. Harry s'était retrouvé seul pour affronter le basilic. Quand à la troisième année, on ne pouvait pas dire que passer devant un tribunal encourageait à la confiance! Et c'était encore seul que Harry avait dû affronter les Détraqueurs. Sans parler des événements de l'année précédente! Pourquoi avait on laissé un adolescent de son âge participer à ce foutu tournois? Est ce que les jumeaux étaient en train de sous entendre que Dumbledore avait laisser certains événements se produire sciemment? Non...
« Cela mérite d'y réfléchir mais je ne crois pas qu'ils aient trouvé ça tout seul! On a dû leur souffler cette idée et je me demande bien qui... » Intervint sa conscience.
« Vous l'ignorez peut être mais nous sommes allé récupéré Harry chez ses Moldus, il y a quelques temps. » commença Fred en posant sa tête sur sa paume droite tout en appuyant son bras sur l'accoudoir de son fauteuil.
« Bien qu'on ne sache pas grand chose sur la manière adéquate des Moldus pour élever leur gosse, il nous semble peu probable que des barreaux à une fenêtre et des meubles de secondes catégorie soient dans la norme. »continua Georges en soupirant. « On a bien essayer de faire parler Harry mais il n'a jamais rien admis, comme s'il refusait de se confier à nous, comme s'il refusait de nous faire confiance. C'était rageant! »
Sirius les écoutait avec attention .Il pouvait sentir dans le ton de leur voix, leur impuissance et leur regret de n'avoir pu obtenir vraiment la confiance de Harry, et cela lui retournait les entrailles, car leur sentiment d'inutilité le renvoyait à sa propre impuissance. Il avait ses propres doutes concernant la manière dont était traité son filleul dans sa famille, et à entendre les deux adolescents, il était loin du compte. Il buvait leurs paroles à la recherche d'indices et de preuves qu'il pourrait sortir à Dumbledore pour l'obliger à laisser Harry sous sa garde, malheureusement les deux adolescents n'avaient pas beaucoup de preuves formelles, rien de concret qui lui permettrait vraiment de convaincre Dumbledore.
« Et puis il y a les vestiaires de Quidditch. » reprit Fred en fermant les yeux comme pour rappeler avec plus de faciliter une image, un souvenir de ce qu'il avait vu. « Harry se débrouillait toujours pour être le dernier à passer sous la douche. Par pur curiosité une fois on est resté un peu... Ce n'est pas croyable le nombre de cicatrices qui se trouve sur l'ensemble de son corps! Là aussi, il n'a pas voulu nous en parler...Jamais, c'est pourtant pas faute d'avoir essayer, mais il ne voulait rien dire.»
Sirius pâlit. La situation de son filleul était encore pire que dans ses pires scénarios. Il se leva et commença à faire les cents pas sans cesser d'écouter Georges qui avait pris le relais de son frère.
« A quoi pensait le vieux? Même sur de simple doute, il aurait dû retirer Harry de là-bas ! Je vais avoir besoin d'un remontant! »S'énerva la voix qui le hantait avec colère.
« Par contre, on l'a poussé à bout, cherchant à l'obliger à se confier, à nous révéler qui lui avait fait autant de mal. Et il nous a dit que si le directeur de l'école, qui était au courant, ne faisait rien, alors il ne voyait pas comment nous, nous pourrions changer quelque chose! Après cela, il n'a plus rien dit. On a bien essayé d'en parler à nos parents, mais ils ont une confiance aveugle dans le jugement du professeur Dumbledore! Alors on s'est arrangé pour le protéger à notre manière en évitant que les autres membres de l'équipe ne remarquent quelque chose et ne lui pose des questions embarrassantes. »
Sirius perçut encore dans leur voix leur regret de n'avoir pas pu faire plus pour son filleul. Ils avait fait leur maximum, mais cela ne leur semblait pas avoir été suffisant.
« Vous, vous paraissez un peu moins obtus. Elle nous a dit que Harry était en danger cet été, et que le chien fidèle devait être avertit!» reprit Georges
Suivant les conseils de sa conscience, il saisit sa tasse de thé, mais changea le contenu en whisky pur feu sous le regard ébahis des deux Weasley qui continuait de lui parler.
« Sachant que votre animagus est celui d'un chien, nous avons pensé à vous. »
« Qui ça elle? » demanda t-il d'une voix ou perçait de la colère. Peut être Georges avait-il laissé échappé cette information consciemment, mais vu le regard que les jumeaux échangèrent, il pensa plus à une erreur dû à l'impétuosité de leur caractère Gryffondorien.
« Personne que vous connaissez. Juste une camarade de Poudlard qui peut voir l'invisible. » Répondit énigmatiquement Georges.
« Rien que cela! Ils sont plein de surprise les élèves de cette génération! Qui peut voir l'invisible, encore une légende qui prend vie, même si cela reste juste une supposition pour le moment. Essaye de leur tirer les vers du nez! »
Sirius s'apprêtait à demander plus d'explication quand à nouveau la porte s'ouvrit sur Kreattur, qui fit une courbette devant Severus, visiblement mal à l'aise devant la politesse dégoulinante qui semblait avoir contaminer l'elfe de maison depuis le milieu de la journée. Kreattur donnait l'impression de vouloir embrasser le sol que foulait le sévère maître de potion.
« Maître, vous avez un visiteur, le professeur Rogue fait honneur à la maison Black en demandant une audience auprès de vous. » Annonça Kreattur en multipliant les inclinaisons devant lui et son invité.
Les jumeaux se retenaient difficilement de rire devant cet étrange revirement d'attitude chez l'elfe de maison qui leur semblait des plus comique. Surtout vu le regard peu amène que lui accordait le maître de potion. Si le regard anthracite de Rogue avait pu tuer, l'elfe serait certainement réduit à l'état de tas de cendre.
« Merci Kreattur. Severus, je ne m'attendais pas à te voir arriver ci-tôt. La réunion n'est prévu que pour vingt heure... » Lança Sirius avec un coup d'œil rapide à l'horloge, qui indiquait 19 heure passé, alors que la petite créature s'inclinait de nouveau en refermant la porte.
« Je voulais te parler en privé avant que la réunion ne commence. » Annonça froidement Severus en fixant les jumeaux qui haussèrent les épaules dans un bel ensemble, mais qui ne firent pas un geste pour bouger.
« Bonsoir professeur, comment se passent vos vacances? » Questionna Georges en souriant et en s'asseyant sur une chaise non loin de son frère.
« Assez bien dans l'ensemble, Monsieur Weasley. Et puisque vous ne semblez pas décidé à nous laisser entre adulte, Black y a t-il dans cette bicoque un endroit où nous pourrions tenter d'avoir une conversation civilisée sans oreilles indiscrètes. »
« Bien entendu, suis moi! » Répondit Sirius en ouvrant la porte et en l'invitant à le suivre.
Ils n'avaient pas fait plus de trois pas dans le couloir qu'une voix provenant de l'escalier attira leur attention.
« Je ne m'attendais pas à te revoir de ci-tôt, Severus! » S'exclama plutôt froidement Dumbledore en venant les rejoindre sur le pallier. Le regard bleu du directeur était tout aussi polaire que le ton de sa voix, et Sirius trouva que le silence qui s'installa était chargé et désagréable. « Molly vient de m'avertir que tu venais d'arriver, et je suis plutôt surpris de te voir en compagnie de Sirius. »
Severus, quant à lui, eu un petit sourire narquois qui aurait presque pu passer inaperçu si l'animagus n'avait pas eut des années pour apprendre à déchiffrer les mimiques faciales du professeur de potion. Cependant, cette expression sur le visage de Rogue était loin de le rassurer. A chaque fois qu'il avait vu l'autre homme avec un tel sourire, quelque chose était allé de travers.
« Je dois m'entretenir avec Black de certaines affaires privé... »
Sirius pâlit réprimant un léger tremblement en serrant ses poings. Quand le professeur avait indiqué le motif de sa venue, l'animagus avait bien fait le lien avec l'activation de l'héritage magique des Malefoy. Severus avait dû en discuter avec Narcissa et était venu le trouver dans l'optique d'obtenir plus de renseignements. Sauf que là, cela tombait mal. Très mal. Il ne fallait pas que Severus parle de ce qu'ils avaient fait à Gringotts le matin même, ou son secret serait éventer et il devrait avoir une longue discussion avec Albus, ce dont il ne se sentait pas capable à présent. Il priait Merlin et tous les mages pour que Severus tienne sa langue.
« Je ne vous laisserais pas agir à votre guise avec la vie des autres, Severus. » Répondit le vieux directeur d'un ton tranchant.
Mal à l'aise, Sirius fit quelques pas et ouvrit une porte, invitant les deux hommes à le suivre. Si ces deux là avaient décidé de se prendre de bec, autant qu'il y ait un minimum d'oreille pour les écouter. Il fallait les éloigner du salon où se trouvait les jumeaux et ne pas rester plus longtemps dans le couloir où n'importe qui pourrait les entendre.
« Ben c'est vraiment une journée à marquer d'une pierre blanche! Pour quelle raison le directeur semble autant en colère contre le touilleur de chaudron? »
Sirius n'en avait pas la moindre idée, mais il croisait les doigts pour que cela n'ait aucun rapport avec Harry ou vous savez qui! Ces deux-là, jusqu'à présent, lui avaient donné l'impression de bien s'entendre. Il avait même été assez étonnée de la manière dont Severus semblait accepter les ordres du vieux directeur.
Sans se faire prier, mais sans pour autant se lâcher du regard, les deux hommes entrèrent à leur tour dans la pièce qui aurait pu être une chambre mais qui servait de débarra, et dans laquelle s'entassaient quelques meubles inutilisés, mais encore en bonne état, dont un canapé et des fauteuils sur lesquels Sirius les invita à prendre place.
« Vous n'êtes pas dans une position confortable, mon cher Severus. » Reprit Dumbledore avec un léger sourire et un ton mielleux qui transpirait la condescendance. C'était exactement le ton avec lequel Sirius redoutait que Dumbledore lui parla un jour. Un ton qui ne laissait aucun doute sur les intentions de celui qu'il l'utilisait.
« Vraiment? Je ne crois pas que votre position soit à envier. Je vous avais proposer de prendre contact Augusta pour obtenir des informations sur le clan, je sais que vous ne l'avez pas fait, et je dois vous avertir que cela aura certainement des conséquences fâcheuses pour vous... » Répondit Severus sur un ton égal, ce qui laissa Sirius bouche bée, et, même s'il ne l'admettrais jamais, assez admiratif de la maîtrise de lui même que possédait son ennemi d'enfance .
« Des menaces? Severus, il suffit que je dise à Sirius que vous refusez d'espionner le Seigneur des Ténèbres pour le compte de l'Ordre, pour qu'avec le retour de Voldemort, il soupçonne que vous avez de nouveau retourné votre veste... » Susurra Albus avec un sourire paternaliste qui donna des frissons aux deux autres hommes.
Instinctivement, Sirius saisit sa baguette, assurant fermement sa prise dessus et attendant de voir la réaction du professeur de potion. Les révélations se bousculaient dans sa tête, et l'attitude hostiles des deux intervenant devant lui ne l'aidait pas à faire la part des choses. La voix de sa conscience s'était tu et semblait accorder toute son attention sur la conversation, comme à la recherche d'indice qui pourrait lui échapper.
« Black sera certainement prêt à m'accorder une trêve si je lui révèle le statut magique de mes maîtres, et si je lui avoue qu'il pourra compter sur au moins une personne de confiance pour confirmer ma version des faits! Remus se fera un plaisir de confirmer ma loyauté envers ceux qui compte vraiment. »
Ils se tournèrent dans un bel ensemble vers Sirius qui déglutis difficilement devant le feu qui brillait à l'intérieur des deux regards, bleu glacial pour Dumbledore, Noir comme la nuit pour Severus.
« Tu est dans un sacré pétrin ! Ils ne peuvent s'attendre à ce que tu choisisses entre eux deux, là maintenant... »
Avec ironie, Sirius constata que sa petite voix ne disait plus nous mais tu ,ce qui, en tout autre circonstances, aurait pu être drôle. Mais là, dans cette situation, cela s'apparentait une fuite, une trahison.
« Sois pas ridicule, tu sais très bien que je ne peux aller nulle part! Mais ou moins cela te permet de reprendre un peu ton sang froid! »
Il soupira et abaissa sa baguette, réfléchissant à son dilemme, quand après un temps de silence Severus fût le premier à intervenir.
«Il se trouve que je suis le servant d'un clan de Chimère, ce qui dérange particulièrement le directeur car cela ne rentrait pas dans ses plans... »
« Vous êtes venu répandre des calomnie sur mon compte dans le but d'enrôler des sorciers dans votre fameux clan. Mais nous avons un danger beaucoup plus grand et plus tangible! Au cas ou vous l'auriez oublié, Voldemort est de retour, et il a bien l'intention de reprendre les choses où il les avaient laisser... »
« Chimère comme dans la lettre de Gringotts ? » Marmonna sa petite voix.
A nouveau, alors que Sirius allait intervenir pour continuer à leur soutirer de nouvelles informations, il y eut des cris et des bruit de pas agité dans les escaliers. Comme les éclats de voix, entre stupéfaction, peur, colère et horreur, ne semblaient pas être prêt de s'arrêter, Sirius, inquiet sortit, rapidement suivit par Dumbledore et Severus.
Ils descendirent l'escalier pour se retrouver dans le hall d'entrer où tout le monde se tenait rassemblé. Tous affichaient une mine décomposée et fixait un groupe qui se tenait devant la porte d'entrée. La première chose que perçu Sirius des nouveaux arrivant, ce fût une odeur désagréable et cuivrée qui envahit ses narines jusqu'à lui donner la nausée.
Au bas des marches se trouvait les trois Aurors mais aucun des habitants du Square ne s'était attendu à une telle arrivée. Kingsley portait Tonks dans ses bras, apparemment évanouie. Maugrey se trouvait derrière eux, refermant la porte.
Des trois Aurors, seule la jeune sorcière semblait avoir été blessée. Gravement. Elle était étrangement pâle, et sur ses joues, on pouvait voir les sillons humides laissé par ses larmes. Sa chevelure naturellement brune avait pris une teinte d'un blanc pur ou s'égarait quelque mèches rouge vives. Comme le sang. Comme celui qui s'écoulait d'une plaie à la forme étrangement familière qui ornait son front non loin de son œil droit. Seul les mouvements lents de sa poitrine indiquait qu'elle respirait toujours.
Ces deux collègues plus âgés, quoi qu'exténués, n'avaient apparemment aucune blessures, visibles tout du moins. Cependant, Sirius se demandait ce qui avait bien pu mettre des Aurors entraînés dans un état pareil. Sa cousine était couverte de sang plus ou moins séché, et ses vêtements semblaient devenu bien trop large pour elle.
Sur les directives de Molly, la jeune femme fut conduite dans le salon où elle fut allongé sur un canapé. Épuisés, les deux Aurors encore conscients se laissèrent tomber sur des sièges et fermèrent leurs yeux un court instant. Il y eut un silence lourd, chargé de la question que personne n'avait encore osé poser à haute voix mais qui tournait comme en boucle dans la tête de chacun.
« Où était Harry? »
Enfin pas exactement tout le monde. Severus savait, et au regard que lui accorda Dumbledore, il su qu'il n'allait pas tarder à être accusé des événements qui avaient blessé les Aurors et causé la disparition de Harry.
A suivre...
