Petit Rappel pour mémoire:
Harry Potter = Dénal, « Ce qui est à la lumière »
Severus Rogue = Ialon, « Ce qui est dans l'ombre ». Il est aussi Awa, l'aîné du clan.
Neville Londubat = Alyd, « Ce qui est vivant »
Chapitre 20 : Joutes Verbales
où le début des hostilités
La débandade? Un capharnaüm sans précédent ? Une fourmilière dans laquelle on aurait donné un coup de pied ? Non mauvaise comparaison car même affolées, les fourmis restaient capables de réagir et de reprendre leur travail. Les sorciers membres de l'Ordre du Phoenix, eux, semblaient, pour la plupart, complètement dépassés par la situation.
Voilà l'impression que la situation à l'intérieur du quartier général de L'Ordre du Phoenix donnait à Severus. Une panique sans nom accompagnée d'un sentiment de désorganisation qui n'arrangeait en rien le désastre qui s'annonçait. Surtout pour lui, s'il n'y prenait pas garde. Le regard que lui accordait Dumbledore depuis l'entrée en scène des Aurors, dans un état plus que pitoyable et sans Harry, laissait clairement présager que le vieux directeur avait bien l'intention de se servir de lui comme d'un bouc émissaire pour excuser cet échec.
« Severus, je pense que vous nous devez une explication ! » Lança sévèrement le vieil homme en tendant un index accusateur dans sa direction, faisant tressaillir tous les sorciers présents qui se tournèrent vers le maître de potion.
Malheureusement pour le directeur, Severus n'avait aucune intention de lui laisser l'avantage. Oui, il savait où était Harry. Oui, il avait une petite idée de ce qui avait bien pu mettre Tonks et les deux autres Aurors dans cet état! Mais il n'était pas disposé à donner ses informations en suivant les règles établis par le vieux sorcier! Non, il allait imposer son point de vue et son rythme à la conversation pour attirer les sorciers là où il le voulait, et non là au le vieux directeur comptait mener ces troupes! En s'y prenant bien, Severus savait qu'il pouvait porter un sacré coup à la réputation du directeur, mais aussi continuer à agrandir le cercle d'influence de son clan. Occasion qu'il n'allait certainement pas laisser passer!
Alyd les avaient tenu informé, lui et Dénal, de ses actions, et même si la jeune chimère dorée n'avait jamais révélé à l'adulte ce qu'il avait appris de l'enfance de Harry chez les Moldus, Severus savait que la punition qu'il avait choisit était à la hauteur de leurs actes. Et vue la sentence, l'une des plus sévères, il préférait ne pas savoir de suite de quoi il retournait.
Pourquoi? Tout simplement parce qu'il voulait attendre que Harry soit prêt à en parler de lui même, signe qu'il commencerait à tourner la page et à guérir, mais son véritable motif était nettement moins noble. Il ne voulait pas savoir pour ne pas avoir à se précipiter chez eux pour les tuer. Pas qu'il ne voulait pas, non il en mourrait d'envie. Rien qu'à cette idée, il pouvait sentir sa magie crépiter dans l'air autour de lui. Pour les souffrances qu'ils avaient infligé à Harry, les Dursley méritaient la mort. Severus espérait juste qu'ils pourraient supporter leur nouvelle situation pour prolonger leur souffrance le plus longtemps possible. Très longtemps. Suffisamment longtemps pour qu'ils considère la mort comme un soulagement, une libération. Pour qu'ils l'attendent et l'espèrent, afin de mettre un terme à leur longue agonie.
Severus soupira. Ce n'était pas le moment de se concentrer là dessus. Surtout avec Harry dans son esprit qui ne perdait pas une miette de ses pensées et Dumbledore qui tentait sans grande discrétion de pénétrer son esprit tout en l'invectivant verbalement pour lui soutirer une réaction autre que son sourire moqueur. Pour le moment, malgré les assauts du directeur qui avait décidé de ne pas faire dans la finesse et laissait libre cours à toutes la puissance de son don de légilimencie, ses protections tenaient encore bon, soutenues par la puissance de Dénal.
« Promis Awa, je te raconterais tout quand je me sentirais prêt, mais pour le moment nous devons nous montrer plus rusé que le directeur, et cela va nous demander toute notre habileté. » Lui assura la voix mentale de Harry avec chaleur.
Severus se senti rassuré par la confiance que lui accordait le plus jeune et n'eut pas besoin de plus pour se concentrer sur ce qui se passait autour de lui. Ce fût donc avec son habituel ton sarcastique qu'il répondit à l'invective du directeur sans détourner son regard sombre de celui du vieil homme.
« Albus la situation doit vraiment vous perturber. Comment pourrais-je être au courant de ce qui se passe dans la vie de Potter! J'ai, au cas où vous l'auriez oublié, d'autres obligations. Les seuls qui, je pense, seront à même de vous révéler quoique ce soit sur les événements qui nous préoccupent, sont les Aurors qui y auront participé...Personnellement je n'ai rien à voir avec ce qui aurait pu leur causer de tels désagréments. »
Les regards dans la pièce allèrent de l'un à l'autre. Aucun des autres membres de l'Ordre ne semblait comprendre pourquoi Dumbledore semblait si fâché après le professeur de potion. Cependant le vieux sorcier détourna ses yeux bleu brillant toujours entre colère et inquiétude vers les deux hommes avachis sur leur chaise, et il les encouragea d'un mouvement de tête à leur faire un rapport détaillée de la situation.
« Laissez nous quelques instants pour remettre nos idées en ordre et nous vous raconterons » bougonna Maugrey d'une voix lasse mais sur un ton assez ferme pour se faire obéir en faisant taire tous les bavards qui retenaient avec difficulté leur questions.
« Pouvez-vous au moins nous dire si Harry va bien? » Demanda Sirius avec nervosité, serrant et desserrant ses poings sur un rythme rapide pour tenter de maîtriser son impatience.
Les deux Aurors échangèrent un regard et Maugrey répondit avec un petit sourire rassurant.
« Le gamin va bien. Il est en sécurité et en très bonne compagnie. »
« Alastor! » s'exclama Dumbledore visiblement surpris par la prise de position de son vieil ami. « Si ces personnes sont si charmantes, expliquez-nous votre état d'épuisement ? »
« Votre incompétence ? » Marmonna d'une façon à peine intelligible le sorcier à l'œil magique en haussant les épaules et en fixant le plafond.
Seul ceux qui se trouvaient proche des deux Aurors entendirent cette réflexion qui fit sursauter Sirius et Dumbledore qui fronça les sourcils. Le vieux directeur s'apprêtait à demander de plus amples explications sur ce propos qu'il estimait particulièrement déplacé, quand Severus décida, avec l'appuie de Dénal, de soulager les Aurors en attirant de nouveau l'hostilité du directeur sur sa personne.
« Si c'est vraiment ce qui vous inquiète, Monsieur le directeur, je peux effectivement vous assurer que Potter est en excellente santé, et qu'il n'a trouvé que des avantages à rejoindre le clan en tant que servant! »
« Vous n'avez pas osé! » Tempêta le vieux directeur. Sa voix grondait comme l'eau d'un torrent. « vous m'avez menti! »
« Pas vraiment. Seul votre intérêt pour Potter à poussé les chimères à s'intéresser à votre précieux survivant! »
Ce n'était pas la vérité mais ce n'était pas un mensonge non plus. Juste une façon de jouer avec les mots qui lui permettait d'avoir l'air sincère et crédible devant les membres de l'Ordre et de déstabiliser Dumbledore.
« Jamais Harry n'aurait accepter de vous suivre! » Cria à son tour Ron coupant l'herbe sous le pied au directeur qui cependant acquiesça devant la remarque pour le moins haineuse de l'adolescent..
« Personne ne vous demande votre avis, Weasley! Laisser les adultes prendre leur responsabilités sur l'enfance foireuse de votre camarade ! Je pense que ses messieurs vous le confirmerons, mais Potter aurait suivit n'importe qui si on lui avait promit qu'il n'aurait plus jamais à remettre les pieds chez ces abominations!»
Severus avait cherché un mot pour qualifié le plus poliment possible les Dursley. Il disposait de pas mal de vocabulaire mais avait dû se rendre à l'évidence qu'aucun que préconisait la bienséance, et la diplomatie ne pouvait convenir à ceux qui avait torturé Harry pendant de trop nombreuses années!
« Ce sont des propos de Mangemorts! » S'offusqua Dumbledore en pointant sa baguette sur Severus rapidement imité par certain membres de l'ordre. « Avec le retour du seigneur des Ténèbres, vos mauvais penchants se révèlent de nouveau à nous! »
Il nota rapidement suivant les indication que lui donnait Dénal que ni Sirius ni Bill Weasley ni les Aurors ne le menacèrent. Dénal lui fit part de l'hésitation encore visible dans le tremblement qui agitait la baguette d'Arthur Weasley et le regard paniqué qu'il échangea avec ses fils jumeaux qui se contentèrent d'un léger hochement de tête confirmant apparemment les craintes de leur père.
« C'est pourtant la vérité. » Intervint Kingsley d'une voix ferme. « Severus a parfaitement raison, et ''Abomination''est encore en dessous de ce que je pense de ce genre d'individu. »
Un lourd silence pesant descendit sur l'assemblée après cette déclaration qui sembla tous les atteindre profondément, ébranlant tout ce qu'ils croyaient savoir à propos de Harry. Les conséquences et les retombées de ses paroles prenaient petit à petit racine dans chacun des membres de l'Ordre au grand dam de Dumbledore qui dû admettre qu'il avait perdu cette manche. Il chercha une nouvelle approche qui pourrait lui permettre d'avoir le dessus.
Pour bien cerner la situation et la position de leur alliés potentiels, Dénal et lui se mirent rapidement à faire un tour d'horizon de l'état d'esprit des personnes présentes afin de savoir sur quel pied danser, alors que les autres personnes présentes dans la pièce se perdaient dans leur pensées, tentant d'y voir plus clair.
« Tous sont confus et anxieux. Aucun d'entre eux ne s'attendait à cela. Et encore, ils ne savent rien encore de vraiment bouleversant! » Lui expliqua Harry lui donnant le ton de l'atmosphère qui emplissait la pièce avant de se focaliser sur les individus un par un.
« J'avoue que moi-aussi, je ne m'attendais pas à cela. » Répondit Severus par la pensée. « La situation ressemble à un chaudron prêt à exploser. Pouvez-vous m'aider à connaître leur état d'esprit pour me faire une meilleure opinion de ce qui m'attend ? »
« Je ne comptais pas vous laisser dans la fosse aux lions tout seul » répondit Dénal sur un ton moqueur qui aurait fait lever les yeux au ciel au maître de potion s'il n'avait pas été trop occupé à rendre son regard au directeur de l'école de sorcellerie. « Tonks est dans les vapes pour le moment. Il lui faudra encore un peu de temps avant de reprendre connaissance. Molly s'inquiète à son sujet, mais elle est aussi terrorisée à l'idée qu'il ai put m'arriver quelque chose de grave. De plus, sa magie semble sensible à celle de Tonks, comme si elles se répondaient, où qu'elles trouvaient un écho l'une dans l'autre et vice versa.»
Tonks avait été installée dans un canapé et Molly s'affairait autour de la jeune femme, essayant de déterminer l'ampleur des blessures de la jeune Auror Elle avait examiné ces vêtements à la recherche de blessures mais pour le moment n'avait trouvé que de légères entailles qui semblaient avoir déjà été soignées magiquement, et qui, de par leur tailles, ne pouvaient expliquer la présence de tout le sang qui tâchait ses vêtements. Seule la plaie en forme d'éclair au dessus de sa tempe saignait encore. Molly n'avait pas de grande connaissance en sort de soin magique. Elle ne maîtrisait que les sortilèges de bases, toujours utile pour une mère d'une horde de garçon frondeur, et espérait que cela serait suffisant pour aider la jeune femme.
Elle fut aussi surprise que Dénal, quand elle réalisa que sa magie se liait à celle de l'Auror et que celle-ci se teintait d'une couleur particulière qu'elle n'associait qu'à celle des mères. C'était assez rare et très peu de femme acceptait de montrer cette part d'elle même dans leur magie. Molly savait que la jeune femme n'avait pas d'enfant, pas encore, alors forcément, ce qu'elle sentait provenait de ce qui s'était passé chez Harry et selon elle, vue le résultat sur Tonks, cela ne pouvait pas être anodin.
« On peut trouver cela étouffant, mais la magie est une mère qui protège ses enfants. Je pense que c'est ce que Molly et Tonks partagent en ce moment. Une force propre aux mères» Expliqua Severus doucement à l'enfant. Le ton était doux et respectueux. C'était la première fois que Dénal pu sentir de la déférence dans la voix de son professeur. La jeune chimère nota dans un coin de son esprit d'en discuter plus tard avec Ialon quand un vieux fou ne serait pas en train de tambouriner sur les barrières mentales de Severus avec la puissance d'un ouragan.
Quand elle eut finit d'inspecter le corps de la jeune Auror, Molly se redressa et les rassura sur l'état de santé de Tonks en leur affirmant qu'elle souffrait plus d'épuisement physique et magique que d'une quelconque blessure qui aurait pu porter atteinte à son pronostic vital. Elle resta cependant assise à côté de Tonks lui rafraîchissant régulièrement le front et s'assurant que la plaie sur son front s'arrête de saigner.
Le tension dans la pièce baissa de quelques degrés, mais ce n'était pas encore une ambiance sereine. Toutes les personnes rassemblées gardaient un silence inquiet en fixant le directeur, cherchant à obtenir son opinion sur la conduite à tenir. Severus eut une moue moqueuse. La plus part des sorciers présents étaient des adultes, et pas uns ne semblaient capable de décider de prendre la situation en main en présence de Dumbledore. Ils attendaient avec impatience, mais ils attendaient quand même que le vieux sorcier prenne les décisions. Pas un qui ne veuille prendre une initiative, un risque qui pourrait leur attirer les foudres du directeur.
« Maugrey et Shacklebolt sont épuisé car ils ont apporté leur soutien à Tonks en lui communiquant une bonne part de leur magie lors du rituel qu'Alyd leur a proposé . Ils sont encore sous le choc de ce qu'ils ont découvert, mais rien ne leur échappe. » continua d'expliquer Harry après un court silence pendant lequel il avait réfléchit aux paroles de Severus. L'idée que la magie possédait une forme d'instinct maternelle ne le choquait pas. Il n'y avait juste pas pensée mais maintenant cela prenait du sens. Il pensa que la magie devait bien être très déçu par ses enfants pour accepter de les soumettre au jugement du clan. Severus le laissa à ses pensées qu'il partageait et qui corroborait les siennes et certainement celle d'Alyd.
Depuis qu'ils s'étaient laissés tomber sur un fauteuil, aucun des deux Aurors n'avaient pratiquement bougé reprenant petit à petit leurs esprits sans cesser d'observer ce qui se passait autour d'eux. Comme quoi leur épuisement ne les empêchait pas de garder un comportement professionnel et vigilant.
« Ils mettront quelques heures avant de pouvoir retrouver un niveau d'énergie magique normal. » Intervint Alyd en utilisant le lien mental qui le liait à Dénal pour leur communiquer les derniers événements qui avait eut lieu à Privet Drive. « Mais grâce à eux, nous pourrons plus rapidement porter notre premier jugement contre Dumbledore. »
« Révéler tout, tout de suite vous croyez que cela sera judicieux? » Hésita Dénal d'une voix peu assuré qui contrastait avec celle qu'il employait quelques instants plus tôt. Harry savait depuis longtemps que le regard des autres pouvaient faire mal. Leur pitié, leur dégoût, leur peur pouvaient être tout aussi blessant que les insultes et les coups.
« Pas si tu ne veux pas... Pas si tu ne te sens pas prêt, Dénal.» Répondit Severus alors qu'il sentait la volonté de la plus jeune chimère fléchir dans son esprit comme écrasé par la peur.
« Tu n'a rien à craindre, petit frère. » Interrompit une nouvelle fois Alyd d'une voix chaude et rassurante. « Tonks, lors du rituel, à imposé ses propres conditions, et elles te protègent toutes. Elle en a accepté le prix, tout comme Maugrey et Shacklebolt et la magie a consentie à personnaliser le sort de sentence pour qu'il réponde aux désirs de la jeune Auror. J'avoue que je n'avais pas pensé à la moitié des protections qu'elle à imposé sur le moment, mais maintenant, je me rend compte de leur nécessité . Sans son, comment dire... Inflexible volonté à te protéger, il y aurait pu avoir des fuites, mais avec ce qu'elle a fait rien ne pourra être dit à propos de ton enfance sans son accord ou le tien. »
Severus soupira, heureux que quelqu'un est pensé à prendre toutes les précautions possible pour que la vérité reste en leur contrôle. Seul inconvénient: Neville semblait se lancer dans une explication détaillé des implications du rituel qu'ils avaient fait et se perdait lamentablement au milieu de ses arguments. Visiblement, la concision et l'esprit Gryffondor, cela n'allait pas de paire. Dénal rit doucement, se sortant de ses tristes réflexions en percevant sans difficulté cette pensée dans son esprit alors qu'Alyd se taisait légèrement vexé mais admettant que la situation ne se prêtait pas à un long discours théorique.
« Pour faire simple, disons que le rituel de sentence à été associé à un serment sorcier et à l'enchantement de gardien des secrets. Je vous laisse découvrir comment tout ceci à été tisser ensemble puisque mes explications sont de trop! » Répliqua Alyd sur un ton faussement exaspéré. « Bref aussi fatigués soient-ils, les deux Aurors garderont les intérêts de Harry à cœur, et les défendront coûte que coûte. »
Un bon point selon Severus mais qui démontrait aussi que les deux Aurors chevronnés se méfiaient d'eux. Rien d'étonnant selon lui, après ce qu'ils avaient vu chez les Moldus, mais leur méfiance nouvelle pour tous les autres membres de l'Ordre risquait de compliquer la situation dangereusement.
Surtout s'il laissait le légendaire caractère sceptique et méfiant de Fol'Oeil prendre la direction des opérations et que celui-ci se mettait à voir tous le monde comme une menace potentielle. Il avait eut un léger aperçu tout à l'heure, quand en marmonnant, Maugrey avait parlé de l'incompétence de Dumbledore. Ce genre de dérapage risquait de braquer le directeur et d'empêcher Severus de découvrir les informations qu'il était venu chercher.
« Pour le moment, ils sont toujours en phase d'observation. » Lui affirma Harry quand il eut reprit son sérieux. « Mais si cela peu te rassurer, Severus, sache que l'attitude visiblement hostile du directeur à ton égard est un assez bon point d'après l'esprit de Maugrey. »
Severus enregistra l'information et Dénal continua son tour d'horizon des esprits présents dans la pièce, qu'il connaissait et qui apparaissait dans sa toile de communication que lui avait appris à visualiser la grand mère de Neville. Bien entendu, dans le petit salon où Severus se tenait avec un grand nombre de membre de l'Ordre, il y avait des personnes que Harry ne connaissait pas et il ne s'attarda pas sur eux. Les suivants à être scannés, furent les enfants Weasley et Hermione, dont les sentiments de panique imminente commençaient à le submerger.
Les adolescents fixaient bouche bée la jeune femme et la cicatrice qui ornait désormais son front, alternant avec un regard chargé d'inquiétude en direction des autres adultes cherchant une explication. Les jumeaux bien qu'un peu pâle semblaient avoir retrouver assez de maîtrise d'eux même pour tenter de se faire tout petit dans un coin de la pièce, espérant pouvoir se faire oublier et obtenir des informations alors que Molly ayant fini d'ausculter Tonks et s'apercevant de la présence des enfants, estima que la suite de la conversation devait se faire sans eux.
« Ces deux là manigancent quelque chose! C'est assez déstabilisant de sentir qu'ils étaient vraiment inquiets et préoccupés à mon sujet. » annonça Harry surpris par la sincérité qu'il sentait briller dans le lien qui le liait aux jumeaux.
Harry n'avait pas oublier les longues discussions qu'il avait eut avec les jumeaux après les matchs de Quidditch. Il se rappelait parfaitement la manière brusque avec laquelle ils les avait repoussés. Luttant contre son ressentiment envers Dumbledore, tentant de le refouler mais ne pouvant empêcher l'amertume de transparaître dans chacun de ses mots. Il n'avait pas non plus oublié le discret soutien et l'aide qu'ils lui avaient apporté malgré son refus de leur révéler ce qui se trouvait à l'origine des cicatrices sur son corps. Il se souvenait sans difficulté que contrairement à d'autre, l'amitié que lui avaient offert les jumeaux n'avait jamais faillit et que s'il avait dû faire réellement confiance à quelqu'un au cours de sa scolarité, il se serait tournée vers Fred et Georges en priorité.
« Parce que pour les autres c'est différent? » S'étonna Severus en accordant un rapide regard noir en direction du reste des adolescents.
« Et bien...Ron , Ginny et Hermione sont inquiet mais, et même si je ne l'avais pas vraiment réaliser avant, ils agissent plus selon leur intérêts personnel. Pas pour me nuire, ni pour me blesser juste parce qu'ils veulent obtenir quelque chose que je... enfin que ma célébrité dans le monde sorcier peut leur apporter. »
« De quoi s'agit-il? » Questionna Severus inquiet et légèrement démuni face au ton résigné de la voix mentale de Dénal.
« De la reconnaissance. » finit par lâcher à contre cœur et sur un ton aigri la plus jeune des chimères. Cela fut suffisant pour que Severus comprenne que ''reconnaissance'' n'était pas assez fort pour définir l'ambition qui devrait dévorer le cœur de ses trois là. « On en reparle plus tard? »
Le ton suppliant fit de nouveau soupirer Severus. Encore un sujet de conversation qu'il devait repousser à plus tard, mais là non plus il n'avait pas vraiment le choix. Il acquiesça silencieusement envoyant une onde rassurante pour apaiser Dénal et se concentra sur ce qui se passait dans le salon. Molly a grand renfort de cris et de menaces sur sa progéniture avait réussit à les convaincre de sortir de la pièce pour regagner leur chambre. Arthur, Sirius et Bill étaient intervenus, promettant de les informer dès qu'eux même auraient appris le court des événements. Promesses qu'ils tiendraient tout en édulcorant les faits si comme ils le craignaient, ceux-ci s'avéraient trop éprouvant pour les jeunes gens, comme le laissait supposer l'attitude des Aurors et celle de Severus.
« Pour ces trois là leur sentiments sont un peu plus complexes! » Avertis Dénal alors que les adolescents sortaient de la pièce en rouspétant sous les encouragements fermes et définitifs de Molly qui referma la porte et quand elle se fût assurer qu'ils étaient bien dans l'escalier en train de monter dans les chambres, elle retourna s'asseoir près de Tonks.
« J'espère que Black n'a pas l'intention de me tuer avant de me laisser en placer une. » soupira Severus sur un ton moqueur
« Pour le moment, il te laisse le bénéfice du doute. Une part de lui pense que si tu es venu plus tôt, pour lui parler, c'est peut être parce que tu sais où je me trouve et que tu venais l'en avertir...Un peu comme un retour de faveur après qu'il t'ai confié Drago ce matin. Et une autre part de lui est prête à maudire et tuer le ou les responsables de l'état de Tonks et ce, surtout s'il apprend que quelque chose de similaire m'est arrivé. »
« C'est rassurant de savoir qu'il a encore un peu de contrôle sur lui même. » Ironisa mentalement Severus ce qui fit sourire Dénal. « Et pour les Weasley ? »
« Là c'est un peu étrange, Arthur est inquiet mais il culpabilise énormément. D'après ce que je peux voir dans son esprit Fred et Georges lui ont parlé et ont tenté de le convaincre que me laisser dans ''ma famille'' n'était pas une bonne idée. Il s'estime quelque peu responsable et se répète en boucle qu'il aurait dû croire ses fils... Au lieu de croire Le professeur Dumbledore. »
« Et bien en voilà un de plus qui va tomber de haut quand la vérité va éclater! Cela leur apprendra à suivre Dumbledore comme des moutons! » se réjouit Severus avec mépris.
« Quand à Bill, je ne le connais pas vraiment alors c'est un peu difficile d'entrer dans son esprit, de plus, il semble très bien protéger mais... » continua de raconter Harry sans prêter plus d'attention aux remarques de l'adulte qui jubilait de la situation inconfortable où se trouvait les autres sans la moindre once de remord. « Sa magie répond bien à la mienne et j'ai l'intuition qu'elle répondrait encore plus fortement à la tienne. »
«Intéressant. » conclu Severus. « Comme il travaille à la banque, je me demande ce que les gobelins, dans leur soucis du détail et de faire du ménage à cause du jugement, ont bien pu attendre de lui. On peut compter sur les gobelins pour agir avec zèle et célérité! Mais cela aussi devra attendre car je crois que notre cher Albus perd patience et que maintenant que les enfants sont sortis, il va passer à l'attaque directe. »
« Bien je pense que vous avez eu assez de temps pour vous remettre et nous expliquer ce qui c'est passé quand vous êtes allé chercher Harry dans sa famille. » Demanda Albus d'un ton inquiet et pressant à l'intention des deux Aurors qui échangèrent un regard avant que Maugrey ne face un discret signe de tête à son collègue qui se leva.
« Avant d'entrer dans le détail de ce qui s'est passé chez les Moldus, je vais vous demander ce que vous connaissez des « Juges de la bénédiction magique » ? » Annonça Kingsley en se passant une main sur le front pour en chasser la sueur.
Il y eut un brouhaha incompréhensible et des exclamations de surprises, mais personne ne fut capable de lui apporter une réponse clair et précise à sa question. Dans le meilleur des cas on lui parla de veilles légendes poussiéreuses, et dans le pire, l'incrédulité et l'ignorance des sorciers adultes devant lui le fit grimacer.
Cependant tout comme Fol'Oeil, il avait remarqué que certains n'avaient pas parlé mais que leur intérêt pour la conversation ne s'était pas atténué pour autant, et ce, malgré les récriminations des autres. Severus et Albus continuaient leur duel de regard avec, leur sembla-t-il, un léger avantage pour le Serpentard qui affichait toujours un sourire ironique. Bill Weasley avait sursauté et avait froncé les sourcils, visiblement intéressé par la tournure de la discussion. Tout comme Sirius qui avait croisé les bras sur sa poitrine et qui s'était mis à faire les cents pas dans la pièce, ce qui s'avérait difficile, vu le nombre de personne qui s'y entassait.
« Je vois qu'en dehors de stéréotype et de l'ignorance coutumière pour nos plus vieilles traditions et règles, les sorciers ont toujours autant de mal à accepter les faits et la vérité. Il vous faudra pourtant admettre que leur existence est belle et bien réelle et que Harry se trouve désormais sous leur protection et responsabilité. »
« Vous les avez laissé l'emmener? » demanda Albus en serrant visiblement les poings de rage.
« Monsieur le directeur, ce n'est pas comme si nous avions eut d'autre choix. » Reprit Shacklebolt sur un ton poli mais légèrement condescendant. « Harry ne se trouvait déjà plus sur place quand nous nous sommes présenté là-bas. »
A la manière dont il prononça le mot ''là-bas'', tous sentirent un frisson d'appréhension leur parcourir l'échine et leur faire froid dans le dos. Personne dans la pièce n'aimait la tournure que prenait la conversation.
« Ce sont donc bien vos maîtres, Severus qui ont Harry. » Questionna froidement Dumbledore continuant de fixer le maître de potion qui continuait de sourire. Le directeur tenta une nouvelle fois de passer les protections mentales de Severus mais se fit repousser une nouvelle fois « Selon vous, les chimères ne s'intéressaient pas à Harry? Pourquoi ont elles changé d'avis?Ou bien m'auriez-vous mentit ? »
« A votre avis, Albus? » Lança du tac au tac le professeur de potion sans quitter le vieil homme des yeux.
Pour la première fois, soutenue par le pouvoir de Dénal, il envoya à son tour une sonde mentale dans l'esprit du directeur. Sans grand succès mais au moins Dumbledore savait qu'il n'était plus le seul à se sentir en position d'attaque. Il pu voir le directeur tressaillir sous le coup de leur tentative et blêmir.
« Je ne suis plus un de vos pions, Monsieur le directeur. Ma loyauté, ma magie et ma vie sont au service du clan. Je ne sers que Son intérêt. » continua Severus avec fierté
« Ne jouez pas avec moi mon garçon! Vos revirements successifs, selon le sens du vent, ne vous permettent pas une telle arrogance. » Répondit sur un ton paternaliste le vieux sorcier.
Severus et d'autres saisirent parfaitement l'insulte à peine caché sous les paroles du directeur, mais loin d'en être vexé, après tout depuis le temps qu'il supportait ce genre de propos, il avait apprit à faire le dos rond face à ce genre d'hostilité, le maître de potion décida de saisir l'occasion pour attaquer à son tour.
« Personnellement, j'ai toujours assumer mes choix et mes erreurs sans honte et sans ressentir le besoin de me cacher derrière un enfant, aussi célèbre soit-il »
Il y eut a nouveau des hoquet de surprise choqué devant l'audace peu habituelle du professeur de potion. Le sarcasme était une de ses armes, mais la l'attaque verbale était assez franche et la réaction du directeur ne se fit pas attendre.
« Ne parlez pas comme si vous saviez, Severus. La situation est grave! Nous avons besoin de Harry pour vaincre le Seigneur des Ténèbres! » Répliqua Dumbledore en détournant le regard pour la première fois.
« Au moins, il a comprit la leçon et ne tentera plus de légilimencie contre vous! » annonça Dénal satisfait
Le malaise du sorcier n'était pas feint et Dénal pouvait sentir que Dumbledore mettait tout son esprit d'analyse en route pour orienter la conversation sur un sujet qu'il pourrait maîtriser. Mais Severus n'était pas décidé à lui laisser l'avantage, et répondit sur le même ton.
« J'avoue n'avoir jamais comprit votre intérêt pour Potter, Monsieur le directeur. Ce n'est qu'un enfant immature qui doit encore apprendre beaucoup de chose avant de pouvoir être considérer comme un sorcier accompli, alors pourquoi voulez-vous qu'il aille affronter le Seigneur noir? Ce n'est qu'un gamin! » commença Severus en haussant les épaules. D'autres membres de l'Ordre dont Sirius et Molly acquiescèrent devant son explication même si personnellement, ils n'auraient pas employé les mêmes termes pour décrire Harry. « Pourquoi les chimères s'intéressent-elles à lui ? Je ne leur ais pas poser la question, mais il est clair qu'un de leurs objectifs étaient de le soustraire à votre influence! A vous de nous expliquer pourquoi ? »
« C'est une manière grossière de partir à la pêche aux information, Awa. Il risque de se braquer et de devenir dangereux. La provocation directe n'est pas le plus sûr moyen dans votre situation... » Lui fit remarquer Dénal avec un rien de colère dans la voix qui lui fit comprendre que le garçon s'inquiétait des risques qu'il prenait.
«Si je suis venu ici ce soir c'est pour obtenir des informations et je ne repartirais pas sans! Nous devons savoir ce qu'il nous cache depuis si longtemps! Car c'est la raison pour laquelle il met ta vie en danger.» répondit Severus sur un ton qui se voulait rassurant. Pour lui Albus avait trop longtemps caché son jeu et profité de son pouvoir pour mener les gens par le bout du nez. Cela devait cesser.
« Vous ne me ferez pas croire qu'elles ne savent pas ce qu'il est...Qu'elles n'ont pas la moindre idée de ce qu'il s'est passée à Godric Hollow, il y a plus de quatorze ans! » reprit le directeur avec colère, menaçant de sa baguette Severus qui se recula quand celle-ci se mit à scintiller d'étincelle annonçant un puissant sortilège.
« En ce moment celui qui est en danger, c'est vous! Vous devriez peut être revenir... » S'inquiéta vivement Dénal qui, bien que comprenant le but poursuivit, ne supportait pas l'idée que le professeur de potion mette sa vie en danger.
« Non! Il est à deux doigts de craquer! » Insista avec véhémence le professeur de potion en serrant les poings.
Par précaution Severus mit en place un bouclier, aidé par Dénal mais peu importait le sort que le directeur s'apprêtait à lui lancer, cela ferait des dégât vue la petit pièce remplis de monde ou ils se trouvaient tous et où il était impossible de faire un pas pour esquiver. Si le sortilège rebondissait sur son bouclier, il allait toucher une autre personne, bien moins préparée et le résultat, Severus le pressentait, ne serait pas plaisant. Il n'osait même pas imaginer ce qui arriverait si le sort brisait son bouclier.
« Vous vous égarez, Monsieur le directeur! » Intervint alors froidement Bill Weasley en s'interposant entre le directeur et Severus. Dénal poussa un soupir de soulagement en voyant que son professeur avait un allié inattendu. « Tout le monde sait ce qui s'est déroulé à Godric Hollow. La Gazette du Sorcier a très bien relater les faits et chaque année, elle nous ressort un article commémoratif... »
« Apparemment vous n'êtes pas le seul à chercher la vérité derrière les propos du Directeur et Bill semble savoir sur quel bouton appuyer pour y parvenir... » Intervint Dénal légèrement étonné par la détermination du jeune homme.
Albus laissa retomber sa baguette, laissant s'éteindre les étincelles. Il s'affaissa lamentablement sur une des dernière chaise libre de la pièce et son visage exprimant un profond regret et une tristesse sans fin. Il leur parut à tous beaucoup plus vieux et usé, comme si le poids des années venaient subrepticement de le rattraper.
Dénal pouvait toujours sentir l'esprit du vieil homme en alerte et qui travaillait à trouver un stratagème pour se sortir de la mauvaise passe où l'avait conduit la conversation. Au moment même où Dumbledore se remit à parler gardant son masque d'épuisement bien en place sur son visage, la jeune chimère comprit que le vieux sorcier avait trouvé une idée, un moyen pour détourner leur attention.
« Non, personne n'a jamais su ce qui était vraiment arrivée lors de la confrontation qui a eu lieu entre Le Seigneur des Ténèbres et Harry. Je me suis arrangé pour qu'il en soit ainsi car je craignais vraiment pour la vie du garçon... »
« Menteur! » Cracha la voix de Dénal dans l'esprit de Severus. « Ce n'est pas pour ma vie qu'il craignait... Même son attitude en ce moment n'est qu'un tissus de mensonge! Il tente de vous manipuler pour vous convaincre que ce qu'il va dire est la vérité! »
«Je n'en suis pas vraiment étonné, Harry, mais calmez vous, nous pourrons peut-être en tirer quelque choses. »
« Pourquoi avoir mentit et garder tout ceci pour vous? Toutes ces années. » Intervint Sirius en se plantant à son tour devant Severus à côté de Bill comme pour faire front contre le directeur.
« Parce que je n'ai pas vraiment de preuve de ce que j'ai vu ce jour là et que la vérité que je soupçonne est terrible et pire que ce que vous pouvez imaginez... »Minauda Dumbledore en s'affaissant davantage sur sa chaise et en palissant.
Dénal pouvait sentir que le directeur avait trouvé une explication plausible, un mensonge crédible au soit-disant intérêt qu'il lui portait. Le bouclier mental de Dumbledore était trop puissant pour qu'avec la distance les séparant, il puisse passer outre et saisir les pensées du vieux sorcier, mais il pouvait le sentir confiant et finalement satisfait de ce qui allait suivre.
La seule chose en dehors de cela qui transpirait de l'esprit du directeur était le fait qu'il estimait qu'il était encore trop tôt pour leur parler de ce qu'il savait être vrai, de ce qu'il avait vraiment vu ce jour là à Godric Hollow. Il devait garder pour lui la vérité, tant qu'il n'aurait pas récupéré le contrôle de Harry.
Ce fut tout ce que la jeune chimère fut capable de capter de l'esprit du directeur et cela le laissa perplexe, tout comme Severus à qui il transmit rapidement les informations. Puis tout deux remarquèrent un léger scintillement dans les yeux du vieux sorciers qui soupira et reprit la parole d'un ton aussi las que possible.
« Je crois qu'il a trouvé un mensonge qui lui convienne. » déclara Severus attendant avec impatience la suite de la conversation.
« Je me trouvais là peu de temps après que Voldemort est lancé son Avada sur Harry. J'ai fait croire à tout le monde que la protection de Lily était ce qui avait sauvé le bébé cette nuit là mais en fait la puissance magique venait de l'enfant lui même. »
« Ce n'est pas possible! » s'exclamèrent plusieurs membres de l'Ordre. « Aucun enfant sorcier ne dispose de ce genre de puissance si jeune. »
« Exact » Reconnut Dumbledore avec une voix brisée au bord des larmes. Severus et Dénal était d'accord pour admettre que le vieil homme s'y entendait pour jouer la comédie « L'enfant, cependant, ne semblait pas être uniquement sorcier...L'aura qu'il avait à ce moment était semblable à celle d'une créature magique. »
Il y eut de nouveau quelques exclamations de surprise. Les membres de l'Ordre commencèrent à échanger des propos sans queue ni tête. Shacklebolt, lui, fronça les sourcils. Maintenant que le directeur y faisait allusion, il y avait quelque chose qui lui avaient parut étrange quand ils avaient été pris dans l'illusion chez les Dursley. Il n'avait pas fait le lien dans un premiers temps, mais si ce qu'il avait lu dans les vieux textes qu'il affectionnait tant à propos du fait de mourir plusieurs fois, alors Harry pouvait très bien être...Oh !
« Je ne sais pas ce que prépare le directeur mais je tenais à vous informer que l'Auror Shacklebolt à découvert mon identité de chimère. Mais comme l'a si bien dit Alyd, il ne dira rien et ne fera rien qui irait contre mes intérêts donc il va attendre. »
« Cela n'arrange pas nos affaires! » Grommela Severus. « Mais nous pouvons faire avec, Kingsley est quelqu'un de discret et de confiance. »
« Oui et son esprit est protégé par le rituel d'Alyd. Le directeur ne pourra pas lui arracher l'information. Alors je suis curieux de savoir à quelle créature magique il va m'associer... »
« Une créature magique ? » S'exclama Sirius sur un ton hésitant entre espoir et crainte. L'attitude du directeur ne lui plaisait pas. Et à sa petite voix non plus, elle ne cessait de lui répéter qu'il puait l'hypocrisie et qu'il ferait mieux de le mordre avant de le jeter dehors.
« Oui...Il m'a fallut plusieurs année de recherche pour trouver, et quand cela fut fait et prouvé, j'ai encore douté mais maintenant qu'un clan chimère à refait surface et qu'il l'ont prit avec eux, je suis certain que Harry... » reprit Dumbledore en laissant couler quelques larmes d'impuissance sur ses joues ravinées.
« C'est vraiment un grand menteur! » S'exclama à nouveau Dénal avec un rire moqueur. « Il n'a jamais découvert à quel race j'appartenais, il brode car ses fameuses recherches n'ont jamais rien donné... De plus il en fait trop!Ses larmes sont presque insultantes!»
« Est un Marcheur d'Ombre. » lança le directeur sur un ton dramatique.
Severus ne put s'en empêcher. Ce fut plus fort que lui. Il éclata de rire, brisant des années d'image d'homme ténébreux et maître de lui en quelques secondes. Sa réaction n'était pas vraiment adapté. Pas quand le directeur affectait un air grave et navré. Pas quand Dumbledore parlait sur un ton qu'il aurait utilisé pour annoncer la fin du monde. Non, sa réaction n'était vraiment pas la plus appropriée et tout le monde s'apprêtait à le lui faire remarquer quand un deuxième rire cristallin et plus jeune empli l'espace pour se joindre au sien.
« Par Merlin, je n'ai jamais rien entendu de si drôle! » Déclara Tonks en se redressant péniblement du canapé où elle était allongé entre eux éclat de rire.
A suivre...
