Chapitre 22:
Mais ce n'était pas encore la fin pour le directeur, Tonks était disposée à aller jusqu'au bout, comme elle s'y était engagé auprès d'Alyd lors du rituel qu'ils avaient pratiqué à Privet Drive. Il n'y avait plus personne pour soutenir Dumbledore. Les membres de l'Ordre restant avaient clairement choisis de se placer dans le camp de Harry, même s'ils ignoraient encore ce qui lui était arrivé. La scène dont ils étaient tous témoin, était horrible à supporter de par les cris et les suppliques du vieil homme mais pas un ne fut dans la capacité d'intervenir. Pas un, malgré la pitié et la compassion qu'ils éprouvaient pour le directeur, ne pu intervenir de quelque manière que ce fût. Tonks leur accorda un rapide coup d'œil à tous avant de rompre le silence.
« Vous avez librement choisit de vous ranger à nos arguments. Ce traitement est assez barbare, j'en conviens, mais il est amplement mérité. Ma parole peut ne pas vous suffire, mais si vous m'accordez un peu de temps, je vous donnerais les explications nécessaire pour comprendre la raison de tout ceci. »
Puis elle se concentra de nouveau sur le directeur. L'esprit de Dumbledore était labouré par les vagues de souffrance que libérait Tonks à l'intérieur même de son être. Elles déferlaient sur lui sans jamais lui accorder le moindre répit, sans lui laisser le temps de se reprendre ou de respirer. Il avait l'impression de suffoquer, d'être écartelé et déchiré de l'intérieur par un feu acide. Tout cela en même temps, et bien plus encore. Après chaque nouveau passage, la souffrance s'imprégnait davantage dans son esprit, sa magie et son corps. Elle s'installait en lui comme une plaie a vif qui ne se refermerait jamais. La douleur le marquait au fer rouge laissant une plaie a vif qui, Tonks le savait, ne guérirait jamais complètement et ne pourrait être apaisée.
« On peut dire que vous avez creuser vous même votre tombe, monsieur. Malheureusement, votre fin n'arrivera pas aussi vite que vous le souhaitez. » Déclara l'Auror en maintenant toujours la pression sur les tempes du directeur.
Elle se souvenait parfaitement de chaque instant qui s'était déroulé dans la maison des Moldus. Pas une seconde. Pas un seul instant de la vie de Harry au cour de ces quinze dernières années ne se trouvait pas graver au plus profond de son cœur et de sa mémoire. Elle n'était que le réceptacle de la sentence, mais elle savait le poids qu'elle représentait en souffrance, aussi bien physique que mentale.
Quand Alyd lui avait expliqué qu'elle jouerait les catalyseur, le même rôle que la maison pour les Dursley, elle avait craint un court moment de ne pas pouvoir supporter une telle charge d'émotion négative. Mais la chimère avec un sourire confiant lui avait dit que le processus s'était entamé de lui même quand elle avait saisit le corps moribond de l'enfant, et qu'elle en était parfaitement capable.
« Vous allez regrettez de ne pas pouvoir mourir, car vous ne pourrez mettre fin de vous même à cette souffrance qui à partir de ce jour vous rongera sans répit. Vous ne pourrez pas la soigner ni la calmer entièrement. Vous devrez vivre avec jusqu'à ce que Harry ou moi vous libérions où que vous mouriez. »
Elle avait sciemment choisit de saisir l'enfant meurtri dans ses bras pour lui apporter tout le réconfort qu'elle pouvait, et ce souvenir resterait aussi ancré en elle, tout aussi fermement que l'apparition de la chimère dorée dans la petite chambre délabrée de Harry.
Alyd était apparut dans un flash lumineux aveuglant, les libérant de l'illusion douloureuse où ils se trouvaient, pour leur faire part de sa stupéfaction devant leur engagement envers Harry. Il lui avait dit que l'adolescent, grâce à la magie avait sentit les émotions qu'elle voulait lui communiquer, et qu'il lui en était plus que reconnaissant. Elle avait rougit sous le compliment, baissant les yeux, gênée et incapable de fixer la chimère tant il dégageait une aura puissante.
Et puis il leur avait parlé du rituel et Tonks avait été la plus rapide à se porter volontaire. Bien entendu ses collègues avaient tenté de rejeter sa candidature pour se désigner à sa place, mais Tonks n'avait pas cédé et Alyd avait confirmé que le transfert avait déjà commencer à s'opérer sur la jeune femme.
Il lui avait bien expliqué les implications que demandait le fardeau qui se posait sur ses épaules et qu'elle devait accepter en toute connaissance de cause. La jeune sorcière savait donc parfaitement ce qui arrivait à Dumbledore, car elle avait accepter de subir la sentence pour la transmettre à son destinataire.
« Ne croyez pas que vous pourrez retrouver et récupérer Harry. Le gosse ne vous pardonnera jamais d'avoir fermé les yeux sur ce que lui faisait subir sa soit disant famille. Les chimères ont estimé que la mort était une sentence bien trop rapide pour vous l'accorder, mais j'espère que vous apprécierez le présent que vous offre le survivant pour avoir veiller sur lui toutes ces années. »
Elle se souvenait parfaitement de la douleur qui avait parcouru chaque parcelle de son corps et de son âme quand le rituel avait commencé. Un peu comme lorsqu'ils étaient entré pour la première fois dans l'illusion. En plus fort, en plus intensif et en plus écrasant. Elle ne lui transmettait pas les images des souvenirs, non juste les émotions et la douleur qui avait accompagné Harry tout au long de son enfance.
Quand le rituel s'était fini, elle avait vomit tripes et boyaux sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à rendre de la bile. Elle s'était effondrée, épuisée, mais elle pouvait sentir en elle la présence de ce qu'elle transportait. C'était comme un poids immense et douloureux au centre de son être et qui pulsait lentement, lui donnant l'impression d'avoir une pelote d'épingle dans l'estomac. La sensation était pesante, encombrante et inconfortable, mais elle l'acceptait sans lutter contre les petites morsures qui la tiraillaient dans sa poitrine. Si elle ne se focalisait pas dessus, la douleur et la sensation de déchirement était supportable, même si elle ne disparaissait pas complètement.
La chimère dorée lui avait expliqué comment le rituel allait agir et ce qu'elle devrait faire pour la transférer au directeur. Quand elle avait touché les tempes du directeur, elle avait libérer la puissante boule d'énergie qui pulsait dans son ventre, la guidant pour la faire remonter vers ses doigts. Elle l'avait laissé s'échapper et s'infiltrer sous le crâne du directeur en lançant la phrase d'ensorcellement que lui avait appris Alyd. Dés qu'elle avait lâché Dumbledore, elle s'était concentré pour ramener la douleur dans la sphère qui se trouvait toujours au centre d'elle même, afin de l'y enfermer de nouveau.
« Voilà c'est a peu près tout, Monsieur. » déclara-t-elle en relâchant Dumbledore de son emprise et en laissant retomber ses mains le long de son corps. Elle se sentait étrangement lasse et au bord de l'évanouissement, mais elle était décidé à lutter pour conserver ses esprits et continuer sa tache qui s'avérerait être finie quand elle aurait montré ses souvenirs à ceux qui se trouvaient encore dans le salon.
Tonks recula d'un pas, fixant Dumbledore qui s'était écroulé à genoux et se tenait à quatre patte devant elle, gémissant de douleur. Il avait perdu tous ses repères, ne pouvant se concentrer que sur la douleur qui allait et venait dans son esprit et son corps sans lui accorder de répit. Il était dans l'incapacité de voir, d'entendre, de toucher sans que ses muscles et ses nerfs ne lui donnent l'impression de se déchirer comme une feuille simple de papier.
Tonks se mit accroupi devant lui, relevant la tête du directeur de manière à ce que leur regard se croise. Il émit une faible protestation de souffrance quand elle força les muscles de son cou à travailler.
« Tout cela, monsieur, c'est pour Harry. »
Puis elle se redressa en faisant signe à Kreattur de s'approcher et d'envoyer Dumbledore ailleurs. Quand cela fut fait, elle se tourna vers les occupants restant de la pièce. Chancelante, elle manqua de tomber quand l'enfant au cheveux brun et argent se précipita pour l'étreindre et qu'une voix fatiguée lui murmura juste assez fort pour qu'elle soit la seule à l'entendre.
« Ni Harry, ni moi ne pensions que quelqu'un irait aussi loin pour lui. Si vous saviez comme je suis heureux de m'être trompé! »
« Je n'ai pas encore fini. » Répondit Tonks en rendant son étreinte à l'enfant chimère qui s'écarta d'elle en fronçant les sourcils.
Elle regardait les témoins restants des derniers événements avec dans ses yeux un éclat vert pour le moins particulier, rappelant celui de Harry. Aucun des autres n'avaient bougé. Ils étaient encore sous le choc de ce qu'ils venaient de voir. Leur visage exprimait l'horreur ressentie en étant les spectateurs privilégiés de la déchéance du directeur.
Cependant pas un ne lui avait désobéi. Restait à savoir pourquoi ? Parce qu'ils lui faisaient confiance? Un peu léger comme motif pour autoriser la torture qu'elle venait de pratiquer. Parce que Dénal en temps que chimère leur en imposait plus que le directeur ? Peut être. Si déjà les Weasley et Sirius avaient eut des doutes sur le directeur, il n'était pas impossible que la véhémence de la jeune chimère les ait touché. Elle allait devoir s'assurer de leur motivations.
Les collègues Auror de Tonks furent les premiers à réagir, après tout, ils savaient ce que la sorcière avait accepter lors du rituel. Ils n'avaient pas les détails mais ils savaient que le jugement que venait de rendre Tonks était juste. Barbare et douloureux, mais plus appropriée et nécessaire.
« Tonks, tu en a assez fait pour aujourd'hui! Tu es plus pâle qu'un fantôme ! Repose toi. » Ordonna Maugrey d'un ton bougon tout en s'avançant vers la jeune femme en l'obligeant à s'asseoir et en demandant à Kreattur de leur apporter à tous, enfin peut être pas au gamin, de quoi les requinquer.
L'elfe de maison ne se fit pas prier pour obéir et bientôt tous se retrouvèrent avec un verre de whisky pur feu dans la main. Sauf Dénal à qui il attribua un verre de jus de groseille si amère et acide que le garçon fit une affreuse grimace après y avoir goûté. Il se demanda ce que l'elfe avait bien pu associé au jus du fruit pour que le goût soit si infecte.
« Non, tant que j'en ai l'occasion et l'énergie, je dois révéler à Sirius et aux Weasley présents ce que Harry à réellement vécu là-bas...Je pense, Professeur Rogue que vous avez déjà été mis au courant de certains faits... »
Severus, après avoir bu une gorgée de son verre, fût le suivant à se sortir de sa torpeur, il hocha affirmativement la tête. Lui qui connaissait les plans d'Alyd et le rituel aurait dû savoir à quoi s'attendre. Mais comme les autres, voir le directeur s'effondrer et se tordre de douleur avait été choquant. Mérité sans aucun doute, mais choquant.
Après tout il avait comme les autres suivit les directives de Dumbledore sans se poser de question pendant des années. Avant d'aller chercher Harry, il n'avait pas douter de la volonté du directeur à agir dans l'intérêt de l'enfant. Maintenant avec les informations que Dénal avait récupérées, il se sentait plus qu'idiot de n'avoir rien vu, de n'avoir rien fait, et pire, d'avoir crut en la parole de cet homme.
« Effectivement mes maîtres m'ont informer de certains faits... Croyez-vous qu'il soit judicieux de mettre Black au courant sans prendre plus de précaution ? Je ne voudrais pas qu'il devienne fou trop vite... »
Les remarques caustiques du professeur de potion eurent pour effets de sortir l'animagus de sa stupeur. Il avait vidé son verre d'une traite et fixait sa cousine et le gamin avec des yeux si rond qu'ils auraient pu faire concurrence à ceux de son elfe de maison. Tonks en le voyant décida que son cousin était à rangé dans la catégorie des personnes irrémédiablement impressionné par la chimère.
« Venant de toi, je le prend pour un compliment. » Rétorqua Sirius sans détourner le regard du garçon.
« C'est surtout que je ne voudrais pas que tu te décides de tuer le directeur trop vite. Cela gâcherais nos efforts pour que son agonie dure... » Répondit Severus en haussant les épaule tout en s'asseyant sur une des chaises libres.
« Severus, dois je te rappeler qui se retient à grand peine de ne pas aller infliger un Avada à une famille Moldu depuis que nous avons retrouvé le garçon ? » Intervint une voix qui faisait tout pour paraître innocente mais où l'ironie perçait malgré tout.
« Non, maître. » soupira le professeur alors que la jeune chimère venait se poser sur ses genoux, se calant contre le professeur en fermant les yeux.
Dénal se sentait épuisé. Il avait encore à l'esprit les découvertes qu'il avait arraché à l'esprit du directeur et il se sentait vraiment abattu. Il aurait voulu pouvoir relativiser et se dire qu'il n'était pas à une trahison près de la part du vieil homme, mais il n'en avait pas la force.
« Tenez bon encore quelques minutes et je vous ramène au Manoir. Il faut juste que vous donniez le change le temps que Tonks prenne les choses en mains. » Demanda Severus mentalement à Dénal qui se contenta de hocher affirmativement la tête.
« C'est si horrible que cela? » Questionna la voix de Molly qui s'était laissée glisser sur le canapé désormais libre. Elle fixait tour à tour Tonks et Severus cherchant confirmation. Tonks décida que Molly, contrairement à Sirius, n'était pas subjuguée par Dénal. Elle restait concentré sur le problème qui les préoccupait et que personne n'avait vraiment encore abordé, à savoir ce qui était arrivé à Harry.
« Bien pire. » résuma Kingsley en vidant son verre d'une traite.
« J'ai dû mal à croire qu'aucun de nous n'a su voir que Harry n'avait pas le droit à l'enfance qu'il méritait. » Marmonna d'une voix brisé Arthur en se laissant tomber à coté de sa femme. Tout comme elle, il s'inquiétait plus des événements que de la puissance de la chimère. C'était un bon point pour eux du point de vue de la jeune Auror. Ils régissait plus en parents.
« Vous ne pouvez rien y changer. » déclara Dénal. « Et Harry n'a pas besoin de votre pitié. »
« Ne vous préoccupez pas de ce genre de détail, maître. Je vais m'en charger. Vous pouvez me faire confiance. » Assura Tonks avec un sourire.
Severus savait que les révélations tirées de l'esprit du directeur avaient vraiment ébranlé le garçon et qu'il allait lui falloir du temps pour y faire face. Encore une fois le destin semblait s'acharner contre lui. Le professeur se releva portant l'enfant et se dirigea vers la porte de sortie du salon.
« Nous allons rentrer. » annonça-t-il à la cantonade puis se penchant a l'oreille de Dénal il continua. « Vous devez vous reposer et demain est une journée chargée. »
« Mais Severus nous n'en avons pas fini... » Tenta d'objecter la chimère argenté d'une petite voix inquiète et fatiguée en s'agitant dans les bras du professeur.
« Remettriez vous en cause les décisions de Awa? » répliqua un peu plus sèchement le maître de potion en serrant le garçon un peu plus contre lui. Dénal ne répondit pas, faisant un simple signe de négation de la tête. « Faites confiance à vos servants pour accomplir leur devoir envers le clan. Vous en avez assez fait, je vais nous ramener au manoir. Quand à vous, que ceux qui passeront le dernier test de Tonks et qui veulent vraiment s'occuper de Harry, demandent à Lupin de leur fournir l'adresse. Il la connaît. Il est déjà venu. »
« Merci de nous laisser gérer cela tout seul Severus. » Le salua Tonks en s'inclinant légèrement devant eux au moment ou ils passaient la porte du salon.
Le maître de potion lui répondit en inclinant la tête à son tour, puis, accompagné de Kreattur, il quitta la pièce, prêt à transplaner pour rentrer.
« Que comptes tu faire exactement Nymphadora ? » Questionna Sirius intrigué par les révélations que pourraient lui faire sa jeune cousine à propos de Harry. Il ne doutait pas que ce qu'elle allait leur dire n'allait pas lui plaire. Rien qu'avec la façon dont Dénal avait décrit la réaction de Rogue, Sirius avait comprit que tout ce qu'il avait pu imaginer sur la vie de Harry était loin du compte.
«Vous montrer une partie de ce que l'on a vue à Privet Drive, est ce que vous auriez une pensine quelque part? » Leur proposa la jeune Auror sur un ton badin avec un grand sourire qui les fit frissonner.
« J'ai faim! » s'exclama Ron en se laissant tomber sur son lit les bras en croix.
Ses frères et sœur, sans oublier Hermione levèrent les yeux au ciel. Exaspéré, Fred claqua sa langue sur son palais et croisa les bras sur sa poitrine préférant ne rien répondre pour le moment à son cadet. Georges posa une main apaisante sur celle de son jumeau et lui sourit.
« C'est tout ce que tu trouve à dire! » S'énerva la jeune fille aux cheveux châtain en se campant devant le lit, les mains sur les hanches. « Il est arrivé quelque chose de grave à Harry et toi tu pleure après ton estomac?! »
Les adolescent venaient de retourner dans la chambre occupée par les jumeaux après avoir été jeté un coup d'œil, intrigué par les bruits qui provenaient de l'étage inférieur. Les sons leur étaient parvenu si déformé et étouffé qu'ils n'avaient pas comprit de quoi ils retournaient. La curiosité les auraient bien poussé à descendre pour espionner d'un peu plus près mais alors qu'ils s'apprêtaient tous à descendre, ils avaient vu le sévère professeur de potion quitter le salon avec sur le visage une expression fermée et renfrognée qui ne leur avait rien annoncé de bon. L'homme en robe noir donnait l'impression de porter quelque chose d'indéfini dans ses bras, et ne leur accorda pas la moindre attention ce qui les soulagea grandement.
Préférant ne pas voir la colère de Rogue se focaliser sur eux, ils avaient opter pour un replis stratégique dans la chambre où ils avaient continué la conversation qu'ils avaient eut depuis qu'ils y avaient été consignés par Molly.
«Et bien en dehors du fait qu'il se trouve avec le bâtard des cachots, il y est en sécurité et nettement mieux traité que chez ses Moldus, non? » questionna Ronald en se redressant. « Enfin d'après ce que j'ai cru comprendre de la conversation. »
« C'est toi même qui a dit qu'il n'aurait jamais suivit Rogue... » Le reprit Ginny en fronçant les sourcils.
« C'est un fait irréfutable! » Lança le jeune roux sur de lui, mais résigné. « Que veux tu qu'on y fasse? La nécessité à du le pousser à faire des concessions.»
« Ah parce que tu connais ces mots, toi! » Tempêta Hermione qui ne semblait pas décider à laisser tomber sa colère.
Ron soupira tout en se relevant et se mit à marcher nerveusement dans la chambre sous le regard des autres.
« Me prend pas pour un demeuré, Hermione. Tu sais parfaitement que j'ai un peu plus de vocabulaire que l'illettré pour lequel tu me prends habituellement! Tout comme vous, j'ai entendu ce qui se disait derrière la porte par les oreilles à rallonge qu'on fabriqué les jumeaux. Et même si la réception de leurs paroles n'était pas des plus clair et compréhensible, j'ai parfaitement saisit l'allusion au fait que Harry est un hybride. »
Dés qu'ils avaient quitté le salon les jumeaux étaient remonté dans leur chambre en quatrième vitesse et avait sorti une des inventions qu'ils avait créée pour le magasin de farce et attrape qu'ils comptaient ouvrir dés la fin de leur études. Leurs parents avaient du mal à envisager cette carrière sur le long terme et ne voyait pas comment Fred et Georges allaient pouvoir démarrer leur activité sans apport et Arthur se posaient tout un tas de question que les deux garçons n'avaient même pas encore envisagé, imaginant déjà le pire alors que les jumeaux espérait que leur motivation et leur labeur soient suffisant pour se faire un nom.
Ron, Hermione et Ginny les avaient suivit très intrigué par ce qu'ils avaient sorti de leurs affaires. Une espèce d'appareil comprenant deux oreilles assez immense relié par un long fil. Grâce à un ensorcellement astucieux, il était possible d'écouter par ce stratagème une conversation à distance. Bon le son était un peu déformé et la qualité de la réception n'était pas fantastique, mais pour un prototype, l'engin était assez prometteur.
Ainsi ils avaient pu entendre la conversation qui se tenait dans le salon et en saisir les grandes lignes dont le fait que les adultes s'étaient assez pris la tête pour déterminer à quelle race magique appartenait Harry.
Malheureusement pour eux, ils avaient dû stopper leur écoute, quand Pattenrond, le chat de Hermione, s'était attaqué à l'objet le rendant inutilisable au grand dam des cinq adolescents. Ils n'avaient donc pas entendu l'ensemble de la conversation mais d'après ce qu'ils en avaient saisit, il y avait de l'eau dans le gaz entre Dumbledore et Rogue.
« Et alors? » s'impatienta Hermione en le regardant faire les cents pas dans le pièce.
« Ce que notre petit frère essaye de te dire, Hermione, c'est que les sorciers de classe moyenne ont énormément de mal avec les êtres descendants de créatures magique. Ils leur font peur car généralement, leurs pouvoirs sont différents et supérieurs en puissance dans certains domaines à ceux des sorciers. » expliqua Georges en plissant les yeux pour essayer de deviner le fond de la pensée de son jeune frère sans trop y parvenir.
« Le sorcier de classe moyenne te remercie mais c'est un fait avérée que les hybrides ont toujours fait parler d'eux dans la colonne fait divers, en tout cas plus que dans celle du carnet mondain. » Intervint Ron en haussant les épaules. « sinon pourquoi leur réserverait-on un secteur particulier à Sainte Mangouste? »
« Il y a vraiment un secteur spécialisé? » Demanda la jeune fille sur un ton oscillant entre la curiosité et l'intérêt scientifique qui s'éveillait chez elle quand elle découvrait quelque chose de nouveau à étudier. Apparemment, l'idée d'étudier des créatures magiques un peu plus évoluer que les animaux que leur montraient Hagrid, intéressait plus Hermione que l'état de santé de Harry.
« Oui, mais ce n'est pas ce que tu crois. Il y a très peu d'être hybride dans la section H. Il y a surtout des personnes que les Moldus considéreraient comme souffrant de retard de développement ou de maladie mentale. » Expliqua Ron sans entrer dans les détails. « Mais c'est pourtant là que finissaient, quand ils étaient répertorié par le ministère, les créatures hybrides issue d'un mélange de races magiques. »
Hermione se rendit compte effectivement que de ce qu'elle avait pu voir du monde sorcier, il y avait peu ou presque pas de personne souffrant de handicap sensoriel et ou cognitif, sans parler des troubles neuromoteurs. Elle aurait dû remarquer ce fait bien auparavant et s'intéresser à la question. Découvrir que le monde sorcier, parquait les gens ainsi différents dans une aile de Sainte Mangouste n'était pas sans lui rappeler certains choix désastreux dans la politique de santé chez les Moldus.
« Les créatures magique dont vous parlez, non aucun rapport avec celle que nous étudions en cours, n'est ce pas ? » reprit la jeune née Moldu en tapotant sa lèvre inférieur avec son index.
« Tout dépend de quel cours tu parles, Hermione. Si c'est Soins aux Créatures Magiques, tu as effectivement raison nous ne parlons pas de celles là. Par contre pour celle que nous abordons en Défense Contre les Forces du mal, là, tu gagnes... » expliqua Fred à la jeune fille.
« Comme les vampires et les loups garou ? » questionna Ginny.
«Exactement! Maintenant pourquoi les étudie-t-on en cours de défense, s'ils ne représentent pas une menace? » Reprit Ron en haussant les épaules. « bien sûr ni les uns ni les autres ne sont enfermés dans la section H de Sainte Mangouste, puisqu'ils sont considéré comme des races à part entière... »
« Ron, tu ne peux pas penser un truc pareil! » s'offusqua Fred en bondissant de son fauteuil.
«Pourquoi pas? » Lui rétorqua son jeune frère. « Ces créatures magique intelligentes sont trop différentes de nous pour que nous puissions imaginer comprendre leurs conditions et leurs manières de vivre. C'est un leurre que de pouvoir penser qu'on puisse vivre en se côtoyant. Eux et nous ne partageons pas la même vision des choses, ni la même place dans la chaîne alimentaire. A moins que tu ne te trouves un point commun avec un suceur de sang?»
«En dehors du fait que tu ramènes encore une fois tout à ton estomac, tu me parais bien sensé par moment, aurait tu abusé de certaine potion illicite pour pouvoir penser par toi même ? Ou alors as tu intensément réfléchis à la situation ? Où as tu été pêcher ses théorie plus que fumeuses ?» Ironisa Georges sans quitter son jeune frère des yeux.
Ron rougit visiblement embarrassé. Il baissa la tête dansant d'un pied sur l'autre pour finalement passe une main dans sa nuque.
« Personne ne m'a influencé! Disons que je me suis posé des questions. J'ai eu pas mal de temps pour y réfléchir au cour de l'année écoulé, vu que j'étais en froid avec Harry. » fini par admettre Ron en soupirant de nouveau.
« Une fois de plus. » Intervint avec un petit rire Ginny avant de se calmer et de se renfrogner devant les regards noirs que lui accordaient les quatre autres.
« Quoi comme question? » commença Fred pour recentrer la conversation sur ce qu'il jugeait important.
« Et qu'as tu trouvé comme réponses? » Poursuivit Georges.
« Et bien tout à commencer avec les rumeurs sur Harry en deuxième années et puis avec ce qui c'est passée l'année dernière, je me suis demandé si il était humainement possible de traverser tous ces événements en ne comptant que sur sa chance et son instinct... »
« Ah ! Tu as dû attraper une sacré migraine! » Le coupa Fred avec mauvaise humeur. Il ne s'était pas attendu que son frère apporte du crédit aux différentes rumeurs qui avaient courut sur Harry. Il avait pensé que tout comme eux, Ron s'était rendu compte des blessures de leur ami et qu'il avait tenté de son côté de l'aider.
« Cela m'a effectivement pris la tête et je n'ai pas trouvé de réponse satisfaisante, mais maintenant si Harry est bien un Hybride, il a très bien pu utiliser des facultés que les sorcier moyens ne sont pas sensés pocéder pour se sortir des guêpiers où il s'était embourbé jusqu'au cou... »
« Et... » L'encouragea à continuer Hermione en le voyant hésiter. Elle trouvait son raisonnement bancal et incohérent.
D'après elle, si Harry avait eu le moindre doute concernant sa filiation, il aurait fait des recherches à la bibliothèque ou il lui aurait demandé de l'aide pour trouver des informations sur les différentes races magiques. Elle savait que Harry n'avait fait ni l'un ni l'autre au cour de l'année passée (comment aurait il pu trouver le temps vu le rythme effréné qui avaient été le leur durant cette quatrième année), donc pour elle la découverte que son ami possédait du sang de créature magique devait être récente.
« Et je me demande s'il n'était déjà pas au courant. Et ce depuis bien plus de temps que nous ne pouvons l'imaginer. » avoua Ron en fixant ses chaussures. « Je me demande si Harry n'en savait pas plus sur la magie, ou sur lui même, que ce qu'il nous en a dit toutes ces années... »
« Tu divagues, Ron! » S'exclamèrent les jumeaux en même temps alors que Hermione acquiesçait son accord, ce qui leur valu un regard noir de la part du plus jeune des garçon Weasley.
Ginny elle se content de hausser les épaules n'ayant pas d'avis sur la question. Avant, après, quelle importance! Si Harry avait vraiment du sang de créature magique, elle aurait dû mal à le regarder en face sans chercher ce qui le rendait différent.
« Et ben peu être, mais moi je trouve louche qu'il ai pu survivre au venin de Basilic et qu'il ai réussi à affronter un dragon sans entraînement, et qu'il ai survécu à une rencontre avec Vous-savez-qui, contrairement à Cédric... »
« Tu n'as jamais eu confiance en Harry. Dés que le vent tournait tu... » Explosa Hermione qui avait assisté de près à l'évolution de la relation entre ses deux camarades. Elle savait combien Ron avait pu agir comme une girouette, choisissant selon ce qui l'arrangeait de suivre Harry ou de douter de lui.
« Ma manière d'agir ne vous concerne en rien! Ce n'est pas mon procès que nous faisons! Je lui ais toujours laissé l'opportunité de faire le premier pas pour que nous ayons une discussion... »
« Ce n'est pas non plus celui de Harry !» Répliqua sur le même ton Hermione.
« En temps qu'ami, tu ne vaux rien frérot et tu... » Lança Georges en fronçant les sourcils.
« Ami? » Ron eut un petit rire hystérique. « Trop facile de me reprocher mon attitude sans tenir compte de celle de Harry... »
« Harry n'a jamais tourner sa veste ! Il n'a jamais médit sur ton compte comme tu le fais actuellement... » Énuméra Fred sur un ton acide.
« Ma date d'anniversaire? » Le coupa Ron assez sèchement en serrant les poings.
« Pardon? » S'étonnèrent les quatre autres en chœur, ne voyant définitivement pas ou Ron voulait en venir.
« Avez-vous vu Harry me fêter mon anniversaire? » Reprit Ron d'une voix ou perçait l'exaspération devant ce qu'il estimait être de la mauvaise volonté de ses frères et sœur et de Hermione à reconnaître les tords de leur ami.
« Que vient faire ton anniversaire la-dedans? » Marmonna Ginny avec un air confus. « Tu nous fais une crise de jalousie à propos de ton anniversaire ? »
« Non, idiote, je tenais juste à vous faire remarquer et cela vaut pour vous aussi, que jamais Harry ne s'est préoccupé de savoir quand étaient nos anniversaires! Personnellement j'estime que l'amitié, pour être solide, doit comporter une part de confiance et une part d'échange. J'ai quelques erreurs à mon actif certainement, mais Harry en a aussi! Il n'a jamais essayé de se rapprocher de nous. Il a toujours gardé une distance entre lui et nous ! Et c'est une preuve suffisante pour moi de son manque de confiance, de confiance en nous! De plus nous avons toujours fait le premier pas, même pour les excuses, et Harry les acceptait toujours avec une certaine condescendance, comme un dû, qui me faisait me sentir plus mal Alors oui, je me pose des questions sur notre amitié dans ses conditions! »
« Tu n'a pas pensé qu'il aurait eu de bonnes raisons de se protéger de la sorte? » demanda Georges que la tirade de Ron déstabilisait un peu de par l'amertume et le ressentiment qui s'en dégageait.
« Protéger ? Pourquoi aurait-il eu besoin de se protéger de moi, de nous, s'il nous considérait comme des amis? Si on a pas un minimum confiance, on ne peut pas parler d'amitié! Parfois vous savez j'enviais les altercations entre Harry et Malefoy ! Leur relation me paraissait plus vrai et solide... »
« Si tu avais fait un effort pour le croire et essayé de le comprendre, tu aurais peut être gagné sa confiance! » reprit Fred visiblement contrarié. « N'as-tu jamais remarqué les cicatrices et les blessures qui lui parcourent le corps? As-tu jamais remarqué l'état dans lequel nous le récupérions après chaque vacances? »
« Arrête avec tes conseils à la manque Fred ! Bien entendu que j'ai vu et que j'ai tenté de savoir. Sans résultat! Des efforts, j'en ai fait pour m'approcher de lui, mais je n'ai pas l'impression que la réciproque soit vrai... Harry ne s'intéresse qu'a lui! »
« Tu me dégoûte. Comment peux tenir de tel propos sur Harry!»
« Parce que c'est la vérité et moi au moins je peux la regarder en face! »
« Alors pourquoi si l'amitié de Harry te coûte autant, restes tu près de lui ? Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que tu nous pique une crise de jalousie, tu reviens t'excuser avec un air pitoyable? Si tu avais une once d'amour propre, tu mettrais les points sur les i! » S'emporta de nouveau Hermione.
« Oh mais tout simplement parce que moi, même si je ne suis pas honnête avec Harry, je le suis envers moi même! » Répliqua Ron en la fixant droit dans les yeux.
Ron ne l'avait pas vu venir. Il serait même prêt à jurer plus tard, quand on le lui demanderait,, qu'il avait entendu le son de la claque avant de sentir sa joue le brûler désagréablement. En réflexe, il posa sa propre main sur la marque rouge vive que venait de lui imprimer Hermione.
« Je ne me voile pas la face, contrairement à toi, Hermione! Tu ne me fera jamais avaler que tu ne tire pas un quelconque profit de ton amitié avec Harry! » vociféra Ron en s'approchant menaçant de la jeune fille qui se recula d'un pas.
« Eh bien, eh bien, voilà une conversation intéressante et passionnée, les mioches! » fit une voix rauque dans leur dos les faisant sursauter.
Pas un des adolescent n'avait entendu la porte de la chambre s'ouvrir et ils furent assez surpris de voir Maugrey et Shacklebolt sur le pas de porte de la pièce. Tous les deux affichaient un sourire ironique qui ne leur disait rien de bon.
« Je crois qu'on a bien fait de monter, Kingsley! Il y a toute une éducation à revoir ici et je pense qu'il n'est pas trop tôt pour commencer! » continua le vieil Auror en scrutant de son œil magique chacun des enfants devant lui.
« Depuis quand êtes vous en train de nous écouter ? » questionna Fred oubliant sa colère tant il était surpris qu'aucun d'entre eux n'ait perçu l'arrivée des deux adultes.
« Oh assez longtemps pour savoir que vous n'êtes encore qu'un bande de sale gamin ingrat qui ne voit pas plus loin que le bout de leur nez! » asséna Fol'Oeil avec un rictus effrayant.
«Nous devions venir vous informer de certains changements concernant Harry, mais vous semblez visiblement avoir découvert certaines informations par vous même.» Intervint Kingsley en posant une main sur l'épaule de son collègue pour le retenir et le calmer.
« Harry est donc vraiment un hybride ? » Lança Hermione.
«Tien donc! Alors nous ne sommes pas les seuls à écouter aux portes ? » Minauda Maugrey en fixant les jumeaux avec intérêt, se doutant que si quelqu'un dans la pièce avait mis au point un stratagème pour les espionner cela ne pouvait être que les jumeaux.
« D'après Dumbledore, Harry serait une créature magique mais nous n'avons aucune preuve et personne ne nous l'a confirmé. Mais j'aurais cru qu'au lieu de vous inquiéter de cela, vous auriez demandé en premier de ses nouvelles ? En tant qu'amis, j'aurais cru que sa santé vous aurait parut être un sujet d'inquiétude plus d'actualité que son statut... »
Ils rougirent honteux de leur réaction, surtout Hermione qui avait exprimé tout haut ce que les autres avaient pensé plus bas. Sauf Ron qui croisa les bras sur sa poitrine.
« Il ne doit pas aller si mal, au moins physiquement... » bougonna -t-il avec une mauvaise foi évidente.
« Qu'est qui vous permet d'être aussi catégorique ? » L'interrogea sèchement Shacklebolt.
« Et bien, si cela n'avait pas été le cas, les adultes, au lieu de rester à discuter, auraient exigé de le voir pour se rendre compte par eux même de la situation...Voir si le survivant survivrait encore... »
« C'est un point de vue qui se défend. Mais je tiens à vous préciser tout de même que sans l'intervention de certaines personnes, je sais que nous n'aurions retrouvé qu'un cadavre lors de notre petite visite surprise à sa parenté... » continua l'Auror mettant tout son mépris dans le mot pour nommer la famille de Harry.
Cette fois tous les adolescents pâlirent. Pas seulement parce que le mot « cadavre » les choquaient mais aussi parce que jamais il n'avait entendu une voix contenir autant de colère et de rage. Maugrey sembla satisfait de cette réaction et s'avança dans la pièce pour s'asseoir dans un des fauteuil vide..
« Un cadavre? » Répéta Ginny en s'asseyant sur le lit qui se trouvait derrière elle. Ses jambes tremblaient tellement qu'elles n'auraient pas pu la supporter plus longtemps.
« Oui mademoiselle, un cadavre. Cela peut vous paraître un peu cru comme vocabulaire mais il n'y a pas trente six manière de le dire. Tout comme il n'en existe pas cinquante pour dire que ceux qui lui ont porter assistance, n'étaient en aucun cas les personnes qui aurait dû le faire. » Précisa Kingsley dans un soupir.
« Ce serait plus simple si on leur montrait les souvenirs que l'on a... » tenta Maugrey en regardant son collègue qui secoua négativement la tête avant de répondre.
« Tonks refuse et je partage son avis. »
« Oui, bon admettons!...Vous avez dû entendre que ce sont les chimères qui ont récupérer le jeune Potter. Et comme la plus part des sorciers de notre temps, je suis sûr que vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'est un clan chimère ?»
« Les chimères apparaissent dans la mythologie Moldu. On utilise encore ce mot dans le langage courant pour désigner un objectif qu'on ne pourra jamais atteindre, un rêve impossible. » commença d'expliquer Hermione, rapidement interrompu par Fred et Georges.
«Nous avons été informé de ce que sont les chimères. » avouèrent en même temps les jumeaux s'attirant les regards curieux de la part des Aurors et des autres adolescents.
Ron et Ginny n'avait pas la moindre idée de ce qu'un clan Chimère pouvaient être. Dans un coin de leur tête, ils se souvenaient des vieux contes pour enfant que leur contaient leurs parents ou leur frères aînés le soir. Mais comment cela aurait il pu avoir un lien avec les personnes ayant recueilli Harry?
« Ah, c'est assez surprenant! Peut on savoir ce qu'on vous en a dit et qui ? »s'enquit Fol'Oeil
«Ce n'est pas vraiment la chose la plus incroyable qu'Elle nous ai raconté, mais nous avions du mal à la croire et nous avons donc plus ou moins fait le tri dans son discours. Elle nous avait dit que la menace sur Harry allait mettre sa vie en danger et que nous devions prévenir des adultes pour le sortir de là... » Expliqua Fred
Ron écoutait attentivement la conversation. Il avait bien remarqué l'insistance avec laquelle les jumeaux avaient tenté de faire comprendre à leur parents qu'il fallait ramener Harry au plus vite, mais jamais il ne s'était douté que quelqu'un les avaient informé d'une quelconque menace.
« Malheureusement on a pas trouvé grand monde qui veuille bien nous écouter. Sirius nous à accordé son attention mais trop tard apparemment, puisque Harry a été emmené par les chimères. »Continua Georges
« Que vous a t-t-elle dit sur le clan ? » questionna Kingsley après avoir remarqué que les jumeaux ne semblaient pas décidé à donner l'identité de leur informateur. Il n'insista pas sur ce point, essayant tout d'abord de découvrir ce que savait les deux garçons.
« Elle a juste dit que le clan serait formé avant la fin de l'été et que tout dans le monde magique commencerait à changer. Elle a dit aussi qu'elle leur ferait allégeance aux noms des créatures dont elle est la gardienne »
« Qui? Qui avez vous rencontré qui en sache autant? » s'écria Maugrey en se levant précipitamment de son fauteuil pour saisir Fred qui se trouvait le plus proche de lui.
« Une camarade de classe. » Balbutia Fred en tentant d'échapper à la poigne de fer de l'Auror qui fini par le relâcher.
« Soit un peu plus précis mon garçon! » exigea Maugrey sur un ton peu amène qui fit obtempérer les jumeaux après qu'il eut échanger un regard hésitant.
« Luna Lovegood. » articulèrent-il ensemble.
« Hein la dingue de Serdaigle?! » Bredouilla incrédule Ginny en faisait des yeux ronds.
« Elle n'est pas dingue! Juste un peu spéciale : elle est capable de voir l'invisible... » expliqua Georges en levant les yeux au ciel.
« Ça, c'est vous qui le dite. On ne comprend pas la moitié des choses dont elle parle et...Elle dit qu'il y a des chevaux étranges qui tire les calèches à l'école mais tout le monde sait qu'elle avancent toutes seules... » continua Ginny comme si elle voulait convaincre ses frères qu'il était insensé d'accorder un crédit aux paroles de cette jeune fille repartit à Serdaigle.
Les deux Auror échangèrent un regard. Eux savaient qu'il y avait bien des chevaux, des Sombrals pour être plus précis, qui tiraient les carrosses de Poudlard et que seul ceux ayant un proche de décédé pouvaient les voir.
« Peu importe, tout ce que je veux que vous confirmiez c'est qu'elle connaît le clan et qu'elle lui est loyale. » Trancha Maugrey qui ne voulait pas perdre le fils de la discussion.
« Oui » Répondirent une nouvelle fois en chœur les jumeaux sans aucune hésitation.
« C'est assez rare que quelqu'un soit au courant. Alors si en plus il s'agit d'une personne qui s'engage sans retenu dans leur camp, c'est que votre amie doit avoir son rôle à jouer dans le jugement. » conclu le vieil Auror en hochant la tête plusieurs fois.
« Il n'y a qu'une seule option...Une gardienne de source de pouvoir. Ce sont les seuls à en savoir aussi long que les chimères sur le jugement qui se prépare... »Révéla Kinglsey.
A suivre...
