Petit Rappel pour mémoire:

Harry Potter = Dénal, « Ce qui est à la lumière »

Severus Rogue = Ialon, « Ce qui est dans l'ombre ». Il est aussi Awa, l'aîné du clan.

Neville Londubat = Alyd, « Ce qui est vivant »

Chapitre 26: Quand Draco rencontre Harry...

Draco avait mal dormit. Pas que la literie soit mauvaise. Ce n'était pas non plus le fait de dormir dans un lieu inconnu. Il n'était plus un enfant pour être déstabilisé par ci peu de chose. Il avait fait quelques cauchemars. Il avait la sensations que sa tête était sur le point d'exploser tant elle s'était rempli au cours des dernières vingt quatre heures, d'interrogation et de doute. Pour résumer ce qui l'avait dérangé: sa mauvaise conscience et l'impression que leurs hôtes leur cachaient vraiment beaucoup de chose. Draco avait le sentiment d'avancer dans un épais brouillard et il n'aimait pas cela.

Bien évidemment, il savait que Ialon, Alyd et Dénal n'était en aucun cas des créatures magiques banales et courantes comme pouvait les apprécier Hagrid. Il ne pouvait s'empêcher de se demander dans quelles intrigues politiques, les trois individus étaient mêlé et surtout le rôle que remplissait son parrain et les Londubat. Les sorciers semblaient vraiment lié et attaché au bien être des chimères. Draco avait pourtant toujours eut le sentiment que son parrain n'aimait pas plier le genou devant qui que se soit. Pas qu'avec le Lord, il est eut grand choix, mais là dans le cas des chimères, Severus donnait l'impression d'agir sans contrainte, naturellement. Il ne paraissait plus guindé et hermétique comme à Poudlard. Quoi que encore là, ce n'était pas comme si Dumbledore n'avait pas attendu de lui qu'il se conforme à l'image que le vieux fou attendait de lui.

Bref, il aurait fallut qu'il soit aveugle pour ne pas comprendre combien le clan était quelque chose d'important pour le professeur de potion et cela lui avait causé un petit pincement de jalousie quand Alyd leur avait dit que son parrain serait absent pour le dîner car il avait des choses à régler avec Dénal. Un bon point pour les chimères, elles ne semblaient pas partager les idéaux du sombre seigneur, ni ceux de Dumbledore. Alors quel but poursuivaient elles ?

Pour ronger son frein et passer sa mauvaise humeur, au cours du diner, il avait chercher discrètement à obtenir quelques informations sur cette fameuse mission concernant son parrain et la plus jeune des créatures, mais Alyd qui avait semblé un peu perturbé surtout à la fin du repas, n'avait pas vraiment mordu à son hameçon, le laissant encore plus sur sa faim.

Même quand il avait essayé d'en savoir plus sur les cours qui lui seraient dispenser en compagnie des deux griffondors, la chimère aux mèches dorée s'était montré évasive, lui assurant qu'il le découvrirait bien assez tôt aussi bien du point de vue théorique que pratique. Là, Draco avait légèrement tiqué: de la pratique? Ils allaient vraiment s'exercer? Devant son air abasourdi, la grand mère de Londubat avait caché un petit rire derrière sa paume rapidement imité par sa mère, ce qui avait eut le mérité de détendre l'atmosphère quelques instants, avant que la vieille femme ne lui assure que l'enseignement qu'ils allaient recevoir serait complet.

Véxé, il aurait bien rappeler aux deux femmes que le ministère ne faisait pas des lois pour les chiens, mais Alyd lui avait assuré que le manoir était en dehors de la juridiction du ministère. En voilà une information qui méritait qu'on s'y attarde, mais Alyd ne lui laissa pas le temps de l'interroger la dessus, préférant demander à sa mère si elle accepterait de les aider en donnant des cours de Métamorphose aux trois adolescents. Bien entendu, Narcissa avait accepté en demandant qu'en contre partie elle est accès à toute la documentation que les chimères possédaient sur les Changeurs. Alyd le lui avait accordé sans hésitation et Draco avait sourit. Sa mère était experte dans ce genre de négociation relevant de l'échange de procédé. Elle n'avait pas son pareil pour ce genre de marchandage dont elle tirait toujours le meilleur bénéfice. Maintenant, si le créatures magique avaient eut l'intention de leur cacher des informations sur les Changeurs, cela leur serait plus difficile.

Puis suivant le fils de la conversation, il avait tenté de donner son opinion sur la sur-protection dont semblait faire l'objet le survivant. Potter était selon le blond arrivé comme un cheveu sur la soupe dans la conversation après que la grand mère de Londubat est fait une remarque sur les progrès qu'elle espérait chez son petit fils, surtout en potion. Alyd lui avait accordé un sourire complice lui assurant qu'en tant que servant Neville pouvait faire confiance à son professeur pour lui enseigner son art avec patience. Vu comme se passait les cours à Poudlard, Draco en doutait et l'avait fait remarque fort peu élégamment avec un reniflement de dédain qui lui avait valu un regard curieux et intéressé de la part de la chimère.

Loin de se fâcher ou de lui demander de s'occuper de ses affaires, Alyd s'était contenté de le regarder avec courtoisie comme pour l'inviter à développer ses idées sur le sujet. A ce moment et à chaque fois qu'Alyd l'avait regardé de la sorte, en gros a chaque fois qu'il avait osé montré son mépris pour Potter et Londubat, il avait ressenti comme un frisson lui couler le long de l'épine dorsale comme un avertissement.

Il connaissait ce regard. Il avait appris à le reconnaître et à le craindre. Son père et Severus, parfois sa mère, avaient le même. Et à chaque fois qu'il avait insister pour avoir le dernier mot, il avait regretter amèrement. Draco n'insista donc pas, préférant attendre un meilleur moment ou peu être un autre interlocuteur. Certainement pas Ialon qui selon lui était encore plus impressionnant qu'Alyd. Peut être Dénal et encore la plus jeune des chimères semblait avoir de la suite dans les idées. Et elle ne semblait pas facile à amadouer.

Bref il n'avait pas rassemblé suffisamment d'information pour se faire une idée précise de la situation dans son ensemble et avait dû se coucher avec sa frustration. Depuis qu'ils étaient arrivés, ils n'avait pas vu Potter. Pas que Draco s'inquiéta pour son ennemi. Il était juste curieux. Que faisait il là et pourquoi n'était il pas avec ses amis? Mettant de côté , Potter il se coucha, sachant que la journée du lendemain marquerait un nouveau départ et serait certainement encore riche en émotion et découvertes. Autant se reposer pour l'affronter correctement.

Il avait a peine fermé les yeux, cherchant à se détendre pour pouvoir s'endormir quand il avait pensé à ses amis et ses connaissances appartenant aux familles de Sang Pur. Impossible que ses amis aient eut la même opportunité de fuite que lui. Aucun autres serpentards n'avait pu comme lui échapper au Seigneur des Ténèbres. Il aurait pu tenter de s'en convaincre. Il aurait pu essayer de se bercer d'illusion, mais ce n'était pas dans ses habitudes. Il préférait analyser le plus froidement possible la situation pour ne pas se donner de faux espoirs.

Il s'était rassit dans son lit, tremblant légèrement. Comment avait-il pu oublier le triste sort qui attendait ses camarades? Pourquoi n'y avait il pas pensé avant? Des dizaines de questions se mirent à tourbillonner sous son crâne, le faisant gémir d'impuissance et de douleur.

Il ne se sentait pas responsable de l'inconséquence de leurs parents et savait que certains des serpentards qu'il fréquentait à Poudlard, n'étaient pas tous contre le retour du Seigneur des Ténèbres, que certains d'entre eux seraient certainement plus que ravie de se voir gagner les rangs des serviteurs du Seigneurs noir. Pas la majorité et tous ceux qui seraient initié n'appartiendrait pas uniquement à sa maison. Il ne pouvait s'empêcher de penser à ceux de ses amis à qui cela poserait un problème et qui ne pourraient rien faire pour y échapper.

Blaise dont la famille ne suivait pas vraiment les préceptes du Lord par vocation, mais plus par crainte. De plus la fratrie Zanbini se composait des deux autres enfants plus jeune. Si Blaise refusait, si on lui avait laissé le choix, un de ses petits frères avait-il dû prendre sa place? Draco l'ignorait et cela lui brûlait les entrailles comme s'il avait bu de l'acide.

Théodore lui n'aurait certainement pas le choix. Consentant ou non, ses parents avaient dû se faire une joie de présenter leur héritier au Lord sombre pour qu'il rejoigne le rang de ses subordonnés. Le jeune Nott avait une santé fragile. Ses parents étaient rongé par une ambition démesuré et si le sacrifice de leur fils pouvait leur apporter la reconnaissance du Maître, alors ils n'allaient pas hésiter à lui offrir sur un plateau d'argent. Supporterait-il le traitement auquel chaque recrue devait se soumettre et dont son père lui avait parler sans entrer dans le détail?

Quand aux filles, Pansy et Millicent. Leurs parents n'avaient pas beaucoup de pouvoir et d'influence dans le cercle des Mangemorts. Il n'avait pas les moyens dont disposait les Malfoy. Les Parkinson et les Bulstrode n'étaient pas des fanatiques et même s'ils ne voyaient pas d'un bon oeil l'influence grandissante des moldus sur le monde magique, ils étaient loin d'adhérer à l'ambition guerrière de Voldemort.

Et puis il s'inquiétait pour son père. Le fait que Draco ne soit pas présent pour être intronisé comme les autre avait dû provoquer la colère du Maître. Son père était il seulement encore en vie?

Toutes ses pensées rendaient Draco nerveux. Il se sentait frustré et en rogne devant son impuissance. Il savait qu'il n'aurait rien pu faire pour changer la donne, mais cela ne l'empêchait pas de se sentir coupable et en colère contre lui même et contre la grande injustice de ce monde.

Après une nuit pour le moins agité de cauchemar où il voyait ses amis lui reprocher sa fuite, il se leva et se prépara avec le soin habituel qu'il consacrait à son apparence, prenant garde que ses émotions ne puissent être lisible sur les traits de son visage. Ayant entendu l'horloge du couloir sonné neuf heure, il gagna la salle à manger où il savait qu'il pouvait trouver du monde de déjà levé et de quoi se restaurer.

Dans la pièce où il entra, Severus et sa mère se trouvaient déjà en train de prendre leur petit déjeuner. Il les salua ajoutant un léger hochement de tête à son bonjour avant de s'installer à son tour autour de la table qui semblait richement garnie. Sa mère avait les traits du visage tiré, mais il fallait vraiment la connaître pour arriver à déchiffrer les émotions qui se cachaient derrière son sourire. La nuit n'avait pas dû être de tout repos pour elle non plus. Elle avait dû se faire du souci pour Lucius et leur avenir.

Severus non plus ne semblait pas très frais. Draco avait remarqué la manière dont son parrain se frottait négligemment la nuque comme si ses muscles encore raide le faisaient souffrir, comme s'il n'avait pas dormi dans son lit. Le professeur était fatigué, cela était certain mais Draco aurait été bien incapable de déceler un autre indice sur ce qui préoccupait son parrain.

Il n'y avait pas la moindre trace des chimères ou des Londubat. Bien que curieux, Draco se garda bien de poser des questions se concentrant sur son repas. Il avait l'habitude de manger en silence. Il appréciait même le calme ambiant qui ne dura malheureusement pour lui pas assez longtemps puisqu'il n'était pas assis depuis dix minutes qu'un bruit de pas se fit entendre dans le couloir et que Potter ne montra enfin le bout de son nez.

« ...Potter!, vous ne devriez pas être debout! » S'exclama Severus en se levant rapidement pour rejoindre le griffondor qui lui accorda un sourire contrit avant de secouer la tête et de s'approcher de la table pour s'y asseoir.

Draco était choqué. Par deux éléments qui les frappèrent sa mère et lui quand le jeune homme brun était rentré dans la salle à manger. Il y avait eut tout d'abord la réaction de son parrain qui avait été pour le moins surprenante tant le ton de sa voix dégageait de l'inquiétude et de l'intérêt dont il avait fait preuve pour le garçon.

Severus avait été le premier à le voir entrer. Se tenant dos à la porte face à sa mère, Draco avait du se tourner pour saluer le nouvel arrivant et la réaction de son parrain avait réveillé l'aiguillon de la jalousie qu'il ressentait quand toute l'attention se dirigeait vers le survivant.

Et dans un deuxième temps il y avait l'aspect physique de l'adolescent brun. Il ne ressemblait en rien aux souvenirs qu'il avait de lui à l'école de sorcellerie. Maigre, les yeux cernés, le corps couvert de marques indistinctes, le teint pâle le tout fagoté dans des vêtements trop vieux, trop large et usée jusqu'à la corde. Seuls ses yeux verts brillaient du même feu, quoi qu'il lui parurent plus terne. Potter n'avait jamais été très grand, surtout à côté de Weasley, mais là il faisait rachitique. Personne de censé ne lui aurait donné seize ans! Draco grimaça quand Severus continua de s'adresser à Potter comme si il était en porcelaine.

« Vous ne devriez pas présumer de vos forces! Personne ne vous demande... » Reprit Severus en soupirant devant l'entêtement du griffondor à se joindre à eux.

Harry se tenait assis sur une chaise et tentait de servir un bol de lait mais ses mains tremblaient si fort qu'il en mettait plus à côté que dedans. Finalement comme éreinté par l'effort, il reposa le broc en soupirant.

« Ce n'est pas vraiment que je veuille être là, comme cela. » Marmonna Harry lentement avec un petit sourire adressé à son parrain qui fit voir rouge à Draco.

Aspect maladif ou pas, il ne laisserait pas passer ce qu'il prenait pour une insulte. Si leur présence le dérangeait tant que cela, il avait qu'à continuer à bouder dans sa chambre au lieu de leur imposer sa mauvaise humeur. Draco avait certifié aux chimères qu'il ferait un effort pour se comporter civilement avec les deux rouge et or, mais il n'était pas disposé à se laisser insulter de la sorte ci tôt le matin!

Cependant Draco était loin du compte et même si la méprise dans le propos d'Harry était parfaitement justifié, c'était à l'opposé de ce que Harry pensait. Le jeune brun faisait allusion à son apparence physique. Il n'avait pas prévu de revenir sous l'apparence de Harry avant la création des golems grâce aux pierres de dupplication, mais avec les révélations de la magie et ce qu'il avait lu dans l'esprit du directeur, il avait décidé en ouvrant les yeux ce matin qu'il ne pouvait pas abandonner cette part de lui comme il avait été sur le point de le faire. Tirer un trait sur ce qu'il avait été jusqu'à présent, n'était pas la meilleure façon d'avancer et de construire l'avenir. Alors il avait décidé de reconstituer le puzzle « Harry » et il savait qu'il allait avoir besoin d'aide.

Même si cela faisait mal. Même s'il avait honte. Même s'il s'en voulait pour sa faiblesse et son attentisme, s'il voulait pouvoir vivre pour lui même, il devait accepter de regarder la vérité en face avec ce qu'elle avait de douloureux et de positif. Comme il l'avait dit à l'avatar, il connaissait la saveur de la vérité mais il n'avait pas encore décidé de ce qu'il allait en faire une fois qu'il l'aurait assimilé. Il avait pris conscience qu'il devait parler, comme le lui avait conseillé la magie. Il voulait que des gens apprennent la vérité de sa bouche et puisse aller au de la des apparences. Il ne voulait pas abandonner qui il était et il ne voulait pas non plus laisser une image incomplète de lui dans le souvenirs des gens. Alors il avait reprit l'apparence du jeune Potter et s'était présenté devant Severus pour lui parler. Il avait choisit son professeur car il avait confiance en lui. C'était lui qui l'avait sortit de cet enfer. Lui sur qui il avait pu s'appuyer et recommencer à respirer. Fixé sur son objectif, il avait un peu oublié la présence des Malfoy ce que se chargea de lui rappeler Draco de manière vindicative.

« Potter, tu savais certainement que Ma mère et moi nous nous trouvions ici. Si notre présence t'indispose, tu aurait dû rester cloîtrer dans ta chambre... » Commença Draco avec amertume.

Harry rougit baissant les yeux. Il venait de réaliser que ses paroles pouvaient être mal interprété. Il avait été occupé à expliqué mentalement son raisonnement à Severus et n'avait pas particulièrement prêter attention au monde qui se trouvaient dans la pièce. Cela avait été un peu long car il avait tout raconté, y compris sa conversation avec la magie et sa démarche pour rétablir son équilibre personnel. Le professeur de Potion soupira. Il aurait bien reprit son filleul mais cela d'après lui n'arrangerait rien dans la relation entre les deux adolescents. Il laissa donc à Harry le soin de prendre l'initiative tout en le soutenant moralement.

« Je suis désolé si mes paroles ont pu vous paraître insultante, Madame Malfoy, Draco. »

Troisième choc pour ce début de journée pour Draco. Potter venait de s'excuser auprès de lui et de sa mère. Sincèrement apparemment.

« C'est un malentendu. Il se trouve que j'ai appris certaines choses auxquelles j'ai dû mal à faire face et je ne comptais pas me... »

« Tu crois peut être être le seul? Tu n'es pas le centre du monde Potter! Le retour du Lord n'ait pas un désastre uniquement... »

Severus lança son plus noir regard à Draco qui stoppa sa tirade en serrant les poings. Le blond se sentait vraiment trahis par ce revirement chez son parrain qu'il ne s'expliquait pas. Harry eut un petit rire triste qui attira de nouveau l'attention sur lui.

« Nous avons vraiment un problème de communication toi et moi, Malfoy. Mais si à chaque fois que j'ouvre la bouche, toi tu prends la mouche on ne va pas s'en sortir! Je ne pense pas être au centre du monde. J'ai cependant beaucoup de mal à encaisser certaines trahisons...»

« Aurais-tu enfin ouvert les yeux, Potter ? Viens tu de réaliser que tes amis ne sont pas aussi gentil et loyal que tu le croyais ou l'espérait ... » Nargua Draco avec colère se souvenant de la situation de ses propres amis et de sa culpabilité. Il avait besoin de déchargé sa frustration et Potter ferait très bien l'affaire.

Harry parut décontenancé un court instant. Étonnamment il réalisa que cela faisait un moment qu'il n'avait pas pensé à Ron et Hermione. Il avait l'impression que les deux autres ne lui avait pas manqué plus que cela. Par l'intermédiaire de Severus, il les avait vu au Square, et même s'il avait apprécié que ses amis prennent sa défense il avait sentit que leur réaction n'était pas complètement sincère et il en avait été déçu. Il avait occulter le problème sur le moment, préférant se concentrer sur Dumbledore, mais en y réfléchissant honnêtement il était près à parier qu'il avait mis ce problème de côté pour ne pas chercher à l'approfondir de peur d'être à nouveau déçu ou au pire trahis. C'était assez lâche de sa part. Il serra les mâchoires et les poings, tentant de maitriser les tremblements de son corps qui s'intensifiaient tant il se sentait tendu et stressé par tout ce qui lui tombait dessus.

« Ouvert les yeux je ne sais pas. Mais effectivement la vérité à quelque chose de douloureux et d'amer. Es tu prés a entendre ma vérité, Malfoy?»

Perdu pour perdu, Harry avait décidé de changer de tactique. Il avait prévu de se confesser entièrement à Severus car il avait confiance, mais la vision du professeur sur qui il était avait déjà changé. Même s'il ne savait aucun des détails de l'enfance de Harry, Severus savait qu'il s'était trompé. Il s'attendait surement à attendre quelque chose de terrible, mais pas Malfoy et sa mère. Pour eux, Harry était toujours celui qu'ils imaginaient au travers du prisme deformant de la gazette du soricer, comme le lui confirma la réplique suivante du blond.

« Comme si tu avais quelque chose à m'apprendre sur toi! Ta biographie a dû paraître tous les ans dans la gazette du sorcier depuis le début de notre scolarité à Poudlard! Quand on ne t'y adule pas, on t'accuse de folie! A mon avis...»

« Draco! » Intervint sèchement sa mère. « Nous sommes sensé œuvrer ensemble pour le clan. Monsieur Potter s'est excusé pour son manque de tact et a fait le premier pas pour nous montrer qu'il nous accordait sa confiance, je ne crois pas que nous soyons en position pour refuser. » Déclara Narcissa en se levant de sa place à table pour se diriger vers le brun qui s'était figé.

Draco tout comme Harry ne s'était pas attendu à ce qu'elle prenne la défense du brun. Elle s'avança et posa une main apaisante sur l'épaule de Harry.

« Cependant nous devrons vous instruire, nous aussi de ce que la situation actuelle à comme répercussions chez les sorciers de notre classe sociale. Vous devez savoir ce que le retour de vous savez qui coûte aux nobles familles de sorcier.»

« C'est vrai, Mère puisque Potter a grandit chez des moldu, il ignore les conséquences du retour de vous savez qui. » Lança Draco en se levant à son tour pour gagner le petit salon attenant à la salle à manger et s'asseoir comme s'il était le maître de maison. « Raconte nous Potter...Comment les moldus sont fantastiques! »

Nouveau choc pour Draco quand Harry le suivit avec un petit rire qui sonna noir et rauque même à ses oreilles. Bien loin du rire franc et joyeux que l'on octroyait volontiers au Griffondor. Ce rire avait quelque chose de grinçant et d'irritant qui leur donna la chair de poule.

Harry s'assit en face du blond et fit un signe aux deux adultes de le rejoindre. Narcissa le fit sans hésiter contrairement à Severus avant qu'il ne reçoive mentalement l'assurance de la part de Harry qu'il souhaitait lui faire entendre son témoignage sur son enfance. Il valait mieux en profiter maintenant car Harry n'était pas sûr de vouloir renouveler l'expérience plus tard. Severus s'installa donc à côté de Harry alors que Naricssa s'asseyait à côté de son fils.

« Tu risque d'être déçu, Malfoy » soupira Harry d'une voix triste avant de se lancer dans un long récit sur son enfance sordide.

Et il se mit à parler. Presque contre sa volonté, par complète nécessité, un besoin vital pour la première fois de confier le fardeau de son enfance. De dire qui était Harry selon lui, ce que jamais personne auparavant n'avait pensé à lui demandé. Ce que lui même avait fini par oublier. Un pauvre môme brisé qui n'attendait rien de la vie et des autres jusqu'à son entrée dans le monde magique.

Il avait laissé un flot de paroles continue raconter avec ses propres mots le calvaire qu'avait été sa vie jusque là. La négligence, les punitions, les mauvais coups, les jeux sadiques de son cousin. Le placard sous l'escalier. Les corvées. La haine de son oncle. Le mépris et l'indifférence de sa tante. La cruauté de son cousin.

Harry racontait tout. Pas qu'il en ait eut envie, non c'était bien plus fort que cela. Pas qu'il aurait pu continuer à lutter contre ce besoin qui se faisait de plus en plus pressant au fond de son être. Plus il parlait, plus il sentait que les fameuses pièces de puzzle qu'il avait eut dû mal à agencer quand il avait appris qu'il était un Horcruxe, se mettaient en place. Plus il pouvait identifie le petit garçon qu'il avait été et plus il lui était évident d'identifier l'homme qu'il voulait être. Alors il continua à parler. Plus pour lui même que pour son auditoire, continuant à agencer son histoire pour se sortir du chaos ou il se trouvait.

C'était la première fois. La première fois que Harry livrait le témoignage de sa vie. La première fois qu'il racontait tout ce qu'il avait vécu jusqu'à ce jour de son propre point de vue. La première fois qu'il s'exprimait sur son ressenti par rapport à son passé et il le faisait devant Draco Malfoy. La personne qu'il avait considéré comme un ennemi depuis qu'il avait commencer d'aller à Poudlard ensemble. La mère de celui-ci qu'il connaissait à peine. Et Severus Rogue , le professeur qui l'avait détesté jusqu'à ce jour et qui maintenant était l'un des piliers de son existence.

Si on lui avait demandé de choisir, Draco n'aurait certainement pas été la personne à laquelle il aurait pensé en première intention. Ni même en deuxième. Peut être si le jeune aristocrate avait été le seul être vivant disponible au monde, Harry l'aurait choisit et encore il en doutait. Mais voila, les faits étaient là. Sans la moindre explication logique, sans réelle intention de sa part, Harry se livrait sans honte et sans fausse pudeur à son ennemi. Car même si les deux adultes écoutaient c'était finalement à Draco qu'il destinait sa confession. Les rares fois ou il levait la tête c'était pour fixer les orbes argenté du blond qui le fixaient avec intensité.

Il parlait sans pouvoir s'arrêter. Les mots franchissaient les barrières de ses lèvres comme les vagues venant se briser sur les vestiges d'une digue pulvérisé par une forte tempête. Il disait tout.

Pour la première fois. En utilisant sa propre voix, il narrait par le détail son quotidien chez les Dursley, ses tentatives pour convaincre le directeur qu'il fallait le retirer de la-bas, le refus à chaque fois catégorique du vieux sorcier, et tout le reste: ses doutes, sa colère, son sentiment d'abandon. Il leur donna plusieurs exemples des exactions du directeur, leur narrant comment il utilisait certain charme et potion de contrainte et de persuasion pour faire plier les gens selon ses exigences. Il garda cependant pour lui la découverte à propos des horcruxes et il sentit par le lien que Severus partageait son opinion de garder l'information secrète pour le moment.

Draco droit comme un i se tenait en face de lui, assis sur le canapé et écoutait. Pâle quasiment blême, il se concentrait sur les paroles de Harry, luttant contre les vagues de nausées qui lui soulevait l'estomac. Il sentit la main de sa mère se crisper sur la sienne avant de la serrer fortement. Il aurait voulu pouvoir se lever et partir. Il aurait voulu pouvoir hurler à Potter de se taire et de cesser cette confession pour le moins dérangeante et écœurante.

Bon sang! Ils n'étaient pas amis! Jusque là ils n'avaient pratiquement rien partagé, échange hormis quelques nom d'oiseaux! Rien qui ne les lia ensemble par autre chose qu'une rivalité infantile et une jalousie tout aussi puérile! Jamais Draco n'avait voulu s'attirer les confidences du survivant!

Et pourtant il se tenait là devant le brun, bien incapable de bouger devant les yeux verts qui le fixaient avec résignation les rares fois ou la honte ne submergeait pas le brun. Harry osait par moment fugace le regarder droit dans les yeux, guettant ses réactions, alors Draco mettait un point d'honneur à encaisser en conservant une expression neutre sur son visage. Mais Merlin que c'était difficile!

Draco tressaillit. Survivant. Harry méritait véritablement son surnom. Le blond se demandait comment il était humainement possible de survivre à un tel traitement ? Comment le griffondor n'avait pas fini complètement fou ? Comment pouvait il se comporter de manière équilibré ? Avec le soutien de sa magie? Cela ne pouvait pas suffire? Il en doutait mais comment expliquer alors que le brun semblait équilibré?

Encore que « équilibré » n'était peut être pas le meilleur qualificatif pour le rouge et or si on prenait en compte les dangers auxquels il s'était exposé plus où moins consciemment au cours de sa scolarité.

La témérité du brun, sa manière de réagir face au danger et celle de s'engager dans des causes perdu d'avance n'était rien qu'un comportement de défense. Aller au devant du danger plutôt que de se laisser submerger par la peur et les coups. Un raisonnement idiot qui avait eut une chance sur deux de fonctionner et qui par le plus grand des hasards, avait été des plus efficace pour le rouge et or. Un comportement à l'opposé de celui qu'il pratiquait chez les moldus.

Mais Draco pouvait le comprendre. Étonnement, il pouvait saisir pourquoi contrairement à l'expectative dans laquelle il évoluait dans le monde moldu, Harry était si téméraire et frondeur dans le monde sorcier. Par fierté. Il avait compris à la manière dont le brun se confiait, que Harry avait rapidement assimilé qu'il n'appartenait pas au monde moldu, pas seulement parce que sa famille n'avait cesser de lui répéter qu'il était différent, un monstre. Non pas seulement à cause de leur attitude haineuse, mais parce qu'il s'était sentit complètement différent d'eux. Et une part de lui en était très satisfaite et fière de n'avoir rien en commun avec ses bourreaux.

Découvrir qu'il appartenait à une communauté riches en traditions anciennes et en histoires, mais aussi qu'il y était connu et admiré l'avait conforté dans son sentiments de fierté et d'appartenance, alors Harry avait décidé , certainement inconsciemment ce genre de raisonnement étant trop poussé pour un griffondor, de prendre les choses en mains dans ce monde. Hors de question d'attendre les coups, hors de question d'attendre que le danger l'engloutisse, il allait prendre les devants.

Malheureusement cela avait fait le jeu du directeur et avant que le jeune brun ait eu le temps de dire ouf, il s'était retrouvé sous la coupe de Dumbledore. Pantin articulé d'un vieux fou qui ne reculait devant aucun sacrifice pour parvenir à ses fins. Draco refoulait la nausée et le mal de tête qui pulsait sous son crâne lui donnant l'impression qu'il allait exploser.

Les yeux secs, Harry finit par se taire osant relever une nouvelle fois la tête vers le blond. Toujours droit et crispé, Draco le fixait avec un feu étrange brûlant dans ses yeux gris. Narcissa avait porté une de ses mains devant sa bouche et affichait une expression choqué et incrédule.

« Qu'attends tu de moi ? » Demanda Draco en se levant et en se plantant devant lui les poings serrés au comble d'une rage et d'une colère dont lui même ignorait l'origine.

Narcissa voulut calmer son fils quand elle remarqua le regard perdu de Harry. Le récit qu'il venait de leur faire l'avait beaucoup touché. Elle ne s'était pas attendu à découvrir l'horreur dont avait été victime le survivant et elle était un peu perdu. Cependant croisant le regard sombre de Severus et un signe de sa part la firent stopper son geste et se résigner à attendre que les deux adolescents règlent cela par eux même.

« Pardon? » Répondit Harry surpris de sa question et fronçant les yeux visiblement insatisfait de la réaction de son interlocuteur et déstabilisé par le ton mordant de la voix du blond.

« De la compassion? De la compréhension? Personne ne peut dire qu'il comprend ce que tu as vécu sans te mentir. L'horreur que tu m'a raconté n'a aucun équivalent dans notre société. Enfin j'ose l'espérer! Avec un tel récit, tu convaincrais n'importe quel sorcier pacifiste de voter pour l'extermination des moldus!» Détailla Draco devant l'air ahuris de Harry qui le fixait avec des yeux ronds. « De la pitié? Te connaissant j'en doute. Tu ne cherche pas à m'apitoyer en me racontant ton passé. Ta fierté qui doit équivaloir la mienne ne te permettrait pas de t'abaisser de la sorte. Du soutien? Franchement je pense que Londubat aurait certainement mieux convenue que moi si c'était ce que tu recherchais. Il t'aurais accordé son soutien même si tu lui avait épargné la moitié des détails révoltants dont tu m'a gratifié, alors que veut tu de moi ? »

Il y eut un temps de silence qui permit à Harry de saisir ce que venait de lui révéler Draco. Il fut d'accord avec son analyse de la situation. Mais il ne disposait pas de la réponse à la question de Draco, parce qu'il ne se connaissait pas suffisamment lui même pour connaître ses réels besoins et envies. Il se mordit la lèvre inférieur et se tordit les mains de gène.

« Qu'est ce que tu veux m'apporter? » fini par demander Harry en plantant son regard vert dans celui argenté du blond qui se passa une main dans la nuque d'embarras.

« De la colère. C'est tout ce que je peux t'apporter! La rage contre tous ceux qui ont crut que tu n'était qu'une marionnette, une poupée de chiffon, un jouet entre leur main. Tu auras mon aide si tu décides de les détruire. »

Harry se souvint alors de sa réaction en temps que chimère quand il avait appris ce que lui avait caché le directeur. La colère, celle qui menaçait de tout emporter. Celle qu'en tant que Harry, il n'était pas certain d'être autoriser à ressentir. Pourquoi? Pourquoi refusait il la colère ? Draco l'était. Il était en colère pour lui! Le blond lui accordait sa colère pour le venger.

« Détruire? » Répéta Harry avec un nouvel éclat dans son regard qui n'échappa pas au blond et qui en parut satisfait. Ce qui venait de traverser le regard de sa némesis n'était en aucun cas du dégoût, il aurait plus identifier cela à de l'intérêt.

« Oui, détruire, c'est à dire pour ton esprit de griffondor obtus, leur ôter toute initiative et les mettre à ta merci. C'est tout ce que je m'engage à faire pour toi enfin si tu me dis pourquoi m'avoir choisit moi plutôt qu'un autre pour ta confession » Précisa le blond plantant son regard gris dans le vert émeraude. « Il doit bien exister une raison qui t'a poussé à te confesser là maintenant à moi alors que tu avais l'embarra du choix...»

Harry resta déconcerté un court instant. Effectivement il devait bien reconnaître que le raisonnement de Draco était juste et que cela méritait une réponse franche. L'ennuyeux dans tout cela c'est qu'il ne savait pas ce qui l'avait poussé à le faire. Il avait ressenti le besoin impérieux de tout dire là maintenant, comme si c'était le bon moment et le bon endroit, mais il ne voyait pas ce qui l'y avait poussé.

Non, en fait il savait mais il n'était pas prêt à faire face à cette idée alors il l'avait maintenu loin de sa pensée consciente. En le réalisant Harry poussa un petit hoquet de surprise et rougit.

« Je veux prendre conscience de mes choix et le assumer. Si j'ai toujours donnée l'impression d'agir comme un pantin, je veux à partir de maintenant agir selon mes choix. Je veux pouvoir dire: Peu importe si c'était une erreur, c'était la mienne, mon choix et j'en accepte les conséquences! » Murmura-t-il à peine assez fort pour être entendu du blond qui soupira de soulagement en entendant cette réponse. « Je voudrais devenir plus fort, je ne veux plus me faire manipuler. Je veux être sur de ma force et en être fier! Je ne veux plus survivre mais vivre en suivant mon propre chemin!»

« Tu veux que je t'apprenne à agir différemment, à être un serpentard ? Mais mon cher Potter cela ne peut se faire... »

« Le choixpeau voulait m'envoyer à Sepentard car il estimait que j'en avais les qualités. » avoua Harry dans un haussement d'épaule

« Ah! » S'exclama de surprise Draco en croisant les bras sur sa poitrine avant de reprendre légèrement moqueur. « Tes rêves ne sont pas si différents de ceux de la plus part du communs des mortels. Tout le monde nous envie notre prestance. »

La note d'humour ironique dans le ton de la voix du blond n'échappa pas à Harry qui se détendit et sourit avant que Draco ne reprenne son interrogatoire d'un ton ferme.

« En quoi crois tu? Quelles sont tes convictions ? »

« Ce monde est pourrit et il est grand temps de le changer. » déclara sans hésitation le brun au grand étonnement du blond qui fronça les sourcils sous la force de la détermination qui brûlait dans les yeux de son vis à vis. « La corruption est partout, tant du côté moldu que du côté sorcier...Je ne peux pas faire grand chose dans le monde moldu, mais grâce aux chimères dans le monde sorcier, je peux le faire... »

« Et bien voilà déjà un point sur lequel nous sommes d'accord. Mais crois tu avoir suffisamment de pouvoir et d'influence pour le changer? »

« Je ferais de mon mieux pour acquérir... »

La claque marqua sans prévenir le joue du brun à peine avait il prononcées ses paroles.

« Inutile d'aller plus loin si tu ne comptes que faire de ton mieux! Tu dois réussir peu importe les sacrifices et les obstacles. Il n'y a pas de demi victoire! Si c'est la route que tu décides d'emprunter et le but que tu veux atteindre alors rien ne doit t'en détourner! Un compromis qui te désavantage est une défaite! Tu as les moyens de réussir, les capacité et les aides nécessaires, alors l'échec n'est pas permis!»

Harry frottait sa joue avec sa main légèrement sonné, tout en fixant le blond qui le menaçait de son index accusateur pointant sa poitrine avec force.

« Alors en plus de ta colère, tu me donnerais ta confiance et ton aide? » Souffla dans un souffle le brun les yeux étonnamment brillant de vie.

Draco resta un court instant interdit devant l'expression ravi qui s'était peinte sur le visage de Harry. Il eut un petit rictus moqueur avant de lui donner une pichenette à l'arrière du crâne qui fit glousser le brun. Observant d'aussi prêt le visage du griffondor, ce fut uniquement à ce moment qu'il remarqua l'absence de cicatrice sur le front de Harry.

« Je suis un élément déterminant de ta victoire, Potter. Avoir un Malfoy comme atout dans sa manche, cela ne se refuse pas. »

Entre eux, il n'était pas encore question d'amitié. Pas encore, mais Harry réalisa que Draco lui apprendrait une de ces choses qu'il avait voulu et désespérément attendu toutes ses années passées chez les Dursley : La force de croire en lui et en ses idées, celle qui permettait de déplacer des montagnes et de faire payer ses opposants. Celle qui lui permettrait d'être complet, aussi bien en temps que chimère qu'en temps que sorcier.

« Maintenant, Potter si tu voulais bien me dire ou est passé ta cicatrice? »

Le brun hoqueta de surprise et porta la main à son front sans pour autant ressentir la trace habituelle de sa marque. Il savait qu'elle avait disparut quand il prenait l'apparence de Dénal. Il n'avait cependant pas espèré qu'il en aille de même sous celle de Harry. Il se mit à sourire un peu plus, donnant un éclat encore plus vivant à l'expressionde son visage. Il décida de biaiser légèrement sa réponse.

« C'est grâce au clan. » Lança le brun sans entrer dans le détail. Il vit bien à la mou boudeuse de Draco que celui-ci s'attendait à plus de détail mais malgré les questions du blond il ne capitula pas et ne lui révéla rien d'autre.

A côté de Harry , toujours assis sur le canapé, Severus fulminait. Il savait enfin tout. Il aurait bien hurlé pour laisser évacuer sa rage, mais il se contenait car il ne voulait pas attirer l'attention des deux jeunes hommes. Il pouvait les entendre discuter calmement et il ne voulait pas brisé leur entente cordiale. Ses mains étaient crispées sur les accoudoirs. Ses articulations étaient blanches et les muscles de ses bras étaient tétanisé tellement il s'était retenu d'intervenir pendant le récit de Harry.

Par le lien, il savait que la plus jeune des chimères avait suivit ses réactions et qu'elle en avait été touchée par leur intensité et leur sincérité. Mais ce n'était pas suffisant pour Severus. Le sorcier et la chimère en lui réclamait vengeance pour l'enfant bafoué qu'était Harry.

Bien entendu, il estimait que la sentence accordé par Alyd aux Moldus et au directeur était justifié mais elle ne satisfaisait pas entièrement sa colère. Il voulait y ajouter son grain de sel et il ne lui fallut pas longtemps pour trouver ce qui apaiserait sa soif de vengeance. Il eut un petit rire sadique. Personne n'oserait penser qu'un jour, il proposerait une alliance à Black. Personne ne s'attendrait à les voir agir de concert.

Il savait exactement comment conduire Black à coopérer avec lui. Il comprenait mieux l'engouement d'Alyd pour la jeune auror qui se trouvait être une cousine du cabot et pourquoi la punition de Dumbledore lui avait parut si adapté. Si le chien en savait autant que lui sur l'enfance malheureuse, et encore le mot était faible, de Harry, il n'aurait pas de difficultés majeure à le convaincre de lui apporter son concours pour une expédition punitive dans le monde moldu.

Black était un Changeur. Comme l'auror C'était parfait pour son plan. Il faudrait juste lui apprendre certains des dons spécifiques à cette race et qui pouvaient s'avérer plus qu'utile. En tout cas dans un cas comme celui-ci, savoir changer le destin d'une personne en utilisant une malédiction était une option qui prenait de son sens. Et puis il demanderait à Max s'il ne désirait pas se joindre à eux. Il savait que le Marcheur d'Ombre, pour lui faire plaisir, ne refuserait pas sa proposition. Surtout s'il lui permettait de se nourrir. Plus son plan prenait forme dans son esprit, plus Severus l'appréciait et il n'était pas le seul s'il en croyait les émotions de Harry et Neville qui lui parvenaient par le lien.

A suivre...