Petit Rappel pour mémoire:

Harry Potter = Dénal, « Ce qui est à la lumière »

Severus Rogue = Ialon, « Ce qui est dans l'ombre ». Il est aussi Awa, l'aîné du clan.

Neville Londubat = Alyd, « Ce qui est vivant »

Chapitre 27:Tomber des nues et...

Il faisait nuit quand les alarmes de l'école s'enclenchèrent sortant les occupants des lieux de leur sommeil réparateur. Le cris strident et répétitif de l'alerte fut suffisant pour réveiller complètement Minerva McGonagall, directrice de la maison griffondor et directrice adjointe de l'école de sorcellerie et lui mettre tous les sens en alerte.

Elle bondit de son lit tel un ressort malgré son grand âge et ses articulations douloureuses. Elle s'habilla d'un mouvement désinvolte de la main qui dénotait l'habitude. Il n'était pas rare qu'elle soit obligé de se rendre présentable en un temps record et elle maîtrisait à la perfection les sortilèges lui permettant de se vêtir et de se coiffer rapidement et selon ses critères de perfection.

De toute façon avec le retour de Vous avez qui, elle ne dormait pratiquement plus tant l'inquiétude des jours à venir lui rongeait les sangs. Elle avait connut la première guerre et se souvenait parfaitement de la puissance du Lord, pour craindre que la période de calme qu'ils venaient de traverser, était terminé et que personne ne se trouvait à l'abri du danger. Et encore moins que quiconque un certain griffondor, frondeur sur qui semblait peser une lourde destinée et qui attirait les ennuies plus sûrement qu'une lumière attirait les insectes!

Elle soupira et quitta sa chambre pour gagner le bureau du directeur qui avait dû s'absenter pour aller présider une réunion de l'ordre du Phoenix auquel elle appartenait aussi. En ces temps troublés, le professeur Dumbledore n'avait pas voulu laisser Poudlard sans surveillance, raison pour laquelle il lui avait demandé de veiller sur les lieux en son absence, ce qu'elle avait accepté avec fierté même si ce n'était que pour une soirée. Il était rare que le vieux sorcier délègue ses devoirs et tâches, elle avait donc apprécié à sa juste valeur la responsabilité qu'il confiait a ses épaules. Elle voulait en aucun cas manquer a son devoir et décevoir Dumbledore.

Tout avait été normal dans la journée, si on mettait de côté le comportement surexcité des elfes de maison qui semblaient euphorique et pris d'une frénésie ménagère depuis presque deux jours. Ils n'avaient pas arrêter d'astiquer le château comme s'ils avaient l'ambition de le faire briller. Pas que le vieux monument imposant n'en ait pas eut besoin après une année d'occupation par une bande d'enfants plus ou moins méticuleux, mais de là à lustrer toutes les armures trois fois pas jour et dépoussiérer toute les deux heures, il y avait de quoi remettre en doute leur santé mentale.

Le plus étrange dans tout cela, c'était qu'ils travaillaient sans relâche sans qu'aucun ordre leur disant de se stopper ne soit pris en compte. A chaque fois qu'un sorcier avait eut l'audace de leur demander d'arrêter, les créatures leur avaient lancé un regard noir avant de s'atteler de nouveau à leur tâche avec encore plus d'ardeur.

Minerva qui les avaient observer un moment dans la journée avait été surprise en entendant une conversation entre deux elfes qui nettoyaient de fond en comble la salle commune de la tour de Griffondor parler de l'arrivée de quelqu'un qui semblait important pour leur communauté.

Elle avait cherché qui parmi les élèves inscrits en première année qui aurait pu être à l'origine de cette frénésie mais n'avait rien trouver de vraiment probant. La seule chose dont elle était sûr c'était que cet engouement soudain pour le ménage n'avait rien à voir avec le retour de Vous savez qui!

Même les tableaux et portraits que tout ce remue ménage avaient dans un premier temps rendu perplexe, avaient été au fil des heures gagner par cette étrange virus ménager et il était possible de voir les personnages des différentes oeuvres s' épousseter ou dépoussiérer leur décors , comme pour faire honneur à un invité de marque. Quand les différents fantôme du château s'étaient joint à cette folie douce, elle avait espérer pouvoir obtenir davantage d'information de leur part mais comme pour les autres, aucune des respectables entités n'avaient voulu lui donner le moindre détail sur cette hôte d'importance qui mettait le château en émoi. Nick-Quasi sans tête, le fantôme rattaché a sa maison avait hésité puis avec un triste sourire il lui avait conseiller de se montrer patiente car bientôt la révélation la toucherait elle aussi et cela ne serait pas sans consèquences. Perplexe par les paroles du revenant, elle avait chercher à obtenir d'autres information sans parvenir à découvir quoi que ce soit. La directrice de Griffondor s'était inquiété de voir cette amour pour le ménage gagner toutes les créatures du château, mais plus les heures passaient plus elle avait le sentiment que cela ne concernait pas uniquement les créatures, le château lui même semblait être plus vivant. Plus réceptif à la magie comme si elle l'animait lui donnant une volonté propre. C'était encore fugace. Ce n'était qu'une impression, pas désagréable, un peu comme la caresse d'une brise d'été.

Bref elle avait fait malgré tous ses efforts, chou blanc et s'était couchée en maudissant le goût du secret que semblait avoir développé toutes les créatures magiques vivantes ou non du château. Même Pomfresh et Rusard lui avait parut étrange au dîner. Pas que l'un ou l'autre se soit montrer franchement différents de d'habitude, ni qu'ils n'aient montré un soudain enthousiasme pour le ménage, mais elle avait remarqué les coup d'oeil nerveux qu'ils se lançaient quand ils pensaient que personne ne les regardaient. Elle avait bien tenté de faire parler l'infirmière mais celle-ci avait balbutié un prétexte grossier (trop flagrant pour être crédible même pour un griffondor, n'allez pas imaginer que Pomfresh avait été insultante avec sa collègue) pour s'éclipser sans rien lui révéler.

Pour l'heure, McGonagall se tenait dans le bureau du directeur et cherchait à identifier ce qui avait pu déclencher l'alarme. Elle se pencha sur une représentation miniature de Poudlard qui se trouvait sur une des petites tables encombrées de papier derrière le bureau du directeur et lança une incantation dessus tout en agitant d'un mouvement souple sa baguette.

Un point lumineux vert s'alluma dans l'une des pièces alors que les étages superflues de la maquette devenait transparent pour lui permettre de localiser plus facilement la zone ou se situait le problème. La lueur verte indiquait qu'un intrus avait réussi à pénétrer dans l'enceinte de l'école. Il se tenait présentement dans la grande salle où il se trouvait immobiliser.

Par précaution elle activa le sortilège bloquant les portes et ainsi confiner l'individu indésirable dans la pièce où il se tenait actuellement. Elle remarqua aussi plusieurs dizaines de petit point bleu signifiant la présence d'elfe de maison auprès de l'inconnu. Se demandant si cela avait un quelconque lien avec l'attitude étrange des créatures, elle éteignit l'alarme et se dirigea vers la grande salle ou se trouvait l'invité surprise.

Elle nota aussi la présence de deux lueurs rouges dans deux endroits précis du château. L'un deux se dirigeait depuis le réez de chaussée vers les étages supérieurs. Il devait s'agir de Rusard qui suivant ses instructions en cas d'alerte d'intrusion devait vérifier tous les accès extérieures et remonter en direction du bureau du directeur en bloquant toutes le portes de sortie. Minerva nota la présence d'un petit point bleu qui se déplaçait en même temps que le concierge et l'attribua à la fidèle chatte qui ne se trouvait jamais loin de son maître.

L'autre point rouge devait être l'infirmière. Minerva savait que Poppy Pomfresh ne la rejoindrait pas tant qu'elle ne lui ferait pas savoir que la situation était sous contrôle. L'infirmière dans ce genre de cas précis avait pour consigne de gagner son antre et d'y rester en attendant qu'on ait besoin ou non de ses compétences.

Raffermissant sa prise sur sa baguette, la directrice de Griffondor descendit vers la grande salle aussi rapidement que les escaliers le lui permettaient ce qui étrangement se passa pour le mieux, ceux ci ayant apparemment décidé d'être coopératif.

Quand elle entra dans la grande salle après avoir poussé les lourdes portes, elle fut assez étonnée de voir tout un attroupement d'elfe de maison au milieu de la pièce. Ils formaient un cercle et marmonnaient entre eux des mots plus ou moins compréhensible. Ils semblaient tous focaliser sur quelque chose ou quelqu'un qui se trouvait au centre et par terre. De là ou elle était il lui était impossible de savoir ce qui les rendaient autant nerveux et anxieux alors elle décida de s'approcher en interrompant leur conversation qui ne menait nulle part tant leurs propos étaient décousue.

« Peut on savoir ce qui se passe ici? » S'exclama-t-elle faisant par la même occasion sursauter les petites créatures qui se figèrent sur place pour la majorité d'entre elles alors que les plus âgés se tournaient pour lui faire face.

« Un problème assez grave, professeur McGonagall, madame. » Parla l'un des plus vieux elfes de maison en charge des cuisines à Poudlard. Nymc, si sa mémoire était bonne travaillait au château depuis plus de cinquante ans . Il se trouvait déjà là quand elle y avait terminé ses études. C'était un des patriarches vénéré pour sa sagesse parmi les siens. « Nous étions en train de nettoyé la grande salle quand un intrus est apparut par magie au milieu de la salle. »

« Ou -est- il cet intrus? »

« Là, par terre! Il semble assez mal en point, Professeur McGonagall, madame. Il est inconscient depuis quelques secondes et il gémissait beaucoup avant de s'évanouir.»

« Écartez vous que je puisse l'examiner et voir s'il représente une menace avant qu'il ne... » Ordonna le sorcière en leur faisant signe de sa baguette de lui laisser le champ libre ce que les elfes firent sans montrer de résistance.

Dés qu'elle aperçu la robe de sorcier farfelu qui ne pouvait appartenir qu'à un seul sorcier, roulée en boule comme un vieux tas de chiffon à même le sol, elle poussa une exclamation outrée et écarta les créatures pour se rapprocher au plus vite du directeur qui semblait plus mort que vif.

Les mains tremblantes, elle chercha la respiration et le pouls du vieux sorcier et poussa un soupir de soulagement quand elle perçu les faibles mouvements de sa poitrine et le battement régulier sous ses doigts. Mais ce furent les seuls points positif qui ressortirent de son observation. Le directeur était inconscient et blême. Son visage était marqué par des grimaces de douleurs qui crispaient ses traits et en accentuaient les rides, lui donnant une expression hideuse et torturée . Il ne semblait pas conscient de l'endroit ou il se trouvait et souffrir énormément.

« Albus! » s'écria la sorcière tombant à genoux en essayant de ranimer le directeur. « Allez chercher l'infirmière! »

Les elfes semblèrent marquer une hésitation se dandinant chacun d'un pied sur l'autre en évitant son regard. Puis après que Nymc eut hocher positivement la tête, l'un d'entre eux disparut dans un pop assourdissant vu le silence qui régnait dans la grande salle.

Mille questions traversaient l'esprit apeuré de la vieille femme. Albus avait été attaqué! Mais par qui et ou? L'attaque avait elle eut lieu au quartier générale de l'Ordre? Y avait il d'autres victimes? Devait-elle envoyer des secours au Square ? Qui auraient bien put les trahir cette fois? Pourquoi le directeur aurait-il transplané seul? Ou étaient les enfants? Harry devait être récupérer ce soir, les choses s'étaient elles déroulées si mal pour mettre le puissant sorcier dans un tel état? Vous savez qui avait il attaqué la maison de Harry? Ou seulement le QG de l'Ordre? Où étaient les autres? Étaient ils seulement encore vivants? Devaient elle abandonner tout espoir?

Elle était a deux doigts de la panique et à un pas de sauter dans un gouffre de désespoir total. Elle se tenait juste à la frontière entre folie et raison quand son esprit suspicieux et méthodique lui fit entrevoir des incohérences dans le fait que le directeur de l'école se tienne là inconscient au milieu des elfes qui malgré une certaine nervosité paraissaient serein.

Pourquoi les barrières de protection de Poudlard n'avaient elles pas reconnu Albus qui en tant que directeur était lié magiquement à l'établissement? Pourquoi les elfes le considéraient comme un intrus, même après l'avoir vu de leur propre yeux? Pourquoi ne lui portaient ils pas assistance ? Les questions lui donnaient un mal de crâne incommensurable. L'état de santé du directeur semblait alarmant même si à première vue, il ne souffrait d'aucune blessure visible. Pas de trace de sang, ni de trace de signature magique extérieure. Soit son agresseur était très doué pour cacher sa présence soit la magie n'était pas en cause la dedans, ce dont elle doutait fortement vu les grimaces de douleurs qui continuait à déformer les traits du directeur malgré sa perte de connaissance. C'était comme si Albus était plongé dans un affreux cauchemar.

« Minerva? » L'appela avec inquiétude Pomfresh en s'approchant des qu'elle apparut grâce à l'elfe de maison.

« Vite, vite Poppy! C'est Albus, il se trouve dans un état grave... » Paniqua légèrement Minerva en appelant l'infirmière d'un signe de la main.

Poppy marqua un léger temps d'hésitation, fronçant les sourcils puis devant le regard perdu et affolé de sa collègue, elle s'avança rapidement . Avec professionnalisme l'infirmière s'approcha de son patient et lui lança rapidement des sortilèges de diagnostic afin de déterminer l'origine du malaise du directeur. Malgré ses mains qui tremblaient et la peur qu'elle devinait au fond des yeux de sa collègue, la directrice de griffondor admira la maîtrise dont faisait preuve Poppy.

Tout comme elle, sa collègue devait imaginé le pire. Tout comme elle, des centaines de questions devaient se percuter sous son crâne avec la vitesse et la puissance de destruction d'un ouragan. Elle aussi devait s'inquiéter pour les autres membres de l'Ordre.

Pourtant si Poppy avait effectivement de nombreuses questions qui tambourinaient dans son esprit, elle en avait certaine qui aurait intriguée et surprise la directrice de Griffondor.

L'état alarmant du directeur d'après les sorts de diagnostic qu'elle avait lancé, la rendait perplexe. Dumbledore souffrait d'une puissante malédiction. Rien à voir avec les effets secondaires quelconque d'un ou plusieurs sort de magie noire. Non. C'était plus complexe et plus simple et surtout inguérissable.

Plus compliqué parce que sans les termes exacts du rituel, elle serait bien incapable d'en mesurer la porté et les répercussions sur l'organisme du directeur. Plus simple car lancer une malédiction ne nécessitait pas une grande puissance et qu'une bonne combinaison de mot suffisait à l'activer et à la rendre irréversible.

Malheureusement pour Albus, la personne qui l'avait maudit avait apparemment utilisé une combinaison de mot remarquable par sa force et de plus le lanceur devait posséder une puissance impressionnante pour avoir pulvériser les défenses mentales du directeur et réussir à implanter la malédiction dans l'esprit même du vieux sorcier. Condamnant le vieil homme a une longue et lente agonie.

L'infirmière soupira et s'essuya le front relevant son regard bleu vers celui de la directrice adjointe qui attendait avec impatience son verdict. Les nouvelles qu'elle avait à lui annoncer, n'étaient pas réjouissantes. Dumbledore était vraiment dans un état plus qu'alarmant et aucun médicomage ne pourrait le libérer de son mal. Bien entendu la malédiction n'était pas faite pour le tuer. D'après ce qu'elle en savait, elle avait plutôt comme but de l'affaiblir et de le faire souffrir, voir de le rendre complètement fou.

Cependant ce n'est pas ce qui dérangeait l'infirmière. Elle en savait assez pour deviner qu'une chimère se trouvait à l'origine de cette malédiction. Elle ignorait ce qui avait provoqué la colère de la créature, mais après avoir côtoyer Severus pendant de longues années, elle savait que ce jugement était mérité et cela lui laissait une impression de profond malaise. Qu'avait bien pu faire le directeur qui mérita une telle sanction. Selon elle, selon ce qu'elle savait, cela ne pouvait concerner que le jeune Potter. Elle se mordit nerveusement la lèvre inférieur et détourna le regard de celui de sa collègue.

Annoncer à Minerva certaines vérités sur le directeur n'allait pas être une mince affaire. Poppy soupira. Une attaque de front ne ferait que braquer la vieille femme qui comme beaucoup dans l'école vouait une admiration sans borne aux vieux directeur. Même si les choses depuis la veille avait lentement commencé à changer. Il fallait donc ruser.

Minerva n'était pas quelqu'un de facilement manipulable, tenter de lui forcer la main était aussi vouer à l'échec. A contrario, la directrice de la maison griffondor, aimait et chérissait l'honnêteté et la franchise. L'infirmière ne pouvait donc pas lui mentir et lui cacher plus longtemps le vrai visage qui se cachait derrière le regard affable et bon enfant du directeur. Ce serait dur, mais Poppy savait qu'il était plus que temps de rendre sa capacité de jugement à la sorcière.

Poppy n'avait donc d'autre option que d'instiller le doute dans le coeur et l'esprit de sa collègue en veillant à tenir son esprit curieux en alerte. Poppy avait bien remarqué elle aussi le changement d'attitude des elfes de maison et comment la vague de changement s'était étendu aux tableaux et aux fantômes, comme si quelque chose c'était mis en marche. Comme ci le château venait de sortir de sa torpeur, ce qui n'était pas loin d'être vrai si Severus avait retrouvé au moins l'un des siens. Elle aurait voulu en avoir la confirmation par Rusard mais n'avait pas trouvé comment abordé le problème avec le concierge sans attirer l'attention de Minerva qui avait passé une grande partie de la journée à fureter partout.

Poppy avait attendu patiemment que Severus la contacte tout au long de la journée de la veille. Ne le voyant pas revenir ou tenter de prendre contact avec elle, elle en avait conclue que la situation n'était pas si dramatique que le professeur l'avait craint en la quittant. Et puis au fils des heures, elle avait vu les elfes se mettre au travail comme des fourmis avec une frénésie qui ne leur étaient pas coutumière, au tout du moins pas à ce point là!

Aussi furtif qu'avait été les changements au départ, Poppy avait comprit l'origine de cette effervescence et elle en avait été rassuré : Les chimères gagnaient en puissance et en influence. Leur magie s'éveillait! C'était une excellente chose. Enfin...Elle se serait bien passé de la responsabilité d'en informer sa collègue de Griffondor. Impossible de passer le relaie à quelqu'un d'autre. Rusard n'avait pas le tact nécessaire pour démêler cette situation.

« Transportons Albus à l'infirmerie. Je dois pouvoir lui donner quelques potions qui lui permettront de reprendre ces esprits et qui j'espère le soulageront. » Ordonna-t-elle en se relevant et en faisant signe aux elfes de le transporter.

« Que lui est il arrivé, Poppy? De quoi souffre-t-il? » Lança d'une voix angoissée la directrice de Griffondor en se relevant à son tour.

« Et bien d'après les diagnostics que j'ai pu posé, il souffre d'une puissante malédiction. » Affirma Poppy en époussetant sa robe pour tenir ses mains occupées et mieux réfléchir à un plan pour convaincre Minerva.

« Un sort de magie noire? » La reprit la sorcière plus âgée en fronçant les sourcils.

« Non, Minerva. Juste une puissante malédiction. Je crois même qu'il s'agit d'une malédiction de Sang. » confirma Poppy en se pinçant l'arrête du nez

« Comment! Mais plus personne à notre époque ne maîtrise ce genre de sortilège!C'est bien trop arriéré et barbare! Un rituel de Sang implique bien trop de contrainte pour le lanceur! Personne n'est assez fou! Pas même Vous savez qui pour accepter un tel fardeau! »

« J'aimerais pouvoir me tromper, très chère, mais malheureusement je sais suffisamment de chose sur ce type de magie pour vous assurer que le directeur à été frappé par une puissante malédiction, même si pour le moment j'en ignore les effets autres que ceux visible actuellement. D'après ce que j'ai pu voir, la malédiction touche son esprit. »

Après que le directeur ait été déplacé magiquement par un elfe. Nymc se proposa d'accompagner les deux femmes à l'infirmerie ce qu'elles s'empressèrent d'accepter, ne voulant ni l'une ni l'autre laissé le vieux sorcier seul même si leur motivation était différente. Minerva ne voulait pas que le vieil homme se réveille seul. Quand à Pomfresh, elle ne voulait pas qu'il se réveille trop tôt, pas avant qu'elle ne soit prête car le germe d'un plan venait de voir le jour dans sa tête et tout allait être un question de timing.

Nymc ordonna même à l'un des elfes de prévenir le concierge des évènements, initiative qui fût grandement apprécié par les deux femmes. Pour des raisons différentes, mais leur gratitude était quasi palpable. Minerva était bien trop angoissé pour s'occuper de détail qu'elle estimait insignifiant pour le moment et qui passait au second plan. Rusard comprendrait que les deux femmes s'occupent de la santé du blessé avant tout chose. Quand à Poppy, elle voulait préparer la sorcière aux différentes révélations que ne manqueraient pas de faire le concierge quand il apprendrait la bonne nouvelle.

« Qui aurait été assez fou pour... » Reprit Minerva une fois qu'elles eurent popé dans l'infirmerie.

« Désespéré. » La corrigea sèchement l'infirmière alors qu'elle cherchait des potions dans ses placards en jetant des regards sombre et peu amène aux différentes étiquettes, cherchant apparemment quelques décoctions précises et sur lesquelles elle avait du mal à mettre la main.

Dumbledore avait été déposé sur un des lits de la grande pièce. D'un geste rapide et souple de sa baguette la maîtresse des lieux l'avait installé le plus confortablement possible, le débarrassant de sa robe pour lui attribuer un pyjama confortable et aux couleurs plus neutre. Elle avait aussi relié le directeur à un sortilège de surveillance des constantes et un panneau bleu lumineux se trouvait à la tête du lit du directeur affichant ses pulsations, sa température sa tension artérielle ainsi qu'un tracé irrégulier qui devait représenté l'activité cérébrale de son patient. Quand Poppys avait observé rapidement les courbes de ce diagramme, elle avait eut dû mal à cacher sa surprise et la pointe de satisfaction qui l'avait étreint quand elle avait interprété ce tracé. Visiblement la personne qui avait lancé la malédiction sur le directeur l'avait fait à la perfection et les effets s'en faisait déjà sentir sur les courbes.

Comme l'avait souhaité l'infirmière, Minerva fut intrigué par sa réplique et lui lança un regard curieux attendant que Poppy développe son point de vue, ce qu'elle ne tarda pas à faire après avoir finalement trouvé toutes les potions qu'elle désirait faire ingurgité au directeur.

« Il faut être désespéré pour se lancer dans ce genre d'expérience! Les sorciers ont abandonnée cette magie car le lanceur était irrémédiablement lié d'une manière ou d'une autre à celui qui la recevait. C'était bien trop dangereux et hasardeux pour que cette pratique soit encourager. Surtout après la disparition des Changeurs qui maîtrisaient de manière innée la Magie de Sang des malédictions. »

Poppy marqua un temps d'arrêt pendant lequel elle fit avaler quelques gorgée de potion au directeur toujours inconscient et grimaçant de douleur. Elle lui souleva la tête et lui maintint la bouche ouverte d'une mains pendant que de l'autre elle massait doucement la gorge du directeur pour provoquer un réflexe de déglutition.

Une énergisante pour stimuler le reveil. Elle espèrait lui en faire ingurgiter suffisament pour programmer son réveil dans une demi heure au maximum. Une pour lutter contre la douleur, assez puissamment dosé. Elle agirait sue les douleurs diffuse qui devaient se répandre dans l'organisme du directeur à cause de nombreux spasmes qui agitaient ses muscles.

Et en dernier, après une légère hésitation, quelques gouttes d'une potion violacé qui dégageait une odeur forte et désagréable qui leur fit froncer le nez. Quand cinq gouttes furent écouler dans la bouche du directeur, elle s'assura que tout avait été avalé et lui donna quelques gorgés d'eau. Dans une petite demi heure environs le directeur allait se réveiller, c'était amplement suffisant pour qu'elle fasse germer le doute dans l'esprit de sa collègue. Enfin elle l'espérait.

« Les Changeurs maîtrisaient effectivement cette magie mais ils n'en restent aucun !Même les quelques famille qui ont hérité de leur sang ont perdu les connaissance de cet héritage! » se reprit Minerva après avoir observer l'infirmière travailler

Ah, tiens! Se fit mentalement la remarque l'infirmière. Apparemment Minerva avait quelque connaissances au sujet des légendes concernant les créatures magique des temps oublié. C'est ait un bon point en sa faveur! En même temps, étant une spécialiste de la métamorphose, il eut été un comble qu'elle ignora les légendes concernant la race des Changeurs!

« Qui aurait pu alors avoir la puissance et la connaissance pour approcher suffisamment près le directeur et le maudire? Cela ne tient pas la route, Poppy!» Objecta McGonagall sur un ton sévère, reprochant visiblement à sa collègue ses théories fort peu crédible sur ce qui était arrivé au directeur.

« Vraiment? » S'étonna l'infirmière avec un petit rictus moqueur. « Si les sorciers soient disant de pur souche savaient les secrets que contiennent leur sang, ils seraient pour la plus part ulcéré d'apprendre le taux de sang aux capacités pour le moins étrange que celui-ci peu contenir! »

« Que voulez vous dire ? » Hoqueta avec un certain mépris Minerva.

Oups! Se réprimanda Poppy. La directrice de Griffondor semblait avoir très mal pris cette remarque qui dans certain milieu aurait pu passé pour une insulte. Mais Elle savait que Minerva n'appartenait pas au cercle des puristes qui affirmaient que leur sang et leur lignée étaient sans tare, comme l'aurait dit les moldus. Alors pourquoi avait-elle pris la mouche? Autant essayer de changer de sujet, pour ne pas emprunter une pente savonneuse qui ne ferait que braquer sa collègue et la conduire loin de son objectif.

« Et bien n'avez vous pas sentit que les choses ne sont pas ce qu'elles semblaient être à Poudlard depuis quelques jours? » Tenta de temporiser Poppy en partant fouiller de nouveau ses placard de réserve. Pour la deuxième phase de son plan elle allait avoir besoin d'une potion un peu particulière.

« Je ne vois pas le rapport entre la frénésie des elfes et l'attaque dont a fait l'objet le directeur. » Répondit assez sèchement Minerva qui avait l'impression que l'infirmière ne prenait pas avec tout le sérieux nécessaire l'attaque dont avait été victime Albus.

« Bien entendu, vous ne voyez pas. Vous subissez encore son influence. » Rétorqua Poppy en haussant les épaules et en donnant un coup d'oeil en coin au directeur qui grimaçait toujours de douleur en geignant tout doucement. « A votre avis pourquoi l'alarme s'est enclenché? La signature magique d'Albus Dumbledore est normalement connut par Poudlard. Pourquoi les elfes l'ont aussi considéré comme un intrus et ce malgré le fait que l'identité physique du sorcier se trouvant devant eux leur soient connu? »

Poppy avait sortit de sa réserve deux verres et une flasque de whisky pur feu. Elle servit les deux verres et en tendit un à sa collègue. Minerva s'en saisit sans hésitation et vida d'un trait le contenu. Poppy eut un petit sourire de triomphe qui échappa à la directrice adjointe. Puis, elle pris à son tour une gorgée de sa boisson qu'elle pris le temps de savourer en laissant Minerva gamberger sur ses paroles.

Minerva devait bien reconnaître que ses questions pertinentes avaient traversé son esprit tout comme celles concernant les circonstances de l'agression du directeur. Mais elle n'avait pas la moindre piste de réponse contrairement à sa collègue apparemment. Et comme l'infirmière ne semblait pas décidé à tout lui révéler d'emblée, le professeur était prête à parier que les réponses n'allaient pas lui plaire.

« Que voulez vous clairement insinuer? Pas la peine de tourner autour du chaudron plus longtemps très chère. Je suis capable d'encaisser la vérité! » Invectiva sèchement Minerva en reposant son verre sur la table de chevet qui se trouvait non loin d'elle.

« Laissez moi en douter. » Répondit sur le même ton l'infirmière tout en finissant sa propre boisson. « Vous ne vous êtes jamais rendu compte de la main mise qu'avait le directeur sur vous, mais ce n'est pas le cas de tout le monde et comprenez bien que le directeur avait les moyens de nous faire plier pour nous faire agir selon ses désirs. Au moins jusqu'à présent. »

« L'état de santé du directeur ne semble pas vous causer d'inquiétude? Vous semblez même assez satisfaite de le voir réduit à cet état... » Accusa La directrice adjointe en sortant sa baguette et en reculant d'un pas.

« Effectivement, car cela met fin à la main mise qu'il a sur nos existences et nous rend notre liberté. Ce qui ne veux pas dire que nous allons abandonner l'école, entendons nous bien. »

« Je ne vous reconnaît plus, Poppy! Comment pouvez vous insinuer que les actions du directeur aient pu être condamnable! De plus vous l'accusez alors qu'il ne peu même plus se défendre! Vous profitez de sa faiblesse... »

« Votre loyauté est bien mal placé mon amie! Et cela confirme que vous ne savez rien finalement des agissements véritable de cet homme que vous respectez comme un mentor. Heureusement que nous ne sommes pas tous comme vous et que certain ont pu d'une manière ou d'une autre réussi a garder leur libre arbitre. »

Minerva était franchement déstabilisé par l'attitude de sa collègue. Même si professionnellement, l'infirmière semblait s'être occupé du mieux possible du directeur, son discours méprisant et hargneux ne lui ressemblait pas du tout. Elle semblait vraiment avoir une dent contre Albus ce qu'elle ne s'expliquait absolument pas.

« Minerva, sa magie d'emprise deviens de moins en moins puissante. Poudlard se purge de son influence et vous devriez en faire au tant.. »

Le professeur s'apprêtait à inciter sa collègue à s'expliquer quand la porte s'ouvrit. Rusard et Miss Teigne s'avancèrent d'un pas décidé vers le lit ou se trouvait le directeur et autour duquel se tenait les deux femmes.

« C'est donc bien vrai! » s'exclama-t-il en fixant le vieil homme toujours inconscient. Un grand sourire ravie étira le coin de ses lèvres vers le haut donnant aux traits disgracieux de son visage un coup de jeune qui surprit la directrice de la maison des rouges et ors.

« Oui, Argus. » Répondit doucement l'infirmière. « Elles sont là. Elles sont enfin trois et elles vont nous montrer la voix. Cela à déjà commencé! »

Le concierge hocha la tête, fixant le corps inanimé de Dumbledore, sans se départir de son sourire. Minerva qui fixait la scène avec beaucoup de stupéfaction, n'arrivait pas à identifier les émotions qui se lisaient sur le visage du cracmol et de l'infirmière.

Joie ? Soulagement ? Satisfaction? Amertume et colère? Toutes ces émotions se succédaient dans l'expression de leurs traits mais il lui était très difficile de découvrir pourquoi la santé défaillante du directeur avait un tel impact sur eux.

« En apprenant le retour possible de Vous savez qui, j'ai prié pour qu'Elles viennent. Je ne pouvais pas imaginer que la magie laisserait ses enfants sans le moindre secours! Comment aurait Elle pu nous abandonner sans nous accorder une chance de rédemption! Miséricordes! Lui aussi paiera pour ses crimes!»

Argus s'était baissé pour attraper Miss Teigne qu'il caressait tout en riant doucement comme un dément. L'homme était plongé dans ses pensées et son regard vague brillait d'une étrange lueur qui fit frissonner la directrice de maison. La chatte aux yeux rouge fixait le directeur tout en ronronnant avec comme un rictus satisfait étirant les coins de sa gueule. Le sourire de l'animal était tout aussi effrayant et déplacé que celui de son maître.

« J'avais repéré les changements qui ont commencer de s'opérer ces dernières vingt quatre heure et j'avais espérer que cela annonçait bien leur retour! Je vais donc comme les autre me mettre à la tâche en attendant qu'elles viennent... J'accepterais leur jugement quel qu'il soit.»

Et sans donner plus d'explication ni se confronter aux réactions des deux femmes, il sortit toujours accompagné de sa fidèle chatte, gardant son expression étrangement satisfaite sur son visage.

« Je ne comprends pas comment du jour au lendemain vous pouvez éprouver autant de mépris pour Albus qui s'est toujours montré prévenant et ... »

« Ne vous y trompez pas Minerva. Ma rancune envers le directeur est plus ancienne que cela. Travailler ici n' a pas toujours été une sinécure. » Répondit l'infirmière en observant sa collègue qui sembla pris d'un vertige et dû s'asseoir sur le lit qui se trouvait derrière elle. « Je pourrais vous citer tous les noms des enfants qui d'une manière ou d'une autre ont eut à subir les si bonnes intentions ce cher directeur... »

Poppy jetta un rapide regard au panneau de surveillance des constantes de Dumbledore et sourit. Elle avait eut peur que son plan ne puisse marcher si la potion qu'elle avait mélangé au whisky n'avait pas d'efficacité sur son amie. Le vertige était la preuve que loin d'être résistante au breuvage, l'organisme de la Griffondor l'avait parfaitement assimilé. L'infirmière haussa les épaules, elle avait un peu doublé la dose par précaution sans pour autant lui faire risquer un surdosage.

« Que voulez vous dire? » Balbutia la directrice de maison en essayant de calmer les palpitations qui agitaient son coeur sans qu'elle comprenne l'origine du malaise avant que son regard ne se porte sur le verre.

Minerva fronça des sourcils et se saisit du verre qu'elle avait posé sur la table de chevet et le renifla. Le whisky qu'elle avait avalé d'une traite ne lui avait pas parut suspect, hormis maintenant qu'elle y prêtait attention. Il y avait comme un léger arrière goût d'orange amère qui lui restait sur le palais. Relevant vivement la tête vers l'infirmière qu'elle pointa de sa baguette, elle tenta de se lever mais fût maintenue par Poppy qui avait comblé la distance qui les séparait pour poser fermement ses mains sur les épaules de sa collègue.

« Vous m'avez drogué ! » Balbutia en tentant de se libérer la directrice de Griffondor!

« Oui mais pas pour les raisons que vous pouvez imaginer, Minerva. La potion que vous avez prise est un peu particulière. Pour m'assurer qu'elle serait efficace sur vous, j'ai dû prendre certaines précautions comme augmenter le dosage. J'avoue avoir quelque lacune dans la chronologie des lignées écossaises, mais vu la manière dont vous avez pris la mouche quand j'ai parlé de la diversité génétique du sang des sorciers, je suis convaincue que vous avez assez de ressources en vous pour que cette potion soit efficace et vous ouvre les yeux. »

« Que m'avez vous donné ? » S'inquiéta Minerva en essayant de fuir la poigne de fer de l'infirmière qui lui souriait gentiment.

«Rien qu'un antidote. Un bouclier de protection mentale contre les automatismes acquis artificiellement sous l'influence d'une magie d'emprise. »

« Pardon? » S'étonna Minerva en la regardant avec des yeux grand comme des soucoupes. elle n'avait jamais entendu parler d'une telle potion. Pas qu'elle y connaissait grand chose en dehors des bases.

« Je n'ai pas vraiment le temps de vous expliquer pour le moment car le directeur va se réveiller d'ici peu mais cela va vous aider à comprendre ce qui va se passer quand il sera de nouveau conscient. Rassurez vous, vous ne craignez rien, en principe après je pense que tout dépendra de vous et de votre sang. Avec les changements qui s'opère, ici au château, il n'est pas impossible qu'il y ait des effets secondaires sur vous. » Expliqua succinctement l'infirmière en relâchant l'emprise qu'elle exerçait sur les épaules de sa collègue pour retourner auprès du directeur. Une alarme se mit à sonner et sur le panneau à la tête du lit, les courbes de l'activité cérébrale de Dumbledore se mirent à clignoter en vert.

« Pile à l'heure! » sourit l'infirmière en se penchant avec un air faussement concerné vers le directeur avant de l'encourager à ouvrir les yeux d'une voix calme et compatissante qui pour la première fois sonnait faussement et de manière parfaitement hypocrite aux oreilles de Minerva.

A suivre...