Petit Rappel pour mémoire:
Harry Potter = Dénal, « Ce qui est à la lumière »
Severus Rogue = Ialon, « Ce qui est dans l'ombre ». Il est aussi Awa, l'aîné du clan.
Neville Londubat = Alyd, « Ce qui est vivant »
Chapitre 28: ...Et retomber sur ses pieds.
La première chose dont Dumbledore prit conscience à son éveil, fût les sons et la douleur. Le bruit des voix discutant autour de lui, lui paraissait assourdissant tant la douleur qui lui vrillait le crâne pulsait de manière incontrôlé. Il ne comprenait pas, ni ne pouvait suivre la conversation qui se déroulait à deux pas de lui. Son esprit était si embrouillé qu'il ne parvenait pas à identifier les voix qu'il entendait et qui sonnait comme familière à ses oreilles.
Ce fut au prix d'un effort surhumain qu'il réussit à ouvrir les yeux pour essayer de déterminer l'endroit où l'elfe de maison des Black avait bien pu l'expédier. La lumière de la pièce ou il se tenait allongé sur un lit apparemment confortable, n'était pourtant pas vive, mais elle lui écorcha les yeux comme si le faisceau de lumière avait été directement braqué sur ses rétines. Refermant rapidement les paupières, il se mordit fortement la lèvre inférieure pour retenir le gémissement de souffrance qui s'il le laissait traverser la barrière de sa bouche se transformerait certainement en long cris d'agonie et où qu'il soit Dumbledore ne pouvait se le permettre.
Même avec l'esprit sans dessus dessous, il ne pouvait pas se permettre de se montrer faible. Seul les faibles se faisaient manipuler et perdait le contrôle des évènements. Et lui, même réduit à cette état de douleur insupportable n'était pas faible! Il était fort et puissant. Il avait une mission. Il était le guide nécessaire au monde sorcier. Le seul capable de maintenir l'équilibre des choses. Même face à ses ennemis, il ne pouvait s'abaisser à montrer son état de faiblesse.
Il ne pouvait en aucun cas paraître diminué par ce que lui avait fait Tonks. D'ailleurs le comment du pourquoi lui échappait encore! Comment cette jeune femme avait acquis une telle connaissance et un tel pouvoir? Le directeur se doutait que les chimères devaient avoir leur part de responsabilité dans tout cela mais il n'arrivait pas à déterminer comme elles s'y étaient pris? Et cela le mettait presque autant en colère que le fait qu'elles aient découvert qu'Harry était un Horcruxe!
Presque parce qu'il aurait voulu garder cette information secrète encore quelques temps. Cela lui aurait permis de tirer les ficelles du monde politique plus tranquillement. Suffisamment avait il espéré pour obtenir la liste des autres objets que Voldemort avait sélectionné pour y déposer un morceau de son âme et les réunir afin de les détruire.
Le directeur de Poudlard avait connaissance du journal que Harry avait détruit lors de sa deuxième année, d'une bague de famille et bien entendu de Harry. Il avait demandé à certains membres de l'Ordre de faire quelques recherches sur des objets de légende qui avaient semblé dans son souvenir intéresser le jeune homme curieux et avide de puissance qu'avait été Voldemort. Pour la plus part des objets de légende qui auraient pu avoir appartenu aux fondateurs eux même et que tous pensaient disparut.
Mais voilà que son plan tombait à l'eau parce que des créatures magique débarquées dont ne sait ou décidaient de changer l'ordre des choses et de ne plus respecter les règles. Ses règles! Elles lui avaient enlevé Harry lui ôtant un avantage certain dans sa lutte contre Vous savez qui, car Albus était prêt à parier gros que Voldemort ignorait qu'il avait fait de Harry un Horcruxe!
Le directeur était prêt à parier qu'elles allaient libérer Harry de son état d'Horcruxe, ce qui contre carrerait définitivement ses plans. Il avait mené ses propres recherches pour découvrir le point faible des horcruxes. Expérience qu'il avait mené dans le plus grand secret mais qui ne lui avait apporté aucune des réponses qu'il avait souhaité. Il y avait quelque débordement et dommage collatéraux pour le moins dérangeant et désagréable, mais rien sur la façon de se débarrasser d'un Horcuxe en dehors du fait de le détruire. Pour son image de marque, Dumbledore aurait bien aimé trouvé une autre solution. Si Harry gardait l'affection de la population et qu'il arrivait a survivre au Seigneur des ténèbres, le tuer de sang froid pour détruire le morceau d'âme de Voldemort qui dormait en lui ne serait pas bien vu par les sorciers. Si lui n'avait pas trouvé de solution a l'heure actuelle pour sauver l'adolescent de son triste sort, il était convaincu que les chimères avec leur connaissance et leur puissance magique n'aurait aucune difficulté. Ce qui leur conférerait le dévouement le plus total de la part du jeune sorcier. Dévotion qui aurait dû lui être destiner!
De plus d'après les dire de Severus et l'attitude de l'enfant chimère qu'il avait vu au Square, il était indéniable que le clan n'avait pas les mêmes priorités que lui et cela allait lui causer quelques complications dont il se serait bien évidemment passé. Le clan ne semblait pas décidé à se joindre à lui et à l'Ordre pour lutter contre Voldemort. Pas quelles le soutenaient non plus, mais elles poursuivaient leur propre objectif qui semblait être une reforme complète du système régissant le monde sorcier, voir peut être de la magie elle même.
Dumbledore ne pouvait cautionner ce genre d'attitude alors que le monde magique était instable de part le retour du Seigneur sombre. Il lui avait fallut toutes ces années où le commun des sorciers s'était imaginé que la menace avait disparut pour asseoir son autorité sur le gouvernement magique. Et même si depuis quelques années Fudge tentait de l'évincer, il devait encore compter l'un sur l'autre pour faire avancer leurs pions et intérêts
Ce que lui avait fait Tonks n'allait vraiment pas arranger sa situation déjà pour le moins précaire. Il avait du mal à se concentrer. Penser lui faisait mal. Terriblement mal. C'était insupportable Comme si à chaque activité de son cerveau, on déposait dans sa tête un puissant doloris. Essayer de faire un mouvement, de contrôler son corps, lui donnait le sentiment désagréable qu'une vague de feu le parcourait entièrement. A ce rythme là, il allait devenir fou! A ce rythme là il pouvait dire adieu à son poste de directeur et à toutes ses aspirations pour l'avenir de la communauté magique.
Il pouvait d'ors et déjà réserver une chambre dans l'aile H de sainte Mangouste! Rien que cette perspective lui donnait la chair de poule. Pour y avoir mis les pieds une seule fois auparavant, Albus savait qu'il ferait tout plus tôt que de devoir y retourner. Pas même pour une simple visite. L'endroit était bien trop sordide.
Le directeur avait bien vu que son influence commençait à s'effriter sur les membres de l'Ordre. C'était entièrement de sa faute. Il avait manqué de vigilance et fait preuve de trop de confiance. Il était resté sur ses acquis quand Severus lui avait annoncer qu'il retournait de nouveau sa veste pour lui tourner le dos! Chose impardonnable qu'il ferait payer au maître de potion d'une manière ou d'une autre, ainsi que l'humiliation qu'il avait subit au Square.
Il aurait dû agir de suite, mais il avait douter, ne serait ce qu'un court instant de ses capacité, de ses choix et cela avait suffit pour que sa magie d'emprise lui fasse défaut dans un moment critique. Sa puissance magique devait être atteinte par ce que lui avait fait la jeune auror. Sa magie d'emprise réclamait beaucoup de force et de concentration, elle semblait être la plus affecté par ce que lui avait fait subir Tonks. Il se demandait juste jusqu'à quel point? Était ce guérissable? N'y avait il rien qui pourrait atténuer cette insupportable douleur qui lui donnait l'impression que son cerveau était en train de bouillir?
Il devait trouver une solution car il était hors de question qu'il abandonne sa tâche! Il avait travaillé bien trop dur et sacrifié bien top de chose pour se faire envoyer sur la touche sans le moindre égard par des créatures qui ne mesuraient pas la précarité de la situation! Il n'allait pas laisser des créatures s'emparer du fruit du labeur de toute une vie! Cet affrontement contre Voldemort dont il essayait d'orchestrer les modalités serait son apothéose et ce qui le ferait entrer dans la légende. Sa quête ultime!
Rassemblant son courage, il ouvrit de nouveau les yeux et tenta de se repérer. Les voix autour de lui il ne les comprenait pas mais il pu enfin arriver à mettre un nom sur chacune d'elle. Minerva semblait en pleine dispute avec Pomfresh.
Pas bon pour lui et ses plans si l'infirmière arrivait à convaincre le professeur de métamorphose qu'il n'agissait pas pour le bien de la communauté, ce qui n'était après tout et en tout objectivité qu'un tissu de mensonge puisqu'il était le chef de la lumière!Un héros ayant déjà fait ses preuves contre un précèdent mage noir! Il agissait pour garder l'équilibre au sein de la communauté magique. Il avait toujours agit en prenant soin de prendre en compte les besoins de la majorité de la population sorcière. Il avait fait de son mieux pour guider la communauté sans donner l'impression de vouloir tout diriger. Il prenait soin de ménager le sentiment de libre arbitre de ces concitoyens, préférant les galvaniser pour les conduire sur le chemin qu'il estimait être le bon plutôt que de les contraindre.
Il devait intervenir avant que Pomfresh n'en dévoile trop sur certains sujets qui ne manqueraient pas de faire réagir la directrice adjointe. Comme ce qui toucherait de près les enfants en générale et Harry en particulier. L'infirmière en savait assez pour mettre à mal l'emprise qu'exerçait Dumbledore sur la directrice de Griffondor et le sorcier savait qu'il ne pouvait pas se permettre de perdre le soutien de son ami la plus proche. Perdre Minerva serait tout aussi ennuyeux que la perte du jeune Potter, surtout si la vieille femme retrouvait certains de ses souvenirs!
Il espérait juste que l'infirmière n'ait pas eut le temps de se lancer dans une confession totale des actes dont elle avait été témoin, voir complice. A son corps défendant se récriera sûrement Pomfresh, mais il savait qu'il avait encore de quoi lui faire fermer son clapet pour un petit bout de temps!
Il rechignait à employer un moyen aussi aléatoire que le chantage mais l'infirmière avait toujours sans qu'il sache comme elle s'y prenait, résister à ses tentatives d'intrusion et d'intimidation. Avec elle seul le chantage marchait. A chaque fois qu'il avait dû s'assurer du concours de la sorcière, il avait menacer de révéler qu'elle entretenait certains contacts avec des créatures non autorisé, Les Marcheurs d'Ombre entre autre.
Il cligna des paupières et autorisa un léger souffle plaintif à sortir de ses lèvres pour attirer l'attention des deux femmes. Pomfresh se tenait au dessus de lui l'encourageant à se réveiller d'une voix apaisante. Il cligna plusieurs fois des paupières et tenta de se redresser. Tout de suite il le regretta car un déluge de question proférer par la dame de fer des rouges et or lui accentua la douleur qui rugissait dans sa tête. Elle l'assommait de questions n'ayant ni queue ni tête pour le directeur, lui demandant pas exemple où était les autres? Qui l'avait attaqué? Qui d'autre aurait besoin de soin? Y avait il eut des morts?
Les questions pleuvaient sur un ton inquiet et paniqué qui le fit tout autant grimacer que la douleur qui pulsait toujours en lui. Il n'avait aucune explication pour expliquer l'état dans lequel il se trouvait. De plus il avait dû mal à comprendre le flux incessant de parole de la directrice adjointe et se contentait de la fixer, le visage déformé par la douleur. N'y tenant plus et ayant besoin de temps, il plongea ses orbes bleu clair dans le regard intransigeant de la vieille fille avant de prononcer le mot clé de la magie d'emprise qui correspondait à la directrice de griffondor, « écaille de tortue ».
Les iris perçantes de la sorcière perdirent leur éclat conscient et se fermèrent bien malgré elle. Minerva tenta de résister comme à chaque fois mais la puissance de l'emprise était accru par le nombre d'année auquel il l'y avait soumis. Elle se laissa glisser sur le sol alors que Poppy la faisait léviter vers le lit voisin. Malheureusement du point de vue l'infirmière, le nombre de fois ou elle avait assister à cette scène était bien trop nombreuse dans son souvenir. Le corps mou et sans réaction de Minerva donnait l'impression qu'elle était dans une profonde transe. Pomfresh espérait que sa potion agirait. C'était sa seule préoccupation du moment. Son seul espoir.
Sourde, Aveugle et insensible à ce qui l'entourait de part la volonté du directeur. Comme une marionnette dont le manipulateur n'aurait pas besoin, Minerva avait sombré.
Maitriser ce genre de Magie mentale lui avait demandé de gros sacrifice mais Dumbledore ne le regrettait pas. Ses pratiques pouvaient être associé à de la magie noire, par des ignorants et des craintifs qui refusaient de prendre les risques nécessaire à la victoire. Des pleutres qui se cachaient pendant que lui et ses partisans se rendaient en première ligne. Qui était il pour juger de ses actes? Sans lui, le monde magique serait déjà tomber entre les mains des mages noirs, que ce soit Grindelwald ou Voldemort! Qui serait assez fou pour lui reprocher d'avoir agit en son âme et conscience pour la sauvegarde du monde sorcier? Personne.
Personne jusqu'à présent. Le clan chimère avait apparemment décidé de se mêler de ce qui ne les regardaient pas! Elles avaient bousillé son plan, bafoué son autorité, détourné du droit chemin Harry et certains membres influent de l'Ordre du Phœnix, Son Ordre! Elles avaient piétiné ces plates bandes sous prétexte que Harry n'était qu'un enfant! Mais par Merlin n'avait elle pas vu qu'il avait une puissance incommensurable pour le commun des sorciers! Une puissance qui devait être utilisée pour le bien. Une puissance qu'il devait contrôler pour éviter les erreurs du passé. Une force qu'il devait discipliner et une volonté qu'il devait canaliser pour la faire pencher dans son sens. Et voilà qu'avec leur gros sabot, elles brisaient tout!
« Vous ne devriez pas utiliser la magie dans votre état actuel, Monsieur le directeur. » Lui murmura d'une voix suave et moqueuse l'infirmière ce qui le fit froncer des sourcils. Visiblement il avait perturbé son plan son maîtrisant aussi vite la directrice de la maison rouge et or et elle comptait bien le lui faire regretter.
Il gémit de douleur. Habituellement ce sortilège ne lui prenait que peu de force et ne lui demandait que peu d'effort, mais aujourd'hui dans l'état où il se trouvait, il avait l'impression qu'une vague bouillante venait de traverser son cerveau pour le chauffer à blanc. Ses réflexions parasitées par la souffrance lui semblaient totalement décousue. Il aurait voulu pouvoir se défaire de l' étreinte envahissante et étouffante de son sentiment d'agonie mais il balayait comme des fétus de paille ses barrières mentales plus vite qu'il n'arrivait à les ériger.
« La malédiction dont vous souffrez n'est pas anodine. J'ignore qui est parvenue à réaliser ce tour de force mais le rituel est bien ancré dans votre esprit et c'est incurable. » annonça -t-elle franchement sans prendre de gant.
Le visage sombre de l'infirmière de Poudlard apparut alors dans son champ de vision, avec une lueur d'espoir il la regarda se pencher vers lui pour glisser une potion entre ses lèvres desséchées. Amer et épaisse il eut du mal à l'avaler. Il ignorait à quoi cette potion devait servir mais il n'en ressentit aucun bien fait. Il avait envie de hurler sa frustration.
Il avait étudier les malédictions au cour de sa recherche de nouveau pouvoir. Il n'avait pas poursuivit dans ce sens car il avait trouvé que le résultat était bien hasardeux. Le rituel s'il n'était pas correctement mené pouvait être encore plus dangereux pour le lanceur que pour la victime désignée. Seuls les Changeurs avaient démontré des aptitudes innées à manipuler ce genre de magie. Mais il n'y en avait plus. Ils avaient tous disparut des siècles auparavant. Ainsi C'était ce que lui avait fait Tonks. Elle l'avait maudit. Mais elle ne pouvait pas être parvenu à ce résultats seule. Forcément quelqu'un lui avait montré comment faire? En attendant si l'objectif de la jeune femme avait été de lui faire subir une torture sans nom, et bien elle avait parfaitement réussi. La potion que venait de lui faire avaler Pomfresh n'avait pas eut plus d'effet qu'un verre d'eau.
« Plus fort! » Ordonna-t-il en serrant les dents. « Donnez moi quelque chose de plus fort... »
Poppy sembla comprendre ce qu'il voulait et après un soupir résigné lui montra un flacon contenant une potion mauve pale mais limpide comme de l'eau de roche.
« De l'argonel, Monsieur. C'est le seul remède qui vous permettra d'apaiser votre calvaire. »Lui expliqua Poppy d'une voix étrangement atone et distante. « Malheureusement pour vous, cela ne vous guérira pas et les effets secondaires de ce produit sont assez contraignant. »
Sourde, oui. Aveugle , bien entendu. Insensible à ce qui l'entourait de part la volonté du directeur. Comme une marionnette dont le manipulateur n'aurait pas besoin. Pas exactement, même si elle avait effectivement le sentiment que les fils qui l'avaient retenu prisonnière et entraver toutes ces années venaient de se briser pour lui rendre la liberté. C'était assez déstabilisant. Comme lorsqu'on est enfant et qu'on lâche la première fois la main de l'adulte qui vous soutien, pour faire ses premiers pas tout seul. Un grand sentiment de liberté. De la fierté. Un peu de peur mais aussi de l'excitation.
« Donnez... » Ordonna-t-il en essayant de contrôler du mieux qu'il pouvait le ton de sa voix pour ne pas donner l'impression à la sorcière qu'il la suppliait.
Elle lui fit ingurgiter trois gouttes de la potion et instantanément cela fut suffisant pour le détourner de la douleur et pour fugacement le centrer sur sa situation actuelle qui avait grandement évoluée, surtout qu'il allait devoir fournir un minimum d'explication sur ce qui l'avait mis dans cet état.
Minerva ne comprenait pas comment elle pouvait « entendre » la discussion entre Pomfresh et le directeur. Peut être était ce en rapport avec la potion que l'infirmière lui avait fait avaler ? Pas uniquement, elle en avait l'intuition. Si elle se souvenait convenablement des paroles de Poppy, la potion avait un rapport avec l'héritage contenue dans le sang des sorciers.
Minerva savait que son sang contenait quelques gènes particulier. Elle n'en avait pas honte. Dans sa jeunesse, elle avait même regretté que son héritage ne soit pas éveillé. Et puis avec le temps, elle s'était fait une raison et avait mis de côté ses aspirations surtout quand le gouvernement avait commencé à laisser entendre que toutes les créatures magiques et les hybrides étaient inférieures aux sorciers. Elle avait finalement été soulagé que son héritage ne s'exprime pas, même si dans son cas elle n'avait pas à craindre que des poils ne lui poussent où que ses oreilles s'allongent. Non c'était plus subtile et quasiment invisible.
« C'est la deuxième fois que je vous en donne. Cette substance est nocive à haute dose et ne vous accordera qu'un court répit. »
« Combien de temps? » Demanda Albus satisfait d'avoir neutraliser le professeur de métamorphose ce qui lui donnerait le temps nécessaire de mettre au point une explication qui ne le ferait pas passer pour le méchant dans l'histoire. Il lui fallait une version où il serait la victime du clan. Un plan qui ferait de lui un sauveur faisant face à une nouvelle menace.
Le professeur McGonagall n'avait pas besoin de voir le directeur pour connaître le fond de sa pensée. Elle le connaissait suffisamment bien pour savoir qu'il échafaudait un plan et qu'il avait besoin de temps. Chose qui allait lui manqué vu la souffrance qui irradiait de son corps, recouvert d' une aura rouge sombre. Elle pouvait sentir la magie du directeur se consumer lentement, ronger par la substance qu'il avait réclamer à Poppy. De son poste d'observation, Minerva pouvait voir les effets secondaires de ce produit agressif pour la magie. Et ils 'avaient rien d'anodin.
« Je dirais que dans un premier temps chaque dose vous donnera une heure de répit. » Répondit l'infirmière qui après s'être assurer de l'état de santé de sa collègue revenait s'occuper de lui avec un professionnalisme froid qu'elle arborait à chaque fois qu'il se trouvait en sa présence et que la langue de bois n'était pas de mise. « Avec l'accoutumance, il vous en faudra toujours un peu plus pour obtenir l'effet bénéfique, mais votre magie s'épuisera plus vite puisque l'argonel à pour effet nocif de la neutraliser. »
L'aura magique émanant de l'infirmière était d'un bleu calme et lumineux. Serein, comme si la sorcière savait qu'elle avait le contrôle de la situation. Concentré, comme à chaque fois que Poppy cherchait à comprendre les symptômes de ses patients. Minerva en fût rassurer. Au moins malgré son attitude étrange, Poppy restait la même et dégageait le même sentiment de compassion que celui qu'elle lui connaissait habituellement. Tout du moins vu de ce côté-ci de la réalité parce que la manière dont elle parlait au directeur n'avait rien à voir avec la compassion. L'aura magique du directeur semblait très instable et perturbé. Pas seulement à cause de la malédiction, non le déséquilibre des harmonies de sa magie semblait être plus ancien. Comment elle le savait? L'instinct? Son héritage magique?En fait elle l'ignorait mais elle aurait parié sa vie la dessus. il y avait quelque chose de "putride" qui émanait du directeur.
Dumbledore soupira. Cela lui laissait très peu de temps. Trop peu de temps. Comment trouver une explication plausible à la débâcle de la réunion d'hier sans attirer la suspicion. Sans risquer de perdre les dernières personnes qui lui étaient entièrement dévoué en moins d'une heure!
Il se creusait les méninges. Il mettait toutes ses capacités d'analyse au service de cette quête qui devenait primordiale car il devait trouver avant que Minerva ne se réveille et ne l'assomme de nouveau de question. Il devait penser, analyser tous les éléments à révéler et à associer entre eux. Ceux à maintenir dans l'ombre. Ceux à mettre en avant. Penser aux conséquences, aux implications, aux répercussions. Tout cela en moins d'une heure. Tout cela avec l'appréhension que la douleur allait revenir. Inexorablement.
« Me direz vous qui vous à mis dans cet état? » demanda Poppy l'air de ne pas y toucher. « Ils ne sont pas nombreux les sorciers pouvant lancer ce genre de malédiction sans en payer le prix. »
«Oh et vous en connaissez? » Ironisa Dumbeldore sur un ton tranchant essayant de ne pas se laisser déstabiliser par la présence de l'infirmière qui ne semblait pas décider à le laisser réfléchir en paix. « Oui, c'est vrai j'oubliais votre fâcheuse tendance à vous occuper des chiens galeux! »
« Moquez vous, monsieur. » répondit l'infirmière sans se laisser démonter. « Mais c'est cette qualité qui vous horripile tant qui vous sauve la vie dans le cas présent! Croyez moi quand je vous dit que sans cela, vous seriez incapable de tenir des propos cohérent à l'heure actuelle! Et que loin de m'en attrister, je trouverais cela certainement comme le juste retour du bâton du destin!»
Minerva, dans sa position pour le moins étrange, ne put s'empêcher d'admirer l'aplomb dont faisait preuve son amie. La colère et le mépris qu'éprouvaient l'infirmière envers le directeur la surprenait toujours et elle n'en comprenait pas l'origine, mais elle admirait la façon dont Poppy se tenait fièrement devant le puissant sorcier sans trembler et sans craindre son courroux.
Dumbledore se mordit la lèvre inférieure aussi bien pour contenir la vague de souffrance qui montait sous son crâne mais aussi pour contrôler les réactions intempestives que provoquaient chez lui l'attitude insolente de sa subordonnée quand elle se savait en position de force. Il devait rapidement la ramener dans le droit chemin avant qu'elle ne prenne trop de liberté. Avant qu'elle ne se sente en confiance et que les moyens de pression dont il disposait pour la faire plier ne soient rendu caduc.
« Ne croyez pas que le ministère sera aussi magnanime que je l'ai été avec vos activités exécutées en extra auprès de créatures jugées pour le moins dangereuse. »
« Menacez moi autant que vous le voulez, Monsieur le directeur. » rétorqua Poppy sur un ton ferme. L'infirmière savait qu'elle risquait gros, mais elle ne voulait pas reculer. Elle avait bien assez tarder à réagir. Combien d'enfant avait -elle souhaité aider, sauver des griffes du directeur sans pouvoir rien faire. « Si vous voulez vraiment vous engagez sur cette voix de la délation, je vous en prie faite, mais attendez vous à un retour de bâton! Je dévoilerai moi aussi ce que je sais. »
Le directeur émis un sifflement de colère entre ses lèvres et lui lança un regard froid et haineux qui la figea de surprise mais ne fit en aucun cas flancher sa détermination.
Le professeur de son côté se demandait à quoi pouvait bien faire référence le directeur. A quelles activités pouvaient bien se livrer l'infirmière pour s'attirer les foudres du ministère. Minerva avait bien vu que le directeur en lançant cet argument tentait d'inverser les positions entre dominant et dominé dans la conversation, mais sa tentative s'avérait être un échec. La volonté de Poppy ne faiblissait pas. Même si elle était déstabilisé et inquiète, l'infirmière n'était pas prête à abandonner ces convictions et à plier devant l'exigence du directeur. Et pour cela Minerva ne pouvait que l'admirer et se sentir honteuse. Car elle ne possédait pas la même force. La même résistance. La même détermination et elle en avait honte...
« Il n'y a vraiment pas de quoi ... » Lui susurra une voix qui la fit frissonner.
Elle chercha l'aura d'une présence étrangère mais ne découvrit rien. Dans les ténèbres où elle se trouvait elle ne percevait toujours que les auras de Dumbledore et Poppy et le bruit de leur conversation.
« Fille de la Lande, tu as longtemps été aveugle. On t'a pendant bien trop de temps gardée la tête sous l'eau pour te noyer dans des informations contradictoire et te faire manquer l'essentiel, mais L'apothicaire a su ouvrir les paupières qui clôturaient ton pouvoir. Elle a pris un risque. Elle a parier sur toi, lui feras tu regretter son choix? Si il n'est jamais trop tard pour apprendre et comprendre, il peu être au-dessus de l'humain de dépasser ses émotions pour accepter la connaissance. Tout comme la magie à laisser l'héritage magique de ses enfants éclore afin qu'ils rendent leur jugement, je te donne la chance d'agir pour l'avenir, consentira tu à la charge de ton fardeau? »
Minerva était perplexe. La voix chantait tout autour d'elle provenant de nulle part et partout. Les paroles énigmatiques qu'elle lui avait dite raisonnaient encore profondément dans son coeur et son esprit. Elle ignorait qui lui parlait mais elle savait que ce n'était pas une créature qu'elle connaissait. C'était bien plus que cela. C'était comme une pulsation qui battait dans ses veines. C'était comme cette décharge d'énergie qui parcoure le corps dans une situation de danger. C'était la vie et plus encore.
Quand elle réalisa cela, les ténèbres se dissipèrent et une puissante vague de lumière envahis tout l'espace. Les auras des deux autres se tenaient toujours là et elle les percevait plus clairement. Même si toute son attention était tourné vers l'entité incommensurable qui lui parlait, elle savait ce qui se passait dans l'infirmerie, comme si elle écoutait en spectateur attentif la conversation entre le directeur et Pomfresh. Pas un détail qui ne lui échappa, même si pour le moment cela s'avérait passer au second plan.
« J'aimerais bien que vous me donniez la raison de votre soudaine assurance, ma chère. » Demanda suspicieusement le directeur en la fixant de son regard bleu glacial
« En votre absence, nous avons pris connaissance de certains bouleversements. Je ne vois pas de raison de vous cacher que Rusard et moi savons pertinemment que les chimères sont parmi nous... »
« Es ce Severus qui vous a avertis ? » Gronda Albus en serrant les poing de rage. Si c'était le cas, cette trahison de plus du maître de potion serait la dernière.
« Non, disons que nous avons su tirer nos propres conclusions face au remue ménage qu'ont mené les créatures du château. Vous ne l'avez peut être pas encore remarqué de part l'altération qu'a subit votre magie à cause de la malédiction, mais votre emprise s'altère ici aussi... »
« Impossible! » S'écria le directeur en se redressant vivement dans son lit avant d'y retomber terrasser par la faiblesse de son corps qui s'était épuisé à lutter contre la douleur. Si celle ci s'était estompé grâce à la potion, la fatigue se faisait encore sentir, lui donnant l'impression d'être plus faible qu'un nouveau né. Et Dumbledore détestait cela, se sentir faible. « Aucun d'entre vous ne peu accéder au cœur de Poudlard. La seule signature magique qui s'y trouve est la mienne! »
« Effectivement, vous étiez le seul à avoir pénétré assez profondément sous les fondations de l'école pour y apposer votre signature, mais vous ignoriez que Poudlard était un nid! »
« Un nid? »
« Merlin, nous préserve des ignorants qui pensent tout savoir! » S'exclama l'infirmière avec un rire moqueur. « Chaque chimère possède un nid, un endroit bien à elle où elle est en parfaite sécurité. L'agitation désordonnée des elfes de maison, la révolution mené par les fantômes et les tableaux, tout cela démontre que le véritable propriétaire des lieux est en chemin... »
« D'ou tenez vous toutes ces informations? » questionna Dumbledore visiblement en bord de la crise de rage de découvrir si près de lui quelqu'un qui en savait autant sur les chimères et qu'il n'avait pas soupçonné jusqu'à présent.
Pomfresh avait-elle caché son jeu tout ce temps pour l'espionner pour le compte du clan? Quand et comment entrait elle en contact avec ses créatures? Il se rappelait fort bien que c'était elle qui avait fournit une excuse à Severus quand celui-ci s'était absenté alors qu'il avait rendez vous avec lui, juste avant qu'il ne lui avoue avoir de nouveau tourner sa robe de sorcier! Avaient ils comploter dans son dos ensemble toutes ces années? Quand à Rusard, il devinait assez facilement ce qui l'avait poussé à se renseigner sur un quelconque recours contre lui. Ce pauvre fou de cracmol avait vraiment espérer que les chimères viendraient pour lui? Quel idiot! Elles ne devaient même pas savoir qu'il existait!
« L'Awa du clan à déjà fait appel à moi. » Répondit Poppy sans mentir puisque Severus avait déjà fait appel à elle, mais sans entrer dans les détails.
«Pour soigner d'obscure créature? Pour vous abaisser à gâcher votre don alors que vous pourriez le mettre au service de vos pairs? Vous vous être encore mêlé de chose qui vous rapporterons plus d'ennuis que de réconfort! Combien de fois vous ai je déjà expliqué que la place des créatures magique n'est pas avec le commun des sorcier. Vos expériences passées ne vous ont pas apporté la preuve qu'il valait mieux les tenir à l'écart! » Morigéna le directeur sur un ton paternaliste
« A l'écart de vous certainement. J'ai assez bonne mémoire pour me rappeler de chaque enfant que vous avez abandonné à son calvaire, sans lui apporter l'aide qu'il était en droit d'attendre de vous!Et je ne parle pas seulement des hybrides, comme Rémus! Mais aussi de Harry, Mélissandre et Théodore et de tant d'autre... »
Harry? Que tentait d'insinuer Poppy sur le jeune Potter. Et ce Théodore, s'agissait il du jeune Nott qui avait une santé si fragile?
« L'Apothicaire en sait bien plus qu'elle ne l'a jamais dit. Elle a tenté au mieux de venir en aide à ces garçons. Tout comme à chaque enfant qui s'est présenté à elle. Comme à chaque créature qui lui en a fait la demande, elle a répondu oui, provoquant plus d'une fois le courroux d'Albus Dumbledore. Mais elle n'a jamais renoncé et ce malgré les entraves que lui a imposé le sorcier. »
« Pourquoi aurait-il fait ce genre de chose? » se questionnait la sorcière tout en se maudissant pour n'avoir rien vue. Elle avait vraiment l'impression d'avoir manqué le rocher au milieu du champ. Et pourtant il était de taille vu les informations qu'elle récoltait depuis qu'elle était dans cette étrange état de transe.
Minerva se demandait aussi pourquoi son interlocuteur appelait Poppy, l'apothicaire?
« Ça il faudra le lui demander » répondit énigmatiquement la voix.
« C'est je pense ce que vous vous apprêtiez à révéler à Minerva en l'assurant que les chimères avaient raison de me maudire de la sorte! » reprit Dumbledore avec colère car la douleur revenait, soit Poppy s'était trompé dans son estimation de l'efficacité de la potion soit il y avait un élément de la malédiction qui lui échappait.
D'après l'air surpris qu'il pu intercepter sur le visage de l'infirmière, il déduisit que la deuxième option était la plus crédible.
« Ce sont donc les chimères. Vous faire cracher le morceau ne m'aura pas demandé trop d'effort. Vous devez vraiment être dans un état de faiblesse préoccupant pour me livrer les informations qui me manquent.
Dumbledore serra plus fortement ses mâchoires, crispant davantage ses poings sur les draps et se donna une claque mentale pour être tombé dans un piège aussi grossier.
« Autant tout me dire maintenant. » conclue Poppy en haussant les épaules. « Après tout, je suis aussi la seule à pouvoir vous fournir l'argonel nécessaire à votre traitement. »
« Vous n'êtes pas le seul fournisseur... »
« Pour vous? Pour votre respectabilité? Réfléchissez Albus, je suis la seule option sans risque. De plus dans l'allée des embrumes, il n'est pas dit que vous ne tombiez pas sur un dealer mal-avisé qui pourrait avoir dans l'idée de frelater sa potion et là...Vous ignorez certainement qu'il est quaisie impossible d'associer l'argonel à une autre substance sans en altérer de manière définitive les propriétés analgésique? »
Minerva se demandait en boucle quelles motivations avaient bien pu pousser le directeur à prendre des telles décisions controversées! Et pourquoi ne s'était elle jamais rebellée? C'était vraiment incroyable, improbable qu'elle ait laissé faire les choses sans réagir. Si inadmissible et si révoltant!
«Il est arrivé que tes yeux s'ouvrent sur la réalité, comme ce fût le cas pour Mélissandre et Harry, mais sa magie d'emprise était déjà bien installée sur toi et moi bien trop endormis pour pouvoir être d'une quelconque utilité! Si nous pouvons intervenir aujourd'hui, c'est uniquement car la puissance magique des chimères nous libère et que la puissance du directeur est mise à mal par la malédiction!»
McGonagall ignorait encore qui se trouvait être exactement la personne qui s'adressait à elle. Et pour l'instant peu lui importait tant que cela lui donnait des réponses et lui permettait d'éclaircir toute cette histoire.
«Très bien, ma chère, vous avez gagné pour cette fois-ci? Je vais vous donner les détails des évènements dont j'ai été la victime mais en contre partie vous me jurerez que vous ne direz rien à qui que ce soit sur les enfants. Ni sur Mélissandre, Ni sur Harry, compris? »
Une nouvelle vague de douleur se diffusa dans son corps, le faisant s'arque bouté sur le lit et le faisait transpirer.
Mélissandre ? Minerva ne se souvenait pas qu'une élève ayant jamais porté ce prénom si ancien est été inscrite à Poudlard depuis que Poppy y avait été embauché? Elle ne s'en rappelait pas mais une boule se forma en fond de son estomac lui donnant le sensation qu'elle avait avalé du plomb. Elle eut l'impression de couler, de s'enfoncer profondément dans la clarté où elle baignait pour finalement être frappé par une image.
Albus racontait par le détail la réunion au Square Grimmaurd. Poppy sourit au passage concernant le possible héritage magique de Harry. Elle n'en avait aucune preuve. Mais pour elle, si le jeune Potter devait être une créature magique, il ne pouvait être qu'une chimère ce qui expliquait beaucoup de chose.
En arrivant à cette conclusion, elle se sentit triste pour l'adolescent. L'acquisition de son héritage avait du être une terrible épreuve pour le garçon et vu ce qu'il endurait chez ses moldus. Oui, Poppy savait. Elle avait fait ce qu'elle pouvait pour attirer l'attention du directeur sur ce problème mais comme à chaque fois que cela contre carrait les plans celui-ci n'avait rien voulu savoir! Continuant de la faire chanter pour l'obliger à garder le silence. Ce qu'elle s'était obligé à faire tout en veillant à ce que le garçon ne perde pas totalement sa santé.
Minerva les écoutait toujours, enregistrant presque malgré elle leur conversation, mais elle ne pouvait plus détacher ses yeux du morceau de papier jaunie qui dansait devant elle. Une photo sorcière dont les acteurs s'activaient joyeusement. Dessus malgré quelques années de moins elle reconnut Argus Rusard qui se tenait accroupie devant une jeune fille magnifique, blonde aux yeux bleu lagon à laquelle il ajustait une robe de sorcier sur un uniforme de Poudlard.
Puis il plaçait l'enfant de onze ans devant l'objectif et tout deux souriaient de manière si épanouie que Minerva sentit la nausée lui retourner l'estomac. Elle pressentait que quelque chose de mauvais allait suivre. Quelque chose qu'elle redoutait dans ses pires cauchemars!
Puis ce ne fût plus la gamine de première année qu'elle avait devant les yeux, ni une photos mais plus tôt un souvenir atroce qu'elle aurait préféré ne jamais se remémorer. Même si pour une raison qui lui échappait ce n'était pas par ses yeux qu'elle assistait à la scène horrible. Elle pouvait même se voir, blême et tremblante s'avancer péniblement pour tenter de mettre fin à la tourmente.
Minerva en aurait hurler de rage, de douleur, de colère et de désespoir. Dans une pièce sombre éclairée par la lumière vacillante des torches, la jeune fille, a peine une adolescente, n'avait plus rien d'humain et semblait se désagréger dans le courant de magie incontrôlable qui la dévorait de l'intérieur vers l'extérieur. Rusard s'accrochait avec l'énergie du désespoir à la petite main tendu de la gamine tout en hurlant son prénom. Le prénom de sa précieuse fille. Sa princesse comme il l'appelait.
Melissandre était de santé fragile et quand elle avait reçu sa lettre, il y a plus de 13 ans maintenant, Rusard avait fait des pieds et des mains pour se faire engager et garder un œil sur son enfant. Le père savait combien les enfants pouvaient se montrer cruel. Pauvre enfant de Cracmol à la constitution fragile, il voulait la protéger. Il voulait être là pour elle. Il était son seul parent, sa mère étant morte en couche. Il avait lamentablement échoué. Sa fille s'était lancée dans une expérience dangereuse...
Non... Non. Ce n'était pas la vérité! Minerva se rappelait! Par le nom de tous ses ancêtres! Comment avait elle put oublier? Comment avait elle pu se laisser manipuler? Comment pourrait elle se regarder en face, continuer à se lever avec le poids de ses fautes, de sa responsabilité...
Dans la réalité Dumbledore continuait à parler. Il en arrivait au moment où Tonks lui avait lancé la malédiction. Il avait passé sous silence, l'agression mentale dont il avait été victime par Dénal.
Le décors changea et elle se vit dans le bureau du directeur. Elle assistait à la scène comme si on la lui faisait vivre de l'extérieur, comme si elle voyait par les yeux de quelqu'un d'autre. La Minerva McGonagall qu'elle voyait était visiblement très en colère contre le sorcier. Elle ne cessait de lui demander de justifier ces actes concernant ce qui avait conduit Mélissandre à se lancer dans une telle expérience de magie noire et dangereuse. Pourquoi avoir laisser l'enfant intéresser aux Horcruxes ?
Mais avant qu'elle ne puisse l'accuser de quoi que ce soit, le directeur lui avait fait quelque chose qui l'avait rendu complètement amorphe. Il avait utilisé le même stratagème que celui qui l'avait propulser dans cette dimension pour le moins étrange. Bien que Minerva soit convaincu que le fait qu'elle s'y soit retrouvé ne soit pas du à la volonté du directeur mais plutôt un des effets secondaires de la potion de Poppy. Peut être en lien avec son propre héritage magique? Elle n'avait pas spécialement le temps pour s'interroger là dessus pour le moment, il lui fallait d'abord se souvenir de ce passé qui lui échappait.
La vision reprit lui montrant ce que Dumbledore lui avait ordonné de faire par la suite: mettre ses souvenirs dans une pensine avant de lui lancer un sort d'oubliette. Vu le nombre de filament blanc qui flottait dans le récipient, il n'en était pas à sa première tentative. Il devait bien y avoir des dizaines de filament de souvenirs, de ses souvenirs à elle qui nageaient dans cette pensine. Bien décidée à les récupérer, elle observa la scène encore un moment le temps que le directeur ne range l'objet dans un endroit secret. Enfin jusqu'à cet instant parce que Minerva ne comptait pas passer une seconde de plus sans retrouver l'intégralité de ses souvenirs!
Ce serait douloureux! Ce serait écrasant de culpabilité et de remords. Ce serait des plus perturbant et des plus humiliant. Minerva le savait, mais elle ne pouvait pas reculer. Parce qu'elle avait trop longtemps garder les yeux fermé. Parce qu'elle avait bien trop facilement laisser agir le directeur! si elle avait seulement oser mettre plus de conviction, elle aurait certainement eut la force de résister à l'emprise de Dumbledore. Mais elle s'était laissé aveuglé par l'intérêt faussement sincère que lui avait porté le puissant sorcier. Elle s'était leurré elle même, choisissant la facilité de ne pas lutter contre cette intrusion. Elle avait été lâche et des enfants en avaient payé le prix. Elle eut un rire amer. Elle était sensée être la directrice de la maison du courage! De la vaillance! Et elle avait été d'une lâcheté sans pareil. Comment pourrait elle expier?
« Tu es toi aussi une victime de la folie de cet homme. » Murmura tristement la voix qui l'accompagnait.
A nouveau elle eut l'impression d'assister à une scène du passé au travers du regard de quelqu'un d'autre. Elle se tenait toujours dans le bureau. Le directeur se tenait devant elle. Elle était encore jeune, peut être était ce quand elle avait commencé à enseigner. Dans les premiers souvenirs qui affluèrent elle se tordait de douleur alors que le directeur pointait sa baguette sur elle jusqu'à se qu'elle s'évanouisse dans un premier temps, puis ne soit plongée en transe et cela continua jusqu'à ce que le directeur arrive à un niveau de sortilège informulé pour la transformer en pantin obéissant lui faisant tout oublié après chaque séance. Cela ne lui avait pas prit plus d'une année. Une année dont elle se sentait spoliée. Plus que la douleur physique qu'elle avait dû supporter tout au long de ce traitement, se découvrir en temps que cobaye n'avait vraiment pas été agréable.
Minerva en eut la nausée. Elle en aurait pleurer de rage, mais les larmes ne lui apporteraient pas ce qu'elle souhaitait. La vengeance. Minerva réalisait la portée de la malédiction de sang que portait maintenant le directeur et elle l'a trouvait amplement mérité. Peu importait qui la lui avait imposé. Ils avaient agit pour le mieux, le mal qui rongeait lentement le directeur allait l'handicaper mais cependant cela ne le privait pas de sa position et de l'influence qu'il exerçait. Il devait exister un moyen pour le discréditer. Révéler la vérité? En avait elle le droit? Au nom de quoi aurait elle fait éclater le scandale? Elle ignorait encore le nombre exacte de victimes et les actes possible d'accusation. Cependant elle ne pouvait laisser les choses en l'état actuel.
« Tout comme la magie à laisser l'héritage magique de ses enfants éclore afin qu'ils rendent leur jugement, je te donne la chance d'agir pour l'avenir, consentira tu à la charge de ton fardeau? » Répéta la voix qui se trouvait avec elle dans cette clarté écrasante. « Agir à un prix. Connaître la vérité à un prix. Te libérer à un prix. Rendre justice à un prix. Consens tu à ton tribut de ton plein gré? »
Que répondre à part Oui? Sans hésitation, sans peur, juste un oui franc et déterminé. Alors l'air se mit à vibrer autour du professeur. Et un chant magnifique commença à s'élever changeant la lumière blanche en un éclat de plus en plus doré. Et alors elle compris à qui elle avait à faire.
« Alors je te choisis pour être ma représentante de chair et de sang. Tu sera ma voix et ensemble notre volonté rétablira l'équilibre en mon sein. Jusqu'à l'arrivée du maître du nid, tu auras l'autorité car tel est ma volonté. Moi, Poudlard, te lie par la magie, le sang et l'esprit à la terre sur laquelle je m'appuie, au ciel vers lequel je m'élance, et te nomme mon égal, toi Minerva McGonagall! »
Minerva eut un petit rire. Qui aurait pensé que l'âme de Poudlard était poète?
Poppy en écoutant le récit de Dumbledore crut remarquer un détail. A chaque fois qu'il faisait mention du jeune Potter une vague de douleur déferlait et le faisait se tordre de douleur et ce malgré l'argonel. Pas qu'elle douta vraiment de sa théorie, et peut être par pur esprit de vengeance elle tenta de prouver son allégation avant d'en faire part à l'infortuné patient.
« Monsieur, vous savez que les mots pour une malédiction sont très important. Pourrirez vous me répéter ce que l'auror vous à marmonner à l'oreille juste avant de relâcher la pression? » demanda-t-elle avec ironie sachant pertinemment ce qui allait suivre car Dumbledore lui avait déjà notifier les paroles de Tonks.
« Pour Harry. Comme quoi ce qu'elle faisait c'était uniquement pour Harry. » répondit le directeur de plus en plus transpirant et ayant beaucoup de mal à ne pas hurler de douleur. En voyant le petit sourire satisfait se peindre sur le visage de l'infirmière, Dumbledore su qu'elle s'amusait à ses dépends. Il allait répliquer quand un flash de lumière aveuglant et un grand bruit les firent sursauter tous les deux.
Derrière l'infirmière à quelques mètres du sol venait d'apparaître Fumseck. Le phénix commença une trille joyeuse, avant de voler autour du lit du professeur de métamorphose en émettant une lumière de plus en plus vive et dorée.
« Mais que fait il? » s'offusqua Dumbledore. « Si quelqu'un doit être soigné... »
« Même la magie du phénix ne peut rompre une malédiction. Et puis même s'il le pouvait qui vous dit qu'il le ferait.» L'interrompit Poppy alors que tous le château se mit a trembler sur ses fondations comme s'il s'ébrouait.
Cela dura quelques seconde, aussi longtemps que le chant de Fumseck qui des qu'il eut terminé de chanter se posa sur la tête du lit de Minerva.
Quand elle eut retrouver son équilibre, Poppy s'approcha de sa collègue en fronçant les sourcils, légèrement inquiète car du sang s'écoulait des yeux clos de la sorcière. Minerva gémit alors que l'infirmière se tenait pencher au dessus d'elle et ouvrit les yeux.
Dumbledore qui de son lit ne voyait pas très bien ce qui se déroulait dans le lit voisin fut assez surpris quand il vit la dame de fer de Griffondor se redresser dans son lit alors que Poppy s'écartait le visage pâle.
Le directeur n'en revenait pas! Normalement Minerva n'aurait pas dû pouvoir se libérer de son emprise! Elle aurait dû rester inconsciente jusqu'à ce qu'il la libère. Comment avait elle réussit? Il eut un début de réponse quand Poppy après avoir hoqueté de douloureuse surprise prit la parole d'une voix étranglée.
« Oh Minerva, je regrette...Si j'avais imaginé... » Bégayait l'infirmière d'une voix triste et où perçait un sentiment de culpabilité.
« Ce n'est qu'un tout petit prix à payer pour avoir été faible au point de m'aveugler moi même toutes ses années. » Murmura d'une voix douce et étrangement calme Minerva en agitant ses mains devant son visage.
Fumseck vint se poser sur son épaule droite et le professeur eut un petit rire sans joie.
« Oh ! Ainsi c'était par tes yeux, Fumseck que j'ai vu ces souvenirs pour le moins atroce. »
Elle se tourna légèrement vers Dumbledore fixant sur lui l'éclat terne de ses pupilles à jamais éteinte.
« Monsieur, je crois que nous avons à discuter. »
A suivre...
Juste un petit mot pour vous remercier de votre soutien et vous souhaiter une bonne rentrée. J'espère que vous aurez apprécié ce nouveau chapitre ! Merci beaucoup!
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