Petit Rappel pour mémoire:

Harry Potter = Dénal, « Ce qui est à la lumière »

Severus Rogue = Ialon, « Ce qui est dans l'ombre ». Il est aussi Awa, l'aîné du clan.

Neville Londubat = Alyd, « Ce qui est vivant »

Chapitre 29: Une journée surchargée au Ministère.

Selon les critères du ministre de la magie, Percival Weasley était quelqu'un de terre à terre très à cheval sur les règles et le protocole, ce qui lui valait d'être un parfait collaborateur. Cornélius Fudge voyait en lui un assistant compétent dénué d'ambition ce qui était assez rare dans le monde de la politique.

Pas que le jeune Weasley soit contre l'avancement ou n'aimait pas se voir confier depuis qu'il était arrivé dans les bureaux du Ministère, des taches de plus en plus gratifiantes et nécessitant d'avoir la confiance de ses supérieurs directes, mais il ne visait pas sa place. Même sur le long terme. Fudge avait assez de flair pour sentir ce genre de chose. Le rouquin ferait un très bon, voir excellent et dévoué assistant, préférant se dévouer pour quelqu'un que de tirer la couverture à lui, et cela suffisait à Fudge pour se sentir rassurer en présence du garçon.

Raison pour laquelle il avait fait du jeune homme son assistant et pour couronner le tout Percival était plus que compétent et organisé ce qui avait déjà à maintes occasions soulagé le ministre dans son travail.

Pour la confiance qu'il lui avait accordé, le garçon lui vouait une admiration sans borne qui ne dérangeait aucunement le plus âgé, habitué à l'hypocrisie de son entourage. La loyauté et les compétences du jeunes hommes lui donnait une bouffée de fraîcheur que le ministre savait apprécier.

Fudge connaissait parfaitement les raisons de cette engouement pour sa personne et loin de s'en plaindre assurait à son assistant que s'il continuait sur sa lancé, il deviendrait sûrement un des piliers de l'avenir du monde sorcier. Tout ce que désirait Percy, c'était être une personne dont l'opinion ferait référence dans le gouvernement. Être sur le devant de la scène sans pour autant être le centre de l'attention. Le jeune homme voulait juste un peu de considération et dépassée le statut social de ses parents afin de s'incruster en douceur dans le haute société sorcière. Ce qu'il avait toute les chances de parvenir à faire même si être un Weasley pouvait être un sacré handicap quand il s'agissait de la noblesse sorcière.

Bref pour Cornélius Fudge, Percy était un excellent investissement. Contrairement au jeune Potter! Depuis que ce gamin avait mis les pieds dans le monde magique, tout semblait vouloir aller de mal en pis! Il avait bien essayé quelques années auparavant de faire comprendre à ce jeune homme les règles politiques qui régissaient le monde magique, il avait essayer de le prendre sous son aile mais le garçon déjà à l'époque s'était montré pour le moins hermétique et récalcitrant à toute forme de conseil de sa part. Peut être subissait déjà-t-il l'influence écrasante de Dumbledore ?

Fudge avait dû renoncer à son idée de rallier le survivant à sa cause et avait fini par s'en sentir soulagé quand les ennuies avaient continuer à s'agglutiner autour du jeune Potter. Il se demandait parfois comment le garçon pouvait accumuler autant de problème. Il plaignait presque Dumbledore pour s'être engager auprès de l'adolescent.

Presque seulement car Fudge savait reconnaître l'habile manipulation du directeur de Poudlard sur le jeune Potter. On ne pouvait pas réussir en politique sans apprendre à reconnaître certains signes et Dumbledore avait beau y mettre les formes, il n'en restait pas moins un habile manipulateur qui poursuivait son but. Et Fudge se méfiait du vieux sorcier.

Depuis qu'il avait été élu, il s'était déjà retrouvé confronté à Dumbledore sur certains projets aussi bien politique que social ou judiciaire. Fudge n'avait pas eut la victoire facile quand il l'avait remporté. Plus d'une fois, il avait eut le sentiment que l'opposition du directeur n'était qu'une mise en scène. Comme s'il s'arrangeait pour que les décisions discutables, comme les lois concernant les hybrides et les créatures magiques, soient prises par le gouvernement mais qu'il en approuvait le contenu. Comme si Dumbledore voulait protéger son image de marque auprès de la population en montrant un visage policée et sympathique alors qu'au fond de lui le directeur de Poudlard partageait leur point de vue sur ces sujets épineux et qui ne manquaient jamais de déclenché un tollé quand ils étaient à l'ordre du jour d'une réunion du conseil. Avoir le sentiment d'être utiliser répugnait Fudge mais il devait faire avec car il n'avait jamais pu réunir suffisamment de preuve pour prouver son intuition. Le vieux filou était bien trop rusé pour se laisser piéger.

Enfin avec la dernière action d'éclat du jeune Potter, il allait certainement avoir plus de marge de manoeuvre que le vieux sorcier, surtout si celui-ci continuait à le soutenir dans ses propos alarmiste.

Sa dernière trouvaille ? Crier haut et fort le retour de Vous savez qui ! Cela avait créer un vent de panique, menaçant de semer le chaos dans le quotidien de sorciers, si bien qu'il avait du intervenir en personne par l'intermédiaire de la Gazette pour réfuter les propos délirants de l'adolescent. Que le garçon est vécu une expérience traumatisante dans ce fameux cimeterre, Fudge pouvait l'admettre, surtout que le cadavre encore chaud de Diggory en attestait, mais de là à croire que le Seigneur des Ténèbres s'était relevé d'entre les morts, il y avait une frontière que toutes personnes saines d'esprit n'étaient pas prête à franchir sur la simple déclaration d'un adolescent aussi célèbre soit il!

Surtout sur la seule parole d'un adolescent quelque peu immature et déséquilibré. Tableau d'après lequel la gazette avait décrit l'adolescent surtout suite aux différents propos que leur journaliste Rita Skeeter avait recueillit lors du tournois qui avait eut lieux à Poudlard l'année passée.

Il fallait vraiment être dérangé pour oser passer outre les règles et les lois censés protéger et agir dans l'intérêt de l'ensemble de la communauté. D'après ce qu'il en savait le jeune Potter était loin d'être un élève modèle et avait quelques difficultés avec l'autorité en générale. Peut être était ce dû au fait que l'enfant avait été élevé dans sa famille moldu? Peu importait les causes finalement, Harry Potter allait devoir rentrer dans la norme ou lui le ministre de la magie devrait sévir plus durement à son encontre.

Si Vous savez qui était réellement revenu à la vie, les rues du monde magique ne seraient plus sûr!Les morts se compteraient à la pelle! Le lord n'était pas connut pour sa patience et s'il avait retrouvé son pouvoir il se serait déjà mis en quête du monde sorcier! Mais depuis son soit disant retour tout était calme. Le seul qui semblait s'agiter, c'était Potter! Même Dumbledore, même s'il lui avait certifier faire confiance au garçon, ne s'affolait pas et continuait à vaquer à ses activités sans crainte d'un danger quelconque. Ce qui soit dit en passant semblait très suspect au yeux du ministre.

Dans ses conditions, il était évident pour le ministre que l'adolescent n'avait plus toute sa raison. Peut être l'épisode du cimetière, peu importait ce qui s'y était passé en réalité, avait il été l'épreuve de trop pour le garçon? Il devrait peut être demandé un examen complet de santé à Sainte Mangouste? Peut être un des médicomage trouverait une explication qui expliquerait l'instabilité émotionnelle de l'adolescent.

L'idée faisait son bonhomme de chemin dans son esprit quand il arriva ce matin là dans son bureau au ministère. Il s'installa confortablement à sa table de travail consultant différents dossiers qui méritaient son attention de manière plus urgentes que les délires de l'adolescent. Il avait plusieurs réunions dans l'après midi mais la matinée serait assez calme et pour le peu qu'il ne soit pas trop déranger il pourrait peut être arriver à trouver une bonne excuse pour pousser le jeune Potter à subir un examen de santé qui prouverait son instabilité et ainsi mettre hors d'état de nuire cet aimant à problème.

Fudge s'en trouvait là dans ses réflexions quand on frappa à sa porte. Il invita la personne à entrer mais fût assez surpris quand Percy entra suivit par un hibou de couleur sombre qui se faufila rapidement entre les deux battant savant que son assistant ne referme la porte derrière lui sans avoir remarque apparemment le volatile.

« Monsieur le ministre, navré de vous déranger mais voici le courrier de ce matin. » Lui annonça Percy sans prêter d'attention au hibou puisqu'il ne l'avait toujours pas remarqué contrairement à Fudge qui fixait l'animal qui volait au plafond en fronçant les sourcils.

Vraiment pas difficile de reconnaître une chouette d'Ombre nuit quand on occupait la position qui était la sienne. Les échanges de courrier officiel ne manquaient pas entre la banque et le ministère pour savoir que si l'animal se présentait à lui c'était que l'affaire était sérieuse et urgente. Les politiciens et les banquiers n'avaient généralement pas la même manière d'appréhender le monde mais les uns sans les autres ne pouvaient pas faire grand chose, et le ministre l'admettait fort bien.

Entre les gobelins et le gouvernement de Fudge la situation était tendu, car la justice sorcière aurait bien aimé avoir accès à certaines informations que leur refusait les banquier sous motifs de respect envers leur client. Fudge avait beau leur répéter que les hybrides et autres créatures n'avaient pas à profiter des avantages financier consenti aux sorciers, les gobelins se montraient plus que réfractaire à ces arguments. Pour eux tous clients étaient bon surtout s'ils leur permettaient de faire du profit. Ce que publiquement Fudge se mettait un devoir de discréditer, même si officieusement il comprenait la nécessité de certains compromis, raison pour laquelle il voulait pouvoir faire profiter les caisses de son gouvernements des possible accords. Et aussi un peu la sienne par la même occasion.

Bref il y avait donc dans son bureau une chouette d'Ombre nuit qui tournait en rond et son assistant qui attendait visiblement une réponse. Sans compter les dossiers à gérer avant la fin de matinée et son plan pour Potter.

« Posez tout cela sur mon bureau. Je vous appellerais si j'ai besoin de rédiger une réponse urgente. » Lança Fudge sans lâcher l'animal des yeux.

A peine Percy avait-il refermé la porte sans avoir remarqué le volatile que l'oiseau hulula et vint se poser sur son bras qu'il tendit instinctivement connaissant le protocole des messagers de Gringotts. Il grimaça légèrement quand la chouette enfonça ses serres dans sa chair avant de lui confier la missive qu'il avait pour lui.

L'oiseau parti se percher sur un porte manteau qui se tenait près de la porte, alors que le ministre décachetait la lettre avec intérêt.

« Cher Cornélius Fudge, élu au rang de représentant des sorciers par ses pairs, non reconnu par les règles primordiales de la magie. De par la présente lettre nous remplissons nos obligations envers votre rang en vous informant que vous êtes prié de vous présenter à un concile des races magiques qui se tiendra à Gringotts d'ici quelques jours. L'ordre du jour concernera votre engagement en vers les juges de la bénédiction magique. Un représentant du clan chimère se joindra à nous pour valider vos espérances vis à vis de l'avenir de la magie sur notre plan d'existence. Nous comptons sur votre discrétion pour que cette information reste confidentielle. Il vous ait aussi vivement recommander de vous présenter ou de vous faire remplacer par quelqu'un de confiance à ce concile qui scellera définitivement l'avenir du monde magique. Vous serez avertis par courrier spécial du jour et de l'heure de la réunion. En attendant, Monsieur, recevez l'assurance que nous servons vos intérêts. Cordialement Scalbeck Hiérarche extérieur. »

Qu'est ce que c'était que cela? Une convocation à un concile?

Fudge était complètement ébahis par le contenu de la lettre. Il fronça les sourcils lisant pour la deuxième fois la missive sans vraiment se remettre de la stupeur devant les propos du gobelin. Il siffla entre ses dents quelques injures au sujet des libertés que prenaient les banquiers. Comment osait-il le convoquer, lui le ministre de la Magie à une réunion où d'après ce qu'il en déduisait, il serait mis sur un pied d'égalité avec d'autres créatures magiques! Non mais comment osaient-ils!

Il était hors de question qu'il s'assoie à la même table que des inférieures! Fudge était prêt à parier que les fameux représentants des races magiques seraient certainement ceux qui s'opposaient de manière viscérale à la politique qu'il menait depuis son élection. Ces races qui réclamait plus de considération et de reconnaissance au sein de la communauté magique et qui ne voulaient absolument pas plier devant les lois sorcières qu'elles jugeaient injustes et inadapté. Ce qui avait le chic pour mettre le ministre dans une colère noire ! Les sorciers avaient la responsabilité du monde magique et Lui, Cornélius Fudge était le chef élu selon les règles en vigueur dans le monde sorcier, alors comment osaient ils le traiter comme une de ces créatures, comme un simple représentant alors qu'il aurait pu, non dû, réclamer le statut de gardien de la magie!

Et puis c'était quoi cette Histoire de Juge et de clan chimère? La dernière fois qu'il avait entendu parler de ces créatures s'étaient quand sa femme avait raconté une histoire à leur petits enfants le week end dernier! Les gobelins perdaient ils complètement la tête pour l'inviter a rencontrer des êtres qui n'existait pas ?

A moins que ...A moins bien évidemment qu'elles n'existent. Le doute était toujours possible, surtout quand on se mettait à spéculer sur ce qui était possible ou pas dans le monde sorcier. Il fallait garder un minimum l'esprit ouvert quand on devait argumenter avec des créature magiques. Le ministre devait prendre cette lettre avec plus de sérieux que les cris d'alarme du jeune Potter. Déjà parce que bien que politiquement inquiétante cette lettre n'annonçait pas le début de massacre ou de désordre civil, non elle parlait uniquement de « venir discuter de l'avenir du monde magique ». Peu importait ce que cela pouvait bien regrouper pour le moment, sil fallait juste aller défendre le bout de gras et en retirer la part du lion, Fudge se sentait de taille pour faire ce qu'il faudrait pour défendre les intérêts des sorciers.

Il soupira, car le seul problème que voyait le ministre à ce stade c'était le manque flagrant d'information. Pour défendre au mieux leurs interêt, il devait en savoir un maximum sur ce qui l'attendait à ce concile. Et malheureusement pour lui, pour ce genre de situation étrange et complexe qui écharpait à son contrôle directe, il n'y avait qu'un seul endroit où il pouvait espérer obtenir des informations. Il grimaça, se rendre au département des mystères ne lui plaisait pas tant que cela.

Affronter les langues de plomb était une épreuve qu'il aurait bien délégué à quelqu'un d'autre mais il savait que s'il ne s'y rendait pas en personne, les langues de plomb ne diraient rien, continuant leur recherche dans le plus grand secret se moquant que le monde puisse s'écrouler. Il passa une main lasse dans ses cheveux essayant de calculer le niveau d'urgence de la lettre. Cette réunion pouvait très bien être programmé aussi bien des le lendemain que dans des jours voir de semaines, mais il ne pouvait pas prendre le risque de s'y présenter sans être prêt à y défendre les intérêt de ses concitoyens et les siens bien entendu!

Bref il n'avait pas vraiment d'autre choix que de revoir son emploi du temps de la journée et de se diriger vers le département des mystères. Résigné, il se leva et franchis la porte de son bureau en interpellant le jeune Weasley pour qu'il le suive dans le dédale du ministère en direction du dernier niveau, le neuvième. Silencieusement quand la porte s'était ouverte la chouette d'Ombre nuit s'était elle aussi éclipsée sans se faire remarquer, sa mission accomplie l'animal retournait auprès de son maître.

« Venez Weasley, changement de programme! »

« Bien, monsieur. » Répondit le jeune homme en se levant promptement tout en se saisissant d'une plume et d'un carnet de note. En assistant zélé, il ne quittait jamais son bureau sans prendre de quoi noter les décisions que peut être Fudge serait amener à prendre au cours de sa visite dans les services administratifs.

Fudge apprécia que le garçon ne l'interroge pas sur leur destination. Il tenait toujours la lettre dans sa main à moitié froissée mais fermement crispée dans ses doigts. Sur le trajet il furent salué et arrêté plusieurs fois par des employés de différents services cherchant à obtenir une faveur ou un ordre précis quand à une situation, qui selon chacun semblait être une situation urgente, réclamait l'arbitrage du ministre. Si bien que malgré tout le trajet fut assez éprouvant et que Fudge fut presque soulagé quand il franchis la porte sombre du département des mystères. Son stress ne le reprit que lorsque le mur de la salle circulaire fit un tour sur lui même.

« Monsieur... » commença de bégayer le jeune Weasley visiblement inquiet par la tournure de leur expédition dans les couloirs du ministère. C'était la première fois que le garçon était amené à venir dans cette parte du ministère et Fudge qui s'y était toujours sentit mal à l'aise, comprenait qu'on puisse s'y sentir déboussolé. Même si à côté des autres salles, celle-ci était ce que l'on pouvait trouver de plus, comment dire, normale?

« Pas d'inquiétude, jeune homme! » tenta -t-il de le rassurer avec un sourire très campagne électorale qui fit déglutir le jeune Weasley d'appréhension. « Il suffit d'attendre qu'on vienne nous chercher. »

Il connaissait suffisamment bien son patron pour savoir quand celui-ci aurait préféré être n'importe ou ailleurs que là où il se tenait. Un petit tic dans le ton de sa voix qui lui faisait hérisser les poils de sa nuque. Et là c'était exactement la désagréable impression qu'il avait! Comme pour se rassurer, Fudge continua à parler d'un ton détaché.

« Les langues de plomb doivent être informé de notre visite et ne me demandé pas comment... »

« Ah, vous voilà monsieur le ministre! Je me demandais quand vous alliez enfin montrer le bout de votre nez ici! » fit la personne qui franchit une porte située sur leur droite en les invitant d'un geste ample de la main à les rejoindre.

« Vous m'attendiez? » questionna Fudge en fronçant les sourcils, n'aimant visiblement pas la tournure que prenait l'entretien. Comment le sorcier pouvait bien pouvoir l'attendre alors qu'il n'avait pris la décision de descendre seulement quelques minutes auparavant. Et pourquoi diable, semblait il si enjoué, voir surexcité!

Le langue de plomb était un homme entre trente et quarante ans, châtain clair avec des mèches souples qui ondulaient légèrement dans son cou et sur son front masquant l'éclat ambré et moqueur de ses prunelles. Il portait un costume décontracté et bon marché de couleur beige clair sur une robe de sorcier sombre qu'il portait ouverte. A son cou pendait une grande chaîne en or où se trouvait accroché un pendentif ressemblant à un sablier. Sa baguette dans une main, l'autre leur faisant signe d'avancer, il était selon les critères du ministre l'image même de la désinvolture et de l'insouciance de ceux qui ont le sentiment d'en savoir plus que tout le monde. Ce qui dans son cas et sur certain sujet ne devait pas être loin de la vérité au grand dam de Fudge. Le ministre n'était pas loin de penser que le sort s'acharnait sur lui, il connaissait l'homme, Funsetar, et ce n'était pas quelqu'un avec qui il aimait traiter.

« Oui » fit l'homme en haussant les épaules avant de les conduire vers son bureau qui se trouvait non loin dans le couloir par lequel il les avait invité à le suivre. Il leur indiqua chacun un siège avant de venir s'asseoir dans le fauteuil de l'autre côté de son bureau.

Il y eut un temps de silence, puis Fudge se décida à tendre la lettre au langue de plomb qui s'en saisit avec un sourire. Percy tentait de rester digne et imperturbable tachant de contrôler et masquer le léger tremblement qui agitait ses mains en les occupant avec son carnet et sa plume. Il observait aussi avec minutie tous les détails de l'endroit sous l'oeil avisé et indulgent du propriétaire du bureau.

« Ah! » S'exclama le châtain dont le sourire s'élargit au fur et à mesure qu'il lisait la lettre.

Puis il la reposa sur son bureau et leur lança un regard inquisiteur qui fit frissonner Percy mais qui ne soutira qu'un soupir résigné au ministre qui regrettait de ce voir réduir à de telles extrémité pour obtenir des informations.

« Monsieur le ministre vous savez comment cela marche, n'est ce pas? » demanda le langue de plomb.

« Bien entendu, Funestar! Ne me prenez pas pour un moldu... Ce n'est pas la première fois que j'ai à faire avec votre service!»

« Loin de moi cette idée, monsieur le ministre! » rit l'homme en mettant son menton dans ses mains jointes alors que ses coudes reposaient sur son bureau. « Mais il est nécessaire que je m'assure que vous connaissez les formalités qui vont régir les différents niveau de notre entretien, afin de... Afin de, disons le franchement, de ne pas décevoir votre attente vis à vis de ce qui vous à conduit ici, ni vous faire perdre du temps inutilement, si j'estime que vous n'êtes pas apte à entendre la vérité. »

« Je veux savoir tout ce que vous pouvez me dire sur cette lettre et ce qu'elle annonce. »

« Vous la prenez au sérieux?vous remontez dans mon estime, monsieur le ministre! Elle émane pourtant d'inférieur comme vous le prétendez ? » Demanda Funestar sarcastique.

« Les gobelins n'ont pas l'habitude d'agir sans raison et le contenu de cette lettre me laisse dubitatif. Je compte bien sur votre coopération pour m'aider à y voir plus claire! Il ya ici je pense suffisamment de mystère pour que vous puissiez éclaire ma lanterne à propos de ce concile.»

« Vous voulez dire que la menace qu'ils annoncent vous paraît plus crédible que celle hurlé par le jeune Potter à la fin du tournois au début de l'été? » questionna Funestar sans tenir compte des grimaces de Fudge qui aurait préféré ne pas parler des derniers événements avec un langue de plomb qui s'en souviendrait aussi longtemps qu'il serait capable de respirer et peut être même plus longtemps allez savoir avec les expériences qui étaient mené ici.

« C'est effectivement mon point de vue pour le moment. Ais je tord ? »

« Non bien évidemment. » Répondit le langue de plomb avec sérieux causant une immense surprise chez Fudge.

Le ministre fronça les sourcils. Il ouvrit la bouche comme pour demander à Funestar de développer son point de vue mais il s'arrêta en croisant le regard de son interlocuteur. Fudge émis un petit sifflement désappointé. L'entretien selon les règles standard des langues de plomb avait commencé. Il venait d'entrer dans le premier niveau d'évaluation et donc en dehors d'un oui ou d'un non, il n'arriverait qu'à sous tirer très peu de réponses à son interlocuteur à moins de se montrer assez vigilant pour passer le test et passer au niveau suivant afin d'être informé de ce qui se tramait. N'empêche qu'il ne s'était absolument pas attendu à avoir l'approbation du langue de plomb.

« Donc de votre point de vue, cette menace est certainement plus crédible que celle d'un retour probable de Vous savez qui? » Reprit il pour s'assurer qu'il avait bien comprit ce que sous entendait la réponse de l'homme mais fût encore pris de cour par la réponse.

« Non. »

« Vous vous contredisez! » S'emporta Fudge que ce petit jeu de question et de réponse agaçait toujours prodigieusement. Il était le ministre! Le représentant et le garant de l'ordre, s'il venait réclamer des informations, ils auraient dû se plier en quatre pour les lui fournir le plus rapidement possible, mais ici avec les langue de plomb cela ne marchait pas comme cela! A son plus grand regret! Et rien de ce qu'il pourrait dire ne convaincrait son interlocuteur de passer outre ses consignes de sécurité.

« Non, absolument pas. » assura Funestar avec un sourire suffisant.

Il y eut un temps de silence. Fudge sentait poindre un début de migraine. Il avait vraiment espérer que cette journée serait calme et que tout irait pour le mieux maintenant que le remue ménage du tournois était fini, mais non c'était trop demandé! A croire que son mandat ne serait inscrit dans les annales comme celui du chaos!

« Donc d'après vous, même si Vous savez qui est de retour, le contenu de cette lettre est plus important? Le contenu de cette lettre passe au premier plan? » fini par demander Percy en se raclant la gorge.

« Exactement. » Lança Funestar avec un pétillement malicieux dans les yeux en fixant son assistant.

« Vous êtes fou, mon pauvre ! » s'exclama le ministre en se levant. « Si vous croyez avoir les moyens de nous convaincre que quelque chose de plus terrible que le retour du plus grand mage noir que le monde est connut est en train de se produire, vous... »

« Suivez moi! » Ordonna le langue de plomb en se levant faisant racler son siège sur le sol qui crissa dans un bruit désagréable. « L'entretien formel est fini. Vous venez de montrer suffisamment d'intérêt et d'esprit logique pour accéder à la prochaine étape de notre conversation Nous allons passer au deuxième niveau de confidentialité. Ce que vous allez apprendre et découvrir ici maintenant sera soumis au sceau du secret absolu. »

Le sablier sur la poitrine du sorcier se mit à briller et une langue de feu d'un bleu froid et vif vint les frapper au niveau de la gorge. Ce n'était pas a proprement parler douloureux, mais plutôt gênant comme une piqûre d'insecte. La langue de feu s'enroula entour de leur gorge jusqu'à se resserrer pour finir par disparaître dans un claquement sec.

Fudge tout en récupérant sa lettre qu'il glissa dans une des poches de sa robe de sorcier, se maudissait pour être descendu. Il aurait dû rester dans son bureau et traiter cette foutue lettre comme une simple requête déplacée de la part des gobelins comme il lui en arrivait des dizaines par jour. Mais comme elle portait le sceau officiel et qu'elle avait été apporté par une chouette d'Ombre nuit, il avait craint que cela ne soit grave.

Et là voir ses doutes se révéler exactes ne le rassurait pas. Mais alors pas du tout surtout que maintenant il avait ce sortilège d'enchantement qui le contraindrait à cacher tout ce qu'il allait découvrir. Un enchantement qui ne lui permettrait pas d'en parler à qui que ce soit en dehors de Funestar et du jeune Weasley. S'il avait su il aurait fait appel à un autre de ses collaborateurs. Dolores Ombrage pourquoi pas, elle en connaissait assez sur les créatures magiques pour déterminer si ce concile était une véritable menace, ou une simple plaisanterie! Au lieu de se précipiter ici, il aurait dû prendre plus de recul et se renseigner auprès de sa fidèle collaboratrice. Parce que si il y avait une chose de laquelle il pouvait douter indéniablement à cet instant c'était de la loyauté du langue de plomb. Ceux ci de manière générale n'avait pas la réputation d'être loyal envers qui que ce soit. La seule chose qui trouvait grâce à leurs yeux était leur recherches et le résultats des expériences suspectes qu'ils menaient dans le plus grand secret au cœur même du ministère. Aussi dangereuses soient elles. Aussi contre nature soient elles, elles étaient protégées par le secret le plus absolu du monde sorcier et l'idée de se retrouver mêlé à l'une d'entre elle de peu ou de loin n'enchantait vraiment pas le ministre. Fudge se frotta l'arrière du crâne, pas dit que Dolores aurait aussi bien attiré l'attention du langue de plomb que le jeune Weasley, car il était indéniable que Funestar portait un intérêt particulier au jeune homme et Fudge ne se l'expliquait pas

Peu importait. Ce qui était fait l'était et il n'y pouvait plus rien changer. Ils suivirent donc le langue de plomb qui les conduisit à une des salles étranges de ce niveau du ministère, la salle du temps. Fudge qui avait dû pour son plus grand malheur déjà y mettre les pieds au cour de son mandat ne put s'empêcher de hoqueter de surprise, ce qui soutira un nouveau sourire moqueur au langue de plomb. Percy lui ne comprenait pas pourquoi son supérieur semblait si interloqué. La pièce était assez grande et encombrée par de nombreuses étagères et armoires qui semblaient toutes contenir un nombre incalculable d'horloge, de réveil sous toutes les formes possible et imaginable. Il firent quelque pas vers le fond de la salle d'où provenait une étrange lumière bleuté. Le scintillement pulsait lentement comme un coeur qui bat. Percy dans son avancé remarqua que toutes les pendules s'était arrêté. Le silence qui régnait alors dans la salle lui parut plus que déroutant. Effrayant.

« Pourquoi se sont elles toutes arrêté? » Demanda Fudge à leur guide. Il se souvenait parfaitement du bruit assourdissant de tic et de tac du temps qui s'égrenait dans cette salle. Le bruit lors de sa première visite l'avait pris à la gorge, mais à comparer avec le silence qui y régnait aujourd'hui il aurait préférer l'assourdissant bruit du temps qui s'enfuit.

« Approchez, je vous dirais ce que je sais une fois que vous aurez vu le glas » Les invita Funestar en se plaçant devant une cloche de cristal qui trônait au milieu de l'espace libre au fond de la salle.

L'artefact émettait le scintillement lumineux qui donnait un éclairage particulier à la salle. Percy eut beaucoup de mal à s'arracher à a contemplation de l'objet qui semblait très puissant. Fudge quand à lui eut un nouveau hoquet de surprise. Il savait pour l'avoir déjà vu que normalement à l'intérieur de la cloche, comme enfermé dans une cage, un petit oiseau, un colibris lui avait on dit, volait de bas en haut passant de l'état d'oeuf à celui d'oiseau dans un cycle perpétuel et immuable. Sauf que là il ne voyait pas d'oiseau. Au centre de la cloche de cristal, il ne se trouvait qu'un gros oeuf d'où la lumière pulsatile semblait provenir.

« On appelle cet artefact le glas. D'après nos recherches et nos connaissance, il est liée à l'existence même de la magie dans notre monde et lorsqu'il sonne c'est que le monde telle que nous le connaissons risque de disparaître. Toujours selon ce que nous en savons, l'oiseau après le premier son de cloche se met dans sa coquille pour une phase d'attente et quand ce temps de latence est fini il éclos . Selon la nature de l'oiseau qui en sort, on peu déterminé qu'elle sera l'orientation à venir pour la magie dans le monde. » Expliqua le langue de plomb d'une voix calme et posée. « Bref d'après les archives que nous possédons à chaque fois que le glas à retentis, les juges de la bénédictions magique sont apparut pour rendre leur jugement et au moment de rendre leur verdict l'oiseau à éclos. Toujours d'après nos sources, le clan chimère est le seul à pouvoir décider de l'avenir du monde magique. Voilà pourquoi votre lettre à son importance, monsieur le ministre. Même si Vous savez qui est de retour parmi nous, la présence des chimères si elle s'avère être fondée, est une nouvelle de première importance qui mérité que vous la preniez en considération. Si vous ne le faites pas, si vous ne vous présentez pas à ce concile ou si vous y allez en vous montrant par trop méprisant vis à vis de ces créatures, je crois que nous n'auront pas à nous inquiéter du retour de Vous savez qui car dans le meilleur des cas la magie se retirera faisant de nous de vulgaire moldu soit dans le pire nous serons punit pour notre arrogance et franchement je n'ai pas envie de savoir ce que cela signifie... »

« Comment pouvons nous être certain que vous dites vrai? » questionna Percy qui avait dû mal à assimiler tout ce que venait d'expliquer l'homme. Il aurait peut être mieux compris si le ministre lui avait permit de lire la lettre, mais il se garda bien d'en faire la remarque.

« Vous ne pouvez pas. » Ironisa le langue de plomb. « Tout du moins pas temps que vous ne les avez pas rencontré. Ce qui d'après la lettre ne serait tarder »

« L'idée de fin du monde n'a pas l'air de vous inquiétez plus que cela? » S'étonna Percy en réprimant un frisson. Lui rien que d'y penser, imaginer que cette journée pouvait être la dernière, lui donnait l'impression que ses entrailles se comprimaient douloureusement dans son abdomen.

« Bah je ne suis qu'un pauvre chercheur qui met son savoir au service de son gouvernement. Je n'ai pas grand pouvoir pour agir sur ce qui va arriver. Observer et analyser c'est tout ce que je peux faire et cela m'a toujours amusé. De plus les voir à l'œuvre est une occasion que je ne voudrais pas manquer. Leur dernière intervention remonte au siècle dernier... Les archives sont assez incomplètes mais leur pouvoir reste remarquable. Il est fait mention dans une vieille chronique qu'il est soit disant possible de consulter le gardien de la tradition orale pour obtenir plus de détail sur le clan chimère... »

« Qui es ce? » Intervint Fudge coupant court au délire de Funestar.

« D'après les registres, il s'agit de la matriarche des Londubat! J'ai déjà eut l'occasion de m'entretenir avec elle sur certains enchantements de protection dont elle maîtrise la réalisation à la perfection et j'ai toujours admirer... »

« Nous n'avons donc pas d'autre choix que de nous plier aux exigences de ces créatures ? » L'interrompit de nouveau le ministre qui se demandait comment un tel bavard pouvait avoir échoué chez les langues de plomb! Il n'avait pas besoin d'un curriculum d'Augusta Londubat. Il la connaissait suffisamment lui même pour connaître ses capacité et son caractère d'Hypogryphe mal léché

« Monsieur le ministre autant que vous en soyez informé le plus rapidement possible, il est quasiment impossible de mentir ou de jouer un double jeu face à une chimère. Elles sont les représentantes de la magie et celle-ci leur accorde de grand pouvoir. Vous pouvez toujours tenter de les amadouer, si votre sincérité n'est pas aussi lipide que de l'eau de roche vous risquez d'y laisser plus que quelques plumes!si vous voyez ce que je veux dire... » avertis sans ménagement le châtain avec un sourire. «Cependant rien ne vous oblige à vous plier à leurs attentes, vous pouvez très bien continuer à mener le monde sorcier vers sa déchéance puisque personne ne semble en avoir conscience et que personne ne s'y oppose pour le moment . »

« Je ne vous permet pas de m'accuser d'une telle infamie, Funestar! » Répliqua vertement le ministre en le menaçant de l'index.

« Soyez franc monsieur le ministre, vous savez bien que votre administration est des plus corrompus! Ayez le courage des grands hommes pour reconnaître vos erreurs et céder votre place quand le temps sera venu! Cela redorera votre panache!»

« Vous vous permettez bien trop de liberté, Funestar. Ne croyez pas que le sceau du secret absolu vous permette de déblatérer à mon sujet ou à propos de gens de mon entourage. Tout n'est peut être pas parfait au ministère mais nous faisons tous notre travail dans la dignité et dans le respect de nos concitoyens! »

« Si vous le dite, monsieur le ministre. » Minauda le langue de plomb en battant des cils. « Bref il vous ait tout à fait possible de continuer votre politique de l'autruche tant que le clan ne s'est pas fait connaître et même une fois révélé vous pouvez encore vous opposé et vous entêté à les sous estimer jusqu'à la fin, cela n'aura finalement que peu de répercussion sur leur décision à mon humble avis! »

« Sans vouloir porter un jugement hâtif, il me semble que vous êtes de partie pris dans cette conversation, monsieur. Vous semblez avoir déjà choisit votre camp!» Lança Percy qui ne comprenait vraiment pas toutes les implications de cet entretien étant le seul finalement à ne pas avoir lu la lettre, mais pour lui il était clair que si le langue de plomb avait à trancher dans l'histoire, il le ferait en faveur des créatures.

« Je le reconnais volontiers. » soupira Funestar en haussant les épaules. « Pour avoir la chance de rencontrer et d'étudier de près les chimères, je suis prêt à accepter de cirer les pompes de quelques bureaucrates . L'apparition d'un clan est un événement marquant de notre histoire et qui ne se produit que rarement. J'aimerais vraiment pouvoir les étudier et comprendre leur lien à la magie, les limites de leur pouvoir, leur connaissances, leur histoire...»

« Et êtes vous disposé à travailler pour ces bureaucrates corrompu que vous dénigrez tant? » Intervint Fudge avec un rictus moqueur.

« Mais voyons monsieur le ministre, je me tiens déjà à votre entière disposition! » S'exclama le langue de plomb ravie en minaudant juste ce qu'il fallait pour ne pas paraître complètement stupide mais suffisamment pour montrer qu'il agissait uniquement dans son propre intérêt. « Croyez bien que si ce n'était pas le cas, si aussi infimement que ce soit possible, je ne croyais pas en la justesse de votre gouvernement, il y a bien longtemps que j'aurais déserté ces lieux pour proposer mes services à d'autres, comme certains de mes collègues l'ont fait! »

Fudge se mit à baragouiner de manière incompréhensible dans son menton tout en lançant un regard noir au langue de plomb qui continuait de lui sourire en affichant un air candide qui même s'il lui allait comme une seconde peau semblait bien trop parfait pour être crédible.

« Il faut donc que je réponde à cette convocation et que j'y fasse bonne figure pour ne pas perdre toute crédibilité et gagner suffisamment de temps pour faire le bon choix? » Résuma Fudge sur un ton acide.

« C'est ce que je pense aussi ! Même si vous préparer à cette entrevue risque de ne pas être de tout repos! Connaissez vous au moins les règles primordiales de la magie? »

« Pas du tout . » reconnut Fudge en haussant les épaules comme si cela finalement n'avait pas la moindre importance.

Funestar lança un rapide coup d'oeil à Percy qui d'un hochement de tête reconnut lui aussi son ignorance dans ce domaine.

« Ok. Ce sont pourtant les bases même de l'équilibre de notre monde. Enfin vu le peu de cas que vous faites des autres races magiques cela ne m'étonne pas que vous ne le connaissiez pas. Si non votre cas aurait vraiment été une cause perdu et vos erreurs impardonnable. Là votre ignorance vous sauve la mise. Mais il ne tiendra qu'à vous un fois que je vous aurais informé de ces règles de décider ce que vous aller en faire. Et si vous vous obstinez dans votre politique rétrograde, je ne donne pas chér de notre peau! Bref connaissez vous le mythe de la création du sortilège frontière qui nous sépare du monde moldu? »

« Pas dans le détail. » grimaça Fudge sentant sa migraine poindre de nouveau.

Et comme pour la question précédente, le langue de plomb interrogea Percy du regard et celui ci se gratta l'arrière de la tête visiblement gêné.

« Bien que mes cours d'histoire ne soient pas si loin que cela derrière moi, je regrette de vous avouer que je ne sais pas grand chose sur cette période, hormis les grandes lignes quand à la chasse aux sorciers. »

« Ok donc il va me falloir quelques heures pour rassembler la documentation nécessaire à votre formation accélérer dans ces domaines si nous voulons que vous soyez performant lors de ce concile et que vous ne passiez pas pour les dernier des idiots! »

« Trop aimable » s'offusqua Fudge en serrant les poing.

« Mais de rien monsieur le ministre tout le plaisir est pour moi. Si en remontant vous pouviez envoyé une convocation pour un entretien informel avec Augusta Londubat, cela nous aiderais grandement à rassembler des informations capitales pour votre première rencontre avec le clan. Si bien entendu elle accepte de répondre à votre invitation.»

« Ce sera tout? »

« Non, pouvez vous me laisser votre assistant? » Demanda le langue de plomb.

« Pourquoi faire? » questionna Fudge soudainement suspicieux. Il savait qu'il n'avait pas imaginer l'intérêt qu'éprouvait le langue de plomb pour son assistant.

« Et bien il est déjà sous le sceau du secret absolu et un peu d'aide pour réunir la documentation qui se trouve à notre disposition ici ne sera pas superflue et puis parmi les personnes de votre entourage il à l'air des plus compétent...Nous manquons de personne qualifié, notre service n'est pas le plus populaire du ministère et ...»

Percy rougit sous le compliment alors que Fudge se contentait de lever les yeux au plafond, mais il savait que plus vite il aurait des informations, mieux il pourrait décider de la manoeuvre à suivre vis à vis des créatures qui formeraient le concile. Cependant une torsion dans son estomac lui donnait le sentiment que cela cachait quelque chose. Il soupira se résignant car il n'avait aucun moyen de forcer le langue de plomb à révéler ce qu'il lui cachait.

« Bien, Weasley vous resterez donc ici et suivrez les directives de Funestar jusqu'à nouvel ordre. »

« Entendu monsieur le ministre. » Répondit Percy sans oser fixer le langue de plomb.

« Autre chose? » S'enquit le ministre.

« Non, cette fois ce sera tout monsieur le ministre. Nous allons nous mettre rapidement au travail et vous aurez notre rapport préliminaire ce soir » annonça le châtain avec toujours sur son visage avenant le même sourire qui énervait tant le politicien. A croire qu'il le faisait exprès.

« Bien alors je vais vous laissez. Si vous avez la moindre nouvelle d'importance capitale à me faire parvenir je me tiendrais dans mon bureau. »

« Ne vous inquiétez pas nous saurons nous en souvenirs. » Répondit le plus sérieusement possible Funestar.

Fudge fit quelques pas pour s'éloigner quand le langue de plomb le héla. Fudge se retourna vers l'homme sentant les veines de son crâne pulser douloureusement. La migraine venait de remporter cette bataille et elle s'installait de manière irrémédiable dans son esprit.

« Un détail qui me revient et qui interpellera certainement un homme de votre importance et aimant les règles et les protocoles. Vous devez certainement l'avoir compris par vous même monsieur le ministre, mais cette convocation que vous avez reçu ce matin et bien les autres personnes invités à s 'y rendre ont certainement reçu leur invitation bien avant vous... Ce qui me fait penser qu'on ne vous a convoqué que pour respecter un protocole bien établi et dans lequel les sorciers occupent une place bien inférieur à toutes les personnes ayant reçu leur lettre avant vous! Les termes employés dans la lettre ne son pas très flatteur. L'allusion à votre élection et à votre rang est subtile mais ne laisse aucun doute sur leur méfiance à votre égard. Je mettrais ma main à couper que les autres invités n'ont pas exactement reçu la même lettre que vous, même si finalement le contenu reste identique. En conclusion, monsieur le ministre, si les gobelins avaient pu se passer de nous, enfin du représentant des sorciers, ils l'auraient fait, croyez moi!»

Le ministre ne répondit rien à cette dernière réplique grandiloquente du jeune homme. Il était évident que si les banquiers avaient pu se passer de l'inviter, ils l'auraient fait. La politique mené par le gouvernement depuis son prédécesseur n'était pas une politique d'ouverture envers les créatures magiques! Sans pour autant tomber dans la persécution, le statue de créature et même d'hybride n'était pas vraiment un critère d'ascension sociale! Évident aussi que les gobelins devaient respecter une hiérarchie mais du diable si Fudge arrivait à savoir laquelle!

Il réfléchissait encore à la question quand il entra dans son bureau. Il tenta pendant les deux heures qui suivirent de se concentrer sur ses dossiers en attentes mais le contenu de la lettre le hantait. Il l'a sortit de sa poche et l'a relu. Il se souvint alors qu'il devait inviter Augusta Londubat pour un rendez vous informel. Il lui fallut quelques minutes pour trouver les mots qui sauraient attirer la vieille rombière, heu aristocrate, au ministère sans éveiller ses soupçons. Enfin c'était ce qu'il espérait, mais avec elle rien n'était joué d'avance.

La matinée s'écoula lentement et même un déjeuner en compagnie de certains de ses plus fervents conseillers ne suffit pas à lui sortir cette histoire de concile de la tête. Il commençait à s'impatienter de ne pas avoir de nouvelles de son assistant et du langue de plomb. Il se remit à la tâche, annulant ses réunions à l'extérieur, ne désirant pas s'éloigner au cas ou les deux autres réclameraient sa présence.

De plus il se demandait ce que Funestar pouvait bien vouloir à Percy. Cela l'obnubilait presque autant que le concile. Weasley même s'il était le parfait assistant, n'avait rien de particulier qui puisse justifier l'attrait du langue de plomb. Ses capacités magiques se situaient dans la moyenne, la tranche supérieure mais restait tout de même tout ce qu'il y avait de banal. Son intelligence et son esprit d'analyse était remarquable mais il était encore jeune et bien naïf dans certains domaines. Il lui manquait l'expérience et il faudrait encore quelques années avant que le jeune homme ne gagne suffisamment d'assurance et de confiance pour déployer la totalité de ces capacités intellectuelles. Ne restait que le plan physique... Fudge préféra ne pas s'égarer davantage dans ce sens.

Il relisait le contenu de la missive des gobelins pour la dixième fois au moins quand on frappa à sa porte. Machinalement Fudge invita à entrer et ne sortit réellement de la stupeur que lui procurait le contenu de la missive que lorsqu'il croisa le regard de Lucius Malfoy qu'une secrétaire venait de faire entrer dans son bureau. Posant négligemment la lettre sur son bureau, il tendit la main pour saluer le noble alors que la jeune femme quittait les lieux en refermant la porte derrière elle. Un coup d'oeil rapide et en biais à l'horloge qui se trouvait sur le mur de droite de son bureau lui apprit qu'il était déjà plus de 17 heure.

En observant son visiteur qui s'avançait vers lui pour répondre à son salut et à son invitation à s'asseoir, Fudge remarqua que le Lord semblait fatigué. Déjà qu'il n'avait pas un teint très vif au naturel. Là on aurait dit qu'il était plus pâle qu'un linceul et à la manière un peu raide dont il se déplaçait, Fudge déduisit qu'il devait souffrir terriblement, ce qui attisa sa curiosité. Pourtant si on ne s'attardait pas sur ce genre de petit détail qui pouvaient passé inaperçu, Lucius Malfoy affichait la même maîtrise et assurance que le lui accordait la rumeur publique. Curieux de savoir ce qui avait pu conduire l'aristocrate à lui rendre visite dans un état de santé si alarmant, il attendit avec impatience que le lord prenne la parole, mettant de côté son inquiétude vis à vis du contenu de la lettre. Il aurait bien aimé aussi savoir ce qui avait bien pu mettre l'aristocrate blond dans un état aussi déplorable.

Lucius avait dès son entrée repéré la lettre. Il se surpris à remercier le dieu de la chance pour le faire entrer auprès du ministre avec un aussi bon timing. Bien entendu Lucius ne croyait absolument pas au dieu de la chance ou au dieu de quoi que ce soit d'autre d'ailleurs, mais il se disait qu'avec la veine qu'il avait en ce moment dire merci à quelqu'un ne pouvait en aucun cas lui être préjudiciable, surtout s'il se contentait de le faire dans son fort intérieur. Il avait estimé les probabilités pour que la lettre de Fudge soit identique à celle de Greyback comme étant très probable.

Même s'il n'était pas venu pour cela, il trouvait que son entrée en scène alors que le ministre se remettait selon toutes les apparences du choc suite à la lecture de la missive ne pouvait pas tomber mieux. S'il avait dû se rendre au ministère, après que le loup l'ait fait soigner et lui ait fait avaler quelques remontant, c'était pour essayer de savoir ce que le ministère savait des chimères, sur ordre express du Lord sombre. Mission pour laquelle il avait eut la vie sauve lors de la dernière réunion donc il savait qu'il devait revenir avec quelques choses de consistant s'il ne voulait pas subir la colère de Greyback et du Lord. A celle du loup garou, il aurait pu y survivre, difficilement mais il aurait pu mais pas à celle du lord, pas une deuxième fois en aussi peu de temps. Un coup de chance pareil cela n'arrivait qu'une seule fois. Dieu de la chance ou pas, s'il revenait sans savoir ce que Fudge savait des chimères, il n'y survivrait pas.

A voir le regard hagard et incrédule de Fudge, il n'avait aucun mal à deviner que les connaissances du ministre étaient plus que sommaire et qu'il était informé au moins des grandes lignes. Il allait avoir beaucoup de difficulté à le convaincre de la réalité de certaine chose. Comme le fait que le clan chimère n'était pas une simple légende qu'il allait falloir apprendre à composer avec eux. A moins que Fudge n'ait noté son mauvais état de santé mais le ministre ne pouvait pas être aussi perspicace que cela! Si? Et bien Lucius s'arrangerait pour tourner ce désagrément en sa faveur !

« Mon cher ministre, je suis navré de devoir vous dérangé à une heure aussi tardive sans avoir pu prendre rendez vous où vous avertir plutôt, mais il semblerait que des évènements perturbateurs... » Commença Lucius après avoir salué le ministre. Sciemment, il n'avait donné aucun détails laissant le politicien déterminer la tournure de la conversation en le laissant identifier et orienter la conversation sur la nature des évènements perturbateurs qui auraient pu conduire Lucius dans son bureau alors que son état de santé était précaire.

« Voyons mon cher Lucius. Depuis le temps que nous nous connaissons, vous savez que si je peux vous être d'une quelconque utilité vous ne devez pas hésiter! » Répondit avec amabilité Cornélius qui avait retrouvé tout son aplomb mais qui était très curieux d' apprendre ce qui inquiétait son vieil ami. « Nous avons tous nos problèmes et si entre amis nous ne pouvions trouvé un moyen pour nous entre aider, je ne donnerais pas chère de notre monde! »

Lucius sentit ses lèvres s'étirer lentement dans un sourire de victoire. Bon, bien entendu Fudge ne s'était pas laissé avoir et n'était pas tombé dans son piège grossier concernant les sujets d'inquiétudes qui le menait au ministère. Il n'avait rien dévoilé qui pourrait orienté la conversation dans un sens ou dans l'autre mais au moins et c'était plus qu'un bon point de départ, le ministre admettait à demi mot qu'il avait lui aussi au moins une situation qui requerrait un peu d'aide et de sa part si il le voulait bien.

Lucius habitué aux négociation et aux marchandage politique acquiesça de la tête avant d'encourager le ministre à développer sa pensée tout en lui passant un peu de pommade, ce qui ne pourrait que conforter le vieux sorcier dans son choix de confident.

« Bien entendu monsieur le ministre. Votre vision des choses est tout à fait juste et on ne peu plus naturelle. Je regrette seulement d'apprendre que vous aussi vous vous trouviez dans une situation difficile. »

Fudge de son côté avait bien compris les tentatives du lord et avait décidé dans un premier temps de jouer le jeu tout en essayant d'être celui qui soutirerait des informations plutôt que celui qui les donnerait. Il avait suffisamment d'expérience lui aussi dans le domaine de la manipulation politique pour savoir jusqu'où il pouvait aller et espérer être celui qui aurait le dessus. Il savait que de toute façon le sceau du secret absolu se rappellerait à lui à temps pour lui donner un avertissement s'il s'engageait sur une pente dangereuse. Mais autant essayer de gagner du temps en attaquant sur un sujet de conversation qui restait pour lui un problème même s'il l'avait relégué au plan secondaire.

« Une situation déplorable que je n'ai pas crée et que je regrette sachez le bien Lucius. Mais les faits sont là et je dois faire avec. Les propos du jeune Potter ont eut des répercussions sur nos concitoyens et ses accusation sans fondement ont manqué de créer une panique incommensurable! Si le jeune homme n'avait pas la protection du directeur de Poudlard, je suis certain que nous pourrions prendre en charge de manière adéquate l'instabilité à laquelle il semble soumis »

Manqué! Ne put s'empêcher de s'exclamer dans sa tête le Lord. Fudge n'avait vraiment pas envie de se confier à lui a propos de cette lettre. Bah! Ce n'était pas important et il ne devait pas insister pour ne pas s'attirer la méfiance du ministre. Par contre il ne lui donnait pas l'impression de vouloir parler des chimères non plus. Il allait devoir attendre la bonne occasion. Autant donner l'impression de s'intéresser à Potter.

« C'est donc le survivant qui vous pose problème? Je croyais pourtant que votre article dans la gazette était suffisamment éloquent pour rassurer l'ensemble de la communauté. Je partage votre avis concernant le possible retour de Vous savez qui...Nos rues ne seraient plus que champs de bataille si Il était de retour... »

« Comme vous le dites mon cher mais, il se trouve que pour le moment Potter est retourné dans sa famille, il n'a donc que peu de contact et d'influence sur notre monde mais cela finir avec l'été et je crains vraiment qu'il ne continu à crier haut et fort le retour possible de vous savez qui! Ce qui ne manquerait pas de raviver la panique! »

« Et vous voudriez évité cela? » comprit L'aristocrate en gardant un sourire aimable sur son visage.

« Oui dans la mesure du possible et dans la mesure ou Dumbledore me laissera agir, je souhaiterais m'assurer de la coopération du garçon. »

« Je comprend votre soucis même si je m'étonne que le directeur de Poudlard n'est pas donné suite à votre interview...Il semble bien silencieux... » S'étonna Lucius en réalisant au moment ou il prononçait ces mots, que Dumbledore s'était fait bien silencieux. Le directeur était il informé de l'arrivée du clan? Et comment prenait il la nouvelle?Avait il déjà pris contact avec eux ? S'en était il fait des alliés?

« Effectivement maintenant que vous me le faite remarquer. Il n'a vraiment pas soutenu autant que je l'aurait crut les propos délirant du jeune Potter. » admit Fudge qui venait d'arriver au même constat et qui était envahis par les mêmes question sque l'aristocrate. Il serra les poings maudissant le destin qui lui donnait l'impression que Dumbledore avait toujours un coup d'avance sur lui.

« Dumbledore doit savoir, lui aussi ce qu'il en serait réellement de l'état de nos rues si Vous savez qui était de retour! »

«A moins qu'il n'est un autre sujet de préoccupation, plus important... » Marmonna Fudge tout en tiquant légèrement quand une sensation désagréable de piqûre se déclencha dans son cou. Le sortilège de secret de Funestar était vraiment dès plus efficace. Il n'avait fait qu'une légère allusion aux chimères dans son esprit se retenant à grand peine de se confier à son ami, mais le sort avait bie perçu son hésitation et l'avait avertit.

« Possible même si je vois mal ce qui serait plus important pour ce cher directeur que le jeune Potter sur lequel il fait reposer ses espoirs... » Insista Malfoy en croisant les doigts pour que cette fois le ministre lâche le morceau.

« Je me le demande aussi. » Reprit Fudge en posant inconsciemment son regard sur la lettre ce qui confirma à Lucius que le ministre devait penser que le directeur de l'école de sorcellerie était au courant pour l'apparition du clan. »

« Je peux certainement répondre à cette question, messieurs. » Intervint une voix qui les fit sursauter et pâlir.

Aucun d'entre eux n'avait sentit quoique se soit. Ni sortilège, ni puissance magique, ni...Rien quoi et pourtant Augusta Londubat se tenait là devant eux en affichant son air sévère habituel. Lucius fut le premier à retrouver sa maîtrise et ses bonne manières.

« Madame, je ne savais pas que vous étiez présente sinon je vous aurait fait grâce de mes hommages. » Dit-il en se levant et en saluant d'une révérence élégante la grand mère de Neville qui eut un rictus moqueur devant l'éloquence du noble.

« Merci pour votre compliment, très cher, mais je viens à peine d'arriver. Si cela peut vous rassurer, je n'ai pas espionner votre conversation, en dehors bien entendu de vos interrogations concernant Dumbledore. » Le reprit elle en lui tendant la main sur laquelle il se pencha élégamment alors que Fudge semblait retrouver toute sa contenance pour se déplacer à son tour pour saluer la vieille femme.

« Vous nous avez étonné, madame. Aucun d'entre nous ne s'attendait à vous trouver dans mon bureau... »

« Ne m'avez vous pas invité? » Demanda Augusta en haussant les sourcils. « Le ton pressant de votre lettre a décidé mes maîtres à m'envoyer rapidement rassuré votre esprit torturé, monsieur le ministre. »

« Vos maîtres? » fit remarquer Lucius avec étonnement. Elle n'avait pas prononcé ce mot, maître, comme lui avait tendance à le faire quand il parlait du Seigneur des ténèbres.

Il n'y avait aucun ressentiment, aucun mépris aucune honte. Seulement un profond respect et quelque chose qui s'apparentait à de...L'amour? Sentiment qui lui paraissait incongrue dans une relation maître à inférieur. Pourtant c'était bien ce qu'il lui semblait sentir dans la voix de la matriarche. Il avait aussi très bien saisit l'amertume et la colère qui se cachait dans le ton de la voix de la sorcière quand elle avait prononcé le nom du directeur de l'école de sorcellerie. Étonnant selon lui, car pour ce qu'il en savait les Londubat avaient toujours été rangé à l'avis de Dumbldore

Quand à Fudge il ne put retenir la bouffée de gêne qui lui monta aux joues. Le ton de sa lettre n'avait rien de pressant ou de suppliant. Urgent certes mais delà à débarquer de la sorte, dans une telle démonstration de supériorité de puissance magique, il avait dû mal à encaisser l'affront.

Les barrières de protection du ministère ce n'était pas de la gnognotte! Les sortilèges de protection et de restriction de l'usage magique qui entouraient l'édifice, n'étaient pas des enchantements de pacotille! Mais cela ne semblait être rien pour la vieille femme et ses amis! De plus elle apparaissait devant Lucius Malfoy sans se préoccuper des complications que cela allait créer! L'orgueil de Fudge en prenait un sacré coup! Et tout cela confirmait les propos du langue de plomb: l'apparition du clan chimère était le fait le plus important de la page d'Histoire qu'ils étaient tous en train d'écrire. Et lui, Cornelius Fudge venait d'entrer sous le feu de l'action. Hors de question qu'il manqua son entrée!

« Oui, je suis servant du clan chimère. Tout comme votre femme et votre fils, Lucius. Auriez vous un message à leur faire passer? »

Lucius ne trouva rien à répondre à la vieille femme qui le fixait en abhorrant toujours un sourire conciliant celui là. Aucun mot ne pouvait exprimer les sentiments qui lui étreignaient le coeur. Le sourire d'Augusta s'étira avec indulgence quand une larme unique glissa le long de la joue du Lord blond. Sa famille allait bien. Sa famille s'était lié avec les chimères. Son cœur débordait d'amour et de fierté.

A suivre...