Chapitre 35 : Marcheur d'Ombre.

Il se tenait à couvert dans un manteau de ténèbres, fixant sa cible avec intérêt. Il jubilait de pouvoir se tenir si prêt de sa proie. Elle lui avait tellement manqué ! Il en rêvait chaque nuit, chaque minute que durait leur séparation. A chaque respiration, le sentiment de manque dû à l'absence de satiété, le tenaillait en l'en rendre malade. La faim le consumait petit à petit, rendant chaque jour passé loin de sa cible plus douloureux que le précédent.

Il ne comptait plus les années. Il ne comptait plus les jours qui le séparait de ce rendez vous annuel. En dehors de ce jour, son temps s'écoulait dans une indifférence totale avec pour seul espoir que ce jour si particulier revienne pour son plus grand soulagement et sa plus grande satisfaction.

La vie lui paraissait si insipide, si morne, si terne à Cie'Nog, sans le charisme envoûtant de sa proie. Et pour la première fois, depuis qu'il avait obtenu l'autorisation de se rendre dans le monde magique, il pouvait saisir la pureté des créatures qui lui faisait face. Il ne comptait plus les nombreuses fois ou pour tromper son ennuie, il avait fantasmé sur ce met si délicat et enivrant qu'était la magie d'une chimère.

A chacune de ses précédentes visites, il avait gravé dans sa mémoire chaque secondes et chacune des sensations qu'il éprouvait ainsi que celles qu'il déclenchait immanquablement dans celui qui se trouvait être le seul à pouvoir apaiser sa faim.

La sensation de manque, qui l'avait tourmenté tout au long de cette séparation et qu'il ressentait à cause de l'éloignement de sa proie, ne pouvait expliquer l'ivresse qu'il éprouvait, rien qu'à respirer les effluves de leur magie pour la première fois rassemblé en un clan devant lui. Même l'ombre dans laquelle il se tenait ne suffisait pas à l'isoler de la magie qui parcourait la pièce ou les trois chimères se tenaient.

Car bien que Lady Faë l'ait prévenu que le clan était réunis, au complet enfin , rien n'aurait put le préparer à affronter une telle pureté et une telle puissance. Les trois créatures laissaient échapper une magie qu'il aurait bien voulu s'approprier. Il aurait voulu la goûter, la savourer, l'engloutir quitte à en faire une indigestion. Cependant il arrivait encore contrôler sa faim et maîtrisait encore assez son appétit pour reconnaître que sa proie ne verrait pas d'un bon œil s' il se laissait aller à une orgie. Il soupira. Sa proie ne lui permettrait pas de toucher aux plus jeunes. C'était regrettable mais il savait qu'il consentirait à ce sacrifice sans le moindre regret si cela lui assurait d'avoir sa proie pour lui seul. Si enfin, elle se décidait à reconnaître qu'il lui appartenait tout autant qu'elle pensait lui appartenir.

Oh, bien entendu pour le moment, aucune des personnes présentes dans la pièce ou il se trouvait tapis dans la pénombre, n'avait connaissance de sa présence. Pas un parmi eux qui n'ait ressenti son aura, tout du moins pas tant qu'il resterait à l'abri dans l'obscurité et qu'il réussirait à garder ses instincts primaires sous contrôle ce qui il l'admettait, mettait ses nerfs à rude épreuves vu la proximité de sa proie.

Surtout son appétit. Cette faim si grisante et qui le torturait, le faisant trembler d'anticipation. Masochiste, lui ? Peut être car pour rien au monde, il n'aurait quitter son poste d'observation. Rien n'aurait pu le faire s'éloigner du salon du manoir Prince, ou les chimères et des servants sorciers discutaient des derniers événements de leur vie avec un certain agacement pour une part d'entre eux et pour l'autre part un sentiment de tristesse résigné qui épiçait étrangement le goût de l'énergie magique qui unissait la plus jeune des chimères à son golem de duplication. Mais il se moquait des états d'âme du golem. Ce n'était rien de significatif pour lui et la magie qui les parcourait avait un arrière goût terreux et argileux assez prononcé qui dérangeait ses papilles. Par contre sa curiosité et son intérêt, enfin sa faim plutôt, s'éveillait à l'exaspération qu'il sentait émaner de la jeune chimère.

Pour résumer, la chimère aux mèches argentées estimait que sa réplique avait été bien trop conciliante et magnanime avec un sorcier de son âge qui visiblement leur avait manqué de respect. Crime de lèse majesté en soi qui si on lui en donnait la permission serait réparé séance tenante, Foi de Marcheur d'Ombre.

Cependant il ne s'attarda pas sur les détails de cette conversation, préférant se perdre dans la contemplation de sa cible quand le sujet de l'entretien dévia légèrement sur un propos qui lui rappelait de bien mauvais souvenirs.

« Ron veut enquêter sur la fille de Rusard et sur les événements tragiques qui lui sont arrivé. Je crois qu'il a dit qu'elle s'appelait Melissandre et qu'elle avait tenté de fabriquer des Horcruxes. Le laisser réunir des informations qui pourront aider à lutter contre Voldemort ne va pas à l'encontre de nos objectifs, n'est ce pas ? » demanda le garçon brun en fixant tour à tour toutes les personnes présentes dans la pièce comme si il cherchait un moyen de se rassurer.

Ce n'était pas temps les explications du golem de duplication qui avait attiré son attention que le prénom de Melissandre.

« Bien entendu, même si je doute des capacités de Weasley à remplir cette tâche à bien tout seul et à en tirer les conclusions qui s'imposent! » Répondit adolescent blond en haussant les épaules. Ce servant sorcier malgré son jeune âge avait un esprit vif et calculateur, ce qui vu ce qu'il savait et comprenait de la situation était un excellent atout pour le clan de chimère et surtout pour la plus jeune.

« Je ne crois pas qu' Hermione le laissera tomber sur ce coup là. Apparemment peu de personne sont au courant que Rusard avait une fille et Hermione adore tous les mystères à élucider. Cela leur fera de l'occupation... Pendant que je ne serais pas avec eux à Poudlard.» continuait le brun alors que la plus jeune des chimères se contentait de hocher la tête approuvant les paroles de son golem.

« Il faudra quand même garder un œil sur eux. Je ne me trouvais pas à Poudlard lors de l'incident mais je me souviens des différentes rumeurs qu'il y avait eut sur le sujet à l'époque. Je sais que la version officielle ne se base que sur des suppositions. La vérité est bien plus cruelle que ne le laisse supposé touts les éléments que j'avais pu entendre à l'époque. » Intervint Ialon alors que son golem approuvait lui aussi d'un signe de la tête.

Sa mémoire ne lui faisant pas défaut, il se souvenait parfaitement de la précarité de la situation de sa proie à cette époque. Le tout jeune sorcier qu'il était avait dû faire face aux conséquences de ses mauvais choix et en accepter la responsabilité ainsi que la culpabilité qui allait de paire. Il se remémorait encore facilement l'étrange saveur qui avait alors teinté la magie de la jeune chimère. Mélange d'aigreur et d'amertume en un équilibre parfait.

Melissandre. Il se souvenait de la jeune fille. Une enfant encore. Un bourgeon à peine éclos qui ne demandait qu'à s'épanouir et dont on avait coupé les espoirs à la racine sans lui laisser la moindre chance. Il se souvenait du parfum de sa magie, un fumet discret et fleurie qui aurait pu gagner en bouquet si elle n'avait pas été la victime d'un vieux sorcier qui cherchait d'une manière inadmissible des réponses à des questions dont il valait mieux tout ignorer. Un fou qui avait prit un certain plaisir à détruire certaines existences pour parvenir à ses fins.

Il le savait. Il l'avait sentit quand quelques années auparavant, il avait malencontreusement goûté à la magie du vieil homme. Rien que d'y penser, il en avait des nausées et pouvait sentir son cœur se révulser à l'idée que sa proie avait dû côtoyer Dumbledore tout ce temps. Et tout cela par sa seule et unique faute. Un nouveau soupir lui échappa, heureusement cette proximité n'avait pas entachée la qualité de la magie de sa proie. Loin de là ! Sa magie était toujours aussi pur, attirante et puissante. Parfaite.

Il se rappelait de Melissandre parce qu'il se trouvait là. Déjà à cette époque, il était sous le charme envoûtant de la magie de sa proie et ne pouvait s'en défaire. Lady Faë , pour une fois étrangement compréhensive, lui avait donnée la permission exceptionnelle de rester le temps qu'il jugerait nécessaire auprès de sa cible, pour lui remonter le moral et lui assurer que tout n'était pas toujours de sa responsabilité. Mission qu'il n'était pas certain d'avoir rempli correctement, jusqu'à ce que sa cible lui fasse cette déclaration qui les avaient lié irrémédiablement ensemble pour l'éternité. Il se souvenait parfaitement des circonstances.

A l'époque, le monde magique était partagé en deux sentiments opposés qui se confrontaient sans cesse, reflets de ce qui agitait l'âme de Severus Rogue, sa proie. Et cela se ressentait dans le parfum et le goût de la magie qui parcourrait le monde.

Cela avait eut quelque chose de déstabilisant pour lui. Un peu comme de passer de l'état grisant d'une ivresse absolue à celui d'écœurement de soi, à vous en donner la nausée et vous faire trembler de honte. Et pourtant malgré les inconvénients générés par cette situation, il avait eut beaucoup de mal à ne pas se laisser entraîner par ces instincts, par sa faim qui se satisfaisait bien trop facilement de ces perturbations magiques.

Tous les sorciers laissaient éclater leur sentiment de liesse parce que tous se croyaient libéré du Seigneur des Ténèbres. Ce sentiment de bonheur luttait contre un profond sentiment de culpabilité à ressentir du soulagement d'avoir survécu alors que tant d'êtres chers à leur cœur avaient perdu la vie au cour de la guerre.

Sa proie estimait aussi que ces êtres chers s'étaient sacrifiés pour un monde qui n'en valait peut être finalement pas la peine. Car le jeune maître de potion était l'un des rare à l'époque à pouvoir observer l'étendue de la corruption de la société sorcière et à prendre conscience de la déchéance des sorciers.

Cependant Lady Faë lui avait confié une seconde mission et c'était dans le cadre de celle-ci qu'il avait rencontré Melissandre. La souveraine de Cie'Nog lui avait demandé de surveiller d'un peu plus près les agissements de Dumbledore. Sans intervenir. Juste d'observer les actes du vieux sorcier soit disant guide de la lumière. Observer ! Comme s' il avait pu s'en contenter quand il avait compris se que manigançait le vieux fou !

Bien entendu il avait été punit pour son acte d'insubodination. Il avait accepté le prix de sa désobéissance et le déshonneur qui était retombé sur son nom n'avait pas encore été effacé. Pas tant qu'il se tiendrait devant Lady Faë sans courber l'échine et sans regretter sa désobéissance. Pas tant qu'il ne reconnaîtrait pas avoir fait une erreur à cette époque.

Son seul regret était que sa proie, innocente dans cette histoire, avait du porter avec lui le poids de sa trahison. Le sacrifice qu'avait consentie Ialon ce jour là, lui avait coupé l'appétit, le faisant renoncer à se nourrir pour que le rôle de la jeune chimère auprès du vieux fou s'achève avant que les ténèbres ne l'engloutissent. Il ne devait sa survie qu'au sorcier brun qui l'avait prit dans ses bras pour la première fois et lui avait murmurer des paroles qui depuis avait guidé son existence la vouant au service du maître de potion, de la chimère au mèches rouges, seul être capable de calmer sa faim.

« Peu m'importe d'être plongé au cœur des ténèbres, peu m'importe de vivre dans l'obscurité si je sais que la lumière existe et qu'elle brille quelque part. C'est toi qui m'a apprit que même au plus profond du désespoir, on pouvait espérer ! Je vois cette lumière en toi. Je crois en elle. N'oublie pas qui je suis ! Je suis Ialon celui qui est dans l'ombre, c'est la meilleure place pour observer la lumière et en saisir la beauté ainsi que la fragilité. Ne me prive pas de ton étincelle ! Ne me prive pas de ton réconfort, je n'ai que lui. »

Et en ce temps-là cela s'était avéré vrai. Vrai et réciproque. Raison pour laquelle il avait repris goût à la vie. Raison qui l'avait maintenue en équilibre entre la faim dévorante qui lui brûlait les entrailles et la sensation d'ivresse que chaque repas lui apportait. Un équilibre précaire qu'il avait réussit à maintenir jusque là.

Mais aujourd'hui, il pouvait sentir une différence. Maintenant, sa proie avait d'autres lumières qui gravitaient autour de lui. Non seulement, celle des autres membres du clan mais aussi celle des sorciers qui avaient accepté de suivre les chimères. Et ils étaient nombreux. Plus nombreux que ne le pensait le clan. Il pouvait le sentir dans leur magie.

Cette modification réveillait un sentiment ambivalent en lui qui loin de lui déplaire lui procurait une joie nouvelle et empli d'anticipation. Il était jaloux que les centres d'intérêts de sa proie se soient élargie et multiplié, qu'il ait trouvé une famille avec qui il devrait à partir de maintenant partager l'attention de sa cible. Il devrait se faire une place au milieu d'eux et se sentait prêt à relever le défis. Mais il en était aussi heureux et satisfait car la magie que dégageait sa proie en était plus goûteuse, plus parfumé, plus enivrante. Comme complète et il avait hâte de s'en nourrir. Hâte de se laisser griser par elle.

Comme il lui était inutile d'attendre plus longtemps et qu'il pouvait apporter au clan la véritable histoire de la fille du concierge du collège de sorcellerie et bien d'autres information qui pourraient s'avérer utile au clan, il se décida à sortir de l'ombre pour faire reconnaître sa présence et prendre la place qui était la sienne auprès de sa proie et de ses jeunes frères.

Les chimères furent les premières à réagir à son apparitions. Elles tournèrent la tête dans sa direction et un sourire ravi étira les lèvres de l'Awa du clan, qui il le remarqua se retint à grand peine pour ne pas tendre une main vers lui, alors que les deux autres le fixaient avec curiosité. Dans le regard du plus jeune, il y avait aussi une pointe d'appréhention et omme un éclat menaçant à peine voilé. Il s'inclina légèrement pour les saluer sans quitter le garçon des yeux cherchant à lui faire comprendre qu'il ne représentait pas une menace. Mais l'enfant ne sembla satisfait que lorsque Ialon posa une main rassurante sur son épaule.

« Max ! » s'exclama Ialon sur un ton ravi. « Je ne m'attendais pas à te voir si vite... »

Il sentit la joie sincère de sa proie et elle lui alla droit au cœur. Il sentit aussi son soulagement à le voir revenir auprès de lui et là aussi il en fut satisfait. Savoir qu'il comptait toujours pour Ialon comptait énormément. La méfiance de la plus jeune des chimères sembla aussi diminuer devant l'accueil que lui réservait l'Awa du clan, comme si l'enfant avait saisit lui aussi le soulagement de Ialon. Et peut être pas uniquement son apaisement s'il en croyait la rougeur qui s'installa sur les joues du tout petit et sur celle de son golem alors que la troisième chimère gloussait de rire fort peu discrètement derrière la paume de sa main s'attirant des regards noirs de la part des deux autres. Lui se contenta d'un sourire franc et satisfait.

« La naissance du clan est parvenue jusqu'à Cié'Nog et Lady Faë a jugé qu'il serait bon que je me tienne a vos cotés. Non plus seulement une fois par an comme elle l'avait autorisé mais aussi longtemps que durera votre séjour ici.» Répondit il en s'avançant d'une démarche souple vers le groupe qui maintenait l'observait dans le détail.

Assez petit. Plus qu'un adulte de taille moyenne , sa stature rappelait plutôt celle d'un adolescent, même si les traits de son visage, bien qu'imberbe, lui donnaient une plus grande maturité. Il atteignait Severus au niveau de l'épaule. L'autre point qui le démarquait et indiquait qu'il était une créature magique était la couleur inhabituelle de sa peau. Loin d'être des différentes carnations que l'on pouvait recenser sur les hommes qu'ils soient sorciers ou non, celle ci était teinté de pourpre, non pas de manière criarde, non la couleur était pastel et aurait pu presque passer inaperçue si la lumière magique qui éclairait la pièce n'en avait pas accentué les reflets. Le pourpre recouvrait l'ensemble de son corps uniformément, enfin d'après ce que ces vêtements en laissaient voir. A proprement parlé, ces vêtements n'avaient rien de particulier, un pantalon mettant en valeur ses jambes fuselé tout comme la longue veste de cuir sombre sans manche qui recouvrait son torse. D'un noir unis, ses habits le couvraient entièrement des épaules aux pieds, ne laissant que ses bras nus sur lesquelles étaient tatoués d'étrange runes Ces long cheveux sombres étaient maintenue vers l'arrière par un tressage compliqué de mèche et de perle de couleur assortie à celle de sa peau. Son regard jaune pailleté d'orange luisait de manière attractive attirant l'attention de tous. Il s'inclina de nouveau devant les trois chimères respectueusement avant d'accorder aux sorciers présents un plus léger signe de la tête. Sans se préoccuper de saluer ceux qu'il considérait comme de simple golem, il vint se placer à côté de Ialon se retenant à grand peine de ne pas le toucher.

« J'ai entendu votre conversation et je connais la vérité sur ce qui est arrivé à Melissandre. Je sais aussi que les choses ont changé à Poudlard depuis deux jours. Lady Faë avait gardé un espion dans l'école et elle lui a fournit de précieuses informations. Vous serez donc ravi d'apprendre, mes seigneurs que le directeur s'est vu relevé de ses fonctions et que Poudlard s'étant éveillée, elle en a choisit une nouvelle. » annonça-t-il.

« Qui ? » demandèrent avec curiosité en même temps Draco et Dénal alors que Neville et Ialon haussaient les yeux au ciel comme si la réponse à cette question était des plus évidente.

« Minerva MacGonagall. » Répondit Max. « qui se trouve être aussi un des témoin de la véritable histoire de la petite Melissandre. »

« Logique. » fit remarquer Narcissa sans le quitter du regard. « Par contre le ministère ne va pas laisser passer cette opportunité de s'installer lui aussi dans l'école. Ils ne valideront pas la nomination de MacGonagall sans chercher à mettre un pied à Poudlard ! »

« Nous avons envisagé ce risque lorsque j'ai été présenté les hommages du clan à Cornélius. » Intervint Augusta. « D'ailleurs n'oublions pas que des notre entretien fini, notre cher ministre s'est précipité au collège pour aviser de la situation par lui même. »

« Avoir des représentants du ministère à Poudlard cette année ne devrait pas être un obstacle majeur à notre tâche là bas. » Assura Dénal observant le nouveau venu. « De plus tous ne sont pas contre nous. Il me semble que nous pouvons compter sur le langue de plomb que vous avez rencontré chez les Weasley. »

« Il faut toujours rester prudent avec les langues de plombs. » Reprit Narcissa alors qu'Augusta opinait d'un simple hochement de tête. « Surtout avec ceux de la salle du temps. J'ai déjà eut l'occasion de croiser Funestar lors de certaines réunions mondaines organisées par le ministère et c'est quelqu'un qui ne ménage pas ses efforts pour atteindre son objectif. Même si rien dans son attitude ne permet d'affirmer qu'il soutient le ministre ou une autre cause.»

«Effectivement je crois que ce sorcier poursuit sa propre mission et nous devrions garder un œil sur lui. » termina Alyd. «Comme l'avait suggéré Draco nous avons laissé entendre que Harry etait un Changeur. La rumeur concernant son statut de créature magique ne devant pas tarder à se répandre il fallait bien leur donner un os à ronger de ce côté là. »

« Tout se met en place comme nous le souhaitions pour le moment. » finit par déclarer Ialon. « Nous avons encore quelques détails à régler, mais nous avons encore du temps. Il faut que je discute avec Rémus et Sirius avant de lancer les invitation pour le concile. J'avoue que recevoir Greyback lors de cette table ronde n'était pas dans mes plans, mais je crois qu'il va être trop tard pour y remédier. »

« Tous deux devraient être là demain matin. Nous aviserons avec eux pour le moment j'aimerai bien entendre le récit de Max...Je peux vous appeler Max, moi aussi ? » demanda Dénal une moue adorable sur le visage comme pour convaincre le Marcheur d'Ombre en utilisant une méthode de séduction enfantine vieille comme le monde.

« Comme le souhaitera le tout petit » Répondit Max avec un franc sourire tout en approchant sa main pour la poser sur la tête de la jeune chimère mais un vive pichenette de la part de Ialon sur le dos de sa main le fit glapir de douleur et de surprise.

« Pas touche tant que tu ne sera pas rassasié. » Avertit l'Awa d'un ton ferme qui se souffrait aucune réplique hormis un léger soupir désappointé de la part de Max et un nouveau gloussement de la part des deux autres chimères. « Et vous deux pas de commentaire ! »

Comme il fallait si attendre, ses dernières paroles eurent pour effet d'augmenter leur hilarité.

« Et mais j'aimerais bien comprendre moi ! » s'exclama Draco avec ironie ce qui n'échappa à personne. Taquiné aussi librement son parrain ne lui était jamais venu à l'idée.

Taquiner les chimères avant de découvrir leur identité ne l'aurait même pas effleurer. Mais maintenant qu'il n'était plus obligé de jouer un rôle en permanence pour sauver les apparence, maintenant qu'il se sentait en confiance et en sécurité, Draco pensait que ce genre de taquinerie détendrait l'atmosphère sans avoir de grave conséquences ce qui s'avéra être un peu trop optimiste quand sa mére se mêla de nouveau de la conversation.

« Comme si il te fallait un dessin, Draco ! » Crut bon de faire remarquer Alyd avant de se mordre la lèvre devant le regard soudain intéressé que lui accorda ainsi qu'à son fils Narcissa. Bien décidé à découvrir ce que son fils pouvait connaître des détails de la relation qu'entretenait Max avec Ialon.

«Effectivement, cela se voit comme le nez au milieu de la figure, n'est ce pas Mère ? » déclara Draco avec le plus grand sérieux mettant sa mère au défis de continuer la conversation sur le sujet en publique en l'invitant à y prendre part. Il savait que ce n'etait pas dans l'attitude des dames de l'aristocratie sorcière de arler de ce genre de chose en public, mais il avait sous estimé un détail.

« Bien entendu Draco ton esprit de déduction n'a plus rien à prouver. » Répondit suavement la femme qui lui avait donné le jour avec une lueur dans les yeux qui le fit frissonner. « Mais j'aimerais savoir qui s'est chargé de t'enseigner ce genre de chose... »

Petit détail qui se rappela à lui bien trop tardivement : elle aussi avait laissé tomber le masque des convenances. Elle aussi se sentait en sécurité et en famille.

Oups ! Fut la réaction de l'esprit de Draco qui buga quand il comprit qu'il était piégé. Sa mère n'était pas décidé à lâcher l'affaire. Elle n'espérait tout de même pas qu'il allait tout lui raconter, là, maintenant, devant les autres ? Non ? Si ? Que Merlin lui vienne en aide !

Dénal lui soupira. Pour avoir l'histoire de Melissandre il allait devoir prendre son mal en patience et attendre que Draco se sorte du bourbier ou il s'enfonçait tout seul fasse à sa mère. En fait c'était assez amusant, alors il pouvait bien faire cet effort.

A suivre...

Merci pour votre patience et votre soutien. J'aimerais pouvoir vous assurer que les mises à jour vont retrouver un rythme plus régulier, mais ce serait faire des plans sur la comète et autant rester réaliste. J'espère que ce chapitre malgré son ton un peu particulier vous plaira !

Merci encore! A bientôt!