Chapitre 36: Servants des Morts

Il était tard. Une heure très avancée de la nuit, mais Dénal n'arrivait pas à trouver le sommeil. Il avait encore en tête le récit que leur avait fait Max à propos de Melissandre. L'histoire de la fille de Rusard présentait un certain nombre de points commun avec la sienne et cela le laissait amère et désabusé. Il posa un de ses bras devant ses yeux en soupirant espérant chasser les images et les sombres pensées qui envahissaient son esprit.

Le Marcheur d'Ombre ne leur avait épargné aucun détail, de ce qu'il savait, de ce qu'il avait appris à l'époque, de ce qu'il ressentait pour la gamine, de ce qu'il avait vu. Pas qu'il y eut une quelconque autre manière de présenter les faits. Ce qu'avait vécue la fille de Rusard sous l'influence de Dumbledore ne pouvait pas laisser indiffèrent.

Surtout quand on partageait avec elle, le sentiment de n'avoir été pour l'ancien directeur de Poudlard qu'un outils, un cobaye, une expérience qui aurait mal tourné. Pour finalement partagé le statut de victime d'un vieux fou. Même si le sacrifice de la jeune fille avait été absolue et plus définitif car il n'y avait aucun moyen pour changer le passé. Aucun moyen pour atténuer ses souffrances. Aucun moyen pour changer ce qu'il était advenu de son âme.

Et cela le faisait se sentir mal et privilégié et il avait beaucoup de mal à composer avec cela. Pourquoi lui aurait-il mérité plus qu'elle d'avoir l'opportunité d'une seconde chance ? Qui avait eut assez de pouvoir pour faire ce choix ? Pourquoi ne pas avoir offert cette opportunité à la jeune fille? Pourquoi ? Ce mot résonnait dans sa tête sans qu'il ne puisse y trouver de réponse. Il se doutait bien que la plus part d'entre elles étaient détenue par la magie, mais il ne se sentait pas capable de lui demander de vive voix pourquoi lui et pas elle. Il fut tiré de ses idées noires par une voix inconnue qui semblait provenir du pied de son lit.

« Les Griffondors se prennent vraiment la tête avec ce genre de questionnement ? » Demanda une voix mélodieuse sur un ton mi amusé mi interrogateur.

« C'est l'inaction qui rend les Griffondors dépressif ! » répondit en riant une voix plus grave qui le fit se redresser d'un bond dans son lit. Cette voix, il l'avait suffisamment entendu durant les épreuves du tournoi des trois sorciers pour qu'elle marque à jamais sa mémoire. Cédric !

Il regarda avec ahurissement les deux ombres fantomatiques qui se tenaient devant lui et qui le fixaient en souriant. Cédric et une jeune fille qui ne lui semblait pas complètement inconnue, lui souriaient tranquillement. Leur manque d'opacité, lui permettant de voir au travers de leurs personnes et le léger échos caverneux de leur voix ne laissait planer aucun doute sur leur état, restait à savoir pourquoi tous les deux se trouvaient ici et maintenant.

« On peut comprendre que toute cette histoire te tracasse. Nous aussi quand on nous en a informé, on a trouvé injuste que cette pauvre fille en soit réduit à ça !»

« Milicent! » l'interrompit sèchement Cédric en levant les yeux au ciel. « Nous nous étions mis d'accord pour ne pas porter de jugement hatif... »

« Et blablabla » se moqua la jeune fille en faisant la moue. « Tu avais décidé de ne pas la considérer comme une pauvre fille, moi je me réserve mon opinion, je ne sais même pas si on peut encore la nommer ainsi... »

« Dites » décida d'intervenir Dénal avant que les deux fantômes ne se lancent dans une discussion philosophique qui l'intriguait mais dans laquelle il ne voulait pas se lancer sans savoir ce qui lui valait leur présence à ses côtés à cette heure indue de la nuit. « Que faites vous là ? Pas que je ne sois pas ravi de vous voir, mais j'aimerais bien savoir ce qui me vaut l'honneur de votre visite. »

« Oh excuse nous, Harry...Heu je peux t'appeler Harry ? Ou peut être que Dénal serait plus adapté, mais j'ai toujours rêver de t'appeler Harry en papillonnant des yeux !» demanda la jeune fille en inclinant la tête sur le côté et en lui accordant un sourire charmeur, tout joignant le geste à la parole en lui adressant un regard de biche.

« Fait comme tu l'entends tant qu'il n'y a pas d'oreilles indiscrètes. » concéda la jeune chimère avec un sourire amusé. « Si je me souviens bien il me semble t'avoir vu à Poudlard...Chez les serpentards. »

« Oui, Milicent Bulstrode pour te servir. Nous avons été choisit comme messager par le monde des morts. Nous avons été désigné en tant que servants fantômes et nous avons accepté de tenir ce rôle. Ce n'est pas vraiment le moment pour te tenir un discours magistral sur les accords et les règles qui régissent les inter actions entre l'au de là et le monde tangible, le plus urgent étant de régler le problème Melissandre ce qui soit dit entre nous en passant, fait entièrement partie de la mission que nous ont confié nos mentors ! Et chose non négligeable cela te permettra de te faire une idée de la corruption que la création d'un Horcruxe provoque sur une âme et donc t'aidera à combattre Voldemort.»

« Aux dernières nouvelles, il n'y a pas si longtemps j'en étais un moi aussi. » Marmonna Dénal en croisant les bras sur sa poitrine visiblement dérangé par les propos de la jeune serpentarde.

«Mais ce n'est plus le cas depuis que tu as reçu ton héritage de chimère. » Déclara la jeune fille qui décidément semblait très bavarde. « De plus, dans le cas qui nous préoccupe, je pensais plutôt à la corruption que cela engendre sur l'âme qui subit le sortilège. Oh bien entendu quand le récepteur du sort est un être vivant, l'âme d'origine reçoit quelques dommages collatéraux assez, heu...Perturbant mais l'âme déchiré ne peut jamais retrouvé son intégrité... Et déchirer son âme est un crime pour ceux qui dominent sur l'au de là.»

« Milicent, je croyais qu'on était pas obligé de lui faire un cours magistral ! » Soupira Cédric en haussant les épaules. « Écoute Dénal, nos mentors, à croire qu'ils en savaient encore plus que ce que nous avions supposé, nous ont briefé sur les horcruxes et d'autres petites choses qu'on apprend certainement pas à Poudlard et qui te seront utiles pour les décisions que tu aura à prendre avec le clan dans l'avenir proche. »

« Vos mentors ? » questionna Dénal, bien décidé à récupérer un maximum d'information.

Les deux fantômes échangèrent un regard de connivence et affichèrent un sourire de conspirateur si semblable que la jeune chimère se demanda si vraiment l'animosité entre maison n'était pas surestimé.

Parce que la devant lui, pour la première fois, deux élèves, de deux maisons différentes se tenaient face à face comme s'ils jouaient dans le même camps. Pas de la même manière dont lui et Draco interagissaient, peut être parce que Cédric n'était pas un griffondor, mais un membre de la maison du blaireau. En tout cas à première vue une coalition serpentard poufsouffle avait quelque chose d'intrigant voir d'effrayant et quelque part, Harry devait bien l'admettre cela était assez motivant. Cela lui ouvrait des perspectives qu'il n'avait même pas osé espérer. Sans qu'il s'en rende compte un sourire identique aux leurs vint étirer ses lèvres alors qu'il écoutait Milicent reprendre la parole.

« Eux, on a pas vraiment le droit d'en parler et en plus on est un peu partit sans avoir l'autorisation... » avoua la jeune fille en grimaçant. « Mais c'est de leur faute, ils voulaient qu'on observe encore la situation sans intervenir, qu'on suive les règles et le protocole, mais franchement on ne pouvait pas rester plus longtemps sans vous aider...Pas seulement à propos de Melissandre... »

Elle marqua une hésitation, se mordant la lèvre inférieure et serrant les poings. Cédric posa une main translucide sur l'épaule de sa compagne dans un signe évident de soutien et de réassurance qui soulagea Milicent.

« Comme tu as plein de chose à apprendre et à penser, tu n'as peut être pas vu combien Draco pouvait s'inquiéter pour ses amis. Tout comme tu as occulté la culpabilité que tu ressens vis à vis de la mort de Cédric... » déclara Milicent en plongeant son regard dans le sien.

Blessé quelque peu par les paroles de la jeune fantôme, il voulu objecter qu'il n'avait rien oublié, qu'il savait que le blond se préoccupait de la situation de ses amis. Il tenta de l'interrompre, mais elle agita ses mains en signe de dénégation, gardant un sourire triste sur son visage

« Non, ce n'est pas un reproche. Rassure toi, je sais que les événements se sont enchaînés rapidement et que vous ne pouvez pas être partout à la fois... » Reprit Milicent. « Enfin bref on en a eu ras le chaudron de devoir attendre sans rien faire alors qu'on pouvait vous apporter notre soutien et des réponses. »

Elle marqua un léger temps de pause pendant lequel son regard se fit vague et se perdit un court instant dans la contemplation du plafond avant qu'elle ne reprenne la parole.

« Draco va avoir un choc quand il va apprendre mon décès, quand il va réaliser les choix qu'on eut à faire nos amis et ce que cela implique pour leur futur relation. Peu de personnes peuvent se vanter d'avoir eut l'opportunité de communiquer une dernière fois avec un proche après avoir franchis le voile, alors cette chance je n'allais pas la laisser passer. Draco...Draco, il aura moins de mal à accepter les événements si je lui en parle de vive voix. »

Il y eut un silence. Dénal comprenait ce que Milicent voulait faire. Il n'y voyait pas d'objection même s'il appréhendait de demander à Cédric si vraiment il ne lui en voulait pas pour ce qui lui était arrivé. Comme si le plus âgé des trois avait perçu les hésitations du seul être vivant de la pièce, Cédric sourit et fût le premier à reprendre la parole.

« Le seul regret que j'ai, est de ne pas t'avoir écouté quand tu as suggéré que nous quittions le cimetière. Il n'y avait rien que tu aurais pu faire pour empêcher que le sort ne m'atteigne. Tu n'as rien à te reprocher et puis le rôle qu'on nous a confié est important et savoir que nous avons encore quelque chose à faire dans le monde tangible, grâce à la naissance du clan, grâce à toi et aux autres chimères, nous donne l'opportunité de changer plus de chose que nous ne l'avions espéré. Nous ne sommes plus seulement des victimes du retour de Voldemort, nous sommes des servants qui agiront pour l'avenir de la magie selon la direction que prendra votre jugement. »

« Merci » répondit la jeune chimère ému. Le mot lui semblait bien faible vis à vis du sentiment de réconfort que les paroles de Cédric lui procuraient.

Un poids venait de s'ôter de ses épaules. Un de ceux qu'il avait crut relégué au second plan mais qui le rongeait tout de même intérieurement. Avant qu'une nouvelle inquiétude ne le prenne. D'après ce qu' avait dit Milicent, il n'était pas certain que les mentors des deux fantômes apprécient les écarts que les deux servants s'étaient autorisé avec le protocole, en le rejoignant si rapidement. Il décida de leur faire part de ses craintes, ce qui déclencha un fou rire chez les deux entités.

« T'inquiète pas pour nous. » Déclara Cédric en retrouvant son sérieux. « Nous avons pris quelques libertés avec les règles mais nous n'en avons enfreint aucunes ! Nous avons su les détourner à notre avantage. »

« Cela ne plaira peut être pas à nos mentor mais comme ils ne peuvent pas nous prendre en défaut, ils devront faire avec ! » Continua Milicent en croisant les bras sur sa poitrine avec un air de défi. « Bref ce problème étant réglé, occupons nous de Melissandre ! »

« Et que comptez vous faire ? » questionna Dénal qui se demandait ce que pouvait lui apporter de plus les deux fantômes par rapport au récit que leur avait fait Max dans la soirée.

« Te faire rencontré son horcruxe et t'expliquer comment les détruire. » Lança Milicent d'un ton dramatique.

« Pardon ? » S'étonna la chimère en bondissant de nouveau dans son lit. Il n'aurait jamais imaginé que Dumbledore est laissé une trace de cette expérience. Il avait imaginé que toutes les preuves avaient été détruites. Mais si l'horcruxe crée par Melissandre existait toujours, c'était certainement car il n'était pas simple de les détruire et si Dumbledore n'avait pas réussit...

« Tout le monde ignore sa véritable nature mais tu comprendras mieux quand nous la verrons. Elle sait ce qu'elle est, mais elle est un cas à part, issue d' un pacte signé entre la magie et nos mentors. Un accord unique en son genre qui implique certaine contrainte non négligeable mais elle a choisit librement de l'accepter. Tu comprendra en la voyant. Par contre... » Commença Cédric avant de soupirer. « Pour nous y rendre, il est plus simple d'utiliser la projection astrale. Mais la distance est assez longue à parcourir, es ce que tu t'en sens capable ? Nous serons là pour te soutenir mais il serait peut être plus prudent que tu t'installes confortablement dans un endroit sûr. »

« Pas que ta chambre ne soit pas sécurisée. » Intervint avec un air malicieux la jeune fille. « Mais il serait plus judicieux que ton enveloppe charnelle ne soit pas laisser sans un minimum de surveillance. A ton réveil, tu pourrais avoir besoin rapidement de, comment dire..., une certaine forme de chaleur un soutien que nous ne pourront pas te fournir.»

« Je sais où je vais aller ! Je me demandais justement quelles excuses me permettraient de me faufiler là bas !» la coupa Dénal avec un sourire conspirateur qui trouva un écho dans celui que la jeune fille lui renvoya alors que Cédric se contentait de soupirer en levant les yeux au ciel.

Sûr de sa décision, il commença à se lever puis marque une hésitation. Il se souvenait avoir déjà effectué un voyage astral, même si quand il l'avait fait la première fois, il n'avait pas réaliser ce qui lui arrivait et puis sa rencontre avec l'avatar de la magie et la discussion qui en avait suivit l'avait un peu plus préoccupé que le moyen de transport qu'il avait utiliser pour rejoindre la créature qui l'avait convoqué dans le nid du manoir Prince. Les explications qu'elle lui avait fournit, lui avaient permit de mieux comprendre la situation et la mission des chimères en tant que Juges de la bénédiction magique. Ainsi que sa propre position en tant que Harry. Des paroles de la magie lui revinrent en mémoire.

«A Poudlard, grâce à l'éveil de la magie du clan, les choses commencent à changer. De l'aide te sera fournit si tu le demande sincèrement. Et bien que je ne puisse parler en leur nom car ils ne dépendent plus de mon pouvoir, certaines créatures se mettront sous ta tutelle et te montreront que même la mort n'est pas une fin en soi.»

A n'en pas douter les créatures qui devaient lui filer un coup de main pour comprendre que la mort n'était pas une fin, étaient Cédric et Milicent. Entre autre peut être, mais les servants fantômes étaient les mieux placé pour apporter un éclaircissement sur ce qui se passait de l'autre côté. Ou pas d'ailleurs. Vu qu'ils ne semblaient pas décider à lui parler de leur mentors et des règles auxquelles ils étaient soumis.

De plus si son intuition ne le trompait pas, il était prêt à parier que les deux fantômes avaient l'intention de le conduire à Poudlard. Parce que s'il y avait bien une chose qu'il avait compris du caractère et de la manière de pensée de Melissandre, c'était que la jeune fille ne voulait pas être séparé de son père. Il comprenait ce sentiment.

Depuis qu'il habitait au Manoir avec les autres chimères, il avait l'impression d'avoir une famille. Un peu particulière et qui ne cessait de s'agrandir à son plus grand plaisir. Un sentiment qu'il n'était pas près de vouloir abandonner. C'était même honnêtement le seul qui comptait à ses yeux.

Raison pour laquelle l'endroit sécurisé ou il voulait se rendre aurait pu paraître incongrue à n'importe qui d'autre, mais pour lui, pour l'enfant apeuré toujours présent au fond de lui, c'était le seul endroit ou ses craintes s'apaiseraient et où il pourrait trouver cette chaleur particulière dont avait fait mention Milicent. Il espérait être bien reçu et ne pas se leurrer avec de fausses espérances. Non il savait, il était certain de son choix, il redoutait juste un peu les réactions des occupants de la pièce. Juste un peu.

Ceci étant réglé restait à savoir comment le voyage astral fonctionnait. Parce qu'il n'avait rien lu à ce sujet et que la dernière fois l'avatar de la magie avait pris la situation en main. Il soupira regardant les deux fantômes qui n'avaient plus dit un mots depuis qu'il avait dit savoir ou se réfugier mais n'avait pas encore bougé d'un pouce, trop occupé à réfléchir.

« Un souci ? » l'interrogea Milicent en levant les sourcils.

« Je ne sais pas vraiment comment faire pour projeter mon esprit. » avoua Dénal avec une moue contrite, se maudissant intérieurement de ne pas avoir passé plus de temps dans la pensine à apprendre. Il avait encore tellement de lacune, tellement de sujet d'étude qu'il doutait pouvoir amasser toutes les connaissances nécessaire à son rôle de chimère. Il poussa un soupir a rendre l'âme.

« On va t'aider. » Lui assura Cédric. « Tu n'as qu'a t'endormir, nous nous chargerons du reste. »

« Aussi simple que cela ? » Demanda Dénal en fronçant les sourcils.

« Oui, endors toi et fais nous confiance... »Commença la jeune fille translucide. « A moins bien sûr que tu es réfléchi et que l'endroit ou tu voulais te rendre ne te convienne pas... »

« Non ! J'ai...j'ai besoin de savoir si, ensemble, ils peuvent me donner ça et si je peux leleur rendre. Si je peux un peu combler ce vide en nous.»

Même s'il avait rajeunit, il doutait qu'un enfant de onze ans, ayant eut une enfance équilibré éprouve encore ce besoin de se réfugier dans la chambre de ses parents après un cauchemar pour y être réconforté. Mais lui en avait besoin. C'était nécessaire, vital.

Ses parents ? Drôle d'idée et pourtant étrangement cela allégeait encore un peu le poids, qui sans qu'il en mesure exactement la masse, comprimait son cœur.

Milicent le fixa puis finit par détourner le regard.

« Tu ne fais jamais les choses simplement, hein ? Le nid suffirait, pour le moment.»

Dénal émit un petit rire crispé en posant ses pied sur le plancher glacé avant de se faufiler dans les couloirs du manoir d'un pas rapide et décidé.

Malgré qu'elle soit un fantôme, il arrivait à capter son inquiétude. Il devinait qu'elle non plus n'avait pas eut des parents aimants et présents pour elle. Elle voulait lui éviter de s'infliger une épreuve qu'elle ne jugeait pas utile. Mais pour Dénal c'était une étape obligatoire et il ne craignait presque pas d'être rejeter. Presque pas.

« Tu connais un autre moyen, tout aussi rapide pour obtenir ma réponse ? » Marmonna-t-il en s'avançant vers une porte et en tournant délicatement la poignée.

« A vrai dire non. » Reconnut la jeune fille dans un haussement d'épaule alors que le plus jeune, changeant d'apparence pour prendre sa forme animale, se dirigeait vers le lit pour se glisser aux pieds des personnes allongées dans un ronronnement de contentement.

« Au moins nous ne tombons pas à un mauvais moment . Apparemment ils ont fini de fêter leur retrouvailles » gloussa-t-elle à mi voix en le regardant s'installer alors qu'un faible grognement émanant d'une des formes étendues lui fit mettre ses mains devant sa bouche et se taire de peur d'éveiller un des deux adultes endormis.

Dénal était prêt à parier que si les fantômes pouvaient rougir, Cédric aurait prit une jolie teinte parme. Il ne lui fallut pas longtemps pour se sentir bien et détendu. Les deux silhouettes bougèrent un peu inconsciemment pour lui faire un peu plus de place et ainsi éviter de se retrouver écrasé par le poids de la chimère. Satisfait, il se laissa aller à un sommeil profond et réparateur pour son corps alors que son esprit se détachait petit à petit pour rejoindre les deux fantômes qui le saisirent par la main et l'emmenèrent vers Poudlard.

A suivre...

Je vous dois déjà des excuses pour la longue attente entre la parution de ce chapitre et le précédent. Je tiens aussi à vous remercier pour votre soutien et votre patience. Merci a vous tous qui faite vivre cette fiction! En espérant que vous aimerez ce chapitre! A bientôt!