Chapitre 43 : Un bon début.

Alors que Severus revenait avec Harry après s'être absenté quelques secondes qui avaient parut une éternité aux deux maraudeurs, ils furent surpris de constater de visue les répercussions physique qu'avaient eut les derniers événements survenue chez les moldus qui étaient sensé être sa famille. Harry était plus maigre que dans leur souvenir et l'éclat vif et brillant de son regard vert qui leur rappelait tant Lily, semblait éteint, comme si une ombre s'étendait dessus.

« Pour vous laisser un peu de tranquillité, je serais le seul à rester pour veiller au bien être de Harry. » déclara Alyd d'un ton sans appel qui les fit tous tourner la tête dans sa direction pendant que Max, Dénal et Ialon commençaient à se diriger vers la porte.

Les deux maraudeurs acquiescèrent soulagés de ne pas avoir à affronter la discussion avec Harry devant autant de spectateur. De plus à première vu Alyd était la chimère dont l'âge se rapprochait le plus de celui de Harry. Même si aucun d'entre eux ne connaissait le passé des puissantes créatures magique, ils leur semblaient compréhensible que le brun se soit trouvé plus de point commun avec Alyd qu'avec Ialon et Dénal. D'ailleurs l'esprit de Rémus en se faisant cette réflexion se demanda de quelle nature était les liens qui unissaient les Chimères entre elles. Ne voyant pas comment aborder le sujet pour le moment s'en paraître impoli et trop curieux, il chassa cette interrogation au loin pour se recentrer sur la conversation.

Une personne derrière Severus se racla fort peu discrètement la gorge et Draco pointa sa tête de l'autre côté de la stature longiligne du maître de potion qui soupira en haussant les épaules.

« Harry a demandé à ce que je sois présent. » Déclara le jeune blond en s'avançant sûr de lui et en se campant entre les deux maraudeurs avec un petit salut de la tête qui bien qu'un peu hautain n'avait rien de condescendant.

« Si c'est ce que tu veux Harry... » Répondit timidement Sirius hésitant à lever les yeux pour fixer son filleul de peur de ne lire dans son regard que de la colère et du rejet.

« Oui » assura fermement le brun en s'avançant à son tour pour s'asseoir sur la chaise que venait de laisser libre l'Awa du clan et qui se trouvait auprès d'Alyd qui approuva d'un signe de tête accompagné d'un sourire.

« Bien, nous allons vous laisser. » Finit par dire Ialon en invitant les autres à le suivre.

Severus fût le dernier à partir et il referma la porte du bureau derrière lui. Il y eut un temps de silence rempli de gêne et de tout un tas d'autre sentiments qui étouffaient les principaux concernés par la discussion qui devait s'engager mais aucun ne semblait vouloir être celui qui déclencherait les hostilités.

Les deux maraudeurs avaient bien saisit les implications de l'entretien qu'ils venaient d'avoir avec les Chimères et les servants présents. Ils savaient que ce qui allaient suivre n'aurait rien de plaisant, ni pour eux, ni pour Harry. Sirius fut le premier à se dire que rester là à se regarder en chien de faïence ne mènerait à rien de bon alors après avoir poussé un soupir à fendre l'âme, il releva la tête vers son filleul et ouvrit la bouche.

« Harry je suis désolé. » déclara-t-il aussi sincèrement qu'il le pouvait, souhaitant fortement que cela atteigne l'adolescent brun qui le fixa avec un éclat de colère douloureux qui le fit presque reculer sous son intensité.

« Et cela devrait suffire ? » siffla le jeune homme en gardant ses yeux si expressif dans les siens.

Comme l'avait craint l'animagus, la rage était bien présente dans le regard vert du fils de James. Elle étincelait d'un feu vif qui donnait au regard de l'adolescent un tranchant et brûlant que sa voix bien que chargé de colère et de rancune ne pouvait rendre aussi tangible et réelle.

« Non, bien sûr que non, mais c'est un début... » finit par répondre l'animagus mal à l'aise se demandant si il n'aurait pas dû commencer par d'autres paroles que celle là, ou bien s'il n'aurait pas dû laisser Rémus être celui qui entamerait la conversation. Rémus avait assuré face aux chimères et puis il avait plus l'habitude que lui de traiter avec des adolescents. « Il faut bien commencer par quelque part, non ? »

Fini-t-il par dire sur un ton boudeur et d'excuse, visiblement mal à l'aise par la tournure de la conversation qui dés le départ était condamné à tourner à l'aigre mais il ne s'était pas attendu à autant de véhémence de la part de Harry. L'adolescent brun ressemblait à un chaudron sur le point d'exploser !

« Il a raison, Harry. » Assura Draco en s'asseyant avec élégance sur un coin libre du bureau. « Autant qu'il commence par nous expliquer pourquoi ils pensent te devoir des excuses... Autant en finir de suite avec ce qu'ils se reprochent et regrettent afin de partir sur de bonne base ! »

Le ton du jeune Malfoy était calme et posé même si dédaigneux et chargé de lourd reproche qui incitait à penser que le blond voulait aussi connaître les excuses que les deux maraudeurs considéraient comme valable et justifiant qu'ils aient abandonné Harry à son sort aussi longtemps. En dehors du fait, pour le cas particulier de Sirius, qu'il ait passé plus d'une dizaine d'année à Azkaban, mais l'animagus ne voulait pas utiliser cet argument.

« Je croyais que vous aviez compris que je ne voulais pas d'excuses ! » S'énerva Harry et en réponse à l'agitation de sa magie les dossiers sur le bureau et même le meuble en lui même s'élevèrent un peu avant de retomber quand Alyd posa une main apaisante sur son épaule et que Draco secouait négativement la tête avec un air réprobateur en direction du griffondor.

Rémus qui n'était pas encore intervenue ne sachant comment aborder les choses sans déclencher de mauvaises réactions chez l'adolescent, observait la scène avec le maximum d'objectivité. Sirius lui avait suivit son instinct et comme souvent avait finit par mettre les pieds dans le plat, mais peut être n'étais ce pas un mal. Les chimères leur avaient bien fait comprendre que tout ce qu'ils diraient, serait de toute manière très mal pris par l'adolescent. Il n'y avait aucun moyen d'aborder cette conversation avec sérénité, alors autant se jeter à l'eau le plus sincèrement possible, en croisant les doigts pour être assez fort pour encaisser et ne pas causer trop de dommage à l'adolescent car alors aucune de personnes présentes dans le Manoir ne le leur pardonnerait. Comme ils auraient certainement beaucoup de mal à se le pardonner eux même.

« N'empêche que nous t'en devons ! » Reprit le loups-garou avec fermeté. « Tu n'es pas obligé de les accepter mais tu dois les entendre tout comme tu dois nous dire ce que tu nous reproches et ce que nous pouvons faire pour réparer... »

A peine eut il finit le dernier mot de sa phrase, « réparer », qu'il comprit que ce n'était pas le terme le plus judicieux à utiliser. Rémus allait se rétracter, mais un regard de Draco lui cloua le bec.

L'ancien professeur n'apprécia pas de se faire remettre ainsi en place par le serpentard qui prenait à son goût trop de liberté en donnant l'impression de conduire les débats alors qu'il n'était là que pour soutenir Harry. N'est ce pas ?

Il se souvint des paroles qu'avait prononcé Severus un peu plus tôt. Draco aidait, à sa manière certainement, Harry à faire face à sa colère et à l'utiliser. Il laissa donc sa chance au jeune Malfoy, se taisant et attendant la réaction du brun qui ne se fit pas attendre.

« Réparer ? » répéta Harry avec dans sa voix comme un son étranglé oscillant entre le rire hystérique et le sanglot. « Mais je ne suis pas à réparer ! Je suis à construire et je le ferais à ma manière dans le seul but que je me serais fixer moi même. C'est à vous de réaliser que vous ne pouvez pas me connaître car celui que j'étais jusqu'à ce que les chimères me montre la vérité, n'était qu'une coquille vide, réagissant seulement aux intentions d'un vieux fou ! J'étais dans un carcan qui m'empêchait de vivre ! Maintenant que j'en suis sortie je ferais selon ma volonté !»

Draco croisa les bras sur sa poitrine visiblement satisfait par la réponse que venait de donner Harry d'une voix s'affermissant au fur et à mesure qu'il s'exprimait. Il gagnait en assurance et gardait son calme démontrant à tous la force de sa colère maîtrisé. Sa magie bien que bourdonnante était restée sous contrôle et aucun dossier du bureau n'avait lévité de nouveau.

« Alors laisse nous t'aider ! » s'exclama Sirius impressionné par le charisme de son filleul . « Laisse nous t'accompagner et marcher à tes côtés! »

« Pourquoi ferais je cela ? » Demanda Harry d'une voix blanche. « Je me suis débrouillé seul jusqu'à' à présent et j'ai trouvé des personnes de confiance dans le Clan. Que pourriez vous faire de plus ? »

« Pour que nous puissions laver notre honte! » avoua Sirius dans un souffle sans prendre le temps de réfléchir et pourtant il sentit qu'il avait touché son filleul plus qu'avec tout autre parole, que n'importe qu'elle autre explication ou excuses sur ce qu'ils n'avaient pas fait par le passé.

Et Sirius savait aussi au plus profond de lui que c'était la véritable émotion qui guidait ses choix en ce moment, tout comme ce devait être une des émotions qui hantait Harry en permanence. La honte qui pouvait être plus néfaste que la culpabilité, car quand on ne se respect plus, quand on en ait plus capable alors on perd tout espoir.

« Comme nous l'a dit Ialon, ce qui est fait et fait et si tu ne veux pas entendre nos excuses et pardonner notre lâcheté passé, c'est ton droit et nous le respecteront mais ne nous écarte pas de toi sans nous laisser l'occasion de te montrer que nous ne sommes pas que de pantins dans les mains d'un vieux fou ! Que nous avons, nous aussi ouvert les yeux et que nous tenir là devant toi ce n'est pas le fruit d'une des manipulation du directeur ! Tu peux me hurler dessus, me frapper, me maudire mais laisse moi t'être utile ! Laisse nous participer à ce que tu nommes ta reconstruction, même si c'est pour... » illustra avec agitation Sirius sur un ton qui lui paraissait bien trop suppliant et désespérer pour convaincre Harry du bien fondée de cette décision et la réponse qui lui accorda le brun confirma sa crainte.

« Les Chimères ont brisé les chaînes qui te retenaient aux services de Dumbledore. Elles t'ont ouvert les yeux et tu voudrais que j'en passe de nouvelle autours de ton cou ? » S'énerva Harry d'une voix si empli de sarcasme que l'espace d'une seconde Sirius crut avoir à faire à son ancienne némésis d'école et qu'il fixa Harry avec des yeux ronds.

Rémus ne put s'empêcher de sourire car lui aussi avait fait le rapprochement. Il comprenait ce que craignait l'adolescent et sachant que le fils de leur amis ne leur épargnerait rien, il n'était pas certain de savoir comment répondre à cette interrogation pour le moins justifiée qui semblait avoir pétrifié Sirius.

Un regard en biais à Draco qui souriait avec suffisance et une certaine douceur au fond du regard, non pas douceur, indulgence sonnerait plus juste. Indulgence envers un élève qui commence à comprendre une leçon difficile et qui malgré quelques hésitations s'en sortait encore plutôt bien. Un court instant une question vint parasité l'esprit du Loup-garou, comment le blond de serpentard en savait autant sur la maîtrise de la colère et sur la honte? Mais elle fut rapidement balayer, quand Alyd prit la parole pour la première fois depuis le début de l'entretien.

« Es ce que vous attendez de Harry ? »

« Quoi donc ? » Demanda Sirius hébété et déstabilisé par la dernière intervention de son filleul qui suintait le sarcasme.

« Avoir de nouvelles chaînes. Être enchaîné à Harry. » Répondit patiemment Alyd avec un sourire conciliant et incitant l'animagus à répondre.

« Heu, non... Je ne crois pas. » Répondit avec hésitation Sirius comme perdu dans ses réflexions, dans lesquelles il avaient apparemment du mal à faire le tri.

« Alors que voulez vous ? » Insista la chimère en plongeant son regard ambré dans celui des deux maraudeurs, semblant lire profondément en eux.

Sirius resta un instant bouche bée puis tourna la tête vers Rémus qui avait l'air aussi perplexe que lui avant qu'une lueur de connivence passe de nouveau entre eux comme au temps de leurs études, comme aux temps ou ils étaient quatre à arpenter les couloirs de Poudlard pour faire des tours pendable.

« Être là. Tout simplement. » Dirent ils en chœur avant que Rémus devant le regard incrédule de Harry ne développe un peu ce que sous entendait cette déclaration qui semblait avoir l'effet d'une bombe pour l'adolescent brun. « Faire partie de ta vie. Partager les bon et les mauvais moments à venir. Être présent pour toi comme un membre de ta famille ou un ami, avec tout ce que cela comporte comme possibilité. Dumbledore nous a privé de cela et nous n'avons pas su voir ses intentions et nous voulons avoir une place dans ta vie !»

« Pourquoi devrais je accepter cela ? Comment espérez vous qu'après tout ce qui m'est arrivé je vous accepte sans hésitation... » Balbutia Harry de plus en plus perdu et tentant de se raccrocher à sa colère mais elle lui glissait entre les doigts pour se transformer en autre chose.

« Tu n'as pas à accepter d'emblée. » sourit gentiment Rémus.

« C'est vrai, gamin ! » Intervint Sirius qui semblait avoir retrouvé de son allant. « Tu n'as pas à accepter ! Nous sommes prêt à nous battre pour gagner le droit d'être là ! Même si cela me fend le cœur de devoir le reconnaître, toutes les personnes ici, ont d'une manière ou d'une autre réussit à se faire accepter par toi alors laisse nous notre chance de défendre notre souhait à faire quelque chose pour toi ! »

« J'ai le droit d'être en colère et vous ne m'en voudrez pas ? » Demanda confirmation Harry qui au contraire de l'animagus semblait avoir perdu de sa superbe et semblait perdu, hésitant dans une tempête de sentiment contradictoire.

« Tant que tu nous parles de ce qui ne va pas. Tant que tu ne nous cache pas ce qui te tracasse, alors oui. Oui tu peux être en colère après nous. Tu peux nous en vouloir. »

« Ce n'est pas un peu enfantin et égoïste comme comportement. Immature... » continua timidement Harry en fixant Sirius qui lui accorda pour la première fois un sourire éclatant.

« Exactement ! C'est égoïste et immature mais tu es un adolescent. Tu as le droit d'être encore immature ! » s'écria l'animagus en levant les bras au ciel.

« Pas trop tout de même si tu veux mener ta vie à bien. » Intervint Draco avec un sourire en coin adressé à Sirius. « Prendre conseil des personnes les plus à même de t'apporter une réponses adéquates reste un de tes objectifs pour les jours à venir. »

« Insinue tu que je ne suis pas de bon conseil ? » Demanda Sirius.

« C'est fort possible. C'est même dans votre nature de Griffondor » insista Draco d'un ton suffisant et méprisant qui fit voir rouge à l'animagus, mais avant qu'il n'intervienne, Rémus posa une main apaisante sur son bras en hochant négativement la tête. Le loup-garou avaient le sentiment que la provocation du Serpentard, perche quasi tendu par l'animagus lui même, n'étaient qu'un stratagème pour illustrer un exemple à son élève.

Sirius respira plusieurs fois à fond avant de reprendre à la parole en acquiesçant aux paroles de l'adolescent blond. Peut être même eut-il un petit coup de pouce de sa voix intérieur pour retrouver son calme aussi rapidement.

«Ok, tu n'as pas complètement tord ! » Admit Sirius en haussant les épaules. « Mais il y a ici suffisamment de gens de bon sens pour t'apporter le meilleur conseil possible et même si cela me saoule que tu es plus confiance en Rogue qu'en moi , je préfère que tu aille lui demandé son avis plutôt que de te jeter tête baisser dans les ennuies! Pour l'instant en tout cas... »

« Ce n'est pas une compétition, Sirius ! » Crut bon de faire remarquer dans un soupir le loup-garou en donnant une pichenette de la main derrière le crâne de l'animagus qui grimaça en haussant les épaules.

Devant les simagrées de Sirius, Hary eut un petite rire qui attira l'attention satisfaite des deux maraudeurs. Tout n'était pas encore réglée. Tout n'était pas blanc ou noir et il aurait certainement encore des passages difficiles dans leur relation mais il était étrangement sécurisant d'entrevoir que la situation se mâtinait d'un gris délicat qui pouvait leur laisser espérer que leur relation repartait sur de nouvelles base plus saine.

En même temps quelque part, Dénal se sentait amusé par le grain de folie qu'amènerait certainement la cohabitation de Sirius avec Severus. La jeune chimère savait que les deux hommes garderaient entre eux cette rivalité et ses joutes verbales qui pimentaient chacune de leur rencontre, mais il avait la certitude que cela tiendrait plus d'un jeu que d'un réel besoin d'affrontement. Ce que Ialon commençait à appréhender avec la lassitude des gens pressentant un désastre imminent.

« C'est regrettable. » soupira Narcissa en invitant Tonks à s'asseoir sur l'un des canapés du petit salon du Manoir ou s'était déjà tenu la plus part des réunions avec les chimères auxquelles elle avait assisté depuis son arrivée. C'était une pièce qui ressemblait à celle de sa propre demeure et ou elle se sentait le plus à son aise.

« Quoi donc ? » Demanda avec curiosité la jeune auror en prenant place alors que Narcissa venait s'installer au face d'elle avec l'élégance et la prestance d'une grande dame de l'aristocratie sorcière.

La jeune auror ne pouvait s'empêcher d'admirer la prestance de la mère de Draco. Depuis qu'elle l'avait vu sur la terrasse, Tonks ne pouvait arrêter de chercher des traits physique commun entre la femme de Lucius Malfoy et sa mère. Le lien de parenté n'était pas flagrant mais il y avait pourtant quelque chose de familier dans la manière dont se tenait Narcissa qui lui rappelait sa propre mère et qui la faisait se sentir gauche depuis sa plus tendre enfance.

« Et bien que nous ne nous connaissions pas plus que cela alors que tu es la fille de ma sœur. » déclara Narcissa en la fixant droit dans les yeux.

« Et d'un simple moldu. » enchaîna Tonks d'un ton acide qui fit sourire Madame Malfoy.

« Effectivement mais rien qu'en te voyant je crois pouvoir dire que cela te pose le moindre problème. » fit la femme blonde en inclinant affirmativement la tête.

« De mon point de vue, vous êtes la seule à qui cela devrait poser un problème. » Soupira dramatiquement Tonks alors que ses cheveux changeaient de couleur passant du brun au bleu profond. La transformation suscita un éclair de curiosité dans le regard de Narcissa mais elle se garda bien de faire la moindre remarque pour le moment.

« Il se trouve que j'ai dû faire des choix regrettables et inconséquents ... » reconnut Narcissa en crispant légèrement les poings sur sa robe.

« Chercheriez vous à obtenir mon pardon ? Parce que si c'est le cas, sachez que vous ne vous adressez pas à la bonne personne, c'est à ma mère et à mon père que vous devriez présenter votre requête. Personnellement je ne vous connaît pas assez pour ...» répondit la jeune auror d'un ton détaché qu'elle espérait assez ferme.

« Rassurez vous dès que l'occasion se présentera, je n'y manquerait pas ! Je tenais cependant à ce que nous ayons une petite discussion privé pour vous assurer de mon attachement au clan. » Reprit Narcissa en décrispant les poings

« En quoi cela me concerne-t-il ? Si les chimères vous font confiance, je crois que je ne suis pas en position de m'y opposer. » demanda Tonks un peu gênée par l'importance que lui donnait sa tante et qui lui semblait dépasser , et de loin, celle qu'elle occupait au sein du clan.

« Auriez vous des motifs de le faire ? » S'enquit tranquillement Narcissa mais l'auror avait suffisamment d'expérience dans les interrogatoires pour reconnaître la pointe de stress et d'inquiétude dans la voix et l'attitude de son interlocuteur pour que celle-ci lui échappe.

« Pas à proprement parler et certainement pas sur le plan personnel car comme je vous l'ait dit précédemment, je ne vous connais pas suffisamment pour en juger. Quand à ce que je peux savoir de par ma profession sur votre personnalité publique, je ne crois pas que cela représente votre personnalité profonde et que si le clan vous fait confiance, alors je peux en faire autant sans pour autant que vous ayez à me considérer comme une amie ou un membre de votre famille, si cela vous indispose. » Répondit elle le plus sincèrement possible. « Dans tout les cas, ce que je peux savoir n'est établis que su la base de rumeurs et non sur des faits, ce qui est insuffisant pour porter un jugement ou une accusation. »

« Sauf que c'est ce que représente le clan et je compte bien à ce que la fille de ma sœur me considère comme un membre de sa famille. » rétorqua Narcissa sans la moindre colère. « Par le passé, j'ai fait des erreurs de jugements. Je ne le nie pas. Je ne chercherais pas à m'en dédouaner mais je compte bien changer ce que je peux. »

La mère de Draco donnait juste son avis sur ce qu'elle souhaitait établir comme relation avec sa nièce. Tonks ne pouvait ignorer la demande tant par son côté qui la prenait de cour, jamais elle n'aurait crut possible que cette femme que l'on disait à cheval sur l'étiquette, rejette tout ce qui caractérisait l'aristocratie sorcière et l'envoie aux orties sans le moindre signe de regret. Mais aussi parce qu'elle en avait envie. Envie de donner une chance à Narcissa de renouer avec sa famille. Cependant de part son métier, elle avait appris à rester méfiante. Elle connaissait le caractère retord des serpentards et elle décida de rester sur ses gardes. Forcement sa tante poursuivait un but et avait en quelque sorte besoin d'elle. Restait à trouver de quoi il pouvait bien s'agir avant de s'engager!

« Pardonnez moi si je ne vous crois pas sur parole. » Ironisa Tonks en levant les yeux au ciel.

Nacrissa partit d'un petit rire cristallin.

« Bien entendu, je vous pardonne jeune fille ! Et je vous accorderais le temps que vous jugerez nécessaire pour que vous m'acceptiez comme un membre de votre famille. » Décida la plus âgée des deux sorcières à première vue absolument pas choquée ni en colère face aux réticences de sa nièce.

Surtout si elle en croyait l'éclat qui avait l'espace d'un court instant brillé dans les yeux de Narcissa. Cela lui rappelait le regard de sa mère quand elle la complimentait enfant. Pas que Tonks appréciait particulièrement d'être traité en enfant mais cette manière de faire avait un aspect familier qui le rendait sincère.

« Ceci étant réglé, dites moi depuis que vous avez eut connaissance de la formation du clan, n'avez vous pas eut l'impression que le monde tel que nous le connaissons n'était pas ce qu'il aurait dû être. » Reprit la femme blonde avec sérieux.

Un éclair d'effrois passa dans les yeux de Tonks quand elle se rappela ce qu'elle avait vu chez les Dursley.

« Oui, a vrai dire plus d'une fois. » reconnut Tonks qui trouvait amusant la manière dont Narcissa menait leur conversation.

D'abord elle avait tenté de régler les problèmes d'ordre personnels qui pourraient entraver tout autre sujet de conversation importante. Une fois ceux-ci gérés au mieux, elle avait entamé le véritable objectif de la discussion sans perdre de temps ni tergiverser. Cela lui rappelait sa mère et si la ressemblance physique n'était pas flagrante, elle aurait mis sa main à couper que côté caractère les deux femmes partageaient plus qu'elle ne l'aurait crut concevable.

« J'ai ressenti la même chose . » avoua Narcissa en baissant les yeux pour la première fois et en regardant le bout de ses chaussures. « Depuis que le clan à accepté de nous accueillir, beaucoup de préceptes que je croyais inébranlable, se sont effrités comme un dessin dans le sable. J'ai appris beaucoup plus en deux jour qu'en toute une vie et je ne compte pas m'arrêter là. Les principes d'éducation dans lesquelles nous avons été élevé et suivant lesquels j'ai permis que mon fils grandisse, sont des inepties. »

Tonks ne s'attendait pas vraiment à cette confession. Même si depuis le début de la conversation elle avait bien saisit que sa tante tentait de la convaincre de sa bonne foie, elle ne l'avait pas imaginer en train de renier les principes éducatifs des sorciers et encore moins qu'elle s'en ouvre à elle.

« Tout n'est pas faux. » Tenta de temporiser Tonks en cherchant à comprendre la profondeur du changement qui s'était opérée en Narcissa sans vraiment comprendre l'ampleur de ce revirement.

« Oui, bien sûr. Tout n'est pas faux ! » s'exclama Narcissa en se levant et en arpentant la pièce avec agitation. « Mais faire la part des choses n'est pas simple et nous faisons porter le poids de nos erreurs à nos enfants. C'est ce fait qui m'est inadmissible ! »

« Je ne comprends pas très bien pourquoi vous vous en ouvrez à moi... Je ne suis même pas... »

Tonks ne termina pas sa phrase fronçant les sourcils, pour suivre les allées et venues de Narcissa qui semblait ne pas l'avoir entendu et qui perdue dans ses pensées, continuait sur sa lancé confirmant à Tonks que l'intérêt que lui portait sa tante n'était pas uniquement familiale, mais cachait une sorte d'ambition révolutionnaire.

« Les parents, quand ils ont à cœur l'intérêt de leurs enfants, feront toujours de leur mieux pour leur petit. Mais c'est carrément mission impossible quand les bases de l'éducation sont pourrit ! »

« Comment savez vous ? » demanda Tonks abasourdie par le fait que Narcissa sache que sa magie avait été quelque peu chamboulée, plus que de raison en tout cas, par les événements de Privet Drive.

Narcissa arrêta de déambuler et de marmonner dans sa barbe, visiblement surprise que sa nièce s'étonne de ce fait.

« Mais enfin...Je pense que toute mère doit pouvoir ressentir les changements dans ta magie » assura la femme blonde.

« Pourquoi ? Je ne suis pas mère ? » S'exclama Tonks en écarquillant les yeux

« Effectivement mais cela n'empêche pas que ta magie porte l'emprunte de ce bouleversement qui marque de manière irrémédiable la magie d'une femme. Porter un enfant est un événement qui bien que naturelle touche ou pas, d'ailleurs malheureusement pour certaines femme, la future mère très profondément. Je ne sais pas ce qui a causé cette modification chez toi et je ne suis pas sûr de vouloir savoir, mais je crois que ce don, peu nous être utile pour faire évoluer nos principes d'éducations entre autre chose. »

Tonks se souvint alors que Madame Weasley l'avait regardé bizarrement au Square Grimaud. Pris dans les événements et par la fatigue, elle n'y avait pas vraiment porté d'importance attribuant ce soudain intérêt à la présence de la plus jeune des Chimères mais maintenant après ce que venait de lui expliquer Narcissa, il était clair que ce changement dans sa magie avait quelque chose de remarquable au moins pour les mères.

« Heu... » fit Tonks en rougissant gênée par l'intérêt que lui portait Narcissa « Je ne vois pas ce que vous attendez de moi. »

« Et bien... Comme tu dois le savoir, l'apparition d'un clan chimère tend à montrer que notre conception du monde magique est erronée et que si nous ne faisons pas quelque chose nous risquons d'y perdre plus que nous ne l'imaginons ? »

Tonks se contenta de hocher la tête se demandant avec inquiétude ce que Narcissa avait dans la sienne et en quoi elle devait se sentir concerné.et surtout si elle ne devait pas commencer à se faire du souci que sa tante est pensé à elle pour mener à bien ses manigances.

« Mon fils se sent déjà investit de cette mission. Tout comme d'autre je pense, il s'investit pour apporter ses idées et changer notre mode de vie. Draco n'a pas beaucoup de moyen pour le moment, mais je ne me fait pas de souci pour lui. Il a la confiance des Chimères et il a déjà commencer a prendre des contacts pour mettre au point sa stratégie. » déclara Narcissa avec fierté et un sourire fier étirait ses lèvres.

Tonks, elle était de plus en plus perplexe. Elle ne voyait absolument pas ou voulait en venir sa tante.

« Il a apparemment eut une discussion assez intéressante avec Miss Granger. » continuait la blonde en revenant s'asseoir sur le canapé mais cette fois à côté de Tonks qui la fixait en se demandant si elle n'était pas tombé dans une autre dimension.

« Et ils ne se sont pas étripé ? »

« Non » rit doucement la blonde. « D'après ce que j'ai compris, Harry et le plus jeune garçon des Weasley sont les deux seuls à s'être battu ce jour là. »

« Oh ! » S'excalma Tonks qui ne savait rien des événements auxquels Narcissa faisait référence, mais vu ce que lui avait dit Maugrey de l'entretien qu'il avait eut avec Shacklebolt et les enfants au Square, elle n'avait aucun mal à imaginer ce qui avait poussé les deux adolescents à en venir au mains.

« Oui enfin peu importe, je m'éloigne du sujet. » Reconnut Narcissa après un soupir. « Révolutionner le monde magique va leur demander beaucoup de travail et ils ne pourront pas penser et gérer tous les domaines alors avec Augusta nous avons dans l'idée de mener notre propre recherche et de nous concentrer sur l'éducation et la position des femmes dans la société sorcière. »

« Et vous compter sur moi pour ? » S'inquiéta Tonks qui ne se voyait absolument pas tenir de longue discussion ampoulé sur les principes d'éducation et encore moins sur la place des femmes.

Bien sûr elle comprenait parfaitement que certains aspects de la loi sorcière concernant les femmes avaient besoin d'être remis au goût du jour. Par exemple, il était difficile pour une femme marié de conserver son emploi, soit parce que son maris la contraignait à rester à la maison pour élever les enfants soit parce que sa carrière se voyait mise à mal par la hiérarchie sous prétexte qu'une femme mariée se devait à son mari et en aucune circonstance se montrer d'un statut sociale supérieur à celui de ce dernier.

Pour l'éducation c'était un petit peu compliquer pour elle mais elle se rendait bien compte qu'on ne pouvait pas laisser des enfants sorcier entre les mains de personnes comme les Dursley ou continuer à encourager les sang pur à faire de leur progéniture de parfait petit raciste avide de destruction et de mort dans les cas les plus extrème.

« Rien de bien compliqué pour le moment, nous espérons réunir suffisamment d'informations pour ouvrir le débat devant les lords aux ministères pour Septembre. Le bouleversement de ta magie te désigne comme la porte parole idéale pour ce genre d'intervention. »

« Pardon ! Mais...Je n'ai pas le statut social nécessaire pour proposer une question au Magenmagot ! »

« Ah ça c'est un point de détail que nous allons pouvoir facilement régler et qui permettra au Chimère de prendre la mesure des aspirations de Fudge aux changements. Faire d'une pierre deux coup comme dise les moldus»

« Et par merlin, comment comptez vous faire cela ? » s'écria Tonks d'une voix étranglée se demandant ce qui la perturbait le plus, s'entendre dire qu'elle allait siéger au Magenmagot ou Narcissa Malfoy employer des dictons moldus à bon escient et sans le moindre mépris.

« Tu siégeras en tant que gardienne de la lignée des black ! »

« Avec tout le respect que je vous dois, vous délirez ! Un tel statut n'existe pas !» reprit la jeune auror en secouant négativement la tête. Ses cheveux changeant de couleur sans pour voir se fixer, montrant ainsi la grande confusion ou la plongeait les propos de sa tante qui annonçait ça avec le plus grand sérieux.

« Oh mais si, ma chère enfant, c'est un vieux alinéa du codex de l'élection des représentants qui date un peu je te l'accorde mais qui n'a pas été abrogé et donc qui est toujours en vigueur. Quand il n'y a pas d'héritier mâle pour un titre, et ce à n'importe qu'elle degré de descendance, celui ci revint sous la forme de gardiennage à la première femme de la lignée en âge de prendre époux mais encore célibataire, on comprend mieux pourquoi nos pères et nos frères nous marient jeune, n'est ce pas ! »

« Mais Sirius... »

« Sirius est un évadé qui n'a pas encore pu prouver son innocence. Même si le titre lui revient de droit, il ne peu en exercer la fonction, surtout pas dans la conjecture actuelle, donc il te revient... »

« Mais et Draco... »

« Draco a déjà bien assez à faire avec le nom de son père ! Même si je ne lui en ais pas encore parlé, il comprendra certainement en quoi te laisser la charge du titre des Black peu être un avantage pour lui. Il ne rechignera pas à la présence d'un allié à la chambre des lords pour mener les débats en sa faveur. »

« Qui vous prouve que je suivrais ses idées ? Vous prenez un bien étrange paris ! » Demanda Tonks interloqué que Narcissa la considère comme une allié possible de son fils alors qu'elle ignorait tout de idées que défendrait celui-ci , et oubliant un court instant que personne au ministère n'accepterait l'utilisation d'une loi si archaïque.

« Évidemment rien ne peut me permettre d'en être sûr mais je suis prête à prendre ce risque car mon fils suivra les préceptes anciens et aura l'appuie pour ne pas dire l'approbation des chimères ce qui n'empêchera pas de t'exprimer si tu n'es pas d'accord, ce qui te serais impossible si tu ne tenais pas ce poste ! »

Narcissa donnait vraiment l'impression d'avoir pensé à tout. C'etait plus que déstabilisant pour la jeune auror. A chacune de ses objections, sa tante avait des réponses et des arguments pour la convaincre que ce projet était possible. Quand elle objecta que les lord et les bureaucrate du ministère ne laisserait pas faire une telle chose, Narcissa lui assura que l'annonce de l'apparition d'un clan, suffirait à sortit de leur torpeur certains de ces politiciens, suffisamment en tout cas pour que leur requête ne soit pas rejeté d'emblée ! Et pour cela Fudge ne pourrait s'en prendre qu'à lui même puisqu'il était le seul responsable de l'article qui avait révélé la nouvelle au monde sorcier !

« Je vois que vous avez pensé à tout ! » soupira Tonks résignée.

« Oui je crois en effet. Augusta m'a bien aidé à démêler tout cela. Au pire si ta candidature est rejeté de par ton ascendance de demi sang, ce qui prouverait combien Fudge est acculé et prêt à toutes les bassesses pour te refuser, nous avons l'option d'utiliser une autre loi désuète que tout le monde à oublié vu qu'elle remonte au temps ou les créatures magiques comme nous, étaient reconnut pour leur sagesse et avait voix au chapitre. Comme la première loi, il y a longtemps qu'elle a été oublié mais personne n'a pris le soin de vérifier qu'elle avait été invalidé. Les sorciers quand ils détiennent le pouvoir ont tendance à devenir paresseux et imbu d'eux même. Personne n'a jamais eut l'idée de réactualiser les codex des lois, chacun s'est contenter d'ajouter les nouvelles... »

« Nous ? Nous, créature magique ? » s'étonna Tonks qui pâlit, arrêtant Narcissa dans son discours sur l'importance de faire un ménage de fond dans les lois du monde sorcier. Franchement elle ne s'attendait pas à cela. Jamais elle aurait pu imaginer que les black avaient du sang de créatures magiques, alors forcement cela devait être un mensonge ou une ruse, ou...

« Sirius ne t' a pas dit ? » demanda sur un ton faussement étonnée tout a fait calculé qui fit soupiré la jeune auror.

Devant les minauderie de sa tante, elle n'eut aucun doute : il n'y avait aucun mensonge la dedans. Seulement la vérité. Sa mère avait la même façon de taquiner le gens qu'elle aimait bien et elle savait qu'il était impossible de l'empêcher d'aller au bout de sa petite mise en scène. Tonks était prête à parier qu'il en allait de même pour Narcissa.

« Dit quoi ! » S'enquit elle en priant Merlin que Sirius s'en sorte vivant avec Harry pour qu'elle est le plaisir de l'achever.

« Que les Black avait du sang de créature magique en eux ! » Lui souffla doucement à l'oreille Narcissa ravie de son effet en voyant le teint pale de la jeune auror se colorer d'un jolie rouge vif de la base de son cou au sommet de sa tête. « Apparemment, non mais laisse moi faire je vais tout te révéler. »

Il s'écoula encore quelques minutes pendant lesquelles Narcissa se mit en devoir d'expliquer à sa nièce tout ce qu'elle avait appris sur les Changeurs depuis son arrivée au Manoir et d'une certaine manière d'apaiser la colère que la jeune femme ressentait à l'égard de l'animagus qui ne lui avait jamais parler de cet héritage. D'une certaine manière, car elle comptait bien s'amuser un peu au dépend de son cousin. Il y avait si longtemps qu'elle n'en avait pas eut l'occasion que de ne pas la saisir aurait été un regret éternel pour elle.

Si Tonks se rendit compte des intentions de la blonde, elle n'en laissa rien paraître, estimant que l'animagus avait grand besoin d'une leçon sur la partage d'information, entre autre chose.

A suivre...