Chapitre 46 :
Nouvelles orientations
Un cris. Un hurlement déchira l'air et résonna contre les murs de pierre du château. Tous les occupants se crispèrent en entendant ce son qui reflétait une agonie de douleur sans fin et qui polluait l'air de Poudlard depuis le retour de celui qu'ils avaient tous dans un commun accord décidé de nommer le parjure.
« Cela ne peut pas continuer comme cela. » Trancha Minerva en entrant dans l'infirmerie guidé par Fumseck qui se tenait sur son épaule droite. « Il ne peut pas rester ici. »
Il avait fallut quelques heures seulement à la gardienne de la maison Griffondor pour s'accoutumer à voir par les yeux du phénix. Cela demandait une petite adaptation selon la position qu'occupait l'oiseau de feu mais Minerva s'était fait à l'idée que changer d'angle sur une situation pouvait être un avantage qu'elle devait apprendre à l'exploiter. Surtout quand Fumseck survolait une pièce ou la forêt et qu'elle voyait alors le monde d'en haut. Voir le monde d'en haut était assez grisant. Elle avait découvert que la distance qui les séparait, n'empêchait pas le lien de se créer et l'oiseau lui montrait beaucoup de chose, plus merveilleuse les unes que les autres, qu'elle aurait bien été incapable de voir même en ayant garder l'usage de ses yeux. Bref, elle bénissait le phénix pour son aide et les secrets qu'il partageait uniquement avec elle.
Tout comme, elle appréciait l'aide précieuse que lui apportait Melissandre qui se tenait là elle aussi, à côté de l'infirmière au pied du lit occupé par l'ancien directeur. Minerva ne put s'empêcher de frissonner quand le regard de l'oiseau se posa sur la jeune fille. Elle savait qui elle était et ce qu'elle était. L'aura de la jeune fille qu'elle percevait par les yeux de l'oiseau de feu, était particulière et très différente de celle du commun des sorciers. Elle avait écouté avec intérêt et crainte le récit qu'avait fait Rusard et les deux fantômes pour expliquer la présence de sa fille et Melissandre lui avait confié le but de sa présence et la mission que lui avait confié la plus jeune des chimères. Minerva savait les contraintes qui étaient imposé à la jeune fille et ne pas pouvoir quitter Poudlard n'était certainement pas le plus ingérable.
Avec l'aide de la jeune fille et du phénix, elle avait pu prendre conscience de ce qu'était vraiment Poudlard et quelle force s'abritait au sein des murs de pierre. La magie puissante à l'œuvre dans le cœur même de l'école lui avait été révélé et elle était la première à qui cela arrivait depuis bien des générations. Elle avait eut accès grâce à eux à des zones du château qui jusque là étaient resté complètement inexploré par le commun des sorciers depuis plusieurs siècle. Elle avait vu la porte menant au nid et même si elle n'en avait pas franchis le seuil, elle devinait l'impatience dans la magie du château à accueillir les chimères.
Quand à Pomfresh qui veillait sur son patient avec professionnalisme mais sans grande chaleur humaine, Minerva avait appris ses secrets et en avait été bouleversée. Jamais elle n'aurait pu imaginé que la douce infirmière était une exilée de Cié' Nog, une apothicaire d'exception. Considérée comme une criminelle, Poppy avait été bannis de la dimension magique à cause d'un crime qui n'était pas si horrible comparé aux exactions de Dumbledore ou de bien d'autres sorciers, mais cela allait contre les désirs de Lady Faé et donc la sentence avait été irrévocable et d'après l'aveu même de Poppy cela ne valait pas le coup de se mettre la rate au court bouillon. L'infirmière ne regrettait rien. La vie qu'elle avait à Poudlard lui convenait, surtout depuis que Dumbledore avait été mis hors d'état de nuire et qu'elle se retrouvait libre d'utiliser ses connaissances d'apothicaire pour le bien des enfants, chose que bien entendu l'ancien directeur lui avait refusé sous des prétexte fallacieux.
Elles avaient discuté toutes les trois de ce qui conviendrait de faire pour le jeune Nott quand il reviendrait et même si aucune d'elles n'avait trouvé d'éléments probant et de piste pour élucider le mystère de cette étrange maladie qui terrassait certains membre de cette famille, elles ne se résoudraient pas à l'abandonner tant qu'il leur resterait une lueur d'espoir. C'était une des taches que devait accomplir Melissandre et les deux autres femmes avaient décidé de lui accordé tout l'aide possible.
Le vieil homme, quand à lui était allongé dans un lit au draps blanc immaculé, finissant de lui donner un teint terne et moite. Il n'avait là plus rien du grand mage qui avait vaincu Grindelwald. Ce n'était plus qu'un corps affaiblis et un esprit torturé qu'aucune potion ou sortilège de guérison ne pouvait sortir du cauchemar ou il avait été plongé. A intervalle régulier un hurlement sortait de sa bouche desséchée et il s'agitait entre les draps, aveugle et sourd au présence qui l'entourait. Pas qu'il ne les entendait pas débattre sur son sort. Pas qu'il ne comprenait pas ou il se trouvait et dans quelle situation il évoluait mais bien parce que la douleur dans son corps et son esprit l'empêchait de se concentrer sur autre chose, le paralysant comme un puissant poison.
Les rares moments ou cela s'apaisait légèrement c'était quand Poppy se décidait à lui donner une dose d'Argonel. C'était le seul traitement efficace qui lui permettait de lentement revenir à la réalité et de pouvoir réfléchir à sa situation. Mais la substance étant dangereuse et entraînant une forte dépendance, l'infirmière ne pouvait lui en donner qu'avec parcimonie et déjà il pouvait sentir que son corps habitué à recevoir une dose régulière en réclamait de plus en plus. Il n'arrivait cependant pas à convaincre les femmes dans la pièce qu'il lui en fallait plus. A croire qu'elle ne voulait pas de lui conscient, ni capable de réflexion et qu'elles préféraient le garder dans son état de douleur permanent.
Mais elles ne pouvaient pas être aussi rancunière, n'est ce pas ? Elle ne pouvaient pas lui en vouloir d'avoir agit pour le plus grand bien ? D'avoir osé les sacrifices nécessaire...Sa pensée se perdit de nouveau dans un crie déchirant d'agonie. Il avait perdu le fils de ses réflexions et devrait à la prochaine accalmie reprendre son raisonnement du début et espérer en mémoriser le résultat ou à nouveau tout serait à recommencer. Ses yeux suppliaient pour une dose d'Argonel supplémentaire. Pour que la dose soit augmenté. Pour qu'elles l'aident.
Mais non, apparemment tout ce qui préoccupait ses dames étaient de trouver un moyen de se débarrasser de lui et de ses cris qui effrayaient les habitants du château. Une chance selon elles que les enfants ne soient pas encore revenu. Pour lui c'était regrettable. Car il avait un plan. Une idée de génie pour se sortir de là mais encore fallait-il qu'il soit capable de le mettre en action et pour cela il avait besoin d'un esprit jeune et influençable.
« Vous avez raison, Madame la directrice, mais que faire ? » Demanda Melissandre en lançant un regard méprisant au vieil homme qui avait retrouver un peu de calme grâce à la dose d'Argonel que venait de lui faire prendre Poppy dans un soupir. résigné
« Il ne peut pas rester là. J'ai demandé à son frère de venir le chercher et de s'occuper de lui. »
« Il avait un frère, j'ignorais... » S'étonna Melissandre.
« On ne peut pas dire qu'ils soient en très bon terme, mais je lui expliquerais un peu la situation et il comprendra pourquoi nous devons éviter tout scandale et tenir Dumbledore loin de toute agitation et des enfants. Il a aussi certaines connaissances qui lui permettront de prendre soins efficacement de son frère, sans se laisser influencer par sa magie.»
Le plan de Minerva ne plaisait pas du tout à Albus. Il n'avait aucune envie de se retrouver sous la houlette de son frère qui était l'un des seuls être vivant qu'il n'ait jamais pu manipuler et en aucun cas il ne voulait se tenir éloigné des enfants. Sinon comment pourrait il mettre son plan à exécution.
« Lui direz vous comment et pourquoi tout ceci est arrivé ? » Questionna Poppy.
« Abelforth doit déjà au moins avoir eut vent de la création d'un clan chimère par la Gazette du sorcier. Il faudra certainement lui donner une explication à propos de l'état de santé de son frère mais il n'est pas idiot et comprendra certainement de lui même que ce qui arrive à l'ancien directeur est amplement mérité. »
« Ah ! Monsieur le ministre, j'espère que vous mesurez les conséquences de vos actes ? » Demanda Funestar avec sarcasme alors que Fudge entrait dans son bureau.
Le ministre se serait bien garder de devoir si rapidement redescendre au plus profond du Ministère mais la journée venait à peine de commencer qu'un message urgent l'attendait sur son bureau de la part du langue de plomb le sommant avec un manque flagrant de politesse de venir le rejoindre. Fudge avait grommeler tout le long du chemin irrité par le sans gêne de Funestar qui le prenait vraiment de haut et cela l'énervait au plus haut point. Il avait donc pris le temps de régler deux dossiers en cours et de répondre à certains de ses collaborateurs à propos de l'article de la Gazette afin de les rassurer et de leur donner quelques précisions quand à la manière dont il avait appris la création du clan, avant de descendre aux département des mystères. Fudge savait qu'il avait pris un risque en autorisant Skeeter à publier son article. Il avait pourtant bien fait attention à ses propos et n'avait jamais rien dit qui puisse compromettre le sceau du secret que lui avait imposé le Langue de plomb, alors il était assez déstabilisé par la colère qu'il sentait poindre sous le sarcasme.
« Je ne crois pas avoir de compte à vous rendre, Funestar ! Je suis encore le ministre... »
« Bien entendu monsieur, maintenant que nous sommes d'accord sur ce point cruciale, laissez moi vous narrer les conséquences de votre initiative intempestive grâce à vos relations avec les journalistes. »
« Nos concitoyens devaient être informé de la création d'un clan chimère et des conséquences futurs que cela aura sur leur quotidien... »
« Tout comme il aurait fallut annoncer le retour du Seigneur des Ténèbres en accordant un peu plus de crédibilité au jeune Potter. Que j'ai eut l'honneur de rencontrer et qui d'après ce que j'ai vu est loin d'être un jeune homme aussi instable que vous ne le laisser supposer par la plume de cette femme ! Un peu sanguin et frondeur mais rien de bien surprenant chez un adolescent de Griffondor ! D'ailleurs si j'étais vous je surveillerais mes arrières, le gamin à l'air d'avoir de puissant allié.»
« Vous n'allez pas croire vous aussi qu'il est de retour ? » S'offusqua Fudge avec colère. « Et vos paroles sont elles des menaces ? Qui pourraient avoir assez d'influence et de pouvoir pour s'opposer à moi, maintenant que les Chimères ont évincé Dumbledore ?»
« Je ne choisit pas de faire l'autruche quand cela m'arrange, moi monsieur ! Je considère chaque informations comme probable et je cherche à savoir si elles se vérifient avant de me lancer tête baissé dans un mur plus solide que mes pauvres os ! Des menaces ? Comme vous y allez, monsieur le ministre. Non, je ne saurais me permettre un tel comportement. Admettons que ce ne sont que des paroles en l'air qui vous reviendront j'espère au moment opportun, surtout pour vous ! » Répliqua sur le même ton outragé le langue de plomb, mettant dans un coins de son esprit les révélations qu'ils venait de soutirer à Fudge à propos de. Dumbledore. Intéressant, mais il avait plus urgent à régler et puisque monsieur le ministre le prenait sur ce ton, il se garderait bien de lui dire qui étaient les protecteurs du jeune Potter, cela lui ferait les pieds !
« Messieurs si vous voulez bien vous calmer nous pourrons en revenir à ce qui nous préoccupe. » tenta d'intervenir Percy en s'interposant entre eux. Accordant un regard d'avertissement à Funestar car il commençait à savoir comment l'esprit retors du langue de plomb fonctionnait. Lui aussi avait noté les informations que venaient de leur donner le ministre et il devinait parfaitement la petite vengeance mesquine qui avait jaillit dans l'esprit de son aîné.
La lecture de l'article de la Gazette du sorcier, le matin même avait plongé Funestar dans une colère sans borne et il avait fallut toute la matinée pour que Funestar arrête d'appeler le ministre par tous les noms d'oiseaux qu'il connaissait et certains n'étaient vraiment pas flatteurs. D'ailleurs Percy avait enrichit son vocabulaire dans le domaine des insultes avec un tas de mot qu'il ignorait et même s'il se demandait s'il aurait un jour l'occasion de s'en servir, il n'était pas pressé de se retrouver dans un tel état de rage. Bref à ce moment précis, il semblait être la voix de la raison et son ton calme et égal calma un peu des deux adultes. Funestar soupira et posa une main sur l'épaule de Percy pour lui signifier qu'il avait repris son contrôle. Percy hocha la tête et laissa le soin au langue de plomb de reprendre son explication avec espéra-t-il un minimum de tact.
« Monsieur le ministre, votre précipitation à révéler ouvertement la naissance d'un clan chimère par le biais de la presse, nous a mis dans un beau guêpier et je ne suis pas certain que vous l'évaluiez à sa juste profondeur. » Reprit Funestar en retournant s'asseoir derrière son bureau. « Vous auriez dû me tenir au courant de vos intentions car j'aurais eut je pense assez d'arguments pour vous empêcher de publier cet article qui soit dit en passant contient plus de calomnie qu'une réunion de veuve acariâtre. »
« Pardon ! » S'exclama Fudge outragé par la comparaison et s'empourprant de honte. « J'ai respecté les termes du secret et n'ai rien dévoilé... »
« Oui bien entendu sinon vous ne seriez pas là à subir mon sermon, mais six pieds sous terre et nous avec un beau sac d'embrouille à démêler sur le dos...Remarquez au moins vous auriez la paix et nous nous serions à l'abri de vos actes irréfléchie. »
« Funestar, s'il vous plaît. » intervint Percy qui sentait que le ministre n'allait pas supporter encore bien longtemps les insinuations déplacé du langue de plomb. « Évitez les digressions et concentrez vous sur les faits. »
Funestar eut une moue d'enfant pris en faute mais inclina la tête et fit un hochement positif pour démontrer qu'il allait, tout du moins essayer, de rester dans le vif du sujet. Percy qui avait écouté le langue de plomb vociférer toute la matinée, avait bien saisit les réactions qu'allaient entraîner l'article et il savait qu'ils devaient en informer le ministre avant que celui ci ne prenne de décisions encore plus...Catastrophiques.
« La révélation publique ne devait intervenir que plus tard ! Très certainement après le concile au quel vous avez été convié en tant que représentant des sorciers de Grande Bretagne. Nous avons tous cette tendance un peu chauvine à oublier que notre pays n'est pas le seul à posséder un gouvernement magique et en temps nomale cela ne pose guère de soucis. Mais dans la situation présente votre article pas vraiment flatteur envers nos voisin nous place dans une situation délicate. Car maintenant que c'est fait toutes les relation internationale entre les différents gouvernements magique sont fermées et a tout point de vue. Non seulement nos agents et ambassadeurs à l'étranger seront évincer des discussions politique et économique mais les agents étranger auront une audience avant nous auprès des chimères.»
«Impossible ! Personne n'a ce pouvoir de geler les relations internationale à si grande envergure !Et pourquoi passeraient ils avant nous ? »
« Les chimères possèdent ce pouvoir et il n'entre en ligne de compte uniquement après une déclaration officielle et publique d'un des dit gouvernements, car le dit gouvernement est le premier a subir le jugement. Pour permettre aux autres de patienter, les chimères reçoivent des ambassadeurs avec lesquelles elles s'entretiennent et définissent leurs priorité pour leur pays. Ainsi les pays qui attendent ont plus de temps pour corriger leur attitude que le premier pays à passer en jugement ! Cependant si vous aviez attendu après le concile, nous aurions su au moins quelles étaient les attentes des Chimères concernant votre politique actuelle.»
« Pour quoi ne pas me l'avoir dit lors de notre première rencontre ? » Balbutia Fudge dont le teint devenait de plus en plus blême.
« Pourquoi ne l'avez vous pas demander ? » Répliqua sèchement Funestar sur la défensive. Ce reproche, il se l'était fait plutôt dans la matinée. C'était une erreur impardonnable mais il était hors de question qu'il laisse Fudge lui laisser porter le chapeau seul. Il avait sa part de responsabilité, ok. Mais il ne servirait pas de bouc émissaire ! Il avait imaginer le ministre plus prudent et intelligent qu'il ne l'était ! Fudge aurait dû l'informer de ses intentions avant de se jeter la tête la première dans le chaudron !
« Comment aurais je pu deviner que cela aurait de telle répercussion. » se reprit Fudge avec colère devant l'absence de regret et d'excuses dans les paroles du langue de plomb.
« Comment aurait je pu ne serais ce qu'envisager que vous feriez une déclaration aussi stupide sans m'en parler auparavant ? J'étais, il me semblait, votre spécialiste sur la question et vous avez crut bon d'agir sans me consulter. Et bien évidemment quand on ne voit pas plus loin que le bout de son nez... » soupira le langue de plomb en levant les bras au ciel. « Enfin ce qui est fait est fait voyons voir ce que nous pouvons faire pour arranger les choses. Car monsieur le ministre avec tous le respect que je vous dois, d'après vous, comment les autres gouvernements vont prendre les insinuation qui transpirent de votre article ? Moi à leur place je n'aimerais pas particulièrement. »
Fudge ne répliqua rien s'empourprant de colère et de honte.
« Je n'exagère en rien les faits ! Croyez moi cela c'est exactement passé comme je viens de vous le dire ! » confiait Blaise aux deux autres serpentards qui se trouvaient avec lui dans une petite bibliothèque ou les jeunes gens passait le plus clair de leur temps à devoir étudier pour devenir plus fort selon les ordres du Lord. « Longdubat se tenait gauchement devant le Lord et bégayait en lui parlant et quand Il a essayé de le tuer, le sort s'est heurté à un bouclier si puissant que le sortilège du Lord est passé pour une simple pichenette ! »
« Avoue que lorsqu'on connaît Longdubat, ton histoire est à peine crédible. » Répondit Pansy en croisant les bras sur sa poitrine et en fronçant les sourcils. Pas qu'elle ne voulait pas croire le récit que venait de leur faire Blaise mais cela lui paraissait inconcevable.
« Vous ne devriez pas parler de ses choses là aussi fortement, quelqu'un pourrait vous entendre et je ne crois pas qu' Il voit d'un bon œil que tu répandes cette histoire parmi tout ceux qui n'était pas à la réunion. » Intervint Théodore Nott en lançant plusieurs regards inquiets vers la porte.
«Tu me crois toi au moins ! » s'exclama Blaise visiblement satisfait que l'un de ses camarades d'infortunes accepte que son récit soit véridique. Sa réaction pourtant était un peu trop, comment dire enjouée, pour ne pas paraître suspecte aux yeux de ses deux amis qui échangèrent un regard surpris avant que Pansy ne hausse les épaules dans un soupir.
Inutile de chercher à comprendre les réactions de Blaise pour le moment. Il semblait encore bien trop surexcité par ce qu'il avait vu pour se maîtriser. Les deux autres serpentards étaient d'accord pour admettre que si son histoire était vrai, voir Longdubat clouer le bec au Lord sans lever le petit doigt ou presque, elle avait de quoi secouer le plus solide d'entre eux.
Théodore se contenta de hocher la tête, alors que Pansy se levait pour faire les cents pas dans la pièce nerveusement.
« Ce n'est pas que je ne te crois pas, Blaise. C'est juste que je ne comprends pas pourquoi si des créatures avec autant de pouvoir existe, alors pourquoi elle n'intervienne pas contre...Enfin vous voyez ! Pourquoi laissez de telles abomination se produire ? » Murmura finalement la jeune fille en serrant les bras autours de son torse comme pour réprimer un frisson.
Elle n'avait pas besoin d'en dire plus. Les deux autres savaient à quel événement elle faisait référence. Le souvenir de ce jour était encore gravé dans leur mémoire et ne s'effacerait jamais, tout comme la douleur qu'ils avaient ressenti ce jour là. Parfois Pansy quand elle imaginait l'avenir qui l'attendait se prenait à penser que la voie qu'avait choisit Milicent, morte sous leur yeux ce jour là était peut être la meilleure option qu'elle avait eut de se sortir de là.
« D'après ce que je sais, les Chimères n'interviennent pas dans les conflits entre sorcier. » énonça Théo en fixant le plafond les yeux perdu dans le vague. «Pas plus qu'elles n'interfèrent dans les affaires des autres créature magiques de manière générale. Elle ne sont là que pour déterminer si ceux bénie par la magie méritent de l'être encore...Elles sont là pour nous montrer que nous sommes au pied du mur et que c'est à nous de faire le choix qui déterminera si elles nous accordent encore la bénédiction Magique »
« Tu en sais beaucoup sur les chimères ? » S'étonna Blaise assez admiratif.
« Bah j'ai eut l'occasion de lire beaucoup d'ouvrage diffèrent au cours de mes recherches personnels. » Reconnut le blond en passant une main lasse dans ses cheveux révélant au niveau de son poignet les marques d'étranges scarification qui semblaient encore rouge et boursouflé.
Blaise se saisit du poignet de son ami et regarda les traces de blessure encore fraîche, obligeant Théo à le regarder pendant que Pansy cessait son va et vient pour fixer à son tour les blessures du blond.
« Il a remit cela ! Pourquoi le laisses tu faire Théo !» S'emporta le sorcier à la peau sombre en fixant son ami avec tristesse.
Théo utilisant toutes la force qui était la sienne, se libéra de la prise de Blaise et s'écarta frottant son poignet.
« Parce que c'est le seul moyen d'assurer ma survie ! Je ne suis pas aussi fort que vous moi ! Je suis faible et malade. Mon sang est la seule raison pour laquelle le Lord me laisse en vie ! Depuis que mon père à découvert par le plus grand des hasards que la malédiction qui touchait notre famille donnait à notre sang le pouvoir d'amplifier certains rituel et certaine potion , je ne suis qu'une réserve vivante d'un produit précieux et rare ! Surtout depuis que le professeur Rogue est partie ! Personne ne fait de meilleur potion que lui, mais mon sang augmente leur efficacité et cela comble leur manque de qualité! »
« Théo... » Soupira Pansy en venant s'asseoir près du blond et en le prenant dans ses bras. « Pourquoi tu ne nous as rien dit, on aurait pu... »
« Quoi ? Quel autre option crois tu que j'ai ? Que nous avons ? Il est trop tard pour faire marche arrière ! » S'énerva Théo en dégageant la marque des ténèbres de son avant bras et en la griffant rageusement. « Rien ne fera disparaître cette marque ! Rien ne peut nous sauver ! Nous sommes déjà condamner. »
« Peut être. » Admit Blaise. « Peut être que nous devrons vivre avec cette marque toute notre vie et en assumer les conséquences, mais cela ne veut pas dire que nous devons nous abandonner au désespoir ! Nous pouvons encore choisir comment nous emploierons le temps qu'il nous reste et je ne crois pas que devenir un simple bocal de réserve soit une option digne de toi, Théo ! »
« Je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre ! Je n'ai pas plier devant le lord pour me sacrifier inutilement maintenant dans une bravade vaine de révolte ! Toi non plus, pense à tes petits frère ! Tu ne t'es pas sacrifier pour leur permettre de rester libre et tout envoyer en l'air sur un coup de tête, pour quoi ? Pour qui ? Des chimères ? Des créatures dont on ignore même si elles existent vraiment ?»
« Oui nous avons pliez, mais nous nous ne réagissons pas nous finirons par rompre ! » S'insurgea Blaise en se levant du siège ou il était assis. «Je ne regrette pas le choix que j'ai fait pour sauver mes frères mais je ne sus pas prêt à abandonner mon âme au Lord ! Si les chimères sont effectivement là pour nous montrer que nous sommes au pieds du mur, alors je veux pourvoir agir en mon âme et conscience pour ne rien regretter. Si c'est le message que veulent nous faire passer ses créatures en envoyant un nigaud comme Longdubat dans le pire repaire de serpents qui existe, alors je veux saisir ma chance ! »
« De quel message tu parles ? » Balbutia Pansy en écarquillant les yeux.
« Et bien il me semble évident que si le message de Longdubat s'adressait au Lord, sa présence en elle même était un message qui nous était destiné. Sinon pourquoi ne pas envoyer quelqu'un de plus charismatique ? Nous , nous connaissons Longdubat ! Nous le côtoyons à Poudlard depuis assez longtemps pour savoir son niveau et ce qu'il a fait...Ce qu'il a fait aujourd'hui n'est qu'une démonstration à notre intention. Un bon moyen pour nous dire : vous avez encore le choix. Vous êtes encore les seuls à décider de votre destin. »
« Tu pense qu'elles veulent de nous dans leur camps ? » Questionna Théo. « Peut être vous deux qui êtes... »
« Non, Théo. » L'interrompit Blaise en revenant s'asseoir à coté de son ami qui se retrouvait ainsi encadré par ses deux camarades. « Je ne pense pas qu'elles s'attendent à ce que nous rejoignons leur camps. Pas pour le moment en tout cas. A vrai dire j'ignore ce que « leur camps » peut bien vouloir signifier. Mais elles veulent que nous comprenions que nous avons encore le choix, de nombreuses possibilités et qu'ils ne tient qu'à nous de choisir ce que nous voulons faire de nos vie. »
Il y eut un long temps de silence pendant lequel les trois serpentards réfléchirent aux paroles de Blaise.
« Bien alors que fait on ? » finit par demander timidement Théo qui sentit un sourire étirer ses lèvres quand son regard rencontra celui ces deux autres qui brillaient d'une étrange lumière qui lui réchauffait le cœur.
Il ignorait tout des plans farfelu et des idées qui venaient de germer dans la tête de Blaise et Pansy mais il les connaissait suffisamment pour comprendre qu'ils avaient finit de se tourmenter sur les passé pour se mettre en route vers l'avenir. Un avenir qu'il leur souhaitait long et heureux, tout en espérant pouvoir les accompagner le plus longtemps possible.
A suivre...
