Salut all ! C'est un réel plaisir d'écrire sa propre histoire, j'espère que vous l'appréciez pour l'instant. J'ai un chapitre d'avance sur vous, ce qui me permet d'en poster régulièrement un nouveau. Ce chapitre est le plus long que j'ai eu à écrire, espérons que j'arriverais a écrire autant pour les prochains. Sans plus attendre la suite !
Chapitre 5 : Les mensonges ne sont pas tous mauvais
Elle ouvrit faiblement les yeux, se sentant fatigué comme-ci qu'elle avait dormi pendant plusieurs jours. Elle essaya de bouger, mais ses bras et ses jambes étaient apparemment attachés à une chaise. Elle voulait appeler à l'aide mais sa bouche était maintenue par un gros morceau d'adhésif. Ne pouvant rien faire d'autre qu'observer, elle se mit à analyser son environnement. Elle était dans ce qui semblait être un grand entrepôt. Il n'y avait rien d'autre autour d'elle que des étagères sur lesquels étaient posés des caisses en bois, des vieux escabeaux rouillés et des pots de peinture qui jonchaient le sol. L'entrepôt était apparemment désaffecté. Elle entendit des bruits de pas venir par-derrière.
"Alors, on est enfin réveillé, gamine ?" dit un homme d'une voix d'homme désagréable. Il lui retira d'un coup sec son scotch pour la laisser parler.
"AIE", elle toussa. "Qui êtes-vous ?"
Il la gifla. "C'est moi qui pose les questions ! Où est cette salope ?" dit-il presque en criant.
"Pardon ?" elle demanda, confuse.
"Cette pétasse aux cheveux roses avec un regard de tueur."
Kouta lui avait tout raconté sur ce qui s'était passé cette nuit fatidique. Il lui avait révélé qu'il connaissait Nyu depuis son enfance, qu'il l'avait rencontré une journée d'été quand il était en vacances à Kamakura. Il n'a omis aucun détail, tel que les nombreux meurtres qu'elle a commis ainsi que celui de sa soeur et de son père. Yuka, bien sûr, était affolé en apprenant ça. Elle ne comprenait pas son cousin de l'amour qu'il portait pour Nyu, comment pouvait-il aimer un meurtrier ?
"Nyu !" elle s'écria.
"Tu vois que tu sais très bien de qui je veux parler, où elle est ?"
"Elle... elle est partie" répondit-elle en baissant la tête.
Il la gifla une seconde fois, "pas la peine de couvrir ton ami, je sais que tu l'héberges chez toi."
"Elle est morte !" elle cria en pleurant.
L'homme fut apparemment surpris de cette soudaine déclaration. Il retira le sourire de son visage. "...C'est vrai" ?
"Oui..." dit-elle en sanglotant.
Il se retourna et frappa le mur avec son poing "putain !" Yuka fût surprise de sa réaction, qu'est-ce que cet homme avait à voir avec Nyu ?
Il se retourna rapidement vers Yuka, "qui bon sang, qui ? Je vais buter cet enculé" il hurla.
"Des soldats... c'est ce que m'a dit mon cousin".
"Des soldats ?" il s'interrogea. "L'institut ? Ces chiens ! Ils vont me le payer." il cracha.
"Euh monsieur" commença Yuka, un peu apeuré "qu'est-ce que vous allez me faire ?"
Il la regarda dans les yeux "Tss, rien, tu ne m'es plus utile" dit-il plus calmement.
Il sortit un couteau et s'apprêtait à détacher ses liens quand ils entendirent la porte principale de l'entrepôt exploser. "Dispersez-vous, trouvez-le" hurla une voix lointaine.
"Merde, ils m'ont trouvé !"
Il détacha Yuka et commença à l'entrainer vers une autre sortie.
"Qu'est-ce que vous faites ?" elle demanda
"Ils viennent pour moi... mais je ne donne pas non plus chère de ta peau si tu restes ici."
Elle concéda. Il valait toujours mieux partir avec un homme tentant de l'aider que de faire face à un régiment de soldat, elle ne connaissait pas leurs intentions. Ils passèrent par un couloir jonchés de débris. Les fenêtres avaient été recouvertes de peinture blanche pour qu'on ne puisse pas voir à l'intérieur de l'entrepôt, une chance pour eux, ils ne pourraient pas les voir s'ils les observaient de l'extérieur.
L'homme s'arrêta subitement, "désolé pour les baffes..." dit-il. "Vous croyez que c'est le moment ?" répondit-elle en touchant sa joue légèrement rougie.
Après avoir couru dans plusieurs couloirs, ils arrivèrent enfin à une sortie de secours. "Merde l'issue est condamnée !" Il frappa dans le mur. Il aperçut un trou sur sa droite au niveau du sol menant à l'extérieur, assez grand pour faire passer une petite personne.
"Passe par là" lui dit-il.
"Mais et vous ? Je pourrais passer mais..." ils entendirent beaucoup de bruit de pas arrivant dans leur direction.
"Dépêche toi !" il cria.
Elle passa par le trou de justesse. Une fois dehors elle lui demanda d'essayer mais c'était inutile, il n'aurait jamais pu passer. Au lieu de cela, il reboucha le trou avec des débris qu'il avait trouvés autour de lui.
"Monsieur ! Monsieur !" elle cria à travers le mur.
"Va maintenant, gamine. Rentre chez toi." Les bruits de pas se faisait de plus en plus proche.
"Quel est votre nom ?" elle lui demanda.
"...Bando" il répondit.
Il se retourna et faisait face aux soldats qui s'approchaient. Son desert eagle dans une main, une grenade de l'autre qu'il venait de sortir de sa poche. Il attendit patiemment que les soldats soient assez proches. "C'est le moment," il sortit du côté du mur et s'apprêtait à lancer sa grenade quand il s'arrêta subitement, une impression de déjà-vu. Une petite fille se tenait là, en première ligne, devant le bataillon de soldat. Mais elle avait quelque chose d'inhabituelle. Un long sourire, des cheveux roses, les yeux injectés de sang... et des cornes.
"Que...?!" était la seule chose qu'il est réussi à prononcer avant d'être violemment projeté au mur, perdant ses armes par la même occasion. Il cracha du sang et ressentit une grande douleur dans la colonne vertébrale. La fille s'approcha de lui et lui dit "C'est tout ?" d'un air déçu. Bando bouillait intérieurement "Lucy et maintenant une Mini Lucy ? Fait chier ! Envoyez un de leurs monstres juste pour moi..." Il ne pouvait digérer encore une nouvelle défaite.
Il ne pouvait plus bouger le petit doigt, ni pour récupérer son arme, ni même pour fumer une cigarette, l'envie lui prenant tout à coup. Il se demandait pourquoi la silpelit ne l'avait pas achevé. Bando haletait "Vous devriez me tuer bande d'enculés, ou je vous jure que c'est moi qui vais tous vous tuer." Un homme en blouse blanche avec une seringue à la main s'approcha de lui. "Héhé, ne vous en faites pas Bando-san, vous aurez bien l'occasion de tuer." Avant qu'il eut le temps de dire quoi que ce soit, ses yeux commencèrent à se fermer lentement. Il tenta de lutter contre le sommeil mais c'était impossible. Il s'endormit profondément.
Le scientifique se redressa et regardât en direction de la silpelit."Bon travail numéro 12." Il lui remit un bonbon qu'elle s'empressa d'avaler.
C'était déjà la nuit. Elle marchait dans les rues de la ville. Ayant vécu ici toute sa vie, elle en connaissait tous les recoins. Elle regarda sa montre, il était 23h. Cela faisait une demi-heure qu'elle avait quitté l'entrepôt, elle se posait des tonnes de questions. Qui était cet homme ? Qu'est-ce que ces soldats lui voulaient ? Et pourquoi en avait-il après Nyu ? Tant de questions sans réponse. Elle arriva enfin devant la Kaede House. Elle entra doucement, car elle savait qu'ils devaient tous dormir à cette heure-là.
"Yuka ?" dit une voix masculine du haut de l'escalier. Il faisait noir, il n'y voyait pas très bien, alors il regarda attentivement l'intrus à la porte.
"Yuka !" il sursauta. "Où étais-tu ? Tu m'as fait peur, je suis resté éveillé en t'attendant." dit Kouta, inquiet. Elle ne savait pas trop quoi répondre, elle ne voulait pas encore plus l'inquiéter. Il avait déjà eu assez de problèmes ces derniers temps.
"Je... je suis resté chez une amie" commença-t-elle. "Elle avait besoin d'aide pour ses cours et on n'a pas vu le temps passer, désolé."
"Oh" répondit-il, "tu aurais dû appeler alors, je me suis inquiété."
Elle hocha la tête "tu as raison, je suis désolé."
Quelqu'un descendit des escaliers "Tout va bien ?" la personne demanda.
"Oui Nana. C'est Yuka, elle est rentrée" répondit Kouta.
Nana bondit des escaliers et se jeta dans les bras de Yuka, "Ne nous fait plus peur s'il te plaît, je ne veux pas perdre pas te perdre maintenant que papa est..." elle pleurait.
"Tout va bien" la rassura Yuka.
Kouta pensa que les filles avaient besoin d'être rassuré, il s'approcha d'elles et les prit dans une étreinte. "Bien, maintenant que c'est réglé, si on allait dormir ?"
"D'accord" dit Yuka. Ils partirent se coucher, mais elle avait encore le coeur lourd. Elle savait maintenant ce que c'était de cacher un secret a quelqu'un qu'on aime, mais c'était pour son bien. Kouta avait déjà assez eu de tourmente ces temps-ci.
Quelques heures plus tard...
Il entendit des personnes parler autour de lui dans un langage incompréhensible. Il y avait des bruits d'instrument en fer ainsi que de nombreux bips provenant d'appareils qu'il n'arrivait pas à identifier au son. Il ouvrit les yeux mais ne voyait rien du tout.
"Putain, qu'est-ce que vous foutez ?" il hurla et commença à bouger, mais il était attaché apparemment. Les personnes présentes sursautèrent à sa réaction soudaine.
"Solide jusqu'au bout, hein, Bando-san ?" dit un homme qui s'approcha de lui.
Bando reconnut la voix "toi ! pourquoi j'vois rien ? relâchez-moi bordel !" Il entendit les hommes rires dans la pièce.
"Ne vous en faites pas, votre vue va revenir bientôt. Vous êtes le candidat parfait pour cette expérience... Oh et on vous relâchera bien sur" dit-il en ricanant. Il sentit venir la fatigue et ses yeux se fermer, un scientifique venait d'injecter une seringue dans l'un des tubes en plastique qui était relié à Bando.
"Bande d'enc..." est la dernière chose qu'il est réussi a dire avant de s'endormir profondément.
