Bien le bonjour les amis ! Pari réussi ! Un chapitre encore plus long que le précédent ( 1700 mots pour le précédent contre 2400 pour celui ci ). Nous voici à la fin de l'épisode 13. Arrivé d'un nouveau personnage important pour le prochain chapitre.


Chapitre 6 : Révélations

Elle se leva subitement, se fichant bien de la douleur qu'elle ressentait a la jambe. Ses vecteurs se manifestèrent. Le chien assis sur ton tapis pris peur, il se leva et aboya de surprise. Kenjiro recula, mais aucune peur ne le lisait dans ses yeux bleus, il était plus déconcerté qu'autre chose. Lucy faisait un rapide calcul, cet homme semblait avoir 30 ans. S'il était réellement un Diclonius, il avait en réalité dans les 18 ans ou plus.

"Non c'est impossible" elle s'ecria "Je suis la première Diclonius, je suis la Reine, aucun Diclonius ne peut être plus vieux que moi". Alors qu'elle s'apprêtait à le saisir à la gorge avec un de ses vecteurs, elle sentit ses forces la quitté. Ses vecteurs disparurent, elle tomba à genoux, vide, faible.

"Qu'est-ce que ?" dit Lucy.

"J'ai uniquement pressé votre glande pinéale, ma Reine" répondit Kenjiro avant de continuer "c'était pour vous calmer, mais aussi pour vous prouver que je suis bel et bien un Diclonius... enfin, un silpelit pour être plus exact."

Son esprit était embrouillé, comment était-ce possible qu'il puisse exister un silpelit aussi vieux ? Elle lui posa la question "quel âge as-tu ?"

"19 ans" il répondit.

C'est absurde, invraisemblable. "Je ne suis pas la première ?" elle pensa. Voyant Lucy confuse dans son esprit, il s'approcha d'elle.

"Je peux tout vous expliquer, si vous me le permettez" dit Kenjiro.

De toute manière, elle ne pouvait pas se défendre sans ses vecteurs, la personne en face d'elle possédait toujours les siens. Elle décida donc de se rasseoir et d'écouter ce qu'il avait à dire. Kenjiro se rassit aussi sur sa chaise, face à Lucy.

"J'imagine que vous vous demandez pourquoi je suis plus vieux que vous, alors que vous êtes la Reine, vous êtes le virus. En vérité, c'est bien simple, vous n'êtes pas la première Diclonius de notre espèce." il dit fermement.

Lucy écarquilla les yeux sur cette déclaration. Combien de fois les scientifiques lui avaient rappelé qu'elle était la première, qu'elle était unique, qu'elle était la Reine de tous les Diclonius.

"Connerie".

Kenjiro sourit "héhé, notre Reine a du caractère."

Il continua son discours "je vous assure que tout ce que je vais vous dire n'est que pure vérité."

Elle demanda alors "qui est le premier Diclonius ?"

Il fronça les sourcils et répondit calmement "votre mère".

"QUOI ?" elle dit, surprise.

"Oui, votre mère" dit-il en la regardant droit dans les yeux. "...Elle est d'ailleurs celle qui a infecté mon père".

Lucy en resta bouche bée, elle était complètement déconcertée.

"Les scientifiques à l'institut m'ont dit que j'étais la première de notre espèce".

"Et vous les croyez vraiment ?" il répondit. Elle détourna le regard, se sentant bête tout a coup. C'est vrai, elle considérait toutes ces personnes comme des monstres. Comment pouvait-elle croire des humains qui les avaient torturés physiquement et psychologiquement elle et ses filles ? Elle pensa que si elle avait appris qu'il existait d'autres Diclonius avant elle, elle aurait essayé à tout prix de s'échapper de l'institut plus tôt. C'est peut-être pour cette raison qu'ils lui avaient caché la vérité. "Ce bâtard de Kakuzawa".

Il continua "nous sommes plus nombreux que vous le pensez, ma Reine. Nous vivons en marge de la société, certes, mais nous nous sommes étendus dans le monde entier. Tous les diclonius du monde ont entendu votre appel".

"Mon appel ?" elle répéta.

"Oui, l'appel de votre coeur. Tous les diclonius ont ressenti votre douleur, ils viennent en ce moment même du monde entier pour répondre à votre appel. Vous êtes la Reine, vous avez un lien avec tous les Diclonius existant. Chaque âme de Diclonius qui meurt retourne auprès de la Reine. Mais pour une raison quelconque, vous étiez indétectable jusqu'à il y a environ un mois. Je suppose donc que les âmes des défunts n'ont pas pu trouver le chemin vers vous et sont aller vers la Diclonius la plus proche".

"Mariko..." Lucy pensa. "Voilà pourquoi elle était aussi puissante".

"Alors où sont les autres ?" elle demanda.

Kenjiro sourit "nous nous fondons dans la population. Nous colorons nos cheveux et mettons des lentilles pour les yeux. Bien que pour nous les hommes Diclonius, ce n'est pas forcément nécessaire. Là ou les femmes Diclonius ont les cheveux roses et yeux roses ou rouges, ce qui je vous l'accorde n'est pas très naturel. Nous les hommes avons les cheveux argentés et les yeux bleus, ce qui est plus commun pour les humains".

Lucy venait de se rappeler d'une chose, elle se tenait en face d'un silpelit. Mais pas n'importe lequel, un silpelit mâle.

"Attends, tu es un homme !" dit-elle avec surprise.

"Bonne observation" il répondit en riant.

Elle continua en ne prenant pas en compte sa remarque "mais je pensais que les silpelit étaient tous..."

"Des femmes ?" il répondit en la coupant. "Oui et non..." il divagua. "Encore une fois, sans vous offenser, ma Reine, vous avez cru ce que vous disaient les scientifiques. La vérité est qu'il est tout à fait possible qu'un silpelit naisse mâle, mais c'est un cas extrêmement rare... j'en suis la preuve non ?" il termina.

Lucy ne se sentait pas bien tout d'un coup, peut-être était-ce sa douleur à sa jambe et ses cornes qu'elle ressentait, peut-être était-ce dû au flux d'informations qu'elle venait de recevoir, ou peut-être les deux. Elle s'affala subitement sur le canapé en haletant. Kenjiro se leva précipitamment de sa chaise et s'agenouilla auprès d'elle, elle était à peine consciente. Il décida de l'allonger sur le dos et posa sa main sur son front, elle était brûlante. Il sortit pressement de la pièce et revint rapidement avec une trousse à pharmacie ainsi qu'un gant humide. Il vérifia le pansement de sa jambe droite, il n'y avait pas de sang, mais une de ses cornes saignait encore. Il ôta le précédent bandage et en appliqua un nouveau en vérifiant bien qu'il était stérile. Il dilua une aspirine dans de l'eau et le fit boire à Lucy. Il lui apporta des couvertures pour qu'elle reste au chaud.

"Bien, maintenant il ne reste plus qu'a... attendre" il dit à lui-même. Il resta assis sur sa chaise, attendant qu'elle se réveille.

Le lendemain...

La nuit n'avait pas été aussi longue qu'il aurait pensée, il s'était endormi. Il se réveilla quand les rayons du soleil avaient commencé à lui éblouir les yeux. Sa première vision était Lucy, toujours sur le canapé, mais dans une position différente. Il retira le gant et posa la main sur son front pour prendre sa température, elle était tiède, beaucoup moins chaude qu'hier. Elle gémissait dans son sommeil "elle rêve ?". Lucy avait besoin de manger, il se leva pour aller dans la cuisine quand le chien se mit à aboyer en direction de la porte d'entrée, ce qui était étonnant. Il alla voir à la fenêtre quand des coups de feu ont commencé à retentir à l'extérieur de la maison. Son premier réflexe a été d'aller protéger Lucy, quitte à prendre des balles à sa place. Des coups de mitrailleuse ont commencé à tirer partout dans la maison, ils visaient apparemment au hasard. Le bruit assourdissant réveilla Lucy, la première chose qu'elle est vu en ouvrant les yeux était Kenjiro qui la protégeait des balles. Il attrapa Lucy avec un vecteur et ouvrit une trappe au sol avec un autre vecteur. Kenjiro descendit l'escalier et déposa Lucy au sol avant de remonter.

"Kaiser, ici mon chien" il hurla, le bruit des balles se faisait toujours aussi fort. Mais il détourna le regard en voyant son chien couché au sol, le corps criblé de balles et en sang. Il n'y avait rien à faire. Il lança un juron contre les hommes qui les avaient prit d'assaut. Il redescendit l'escalier et se mit à courir, toujours avec Lucy dans un de ses vecteurs.

"Je peux marcher tu sais" dit Lucy, mais il l'ignora. Il fallait s'enfuir, et vite. Ils arrivèrent enfin à une sortie. Apparemment les soldats qui les avaient attaqués n'étaient pas au courant qu'il y avait une seconde issue, une chance pour eux. Kenjiro sortit dans le jardin, a l'arrière de la maison. Mais il s'arrêta soudainement après avoir senti une présence menaçante.

"Eh bien, voila que la proie est sortie de son trou" dit une voix enfantine.

Il se retourna subitement pour voir une jeune fille habillée d'une simple robe bleu marine. Il l'a reconnu tout de suite a l'aura qu'elle dégageait, une silpelit.

"Je suis désolé" dit-elle en s'adressant à Kenjiro, "mais elle est à moi" elle pointa Lucy du doigt.

Bien que Kenjiro avait pas mal d'expérience en ce qui concerne les silpelits, c'était la première fois qu'il ressentait autant de haine et de cruauté dans une personne. Elle a beau être petite, il savait qu'il ne fallait pas la sous-estimer, et encore moins sous-estimer un Diclonius. Il déposa Lucy au sol, sur ses pieds.

"Courez" il lui hurla. Il fut frappé subitement par une main invisible et envoyé rouler sur le sol. Lucy ne voulait pas fuir mais se battre, elle voulait invoquer ses vecteurs mais rien n'est sortie une fois encore.

"Merde" elle jura. Elle voyait les vecteurs de son ennemie, il y en avait seulement 5 mais très long. Elle ne savait pas quoi faire, elle était à sa merci. Elle vu le coup venir, mais elle fût projetée en arrière par une force invisible. Lucy tomba au sol et vu Kenjiro se plaçant devant elle.

"Fuyez, ma Reine. Je vais vous couvrir" il dit.

Elle savait qu'il avait raison, bien qu'elle voulût l'aider, elle ne servirait à rien si ce n'est que le gêner.

"Fait attention à toi" lui dit elle.

"Tout ira bien, je vous retrouverais plus tard" il dit d'un ton ferme.

Après un dernier hochement de tête, elle commença à courir en direction de la forêt.

"Non, tu ne t'enfuiras pas !" cria la jeune silpelit en lançant un vecteur vers elle. Mais son vecteur a été attrapé par celui de Kenjiro, il tira dessus et la projetta en l'air avant de l'écraser violemment au sol.

"Ne détourne pas le regard face à ton adversaire" dit Kenjiro en souriant. Elle se releva en essuyant ses lèvres couvertes de sang.

"Je ne sais pas qui tu es, mais tu es sur mon chemin. Et toute personne sur mon chemin je les élimine !" elle exclama en passant à l'attaque, ses vecteurs frappant l'air autour d'elle.

La forêt n'était pas très dense, heureusement car, elle était affreusement fatiguée, ne pouvant même pas activer ses vecteurs pour la soutenir. Elle arriva rapidement en ville, reconnaissant étrangement l'endroit. Elle pensa que se devaient être les souvenirs de Nyu qui ressurgissaient, oui elle connaissait bien l'endroit. Elle était souvent passé par ici en compagnie de Yuka, c'était les commerces de la ville.

"Où je vais aller ?" elle se demanda. En vérité, il n'y avait qu'un seul endroit ou elle avait envie de revenir, le seul endroit ou elle se sentait bien... "Kouta". Elle avait peur d'y revenir, peur de leur causer d'autres problèmes... mais ses jambes se sont mise à marcher toute seule en direction de la Kaede House, son seul foyer.

Il faisait beau aujourd'hui, c'était un samedi. Tous les locataires de la Kaede House étaient à la maison. Nana et Mayu étaient en cuisine à préparer le déjeuner. Yuka préparait la table en y plaçant des bols pour nouille. Quant à Kouta, il était assis sur une chaise, prenant un moment de détente sous la chaleur du soleil en écoutant le chant des oiseaux.

"Yuka, tu as remarqué que tu as mis un bol en trop ?" dit Kouta.

"J'ai pensé qu'avec un bol supplémentaire, c'est comme-ci qu'elle était avec nous" répondit-elle.

Il souria "C'est vrai".

Tout le monde pris place autour de la table pour déjeuner, Nana attendait ce moment depuis un moment.

"Mmmh, c'est bon !" dit-elle en dégustant goulûment son plat.

"Oh c'est vrai Nana, tu n'avais encore jamais goûté les nouilles soumen hein ?" dit Yuka.

Wanta se mit soudainement à aboyer en direction de la porte.

"Il y a quelqu'un dehors ?" demanda Yuka.

"Je vais voir" répondit Kouta. Il se leva de table et commença à marcher en direction de l'entrée, il aperçut une ombre derrière la porte. Il enfila ses chaussures pour aller ouvrir quand l'horloge autrefois cassée se mit à sonner.

"Elle fonctionne ?" il dit. "Étrange". Il continua de marcher et arriva devant la porte. Son coeur est devenu subitement lourd. Il voyait maintenant plus précisément l'ombre qui se tenait derrière la porte, qu'il reconnut. Était-ce un rêve ? Est-ce que derrière cette porte se tenait la personne qu'il avait le plus envie de revoir ? Il retrouva ses esprits et s'entreprit d'ouvrir une fois pour toutes. Ce qu'il découvrit était à la fois ses rêves et ses pires cauchemars. Il était Lucy, mais très mal en point. Elle semblait à peine pouvoir tenir debout. Elle avait du sang qui lui coulait de la tête et sa peau était très sale. Le visage de Lucy s'illumina quand elle découvrit qui lui avait ouvert la porte.

"Kouta..." dit-elle sous sa frange. Mais elle était tellement mal et fatiguée qu'elle tomba brusquement sur le sol, devant Kouta.

"Nyu !" dit Kouta en paniquant. Il ramassa Lucy et plaça sa tête contre son torse. "Tu es à la maison maintenant" il dit doucement en la serrant fort contre lui.