Avertissement :Le chapitre se place du point de vue de Neville et il a des pensées qui peuvent choquer ou déplaire. En aucun cas je ne défend un point de vue plus qu'un autre et je pense que chaque situation est différente et que la singularité des personnes doit être protéger. La volonté de chacun doit être respecté, réfléchie et accompagné.
J'espère avoir été assez claire pour que vous compreniez sa démarche et ses questions. Dans le cas contraire si cela vous en quelque manière que ce soit blessé, révolté ou dégoûté, je le regrette et j'espère qu'avec suffisamment de recul vous pourrez continuer à suivre cette histoire.
Chapitre 53 : Cas de conscience
« On dirait qu'elle dort. » Fit d'une voix douce et murmuré Harry.
Neville eut un petit sourire triste et résigné. Depuis le temps qu'il venait, il s'était habitué à voir sa mère étendu ainsi dans son lit. Immobile, livide comme une statue de cire, reposant sur des draps bien trop blanc. Il se souvenait de la première fois où il était venu la voir. Il se rappelait s'être fait la même réflexion et puis il avait bien vite compris que cette impression de sommeil paisible était une illusion. Un leurre. Un faux espoir car sa mère ne se réveillerait pas. Peut être jamais. Sûrement jamais.
« Au moins, elle ne souffre pas. » Soupira Draco sur un ton à peine plus audible que celui qu'avait utilisé le brun.
Neville acquiesça de la tête. Il ne pouvait qu'être d'accord. Même si le sort de sa mère n'avait rien d'enviable, elle n'affichait aucun signe de souffrance, contrairement à d'autre dans ce service un peu particulier de Sainte Mangouste. Physique tout du moins, aucun signe de douleur n'était visible sur le visage de cire d'Alice. Moralement et psychiquement, il savait que sa mère supportait difficilement de se tenir ainsi enfermé dans son propre esprit.
Il lui avait fallut du temps pour comprendre et voir les signaux que lui envoyait l'esprit de sa mère. Enfant trop jeune pour vraiment comprendre, il avait espéré que ce sommeil prenne fin un jour et qu'elle puisse se réveiller. Et puis en grandissant et en développant son pouvoir de Chimère, il avait compris que son espoir était vain. Elle ne se réveillerait jamais mais elle pouvait l'entendre et il pouvait de mieux en mieux ressentir les émotions qui lui provenaient de sa mère et cela avait été pour lui un choc tout aussi perturbant que douloureux.
Il avait bien sentit l'ambivalence des sentiments que suscitaient chacune de ses visites. Il avait rapidement compris le désarroi dans lequel elle se trouvait et avait maudit son impuissance à ne pouvoir l'aider. Il ne comptait plus le nombre de fois où il s'était maudit pour ne pas pouvoir aider sa mère ! Elle l'avait protéger et lui ne pouvait lui rendre la pareil. Elle l'avait aimé, lui avait donné la vie et lui devait se contenter de la torturer en remuant le couteau dans la plaie en lui rappelant par ses visites et ses conversations qu'elle ne pourrait plus jamais le tenir dans ses bras !
Neville s'en était voulu et s'en voulait encore pour avoir imposé cela à sa mère. Mais il n'avait pu se résoudre à arrêter de venir la voir. Il avait besoin de lui parler, même si cela leur faisait du mal. Il ne voulait pas l'abandonné et la laisser seule dans sa prison obscure. Il ne comptait plus les fois ou revenant de ses visites, ils avaient supplié Augusta de ne pas le laisser y retourner. Il n'avait aucun mal à se rappeler la seule et unique fois ou il avait suggéré à sa grand mère de mettre fin à tout cela. De manière définitive.
Sa grand mère n'avait jamais levé la main sur lui. Avant ce jour là. Et malgré sa colère et la haine même qui avait brûlé ses veines à ce moment, il était resté paralysé par les larmes qu'il avait vu glisser sur les joues parcheminées d'Augusta et par le cris déchirant qui résonnait encore à ses oreilles quand il doutait de lui même.
« Qui crois tu être ? Pour qui te prends tu pour décider du sort de ta mère !?»
A l'époque, sur le coup, il n'avait pas su quoi répondre. Il était resté figé devant sa grand mère qui avait finit par le prendre dans ses bras en le serrant fort, tous les deux secoués par des sanglots qui ne cessèrent que très longtemps après. Il avait fallut encore un peu de temps pour qu'ils puissent tous les deux reparler calmement sans se laisser emporter par leurs émotions de ce qui s'était passé ce jour là. Neville avait expliqué ce qu'il percevait des sentiments de sa mère et du tiraillement que ses visites semblaient provoqué chez Alice. De son sentiment de culpabilité, de son sentiment d'impuissance. De sa peur et de sa souffrance à la sentir dans cette état.
Augusta lui avait alors dit qu'il pouvait arrêter. Que si cela s'avérait trop difficile pour lui il pouvait cesser d'aller la voir. Rien ne l'y obligeait. Elle avait fait cette proposition d'un ton triste mais compréhensif. Et dans ses yeux Neville avait plu lire les même souffrances et les même doutes que les siens. Pas plus que lui sa grand mère arrivait à gérer parfaitement les sentiments qui la rongeaient quand il s'agissait de sa mère.
Neville avait trouvé ses paroles encore plus dur que sa questions au milieu de ses larmes. Elle n'avait pas prononcer le mot fuir, mais il le sentait fortement sous-jacent et cela ne lui plaisait pas. Mais plus que fuir, c'était l'idée d'abandonner sa mère qui le révulsait. Il savait que sans sa résistance et son sacrifice, il n'aurait pas survécut à cette nuit fatidique. Alors non, il ne pouvait pas la laisser seule. Tout simplement parce qu'il était son fils. Cependant même avec le soutien de cette prise de conscience, Neville avait dû mal à supporter les sentiments contraires qui émanaient de sa mère à chacune de ses visites.
Il en avait à nouveau discuter avec Augusta et après une nouvelle crise de larme douloureuse, ils étaient parvenue à un accord. Un espoir pour eux deux de trouver une solution pour agir selon la volonté d'Alice. Mais Neville avait dû argumenter, parlementer, négocier chaque point avec sa grand mère pour l'amener à lui donner son accord. Elle avait lutter contrant chaque argument en objectant sans cesse mais elle avait finit par se rendre à son avis quand il lui avait donné la réponse à cette fameuse question.
« Qui crois tu être ? Pour qui te prends tu pour décider du sort de ta mère !»
Pour son fils. Voilà ce qu'avait répondu Neville. Il connaissait la réponse depuis longtemps. Elle était l'évidence même. Cependant il ne comptait pas décider seul du sort d'Alice. Il voulait s'assurer de ce qu'elle voulait réellement. De son souhait à elle pour respecter sa volonté aussi difficile que ce choix soit à accepter pour eux. Tout aurait été plus simple, si on leur avait laisser l'occasion d'en parler auparavant. S' ils avaient eut le temps et la possibilité d'en parler ensemble et de comprendre les motivations de chacun quand à cette question fatidique : « que faire si j'en suis réduit à un état végétatif ? »
Un peu comme les moldus et leur don d'organe et dans le cas extrême, il le savait pour s'être intéresser à la question durant ses recherches d'argument pour convaincre sa grand mère, l'euthanasie que les non sorciers tentaient de légiférer . Entre politique et choix moral, les discussions allaient certainement de bon train entre les différents point de vue. Neville s'était documenter et avait chercher à rassembler toutes les informations possible aussi bien du côté moldu que sorcier et il avait même cherché dans la bibliothèque des Jugements qui se trouvait dans son nid. Il n'avait relancé la conversation avec Augusta que lorsqu'il avait été suffisamment sûr de ses arguments et qu'il avait eut des documents sur lesquels s'appuyer.
Neville eut un petit sourire ironique. Évidemment comme conversation autours du banquet familiale du dimanche midi, on pouvait facilement trouver mieux. Mais il était convaincu que la question méritait d'être posé, surtout en des temps troublés. Comment sinon respecter la volonté de quelqu'un dont on ignore l'avis sur la question ? Personne n'envisageait sereinement que ce genre d'événement soit de l'ordre du possible pour lui ou pour ses proches et il ne souhaitait à personne d'avoir à supporter la douleur qu'avait enduré sa mère et le supplice qu'avait été de la voir réduit à cet état pour lui et sa grand mère, mais il était convaincu que les gens en majorité choisiraient qu'on mette fin à leur calvaire, surtout si il n'y avait plus une once d'espoir de remédier à la situation.
Quand à bout d'argument, Augusta lui avait demandé comment il comptait s'y prendre pour demander son avis à Alice, Neville lui avait parler de la couronne qui se trouvait dans le coffre des Chimères à la banque de Gringotts. Un diadème en argent forgé par les plus puissant maître des temps ancien et orné d'une pierre violette qui luisait d'un puissant pouvoir qui petit à petit s'était éveillé depuis qu'il avait eut l'autorisation de Ialon de le sortir de leur voûte.
Neville avait tout lu sur les jugements précédent où la couronne avait été utilisé et il avait appris comment elle fonctionnait . Il avait tout expliquer à sa grand mère et elle avait fini par se ranger à son idée tout en le mettant en garde. A l'époque, selon elle, la probabilité qu'un clan se forme était assez faible. Neville qui se trouvait alors en deuxième année avait déjà l'intuition que la formation d'un clan était plus que probable. Il avait cependant accepté le risque en assurant à sa grand mère qu'il saurait se montrer patient et elle avait finit par lui donner son autorisation.
Raison pour laquelle il se trouvait là, maintenant à fixer sa mère en tenant dans sa main l'ornement en argent qui pulsait d'énergie magique dans sa paume. Il avait transplané directement dans la chambre occupé par sa mère à Sainte Mangouste, accompagné de Harry et Draco. Il avait choisit l'apparence de Neville pour le cas ou quelqu'un entrerait dans la chambre pendant qu'il menait à bien cette mission qu'il s'était octroyé et qui représentait temps pour lui. Tout le personnel de l'hôpital sorcier savait qu'il venait régulièrement voir sa mère. Ils seraient certainement surpris de le voir avec deux adolescents, surtout s'ils reconnaissaient ses deux amis et sans sa grand mère mais leur professionnalisme et leur compassion devrait suffire à les tenir à l'écart et à éviter qu'il ne pose trop de questions embarrassantes. Et si l'un deux s'étonnait de ne pas les avoir croisé dans les couloirs, Neville s'était arrangé pour faire concordé l'heure de la visite avec celle d'un changement de poste ce qui devait fournir une explication suffisante au plus curieux.
La chambre était pareil que dans son souvenir. Elle ne changeait pas. Tout comme sa mère. Tout y était bien trop blanc, bien trop lisse pour qu'on est le sentiment que quelqu'un y vivait. L'absence de désordre et d'objet personnel tout comme l'odeur de désinfectant et autres produit lié au soin vous prenait à la gorge tout aussi fermement que le silence qui régnait dans la petite pièce. Seuls quelques bruits provenaient étouffée du couloir derrière la porte donnant accès à l'ensemble du service de la section H de Sainte Mangouste.
Neville regarda ses deux compagnons. Harry semblait impressionné par l'ambiance qui régnait dans la pièce. Et d'après les pensées qui lui parvenait par le lien, il savait que c'était la cas, mais il pouvait sentir l'admiration et le respect du brun pour lui grimper en flèche. Le brun n'était pas certain qu'il aurait eut le même courage que lui et la même abnégation si la personne étendue là avait été sa mère et non celle de Neville. En sentant son regard sur lui, Harry le fixa et eut une petite moue triste.
« Désolé. » dit-il toujours sur le ton d'un murmure.
Il n'avait pas besoin d'en dire plus. Neville savait bien pourquoi le brun s'excusait et il balaya ses excuses d'un petit geste négligent de la main en souriant tristement. Harry malgré lui avait commencé à comparer leur situation respective et il s'était souvenu que Neville leur avait déjà fait la leçon à ce propos.
« Je n'ai pas affronter tout cela seul. » avoua-t-il dans un soupir. « Sans ma grand mère et le soutien que j'ai pu trouver en devenant, vous savez quoi, je n'aurais certainement pas supporter aussi bien cette épreuve. »
Il n'avait pas dit « Chimère » à voix haute craignant toujours que des oreilles indiscrète ne traînent dans les alentours. Il ne s'était pas donné autant de mal pour créer leur golem afin de cacher leur identité, pour tout gâcher par un manque de prudence.
« Comme tu nous l'a déjà si bien fait remarquer, il y a quelque jour, à chacun son fardeau et ses épreuves passée. » Déclara Draco d'un ton conciliant et apaisant qui tira Harry de sa stupeur.
Neville était assez surpris par la maîtrise dont faisait preuve le blond. Il y avait eut un éclair de douleur dans le regard gris du serpentard quand il avait posé ses yeux pour la première fois sur sa mère mais pas de surprise. Draco semblait étrangement compréhensif, comme si cette situation ne lui était pas complètement étrangère. Harry devait s'en être rendu compte lui aussi car il fixait le blond avec un intérêt renouvelé qui fit pousser un soupir las à Draco.
« Je suis déjà venu. » Lança le blond quand il fut convaincue qu'il ne s'en tirerait pas sans fournir une explication. « Dans la section H, je veux dire. Mes parents ont dû m'amener, par obligation dira t-on. »
« Tu sais donc ce qui se cache la derrière cette porte ? » questionna Neville en indiquant la porte de la chambre du menton.
«Bien évidemment. » répondit avec assurance le blond avec une petite pointe de reproche qui n'échappa à aucun des deux autres.
Pas que Draco en voulait à Neville pour l'avoir conduit ici, même si il leur faisait clairement ressentir qu'il aurait préféré être ailleurs et ne jamais avoir à remettre les pieds ici. Non, Draco acceptait la démarche de Neville et celui-i pouvait même sentir qu'il soutenait son action.
Si le serpentard lui reprochait quelque chose, c'était d'imposer cette découverte d'une des faces cachés du monde magique à Harry. Une des faces les moins glorieuses. Mais Draco comprenait le but que poursuivait le châtain et il savait que Harry n'aurait pas accepter qu'on lui cache la moindre chose et qu'on prenne des gants avec lui. Alors comprenant combien cette démarche était importante pour les décisions que seraient amener à prendre les deux griffondors plus tard, il sera les poings, ravala ses reproches et tenta de chasser les souvenirs de son enfance qui remontaient pour lui rappeler la leçon durement apprise la première fois, et l'unique, qu'il avait mis les pieds ici.
Neville savait que le blond ne voulait pas s'en souvenir. Premièrement parce que c'était douloureux. Bien que le temps ait coulé depuis, l'expérience avait laisse une cicatrice encore vive dans l'esprit et le cœur du garçon. Deuxièmement parce que Draco ne voulait pas que son souvenirs envahissent ses deux amis par le lien mentale que maintenait Harry avec ceux qu'il considérait comme des proches depuis que son héritage magique s'était éveillé.
Draco ne voulait pas que ce qui lui était arrivé perturbe ce que s'apprêtait à faire Neville. Il ne désirait pas attirer leur attention sur lui alors qu'ils étaient venu pour aider Neville à parler pour la première fois avec sa mère. Il ne voulait pas gâcher ce moment, le seul sûrement que le châtain pourrait partager avec elle. Il aurait le temps d'en parler plus tard avec eux. Et vue le regard insistant que lui adressa Harry, le blond sut qu'il avait gagné un léger répit, mais qu'il n'y échappera pas.
« Quand tout sera en place ici et j'accompagnerais Harry pour lui faire visiter l'endroit. » Reprit Draco après un léger temps de silence. « Et je lui raconterais pourquoi je suis déjà venu ici. »
Le deux griffondors entendirent dans la voix de Draco, l'assurance qu'il révélerait ce qui l'avait conduit à venir ici par le passé et qu'il serait incapable d'oublier ces événements. Qui pouvait oublier le premier Doloris qu'il avait reçu ?
Neville vit le serpentard tressaillir et se mordre l'intérieur de la joue quand l'information lui échappa, ayant négliger la puissance du lien mental entre eux depuis qu'il avait lié sa magie à celle de Dénal. Mais ni lui ni Harry ne le pressèrent de question. Tous les deux en savaient assez sur les confessions difficile pour savoir qu'il ne fallait pas les forcer de peur de causer plus de dégâts que de bien et Draco s'était déjà engagé à leur raconter sa triste et douloureuse expérience. Ils n'avaient qu'à attendre que le blond soit prêt et à lui assurer leur soutien ce qu'ils firent sans hésitation en posant chacun une mains sur l'épaule du blond qui se détendit. Sentant qu'il était temps de recentrer la conversation, Neville se tourna vers sa mère et leur expliqua ce qu'il comptait faire.
« D'habitude, je m'assoie et lui tien simplement la main en lui parlant. Et rien que ce léger contact me permet de ressentir les émotions fortes qui se dégagent de son esprit. » Reprit Neville « D'après ce que j'ai pu lire dans les chroniques et ce que ma grand mère m'a révélé, la couronne va amplifier ce lien et me projeter dans son esprit, et ainsi je pourrais lui parler et elle me répondre. Malheureusement... »
Il soupira et s'assit sur le bord du lit. Il dégagea une mèche du visage émacié de sa mère. Les deux autre se turent attendant patiemment qu'il reprenne la parole. Laissant Neville allez à son rythme pour mener cette conversation douloureuse.
« Malheureusement c'est très épuisant, même pour quelqu'un comme nous. » Continua-t-il en posant le diadème sur le torse de sa mère.
« Nous pouvons certainement t'aider ? » S'enquit Harry d'un ton déterminé.
Neville eut un petit sourire amusé et satisfait. La question du brun ne l'étonnait même pas. Elle coulait de source et résumait à elle seule l'engagement que prenait Harry envers ses proches. Draco lui remit de ses émotions, sourit lui aussi tout en levant les yeux au plafond. Pour lui aussi cette question représentait bien le griffondor brun qui les regarda en haussant un sourcil surpris de leur réaction.
«Uniquement si c'est ce que vous souhaitez. C'est possible en effet mais ce n'est en aucun cas nécessaire. » Expliqua Neville qui ne voulait pas donner l'impression de leur forcer la main et qui avait quelques scrupules à les impliquer.
« Mais cela s'avéra plus facile pour toi et moins fatiguant ? » Insista Harry en croisant les bras sur sa poitrine bien décidé à aller jusqu'au bout et remarquant à peine les mines amusés des deux autres. « De plus les événements vont s'enchaîner rapidement à partir de maintenant, ce n'est pas le moment de nous épuiser alors qu'une tuile pourrait nous tomber dessus et que nous devrons réagir rapidement. »
« Tu as raison bien entendu. » Soupira Neville en rendant les armes sans vraiment opposer de résistance car il était inutile de discuter avec le brun quand il s'engageait ainsi et en plus ses arguments tenaient la route.
Tous les trois savaient que les choses allaient s'accélérer et que rien ne pourraient les arrêter. Même s'il était possible que des grains de sable fassent crisser les engrenages, la machine était lancé et rien ne pourrait les stopper jusqu'aux jugement final. Se ménager et prendre certaines précautions n'était pas un conseil inutile. Surtout au vue de ce que Dénal avait découvert chez les vampires !
Ni Ialon, ni lui n'avait eut la moindre idée de ce qui se cachait la-dessous mais dès qu'il avait été fait allusion au Ciboire, les informations avaient coulé dans leur esprit comme un barrage qui céderait. Et les deux chimères plus âgés avaient dû calmer la plus jeune avant qu'elle ne se laisse aller à des extrémité et ne regrette son geste. Ils avaient convenue de régler cela à leur manière plus tard après avoir établis le meilleur plan et trouver comment entrer en contact avec les responsables. Mais convaincre Dénal n 'avait pas été une mince affaire ! Encore maintenant Neville pouvait sentir par leur lien l'agitation du plus jeune.
« Alors comment pouvons nous t'aider ? » Demanda Draco en le sortant de ses réflexions.
Si une chose était devenu tout aussi solide que l'engagement de Harry envers ses proches, c'était bien celui de Draco envers le brun. Relation qui aurait pu en surprendre plus d'un mais Alyd savait et connaissait suffisamment ces deux là pour comprendre que finalement ce n'était pas si surprenant.
« Et bien dans un premier temps en veillant à ce que personne ne viennent me déranger pendant que je met en place la connexion magique entre la couronne, ma mère et moi et puis en me soutenant de votre énergie magique et peut être qu'au cour de votre visite du service vous pourriez créer une diversion et assez de remue ménage pour me donner le temps de converser avec elle sans risque d'être interrompu. »
« Peut être ?! » s'exclama Draco de façon théâtral. « Tu sais aussi bien que moi qu'on ne fera pas dix pas dans le couloir que Harry va nous fondre un chaudron de manière mémorable ! »
Le soutenir en énergie magique n'était pas compliqué une fois qu'on maîtrisait le principe. Et Augusta avait veiller à leur apprendre rapidement les règles et les contraintes de ce type de lien et elle s'était assuré que tout les trois savaient dans quoi ils se lançaient. Le seul point qui inquiétait Neville et apparemment Draco était de devoir lâcher Harry dans la section H.
« C'est certain mais tu seras là pour l'aider à ne pas tout envoyer en l'air, tout du moins jusqu'à ce que je vous retrouve ! » Assura Neville qui apparemment ne comptait pas rester à l'écart si le brun en arrivait là .
« Bien entendu. » Répondit le blond avec un haussement d'épaule dédaigneux. « L'idée me plairait bien à moi aussi. »
A suivre...
