Coucou ça va bien ? Je me suis aperçu que ce n'était pas si simple que ça de gérer la timeline entre les persos. J'ai du donc faire quelques ajustement dans les précédents chapitre pour que le temps concorde entre tout les persos. J'espère ne pas m'être trompé :)


Chapitre 9 : Une personne pour changer le monde

Ni homme, ni machine, ni rien. Bando n'était plus rien depuis que l'institut s'était occupé de lui. Ils l'avaient transformé en un monstre, l'un de ces monstres qui le dégoutait. Mais il ne pouvait pas être qualifié de robot, d'humain ou de diclonius... il était devenu un hybride. Il était à la fois chacun d'eux, et à la fois aucun. Enfermée dans l'institut. Tenue en laisse comme un chien. Il exécutait les ordres du directeur. Mais bien qu'il était dégoûté de lui-même, il avait peut-être maintenant une chance de vaincre la femme qui lui avait causé toutes ces souffrances. Bando était comme d'habitude ces temps-ci à la salle d'entrainement. Non pas qu'il le voulait, mais par obligation. Il découpait en série des mannequins fait de bois. Kakuzawa avait exigé qu'il soit prêt le plus tôt possible.

"C'est excellent Bando-san, vraiment excellent" dit un homme qui s'avança derrière lui. "Encore hier, vous n'arriviez même pas à soulever une chaise, et voila le résultat aujourd'hui. C'est très prometteur."

Bando se retourna et n'eut qu'une envie, arracher la tête de cette vipère. Mais il ne le pouvait pas. L'institut n'aurait pas donné à Bando de tel pouvoir sans une garantie. Et c'est ainsi que fût placés des explosifs dans tout son corps. Mais il s'en moquait totalement, son seul et unique but était Lucy. Sur ce point, lui et Kakuzawa était bien d'accord. Bien qu'ils ne pensent pas de la même façon sur ce que signifier "la ramener". Oui la ramener, mais en petits morceaux selon Bando. Il se fichait bien de ce qui allait lui arriver une fois sa vengeance accomplie.

"Eikichi" dit un Bando grincheux.

"Vous avez reçu votre première mission du directeur. Récupérer un certain diclonius complice avec Lucy.

Bando fronça les sourcils "encore un diclonius qui s'est échappé ?"

"Il ne s'est pas vraiment échappé" répondit Eikichi en redressant ses lunettes. "Il a sans doute toujours vécu à l'extérieur. Mais ce n'est pas ce qui nous intéresse. Voyez plutôt" il lui tendit une photo.

"Que ?!" s'exclama Bando. On voyait sur la photo un homme. Légèrement mât de peau, cheveux argentés. Mais plus important encore, deux cornes qui sortaient de son crâne. "Un mec diclonius ! Putain, ça existe ça ?"

"Nous n'avions jusque-là jamais eu connaissance d'aucun mâle silpelit. C'est une découverte extraordinaire. C'est pourquoi nous voulons que vous vous chargiez de le récupérer. Il a déja été saisis par une de nos équipes, mais il a été sauvé par une personne inconnue." finit-il.

Bando froissa la photo dans sa main. "Héhé, quand est-ce que la chasse commence ? J'ai hate de sortir de cet endroit de merde" dit Bando en souriant.

"Bientôt, bientôt" répondit Eikichi. "Mais vous n'irez pas seul, je crois que vous vous connaissez déjà..." il désigna une petite personne qui s'approcha d'eux.

"Toi !" dit Bando en ayant reconnu tout de suite la petite fille aux cheveux roses qui l'avait auparavant plaqué contre le mur de l'entrepôt.

"Lui ?" elle répondit. "En quoi il va m'être utile ? Il est faible" elle ricana.

"Espèce de sale ga..." commença Bando avant d'être interrompu.

"Ça suffit vous deux." exclama Eikichi. "Vous allez devoir faire équipe pour trouver l'homme que l'on recherche."

"QUOI ?" les deux répondirent à l'unisson.

"Avec cette gamine ?" hurla Bando.

"Avec ce vantard ?" hurla à son tour numéro 12.

Eikichi sourait en y pensant. "Héhé, ça pourrait devenir intéressant tous les deux."

"Prends bien soin de lui, Azami" il sortit un bonbon de sa poche et l'offrit à la silpelit.


Une jeune fille d'origine japonaise arpentait les ruelles de Kamakura, elle semblait chercher quelque chose ou quelqu'un. Elle était venue de loin pour arriver jusqu'ici. Elle fouillait les poubelles car elle n'avait ni argent, ni nourriture. Deux personnes agées passèrent par là.

"Petite, tout va bien ?" demanda l'homme en s'approchant d'elle lentement. Il remarqua qu'elle était sale, qu'elle avait les vêtements déchirés et qu'elle était sans doute affamée. La jeune fille arrêta de fouiller les poubelles et se sentit gênée.

"Tu n'as pas d'argent ma fille ?" dit la femme à coté de l'homme âgée.

"Non...je..." elle bafouilla.

"Tiens, prend ceci mon enfant" dit l'homme en lui tendant quelques billets. Elle était heureuse, elle avait assez d'argent pour s'acheter un bon repas et plus encore.

"Merci monsieur" dit la jeune fille enthousiasmée. Les personnes âgées sourirent en retour. Elle commença à se diriger vers un petit restaurant qu'elle avait perçu auparavant. Sur le chemin, elle fût arrêtée par deux étranges personnes, un homme à lunettes noires et une petite fille plus petite qu'elle.

"Tss, c'est pas elle" dit l'homme en se retournant pour repartir. il reprit la marche quand il entendit soudainement quelque chose toucher lourdement le sol. Il se retourna pour voir une tête sanglante qui gisait à coté d'un corps d'enfant.

"Sale gamine ! Pourquoi tu as fait ça ?" il hurla tout en tirant Azami vers lui.

"Ben, elle était inutile non ? Alors je me suis occupé d'elle" elle répondit avec une voix de petite fille. Bando grommela. Il la relâcha et Azami tomba sur le sol.

"Ne refait plus ça, on est la uniquement pour ce gars. On ne touche à personne d'autre pigé ?" il dit fermement. Elle le regarda pendant quelques secondes, elle semblait pensive.

"Oh, je sais, tu es sensible !" elle s'exclama. Bando grogna, cette petite fille n'avait aucune pitié. Humain ou diclonius, peu lui importait tant que c'était son ennemie. Mais pouvait-il vraiment lui en vouloir. Dès son plus jeune âge, on lui a appris à haïr les êtres vivants, supprimer toutes formes d'émotions pour au final en faire une parfaite machine à tuer.

"On y va, gamine." dit Bando. Elle se releva et se pressa de le rejoindre en marchant à ses côtés.

"Oui papa" répondit Azami avec une pointe d'humour. Ils reprirent leurs recherches. Jusqu'à maintenant, ils avaient détecté uniquement des auras de diclonius isolé, mais ils venaient de trouver quelque chose d'autre. Plusieurs signatures diclonius rassemblées en un même point.

"Tu les sens toi aussi ?" demanda Bando.

"Oui...ça pourrait devenir intéressant." elle souriait de toutes ses petites dents.


Dans un grand laboratoire, une femme travaillait seule. Aucun des scientifiques de l'institut ne pouvait l'aider dans sa tâche car personne hormis le défunt docteur Kakuzawa ne comprenait la physiologie du virus diclonius. Elle essaya de progresser le plus lentement possible à l'élaboration du virus, car elle ne souhaitait pas le voir apparaître un jour. Arakawa travaillait en secret à terminer les recherches du docteur Kakuzawa afin de contrecarrer les plans du directeur. Un ding retentit soudainement dans la salle. Elle ouvrit la centrifugeuse et en extraya un petit flacon.

"Bingo !" elle s'exclama. "Tu ne l'emporteras pas au paradis, Kakuzawa."

La porte du laboratoire s'ouvrit, un homme en blouse blanche avec des lunettes entra dans la salle. Elle se dêpêcha de mettre le flacon de l'antivirus dans sa poche.

"Tout se passe pour le mieux mademoiselle Arakawa ?" demanda l'homme.

"Qu'est-ce que vous faites ici ?" elle répondit. "Vous n'êtes pas autorisé à entrer."

L'homme fut un peu surpris, mais retrouva vite le sourire. "Oh, je me disais juste que vous deviez vous sentir seule dans un grand laboratoire comme celui-ci, je suis juste venue vous tenir compagnie." C'est vrai que depuis qu'elle était enfermée dans l'institut, elle ne parlait pas à beaucoup de personnes. Son quotidien se résumait aux allées venues entre ses appartements et le labo, et parfois chez le directeur. Qui ne manquait pas d'occasion pour abuser d'elle, mais elle préparait sa vengeance en secret. Kakuzawa voulait son virus, il l'aura c'est certain. Mais pas sans un antivirus.

"C'est... merci" répondit Arakawa.

Il s'approcha d'elle et jeta un coup d'oeil à ses recherches. "Je peux vous aider pour que ce soit ?" il demanda.

Elle réfléchit un instant, elle seule pouvait continuer les recherches pour le virus. Mais elle manquait de main d'oeuvre pour des choses beaucoup plus simples. "Eh bien, j'aurai bien besoin d'un assistant. Mais le directeur Kakuzawa a expressément interdit..."

L'homme la coupa "nous ne lui dirons rien" il dit en faisant un clin d'oeil.

"Bien alors... quel est votre nom déjà ?" elle demanda.

"Eikichi" il répondit poliment avant que les deux ne commencent à se mettre au travail. Ensemble, ils préparèrent dans un laboratoire caché aux yeux du monde ce qui pourrait être la fin de l'humanité, ou sa sauvegarde selon les choix que fera Arakawa.