Yo ! J'ai vraiment galéré à écrire ce chapitre étant donné que je n'ai aucune base sur laquelle m'appuyer. Envie de connaitre un peu les parents de Kaede ? Prenez du plaisir !
Chapitre 10 : Le bonheur est éphémère
Il était tard, mais on entendait une conversation jusqu'à l'autre bout de la rue. Un groupe de personnes était apparemment en train de discuter tranquillement mais la conversation semblait avoir dégénéré. Après un silence comme dans un cimetière, l'atmosphère était devenue explosive.
"Frère ? impossible..." pensa Kaede.
"Menteur !" elle hurla. Elle deploya un vecteur et le lança en direction du torse de Daïsuke. Il fut plaqué lourdement contre le mur, en arrachant une bonne partie. Mayu et Yuka crièrent de panique. Nana et Kenjiro reculèrent pour se mettre à l'abri de l'attaque.
"Kaede !" cria Kouta de surprise. Mais elle semblait ne rien entendre, la colère semblait après prise le dessus. Elle tenait fermement Daïsuke contre le mur avec un vecteur. Il était encore conscient mais il haletait légèrement.
"Pour qui tu travailles ? L'institut ? Kakuzawa ?" elle lui demande dans une rage folle.
Étrangement, il semblait plus gêné par sa position que par une quelconque douleur. Kaede l'avait remarqué, il avait protégé son dos avec des vecteurs.
"Frapper d'abord, poser les questions ensuite hein ?" il répondit le sourire aux lèvres.
Kaede reserre encore plus son étreinte. "Réponds !" elle commanda.
Kouta posa sa main sur l'épaule de Kaede. "Calme toi, laisse le parler s'il te plaît" il dit gentillement. Elle tourna la tête et le regarda dans les yeux, elle concéda. Kaede relâcha son emprise. Daïsuke tomba sur le sol à genoux, il toussa légèrement. Elle se leva furieuse et sortie de la pièce pour se diriger vers le jardin à l'entrée de la maison.
"Kaede, attends" dit Kouta en la suivant. Kenjiro, Nana, Mayu et Yuka avait regardé la scène sans dire mot. La maison était redevenue silencieuse. Daïsuke avait le visage contre le sol, mains sur la tête. Yuka était la première à se lever et se diriger vers lui.
"Est-ce que... est-ce que tu as mal ?" elle lui demande en s'approchant lentement vers lui. Mais il ne répondit pas, il resta la tête coucher au sol. Mayu, Nana et Kenjiro se levèrent et se rapprocha aussi vers lui. Yuka posa une main sur son dos pour le rassurer. Il se redressa lentement.
"Oui, ça fait mal" il répondit avec une main sur le coeur. Il était en train de pleurer. Mayu le rassura elle aussi en posant une main sur son dos.
"J'étais heureux... j'étais heureux d'apprendre que ma soeur était toujours vivante. Elle est ma seule famille. La seule qu'il me reste. Mais elle m'a rejetée..." il baissa la tête.
"Est-ce que tu es réellement son frère ?" demande Kenjiro.
"Oui... nous sommes jumeaux" répondus Daïsuke. Cette déclaration étonna encore plus tout le monde.
"Alors, tu es un..." commença Kenjiro.
"Oui" répondit-il simplement.
"Mais de quoi est-ce que vous parlez tous les deux ?" demande Yuka.
"En fait" commença Nana en s'adressant à tous le monde, "il dit qu'il est un pur Diclonius. Kenjiro et moi sommes des silpelits, des diclonius impurs. Mais lui est un vrai Diclonius, comme Lucy. Il peut... il peut se reproduire par méthode naturelle..." elle finit en baissant légèrement la tête.
"Oh... je vois" dit Yuka. Elle et Mayu comprirent parfaitement les explications simples mais claires de Nana.
"Alors, si toute cette histoire est vraie. Pourquoi tu réapparais maintenant ? Pourquoi ne pas avoir été là pour elle avant ? " demande Kenjiro.
"Je vais tout vous expliquer..." il se redressa pour commencer à parler.
C'était le crépuscule, une femme faisait la cuisine dans un modeste mais joli petit appartement. Elle préparait le repas pour, semblerait-il, plus d'une personne. Un homme habillé d'un élégant costume deux pièces avec un porte-document dans les mains entra dans la maison.
"Je suis rentré" il annonça.
"Bienvenue, mon chéri" répondit la femme qui s'empressa de le rejoindre pour l'embrasser.
"Je suis épuisé" dit l'homme. "Un collègue était absent aujourd'hui, j'ai dû m'occuper d'une partie de son travail. Je suis bien content que cette journée soit finie" il dit en s'affalant sur le canapé. "En tout cas ça sent rudement bon !"
"Alors, j'ai une nouvelle qui va te redonner le moral. Je suis enceinte !" elle répondit enjouer.
Il se leva subitement du canapé. "Quoi ? C'est vrai ? C'est... c'est merveilleux !" il s'exclama tout en étreignant sa femme.
9 mois plus tard...
"Poussez !" dit une sage-femme. La douleur était très forte. Son ventre était deux fois plus qu'une pastèque.
"Continuez, c'est très bien. Il arrive." Elle redoubla d'efforts quand il finit enfin par sortir complètement.
"C'est un beau garçon" elle annonça à la mère ainsi qu'au père qui était aussi présent dans la salle.
"Daïsuke" dit le père tout sourire en regardant son fils, remarquant une déformation osseuse au niveau de son crâne. Mais le travail n'était fait qu'a moitié, car un nouvel être se préparait encore à naître.
"Continuez à pousser, vous y êtes presque" dit la sage-femme. Après avoir épuisé toutes ses forces dans un dernier effort, le deuxième bébé finit par sortir lui aussi.
"Vous voilà également parent d'une mignonne petite fille, félicitation pour vos jumeaux !" exclame la sage-femme. Elle la déposa dans les bras de sa mère, à coté de son frère. Elle aussi possédait la même déformation osseuse que son frère.
"Kaede" dit doucement la mère épuisé tout en serrant ses deux enfants contre elle. Le père s'approcha de sa femme et de ses enfants.
"Maintenant, nous sommes une vraie famille." dit le père en embrassant sur le front sa femme fatigué .
"Ne vous en faites pas pour la déformation osseuse, ce n'est rien de grave." dit la sage-femme. "Il n'y a aucun risque de cancer."
Des années passèrent et le couple n'avait jamais été aussi heureux. Après beaucoup d'efforts du père qui travaillait sans relâche, ils avaient déménagé dans une plus grande maison. Tout semblait aller pour le mieux, mais les démons du passé refaisaient parfois surface. Miyu, la mère dont le nom signifié littéralement "belle lune", avait des choses à se reprocher. Elle fut influencée par une "voix" à commettre d'horribles actes. Son époux le savait. Et c'est grace à lui qu'elle a pu s'en sortir. Toute sa haine et ses remords ont été balayés par l'amour qu'il lui portait. Daïsuke et Kaede étaient maintenant âgés de 3 ans. Ils vivaient tous ensemble dans un parfait bonheur. Mais quelqu'un semblait-il voulait les en arracher.
"Miyu, répond s'il te plaît !" dit le père accroché à son téléphone. Après une petite attente, quelqu'un répondit.
"Oui ?" répondit la voix à l'autre bout de la ligne.
"Miyu !" il cria. "C'est moi. Prends les enfants et rejoins-moi à la gare le plus rapidement possible, ne prend pas de bagage. Ils arrivent !"
"Qu'est-ce que tu veux dire Akimitsu ? Qui arrive ?" elle répondit sceptique.
"Les soldats !" il exclama. "Ils nous ont retrouvés, il faut partir. Retrouve-moi le plus vite possible à la gare."
Miyu resta silencieuse quelques instants avait de dire "mais Kaede est toujours à la maternelle, je devais aller la chercher bientôt justement."
"Ne t'inquiète pas, je vais la récupérer. Retrouve-moi à la gare le plus rapidement possible."
"D'accord, je fais vite" elle répondit avant de raccrocher hâtivement le téléphone. Elle remplit rapidement son sac à main et quitta prestement la maison familiale avec le jeune Daïsuke.
"Où est-ce qu'on va maman ?" demande le petit Daïsuke.
"Voir papa, il a une surprise pour nous." essaya de dire Miyu en tentant d'être la plus calme possible. Le petit garçon sauta sur place à l'idée de recevoir peut-être un cadeau de son père. Ils sortirent de la maison et commencèrent à marcher en direction de la gare. C'était la fin de la journée, tout le monde rentrait du travail. Les enfants quittaient les écoles accompagnés de leurs parents. Miyu et son fils marchaient aussi rapidement que ses petites jambes pouvaient le supporter. La gare était, heureusement, proche de la maison. Seulement dix minutes à pied étaient nécessaires pour la rejoindre. Ils arrivèrent enfin à destination, Daïsuké était épuisé mais aussi heureux d'attendre sa récompense.
"Maman, où est Papa ?" demande Daïsuke.
"Ne t'en fait pas mon petit coeur, il va bientôt arriver" elle dit pour le rassurer.
Du coté du père...
"Papa !" s'exclame Kaede avant de se jeter sur son père tout bras ouvert.
"On va rejoindre maman, d'accord ?" il dit en caressant sa tête.
"Oui !" elle répondit souriante.
Kaede était un peu surprise, ils ne prenaient pas le trajet habituel pour rentrer chez eux. Mais elle s'en fichait, papa a dit qu'ils allaient voir maman et c'est tout ce qu'il comptait. Après tout, il est rare que ce soit papa qui vienne la chercher. Du coup, elle était heureuse. Ils marchaient rapidement à travers les rues de la ville. Kaede n'arrivant plus à suivre, son père se mit à la porter, ce qu'elle apprécia.
"Hé vous !" hurla un homme habillé d'un long manteau beige à l'autre bout de la rue. Akimitsu savait qu'il faisait partie du groupe de soldats. Il se mit à courir précipitamment pour tenter de lui échapper.
"Suspect repéré, je répète, suspect repéré" il parla dans son talkie-walkie. "Secteur 3E, le suspect est en fuite demande renfort." Il se mit ensuite à lui courir après. L'avantage était pour lui car le suspect portait un enfant dans les bras. Mais Akimitsu avait l'avantage du terrain, il connaissait parfaitement la ville et tous ses recoins pour avoir vécu une bonne partie de sa vie ici. Il ne voulait cependant pas rejoindre sa femme. Il est inutile de les amener jusqu'à elle. Il décida alors de prendre un autre chemin. L'homme au talkie-walkie tentait tant bien que mal de le suivre, jusqu'à ce que Akimitsu réussisse enfin à le semer. Il se trouvait maintenant non loin d'un orphelinat.
"Où est-ce qu'on va, papa ?" demande Kaede un peu inquiète, ne connaissant pas l'endroit où elle était.
"Ne t'en fait pas, on fait juste un petit détour" répondit-il en essayant de sourire. Il entendit de nombreux hommes approcher.
"Cible repéré" cria une voix lointaine. Akimitsu se remit à courir. Mais, avec un enfant dans les bras, il avait du mal à tenir la distance. Les soldats se rapprochaient petit à petit. Et ici, aucun endroit pour se cacher, du moins pour lui. Il ne restait plus qu'une seule solution, cacher sa fille et attirer les soldats vers lui. Il aperçut un petit ravin, assez profond pour cacher un enfant. Il descendit dans le ravin et déposa sa fille au sol.
"Kaede, tu vas m'attendre bien sagement ici. Papa va revenir..." il ne put s'empêcher de trembler en prononçant ses paroles. "Papa va revenir" il dit une deuxième fois en l'étreignant très fort comme ci qu'elle allait tomber s'il la relâchait.
"C'est une surprise ?" demande Kaede.
"Oui..." menti son père les larmes aux yeux. Il regarda sa fille une dernière fois puis se retourna et entrepris de remonter le ravin. Une fois en haut, il commença à faire le maximum de bruit dans le but d'attirer les soldats vers lui. Aux bruits de leurs pas, il comprit qu'ils n'étaient plus très loin. Il commença à courir dans une direction opposée à sa fille. Il ne fallait surtout pas qu'il la trouve. Il sortit un téléphone de sa veste puis composa rapidement un numéro.
"Allo ?" répondit une voix féminine.
"Miyu ! Tu dois partir. Emmène Daïsuke avec toi et quittez ce pays" il dit tout essouflé en continuant à courir.
Elle était choquée. "Où est Kaede ?"
Mais Akimitsu ne pouvait prendre le risque que sa femme vienne chercher Kaede et qu'ils les trouvent elle et le petit Daïsuke.
"Elle... elle est morte" il mentit avec un pincement au coeur. Plus aucun bruit ne se faisait entendre dans le téléphone si ce n'était que des sanglots.
"Miyu, je... je suis" est la dernière chose qu'il dit avant de sentir une atroce douleur dans le dos qui le mit à terre. C'était les soldats qui avaient réussi à le rattraper. Ils lui avaient tiré dessus dans le dos plusieurs fois. Il gisait sur le sol encore conscient mais il ne pouvait plus du tout bouger. Il n'avait même pas assez de force pour parler. Kaede ressentit une douleur au coeur.
"Papa..." elle dit, assise seule au fond du ravin. Attendant que son père vienne la chercher. Mais il ne le fit jamais...
