Skis.
Ce matin, j'ai été agréablement surpris de voir les environs recouvert de blanc alors que le temps de la veille était plutôt dégagé. Habillé d'un gros blouson bleu, je sors de chez moi et veille à fermer la porte à clef. Dès que je commence à marcher, le bruit provoqué par la matière se trouvant sous mes pieds me fait sourire. J'aime la neige et généralement, il peut arriver n'importe quoi de fâcheux lors de ces journées, je conserve ma bonne humeur. Amusé d'avancer dans ce village dans lequel je réside depuis pas mal de mois, me voilà déjà arrivé sur la place de la mairie et aussitôt, je vois une voiture que je reconnais immédiatement : C'est celle de Carla.
D'ailleurs, cette dernière se tient près du bolide et je remarque que cette dernière tient des bâtons de skis dans ses mains. Pire encore, elle porte un pantalon disgracieux et noir tandis qu'une écharpe jaune tente de protéger son grand coup. Lorsque je vois la girafe dans cet accoutrement, je me retiens de rigoler car j'adore me moquer d'elle puisque cette dernière est censée être une grande victime de la mode. Pour cette fois, elle est certes, victime mais d'un très mauvais goût, ça c'est sûr. Voulant connaître son humeur de la journée, je me déplace sur les dalles en pierre et peu de temps après, me voilà face à la grande girafe.
- Bonjour Carla, ne me dis pas que tu es sortie comme ça aujourd'hui ?
- Si. Il y a un problème ?
- Ben oui. Ce n'est pas très tendance comme accoutrement, tu en as bien conscience ?
- Désolé mon petit Jaysher mais ces vêtements sont les derniers articles qui se font à la mode en ce moment même.
- Ben faut croire que tes amis qui vivent de ce domaine ont des goûts de chiottes.
- Je te demande pardon ?
- Tu m'as très bien entendu et je ne comprends pas pourquoi tu te permets de délivrer des permis alors que ton look d'aujourd'hui est vraiment discutable.
Et là, je ne me retiens plus. J'éclate de rire et au lieu de mettre ma main devant la bouche comme j'ai l'habitude de le faire, j'agis de manière vraiment impolie. Vexée par mes remarques, la girafe ne sait plus trop quoi faire pour ne pas aggraver la situation dans laquelle je viens de la mettre. Aussitôt, elle se décale légèrement pour ouvrir la portière de sa voiture et quelques secondes plus tard, la voilà devant le volant de son bolide. Comme sa vitre est baissée, l'animal en profite pour me faire une menace.
- Tu n'es pas prêt de me revoir dans le secteur.
- Attends, tu veux dire que tu ne reviendras jamais ?
- Exactement.
- Bon débarras !
Et comme pour fêter le moment, je me mets à bondir sur place tout en levant les bras vers le ciel. Excédée, Carla tourne la clef dans le démarreur et une fois que le moteur se met à ronronner, la voiture roule sur les dalles et emprunte le chemin de la sortie.
