Chapitre 69 : Fierté
Quand il ouvrit les yeux, Lucius fut assez surpris de voir un plafond. Tout a fait banal et assez haut. Il avait encore le souvenir du cachot ou il avait passer ses derniers jours. Et puis il réalisa que la pièce ou il se trouvait était plus lumineuse et bien mieux aéré que sa cellule qui sentait le renfermée et l'eau croupie. Il se souvint alors des événements de la nuit alors que son corps se rappelait lui .
Même si tout bien considéré, il était en meilleur forme que ce qu'il aurait imaginé après avoir dans un premier temps été torturé par Voldemort et dans un deuxième temps avoir baigné dans un tel maelström d'énergie magique lors de leur tentative d'évasion. Et encore il ne tenait pas compte du fait qu'il avait bu une potion concocté à partir du sang du Ciboire ! Sa survie tenait du miracle et il ne savait pas qui il devait remercier. Il se souvenait de l'enfant aux yeux vert vif qui lui avait tendu la main. Il se souvenait sans mal aussi du sermon que lui avait fait le garçon, le poussant une fois de plus à prendre ses responsabilités et à accepter de vivre avec les nouveaux choix qui se présenteraient à lui.
Il se rappelait aussi la présence brumeuse du loup qui l'avait protéger ainsi que le gamin de Greyback, mais il était incapable de dire ce que pouvait bien être cette créature et ce même en cherchant parmi toutes les connaissances qu'il avait acquise dans le cadre des recherches qu'il avait effectué pour le compte du Seigneur des Ténèbres. Rien à sa connaissance ne pouvait exister qui ressembla de près ou de loin à cette créature et il était fasciné par l'aura de prestance qui s'en dégageait.
Il tenta de se redresser dans le lit qu'il occupait pour se faire une idée de l'endroit ou il se trouvait. Mais la douleur qui lui vrilla le cerveau quand il tenta seulement de relever la tête de son oreiller le convainquit sans mal de rester sans bouger. Lucius avait l'impression que non seulement sa tête mais que tout son organisme le faisait souffrir. Il ne pouvait pas remuer un seul de ses orteils sans que cela déclenche une douleur aiguë sur tout le trajet de l'influx nerveux jusqu'à sa tête.
En tenant compte de tout ses souvenirs de la nuit passée, avoir mal était une moindre chose et surtout la preuve irréfutable qu'il était encore vivant, ce qui était bien plus qu'il ne s'était attendu et avait espérer lors de leur fuite du Manoir du Seigneur des Ténèbres. Il referma les yeux et soupira. D'après le peu qu'il avait pu voir de la pièce, il se trouvait dans un manoir. Lucius n'avait pas beaucoup étudier l'architecture sorcière mais aucune maison particulière n'avait de plafond aussi haut et de telles arabesques baroques aux encadrements des fenêtres qu'il pouvait voir en tournant légèrement les yeux sur sa droite.
Le bruit d'une porte qu'on ouvre et referme, le froissement du tissus d'une robe qui se rapprochait de là ou il était allongé cela suffisait à lui faire ouvrir de nouveau les yeux et à tourner la tête vers les personnes qui venaient d'arriver à son chevet.
« Ah Lucius, vous voilà réveillé ! » S'exclama une voix qu'il aurait reconnut entre mille et ou le soulagement chassa l'inquiétude quand son regard croisa celui de sa femme. « A quoi avez vous pu penser pour vous lancer dans une opération aussi hasardeuse ! »
Sa femme s'assit délicatement sur le lit, à son chevet et lui saisit une main après s'être penchée pour l'embrasser. Elle le fixait droit dans les yeux, gardant sa main dans la sienne et de l'autre repoussant quelques mèches de ses cheveux qui retombait sur son visage. Lucius la fixait comme s'il voulait graver dans sa mémoire chaque trait de son visage. Elle lui apparaissait plus belle que jamais. Il avait eut si peur de ne pas la revoir, de ne plus pouvoir la toucher, la sentir qu'il en aurait pleurer de joie à la savoir si proche de lui.
Une autre femme se tenait de l'autre côté de son lit et s'activait à l'aide de sa baguette sur lui ou sur diverses flacons. Il fallut un léger temps d'adaptation pour que Lucius reconnaisse la personne qui le soignait.
Pas que Madame Pomfresh ait beaucoup changé depuis leur dernière entrevue, mais il y avait pourtant quelque chose de clairement diffèrent. Elle lui paressait comme plus jeune, plus reposé , comme si elle avait pu d'une manière ou d'une autre se décharger d'une part du fardeau qu'elle avait porté pendant bien trop d'années. Lucius bien que très fatigué et douloureux, était assez éveillé pour ne pas perdre ses bonnes habitudes d'analyses qui lui permettaient de tirer le meilleur partie d'une situation et il ne lui fallut pas longtemps pour faire le lien avec la destitution de Dumbledore dont il avait eut connaissance au Ministère et par les rumeurs qui courraient au sein des Mangemorts. Il n'était pas impossible que l'infirmière ait eut à faire des choses plus ou moins contraire à son éthique sous les directives de Dumbledore et que maintenant que celui ci se trouvait congédié, Pomfresh pouvait enfin agir comme elle l'entendait et s'en retrouvait finalement soulagée et satisfaite. Lucius nota d'en discuter à l'occasion avec la femme, histoire de voir si une alliance ne pourrait pas lui apporter quelque chose.
« Que ce serait peut être notre seule chance » Répondit il contrit de l'angoisse qui perçait encore cependant dans la voix de Narcissa.
Lui fut soulagé de constater qu'il pouvait de nouveau parler et que sa voix bien que fatigué et lasse, lui sembla normale. Il aurait bien demander à l'infirmière de l'école de lui livrer un diagnostique complet de sa santé mais il ignorait ce qu'elle savait et ne voulait pas commettre d'impair en parlant de la potion qu'il avait bu juste avant de s'évader. Pomfresh s'affairait toujours sur lui avec professionnalisme et un sourire encourageant quand Narcissa reprit la parole
« Effectivement, dans votre situation, je pense que vous avez eu raison mais il n'empêche que vous avez pris bien trop de risque inconsidéré. » Reconnut sa femme sur un ton plus ferme et il devina que sous son ton angoissé, vibrait une dose de colère dirigé à son égard qu'il ne comprenait pas et n'estimait pas mérité. Aussi fut-il assez surpris quand elle reprit sur un ton plus sec. « Ni Draco ni moi, n'avons apprécié vos idées suicidaires et votre entêtement. »
Devant le regard noir que lui lança sa femme, il déglutit difficilement. Il n'était pas particulièrement fièr des pensée négatives qui lui avait traversé l'esprit lors de leur folle entreprise d'évasion. Mais sans l'aide et l'intervention des puissantes créatures magiques, il n'y avait aucun doute dans son esprit que sa fin était toute tracé. Quand à ce qu'elle prenait pour de l'entêtement...Il se demandait comment elle aurait bien pu être au courant de ses, comment dire cela sans être trop péjoratif envers soi-même, ses hésitations ?
« Vos hésitations à saisir la main de Dénal aurait pu nous coûter bien plus que votre existence et je ne suis pas certaine que nous aurions pu vous pardonner, que vous ayez survécu ou que vous soyez finalement mort à ce moment. »
Lucius regarda sa femme avec des yeux ronds. Il s'était attendu à beaucoup de réaction de la part de son épouse, mais pas à des reproches. Il avait imaginé, surtout s'il y avait eut du public, des larmes, quelques cris, encore des pleurs, peut être lui aurait elle demander de ne plus partir, de ne plus la laisser, mais pas qu'elle lui reproche de s'être sentit indigne d'être sauvé ! D'ailleurs comment aurait elle pu savoir ce qui le rongeait à ce moment là ? Qui aurait pu lui dire ? C'était impossible, Narcissa ne pouvait pas savoir.
Elle avait prononcer plusieurs fois un prénom qui lui était inconnu et rien qu'à la manière dont elle en parlait, Lucius savait que cette personne, ce Dénal, avait une grande importance pour sa femme et certainement pour son fils. D'après ce qu'elle avait dit, il pouvait déduire que Dénal était l'enfant qui était intervenu pour lui porter secours, mais pourquoi aurait il été raconter leur conversation à sa femme et à son fils ?
D'ailleurs Lucius se sentait triste que son fils ne soit pas présent et il commençait à craindre que ses choix aient finalement eut raison de l'amour que lui portait Draco et il sentit son cœur manqué un battement à cette perspective.
« Encore que par amour pour vous, j'aurais certainement pu vous pardonner, mais ne croyez pas que votre fils en aurait fait autant. » Continua sa femme avec véhémence ce qui eut pour effet de confirmer ses craintes quand au motif de l'absence de Draco et il serra sa main libre sur la couverture pour maîtriser sa souffrance devant ce constat.
« Narcissa, je ne comprend pas ce que vous me reprocher ? » tenta-t-il d'articuler mais il s'arrêta devant les éclairs que lui lançaient les yeux gris de sa femme alors que Pomfresh émettait un petit reniflement de dédain tout en se détournant pour prendre un flacon contenant un liquide vert, avant de le lui tendre avec un geste péremptoire de la tête pour l'inciter à boire.
« Ne jouez pas au idiot, Lucius. Au cas ou vous n'auriez pas remarquez je ne suis pas d'humeur ! Depuis quand un Malfoy est il indigne de quoi que ce soit ?! »
Il manqua de s'étrangler avec la potion à l'odeur nauséabonde qu'il venait d'avaler et qui épaisse et gluante n'était pas des plus appétissante à boire. Il voulu se redresser pour recracher mais l'infirmière le repoussa d'un seul doigt et lui intima de la tête de tout prendre ce qu'il fit non sans grimacer.
Mais cela n'avait finalement que peu d'importance, par rapport aux paroles de Narcissa. Il était intrigué qu'elle en sache autant sur les événements qui s'était déroulé dans le parc du Manoir du Lord. Il se demandait qui avait bien pu l'informer et pire il devait bien admettre que sa façon de présenter les choses était exacte ! Depuis quand un Malfoy s'estimait indigne de quelque chose ? Il rougit et détourna la tête.
« Pour le moment j'en ai fini avec vous, Lucius. » Intervint vivement Pomfresh pour la première fois. « Vos blessures sont en voie de guérison et il vous faudra beaucoup de repos, mais votre vie n'est pus en danger. Je repasserais plus tard pour vérifier et je compte sur vous pour prendre votre traitement sans faire l'enfant ! »
« Ne vous inquiétez pas ! J'y veillerais personnellement. » Reprit Narcissa en souriant à l'infirmière qui lui rendit son sourire et qui commença à s'éloigner. « Merci encore pour votre aide et les soins que vous avez apporté à mon époux et aux enfants. »
« Ce n'était que mon devoir. Je vais retourner à Poudlard. Le travail m'attend là bas. Apparemment une nouvelle délégation vient d'arriver et ils auraient quelques besoins spécifiques qui nécessitent mes compétences»
« Pouvez vous m'excuser auprès des autres pour mon absence et mon départ précipité. Si il le faut, je... » reprit nerveusement Narcissa et Lucius remarqua qu'elle semblait vraiment peiné, comme si la tâche qu'elle avait dû abandonner pour se retrouver à son chevet, était importante pour elle. Et il avait beau chercher dans sa mémoire rien n'avait jamais compté plus pour sa femme que son maris et son fils. En tout cas pas depuis qu'elle avait du faire une croix sur certains membres de sa famille, comme Androméda et Sirius.
« Ne vous occupez pas de cela, Narcissa. Tout le monde comprendra et puis vous ne serrez pas absente longtemps car je crois savoir que les Chimères ont décidé de transférer tout le monde au Manoir dans la soirée. Je crois qu'elles prévoient de faire leur entrée au dîner. Croisons les doigts pour que tous nos invités soient là.»
Narcissa se contenta de hocher positivement la tête alors que l'infirmière, après un dernier salut, s'éclipsait de la chambre de Lucius qui ne comprenait pas grand chose de leur conversation. Devant son air perdu et toujours quelque peu honteux de son attitude passé, Narcissa soupira profondément et déposa un baiser sur ses lèvres le ramenant à la réalité.
« Nous devons parler de beaucoup chose, Lucius. Et puisque selon Pomfresh qui a passé la nuit à vous soigner, vous êtes en assez bon état pour écouter et comprendre même si vous n'avez pas encore la force de vous lever, je vais vous faire un résumé de ce qui nous ait arrivé depuis que nous avons débarqué à Gringotts. D'autres viendront après moi pour vous parler et vous informer de certains changements dans votre condition, mais ils ont eut la délicatesse de me laisser entamer les révélations. »
« Draco viendra plus tard ? » Lança Lucius tout en se mordant la lèvre inférieur. Il redoutait tout ce que sa femme avait à lui dire mais l'absence de son fils était une douleur plus vive que les craintes qu'il avait concernant ce qu'elle lui dévoilerait. La possibilité que Draco l'ait renié lui donnait l'impression de verser de l'acide sur ses blessures et il savait qu'il ne pourrait pas le supporter.
Comme si elle avait sentit son angoisse, Narcissa caressa tendrement sa joue et lui sourit.
« Ne soyez pas sot ! Bien évidemment que Draco va venir vous voir. Il n'a pas pu se libérer pour être présent maintenant dû à des obligations et des engagements qu'il a personnellement pris à l'égard des chimères. Vous comprendrez, après mon récit, que vu la dette que nous avons à l'égard du Tout petit, notre fils est un homme de bien et de devoir comme nous rêvions de le voir grandir. »
Les larmes qu'il avait retenu jusque là. Celles qu'il ne voulait pas verser sur lui même à se savoir encore en vie, à savoir que sa femme malgré sa colère devant le danger auquel il s'était exposé, lui était rendu toujours aussi belle et aimante. Celles là même qui avaient manqué de lui briser le cœur quand il avait imaginé que son fils le rejetait. Elles coulèrent toutes malgré lui, inondant ses joues, baignant la main de Narcissa toujours posée sur sa peau. Et il ne pleurait même pas pour tout cela. Cela aurait pu être assez pour faire pleurer n'importe qui mais ce qui l'avait ému au de là de toute sa résistance, c'était de savoir que son fils était un homme meilleur que lui et il ne pleurait pas de peine mais d'une joie qu'il n'avait jamais crut possible de ressentir un jour.
Narcissa le laissa pleurer quelques instants puis lui tendit un mouchoir. Elle retapa les oreillers derrière lui et l'installa confortablement en ajoutant de nombreux coussins en position demi assise afin qu'il soit mieux installé pour écouter son récit. Elle lui proposa même une tasse de thé qu'il regarda un instant avec suspicion se demandant si une potion n'avait pas été mélangé avec le liquide transparent et ambré qui la remplissait.
Connaissant Narcissa, elle devait avoir très certainement mis quelque chose dedans pour son bien et selon les conseils de l'infirmière. Lucius se résigna finalement à prendre la tasse sachant pertinemment qu'il n'aurait pas le dernier mot. Heureusement pour lui, la boisson même si légèrement amer malgré la pointe de miel qui y avait été ajouté n'avait pas mauvais goût et il la sirota tranquillement en écoutant sa femme.
Il savait que Narcissa et Draco avaient rejoint les servants des Chimères. Augusta le lui avait fait comprendre au Ministère. Ce qu'il ignorait par contre, c'était les événements de Gringotts concernant le rituel qui avait activé l'héritage magique ancestrale de sa femme et son fils. Apprendre que la noble famille Black avait du sang de créature magique fut assez stupéfiant. Découvrir que celui ci avait été activé chez sa femme et son fils le sidéra. Il comprenait parfaitement ce qui avait pousser sa femme à accepter le rituel et il ne lui en voulait pas d'avoir agit de la sorte. Mais étant habitué à analyser et à interpréter les données qu'on lui fournissait rapidement pour en tirer le meilleur partit, il comprit ce que d'autre avait mis plus de temps à réaliser, le monde magique telle qu'il le connaissait était bâti sur des fondations mensongères.
Et la suprématie du sang était une belle gageure ! Il se massa doucement le front en grimaçant. Pas évident d'admettre tout cela d'emblée, mais le récit de sa femme ne lui permettait pas de douter. De plus il arrivait aussi à la conclusion que le but des chimères était de provoquer des changements. Et s'il y avait bien une chose à laquelle un Malfoy ne pouvait pas résister, c'était bien un défi politique. Surtout de si grande envergure.
« Encore une tasse de thé ? » Lui demanda Narcissa interrompant pour la première fois son monologue en voyant la grimace de douleur qu'il arborait.
« Qu'avez vous mis dedans ? » rétorqua-t-il du tac au tac en grimaçant.
« Ce n'est qu'une infusion à base de plante pour limiter la migraine. Il me semblait bien que vous en auriez besoin. » Répondit Narcissa en roulant des yeux devant la moue boudeuse de son époux
« Alors volontiers, très chère car je sens que votre récit n'est pas encore fini, n'est ce pas ? »
« Non effectivement, nous n'avons pas encore atteint le nœud du problème. » Lui sourit sa femme en lui tendant à nouveau sa tasse pleine.
Et il se mit à boire tranquillement sa tasse en écoutant sans l'interrompre la suite du récit de Narcissa. Il devina assez rapidement qu'elle omettait certaines informations. Il la connaissait suffisamment pour percevoir les infimes hésitations dans sa voix quand elle butait sur les mots afin de ne pas lui révéler certains éléments. Mais il ne fit aucune remarque, notant cependant intérieurement les sujets qu'elle n'osait abordé dans leur totalité. Comme l'identité des chimères ou son implication dans le concile qui se préparait à Poudlard.
Lucius devinait pourquoi elle se montrait si secrète même avec lui et loin de s'en fâcher, il était fier de voir sa femme s'en tenir aux règles de sécurité qui avaient dû lui être imposer afin de conserver le secret sur cette réunion de la plus haute importance. Il était même satisfait que son épouse ait pu se faire une place de choix dans le comité organisateur du concile et en y réfléchissant deux secondes, il savait que lui personnellement avait ou aurait d'autre chose à faire que de se pencher sur cette question particulière. Savoir qu'il avait un allié possible dans la place pourrait lui être utile pour plus tard. Encore faudrait-il que Narcissa ne se montra point trop têtu, ce qui malheureusement était un trait de caractère qui avait tendance à s'affirmer chez elle quand le sujet lui tenait à cœur. Même lui doutait d'être capable de la faire changer d'opinion quand elle avait quelque chose en tête.
Narcissa parla longuement aussi de Draco et de ce qu'avait fait leur fils en son absence. Avoir la confirmation que son héritier fricotait bien avec Potter le fit légèrement crisper les lèvres mais devant le regard réprobateur de sa femme il ne fit aucune remarque. Et il comprit rapidement pourquoi son épouse tenait l'adolescent brun en si haute estime et il fut rassurer de se voir confirmer que Potter ne suivait plus aveuglément Dumbledore. Le récit qu'elle lui fit de l'opération qu'avait mené son fils et Potter à Sainte Mangouste, lui rappela qu'il avait toujours secrètement voulu changer les conditions de vie de sa sœur. Par lâcheté, par peur de perdre son statut et plein d'autre raison qui n'avait plus aucune importance maintenant, il n'avait jamais rien fait pour améliorer les conditions de vie de sa sœur et cela l'avait toujours miné au fond de lui. Il soupira. Le monde était en train de changer. Il était en plein bouleversement et s' il n'y prenait pas garde il se ferait emporter par le cours des événements sans rien maîtriser. Sauf qu'un Malfoy ne se laissait pas mener comme un mouton ! Un Malfoy était de ceux qui menaient les luttes et guidait les autres. Sa décision était donc prise et même s'il ne savait pas encore comment il allait s'y prendre, il allait apporter sa pierre à la restructuration du Monde magique.
Elle lui apprit aussi qu'il se trouvait au Manoir des Chimères et que d'autres se trouvait là pour le moment, même si tous ne tarderait pas à quitter les lieux pour se rendre à Poudlard qui deviendrait pour un temps le nouveau quartier générale des Chimères. La présence de Severus parmi les servants ne le surpris pas plus que cela. Il fit la moue en apprenant celle de Sirius Black, mais fut vraiment étonné quand Narcissa lui parla de la meute de Loup Garou. Enfin après réflexion, si Black était dans les parages, il devait être logique d'y voir Lupin mais tout une meute, même si Narcissa avait préciser qu'elle n'était pas bien grande, cela l'avait quelque peu abasourdis surtout quand elle lui confirma qu'ils suivaient tous les anciens préceptes des meutes. Ce qui, quand comme lui, on avait fréquenter les manières de celle de Greyback donnait l'impression de passer du coq à l'âne !
« Je crois vous avoir fait part de l'essentiel. » Termina Narcissa en se levant de son lit.
« Vous ne m'avez pas dit comment allaient les enfants ? »
« Mieux que vous Lucius. Même si leur arrivé les a un peu choqué, ils se reposent dans les chambres qui leur ont été attribué. Seul le jeune Nott a été convoqué par l'Awa du clan tout à l'heure, afin qu'il soit avertis de sa véritable nature.»
« Je ne me souviens pas vraiment de notre arrivée... » Demanda Lucius espérant orienter la conversation sur autre chose que le statut du jeune Nott. Il ne voulait pas déjà aborder le sujet avec sa femme. Il ne voulait pas lui faire de la peine. Même si d'après ce qu'elle avait pu dire un peu plutôt, il était sûr qu'elle savait qu'il avait bu une potion contenant le sang du garçon et que tout comme lui elle en mesurait les conséquences.
« Vous avez transplané dans le Nid. Privilège assez rare et imprévu dans votre cas. Les pauvres petits se sont retrouvé dans le noir observé par le regard imposant et animal des Chimères, je crois que les enfants étaient à deux doigts de la crise de nerf, ce qui vu ce qu'ils venaient de traverser, était plus qu'excusable. » Répondit en riant doucement Narcissa avant qu'un léger frappement à la porte ne l'arrête et qu'elle ne soupire.
« Mon temps impartie vient de se terminer. » souffla t-elle en se penchant vers lui pour déposer un baiser sur les lèvres de son époux. « Il y a temps de chose que j'aurais aimé encore vous dire et il y en a encore tant d'autres que j'aurais aimé entendre de votre part, Lucius, mais avant cela vous devez régler certaines petites choses avec vos prochains visiteurs. »
Elle se releva et lui sourit avant de s'éloigner pour ouvrir la porte sur le jeune Nott et étrangement il était accompagné par la matriarche des Londubat se qui fit froncer les sourcils à Lucius qui s'il s'était attendu à devoir parler à Théodore, ne comprenait pas ce que pouvait bien lui vouloir Augusta.
« Merci de m'avoir laisser quelques instants avec mon époux. Je vous le laisse à présent. Lucius, n'oubliez pas Draco et moi, nous vous aimons ! »
Et elle sortit laissant Lucius quelques peu abasourdi par la scène que venait de leur jouer sa femme. Il était gêné qu'elle ait pu prononcé ses paroles devant des témoins et il ne savait pas si le rouge qui teintait ses joues était dû à la honte ou à la colère pour ce manque de convenance.
« C'était la moindre des choses, Narcissa et cela nous aura permit d'avoir le temps nécessaire pour révéler à Théodore le secret de son sang. » déclara Augusta tout en refermant la porte derrière sa femme avant de se tourner vers lui et de sourire moqueuse en voyant son air gêné. « Ne le prenez pas mal, Lucius, elle ne fait qu'énoncer un fait. »
« Fait que je connais et dont il n'est pas nécessaire de faire l'apologie en publique. »
« Et que vous avez tendance à oublier, si j'en crois les événements de cette nuit. » Insista la vieille femme en prenant place sur une chaise non loin de son lit et en invitant l'adolescent blond à en faire de même.
Lucius grommela dans son menton quelques propos incohérents sur la solidarité féminine avant de se lancer dans une observation plus minutieuse de l'ami de son fils. Théo bien qu'encore fatigué et marqué par ce qu'il avait dû endurer au cours des derniers jours, lui sembla plus reposer et plus serein. A n'en pas douter découvrir la vérité sur le mal qui le rongeait devait y être pour beaucoup, mais il lui semblait qu'il y avait autre chose et il était bien décidé à découvrir de quoi il retournait.
« Avez vous vu Draco ? » Demanda le jeune Nott tout en prenant place à côté de la vieille femme.
« Non pas encore. D'après Narcissa, il aurait quelques petites choses à régler avant de pouvoir me rendre visite. »
Le petit blond sembla déçu de sa réponse mais se contenta d'un simple hochement de tête. Lucius aurait bien abordé avec lui le fond du problème qui les liait l'un à l'autre mais la présence de la vieille sorcière le dérangeait et il ne comprenait pas ce qu'elle faisait là. Il n'avait pas vraiment envie d'étaler sa vie privée devant la douairière.
« Votre fils viendra après nous et effectivement il est occupé à l'heure actuelle à régler les conséquences des événements de la nuit dernière. » Leur confirma Augusta avec un sourire qui tout en se voulant rassurant avait quelque chose de prédateur qui les retint de demander davantage de détails. Pour le moment et à Augusta du moins.
Mais ni Lucius, ni Théo ne comptaient laisser le blond s'en sortir sans une compète explication sur ce qu'il pouvait avoir de si urgent à faire. Parce que cela devait être plus que grave pour qu'il n'ait pas rendu visite à son père, allant contre toute son éducation d'héritier de la famille. Lucius eut un petit soupir d'exaspération, se souvenant que la plus part des principes dans lesquels il avait été élevé et qu'il avait transmis à son fils se basaient sur du faux.
« A ce que j'ai pu comprendre, vous avez en toute connaissance de cause bu la potion créée à partir du sang de Théodore, n'est ce pas ? » Attaqua d'entrée Augusta qui avait bien remarqué que sa présence mettait mal à l'aise Lucius et que celui ci ne savait pas vraiment sur quel pied danser avec elle.
Il déglutit difficilement devant le regard acéré qu'elle lui accorda, hochant la tête pour admettre qu'il savait parfaitement ce qu'il avait bu. Il se demanda aussi si la vieille femme n'avait pas été répartit à Griffondor dans son jeune temps pour attaquer un problème aussi épineux si franchement.
« Bien. Je sais aussi que vous avez des connaissances concernant les chimères. Certainement plus qu'aucun autre sorcier. Mais visiblement ces connaissances ne se limitent pas uniquement à elles ?»
Il acquiesça de nouveau se demandant ou la vieille femme voulait en venir quand il se souvint de ce qu'il avait avoué sous la torture. La loi 27 ! Il devait avertir le plus rapidement possible les chimères de la menace qu'il avait fait pesé sur elles, contre son gré. Vu la démonstration qu'il avait eut de leur pouvoir et de leur détermination, il ne voulait pas prendre le risque de passer pour un traître auprès des créatures. Malheureusement Augusta levant un index, lui intima le silence avant de reprendre la parole.
« Est ce que je me trompe, si j'avance que ces connaissances vous sont plus accessibles depuis, disons, quelques jours, comme si un voile se levait dans votre esprit quand vous voulez obtenir un renseignement de votre mémoire ? Des éléments que vous ignoriez savoir ou qui vous étaient étranger s'inscrivent dans votre esprit quand vous le sollicitez sur un sujet précis ?»
En y réfléchissant, Augusta avait raison, reconnut-il en fronçant les sourcils. Il n'y avait pas prêter attention avec le retour du Seigneur des Ténèbres, mais il devait admettre que depuis la première fois qu'il avait eut la lettre de Greyback entre les mains, sa mémoire semblait mieux fonctionné. Comme si tout avait été scellé et que petit à petit tout lui revenait en mémoire.
« Oui. » Admit-il au bout de quelques secondes de silence introspectif. « Et vous avez une explication pour ce phénomène, je présume, d'où votre présence ici ? »
« Exactement, mon cher, mais ne soyez pas pressé et faisons les choses dans l'ordre, voulez vous ? Maintenant que je sais à quoi m'en tenir, vous devez régler certains détails avec le jeune Nott. Dans un premier temps. Par la suite vous et moi aurons une discussion sur vos nouvelles responsabilités. » Révéla la vieille sorcière en souriant plus franchement sans aucune once d'ironie.
Lucius sentit un frisson lui parcourir l'échine devant le regard franc et lumineux que lui accordait la grand mère de Neville sans sourciller. Il connaissait le veille femme et sa réputation de femme de fer. Il avait dans l'idée que Narcissa et elle avaient déjà lancé leur propre révolution et il ne souhaitait pas se trouver du côté adverse. Il ignorait encore ce qu'elle voulait exactement de lui et il n'arrivait pas à décider si cela serait un bien ou un mal. Tout ce qu'il comprenait à l'instant, c'était que d'un manière ou d'une autre, il était lié magiquement à partir de maintenant à la douairière de la famille Londubat.
Bien que son taux d'énergie magique soit au plus bas, il pouvait sentir sa magie pulser en lui et autours de lui au même rythme que celle de la vieille femme. C'était déstabilisant mais certainement pas autant que de savoir que votre vie était entre les mains d'un gamin de seize ans , amis de votre fils et que vous connaissiez à peine.
« Il a été convenue avec mes Seigneurs que je serais le témoin de moralité neutre de votre entretien. Raison pour laquelle nous réglerons notre affaire, après celle qui vous concerne tous les deux. » Reprit la sorcière en les regardant tour à tour droit dans les yeux pour s'assurer qu'ils avaient bien compris le degré officiel que prenait leur conversation. « Êtes vous prêts ? »
« Oui madame. » fut le premier à répondre Théodore en serrant les poings sur ses cuisses et en baissant légèrement la tête quelque peu gêné par la situation.
« Oui. » Répondit enfin Lucius aussi fermement qu'il le pouvait espérant redonner ainsi à l'adolescent suffisamment de confiance en lui pour qu'il le fixe à nouveau sans peur et sans honte.
Théodore se mordilla la lèvre inférieure, lança un regard en coin à la vieille sorcière qui l'encouragea d'un hochement de tête. Il soupira et releva son menton, regardant Lucius mais ne pouvant fixer son regard dans celui du père de son ami.
« Tout d'abord, je dois vous avertir que j'ai beaucoup de mal avec les obligations dû à mon statut. C'est tout nouveau pour moi et j'ignorais ce que cela impliquait de laisser mon sang dans une potion. Si j'avais eut la moindre idée des conséquences que cela aurait pour vous, je n'aurais jamais accepter de vous en donner une. Cependant je suis conscient qu'il nous aurait été alors impossible de nous échapper. »
« Je partage votre analyse de la situation et je vous certifie que j'ai bien bu cette potion en connaissance de cause ! » Répéta Lucius pour en convaincre le gamin qui grimaça, visiblement pas complètement convaincu.
« Pourquoi ? C'était vous condamner à mort ! Pire, puisque votre âme aurait été réduite au néant ! Pourquoi prendre ce risque ? »
Visiblement la personne qui avait expliqué au jeune homme ce qu'il était réellement, n'avait pas hésité et lui avait parlé franchement de ce qui relevait de sa responsabilité. Lucius ne doutait pas que c'était la meilleure solution, il regrettait simplement que l'ami de son fils culpabilise à son sujet alors qu'il avait agit en toute connaissance de cause.
« Si par mon sacrifice, je pouvais vous permettre de vous échapper, était la seule pensée cohérente qui me soutenait à ce moment. »
« C'est ridicule ! » s'exclama Théodore serrant encore plus les poings et croisant à nouveau le regard de Lucius et se retenant visiblement de ne pas bondir de sa chaise. « Et parfaitement égoïste comme comportement ! »
« Vous n'êtes pas le premier à me le dire, jeune homme, même si Narcissa et la jeune chimère y ont mis plus de forme. »
« Vous imaginiez peut être que je vous laisserais mourir ? Ou que je souhaiterais votre mort une fois en sécurité? Comme celle de tous ceux qui ont goûté à une potion crée grâce à mon sang ? Imaginez vous le carnage, si je lançais cette malédiction ! ?»
Lucius pâlit. En buvant il savait ce que cela impliquerait mais il n'avait pas réaliser que cela n'impliquait pas que lui. Enfermé comme il l'avait été dans un cachot, il n'avait pas vraiment eut à se préoccuper de qui avait pris la place de Severus pour fournir les Mangemorts en différents potions. Et maintenant il commençait tout juste à comprendre le massacre que se serait si effectivement Théodore lançait le pouvoir de dévastation du Ciboire.
Quelqu'un d'aigri et poussé dans ses derniers retranchements aurait certainement trouvé que c'était un moyen efficace et définitif de se débarrasser du Lord sombre. Lucius aurait mentit s'il avait nié que cette idée ne lui avait pas parut sûre et attirante. Son esprit cependant avait rapidement échafaudée les avantages et les inconvénients de ce plan. Et parce qu'il savait aller plus loin que les premières évidences, il savait que cette idée aussi plaisante soit elle, avait un prix. Un incommensurable prix moral qu'il ne voulait pas voir un adolescent de seize ans porter seul.
En un sortilège Théodore Nott pouvait mettre fin à la guerre. Théodore pouvait anéantir l'ennemie, car il savait tout comme Lucius que tous les suivants du Lord et peut être même le Seigneur des Ténèbres lui même, avaient bu une potion contenant son sang et qu'il avait le pouvoir de les détruire. De les tuer. De les envoyer au néant ! Un massacre unilatéral dont le garçon serait le seul responsable et qui malgré ses souffrances, ne pouvaient envisager de tuer ses parents et ceux de ses amis et parfois même ses propres camarades de sang froid ?
Peut être pas mettre un terme à l'existence de Voldemort tant qu'il lui resterait des horcruxes. Lucius fronça les sourcils d'où lui venait cette information ? Il avait le sentiment d'avoir toujours su pour l'existence de ses fragments d'âmes du Seigneurs des Ténèbres. Comme s'il était capable d'assembler enfin les pièces d'un puzzle qui jusque là était resté inachevé et qui maintenant lui apparaissait clairement. Il regarda Augusta qui se contenta de hocher la tête et de l'invité à se concentrer sur Théodore ce qu'il fit en notant dans un coins de son esprit de reparler de cela ainsi que de la loi 27 avec la vieille femme qui lui semblait occupée une place particulière au sein du Clan des chimères.
« Excusez mon jugement hâtif, je n'avais pas pris connaissance de l'ampleur de la situation. » soupira-t-il en plongeant son regard dans celui de Théo.
« Je ne souhaite la mort de personne. » Déclara l'adolescent. « L'Awa du clan que j'ai rencontré m'a assuré que ce n'était pas ce que l'on attendait de moi et cela m'a soulagé. Il a même précisé que les vampires préféreraient régler cela d'un autre manière, mais que j'aurais le temps d'en discuter avec eux plus tard... »
« Je suis du même avis, même si je crains que les Vampires ne voient pas d'un bon œil le traitement qui a été le votre jusque là et qu'eux n'aient pas vos scrupules à mettre un terme à certaines existences qu'ils jugeront nuisible. »
« Tant qu'ils ne les tueront pas, je ne suis pas contre un peu de souffrance. Loin de moi l'idée de les laisser s'en tirer sans qu'ils payent » Reprit le garçon en haussant les épaules.
« Je partage votre point de vue. » Marmonna Lucius sachant pertinemment qu'il était parfois plus cruel de laisser vivre et souffrir plutôt que de tuer rapidement.
«Bien vous voilà parvenu à un accord donc ? » Intervint Augusta en claquant dans ses mains pour attirer leur attention.
« Un accord ? » Répéta Lucius surpris.
« Oui » Répondit le jeune Nott sans tenir compte de l'interruption de Lucius. « Même si cela ne s'est pas fait dans les règles et dans l'ordre, je crois que nous sommes parvenue à un accord. »
« De quoi parlez vous ? »
« Et bien, pour faire simple Lucius, je crois que vous êtes le premier a qui Théodore reconnaît la légitimité. » Résuma Augusta avec un sourire d'une oreille à l'autre.
« Pardon ! C'est... » Balbutia Lucius.
C'est impossible allait être ses premières paroles mais tout comme il avait su que la malédiction du Ciboire ne tuerait pas définitivement le Lord à cause des Horcruxes, il savait que ce n'était pas les mots les plus adaptés à la situation et surtout à l'honneur que lui faisait le jeune Nott. Effectivement maintenant que sa mémoire s'activait, il savait que comme l'avait dit Théodore, rien ne s'était déroulé dans le bon sens.
Selon la tradition dans un premier temps, il aurait du présenter lui, Lucius, une requête puis faire ses preuves et enfin goûter à la Coupe vivante. Là autant dire qu'ils avaient tout fait à l'envers ! Et ce n'était pas rien de le dire puisque Lucius n'avait même pas demandé à être choisit. Mais il comprenait l'honneur qui lui était fait et comme le lui avait si bien fait remarquer sa femme qui était il pour le refuser ! ? Un Malfoy n'a pas à refuser les honneurs , il doit juste s'en montrer digne et fier.
« C'est un honneur que de vous apporter mon expérience et mon soutien. » furent finalement les paroles qui s'échappèrent de sa bouche alors que Théodore souriait et qu'Augusta riait elle plus franchement.
« Lucius, mon ami, ceci étant réglé passons au dernier points qui concerne votre nouveau statut. » Lui ordonna la vieille sorcière d'une voix claire ou chevrotait encore un reste de rire.
Lucius en la regardant droit dans les yeux fut pris d'un effroyable doute. Il avait la très nette impression de s'être fait manipuler par la vielle femme et d'avoir surmonter une épreuve qu'il ignorait passer. Elle l'avait laisse se débrouiller avec le gamin pour analyser ses réactions et vérifier quelques chose qu'elle était encore la seule à savoir.
Impossible qu'un esprit aussi retord, soit sortit de Griffondor ! La matriarche du Clan Londubat cachait bien son jeu, mais il était impossible selon lui qu'elle soit une rouge et or.
« Donnez moi votre main »
Machinalement il la tendit. Elle s'en saisit et remonta sa manche révélant la marque des ténèbres.
Elle eut une mou de dégoût mais ne dit rien . Elle demanda à Théodore de l'aider à remonter la propre manche de sa robe ce qui révéla un tatouage bien diffèrent mais qui avait une signification dans l'esprit de Lucius dont la mémoire s'était mise à travailler à vitesse ultra rapide lui donnant l'impression d'être bombardé d'image et d'émotion qui ne lui appartenait pas. Bien trop! Bien trop vite! Assommé par tout ce qui lui traversait l'esprit il n'essaya même pas de se débattre et laissa Augusta agir à sa guise.
Mais quand elle relâcha son étreinte, il n'y avait rien qu'elle ne sut à propos de ce clan de Chimère qu'il ne partagea.
« Vous serez mon héritier, Lucius. Tout ce que je sais, vous le découvrirez bientôt. Vous serez le prochain Gardien de la Tradition orale. Pour établir le lien, je ne vous ais transférée que ce qui concerne ce clan, car c'était le plus urgent pour vous. »
« Merci pour cette considération, Madame. Ma tête va explosé... »
« Reprendriez vous du thé ? » suggera la vieille femme avec un sourire entendu
« Volontiers. » répondit Lucius avec un sourire crispé en voyant que sur son bras se trouvait toujours la marque des Ténèbres, il avait espéré y découvrir le même tatouage que celui d'Augusta.
« Ne vous inquiétez pas ! Cette marque infâme finira par disparaître si vous continuer à vous montrez à la hauteur de nos espérances. » Lui assura Augusta en lui tendant une tasse de thé qu'elle avait pris soin de réchauffer.
Et pour la première fois de sa vie, Lucius fit confiance à la paroles qui lui était donné et il se promit de tout faire pour mériter d'être digne de ce nouvelle honneur qu'on lui accordait et qui lui permettrait de laver son nom. Et surtout de se montrer digne de son fils.
A suivre...
Voila le dernier chapitre de l'année, le ton est un peu different mais j'espère que vous aurez passé un agréable moment entre ses lignes! Merci encore pour votre soutien et à tous! Tous mes meilleurs vœux pour la nouvelle années! A bientôt!
