Chapitre 74 : Festin d'introduction
Le moins que l'on pouvait dire en entrant ce soir là dans la grande salle de Poudlard était que les elfes de maison s'étaient surpassés. Tant dans la disposition des tables que par les décorations qu'ils avaient apportées aux murs et aux tables. Aux murs, de précieuse tentures donnait un air chaleureux à la pièce et le plafond s'était paré d'un magnifique ciel étoilé ou scintillaient toutes une myriade d'étoiles. Des lustres suspendus par magie et à bonne hauteur finissait de donner à l'éclairage de la grande salle à manger, un aspect chaleureux et conviviale.
Et tout cela étonnamment, selon Percy, avec un goût et un raffinement des plus remarquable. Les couleurs choisies par les elfes de maison accentuait le côté festif et cérémonieux que Funestar avait voulu donner à ce premier dîner. Une première que le jeune homme ne se souvenait pas avoir déjà vu lors de sa scolarité, chaque table était ornée d'une nappe unie qui n'était pas sans rappeler les couleur des maisons de Poudlard ,du rouge au vert, chatoyant et irisé de reflet accentuant l'effet de fluidité du tissus. Sur chaque table la nappe était de couleur différente donnant l'illusion d'un arc en ciel tant le dégradé de nuance des couleurs choisie se mariait bien ensemble pour donner l'illusion d'une continuité. Les serviettes étaient disposés en éventail dans les verres. Leur couleurs unis elle aussi étaient assortie à celle de la nappe mais dans un ton plus soutenu et foncé.
Pour ce premier repas officiel durant lequel les ambassadeurs seraient pour la première fois mis en présence les uns avec les autres, Funestar et la directrice avaient voulu faire les choses en grand et n'avaient pas hésité à mettre les petits plats dans les grands. L'agencement des tables avait été un casse tête. Impossible de laisser les tables comme elles étaient séparé habituellement. Pour la bonne marche du concile, il fallait que les différents ambassadeurs puissent se voir et interagirent les uns avec les autres sans sentir la moindre barrière entre eux. Ils firent donc un immense cercle qui occupa le cœur de la pièce. Ne voulant pas que les accompagnateurs des ambassadeurs, que leur rôle soit purement administratif ou concerne la sécurité de l'ambassadeur, se sentent exclue et mis à l'écart de ce dîner d'introduction, il leur avait fallut compter large. Très large. Sans oublier les aurors et le personnel de l'école qui se trouvait et qui participait à l'organisation du concile.
En fait ce dîner marquerait l'ouverture du concile et d'après le message que leur avait fait parvenir Severus, les chimères comptaient bien faire leur entrée au cours du dîner ce qui ajoutait une pression supplémentaire sur les épaules des organisateurs surtout qu'elles avaient demandé à ce que leur présence reste un secret pour le moment et que le professeur de potion n'avait pas précisé quand exactement les chimères comptaient arriver. Ce qui avait tendance à rendre nerveux le langue de Plomb.
Percy soupira en jetant un coup d'œil à Funestar qui était plongé en pleine discussion avec un elfe de maison à propos du repas lui sembla-t-il. A première vu le calme et l'enthousiasme mesuré dont faisait preuve le langue de Plomb pouvait donner l'impression qu'il était parfaitement détendu. Illusion bien entendu maintenue par le masque affable que le châtain avait réussi à garder toute la journée, apposé sur son visage alors que les délégations étrangères faisaient leur entrée à Poudlard et que les complications commençaient à s'accumuler les unes après les autres. Chaque point avait été soigneusement étudié et des solutions avaient été proposées et ce à la plus grande satisfactions des ambassadeurs et de leur suite.
Prenant pitié du pauvre elfe qui malgré sa patience devait s'interroger sur la santé mental du sorcier lui faisant face et qui lui demandait pour la cinquantième fois en moins de dix minutes si tout était prêt dans les cuisines, Percy attira l'attention du langue de Plomb en lui demandant de venir le rejoindre devant l'entrée de la grande salle. Sans perdre de temps le langue de Plomb s'approcha toujours souriant, l'elfe en profitant pour disparaître sans un bruit.
« Je me demande comment vous faites pour sourire de cette manière depuis ce matin...Et comment faite vous pour que votre expression reste crédible et sincère ? » questionna le jeune Weasley admiratif de l'attitude professionnel de son supérieur.
« Question d'habitude, mon cher. Les rond de jambes cela me connaît au ministère et même si ma langue est acéré je sais quand me taire. Quand à l'expression sincère, c'est parce que je le suis tout simplement. Ce concile est un événements historique qui rentrera dans les annales de notre histoire et je ne tiens pas à y laisser une mauvaise trace de ma personne. Es tu prêt toi aussi à entrer dans l'histoire ? » Lui répondit le langue de Plomb en l'observant d'un regard critique et évaluateur.
Visiblement ce qu'il voyait le satisfaisait et Percy se racla la gorge pour cacher sa gêne et préféra orienter la conversation sur un autre sujet.
« Tout est prêt et disposé comme vous le souhaitiez. Chaque chaise porte un sort d'identification ainsi personne ne pourra commettre d'impair. Le nom et les qualités de chaque convives devraient être visible au dessus de leur tête le temps que tout le monde se souviennes de l'identité de chacun. Pour ce qui est de la barrière de la langue, nous avons eut déjà l'occasion de vérifier que les sortilèges de traduction sont en place et efficace. »
« Bien, je pense que les invités ne vont pas tarder à descendre, j'ai demandé à ce que des rafraîchissements soient proposé en attendant que tout le monde ne soit présent et installé. Je devrais peut être m'assurer que la consigne est bien passé. » continua Funestar en hochant la tête sans vraiment détourner son attention de l'allure de Percy avec un regard satisfait.
« Ne vous en faîte pas ! Les elfes savent ce qu'ils ont a faire et votre attitude risquent de les rendre nerveux. » soupira le rouquin de plus en plus embarrassé.
« Peut être oui. » Marmonna le langue de plomb tout en jetant un coup d'oeil sceptique à sa robe de sorcier et en arrangeant les plies.
« Je tenais encore à vous remercier pour m'avoir fournit cette robe de cérémonie. J'avoue que je n'avais pas pensé que ce genre de vêtement serait utile un jour et je ne disposait de rien de présentable pour une tel occasion. Et je n'avais pas le temps d'aller faire les boutiques. » Termina-t-il avec une grimace à l'idée de faire du shopping.
Percy n'avait vraiment pas pensé avoir besoin d'une robe de cérémonie. Il n'avait pas prévu que Funestar voudrait qu'il assiste à ce dîner. Au grand dam du langue de plomb, le jeune Weasley se voyait toujours comme un petit secrétaire du ministère. Comme un simple gratte papier subalterne, mais Funestar avait une tout autre image du roux et il comptait bien mettre à jour l'homme de pouvoir qui se trouvait derrière le regard embarrassé que lui accordait Percy a cet instant. De plus même si avec son salaire, il avait pu refaire une petite partie de sa garde robe pour s'accorder au standing du ministère, le jeune homme n'avait pas estimer devoir sacrifier une part de son salaire pour l'achat d'une robe de cérémonie luxueuse. Il n'y avait donc rien de convenable dans son armoire pour une soirée comme celle-ci. Heureusement Funestar avait apparemment tenu compte de cette possibilité et lui en avait fourni une. Et pas n'importe quoi et qui par le plus grand des hasards s'accordait parfaitement à celle que portait le langue de Plomb.
« Ce n'est pas grand chose, Percy ! Penser à toute les éventualités et les nécessites est l'apanage des grands hommes et comme souvent une tête ne suffit pas pour penser à tout, ils ont une deuxième tête qui pense à ce genre de détail pour eux. »
« Vraiment ? » rit le jeune roux. « Je crois que vous vous moquez monsieur, je ne suis pas important à ce point... »
« Pas encore, pas encore Percy mais je compte bien y remédier. » Répondit énigmatiquement le langue de Plomb faisant rougir le jeune homme.
« Arrêtez de le taquiner, Funestar . Tout ce que vous y gagnerez c'est à le rendre nerveux. Pire peut être à le faire fuir et ce n'est certainement pas ce que vous voulez, n'est ce pas ? » Les interrompit la voix amusée de Minerva MacGonagall
Ils se retournèrent d'un seul homme vers la directrice qui venait de faire son entrée au bras de Mélissandre. Fumseck sur l'épaule de la directrice émis une trille joyeuse qui chassa l'embarra qu'éprouvèrent les deux hommes aux sous entendu de la vieille femme. Elle émit un petit rire et marmonna quelques mots au phœnix que seule Mélissandre put entendre et qui étira les lèvres de la jeune fille d'un sourire légèrement moqueur.
Toutes les deux portaient des tenues de cérémonies sorcières aux armoiries de l'école. La robe de Minerva avait une coupe un peu plus austère que cela de la fille de Rusard mais leurs robes les mettaient toutes les deux magnifiquement en valeur et en soulignant leur beauté naturelle.
« Si vous promettez de cesser de vous moquer de moi et de rire à nos dépend, madame, je m'engage à me tenir correctement et à éviter tout mauvais esprit au cour de ce dîner. » Déclara Funestar avec une légère inclinaison du buste en direction des deux femmes.
« Je promet sans hésiter, mon cher ami, même si je ne parierais pas que vous réussissiez à garder votre mauvais esprit de côté tout au long de ce repas. » Continua Minerva sur le même ton.
« Je crois que vous avez raison. Je ne pourrais certainement pas m'empêcher de fouiner et de mettre mon nez partout au cour de cette soirée, mais je me garderais autant que faire ce peut de me montrer trop curieux et discourtois. »
« J'ai confiance Funestar. Je sais que vous avez conscience de l'importance de cette réunion tant sur la plan politique que sur le plan des relations internationales et sur les possible débouchés économiques que cela offrira à notre pays. Après tout vous êtes, Percy et vous les seuls représentants fiable du Ministre et de notre gouvernement. »
« Nous en avons parfaitement conscience, madame et si vous saviez comme je regrette de ne pas pouvoir museler Ombrage ou la tenir à l'écart du dîner. Je n'aurais pas imaginer qu'elle continue à s'accrocher ainsi après que nous ayons démasqué Skeeter. »
« Elle doit avoir compris qu'elle n'a pas sa place ici et qu'elle n'y a aucun ami et pourtant elle s'accroche comme une moule à son rocher. » Marmonna avec aigreur Melissandre.
« Très jolie métaphore, Melissandre mais ne perdez pas de vue que pour elle défendre les intérêts de Fudge passe par un certain nombre de sacrifice. Elle se croit investit d'une mission et tant que cela sera le cas, elle ne lâchera pas. »
« Au moins nous l'avons sous contrôle pour le moment. » Assura Percy qui savait le souci qu'Ombrage causait dans les plans bien huilé du langue de Plomb.
« Gardons un œil sur elle et veillons à ce qu'elle ne manque de respect à personne. Je lui ais rappelé que tous ici avait un statut différent et supérieur au sien. » soupira Funestar. « Mais je ne mettrais pas ma main à couper qu'elle ait tenu compte de cette information. »
« Je la garderais à l'oeil et si elle fait le moindre écart, je la musellerais. » Décréta Melissandre sans trace d'hésitation et avec une pointe d'anticipation qui ne laissait aucun doute sur les intention réelle de la fille du concierge quand à la manière dont elle réglerais le problème.
Funestar hocha la tête tout comme Percy et Minerva. Un silence complice s'installa entre eux quelques secondes jusqu'à l'arrivée des invités suivants qui se trouvèrent être Bill et la délégation gobeline au complet. Connaissant l'engouement des gobelins pour la ponctualité, il n'était pas étonnant que ceux ci se montre pile à l'heure et arrivent les premiers. En dehors de Bill et du hiérarche Scalbeck, la délégation se composait de trois autres gobelins de rang inférieur et chargé du secrétariat, mais aussi de la protection de leur hiérarche.
Le groupe s'avança pour accueillir leurs premiers invité avec les égards qui leur étaient dû et leur salutations, tout comme celles auxquelles ils avaient eut le droit en arrivant à Poudlard, firent plus que bonne impression sur les gobelins qui appréciaient par dessus tout le côté protocolaire et officielle que cela conférait à leur accueil. Et point non négligeable de leur point de vue, cela annonçait aussi que les sorciers leur accordaient le respect qui leur était dû en tant que nation du monde magique. Au moins ces sorciers là n'avaient pas complètement perdu leur sens de l'honneur et quelque part cela rassurait les gobelins qu'il exista encore des personnes d'honneur et digne de respect parmi les sorciers anglais. En même temps ils n'étaient pas surpris. Ils savait tous que parmi les sorciers se trouvaient un frère de Bill et ils avaient espérer que le cadet ait les même qualité que l'aîné et visiblement ils n'avaient pas été déçu.
« Des rafraîchissements vont vous être serait pour vous faire patienter jusqu'à ce que l'ensemble des convives nous retrouve pour le repas. » Déclara Funestar en invitant d'un geste ample de la main à s'installer, alors qu'un elfe apparaissait avec un plateau chargé de verre bien rempli.
« Délicate attention, monsieur, surtout que nous le savons tous, les français ne sont pas vraiment familier avec la notion de ponctualité. » rit doucement Scalbeck ce qui donnait à son visage une expression pour le moins étrange.
« Déjà à nous critiquer, Vieux Radin ? » S'exclama la voix musicale de la Dame Vouivre avec une note amusée.
Tous levèrent les yeux pour saluer les nouveaux arrivants. La délégation française au complet se tenait devant eux et tous avait revêtu leur plus belle tenue de cérémonie. La dame qui dirigeait le groupe de Français portait une simple robe unis moulant parfaitement son corps. Le lamé vert dont elle était faite donnait l'impression d'une seconde peau et ressemblait à la peau d'un reptile. Comme bijou, elle portait son escarboucle qui luisait de mille feux sous les lustres de la grande salle. En tant qu'héritier, Fleur et ses amis portaient tous des tenues adaptées à la famille qu'ils représentaient. Si les deux garçons portaient un costume à col mao de couleur sombre, seul Aurèle portait par dessus une robe sorcière d'un bleu lumineux ou une cascade était stylisé dans le dos. François n'en portait pas et son tatouage apparaissait à la base de son col. Les trois jeune filles portaient des robes de soirée dons les ton dégradés étaient assortie à celles des robes sorcières qu'elles portaient. Verte pour Ysaure, grise pour Sibel et Dorée pour Fleur.
Tous se saluèrent rapidement d'un signe de la tête avant que le hiérarche ne réponde sur le même ton amusé à la dame.
« Ne le prenez pas mal,mon amie. Mais c'est presque un fait établis de manière historique. »
« Peut être » Minauda la vouivre. « Vous remarquerez alors combien nous sommes prêt à faire un effort. »
« Je pense plutôt que vous connaissant, madame vous avez une petite idée derrière la tête. » Répondit le gobelin en affichant une expression qu'il ne prenait généralement que lorsqu'il se trouvait à régler une affaire lié aux intérêts de la banque.
« Vous me connaissez fort bien mon ami » souligna la Femme avec un petit hochement de tête alors que sa voix se faisait plus suave et qu'elle fixait Bill. « Je voulais juste une confirmation et peut être trouverons nous le temps d'avoir une petite discussion en tête à tête, vous et moi, monsieur... »
« Weasley, madame, William Arthur Weasley et j'en serais enchanté mais je crois tout de même préférable d'attendre que nous soyons tous réunis pour avoir le genre de conversation que vous envisager. »
« Oh ! Un autre doit nous rejoindre ? » Demanda La dame en fronçant le sourcils.
« Oui et il me semble impolie de tenir cette conversation alors que nous sommes si prêt de son sanctuaire. »
« Effectivement, pardonnez mon impulsivité mais nous n'avons pas souvent l'occasion de nous retrouver et j'ai peur que dans les jours à venir nous manquions de temps pour discuter de nos particularités. » S'excusa la femme en comprenant que Bill faisait allusion à la forêt qui bordait Poudlard. Elle avait bien sentit depuis son arrivée, la présence d'une pierre cœur.
« Sans vouloir me montrer impoli » Intervint Funestar avec une pointe de curiosité qui n'échappa à personne. « J'aimerais que soit vous nous donniez plus de détails sur le sujet de votre conversation, soit que vous vous concentriez sur un sujet que nous pourrions tous aborder. »
« On reconnaît le diplomate en vous, Funestar ! » Rit doucement la vouivre. « Mais je comprends et donc nous allons parler de banalité pour le moment même si je crois que vous savez de quoi nous voulons nous entretenir. »
« C'est fort possible, madame » Répondit le langue de plomb en haussant les épaules. « Mais je ne suis pas du genre à étaler toutes mes cartes d'entrée de jeux. »
« C'est certain ! Un esprit retord comme le votre prend le temps de tout calculé à l'avance. » Lança une voix grave alors que de nouveaux ambassadeurs faisaient leur entrée dans la grande salle.
Funestar eut un petit soupir crispé en voyant l'homme de grande taille vêtu d'une riche robe de sorcier mordoré s'avancer vers lui avec dans son regard aussi noir que la nuit une lueur d'intérêt qui l'avait toujours mis mal à l'aise.
« Seigneur Shallassan, ce n'est pas vraiment le lieu pour me peindre de manière aussi catégorique. » S'exclama Funestar en secouant légèrement la tête.
« Mais ce n'est que la vérité et pas un des ambassadeurs qui vous connaît n'en doutera, vieil fripouille. » reprit le grand homme à la peau sombre en donnant une tape amical commensurable dans le dos du langue de Plomb qui trébucha en avant.
Percy se mordit la lèvre. Il n'aimait pas la familiarité qu'il sentait présente entre son supérieur et l'ambassadeur, tant dans leurs gestes que dans leur paroles. A l'arrivée de la délégation du monde magique d'Afrique, représentant le berceau du zenith, il avait bien remarqué la complicité entre Funestar et ce seigneur. Et pour être honnête avec lui même il avait du reconnaître la pointe de jalousie qui avait aiguillonné son cœur, même s'il n'arrivait pas à se décider si cette jalousie était personnelle ou professionnelle. En même temps, Percy savait qu'il ne faisait pas vraiment le poids, en face d'un mage élémentaliste. Un des derniers et un des gardiens de la magie des origines. Et cela ne concernait pas simplement le niveau de puissance ou de connaissance. Non l'homme était beau charismatique et il dégageait une aura de sagesse avec lesquelles le jeune Weasley ne se sentait pas de lutter.
Percy sentit une main se poser sur son épaule et se retourna pour faire face à son frère aîné qui lui souriait et lui indiqua de la tête l'un des membres de la délégation accompagnant Shallassan et qui semblait aux prises avec les mêmes sentiments que lui mais concernant la proximité de Funestar avec l'ambassadeur. Il sourit à son tour hochant la tête. Il vit le dernier membre de la délégation, un homme qui ressemblait au Seigneur Shallassan tenté la même approche que venait de faire Bill avec lui mais le jeune homme brun au teint olive se dégagea d'un mouvement colérique de l'épaule avec un certain dédain.
Percy soupira. Ce type serait peut être une source de souci. Il devrait le garder à l'oeil et surveiller que son comportement n'ait pas de fâcheuse conséquences sur le déroulement du Concile. Il remarqua que Melissandre avait plissé des yeux et fixait le jeune homme avec intensité mais que la fille de Rusard n'était pas la seule à l'observer. Une des françaises, Sibel si sa mémoire des noms ne lui jouait pas de tour, observait tous les convives et leurs interactions. Il réalisa que dans ce genre d'événements observer les attitudes et les comportement instinctifs de chacun pouvait en dire long sur les personnes qui se trouvaient réunit et pourrait leur fournir les bases sur lesquels appuyer leur argumentation pour les convaincre de soutenir leur décision.
La conversation avait continuer entre Funestar et l'élémentaliste à laquelle s'était jointe le hierarche, pendant que La dame et Minerva discutaient de leur côté d'un tout autre sujet . Bill avait apparemment entreprit de lier connaissance avec les autres membres de la délégations française. Un elfe de maison passa entre eux avec un plateau de rafraîchissement. Percy se choisit un verre d'une boisson sans alcool et s'intéressa à la conversation de son frère et des adolescents.
« Alors si vous me permettez cette curiosité, mais sachant que vous êtes des Weasley, j'aimerais que vous me donniez des nouvelles de Harry » Demanda Fleur quand les présentations furent faites en jetant un regard en biais à Percy. « J'ai fait sa connaissance l'année dernière lors du tournois et je sais que le Ministère n'est pas tendre avec lui... »
« Malheureusement personnellement je ne sais pas grand chose. Hormis le fait qu'il se trouve auprès des Chimères et qu'apparemment il serait un de leur servant. » Répondit Bill à mi voix.
« C'est déjà plus que ce qu'a pu me dire Hermione tout à l'heure! » soupira la jeune fille. « S' il est en leur compagnie je pense que tout va bien pour lui. Elles l'aideront »
« Vous en semblez convaincu ? » questionna Percy qui lui avait bien vu de ses yeux combien les chimères tenait à Harry. L'image de la punition infligé à Ron au Terrier était encore très net dans son esprit. Mais il se demandait comment la française qui finalement n'avait encore pas vu les chimères pouvaient se montrer si sur d'elle.
« Ce qui a été infligé à Harry est inadmissible et les chimères ne laisseront pas ceci passer. » assura Fleur.
« Comment savez vous ? » Questionna Percy qui n'avait réaliser le calvaire qu'avait été l'enfance de Harry que tardivement et encore peut être n'aurait il rien vu si les jumeaux ne lui avait pas tout expliqué ce fameux jour au Terrier. Lui qui avait crut accomplir ses devoirs de préfet comme il fallait était tombé de très haut et encore une fois il se demandait comment il aurait fait pour continuer à avancer si Funestar ne lui avait pas secouer les puces en lui assurant que l'important était de savoir ce qu'il allait faire à partir de maintenant. Il était trop tard pour changer quoique ce soit pour Harry mais maintenant qu'il savait, Percy mettait un point d'honneur àce que cela ne se reproduise pas.
« Ne croyez pas avoir l'exclusivité concernant les enfants né de moldu qui subissent des maltraitance dans leur famille quand leur magie se révèlent. La nature humaine est ainsi et la bêtise dans laquelle elle baigne chez certain ne s'arrête pas au frontière. Malheureusement. » répondit François alors que son lézard rampait sur sa joue droite pour disparaître de l'autre côté de son visage.
Au ton employé par l'adolescent, Percy comprit que le garçon parlait en connaissance de cause. Funestar lui ayant fait la leçon sur tous les ambassadeurs, il savait que François appartenait à une confrérie qui n'existait qu'en France et qu'il était facile à identifier grâce à leur tatouage. Contrairement aux anglais qui dénigrait leur cracmol et les considérait au mieux comme des inférieurs, les français avaient accordé aux leurs un statut particulier et leur rôle était tout aussi important et influent que celui des sang pur français. L'un des devoirs de la confrérie de la Salamandre était de veiller sur les enfants montrant des signes d'éveil à la magie. Mais ils avaient bien d'autres devoirs et surtout plus de contact avec les personnes moldu influentes de leur pays.
« Je n'ai pas cette prétention mais j'aimerais savoir comment vous pouvez être certains que Harry a été maltraité... » Insista Percy.
« Et bien Fleur nous a beaucoup parler de lui. » Intervint à son tour Sibel . « Et François et moi savons assez bien reconnaître les signes de maltraitance que la plus part du commun tant à ne pas voir ou accepter de voir. »
Percy fixa la jeune fille. D'après ce que lui avait dit le langue de plomb, il s'agissait d'une sang pur dont la famille avait de grande disposition pour la magie mentale. Le regard gris qu'elle posa sur lui le fit frissonner mais il lui sourit en hochant la tête.
« Je pense que les échanges que nous aurons au cours du concile nous apporterons beaucoup et que nous y trouverons tous un bénéfice. » Lança Ysaure en souriant affablement histoire de changer de sujet de conversation.
« Je partage cette vision des choses. » Assura Bill. « On a toujours à apprendre des autres. »
« Enfin...Quand on veut bien y mettre un peu de bonne volonté... » Marmonna Aurèle en tournant la tête vers les portes ou venait d'arriver Dolorès Ombrage accompagné des trois aurors.
Elle portait un tailleur rouge carmin qui devaient la serrer aux entournures. Sa robe du Magenmagot aussi sombre que la nuit faisait ressortir le rouge vif de sa tenue et la rapetissait davantage qu'il n'était nécessaire. Les aurors autours d'elle portaient pour Maugrey et Kingsley des costumes simple sur la robe officielle des aurors du ministère avec leurs décorations. Quand à Tonks qui avait elle aussi sa robe d'auror portait en dessous une robe de soirée en lamé noir. Pour l'occasion elle avait coloré ses cheveux en brun avec quelques mèches rouge, doré et argent comme pour rappeler les couleurs des Chimères.
Ombrage s'avança et s'immisça dans la conversation du groupe qui se trouvait près de Minerva et qui en plus de la Dame vouivre et Melissandre, comptait maintenant Scalbeck et l'homme ressemblant à Shallassan.
« Bien évidemment nous avons tous nos moutons noirs, même si à première vu vous avez réussi à laisser les votre à la maison. » Plaisanta Bill.
« Détrompez vous ! Si on en croit certains membres conservateurs de notre gouvernement, nous sommes tous des moutons noirs et notre place n'était pas ici. Ils craignent vraiment que nous n'ayons pas le comportement souhaité. » Minauda Sibel avec ironie.
« Le concile nous dira s'ils avaient tord ou raison. En attendant mon opinion est qu'il est impossible que d'aussi belles demoiselles ne soient pas à la hauteur de leur tache. » Répondit Bill du tac au tac ce qui fit sourire et légèrement rougir les trois jeune filles.
« Aurèle. »
« Oui, François ? »
« Rappelle moi qui nous faisait la leçon ce matin quand à nos méthodes de séduction dépassée ? Parce que je crois que ces dames sont en train de céder du terrain face à un compliment si bien tourné qu'il aurait pu sortir de ma bouche. »
« Ce doit être le charme de l'inconnu, l'étranger à l'accent charmeur. » Répondit Aurèle avec un clin d'œil à Bill dont le sourire s'agrandit mais il dû garder sa réplique car une nouvelle délégation faisait son entrée.
Les ambassadeurs du berceau du couchant, représentant le continent américain aussi bien du nord que du sud n'étaient tout comme les élémentalistes, que trois. Deux femmes et un homme. Percy quand ils les avaient accueillit quelques heures plutôt avait été assez surpris par leur franchise et leur assurance. Il lui avait donnée l'impression d'arrivé comme en pays conquis et cela ne lui avait pas particulièrement plu. La plus jeunes des ambassadeurs devait avoir l'âge de Bill et l'autre femme devait avoir celui de sa mère . Toutes les deux portaient des robes de soirée très décolleté sans aucune robe sorcière ce qui d'après ce qu'avait compris Percy n'était qu'un simple pied de nez aux traditions réactionnaires des vieilles nations magique.
La plus jeune arborait un tatouage mais loin de ressembler à celui de François, le tatouage tribal runique qui ornait tout le bras droit de la jeune femme scintillait de pouvoir. Et cette effronté capricieuse avait fait caprice sur caprice depuis son arrivée et malheureusement pour eux, elle était le leader de sa délégation et suivant les consignes de Funestar tous s'était plie en quatre pour répondre à ses exigences qui étaient aller d'avoir toujours une corbeille de fruit frais dans sa suite à parfumer l'eau de son bain avec des sels de bain provenant d'une grande parfumerie française. Bref Morgan Estrella Vanquish était une enquiquineuse et l'autre femme dont Percy avait oublié le nom ne valait pas mieux abondant toujours dans le sens de sa supérieur.
Quand à l'homme, il était assez difficile de lui donner un âge, mais sa chevelure blanche disait clairement qu'il était le plus âgé du groupe. Il était très effacé par rapport aux deux femmes et n'avait pas décroché plus de deux mots depuis son arrivée. Funestar en les voyant avait légèrement tiqué. Le langue de plomb les connaissait et il avait avoué à Percy quand ils avait eut un petit moment de libre dans l'après midi, ne pas être en très bon terme avec eux. Enfin tout du moins avec les deux femmes.
La délégation n'avait pas fait trois pas dans la grande salle, avec toujours pour les deux femmes cette attitude de conquérant qui faisait crisser les dents de Percy, qu'entrèrent à sa suite, les derniers ambassadeurs. Les vampires et leurs intendants firent une entrée plus que remarqué dans la grande salle qui se retrouva plongé dans un profond silence consterné.
Si Les organisateurs savaient qui devait se présenter au dîner, ils avaient gardé l'identité des autres convives secrètes ce qui expliquait pourquoi découvrir que les vampires étaient venu eux aussi stupéfiait l'ensemble des convives. Car depuis plus de deux siècles, les vampires ne se mêlaient plus des histoires du monde magique. C'était un peu comme s'ils avaient coupé les ponts avec les sorciers. Alors les voir rassemblé avec eux dans la même pièce assurait à chacun des participants que ce concile marquerait l'histoire et que les accords qui pourraient en découler feraient non seulement avancer leur carrière et leur apporterait renommée et gloire, mais rentreraient dans les annales et qu'on en reparlerait certainement pendant des siècles.
« Et bien quel charmant accueil ! » s'exclama le plus jeune des vampires. «Notre beauté vous laissent sans voix ? »
« Tug, cesse tes enfantillage. » Marmonna la femme vampire en lui marchant discrètement sur la pointe du pied tout en s'avançant au bras de son intendant vers Minerva.
« Excusez nous pour ce retard, j'espère que nous ne vous avons pas fait attendre plus que les convenances ne l'exige. » S'adressa-t-elle à la directrice qui lui sourit.
Apparemment si la délégation du berceau du couchant jouait la carte de la modernité faisant fit des convenance et de la politesse, les vampires quand à eux semblaient prêts à respecter les règles des mondanités.
«Il n'y a rien à excuser, madame. Vous n'êtes pas en retard. Mais maintenant que nous sommes tous là, je vous prierais de bien vouloir tous gagner votre place afin que le dîner puisse commencer et que nous puissions faire connaissance. » répondit Minerva après un léger hochement de tête pour la vampire blonde qui le lui rendit avec un sourire satisfait.
A suivre...
Disons que ce chapitre sert d'introduction a beaucoup de chose et que j'ai du pour le rendre digeste le couper en deux, donc la semaine prochaine vous assisterez à la suite de ce banquet qui marque l'entrée en scène de tous les ambassadeurs et des possibles interactions entre eux! J'espère que vous apprécierez et que vous passerez un agréable moment dans ce chapitre! bien evidemment pour ce qui se passera probablement après comptez sur moi pour vous surprendre et tenter de vous prendre a contre pied^^
Merci encore et toujours pour votre soutien et vos encouragements!
