Chapitre 77 : Chasseurs.

« Je regrette de devoir quitter Poudlard sans pouvoir faire quoi que ce soit pour les élèves que la Magie vient de libérer du sort de compulsion. » Marmonna Harry après un soupir résigné.

« C'est toi qui veut nous accompagner, dans cette chasse aux Horcruxes, Harry ! Moi je préférerais effectivement que tu restes ici ! » Lui répondit Sirius, tout en enfilant une robe de sorcier qui ressemblait à celle des aurors en un peu plus perfectionné.

Même si elle était plus légère et plus résistante de par les protections qu'avait posé dessus Ialon et Max qui étaient les plus doué dans ce domaine. Elle avait aussi des poches intérieures contenant tout un arsenal de potion aussi bien pour se défendre, se cacher, se soigner, ou même pour créer une diversion. Harry portait la même ainsi que Max qui était le dernier à les accompagner dans cette expédition. Elle n'avait pas vraiment de couleur ou de motif défini. A première vue, on l'aurait vue d'un brun sombre, mais elle avait un charme particulier qui une fois activée permettait de se fondre dans le décors, ce qui était un avantage non négligeable quand on voulait progresser sans se faire remarquer.

Accroché à leur ceinture, ils avaient tous les trois un étuis contenant une dague spécialement enchanté par le Marcheur d'Ombre pour détruire les horcruxes. La garde de chaque arme était gravé de rune de puissance. Sur le manche brillaient des pierres précieuses, un mélange de diamants et de saphirs. La lame en elle même était ondulé et longue de bien quinze centimètre. Dessus était écrit une incantation qui libérait le sortilège capable de détruire l'objet maudit quand elle l'atteindrait.

Il avait fallut beaucoup de discussion pour limiter le nombre de personne composant ce groupe d'intervention, aux trois personnes présentes actuellement dans le grand hall de l'école et Harry avait dû surtout s'imposer pour que tous lui accorde le droit de venir. Même Ialon et Alyd s'ils comprenaient ses motivations, auraient préféré qu'il reste dans les parages où ils auraient pu garder un œil sur lui. Le golem n'était pas à l'abri du danger et avec les attaques des Mangemorts qui avaient reprit, Harry avait comme une cible gravé sur son front. Cependant aucun de leurs arguments n'avaient put le convaincre que sa place ne se trouvait pas parmi ceux qui s'étaient porté volontaire pour détruire les autres Horcuxes du Seigneur des Ténèbres.

Après cela, il avait fallut convaincre, Draco, Angus et d'autres que leur présence n'était pas nécessaire même si tout le monde semblait se croire indispensable pour régler le problème des horcruxes. Le seul argument qui fit lâcher la question au Serpentard et à son promis fut quand ils eurent la certitude que c'était bien le golem qui partait en chasse et non pas la plus jeune des Chimères sous son ancienne apparence.

Ce qui avait fait lever les yeux au ciel à Dénal devant tant de sollicitude. Bien évidement, Dénal était connecté à son golem et il n'ignorait rien de ce qui se passerait dans le groupe d'intervention. Mais s'il arrivait que le golem par la plus grande des malchances soit détruit, la partie de lui qui s'y trouvait reviendrait automatiquement auprès de l'esprit de Dénal. Tout ceux qui ignorait que Harry et Dénal étaient une seule et même personne, pourraient croire à la mort de Harry mais aucun de ceux qui savaient ne se laisseraient leurrer et serait soulager que la chimère soit sagement resté à Poudlard. Harry était un peu gêner de laisser croire à son parrain qu'il se mettait en danger en les accompagnant, celui ci ignorant toujours la vérité.

« Je dis juste que cela m'ennuie de ne rien pouvoir faire pour eux. » Répondit l'adolescent en se mettant à marcher en direction des grandes portes rapidement suivit par les deux adultes. « D'après le dernier rapport que Pomfresh nous à fait, Ron et Ginny sont parmi les plus mal en point. Malgré leur attitude, qui peut s'expliquer en partie par la présence du sort, je m'inquiète pour eux. »

« En partie. » Répéta Max et devant l'air ahuris de Sirius et le froncement de sourcil de Harry, il précisa. « Le sort de compulsion explique comme tu l'as dit en partie leur attitude. Je crois que malheureusement pour eux que Dumbledore a su voir une faille dans leur esprit et qu'il s'y ait installé. Renforçant certains aspect négatif de leur personnalité. »

Harry soupira. L'explication de Max se tenait. Elle n'avait rien de très réjouissante mais il était tout à fait possible qu'elle soit exact. Aux dernières nouvelles, Ron et Ginny étaient toujours dans le coma alors que Hermione et les amis de Draco commençaient à donner des signes de réveil. Cela ne faisait qu'un jour et deux nuits depuis que la magie avait levé la malédiction, la plus part des élèves de troisième année toutes maisons confondu s'étaient réveillé. Comme presque tous les serpentards et Serdaigles de quatrième et cinquième année. Les sixièmes années semblait être les plus touché peu importait leur maison et leur origine.

« Oui c'est logique . » Reconnut Harry. « Il était prêt à tout pour me garder sous son contrôle, même à manipuler mes amis et à les retourner contre moi si je devenais gênant. »

« Il n'y a rien que tu puisses faire pour eux Harry. » finit par déclarer Max d'un ton d'évidence qui pinça le cœur du griffondor

Le brun acquiesça lentement de la tête alors qu'ils marchaient tous les trois en directions des limites des barrières magiques de l'école pour transplaner. Il savait que rester, en dehors de le protéger, n'apporterait rien de bon aux deux malades. Il était sûrement la dernière personne que Ron voulait voir à son chevet et s'inquiéter pour lui.

Quand à Ginny. Harry grimaça. Il ne se sentait pas à l'aise avec le regard que lui lançait la plus jeune des Weasley. Il y avait quelque chose de dérangeant dans ses yeux. Il n'arrivait pas à définir quoi exactement mais cela lui donnait des frissons. Il avait pourtant l'habitude maintenant de gérer l'admiration aveugle que lui vouait certains sorciers, ou sorcières, mais ce n'était pas ce qu'il lisait dans l'expression du visage de Ginny. Il ne savait pas ce que cela était mais n'était pas spécialement pressé de le découvrir. Quand il en avait un peu parler avec Sirius, celui ci avait assuré qu'il s'agissait d'amour. Harry lui n'en était pas convaincu.

Ils avancèrent en silence un moment, chacun dans son coin ressassant des insultes et des prières de tortures toutes allant contre l'ancien directeur. Mais ils avaient une tâche importante à accomplir et ils devaient rester concentré. La chasse aux Horcruxes n'étaient pas quelque chose qu'on pouvait pratiquer en dilettante.

Grâce à Lucius et avec les éléments que Sirius et Rémus avaient recueillit en enquêtant pour Dumbledore, ils avaient put rassembler suffisamment d'informations et d'éléments pour découvrir quels objets ou bien créatures avaient pu être sous l'influence d'une part abandonnée de l'âme du mage noir. Ils avaient put localiser les différents Horcruxes et avaient décidé de détruire dans un premier temps ceux qui se trouvait hors de leurs atteintes sans cependant prendre trop de risque. Il en restait quatre à détruire.

Ils savaient que l'un d'eux était caché à Poudlard. Personne de mal intentionné ne pouvant s'en emparer, ils avaient donc décidé de s'occuper en priorité de ceux se trouvant à l'extérieur avec l'objectif de les détruire avant que le seigneur des Ténèbres n'ait l 'idée de les récupérer.

A Poudlard, ils devaient mettre la main sur le diadème de Serdaigle mais hormis les légendes et quelques rumeurs tout le monde ignorait où le bijoux était caché dans les murs de l'école. Rémus qui restait sur place, pour négocier avec Aïnara et Victor la future place des loups garou dans les différents pays qui étaient représenté au concile, leur assura qu'il mènerait son enquête et que s'il trouvait quelque chose, il les préviendrait. Mélissandre lui avait promit son aide.

Nagini le serpent qui ne quittait que rarement le Sombre Lord ,en était un lui aussi, mais il était périlleux voir suicidaire de penser pouvoir l'atteindre. Donc ne restait de disponible et d'urgent selon leurs estimations, la coupe que le Lord avait demandé à Bellatrix de cacher et la bague qui selon leurs recoupements sur le passé de Voldemort et les indices qu'ils avaient regroupé au cours des deux dernières années devait se trouver dans le fameux cimetière ou le Lord avait repris forme humaine. Harry n'était pas particulièrement pressé d'y retourner. Il se souvenait en détail de ce qu'il s'y était passé et n'avait aucun hâte à revoir l'endroit ou Cédric était mort et ou il avait bien faillit y passer lui aussi.

Principale raison pour laquelle, ils avaient décidé dans un premier temps de se rendre là ou Bellatrix avait pu cacher la coupe de Poufsouffle en espérant qu'elle y serait en sécurité et ce même s'il lui arrivait quelque chose. Il n'y avait pas eu d'hésitation quand il avait fallut définir l'endroit qui conviendrait le mieux. Rapidement la banque de Gringotts s'était imposé. Avec les voûtes familiale et le goût des gobelins pour la protection des richesses que contenait ceux ci, il n'était pas compliqué d'en conclure que la cousine de Sirius n'avait pu la mettre que dans sa voûte.

L'ennuyeux dans tout cela bien évidemment c'est qu'ils ne pouvaient pas s'introduire dans le coffre de Bellatrix. Les gobelins étaient redevenu stricte, depuis la formation du clan chimère,sur les mesures de protections des biens individuels et sur la justesse et la régularité des transactions de compte à compte. Ce qui était une bonne chose en soit mais leur avait quelque peu compliquer la tâche pour trouver une solution légal, ou du moins qui ne leur mettrait pas l'administration de la banque à dos !

Heureusement pour eux, le hiérarche extérieur Scalbeck n'avait pas tergiverser trop longtemps pour leur accorder une aide qui si tout se déroulait bien leur éviterait de franchir les limites de la légalité avec les administrateurs de la banque. Cependant en tout honnêteté, les trois sorcier avaient admis devant lui que si par un quelconque coup du sort, il ne pouvait s'emparer simplement de la coupe, ils utiliseraient tous les moyens disponible à leur disposition.

Scalbeck avait vivement fait entendre son mécontentement et Harry avait ainsi enrichit son vocabulaire d'insulte, mais il n'avait rien objecter et les avaient même avertit d'être prêt à en payer le prix. Sirius, Max et Harry avaient juré et prêter le serment qu'avait demandé le gobelin en contre partie des informations qu'il allait leur donner afin de contourner la loi. Ce serment les empêcheraient de révéler ce qu'il allait leur dire à qui que ce soit et leur imposerait de ne pouvoir utiliser la vieille règle complètement tombé dans l'oubli qui allait les autoriser à entrer dans le coffre de Bellatrix, uniquement pour le bien d'autrui et non à des fins personnel.

Une fois les exigences de Scalbeck satisfaite, celui ci leur avait parler de la loi qui se nommait d'un tire long et barbare : Droit de regard du patriarche familiale en cas de menace d'un membre de la famille contre celle ci. Cette règle donnait droit au chef de famille de regarder dans les voûtes des autres membres de la famille afin de s'assurer que rien qu'elle ne contenait ne pouvait nuire ou porter préjudice au nom de la famille. Petit bémol cela ne leur donnerait accès qu'au coffre personnel de la cousine de Sirius et pas a celui qu'elle avait en commun avec son époux.

Narcissa et Sirius qui était ceux qui connaissaient le mieux Bellatrix avait certifié qu'elle ne pouvait pas avoir mis ailleurs que dans sa voûte de famille, l'objet précieux que lui avait remis en personne le Lord. Fier et Orgueilleux comme était les Black, elle ne pouvait pas avoir partagé la responsabilité de la coupe avec son époux.

Donc en ce matin ensoleillée d'Août, ils avaient tous les trois rendez vous à Poudlard avec l'intendant Wereck sur recommandation de Scalbeck et étrangement de Bill Weasley.

Enfin cela n'avait parut curieux qu'à Sirius. Les deux autres étant parfaitement au courant du rôle que remplissait l'aîné des Weasley auprès de la banque et de la Magie. Mais l'animagus n'avait pas posé de question estimant qu'il y avait plus urgent que de s'interroger sur le pourquoi comme un bon Griffondor qu'il était. Il aurait bien le temps de s'en inquiéter plus tard.

Après avoir transplané sur le chemin de Traverse, ils descendirent l'avenue peu fréquenté à cette heure matinale ou les commerce commençait à peine à ouvrir. Ils prirent cependant quelques précautions pour passer inaperçu jusqu'à leur entrée dans la banque. Ce n'était pas le bon moment pour que les journalistes de la Gazette de sorcier ou les envoyés du ministère, ne tentent de les retenir pour leur soutirer des informations.

Sans encombre, ils pénétrèrent dans la banque et se présentèrent au premier guichet ou un gobelin les accueillit avec leur amabilité légendaire. Accueil qui se réchauffa quelque peut quand il mentionnèrent avoir rendez vous avec l'intendant de la banque et qu'ils montrèrent leur lettre de recommandation. Le guichetier descendit de sa chaise et les invita à le suivre d'un geste de la main.

Les trois sorciers suivirent le gobelin au travers des méandres des couloirs de Gringotts, jusqu'au bureau de L'intendant Wereck. Harry observait avec curiosité tout ce qu'il voyait. Il n'avait jamais eut l'occasion de se rendre dans cette partie de la banque et admirait le travail des décorations qui ornaient les murs. Les tapisseries étaient si belle qu'on les aurait crut animé d'un vie propre.

Le gobelin frappa à la porte d'un bureau et après leur avoir demander de patienter quelques instants entra dans la pièce pour les annoncer. Il revint assez rapidement pour les guider vers Wereck qui se leva de son fauteuil et vint leur serrer la main.

« Merci de nous recevoir, Intendant Wereck. » Déclara Sirius qui se souvenait de cet endroit.

Il était déjà venu dans ce bureau quand il avait dû aider Narcissa et Draco. Si à l'époque on lui avait dit, qu'il partagerait un objectif commun avec la famille Malfoy, il aurait envoyé l'individu à Sainte Mangouste pour se faire examiner, mais il devait reconnaître que les trois Malfoy avaient plus que démontré leur bonne foi et leur engagement envers le clan chimère.

« C'est moi qui suis ravie de pouvoir vous aider même si ce que vous nous demandez, n'est pas conventionnel. » Répondit l'intendant après avoir serré la main de Max et les avoir inviter à s'asseoir sur les fauteuils qui se trouvaient non loin de son bureau.

« Le hiérarche Scalbeck nous a expliqué la procédure et je pense qu'il vous ait informé sur notre détermination... » continua Sirius en fronçant légèrement les yeux.

« Bien évidemment. Nous ne pouvons pas dire que nous apprécions les menaces et l'épée de Damoclès que vous posez sur nous, mais nous comprenons cependant que cela soit nécessaire pour le bien du monde sorcier. »

« Nous savons nous aussi que vous faites le maximum de concession pour nous aider à parvenir à un accord. » Intervint à son tour Harry en souriant à l'intendant.

Sirius fut assez surprit de voir la réaction du gobelin au propos de Harry. Non seulement l'intendant parut soulagé, mais Sirius était près à parier avoir vu les joues du gobelin se teinté de rouge sous le compliment de son filleul. Et s'il ne se trompait pas, il y avait un éclat supplémentaire dans les yeux de la créature, un éclat de reconnaissance et de fierté. Autant dire que jamais auparavant il n'avait vu un gobelin affiché ce genre d'expression devant un sorcier. Encore moins devant un adolescent qui n'avait du mettre les pieds dans la banque qu'un nombre réduit de fois. Et plus étrange encore, il ne s'agissait pas de n'importe quel gobelin, Wereck était l'équivalent du directeur et du plus haut responsable de la banque et il ne se laissait pas impressionner si rapidement par les paroles d'un sorcier aussi sincère que soit celui ci.

Mais tout comme ses questions à propos de Bill Weasley, il mit tout ce la de côté quand Wereck reprit la parole.

«Nous partons donc sur de bonne base, pour établir un bon contrat et nous allons entrer dans le vif du sujet des à présent si vous le souhaitez. »

«Bien entendu, nous vous écoutons. » Répondit Sirius avec tout le formalisme dont il était capable ce qui fit sourire Harry et Max.

« Donc il a été établis de part votre naissance et votre sang que vous étiez le patriarche de la maison Black. Nous avons procédé aux vérifications d'usages lors de votre première visite après votre libération non conventionnelle d'Azkaban. » Reprit Wereck en consultant des parchemins qui se trouvait devant lui. « Malheureusement à l'époque vous avez refusé de demander la bénédiction de vos ancêtres vous permettant d'accéder à tous les pouvoirs d'un chef de famille. Ce n'était pas un problème en soit à l'époque vu que cette procédure était tombé dans l'oublie et n'était plus pratiqué par les grandes familles sorcières. Mais dans le cas présent, nous ne pouvons exécuter votre demande d'accéder au coffre de votre cousine qu'à la seule condition que vous ayez été admit par vos ancêtre pour occuper cette fonction de plein droit. »

L'animagus lâcha intérieurement toute une bordée de juron, en maudissant sa malchance qui semblait le poursuivre et en se demandât comment il allait pouvoir expliquer la situation au gobelin.

« Dis lui simplement la vérité et puis un peu de nerf que diable ! Tu ne va pas te défiler ! T'es un griffondor, nom d'un chien !» L'invectiva la petite voix qui l'avait guidé jusqu'ici et qui s'avérait être celle de l'Awa du clan chimère.

« Je comprend. » Répondit Sirius en grimaçant sous les remarques de Ialon. « Malheureusement aucun de mes ancêtres ne me donnera cette bénédiction ! »

« Et pourquoi ? » Demanda le gobelin surpris alors qu'Harry et Max échangeaient un regard inquiet. L'idée de passer au plan B ne les enchantaient pas, appréciant vraiment les efforts des gobelins pour respecter les lois primordiales de la Magie.

« Tout simplement par ce que je me suis toujours rebellé contre les principes et les coutumes de la famille Black. Même si j'ai désormais ouvert les yeux sur certaines choses, il n'en reste pas moins que je ne partage pas leur point de vue ! »

« Cela va donc poser problème. Cependant il faut pourtant que vous gagner leur confiance. Le rituel en lui même ne prend pas beaucoup de temps mais c'est la procédure et nous nous sommes engagé à suivre les règles. Nous ne pouvons faire d'exception aussi juste que soit votre cause, aussi bien fondé que soit votre demande, si vous n'avez pas les pleins pouvoirs sur la famille Black nous ne pouvons pas vous aider. » Expliqua le gobelin d'un ton triste mais ferme.

« Je peux essayer de les convaincre. Si je ne tente pas l'impossible, je risque de le regretter et je ne veux pas laisser passer une opportunité que tout se passe bien entre vous et nous. » Décida Sirius après un court temps de silence ou il avait peser le pour et le contre.

« Bien dit ! Une attitude digne d'un futur chef de famille. Avec ça on arrivera à faire quelque chose de toi ! »

Sirius aurait bien demandé à la chimère d'arrêter de se moquer de lui mais l'entendre plaisanter à ses dépend le soulageait. C'était assez curieux comme réaction mais pourtant vrai et il devait reconnaître qu'elle lui avait manqué un peu les remarques sarcastiques de l'aînée des chimères. A le voir, Sirius n'aurait jamais pensé que l'Awa puisse parler de manière aussi franche et dans un style si fleuri, mais une fois sa surprise passée, il devait admettre qu'il appréciait que l'aîné du clan le traite comme un vieil ami.

« Bien » Répondit Wereck en regardant l'animagus avec reconnaissance et admiration.«Nous allons vous faire boire une potion qui vous mettra directement en contact avec les anciens maître de la maison Black. Vous allez perdre connaissance et au réveil vous aurez certainement plus qu'une migraine mais si vous réussissez l'anneau du chef de famille se placera à votre majeur droit et nous pourrons continuer. »

«Entendu » fit Sirius légèrement tendu.

Harry posa une de ses mains sur l'épaule de son parrain et lui lança un regard confiant qui permit à l'animagus de se détendre légèrement.

« Installez vous confortablement dans le canapé. Je vais chercher la potion. » Déclara Wereck en sortant de son bureau alors que Sirius se levait du fauteuil ou il était assis pour aller s'asseoir sur le sofa qui occupait le fond de la pièce.

Harry et Max le suivirent et s'installèrent l'un sur l'accoudoir ou Sirius reposa sa tête, alors que l'autre prenait place à l'opposé. Le jeune sorcier qui se retrouvait avec la tête de son parrain sur les genoux lui accorda un nouveau sourire confiant qui réchauffa le cœur de l'animagus. Celui ci n'était pas vraiment ravie de devoir affronter ses ancêtres mais il n'avait pas d'autre choix. L'idée de cambrioler la banque était une alternative qu'il refusait d'envisager tant qu'il existait une possibilité de faire autrement. Sirius devait beaucoup aux gobelins depuis qu'il s'était échappé d'Azkaban. Sans eux il n'aurait jamais pu récupérer les pouvoirs des Changeurs. Il leur devait bien cette réunion de famille aussi déplaisante soit elle pour lui.

Wereck revint avec la potion et la lui tendit. Il s'en saisit d'une main légèrement tremblante. Sirius soupira et avala le contenu du flacon d'une traite en grimaçant car le goût comme pour toutes potions , était particulièrement infect. Il ne se passa rien pendant quelque seconde puis il se sentit étrangement las et compris qu'il ne pouvait pas lutter contre le sommeil qui le prenait. Il entendit comme provenant de très loin et comme étouffé par des murs imposants la voix de l'intendant qui marmonnait une incantation dans une langue gutturale qui devait être sa langue maternelle d'après les souvenirs qu'en avait l'animagus.

« J'aurais voulu pouvoir t'accompagner, mais l'au de là du voile m'est interdit. Je sais cependant que tu n'a rien à craindre et que tu sauras remplir ta mission haut la main. » Lui murmura dans son esprit la voix de Ialon et Sirius fut vraiment surpris mais heureux de sentir la confiance que plaçait la chimère en lui.

Il eut le sentiment d'être léger et de flotter. Puis rapidement il eut la sensation d'être aspiré, comme quand on utilisait un portoloin. Aucun de ses sens ne fonctionnait durant cet étrange voyage ou il eut vraiment l'impression d'être retourné dans tous les sens. Quand ce fût fini et bien qu'il se sente encore désorienté par ce transport non conventionnel, il examina la pièce ou il se trouvait. Il ne se souvenait pas avoir mis les pieds dans un endroit pareil auparavant.

Devant et tout au tour de lui, il y avait des murs en pierre et aucune porte ou ouverture. Au centre de la pièce il y avait un grimoire sur un support en bois ouvragé qui n'était pas s'en rappeler à Sirius le blason de sa famille. Même si les sculptures dans le bois étaient quelque peu différentes de celui qui ornait la tapisserie familial.

Sur le socle, il y avait bien les deux chiens, deux lévriers rampants et le bouclier, mais pas de chevron. Les deux animaux se faisaient face de chaque côté de l'écu. L'épée était bien présente aussi mais elle se situait au dessus du bouclier, à plat et la pointe dirigé vers la droite. Il n'y avait pas les deux étoiles, mais trois lunes représentant chacune un moment précise du cycle lunaire. Les premier et le dernier quartier et la pleine lune. Il comprit que la présence de la lune faisait référence aux Changeurs. Pas qu'ils subissait l'influence de l'astre nocturne mais parce qu'elle changeait tout comme eux de forme.

Quand à la devise familiale, elle aussi se trouvait être différente. Sirius fronça les yeux en s'approchant du lutrin ou elle était inscrite encadrant le grimoire qui se trouvait ouvert sur le support. L'animagus fixait les mots cherchant à comprendre ce qu'impliquait les différences entre ce qu'il avait toujours connu et ce qu'il avait sous les yeux à l'heure actuelle. Il était écrit dans le bois vernis : « Toujours pur et droit. »

Dans ce qu'il avait retenu de l'histoire familiale, « toujours pur » était la devise des Black depuis aussi loin qu'il s'en souvienne. D'où sortait ce « droit » ? Et est ce que la devise avait bien le sens qu'on lui avait enseigné ou avait elle été détourné au fils des siècles ? Ce qui ne serait pas vraiment étonnant quand on savait les dérives qu'avaient imposées les sorciers aux règles primordiales de la magie. Il soupira, ignorant si toutes ses différences entre la réalité et ce qu'il avait devant les yeux, était un bon point en sa faveur ou non.

« T'inquiète pas, grand frère. C'est plutôt un bon signe pour toi. » Déclara une voix provenant de derrière lui et qui même s'il ne l'avait pas entendu depuis ce qui lui semblait être une éternité, lui était impossible d'oublier.

Il ne fut pas vraiment surpris de se retrouver face à Régulus, son petit frère. Sirius ouvrit la bouche et la laissa béer sentant toutes les questions qu'ils avaient toujours voulu poser à son frère se presser dans sa gorge prête à l'étouffer. Régulus devant sa tête se mit à rire d'un son clair et cristallin qui Sirius s'en aperçu tout de suite, lui avait manqué. Son petit frère n'avait pas vraiment changé depuis la dernière fois qu'il l'avait vu.

« Comme je suis celui qui était le dernier chef de famille nommé et reconnu, c'est à moi qu'incombe la tâche de te tester. Mais rassure toi cela ne sera qu'une formalité et je sais que le temps t'es compté. »

« Une formalité ? Mais j'ai commis tant d'erreurs ! J'ai tant de question à te poser, tant de chose à me faire pardonner où à éclaircir avec toi, Père et mère. Pas que j'aurais changé d'opinion pour Le lord sombre, mais vous n'aviez pas tord sur tout et j'ai vraiment été un ingrat et un adolescent stupide qui s'est laissé embrigadé par un vieux fous et... Je sais ce que tu as fait et pourquoi tu es mort ...»

« Du calme, Sirius » riait encore Régulus en regardant son frère avec indulgence. « Tu n'es pas le seul à avoir commis des erreurs. Tout comme toi j'ai fini par ouvrir les yeux et par faire ce qui était juste. C'est ce que nous a appris ce grimoire qui est la mémoire de l'histoire de notre famille.»

Regulus tapotait du bout des doigts le livre imposant qui se trouvait sur le pupitre ouvert à une page vierge. Sirius s'en approcha et jeta un coup d'oeil et put lire le récit des dernière minutes qu'il venait de vivre et le début de sa conversation avec son frère.

« LesBlack a leur mort passent tous par cette pièce et lisent le grimoire et plus d'un est tombé des nues en lisant les faits qui y sont relaté. Père et Mère entre autre. Si tu savais la colère qui a secoué notre mère quand elle a compris que les coutumes sang pur auxquelles elle avait crut toute sa vie n'étaient que mensonge ! »

« J'imagine et excuse moi mais mes oreilles sont plutôt satisfaite d'avoir échappé à cela. »

A nouveau, Régulus sourit avant de reprendre avec toujours autant de sérieux.

« Moi aussi j'ai commis des erreurs et même si j'ai essayé de réparer les plus importantes de mon vivant, je sais que cela ne peut être suffisant. »

« Le médaillon ? »

« Oui même si je n'ai pas eut le temps de le détruire mais tu t'en ais occupé ? »

« Pas personnellement. C'est Max, un marcheur d'Ombre qui s'en est chargé. Kréatur avait gardé cette chose en attendant de trouver quelqu'un qu'il estimerait digne d'accomplir la tâche que tu n'avais pas pu terminer ! Si seulement j'avais... »

« Le passé est révolu, Sirius. On y peut rien changé et ce n'est pas pour parler de cela que nous sommes là mais pour parler de l'avenir de la famille Black. Tu as déjà démontrer que tu étais digne d'être le patriarche des Black. »

« Mais je n'ai rien fait de particulier... »

« Bien sûr que si ! Tu as d'abord accepté ton héritage de Changeur. Tu es le premier depuis des générations à qui cet héritage est proposé ! J'ignore ce qui a convaincu les gobelins de te le proposer mais quand l'héritage t'a accepté, il a révélé la vrai nature et devise des Black. Toujours pur et droit ! Cela ne veut pas dire défendre le sang sorcier contre tout métissage. Non, cela veut tout simplement dire qu'en tout occasion un black doit se montrer honnête et franc. Je ne t'explique pas le remue ménage que cela à causer quand nos ancêtre se sont aperçu de ce changement.»

« Pas très serpentard cette devise. » fit remarquer Sirius un rien goguenard

« Cela peut se discuter. » Répondit Régulus en haussant des épaules. « Et puis je crois que ton implication avec les Chimères t'a ouvert les yeux sur les manigances de Dumbledore. Ce vieux sénile ne vaut pas mieux que le seigneur des ténèbres. Ce qui t'a permit de gagner le respect de Kréatur et de nos ancêtres les plus réticents.»

« A un moment, quand il a commencé à me montrer un peu de considération, je me suis demandé si ce vieil elfe n'avait pas complètement perdu la carte. »

« Kréatur n'a jamais apprécié que les black s'humilient en servant un sorcier qu'il jugeait indigne. Il n'aimait pas non plus notre allégeance envers Tu sais qui mais il n'en disait trop rien pour éviter de se faire punir. A ton retour, il a observé des changements qui ont attiré son attention et quand il a compris que tu étais en contact avec les chimères, il a su que tu redorerais la blason de notre famille. Raison pour laquelle il t'a donné le médaillon et qu'il se mettrait en quatre pour toi. »

« Tu sais que si je suis là c'est pour entrer dans le coffre de Bellatrix ? Cette folle dingue suit le Lord sombre et elle cache à l'intérieur de sa voûte un des horcruxes. »

« Oui, on m'en a touché deux mots. » Reconnut Régulus en hochant la tête avec sérieux.

Sirius se souvint des deux fantômes qu'il avait vu à Poudlard et qui accompagnait Augusta Londubat. Les deux adolescents devait avoir avertit son frère de leur plan.

« Tu n'y voit aucune objection ? »

« Non aucune. Cependant il faut que je t'avertisse de quelque petite chose. La situation de ce côté ci du voile est assez chaotique. Les chimères qui normalement n'ont aucun pouvoir ou autorité sur ce qui se passe ici, ont comme qui dirait semé la zizanie. »

« Je n'en suis pas franchement surpris même si je me demande comment elles ont bien pu faire ? » reprit Sirius avec un léger sourire.

Il commençait à comprendre comment fonctionnait les chimères et il n'était pas vraiment étonnée de les voir se mêler de chose qui normalement leur était impossible.

« Disons qu'elles ont mis les pieds dans la fourmilière et l'ont bien remué. Les choses bougent ici et l'équilibre entre les forces est assez instable ! Mes alliée ne savent pas vraiment ce que nos adversaires préparent mais cela ne sent pas bon ! »

« En quoi cela me concerne ? Je ne suis pas mort ?! »S'étonna Sirius en sentant un frisson désagréable lui secouer l'échine. Il avait la réponse à cette question. En lui mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Il n'arrivait pas franchir les dernières résistances présentes dans son esprit pour comprendre en quoi ce message était important pour lui et le touchait de près. Comme s'il n'était pas près à entendre la vérité. Il soupira alors que Régulus se moquait gentiment de lui.

« Évidemment que non, imbécile, mais nous pensons qu'ils trament quelques chose contres les chimères et cela te concerne nettement plus que moi. Transmet le message à qui de droit. »

Sirius comprit alors que ce qu'il refusait de voir était connu de son petit frère et que celui ci l'encourageait à sa manière à ouvrir les yeux. Mais sur quoi ? Chassant ses interrogations auxquels il avait l'intuition que Régulus ne répondrait pas, il recentra la conversation sur une autre avec laquelle il espérait avoir plus de succès.

« Pourquoi les deux fantômes qui vous servent auprès du clan ne peuvent pas le faire ? » questionna l'aîné des Black en fronçant les sourcils.

« Ils ont été banni de ton côté du voile, pour trahison. Il n'y a que toi pour transmettre ce message.»

« C'est la guerre de votre côté ? » S'inquiéta Sirius

« D'une certaine manière, mais cela ne ressemble pas aux affrontements que tu connais. Rien dans l'au de là du voile n'est comparable à ce qui se passe dans le monde des vivants. T'inquiète pas pour nous, on gère assez bien la situation. Je t'ai retenu bien assez longtemps, mon frère. Il faut que tu reparte ! Mais avant pose ta main sur le grimoire et déclame la devise de notre famille. »

Sirius obéit posant sa main droite sur les pages du grimoire ouvertes devant lui

« Toujours pur et droit ! » Résonna la voix de l'animagus dans le silence de la salle. A son majeur apparut une chevalière représentant le nouveaux blason de sa famille.

Il sentit que la bague se liait à sa magie et que l'opération se déroulait sans heurt et naturellement. Il sentit à nouveau la même sensation que celle qui l'avait conduit dans cette endroit, recommencer, signal d'un départ imminent. Il tendit la main vers Régulus qui lui sourit en tendant sa main à son tour pour le toucher .

« On se reverra ? Il y a encore tellement de chose que je veux te dire. » Demanda Sirius.

« Certainement. A un moment ou à un autre. Ici ou au de là du voile, j'attendrais ta visité avec impatience Sirius ! »

«A bientôt alors Régulus. »

A suivre...

Bien que cela va certainement vous donnez l'impression que je radote, je tiens encore une fois à tous vous remercier pour votre soutien et vos encouragements! L'histoire suit son cours et avance encore d'un pas, peut être pas celui que vous attendiez, mais important tout de même^^

Merci et A bientôt!