Chapitre 80 : L'héritage de Ialon

Alors que les chasseurs d'horcruxes se mettaient en route, Dénal ouvrait doucement les yeux. Un sourire heureux étira ses lèvres quand il réalisa ou il se trouvait. La veille après le dîner, il n'avait pas eut beaucoup de temps pour examiner son nid. Fatigué comme il était et vu l'heure tardive à laquelle les ambassadeurs sous l'insistance de Ialon les avaient enfin laissé regagner les lieux qui leur étaient réservé, Dénal avait été satisfait de trouver des coussins aussi confortable que ceux du Manoir Prince, dans lesquels il s'était laissé aller sous les soupirs des deux autres chimères.

Maintenant et sachant que personne ne viendrait les déranger dans le nid sans absolue nécessite, il s'étira en observant l'architecture et la décoration de la pièce. Il n'aurait jamais crut possible que Poudlard abrite un tel endroit. Il doutait même de savoir ou se positionnait le nid par rapport aux autres lieux de l'école qu'il connaissait. Il doutait être au niveau des cachots, vu la vue magnifique qui s'offraient à lui sur la foret interdite, par les hautes fenêtres vitrées qui occupaient quasiment tout le mur situé sur sa gauche.

Sur celui de droite, ce qui ne l'étonna pas une seconde, se trouvait une immense bibliothèque mural qui s'étendait sur le mur qui se trouvait derrière lui, rejoignant ainsi les fenêtres. Chaque étagères étaient lourdement pourvu en ouvrages anciens. Ne restait que le mur en face de lui, ou se trouvait la porte donnant accès au nid et qui était fermée pour le moment. Sur sa droite, il y avait également un présentoir en bois finement sculpté, représentant les quatre animaux désignant les maisons de l'école et ou reposait la pensine que lui avait confié Augusta.

Dénal se redressa des coussins moelleux et s'apprêtait à se lever quand une voix sortant d'un amoncellement de coussin sur sa droite attira son attention.

« Où comptes tu aller ? » Demanda sévèrement Ialon en le faisant retomber dans un éclat de rire au milieu des cousins.

« Manger ! » S'écria Dénal entre deux éclats de rire.

« Tu sais que si tu sorts d'ici les autres vont s'empresser de se jeter sur toi pour tenter de faire bonne impression. »

« Oui, je m'en rends compte mais on ne peut pas rester cacher ici. Ce n'est pas pour cela qu'on est ici et je suis partisan de la théorie qui assure que voir les gens manger donne de bonnes indications sur leur caractère. »

« Fumeuse cette théorie ! » se moqua Ialon en serrant le garçon contre lui et en le chatouillant ce qui déclencha de nouveaux éclats de rire

« Pas à mon avis. Si tu prends le temps d'y réfléchir, tu verras que tout sommet politique ou discussions importante, comportent des repas officiels, aussi bien chez les moldu que chez les sorciers. » Réussi à affirmer le plus jeune entre deux rires.

« Rappelle moi de te tenir à l'écart de Funestar. » fit remarquer ironiquement Ialon en libérant la plus jeune des chimères qui cependant ne s'écarta pas de suite de l'étreinte rassurante de son aîné. « Je trouve qu'il a une mauvaise influence sur toi. »

Dénal savait que la mission de Sirius, Max et Harry inquiétait et contrariait l'Awa et qu'en conséquence celui ci allait certainement se montrer plus protecteur à son encontre et peut être un rien irritable. La chimère aux mèches d'argent ne pouvait lui en vouloir. Lui aussi espérait que tout se passerait bien pour les trois chasseurs. Mais il savait aussi que ce n'était pas le seul point d'inquiétude de ses aînés.

Dénal savait que pour changer ce qui pouvait l'être dans les visions que lui avait montré Luna, il devait leur en parler. Dénal se souvenait parfaitement du désespoir et de l'angoisse qu'il avait vu dans le regard de l'Awa du clan . Il ne voulait pas que cette vision se réalisent. Il ne comprenait pas pourquoi il se trouvait autant affaiblis après la mort de son golem. D'après ce qu'il en savait, il n'aurait pas du être aussi mal après la disparition de ce qui n'était qu'une sorte de poupée qu'il manipulait à distance tout en lui conférant les traits de caractère que l'on pouvait attendre de Harry.

Si le golem disparaissait ou était détruit, l'énergie et les intentions qu'il envoyait à Harry, stopperaient d'elles même. Cela serait certainement douloureux. Un peu comme une amputation. Il sentirait la perte mais cela ne l'affecterait pas physiquement. Peut être plus moralement vu que la connexion était plus psychique que physique.

Alors pourquoi dans les visions de Luna était il si faible ? Il devait en discuter avec ses aînés pour qu'il l'aide à y voir plus clair, des fois qu'eux aient une explication mais aussi pour les rassurer et leur dire qu'il n'abandonnerait pas. Quoi qu'il arriverait, il ne se laisserait pas aller au désespoir surtout s'il savait qu'ils l'attendaient.

« Ou est Alyd ? » Demanda-t-il préférant entrer dans le vif du sujet le plus rapidement possible avant de se mettre à trop cogiter et hésiter.

« Il est déjà parti dans la grande salle pour déjeuner. Je crois qu'il voulait garder quelques personnes sous surveillance. » Répondit Ialon en se redressant en constatant la mine sérieuse qui marquait les traits de Dénal. « Quelque chose ne va pas ? »

« Pas pour le moment, mais j'aurais voulu que l'on puisse parler tous les trois de ce que Luna m'a montré dans la forêt. » soupira Dénal. « On verra cela plus tard... »

« Pas besoin de repousser cette discussion. Si tu te sens prêt, je peux parfaitement suivre la conversation tout en veillant au grain sur nos invités. Ils ne seront pas nombreux à venir prendre leur petit déjeuner dans la grande salle. Seuls les plus jeunes se le permettront. Les autres attendront pour se montrer d'être parfaitement opérationnels.» Répondit sur un ton apaisant et encourageant Alyd par le lien mental qu'ils maintenaient toujours tous les trois ouverts. «Nous savons que ce que tu as vu t'a bouleversé. Nous attendrons le temps que tu jugera nécessaire pour que tu te confie à nous mais si tu te sens prêt, je ne te laisserais pas repousser ce que tu as à nous dire jusqu'à ce qu'il soit trop tard ! »

« Hé ! Je ne me cherche pas d'excuse pour fuir cette conversation ! » S'écria Dénal en croisant les bras sur sa poitrine.

« Bien évidemment. » répondit Ialon en levant les yeux au plafond qui se trouvait être la réplique de celui de la grande salle et qui en ce matin d'été s'illuminait d'un bleu profond et sans nuage. « Tu te contente de considérer qu'il y a plus urgent à faire et que tu passes en second, ce qui est faux. »

« Je sais, enfin...Je commence à le comprendre. » soupira Dénal en baissant les yeux toute colère envolée. « C'est la leçon la plus importante que m'a montré Luna. Dumbledore à tout fait pour que s'imprime en moi, autant dans ma façon de penser que dans ma chair, l'esprit de sacrifice. Même si en étant devenu une chimère, j'ai su m'affranchir de certaines de ses manœuvres, il n'en reste pas moins que c'est la seule manière de fonctionner dont je peux me servir comme modèle. De cela aussi j'ai pris conscience très récemment »

« C'est déjà une bonne chose si elle a réussi à te faire comprendre cela. » Acquiesça

Ialon en reprenant Dénal contre lui pour lui assurer son soutien.

« Je suis d'accord. Même si je suis étonné que tu ais pensé encore à te sacrifier. »

« En fait, ce n'est pas ce que je croyais faire. Disons que ce que je voulais sacrifier, je ne pensais pas le perdre vraiment. Enfin je crois... »

« Là, il va falloir que tu nous donnes plus de détail. » Lui marmonna l'aîné des chimères dans le creux de l'oreille.

« Et bien disons que depuis quelque temps déjà, j'ai eut des visions pas très plaisante concernant l'avenir de Harry et j'ai en quelque sorte validé ces choix. Tant et si bien que maintenant, il est impossible de faire marche arrière. Je pensais que c'était la meilleure solution et celle qui aurait le moins de conséquences sur le jugement que nous devons rendre, tout en sauvant un maximum de monde. Celle qui permettrait d'ouvrir les yeux à un certain nombre de sorcier ...»

« Quitte à y laisser une part de toi même ? » S'exclama Alyd sur un ton contrarié. « Qu'est ce qui a bien pu te convaincre que c'était une bonne solution ? »

« Mais logiquement si le golem est détruit, la part de nous qui l'investit revient sans encombre dans son occupant originel, non ? » questionna Dénal

« En théorie, oui, mais avec toi... » argua Ialon en resserrant son étreinte. « Le golem n'est qu'une extension de nous même, un outils, une protection pour garder notre identité secrète et pouvoir continuer à agir comme nous le faisions avant. »

« Sauf que Dénal ne voulait pas redevenir Harry. » Marmonna Alyd plus pour lui même que pour les deux autres.

Dénal sursauta en entendant cette phrase. Un peu comme s'il venait de découvrir la dernière pièce manquante d'un puzzle, qu'il l'avait cherché partout pour finalement la retrouver sous son nez, comme si il n'avait pas voulu la voir. Comme s'il avait occulté ce problème pour ne pas avoir à se pencher dessus. Comme si tant qu'il ne le voyait pas, il n'avait pas à s'en soucier et que tout allait pour le mieux. Ce qui il s'en rendait parfaitement compte, n'était absolument pas le cas !

La jeune chimère pouvait sentit la présence rassurante de ses frères dans son esprit se faire plus puissante et rassurante. Il y avait aussi une pointe d'inquiétude et de culpabilité pour ne pas s'être rendu compte du problème plus tôt, mais ils se tenaient là, prêt à l'aider, à le soutenir, à le guider pour comprendre ce qui le poussait à ne pas accepter celui qu'il avait été.

« Nous avons tous fermé les yeux sur ce problème et je le regrette petit frère mais cela expliquerait pourquoi tu serais affaiblis si ton golem était détruit. La part de toi qu'il est, ne peut revenir que là ou il a de la place. Et ne pas l'accepter, ne t'aidera en rien. » Expliqua doucement Alyd.

« Accepter Harry, je croyais l'avoir fait. » Répondit lentement Dénal.

« J'avais la même impression » admit Ialon en fronçant les sourcils.

Tous les deux faisaient référence à la discussion que le brun avait eut avec Draco au Manoir Prince. Cela n'avait pas été un moment facile et agréable mais ils avaient espéré tous le deux que cela avait permit à Dénal de dépasser les événements de son enfance pour se reconstruire. Alyd devait avoir suivit leur raisonnement car il reprit la parole gardant toujours ce ton doux mais résigné.

« Cette conversation à été utile et elle l'a permit de faire la paix avec celui que tu étais, mais ce n'était qu'une étape de la guérison . Je crois que tu as gardé une distance pour te préserver certainement .»

« De quoi ? » s'étonna Denal.

« De ce que tu as vécu. » Insista Alyd. « Tu as accepté la présence de Harry, mais tu n'a jamais admit que ce qui lui était arrivé, c'est à toi que cela l'était. C'est ce que je veux dire par distance. »

Dénal savait, non il sentait plus instinctivement, que son frère avait raison, mais une part de lui lutait encore pour ne pas se pencher sur la question. Il voulait faire l'effort nécessaire pour que tout se passe pour le mieux, mais il ne pouvait s'empêcher de sentir tout son corps frémir de crainte à l'idée d'écouter son aîné. Les tremblements cessèrent quand à nouveau l'étreinte de Ialon se resserra autours de lui.

L'Awa du clan commençait à comprendre et même si leur expérience n'était pas vraiment comparable, cela lui rappelait ce que lui même avait vécu. Il soupira caressant dans un geste apaisant le dos du tout petit qui se recroquevillait de plus en plus contre lui. Il savait maintenant à qu'elle distance Alyd faisait référence et pour avoir traversé la même épreuve, il savait que Dénal était prêt à s'y confronter si de lui même il avait abordé la question. Cela remontait à plusieurs année pour lui et pourtant il se souvenait encore de chaque instant.

« Il va falloir que tu le dises et que tu en sois convaincu Dénal. » Reprit Ialon en continuant à rassurer par des gestes lents et enveloppant le garçon qui terrorisé refusait de voir ce que les deux autres attendait de lui.

« Non ! Non, non » répéta en litanie angoissée le tout petit.

Les deux autres voyaient pourtant bien qu'il tentait de lutter contre sa peur, qu'il tentait de faire cet effort pour eux parce qu'ils le soutenaient et que depuis qu'il avait reçu son héritage, ils avaient toujours été là et qu'ils ne l'abandonneraient pas. Dénal se rendait compte aussi qu'il devait en passer par cette épreuve s'il voulait que la part de lui attaché au golem retrouve sa place quand celui ci sera détruit.

Dans le cas contraire, il se retrouverait grandement affaiblis et les visions que Luna lui avait montré risquait de se réaliser. Il s'accrocha aux vêtements de Ialon s'agrippant à sa présence pour s'extirper de sa douleur. Il ne voulait pas que la vision qu'il avait eut de Ialon et Max se réalise. Il ne pouvait pas être responsable de tant de tristesse chez son aîné. Dans la vision, il avait bien vu la résignation de l'Awa et il ne pouvait pas le laisser tomber et l'abandonner après toutes les épreuves qu'ils avaient traversé.

« Nous sommes là. Nous ne te quitterons pas. Tu sais que c'est la vérité. C'est peut être difficile à entendre mais Draco et bien d'autre connaissent ton identité et pas un ne s'est détourné. Pas un qui ne t'ai abandonné. Tous le savent, mais il faut que tu le dises et il faut que tu l'acceptes » l'encouragea Ialon tout en décidant qu'il était temps de partager avec ses jeunes frères comment lui même avait reçu son héritage.

Il redoutait un peu ce moment, mais si cela permettrait au tout petit de faire le pas supplémentaire qui le guiderait vers la guérison, il n'avait pas à hésiter.

« Tu te souviens combien j'ai été en colère quand vous avez rencontré le fantôme de mon père ? » Demanda-t-il.

Dénal acquiesça contre sa poitrine et il pouvait sentir qu'Alyd écoutait lui aussi très attentivement en prenant soin de leur envoyer des ondes de magie rassurantes et apaisantes. Poudlard semblait répondre à leur besoin de calme et de sérénité. L'air dans la pièce se réchauffa et un doux chant mélodieux se mit à remplir l'espace. Seule la voix de l'Awa troublait le chant.

« Et tu sais que j'ai commis pas mal d'erreur dans ma vie ? » continua L'Awa tristement. « Des choses dont il n'y a pas de quoi être fier. Des actes qu'un homme bien ne se permettrait tout début pour faire face, j'ai moi aussi mit mes erreurs passée dérièrre cette fameuse distance. Séparant les actes de Severus de ceux d'Ialon.»

Dénal répondit comme à la première question se contentant d'un geste, sans relâcher son emprise sur l'homme qui lui faisait face de peur qu'il s'éloigne.

« Des geste pour lequel tu aurais le droit de m'en vouloir et pas seulement toi. Je pourrais continuer à me cacher derrière l'identité de Severus et lui laisser la responsabilité de mes actes, mais il n'en est pas moins vrai que c'était moi. J'ai été très tenté de le faire, de laisser à Severus le poids de mes fautes, mais grâce au soutien de Max et Pomfresh, j'ai pu faire la paix avec moi même...»

Dénal cessa de se cacher et releva la tête pour objecter mais Ialon affichant un sourire triste lui posa lentement un doigt devant les lèvres pour l'empêcher de protester. Si l'enfant l'interrompait maintenant, il n'aurait pas le courage de leur révéler son histoire. Le garçon soupira et se blottit à nouveau contre lui.

« Mon enfance n'a rien eut de très agréable, même si pendant quelques temps tout se passa sans trop de problème mais j'étais trop petit et les souvenirs de cette époque son flou dans ma mémoire. Mes parents s'étaient marié contre l'avis des parents de ma mère. Pour eux mon père, un artiste peintre moldu sans aucune renommée ou fortune ne méritait pas leur fille unique. Jeunes et insouciants, mes parents pensaient avec optimisme pouvoir venir à bout de toutes les épreuves. Quand je suis né, la situation n'était pas dramatique financièrement mais mon père avait dû abandonner son rêve et trouver un emploi plus stable dans une usine pour assurer notre quotidien. Je crois que c'est à partir de là que tout a dérapé. »

Ialon marqua une pause. Ce récit finalement était plus difficile qu'il ne l'avait imaginé et les souvenirs qui remontaient dans sa mémoire, n'avaient pas perdu leur éclat douloureux et angoissant.

« Je ne vais pas entrer dans les détails sordides, mais mon père s'est de plus en plus aigrit. Il a commencé à boire et à se disputer avec ma mère. Celle-ci faisait de son mieux pour gérer le quotidien avec le salaire de mon père mais cela se faisait de plus en plus chiche. Mon père refusait qu'elle utilise la magie qui aurait pu les faire remarquer dans le monde moldu et il n'acceptait pas non plus qu'elle puisse travailler. Pour lui, il était inconcevable qu'une femme puisse travailler. L'homme devait être capable de subvenir au besoin de sa famille. Et puis il y eut la fois de trop. »

Nouvelle pose pendant laquelle, il s'allongea de nouveau dans les coussins gardant Dénal contre lui, fermement maintenu par un de ses bras alors que l'autre se repliait devant ses yeux.

« Je devais avoir dix ans. Je venais de rencontrer Lily et nous avions découvert tous les deux que nous étions des sorciers. Si ma mère en fut enchantée, mon père ne fit dans un premier temps que plonger davantage dans la boisson. Et puis il y eut la fois de trop, celle qui dépassa les limites que ma mère arrivait à supporter. Juste avant que je ne rentre à Poudlard. J'ai oublié l'incident qui causa le début de l'altercation mais mon père finit par lever la main sur nous. Fortement. Il n'en fallut pas plus pour que ma mère ne le quitte pour retourner chez ses parents qui l'accueillirent à bras ouvert. »

A nouveau, il marqua une pause, soupirant profondément et resserrant son emprise sur l'enfant qui écoutait son récit avec beaucoup d'intérêt, s'il en croyait le hoquet de stupeur et de terreur qu'avait eut le garçon quand il avait avoué que Tobias les avait battu lui et sa mère.

« Pour moi ce fut une autre paire de manche. Mon grand père avait des idées pro sang pur et mon éducation laissait à désirer selon lui. Il me conseilla vivement de m'appliquer au cours de l'année scolaire ainsi il verrait si j'étais digne de porter son nom. J'ai fait de mon mieux pour remplir cet objectif et gagner en influence et en puissance magique pendant les cinq premières années que je passais à l'école. Tout en essayant de préserver mon amitié avec Lily ce qui n'était pas évident entre mes amis de serpentard et les maraudeurs. Mais avec le soutien de ma mère qui veillait sur moi et qui m'aimait, j'ai pu avoir une vie assez tranquille. L'été juste avant que je ne passe en cinquième année, l'un de mes camarades trouva avisé de révéler à mon grand père que j'entretenais une amitié équivoque avec une griffondor née de moldu. Mon grand père décida d'y mettre un terme définitif et pour me dresser, comme il l'a si bien dit lui même à l'époque, il m' inculqua les règles d'éducation sang pur dont ma mère jusque là avait réussi à me protéger. Heureusement pour moi, ma puissance magique était bien assez grande pour satisfaire son égo et me dispenser de l'éducation au Doloris. Mon caractère cependant devait être corrigé. Je ne montrais pas selon lui assez de considération et de respect à ceux qui m'était supérieur de part la naissance. Et puis juste avant de repartir pour Poudlard, il m'annonça que je devais cesser toute relation avec Lily, sinon il ferait comprendre à cette mijaurée ce qu'il en coûtait à vouloir s'élever au dessus de sa position. »

Ialon retira son bras de devant ses yeux quand il sentit Dénal bouger contre lui pour se rapprocher de son visage. Il plongea alors dans l'océan vert du regard de la jeune chimère et se rendit compte quand la petite main fraîche de celui ci toucha la peau de sa joue qu'il pleurait silencieusement.

« Briser mon amitié avec ta mère à été ma première mort. Celle de L'esprit. Perdu et confus, je me suis rapproché des autres élèves de ma maison et j'ai été remarqué par Le lord qui à l'époque commençait à faire parler de lui et à rassembler des partisans. »

Ialon marqua une pause se mordant les lèvres. Il n'avait pas beaucoup donnée de détails. Il n'avait pas expliqué la manière dont il avait rompu les liens d'amitié qui le liait à Lily. Il aurait voulu mais il avait déjà si mal rien que d'y repenser et il craignait de faire souffrir le tout petit plus que nécessaire. A nouveau une caresse sur sa joue l'obligea à regarder le garçon qui inclinant la tête sur la coté curieux de son silence et de la peur qu'il voyait sur le visage de son aîné, lui accorda un sourire confiant et rassurant gardant sa main sur la joue humide.

«J''aurais aimé pourvoir... Enfin avoir la force et le courage de vous raconter comment j'ai fini par décourager l'amitié sincère que me vouait ta mère mais c'est vraiment un souvenir trop difficile. Même maintenant. »

« Alors continue. Je sais la douleur lié aux morts de l'héritage et je me rend compte que cela à dû être un moment atroce de ton existence. Je n'en demande pas plus. » Lui assura Dénal.

« Merci. » répondit l'Awa en posant une main sur celle du tout petit avant de reprendre son récit. « Je travaillais d'arrache-pied pour contenter les attentes de mon grand-père qui même s'il ne le faisait pas publiquement, soutenait le Seigneurs des Ténèbres. Ma mère elle avait bien comprit que quelque chose s'était brisé en moi, elle n'aimait pas vraiment celui que je devenais. Elle a un soir d'été de ma sixième année, tenté de s'en expliquer avec son père et c'est là que le second acte à commencé. Normalement j'aurais dû me trouver dans ma chambre, mais j'avais eut faim et j'étais descendu discrètement me chercher un fruit dans la cuisine. Ce fut ainsi que j'écoutais leur altercation à mon sujet et à propos de quelque chose que venait de découvrir ma mère et qui l'avait plongé dans un colère noir. Apparemment depuis quelques années, mon père nous écrivait et mon grand père détournait les lettres. Ma mère était de constitution fragile et la vie de privation qu'elle avait mené chez les moldu n'avait rien fait pour arranger sa santé. Elle était souvent malade et se fatiguait rapidement. Je n'avais jamais vu ma mère dans un tel état de rage et je crois que mon grand père non plus vu l'expression de son visage, mais il ne céda pourtant sur aucun des points que ma mère défendait. Elle lui demanda à voir les lettres, il refusa. Elle lui demanda de me laisser avoir les amis que je voulais et il assura que pour mon avenir il valait mieux que je ne fréquente pas des inférieurs. Elle lui exprima ses doutes concernant les amis qu'il m'avait choisit et les doctrines du Seigneur des Ténèbres et il n'eut de cesse de la traiter de fille ingrate. A partir de là, la santé de ma mère se dégrada de jour en jour.»

Ialon marqua une nouvelle pause pour chasser les images un peu trop vive de ce souvenir. Il soupira resserrant son étreinte autours de Dénal qu'il avait conscience dans un coin de son esprit, de serrer de plus en plus fort au point de certainement rendre la situation inconfortable pour le tout petit mais il n'arrivait pas à se résoudre à le relâcher. Et comme Dénal ne montrait aucun signe de nervosité ou d'inconfort, il ne luttait pas contre cet instinct de protection.

« Ils ne m'ont pas vu, cette nuit là. Moi tout ce que j'en ai retenu dans un premier temps c'est que mon père venait encore semer la zizanie dans ma vie. Et puis la santé de ma mére à continuer de se dégrader, jusqu'au moi de février de l'année suivante. Mon grand père a envoyé un elfe pour me ramener à la maison en pleine période de cour, ce qui était déjà une importante dérogation à ses habitudes. Dés mon arrivée, il m'a avertit que ma mère était à l'agonie et qu'elle n'en avait plus pour longtemps. Que je devais lui faire mes adieux avant d'être renvoyé à l'école car on avait pas besoin que je reste pour gâcher le peu de temps qu'il restait à ma mère. Je crois que je ne l'avais jamais vu aussi vieux que ce jour là. Il semblait avoir pris plus de dix ans et son regard hanté me fit craindre le pire plus que ses paroles. Quand j'entrais dans la chambre de ma mère, elle était allongé plus pâle que les draps de son lit. Plus maigre que dans mon souvenir et son regard... Seul son regard était encore vif et démontrait un peu de vie, dans ce corps qui l'avait trahis et qui l'abandonnait à présent. »

« Tu n'es pas obligé de tout dire. » l'interrompit pour la première fois Dénal en resserrant sa propre étreinte sur son aîné ce qui fit tristement sourire Ialon. « Je sais combien il est difficile de confesser de telles épreuves et... »

« C'est nécessaire pour deux chose que je commence à comprendre maintenant, Dénal. » Assura Ialon et avant que le garçon ne le coupe à nouveau il continua. « C'est nécessaire, non seulement pour toi, pour que tu comprennes que tu dois accepté ce qui t'ai arrivé et ne plus mettre de distance entre toi et Harry. Mais c'est important pour moi, car si j'ai pris conscience de mes actes et que j'ai accepté le poids de mes erreurs, je sais que je ne me suis pas pardonné et que je ne pourrais peut être jamais le faire. En tout cas pas tout seul. J'ai besoin de vous pour y parvenir. »

« Il n'y a rien que tu n'ai fait que nous n'ayons pas déjà pardonné. » Répondit Dénal sans hésitation alors qu'une onde rassurante et réconfortante provenant d'Alyd les entourait chaleureusement pour les assurer qu'il pensait de même.

« Je sais mais pour ma propre guérison, j'ai besoin de le dire. Tout comme pour la tienne, tu dois arriver à nous dire que l'enfance de Harry c'est aussi la tienne. Cela peut paraître bien peu à dire mais c'est une étape nécessaire pour que si ton golem en vient à être détruit, la part de toi qui l'occupe puisse revenir sans encombre et sans t'affaiblir. »

« Je comprend, mais c'est trop dur. Cela fait trop mal. » Marmonna honteux Dénal en cachant son visage dans le torse de Ialon qui soupira, comprenant ce sentiment ambiguë.

« Je sais, mais nous sommes là, tous et nous t'y aiderons. » L'encouragea l'Awa avant de reprendre son propre récit. « Ma mère m' a annoncé sans détour et sans peur qu'elle allait mourir, mais qu'elle ne pouvait pas se résigner à le faire sans me parler sérieusement. Ce fut là qu'elle me parla des lettres de mon père et qu'elle me montra la dernière qu'elle avait réussi à intercepter avant mon grand père. Dedans, il écrivait qu'il abandonnait, qu'il avait fait plus que l'impossible pour nous rejoindre et se faire pardonner mais qu'il laissait tomber pour passer à autre chose comme nous avions dû le faire puisque nous restions sourd à ses lettres. Ma mère paraissait si anéantis par le contenu de cette missive, comme si cet homme qui nous avait traité en moins que rien, méritait qu'elle s'intéresse encore à lui. Pour moi à l'époque, il était tout autant responsable de mes malheurs et de ceux de ma mère que mon grand père. Il pouvait bien aller se faire pendre, que cela ne m'aurait pas déranger. La voir si triste et affligé parce qu'il lui broyait une nouvelle fois le cœur, me mettait en colère. Même si je tentais de ne pas le lui montrer. En retournant à Poudlard quelques temps plus tard, je me plongeais désespérément dans les études, sachant que la prochaine fois que je rentrerais au Manoir, ma mère n'y serait pas. Mes grands parents refusant que je reste pour la veiller et l'accompagner, comme si je n'avais pas ma place auprès d'elle. Ce fut à cette période que je commençais à me faire repérer du Seigneur des Ténèbres pour mes talents en potions et mon aversion pour les moldus, mais aussi pour mon caractère taciturne et ma puissance magique. »

Ialon marqua une nouvelle pause, prenant le temps de respirer profondément plusieurs fois avant de continuer sur un ton las ou perçait une immense tristesse.

« Quand elle est morte, j'ai ressenti la deuxième mort, qui fut pour moi celle du cœur. J'avais l'impression que tout était vain et que le monde était vraiment pourris et que rien ne valait la peine. Heureusement dans un certain sens, le malaise que je fis ce jour là, me valut un séjour chez Pomfresh. Elle remarqua qu'il se passait quelque chose de particulier avec moi. Elle ignorait quoi mais elle voulait m'aider et me protéger. C'est là aussi que je fis la connaissance de Max et c'est grâce à eux que je ne perdis pas complètement pied. Pendant deux années, il ne se passa pas grand chose de nouveaux dans ma vie. Enfin si on pouvait appeler cela vivre. Je me laissais plutôt porter par un vent destructeur au service de ce fou qu'était Voldemort. Mes grand parents moururent à leur tour. Ils ne s'étaient pas remis du décès de ma mère et je finit par hériter de leur richesse mais pas de leur nom. Jusqu'au bout mon grand-père préféra mettre un terme à la lignée des Prince plutôt que de me laisser prendre son nom pour abandonner celui de mon père que grâce à lui entre autre, j'avais appris à détester. Et puis il y eut la dernière mort. »

Ialon se redressa et s'étira lentement accordant à Dénal qui se trouvait toujours contre lui un sourire las.

« Voldemort trouvait que je ne m'investissais pas assez lors des attaques. Il n'avait pas vraiment tord. Je préférais protéger mes arrières et ceux de mes compagnons plus qu'étriper des moldus sans défense ou des nés de moldu. Mais cela ne lui convenait pas. Il refusait qu'un lâche puisse se cacher dans ses rangs, c'est pourquoi il mit au point spécialement pour moi un stratagème qui lui assurerait ma loyauté. Il a enlevé mon père et m'a conseillé de le torturer. Si je n'obéissais pas, nous subirions tous les deux la torture que j'aurais dû lui infliger. »

Dénal à cette révélation hoqueta de terreur et la présence d'Alyd se figea dans leur esprit visiblement stupéfie par les propos de leur aîné.

« Malheureusement pour son plan, même si je n'ai pas hérité du nom de ma mère, j'ai tout de même récupérer les lettres que Tobias avaient envoyé pendant près de dix ans à notre intention et que nous n'avions jamais eut. Mon grand père, les avait caché dans sa voûte. J'ignore pourquoi, il ne les avait pas brûler ou détruites et peu m'importait sur le moment. Je les avais toutes lu et j'avais compris comment la folie et l'obstination d'un homme avait gâché plus d'une vie. Contrairement à ce que ma mére et moi avions cru, Tobias avait commencé à écrire à peine un mois après notre départ. Il reconnaissait ses torts et nous demandait de lui pardonner. Il avait même supplier dans certaines lettres d'accepter au moins de le rencontrer pour que je puisse connaître mon père autrement quand ivrogne. Je n'avais cependant pas trouvé le courage de le contacter, me souvenant que dans sa dernière lettre, il voulait tourner la page. Je ne voulais pas m'imposer après avoir donné l'impression de l'avoir fuit toutes ses années. Et ce jour là, il se tenait devant moi, hagard ne comprenant pas ce qu'on lui voulait et pourquoi on l'avait arraché à sa vie pour le mener dans cette salle rempli de fous sanguinaires et de son fils qu'il n'avait pas vu depuis plus de dix ans. »

Ialon marqua une nouvelle pause libérant un rire hystérique entre larme et sanglot. Sa voix se bloquant par moment dans sa gorge quant il reprit enfin son récit les mains sur son visage.

« Il se tenait là debout, légèrement blessé à la tempe lors de son enlèvement. Ses vêtement quelques peu abîmés, plus petit et usé par la vie que dans mon souvenirs. Mais dans ses yeux, les mêmes que les miens, je pouvais voir les émotions se mélanger et lutter pour prendre le dessus. La peur se mêlant à la colère. La fierté que je lui inspirais à la crainte que je ne cède aux désirs de ce fou. La résignation avec la rage de se battre jusqu'au bout. Même contre moi, mais aussi pour moi pour nous sortir de là. Il ne réalisait pas que c'était un combat perdu d'avance, mais moi j'en avais parfaitement conscience. Cependant je ne puis me résoudre à plier et à le torturer. Ce qui nous valu à tous les deux une des séances de torture les plus longues et des plus douloureuses auquel j'ai pu participer. »

Ialon marqua un nouvel arrêt dans son histoire tous en enlevant ses mains de son visage sous la douce incitation de Dénal qui tout comme Alyd continuait à lui envoyer des ondes de réconfort et de tendresse. Il était inutile de leur raconter de vive voix ce qui était arrivé par la suite. Ses souvenirs étaient si vivace dans sa mémoire qu'ils défilaient accessible à ses frères sans qu'il puisse censurer sa douleur et l'horreur de leur situation. Cependant Ialon voulait aller jusqu'au bout de sa démarche et dire à haute voix, avec ses propres mots l'agonie qu'avait été cette torture qui avait provoqué la dernière mort, celle du corps et qui avait révélé son héritage.

« A la fin, j'avais si mal que respirer était devenu une torture supplémentaire s'ajoutant aux sorts que lançait Voldemort. Il avait renvoyé la plus part de ses sous-fifres quand il compris que ni moi, ni mon père ne céderions. Il restait seul pour nous regarder agonir à ses pieds avec un plaisir pervers qui me fit comprendre que si je sortais vivant de cette épreuve, je ferais tout pour mettre fin à ses rêves de grandeur. Je n'ai jamais su ce qui poussait mon père à résister. Je n'ai pas pu discuter avec lui de tout ce qui nous avait séparer. Je n'ai jamais pu lui parler de ma mère, qu'elle avait continuer de l'aimer malgré tout. Je n'ai jamais eut l'occasion de lui dire toute la colère que j'avais à son encontre pour n'avoir pas été à la hauteur, pour ne pas avoir été le père que j'aurais tant voulu avoir. Nous n'avons pas eut le temps ni l'opportunité d'apprendre à nous connaître. Mon père à finit par crier grâce. Par supplier qu'on l'achève. »

Dénal mit ses mains devant sa bouche pour retenir le cris d'horreur qui montait du plus profond de sa gorge. Il savait ce que cela faisait de souffrir au point de souhaiter que tout s'arrête. Il se souvenait des nuits d'agonie dans son placard ou après le passage de son oncle, il aurait donné tout ce qu'il avait pour ne plus rien ressentir. Pour que sa chair tiraillée de plaie et son esprit révulsé par l'horreur et la douleur, cessent de l'atteindre. Il s'en souvenait. Il sentait encore dans son corps les marques et les souillures laissées par ses expériences traumatisantes. Et ce qu'il n'avait jamais pu dire depuis qu'il avait reçu son héritage de Chimère, commença à prendre forme dans son esprit. Mais il retint encore sa voix pour laisser celle de Ialon finir son récit.

« Le Seigneur noir, à croire qu'il s'était lassé de ce petit jeu au bout de quatre heure, y a vu une bonne manière de briser ma volonté et de tester mon propre désir de survie et mon goût du sacrifice. Il m'a tendu une dague, m'ordonnant de l'achever rapidement et ainsi j'aurais la vie sauve. Si je refusais, il nous tuerait tous les deux. Voldemort a utilisé sa voix la plus séductrice pour me convaincre que je ne voulais pas mourir pour un moldu responsable de mon malheur. Pour un homme qui n'avait rien fait pour moi. Qui n'avait fait que nous faire souffrir ma mère et moi, me murmurant à l'oreille combien ma vie avait été pathétique auprès de mes grand parents et qu'il en était le seul fautif ! Une part de moi était parfaitement d'accord avec lui et même si j'en avais honte, je n'étais pas assez lucide pour réaliser l'erreur que cela pouvait être et que je me laissais manipuler. J'ai attrapé la dague et j'ai commencé à avancer vers lui »

Ialon ferma les yeux ne pouvant plus retenir ses larmes. Larmes que jamais jusqu'à présent il n'avait réussit à verser sur ce moment de sa vie. Impossible de faire preuve de temps de sensiblerie devant le Seigneur des Ténèbres. Et puis il avait bien trop honte et bien trop de colère vis à vis de son père qui le poussait à commettre cet acte terrible, pour pleurer sur leur sort à tout deux.

« Mais à deux pas de lui, j'ai hésité. Je ne pouvais pas et mon père l'a lu dans mon regard, alors avant que Voldemort ne s'en aperçoive à son tour et ne nous tue tous les deux, il a fait comme s'il cherchait à s'emparer de la dague et nous avons lutter quelques secondes avant qu'il ne s'empale dessus. Il est mort dans mes bras. Son sang maculant mes mains. Sous le rire dément du Lord. Moi, je me suis écroulé vaincu par la douleur et par la porté de l'acte que je venais de faire. Comme promis le lord m'a laissé en vie mais il m'a envoyé croupir dans un cachot. Sans le soutien de Max, qui parvenait à se faufiler dans les ombres et grâce aux soins de Pomfresh qu'il m'apporta, je pus survivre et mon héritage pris possession de moi. Quand Voldemort me laissa sortir, bien qu'il fut surpris de me voir vivant, il me mit au travail. Je retournais au Manoir et m'installait dans le Nid. Max, Pomfresh et moi nous décidâmes qu'il fallait que je contact Dumbledore . Ils n'avaient pas confiance en lui mais ne pouvait pas ouvertement me mettre en garde contre lui. Nous étions tous lucide à l'époque qu'il représentait notre seul espoir de défaire Voldemort. Jusqu'à ce qu'il s'attaque à vos familles ce soir d'Halloween. Vous connaissez la suite. »

Dénal hocha la tête. Oui Alyd et lui savaient ce qu'il était advenu par la suite. Pas un sorcier qui ignora ce qu'il advint en cette soirée du trente et un octobre et la manière dont un petit enfant mis fin au règne de terreur du plus puissant mage noir.

« Il m'a fallut du temps pour comprendre et maîtriser mon pouvoir et mes obligations en tant que chimère. Je ne suis pas certain que j'y serais parvenu sans l'aide de Poppy et Max. Il m'a fallut comprendre le sacrifice de mon père et l'accepter. Intégrer que mon père m'aimait à sa manière, maladroitement, mais qu'il aimait son fils, Severus et que j'étais ce fils. Ce fut long, mais je crois que je peux enfin l'accepter sans me sentir en colère contre lui et que je peux enfin reconnaître que à ma manière je l'aimais. Je suis Séverus Rogue, fils de Tobias Rogue et Eileen Prince.»

« Tout comme ma mère s'est sacrifié pour moi . Tout comme je dois reconnaître et accepté que l'enfant battu et abusé de Privet Drive c'est moi, Harry. Que Harry c'est une part de moi dont je ne peut me défaire parce que s'en elle je ne voudrais pas mieux que Voldemort ! »

A peine eut il prononcer ses mots qu'il sentit un lien briller et chauffer sur la toile de son esprit. Il reconnut sans peine le fils jusque là ténu qui le liait à son golem. Il sentit le lien se renforcer et il perçu le moment ou la part de lui qu'il avait rejeté trouva à nouveau sa place dans son esprit et pour la véritable première fois il vit le monde par les yeux de son golem sans pourtant perdre le fils de ce qui se passait dans son nid à Poudlard .

C'était ahurissant, grisant et inattendu d'autant plus que Harry plongeait son regard dans celui de Sirius au moment ou celui-ci ouvrait les yeux à Gringotts après avoir bu la potion. Il vit la révélation dans l'esprit de son parrain. Il vit le choc, rapidement remplacé par l'engagement, inconditionnel, de son parrain à ses côtés ainsi que le respect que ressentait Sirius vis à vis des autres chimères dont l'identité apparaissait aussi clairement dans son esprit.

Alors malgré la tristesse dû au récit de Ialon, il sourit partageant avec son aîné les émotions qui leur parvenait de Sirius ce qui ne manqua pas de surprendre l'awa qui se mit doucement à sourire à son tour rassuré par la tournure que prenait les événements.

A suivre...

Merci encore et toujours a vous tous pour votre soutien Pour ceux qui se pose la question, a vue de nez et selon mon inspiration capricieuse, qui a des idées de découpage de plus en plus loufoque, j'estime le nombre de chapitre restant entre 10 et 20. ^^

je dois aussi vous avertir qu'il n'y aura pas de mise à jour le semaine prochaine car je ne serais pas chez moi, mais en vacances^^ Désolée pour le désagrément, mais tout devrait rentrer dans l'ordre la deuxième semaine d'avril!

Merci encore et a bientôt!