Chapitre 82 : Début prometteur

«Comme vous le savez tous, nous avons dû apporter quelques modifications au protocole universel de notre action dans ce monde. Suites aux actes intempestifs et prématurés du ministre de la magie anglais et des révélations qu'il a fait par la presse, nous avons décidé de vous réunir afin que vous puissiez corriger les actions de vos gouvernements qui dérangent le bon ordre du monde magique. » Déclara Alyd d'une voix claire et forte afin que chacun des ambassadeurs présent dans la salle puisse l'écouter sans effort.

Il se tenait debout sur la partie habituellement réservé aux professeurs dans la grande salle et fixait l'assemblée avec bienveillance. Derrière lui, assis et opinant affirmativement de la tête à intervalle régulier, autant pour approuver ses paroles que pour saluer les ambassadeurs qui leur faisaient face, Ialon et Dénal souriaient détendu. La conversation du matin leur avait fait énormément de bien à tous les deux et cela se ressentait dans leur magie et leur aura qui semblait plus stable et plus apaisée. Non loin d'eux sur leur droite derrière un bureau, Augusta et Minerva attendaient la fin du discours d'Alyd pour lancer véritablement le premier débat de la journée, qui ne verrait sa première pause qu'à midi pour le déjeuner.

Devant Alyd, les différentes délégations étaient installée sur de longue table rectangulaire disposé en demi cercle, permettant à tous les participants de pouvoir se voir mais aussi de voir l'estrade ou se trouvait les chimères. En partant de la gauche de la chimère aux mèches dorées, il y avait les ambassadeurs gobelins, puis les vampires qui avaient accueillit au sein de leur groupe Théodore Nott. Le serpentard avait eut le temps de discuter avec les vampires et leurs intendants. Ceux ci l'avaient plus que bien reçu, augmentant considérablement le respect et l'allégeance que pouvait montrer les créatures vis à vis des Chimères. Même Ilona, la femme vampire qui avait été la moins réceptive à la présence de Dénal au Château du Serment de Sang, se montrait affable et enjouée même si il aurait fallut un microscope pour pouvoir en saisir l'expression sur les traits de son visage de marbre.

Venait ensuite le groupe de Français qui s'avérait être le plus conséquent, mais contrairement à ce que l'on aurait pu craindre, pas le moins discipliné. A leur gauche, il y avait la délégations des Amériques puis celle des élémentalistes dont le plus jeune émissaire semblait s'être encore plus renfrogné que lors du dîner de la veille. Peut être c'était il fait remonté les bretelles pour son atitude au diner qui n'avait pas été exemplaire ou quelque chose d'autre le contrariait. Rien dans son attitude ne laissait penser la véritable cause de son expression rancunière et tous ceux qui y était un temps soit peu sensible avait décidé de le garder à l'œil. Puis venait Percy et Funestar qui eux formaient la plus petite délégation. Ombrage ayant été porté pâle par Pomfresh qui la gardait encore dans l'infirmerie

On aurait pu penser que Natsume aurait pu être le représentant de celle qui compterait le moins de membre mais étrangement et sans que le garçon en ait saisit le motif, Draco, Angus et Luna s'étaient joint à lui et Maitre Griffou. Pas que l'adolescent aux cheveux gris s'en plaigne. Il était même plutôt satisfait de cette aide et des informations que pourraient lui apporter les trois autres mais il doutait qu'un groupe comme le leur composé uniquement d'adolescent puisse se faire entendre en face de groupe plus expérimenter et plus âgé. Il avait passé le temps qu'il avait eut de libre à se promener dans l'enceinte du château en compagnie de Draco et Anguset il avait rencontré des personnes, comme le père de Melissandre, qui travaillait dans cette étrange école mais préfrait rester à l'écart de la politique.

Le dernier groupe était composé de Rémus, d'Aïnara et Victor. Un peu étonné de devoir tenir un rôle dans ce concile internationale. Dans un premier temps parce que les loups garou n'avaient aucune influence politique que se soit ici au ailleurs. Et aussi parce que les gobelins ne les avaient pas officiellement déclarer comme élu de la Magie. Le titre restait accordé à Greyback pour le moment et à moins d'un changement dont ils n'auraient pas été prévenu, du genre Greyback se retirant de sa position pour cause de mort prématurée, ils avaient dû mal à envisager qu'ils avaient une place à tenir dans ce concile. En tout cas pas tant qu'ils n'auraient pas légitimé leur position.

« Car même si les règles ont un peu été bousculé, il n'en reste pas moins que nous sommes là pour remplir le rôle que nous à confié la Magie et que cela concerne l'ensemble du monde magique. A savoir juger si le monde magique est encore digne de recevoir la bénédiction de la magie ou si ce dont doit s'éteindre. Vous rassemblez en un seul et même endroit était le plus simple et le plus pratique pour nous permettre de répondre aux exigences de notre tâche dans le temps qui nous est impartie. Cependant nous connaissons les particularités de vos nations et nous respectons votre différence. Notre but n'est pas d'uniformiser le monde magique mais de pointer avec vous les points qui méritent d'être améliorer afin que vous ne tombiez pas dans le même piège que vos frères anglais. »

Parmi les ambassadeurs il y eut un murmure et certains s'agitèrent sur leur chaise. En fait les vampires et les gobelins restèrent sagement en place sans montrer aucun signe de réaction face à ce discours. Parmi les sorciers seul, Natsume resta de marbre se demandant en quoi cela pouvait bien le concerner. Question qu'il se posait depuis la veille quand il avait atterrit dans cette étrange forêt. Draco et Angus lui avait bien fait un résumé rapide de la situation ou se trouvait le monde sorcier et qui était les chimères, mais il ne voyait toujours pas le rapport avec lui.

Il avait encore du mal à se faire à l'idée que la magie existait et que tout ce qu'il avait vu depuis son arrivée en fanfare, n'était pas dû à un rêve ou il aurait été plongé à cause du pouvoir d'un yokai. Il avait eut plus d'une fois l'occasion au cour de son existence, d'être confronter à des choses surnaturelles pour prendre avec philosophie, le fait de partager son petit déjeuner avec un vampire, un loup garou et un fantôme. C'était même légèrement rassurant de savoir qu'il n'était pas tout seul à pouvoir faire des choses et à voir des choses que les autres, les moldus comme les appelaient ses nouveaux amis, ne pouvaient pas appréhender, mais de là à reconnaître avoir une responsabilité quelconque dans ce monde vis à vis des créatures qui avait fait de sa vie un enfer jusqu'à présent, il y avait un pas à franchir et Natsume ne savait pas s'il était prêt à le faire.

Dans sa vie quotidienne, il commençait à peine à trouver un équilibre entre les yokai et sa vie d'adolescent. Il avait enfin trouvé une famille qui l'acceptait et l'aimait. Même si les Fujiwara ignoraient tout de son étrange capacité et qu'il faisait l'impossible pour les tenir à l'écart afin qu'ils ne s'inquiètent pas plus que nécessaire à son propos. Il avait aussi des amis et des personnes importantes sur qui il apprenait à pouvoir compter et pour qui il déplacerait des montagnes. Mais il n'avait jamais imaginé avoir hérité d'obligation supplémentaire que celle de s'occuper du livre des amis.

Et c'était pourtant l'impression qu'il avait depuis qu'on l'avait présenté comme un ambassadeur et que tous les autres le regardaient comme une bête de foire. Ce genre de regard il pouvait faire avec. Il avait l'habitude. Ce qui l'ennuyait c'était d'avoir été désigné pour prendre des décisions. Il estimait avoir déjà bien assez à faire avec sa propre vie, pour accepter cette responsabilité.

Il releva la tête fixant les trois chimères et soupira. Dénal lui accorda un regard et un sourire confiant et il soupira. Qui pouvait résister à un tel regard ? Qui pouvait rester de marbre quand cet enfant donnait l'impression de voir jusqu'au plus profond de votre âme ? Certainement pas lui et il avait réaliser avec un certain amusement que même maître Griffou semblait être sous le charme de la plus jeune des chimères. Il soupira résigné à remplir sa tâche du mieux qu'il pourrait, comme il avait toujours agit, en son âme et conscience, quand les événements relevaient de l'extraordinaire.

«Nous espérons que vous serez tous capable de vous écouter les uns les autres et d'accepter vos différences et d'avoir à cœur de progresser ensemble. Pour permettre un bon fonctionnement et un déroulement équitable des débats, nous allons demandé à chacun de faire une rapide présentation des particularités de chaque gouvernement. Après cela nous vous informerons des points à améliorer et vous pourrez comptez sur l'expérience des autres pour vous aider à trouver des solutions mais il n'appartiendra qu'à vous de décider de ce que vous souhaiter pour votre pays. Soyez sûr qu'aucun chemin n'est meilleur et plus rapide qu'un autre. L'important étant que vous avanciez vers les objectifs qui vous restent propres. C'est sûr ces paroles qui j'espère guideront votre pensés que je vais conclure ce petit discours d'introduction et déclarer cette première cession du concile ouverte. »

Il y eut un moment de silence pendant lequel Alyd regagna sa place sous le regard de tous les ambassadeurs. Augusta et Minerva, par l'intermédiaire de Fumesck qui ne quittait que rarement son épaule, observaient les réactions des ambassadeurs afin de déterminer qui serait le premier à ouvrir les débats. Elles ne comptaient pas infligé cette charge à Natsume sachant que cela le mettrait immanquablement en position d'infériorité par rapport aux autres nations. Idem pour les Loup-Garou.

Les élémentalistes et les américains risquaient de poser quelques difficultés et n'étaient pas prêt apparemment à entrer dans la discussion en jouant le jeu. Rien qu'avoir l'air peu amène du secrétaire de Shallassan et les petits sourires supérieurs des deux femmes de la délégation américaine, il était certain que commencer par eux engendrerait des difficultés supplémentaire et risquerait de braquer les autres nations. Commencer par les vampires ne seraient pas non plus très judicieux, car même s'ils avaient eut le temps de discuter avec Théo, ils avaient fait à peine connaissance et le jeune homme avait encore beaucoup à découvrir sur ses futurs responsabilités. Il était donc nécessaire de lui laisser un peu plus de temps.

Hors de question de commencer par Percy et Funestar. Si l'ordre des choses avait été respecté, ils auraient effectivement débuter le concile et expliquer à l'assemblée ce que les chimères avaient fait pour leur pays mais le jugement n'étant pas encore rendu et tout étant encore à faire, il n'était pas judicieux de commencer par eux.

Ce qui finalement ne laissait que les français ou les gobelins. Elles eurent le même sourire de connivence alors que la matriarche du clan Londubat se levait et pour demander aux gobelins de désigner parmi eux un déléguée qui leur présenterait la position de la banque. Leur donner la priorité était une façon de les remercier et de leur accorder l'importance que méritait ce peuple qui dés le retour du clan chimère avait prêté allégeance et qui s'était de suite engagé sur la voie du changement et de la lutte contre la corruption.

Les français auraient pu aussi tout aussi bien assuré l'ouverture des débats. Même si cela aurait créer quelques tension envers les autres nations sorcières, qui trouvait à redire sur le gouvernement sorcier français dirigé par une créature magique qui donnait l'impression d'être un despote éclairé, ce qui ne manquerait pas d'ulcéré les gouvernements plus républicains.

Les gobelins étaient un choix neutre qui permettrait d'ouvrir les discussions sans prendre le risque d'un accident diplomatique. De plus tous avait à faire avec eux. Hormis Natsume, tous avait eut à faire aux gobelins qui peut importe le pays géraient les patrimoines magique. D'ailleurs c'était un des problème majeur que rencontrait les gobelins. Les sorciers de tous les horizons avaient tendance à les considérer comme de simple banquier et cela commençait à les déranger.

Après quelques mots échangé à mi voix entre les membres de sa délégations, Scalbeck se leva et se plaça sur l'estrade après un salut à l'intention des chimères devant lesquelles il s'inclina bien bas, il se retourna vers les autres ambassadeurs. Il inclina plus légèrement la tête et s'éclaircit la voix avant de commencer sa présentation de la nation gobeline et de leur aspirations.

« La nation gobeline fait partie intégrante du monde magique et du monde sorcier. Nous avons notre propre langue et notre propre gouvernement, notre territoire et nos lois. Cependant pour les sorciers et ce quelque soit leurs origines, nous ne sommes que des banquiers, un chaînons nécessaire de leur économie mais très peu nous reconnaissent une valeur en tant que peuple. Sans nier que cela ne nous a pas été utile par le passé de n'être considérée que comme des subalterne, nous aimerions être considéré un peu plus comme un peuple qui prend à cœur de protéger votre patrimoine et vos richesses. » Déclara Scalbeck avec la concision et la franchise adopté par les gobelins depuis l'apparition du clan. Il ne comptait pas perdre de temps en tentant de minimiser les responsabilités de chacun dans leur doléances, ni renier la corruption qui s'était installé dans les différents rouages de la banque et ce quelque soit le pays concerné.

Les autres ambassadeurs semblèrent un peu surpris par la demande de considérer les gobelins non seulement comme des banquiers mais aussi comme une race à part entière. Seuls les vampires semblaient s'accorder sur cette demande et montraient leur appréciation d'un hochement de tête.

« Les changements, souhaités par le clan et le retours aux règles primordiale de la magie, se sont rependu petit à petit au sein de nos succursales dans le monde entier. Certaines chose qu'il était possible de faire jusqu'à pèsent et qui était admise par l'usage, sont de nouveaux interdite. Cependant nous avons réaliser qu'un retour stricte au règlement antérieur ne correspondait plus ni à nos attentes ni à nos besoins. » continua Scalbeck avant que la plus jeune des femmes de la délégation américaines ne lève sa baguette en lui faisant émettre un petite couleur jaune qui attira l'attention de tous.

Scalbeck fronça les yeux mais fit poliment un signe à la jeune femme de prendre la parole, après avoir jeté un coup d'œil furtif et rapide en direction des chimères. Le petit sourire amusé sur leurs visages ne lui échappa pas et le gobelin sentit sa curiosité monter en flèche quand à ce qu'avait à dire Morgan Estrella Vanquish .

« Comme personne ne nous a interdit d'intervenir, je pense qu'il est donc possible d'interrompre les présentations si besoin est . » Déclara Morgan d'une voix posée et mélodieuse. Personne ne se décidant à lui interdire de continuer, elle reprit. « Nous avons effectivement remarqué que les Gobelins étaient revenu à un système économique archaïque qui avait fais ses preuves sur le vieux continent. C'est un des points que nous devions abordé car de ce fait notre économie dans le nouveau monde est mise à mal. De nombreux accords qui permettaient à notre économie de se développer ont périclité alors qu'ils étaient bon et absolument pas issu d'un quelconque corruption. Nous comprenons la nécessité d'une reforme afin de limiter la corruption et le risque de malversation. Nous sommes tout a fait près à apporter notre concours et notre expérience dans ce domaine. »

« Je vous arrête tout de suite, Madame. » fit Dénal en se levant de son fauteuil pour rejoindre Scalbeck qui hésitait entre jeté un sortilège cuisant à la jeune femme ou lui éclater de rire au nez pour sa suffisance et son effronterie.

Le hiérarche était bien content que Dénal s'occupe de rabattre son caquais à cette péronnelle. En même temps, en écoutant Dénal, il ne pouvait que constater que la chimère n'intervenait pas sur le fond des propos de la jeune femme, mais plus sur la forme de son discours. Comme si une part des idées contenue dans son propos n'étaient pas entièrement mauvaise. Il fit une grimace devant admettre qu'il devait y avoir une raison à cela et réfléchis à ce qu'il savait des accords dont elle avait fait mention.

« Votre tentative d'ingérence dans les affaires des gobelins ne sera pas cautionner ni permise. Il est fort possible que le monde sorcier auquel vous appartenez soient plus sain que bien d'autre mais il ne se trouve pas au dessus d'eux quoi que vous en pensiez. » continuait Dénal affable.

« Je ne fais que ce que vous avez conseillé. Prendre part à la discussion en proposant des solutions. » Déclara avec aplomb et un sourire charmeur Morgan. « Nos accords fonctionnent et notre économie est des plus saine et des plus dynamique ! Intégrer des sorciers compétents au sein de la banque ne ferait qu'enrichir..»

« Vous imposer de la sorte ne vous mènera à rien de bon. Je ne doute pas que les accords dont vous parlez puissent avoir un intérêt pour les deux partie mais je ne vous laisserais pas les imposer. Si vous pensez que nous sommes incapable de voir vos intentions vous vous trompez ! Il est clair que vous avez dans la tête de vous imposer comme exemple à suivre pour les autres nations et il est aussi clair que vous avez confiance en votre suprématie. »

Morgan eut l'espace d'un court instant une expression outré sur les traits de son visage. Puis elle serra la mâchoire et les poings pour ne pas risquer de faire le moindre geste inconsidérée.

« Ce n'est pas un défaut en soi, je le reconnais. » Continuait Dénal avec un soupir résigné qui résonna un peu trop fort dans la salle pour ne pas être feint. « Croire en son pays et en son peuple n'est pas un défaut qui mérité d'être corrigé. Contrairement à celui de se croire au dessus des autres et de vouloir leur imposer votre point de vue. J'espère juste qu'une nation aussi jeune que la votre, qui ne possède pas une histoire aussi riche que celles des autres saura écouter ses aînés avec humilité. »

Morgan rougit de honte, comprenant parfaitement qu'elle avait été trop loin et qu'elle avait fait le jeu des Chimères en dévoilant son jeu ci tôt. Son objectif était bien de s'arranger pour que l'influence de son pays s'étende sur la totalité des gouvernements magiques. Un peu comme le faisait les moldus de son pays d'origine. Elle avait toujours envié la suprématie de ses compatriotes sur les autres pays. Bien évidemment aucun autre gouvernements moldu n'était près à le reconnaître mais il était indéniable que les États-Unis participaient à l'élaboration d'une cohésion internationale et malgré tous leurs efforts les autres gouvernements n'étaient pas assez fort et soudé pour s'opposer à leur position.

C'était son rêve et l'objectif qu'elle avait cherché à atteindre dés qu'elle avait été choisit pour mener la délégation du Berceau du couchant. Elle avait espérer ainsi entrer dans l'histoire comme celle ayant imposé la vision du monde magique selon la philosophie de son pays. Mais elle avait été trop vite. Elle avait vu une occasion et l'avait saisit sans prendre le temps d'analyser la situation. Sans voir que cette perche tendue n'était qu'un piège diplomatique, afin de permettre aux chimères de poser définitivement le cadre des débats.

Si elle avait pu imaginer que les créatures se contenteraient de faire acte de présence, elle devait revoir sa copie. Aucune des trois créatures ne laisserait l'un d'entre eux dépasser les limites qu'elles avaient fixé. Morgan soupira et s'inclina poliment devant Dénal avant de se rasseoir. Elle avait perdu cette passe et reconnaissait son erreur. Une mains se posa sur son épaule alors que Scalbeck reprenait son discours sur les attentes de Gobelins.

« Ne prenez pas ombrage, madame. » Lui murmura sa voisine d'un ton rassurant.

« Rassurez vous. Je me déçois un peu moi même d'être tombé dans un piège si grossier mais je retiendrais la leçon. »

« Je ne considère pas ceci comme un échec et je ne pense pas que vous devriez le faire. En fait, je suis prêt à parier que pas un autre ambassadeur ayant l'expérience de ce genre de débat ne vous tiennent rigueur de votre intervention. » Marmonna le vieil homme à l'opposé de la table.

Morgan étonnée par le sourire engageant et les paroles rassurante du vieux sorcier, le regarda fixement cherchant à comprendre ce qu'il pouvait bien trouver de positif dans la manière dont la chimères l'avait ridiculisé.

« Vous nous avez appris deux choses essentielles, Morgan et a vrai dire j'ai parié avec la Dame Vouivre sur qui parmi nous, nous permettrait de mettre en évidence ces deux points précis. Bien évidemment j'avais parié sur vous. Pas seulement par chauvinisme, mais je vous connais suffisamment pour savoir que vous ne laisseriez passer aucune opportunité. »

Morgan rougit. Elle était incapable de déterminé si c'était de honte ou de gêne, tout comme elle ne savait pas comment prendre les paroles du vieux sorciers. Le maître des arts anciens était avare en compliments mais étrangement, elle avait l'impression que s'en était un ce qu'il confirma d'un simple hochement de tête.

Pour les deux choses essentielles qu'elle avait mis en évidence, elle savait qu'il faisait référence à la place que comptait tenir les chimères. Grâce à elle, tous savaient qu'elles ne se contenteraient pas de faire de la figuration.

Quand aux deuxièmes point, il lui fallut un peu plus de temps pour comprendre de quoi il retournait mais écoutant à nouveau le discours du Gobelin, elle fit rapidement le rapprochement. Jamais la chimère n'avait dit que son idée était déplacé ou mauvaise. Sa manière de faire et de vouloir s'imposer était discutable mais pas le fond de son discours. Elle en avait la preuve dans la manière dont le gobelin finissant son intervention, assura qu'il s'informerait concernant ces accords et que peut être inciter les Sorciers à prendre en charge leur investissement, voir peut être ouvrir leur économie au marché boursier moldu, comme l'avait suggéré un des vampires, Léon, si sa mémoire était bonne, pourrait permettre à la relations entre gobelins et sorcier d'évoluer.

Ce qui en soit serait une avancé considérable. Un progrès pour la société sorcière ! Une petite révolution dans l'économie à laquelle elle pourrait être fier d'avoir contribuer. Morgan sourit. Elle avait encore beaucoup à apprendre et le concile ne faisait que commencer, mais elle apporterait sa pierre à l'édifice et ferait la fierté de son pays.

Raison pour laquelle quand la vieille femme, annonça que c'était le tour de sa délégation se monter sur l'estrade, elle releva la tête et s'avança. Elle fit une impeccable révérence devant les chimères et oubliant le discours qu'elle avait préparé avec soin pendant des heures la veille, elle laissa parler son cœur.

A suivre...

Parce que d'après moi on ne le dit jamais assez et qu'il est important cependant de l'entendre: Merci a tous pour le soutien que vous apportez à cette fiction quelque soit la forme qu'il prend. Si on m'avait dit qu'elle serait aussi longue et aussi aimé je crois que j'aurais demandé une expertise médicale^^Bref merci encore en espérant que ce nouveau chapitre vous plaise tout autant que les précédents!

A bientôt!