Chapitre 83 : Infirmerie Poudlard
Hermione ouvrit les yeux, les écarquillant vivement comme sous le coup d'une grande surprise. Elle reprit petit à petit conscience et réalisa que sa bouche était ouverte comme si elle avait crier. Elle la referma dans un claquement sec de mâchoire et tenta de se redresser dans le lit ou elle se trouvait, ne reconnaissant pas le lieu. Mais son élan pour bouger fut vite stopper par la douleur qui irradiait de partout dans son corps. Pas un endroit qui ne lui causait pas une intolérable souffrance. Elle tenta de se souvenir de ce qui avait bien pu la mettre dans un état pareil tout en reposant sa tête sur l'oreiller. Mais même réfléchir lui était douloureux.
Pour la première fois de sa vie, la jeune prodige de Griffondor ne pouvait pas compter sur son esprit de réflexion et sa mémoire pour comprendre sa situation, tant se concentrer lui donnait l'impression que son cerveau était piétiner par un troupeau d'éléphant. C'était comme si sa tête allait éclater. Elle respira plusieurs fois profondément cherchant à remettre ses idées en place et chassant l'angoisse qu'elle sentait monté en elle. Une peur irrationnelle et un sentiment incommensurable de trahison. Elle ne savait pas ce qui c'était passé mais elle avait vraiment l'impression que quelque chose venait de se briser en elle et que paradoxalement elle était plus libre, plus vivante que jamais.
Gardant la tête sur l'oreiller, elle la tourna sur sa droite puis sur sa gauche, et vit qu'elle n'était pas seule à être allongé dans un lit dans ce qui semblait être une infirmerie. L'image de Poudlard lui revint de suite en tête. Examinant un peu mieux les tableaux sur les murs et le plafond, elle réalisa qu'elle se trouvait effectivement dans l'infirmerie de l'école. Dans le lit de droite, elle pouvait apercevoir une autre forme allongée sans pouvoir l'identifier. De même dans le lit de gauche mais tout comme elle, la personne couchée semblait s'agiter et être sur le point de se réveiller. Elle reconnut alors Pansy Parkinson.
Elle fronça les sourcils cherchant comment elle avait bien pu atterrir à l'infirmerie en compagnie de la jeune fille de Serpentard. L'image de Ron et Ginny passa furtivement dans son esprit. Des souvenirs d'une dispute lui revinrent petit à petit en mémoire. Elle se rappela la gifle cuisante que lui avait donné Ron. Elle se souvint des mots durs et des insultes qu'avaient lancé les deux plus jeunes Weasley à son encontre, contre Harry et contre les serpentards. Blaise et Pansy étaient intervenue dans leur conversation et lui avait prêté mains forte pour faire face à Ron et Ginny.
Hermione ignorait pourquoi les deux vert et argent étaient intervenu en sa faveur. Pas qu'elle s'en plaignait, non d'ailleurs elle se souvenait malgré sa surprise d'avoir apprécié l'aide des deux autres et ce malgré l'étrange sentiment d'aversion qui la poussait à détester les deux serpentards. Elle regarda Pansy dont les yeux commençaient à papillonner doucement et s'aperçut qu'elle ne ressentait plus cette méfiance instinctive envers la jeune fille.
La grimace concentré sur son visage s'accentua. Hermione se rendait compte que quelque chose clochait dans ce raisonnement. Pourquoi ne ressentait elle aucune méfiance envers la serpentarde ? Elle éprouvait juste de la curiosité mais plus aucune animosité. Mais si cela avait été instinctif, elle aurait dû ressentir encore ce petit malaise qui la mettait en alerte, mais là plus rien. Il n'y avait plus aucune colère entre elle et l'autre jeune fille.
L'image de Ron et Ginny s'effondrant et se tordant de douleur devant eux lui revint alors en mémoire. Elle se remémora avoir elle aussi sentit une forte douleur avant de s'effondrer à son tour. Malgré la migraine carabiné qui lui vrillait la tête et les entrailles lui donnant la nausée, elle chercha dans sa mémoire plus de détail sur ce qu'elle avait ressentis et sur ce que cela pouvait bien signifier.
Retenant difficilement les hauts le cœur qui agitait son estomac, elle rassembla les éléments qu'elle avait à sa disposition et fini rapidement par comprendre que quelqu'un de puissant leur avait fait quelque chose à tous les quatre. Quelques chose qui avait été douloureux mais aussi libérateur. Elle supposa aussi que la répulsion instinctive entre Griffondor et Serpentard ne devait pas être si naturelle qu'on le leur avait fait croire. Donc il était logique d' envisager que par un quelconque procédé magique, quelqu'un ait brisé se qui les obligeait à se détester.
Mais pourquoi avait on intérêt à les faire se détester ? Et qui pouvait y trouver un bénéfice ? Sans oublier qui les en avait délivrer et pourquoi ?
« Granger ? » fit Pansy d'une voix cassée mais sans aucune morne ou colère ce qui confirma à Hermione sa théorie.
« Parkinson. » Salua tout aussi poliment la jeune née moldu en souriant doucement à son interlocutrice qui lui rendit son sourire avant de réaliser l'étrangeté de leur situation. « Si tu te sens aussi mal que moi, je te conseille d'éviter de bouger. »
« Merci du conseil. » Marmonna la serpentarde en fronçant les sourcils. Hermione se disait que sa camarade devait suivre son propre cheminement de pensées pour comprendre pourquoi elle se trouvait dans l'infirmerie de l'école à côté d'elle.
Hermione la laissa à ses réflexions. Sentant que la nausée refluait, elle tenta pour le seconde fois de se redresser dans son lit afin d'avoir une meilleure vue de ce qui se passait autour d'eux et peut être trouver un indice sur depuis combien de temps elle était évanouie.
Bougeant lentement et avec précaution sous le regard intrigué de Pansy, elle examina la pièce ou elles se trouvaient. En plus du lit à la gauche de celui de Hermione, qui devait être occupé par Blaise, il y en avait deux autres qui étaient occupés.
Dans celui qui se trouvait le plus loin d'eux mais proche de la porte, il y avait une personne qui semblait profondément dormir. De son lit, la jeune fille ne voyait qu'une chevelure rousse s'étaler sur l'oreiller. Ginny ou Ron mais sans se rapprocher, elle était incapable de savoir de qui il s'agissait.
L'autre lit occupé était placé tout près du bureau de Madame Pomfresh et semblait avoir été isolé des autres. Il était impossible de voir derrière les paravents qui se trouvait derrière. Mais Hermione remarqua la présence de l'infirmière de l'école qui allait et venait autour du lit.
Pomfresh ne semblait pas d'excellente humeur avec son ou sa patiente. Bien qu' elle ne puisse entendre la conversation, l'expression fermée sur le visage de la soignante suffisait à lui faire comprendre que la personne caché par les paravents devait se montrer récalcitrante. La voix de Pansy qui semblait avoir finit son introspection la détourna de ce qui se passait un peu plus loin.
« Par Merlin ! C'est vraiment horrible ! Pousser des enfants à se détester ! Nous manipuler de la sorte...C'est... »
Hermione hocha la tête comprenant ce que Pansy n'arrivait pas à exprimer avec des mots. Elle comprenait et elle éprouvait exactement les mêmes sentiments. Pansy se recroquevilla sur elle même s'enroulant dans ses draps pour se protéger.
« Même mes parents n'ont pas poussé l'éducation sang pur jusque là. » Marmonna la jeune fille en fermant les yeux.
« Tu as une idée de qui peut être le responsable de tout cela. » Demanda Hermione qui avait bien une petite idée mais ne se sentait pas prête à l'énoncer.
« Pas besoin de réfléchir trop pour découvrir qui avait intérêt à nous contrôler ! Je ne sais pas pour toi mais moi, il ne me viens qu'un nom à l'esprit. Dumbledore. »
Hermione se contenta d'acquiescer. Elle ne pouvait que partager l'analyse de Pansy.
« Tu es d'accord ? » s'étonna la jeune fille. « Tu ne cries pas au crime alors que je viens d'accuser le mentor de la lumière d'acte impardonnable ? »
« Je suis de ton avis. Il est le seul avoir eut le pouvoir, la possibilité et surtout l'utilité de tous nous manipuler et de nous pousser à nous haïr. Je ne connais pas encore son but mais si cela peut te rassurer, je suis plus que convaincue qu'il n'existe aucun motif valable pour assujettir une personne à la volonté d'une autre. » répondit Hermione en serrant les poings sur sa couverture. « Nous pouvons ne pas partager le même point de vue, nous pouvons nous opposer pour nos idées, mais il nous appartient de le faire librement et non parce qu'un vieux fou nous y pousse ! »
«Jolie discours. Tu es sûr que le choixpeau ne s'est pas trompé de maison dans ton cas. » Ironisa en souriant Pansy.
Et pour la première fois depuis qu'elle fréquentait Poudlard, Hermione sentit que l'ironie de la serpentarde était tout sauf insultante. Amusante, légèrement moqueuse mais rien qu'une amie n'aurait put dire pour la taquiner. Elle rit doucement et soupira soulagée. On les avait libéré et à partir de maintenant les relations entre maison pourraient repartir sur de bonne base. Ce qui vu les changements déjà apporté par MacGonagall au sein de l'école, ne ferait qu'améliorer les conditions d'apprentissage de tous les écoliers et les préparaient mieux à la vie active.
« Pansy ? » grommela la voix de Blaise dans le lit d'à côté. « Qu'est ce que tu fais dans ma chambre ? Et Avec Granger en plus ! Est ce que mon super fantasme vient de se réaliser ? »
Hermione rougit jusqu'à la racine des cheveux alors que Pansy se redressant sur un coude lui fit un petit signe de se décaler, avant d'attraper son oreiller et de le lancer sur son camarade qui poussa un cris contrarié quand l'objet volant heurta son crâne.
« Arrête de prendre tes rêves pour la réalité, Blaise ! Et sert toi de ton cerveau ! » Grommela Pansy en grimaçant sous la douleur déclenché par l'effort.
« Aie ma tête ! » Répondit le garçon en enlevant le coussin et en tentant de se redresser mais abandonnant vite l'idée vu la souffrance qui lui déchira les membres quand il tenta son mouvement. « Me rappelle pas pourquoi j'ai l'impression d'être passé sous le Magicobus ! »
Hermione leur fit un résumé succinct de ce dont elle se souvenait. Blaise fut du même avis que les des jeunes filles concernant l'implication de l'ancien directeur. Elle était encore en train de parler, tout en s'étonnant encore de ne plus ressentir aucune animosité envers ses deux camarades, quand la silhouette rousse dans le lit proche de la porte si mit à s'arque bouter sur son lit et qu'une lumière rouge se mit à pulser silencieusement tout autours du lit.
Hermione se mordit la lèvre inférieure, même si aucun son ne leur parvenait, même si elle ne pouvait distinguer l'identité de la personne qui convulsait dans le lit, elle savait que cela devait s'avérer douloureux.
Rapidement Madame Pomfresh se dirigea vers son patient et intervint rapidement avec son professionnalisme et sa maîtrise habituelle. Il lui fallut cependant le soutien de potion et de puissant sortilège pour arriver à calmer la personne qui donnait l'impression de se débattre avec l'énergie du désespoir.
Blaise et Pansy, tout comme la griffondor, observaient la scène avec inquiétude. Le peut de temps qu'ils étaient resté au Manoir du Seigneur des Ténèbres, ils avait vu leurs parents être soumis au doloris. Eux même avait dû subir ce sort bien trop de fois pour ne pas comparer ce qui se passait sous leur regard impuissant avec cette triste expérience. Ils ne souhaitaient un tel traitement à personne, même pas à leur pire ennemis.
« J'espère que le vieux fou paiera pour ses crimes. Même Weasley ne mérite pas un sort pareil ! » Marmonna Blaise.
« Comment tu sais qu'il s'agit de Ron ? » S'étonna Hermione craignant que le serpentard n'ai vu juste. Malgré tout ce qu'il avait pu dire ou faire, elle ne pouvait admettre que la souffrance, la torture à laquelle semblait soumise le patient de Pomfresh, était mérité et encore moins que c'était Ron qui la subissait.
« Il me semble qu'il était plus atteint que nous. Plus sous l'emprise du vieux fou que n'importe qui d'autre à l'école. Même sa sœur semblait plus capable de recul que lui, même si je suis désolé de l'avouer aussi franchement, sans prendre de gant, elle a un truc de flippant , elle aussi. »
Hermione pris le temps de réfléchir quelques instants. Concernant Ron, le raisonnement du serpentard se tenait. Trop bien au goût de Hermione, mais elle ne trouvait aucun argument qui puisse le réfuter. Elle se mordit plus durement les lèvres, serrant les poings. Ron était véritablement sous l'emprise de Dumbledore et l'en libéré devait être plus difficile.
Pour ce qui était de Ginny, elle aussi avait remarqué que le jeune fille avait comme qui dirait une obsession pour Harry et elle doutait que cela soit du fait du directeur. Par contre comme le laissait sous entendre Blaise, il était fort possible que ce sentiment exclusif ne soit pas naturel. Ne voyant pas le jeune fille dans l'infirmerie, à moins que ce ne soit elle derrière ce paravent, elle tenta de rassemblé tous les éléments qu'elle avait pu observé depuis son arrivée au square. Mais sa tête lui faisait si mal qu'elle dû mettre un terme à ses réflexions.
Elle aurait voulu pouvoir se lever et aller vers Ron pour l'aider mais elle ne savait pas si elle pourrait lui faire confiance . Même si son comportement était régenté par les conditionnements de Dumbledore, elle ne pouvait seulement tirer une croix dessus et faire comme si rien ne c'était jamais passé. A moins de se lancer un oubliette, chose qu'elle ne ferait pas. Ou de le faire sur Ron, chose qu'elle n'autoriserait pas. Elle ne savait pas pourquoi mais il lui semblait important que Ron prenne conscience de ses erreurs et des blessures qu'ils avaient infligé à son entourage de par son attitude buté et xénophobe. Elle ne pouvait qu'espérer qu'il prendrait conscience de ses erreurs et changerait.
Elle en était là dans ses réflexions quand la porte de l'infirmerie s'ouvrit sur les jumeaux accompagné d'une jeune femme qu'elle fut la seule à pouvoir identifier pour l'avoir déjà vu quand elle était venu la veille. Elle savait qu'elle devait parler avec la jeune femme que les Français lui avait présenté comme étant Mélissandre, la fille de Rusard. C'était un des mystères qu'elle devait résoudre ! Un secret qui lui permettrait de comprendre le secret de l'immortalité de Voldemort.
Mais la jeune femme se dirigea vers Madame Pomfresh et seuls les jumeaux se rapprochèrent d'eux en souriant tristement. Ils prirent place sur des chaises entre les lit des deux jeunes filles et les saluèrent d'un signe de tête compatissant avant de leur demander comment ils se sentaient.
« Bien enfin mieux que d'autre apparemment. » fut le premier à répondre Blaise en indiquant de la tête le lit au près duquel était l'infirmière et Mélissandre.
« Les serpentards ont une sorte d'immunité. Apparemment le fait de ne pas croire en Dumbledore, ne permet pas au sort de s'implanter profondément dans l'âme. » Expliqua Fred en hochant la tête. « Ron malheureusement... »
« Est un enfant impressionnable qui a toujours été en quête de reconnaissance. Une proie plus que facile pour l'ancien directeur. » continua Georges en posant une main rassurante sur l'épaule de son frère.
« Ancien directeur ? » Répété Pansy en fronçant les sourcils.
« Personne ne vous l'a dit ? Dumbledore a été démis de ses fonctions par Poudlard, elle même et c'est Minerva MacGonnagal qui a pris la relève.
Blaise haussa les épaules. Draco avait peut être fait allusion à quelque chose dans ce goût là mais il avait oublié.
« Les plus touché sont les élèves des cinquième et sixième années. Serpentard est, toutes classe confondues, la moins touché des maisons. Ensuite vient Serdaigle. Pour poufsouffle et Griffondor c'est là que se trouve les cas les plus grave. Mais Ron est sûrement celui qui est le plus atteint. » Leur expliqua Fred.
« Et Harry ? » S'exclama Hermione. « Vous avez des nouvelles et les autres... »
« Draco ! » S'inquiétèrent aussitôt les deux serpentards. « Théo ! »
« Harry et Draco vont bien. Le fait d'être suivant des Chimères les a libéré de l'influence du directeur, il y a déjà quelques temps. Neville aussi est sauf. Pour Théodore, la révélation de sa véritable nature l'a délivrer du peu d'influence que pouvait avoir le vieux fou sur lui. Tous les autres sont à Sainte Mangouste pour y être soigné, mais tout comme vous ils se remettent doucement. »
« Ou est Ginny ? » Demanda Hermione en fronçant les sourcils quand elle vit les jumeaux échangé un regard inquiet et mitigé.
« Qu'est ce que vous nous cacher sur Théo ? » S'enquit Pansy en fronçant les sourcils qui avait bien remarquer l'hésitation dans la voix du roux quand il avait parler de son ami.
« Ce n'est pas à nous de raconter les secrets de votre ami. Il vous rendra certainement visite quand le concile sera ajourné pour aujourd'hui. Tout comme Draco et les autres. Quand à Ginny, elle est plongé dans un profond sommeil et son état n'est pas aussi alarmant que celui de Ron, alors nos parents ont décidé de la garder avec eux au Manoir, vu que son état est stable et ne nécessite aucun soin particulier. » Répondit Fred.
« Tu crois vraiment que Harry viendra ? On a pas vraiment été des amis digne de confiance... » Marmonna Hermione honteuse en baissant la tête.
«Il viendra. » Assura Georges en levant les yeux au ciel. « Il ne pourra résister à sa nature profonde qui le pousse à donner une seconde chance à tout le monde. S'en est presque maladif avec lui. »
« Même à ceux qui ont été obligé de prendre la marque ? » siffla avec colère Blaise en relevant la manche gauche de son pyjama pour trouver son avant bras vierge de tout souillure.
Il écarquilla les yeux et ne pu retenir l'exclamation de joie pure qui explosa dans son esprit quand il réalisa l'absence de tatouage noir sur sa peau. Pansy, après un regard extasié sur son propre bras, en fit autant et les larmes lui montèrent aux yeux quand elle réalisa que sa peau à elle aussi était vierge.
« Oui, avec tout le monde. A toi de voir maintenant ce que tu voudras faire de cette deuxième chance. » Répliqua avec assurance et compassion Fred. « C'est la Magie elle même qui est intervenu pour vous libérer tous. Elle vous a non seulement libéré des chaînes imposées par le directeur, mais elle a aussi lavé l'affront qui avait été fait à votre liberté. Elle a lavé la marque des ténèbres pour que vous ne soyez pas jugé sur quelque chose qu'on vous à imposé. Elle veut tout comme les chimères que vous grandissiez et avanciez en prenant vos responsabilités. »
Blaise releva la tête pendant le discours du roux et le fixa droit dans les yeux, cherchant une quelconque trace de tromperie ou de mensonge , mais il ne trouva rien. Rien hormis l'assurance que George croyait ce qu'il disait dur comme fer. S'il le lui avait demandé, le serpentard était sûr que Georges aurait jurer sur sa vie et sa magie qu'il ne disait que la vérité. Et aussi fou que cela puisse lui paraître, Blaise voulait y croire.
Perdu au milieu de ses réflexions, il ne vit pas l'attaque suivante venir. Pansy avait piqué l'oreiller du lit libre à côté d'elle et lui avait lancé en pleine tête.
« Arrête de tergiverser, Blaise ! Tu va te faire du mal, à réfléchir autant ! » Lui lança la jeune fille qui le connaissait si bien avec un sourire rayonnant. « Quelle preuve te faut il de plus ? »
Elle levait bien haut son bras gauche dénudé, la main ouverte vers le plafond, comme pour attraper le ciel et les étoiles. Hermione se disait qu'elle aimait bien la manière de penser de Pansy et qu'elle aurait pu être amie. Non , elle pouvait encore l'être. Elles pouvaient maintenant, si elles le décidaient toutes les deux, choisir de repartir à zéro. L'image de Draco et Harry au Terrier lui revint alors en mémoire et elle respira profondément en tendant une main amicale vers la jeune fille.
« Recommençons à zéro. Enchanté de te rencontrer. Je suis Hermione Granger. »
« Tout le plaisir est pour moi. Je suis Pansy Parkinson. » Sourit la jeune fille de serpentard en lui serrant amicalement la main. « Et le bouffon derrière toi c'est Blaise Zanbini ! »
« Hey Pansy ! Ne parle pas de moi en des termes aussi peu flatteurs. » s'offusqua le garçon avant de sourire, tout comme les jumeaux qui lui tendirent une main chacun qu'il saisit. « Mais cela ne veut pas dire que je vais me mettre à agir en griffondor ou en poufsouffle ! »
« J'espère bien. » Ricana Pansy. « J'ose à peine imaginer ce que cela pourrait donner. »
« Mademoiselle, il va falloir que nous ayons une petite conversation. Vous semblez avoir les qualités nécessaire pour nous aider à développer le sens de l'humour et de la blague au sein de cette noble institution qu'est Poudlard, mais aussi dans le monde sorcier dans son ensemble. » déclara Fred les yeux pétillants alors que Georges hochait la tête.
Hermione et Blaise se regardèrent se demandant si leur association n'était pas un peu risqué pour les murs des l'école. A la manière dont Pansy rougit et finit par étirer le sourire qui flottait sur son visage depuis qu'elle avait découvert l'absence de Marque, ils déglutirent difficilement et secouèrent la tête dans un bel ensemble ce qui déclencha l'hilarité chez les trois autres.
Un rire cristallin se joignit aux leur. Ils se tournèrent vers la jeune femme qui se rapprochait de leur coin après avoir laissé Pomfresh s'occuper de Ron. Le jeune homme semblait s'être calmer et se reposait toujours inconscient.
« Sachez que si vous arrivez à mettre au point une blague nécessitant la participation de chaque maison, Poudlard vous sera reconnaissante de cette preuve d'unité. » Leur dit Melissandre quand elle retrouva de son sérieux.
« Vraiment ? » Lancèrent en même temps les trois conspirateurs.
« Oui » Promit Melissandre. Son regard brillant de joie et d'anticipation.
« Vous croyez vraiment qu'ils ont besoin d'encouragements ? » Soupira Blaise qui se demandait qui était cette femme et pourquoi elle parlait au nom de l'école, comme si le bâtiment était vivant.
« Non, tout comme je ne crois pas qu'ils aient de tout manière besoin de ma permission, mais je pense que cela serait un bon moyen d'apaiser les esprits. Le fait que tous les élèves de l'école soient tombé malade en même temps ne nous fait pas bonne presse. Le ministère et La gazette du sorcier tentent de faire pression sur l'opinion publique. Ce qui n'est pas loin de réussir. Les parents sont assez inquiet et furieux de ce qu'ils ont découverts. »
« Ils veulent des responsables ? » Lança Hermione.
« Oui, et ce n'est pas que l'idée de voir la tête de Dumbledore au bout d'une pique me dérange, mais cela ne résoudrait rien. Les parents ne font plus confiance en l'équipe enseignante qui se trouvait en place. » Admit Melissandre
« Mais ils ne sont pas responsables. »S'exclama Georges.
«Fudge veut reprendre le contrôle de Poudlard et il estime qu'il tient là une occasion en or. De plus il ne reconnaît pas l'autorité des chimères et les rendre responsable publiquement de l'état des enfants alors qu'elles occupent Poudlard, peut lui permettre de faire pencher la balance de l'opinion publique dans son sens et ainsi conduire les sorciers à leur perte. »
« Comment cela ? » S'étonna Pansy.
« Si les sorciers ne respectent pas les Chimères, s'ils décident de s'opposer au clan alors Les chimères n'auront d'autre alternative que de nous retirer le don. »
« Fudge est un abruti ! » Lâcha Fred avec colère en croisant les bras sur sa poitrine.
« Oui mais un abruti influent, malheureusement. » Soupira Melissandre. « Si personne ne vient s'opposer à lui sur ce terrain là, les sorciers crédules n'auront que sa version et il réussira à leur faire croire que le clan est reponsable. »
« N'y a -t-il rien que nous puissions faire ? » Demanda Hermione. « Ce problème ne peut être laissé de côté et il me semble que les chimères ont déjà bien d'autre sujets de préoccupations pour s'embarrasser de discussion stériles avec un être aussi obtus que monsieur le ministre. Je ne crois pas que vous vous êtes jointe à nous dans le seul but de nous faire la conversation. Chacun ici œuvre pour que le monde sorcier change, pour qu'il évolue en mieux et se libère de sa gangrène. Je sais qui vous êtes et je crois que vous voulez nous demander d'intervenir d'une manière ou d'une autre pour régler ce problème. Malheureusement je ne vois pas ce que nous pouvons faire à notre niveau pour clouer le bec au ministre. »
« Peu nous importe Fudge dans la situation qui nous préoccupe. Il nous faut juste convaincre les parents que ce qui est arrivé est une bonne chose. Je pense que vous pouvez le faire. Vous pouvez convaincre vos camarades et leur parents que les guerres intestines entre les maisons de Poudlard sont inutile. Vous pouvez remplir cette mission car vous savez ce que leurs enfants ont éprouvé. Vous pouvez leur faire comprendre que les changements apporté par les chimères sont nécessaire et même sils peuvent paraître radicaux, ils n'ont rien de dangereux ou nocif. » Expliqua Melissandre en souriant à la jeune griffondor qui rougit.
« Intéressant programme que celui là. » Marmonna Blaise en se frottant le menton visiblement concentré.
Pansy et les jumeaux hochèrent la tête pensif eux aussi. Hermione, elle semblait déjà faire fonctionner les rouages de son cerveau pour établir un plan réalisable.
« Il faudrait que nous allions à Sainte Mangouste et il faudrait que des journalistes sorcier qui ne sont pas à la botte du ministère s'y trouve aussi afin de témoigner de notre intervention auprès de l'opinion publique qui ne se trouverait pas à l'hôpital. » annonça Hermione après un temps de réflexion dans un profond silence.
« Oui et bien évidemment nous devrions apparaître tous ensemble comme une équipe unie avec un discours assuré et bien rodé. » continua Blaise alors que Hermione opinait de la tête. « Il ne faut pas que notre discours paraisse décousue ou contradictoire, nous devons tous parler d'une même voix et notre unité doit être visible... »
« C'est pourquoi nous devrions nous y rendre en uniforme de l'école, tout en portant les couleurs de nos maisons. Hors de question de nier ce que nous sommes mais il faut démontrer que les maisons de Poudlard malgré leur différence sont capable de travailler ensemble vers un objectif commun. »Surenchérit Hermione les yeux brillants
« Montrer notre unité sans cracher sur nos différence convaincra nos camarades que ce qu'ils viennent de traverser est une épreuve libératrice qui ne les rendra que plus fort ! » Termina le serpentard avec un sourire satisfait
« Et comment comptez vous agir pour vous montrer unie alors que depuis plus de cinq longues années vous vous prenez le bec pour des peccadilles? » demanda Melissandre narquoisement.
« Nous sommes l'avenir du monde sorcier ! Nous sommes ceux qui prendront demain les décisions et nous devons des maintenant montrer que nous ne laisseront pas mourir la magie, que nous ne laisseront plus les puissants nous manipuler sous prétextes qu'ils pensent savoir mieux que nous ce qui est bon et bien, ou pire ce qui est mieux pour notre société. » Déclara Blaise. « Nous sommes l'avenir et nous feront entendre notre voix ! »
« Bien dit ! C'est ce que nous répéterons à nos camarades et à leur parents. » Assura Georges en tapant amicalement la cuisse du serpentard.
« Avec vous l'avenir promet d'être intéressant. » sourit Melissandre dans un rire clair.
« Avec un discours pareil, vous allez renversé Fudge ! Cela fera une épine de moins dans les pattes du clan ! » S'éleva une voix familière qui le fit tous se retourner vers les grandes portes de l'infirmerie.
« Harry ! » S'exclama Hermione ses yeux se remplissant de larmes .
La jeune fille oubliant sa douleur, s'élança de son lit pour se précipiter dans les bras du brun et l'étreindre en sanglotant.
A suivre...
