Chapitre 84 : Divergences d'opinion

« Mon pays a été bâti sur le principe que toutes les minorités avaient leur place et que nos différences faisaient notre force. Bien que nous soyons une nation jeune ne possédant pas le même glorieux passé que vous, nous avons déjà eut plusieurs fois l'occasion de montrer notre unité face à l'adversité. » Déclarait Morgan d'une voix claire et posée qui ne laissait en rien supposé que son discours était improvisé et bien loin de celui qu'elle avait mis des heures à améliorer la nuit précédente.

Personne ne lui reprocha l'insolence et l'arrogance qui pointaient encore par moment leur bout de nez dans sa manière de s'exprimer. Il était dans sa nature exubérante et franche de dire les choses comme elle les voyait et les sentait plutôt que de ménager les susceptibilités de chacun. De plus elle était jeune et commençait sa carrière dans la diplomatie. Il n'y avait rien, plus rien de condescendant dans son attitude et le reste finirait par disparaître avec la pratique.

Elle ne faisait pas vraiment attention aux réactions que suscitaient son discours dans les rangs des autres ambassadeurs. Tout du moins tant qu'elle ne sentirait pas d'aura hostile. Mais même les gobelins qui avaient été quelque peu agacé par son intervention lors de leur intervention se montrait à l'écoute et acquiesçait parfois en reconnaissant la justesse de son propos. Il n'y avait vraiment que le secrétaire de la délégations des élémentalistes qui la regardai avec agacement et un air outré. Comme si elle l'avait trahis. Intérieurement elle haussa les épaules. Elle ne connaissait pas ce jeune homme mais si l'image qu'elle avait donné, lui avait laisser espérer, seul Merlin savait quoi et qu'il s'était apparemment trompé, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même !

« Vous connaissez je pense, pour certains d'entre vous bien mieux que moi ces événements, vu que pour ma part je n'étais pas née. Et vous savez que c'est notre capacité à faire front tous ensemble qui nous a permit de relever les grands défis de notre passé. Cependant il serait malhonnêtes de nier tous les problèmes que nous rencontrons en tant de paix. Nous avons la mauvaise habitude de retomber dans nos travers de xénophobie quand aucune menace ne vient survoler notre pays et mettre en danger notre liberté. Malgré nos efforts pour accorder la même place à tous, il est indéniable que même chez nous il y a de la ségrégation et que dans certains domaines la parité n'est pas un droit qui s'exerce aussi bien que nous le laissons entendre. »

Elle marqua une pause et fit quelques pas sur l'estrade, avant de faire face de nouveau aux ambassadeurs qui l'écoutaient avec autant d'attention qu'au début de son discours si ce n'est plus. Les plus expérimentés parmi eux se rendaient compte que son discours était une improvisation, mais aucun n'avait parié qu'elle oserait leur dévoiler un des problèmes majeurs qui touchait son gouvernement et qu'elle accepterait que le concile les aide elle et les autres représentants à trouver une piste de solution, de discussion pour que le Berceau du Couchant reste un pays de liberté.

« Notre gouvernement républicain a atteint ses limites et a bien y regarder plus personne n'y prend ses responsabilités, ni n'assume ses fonctions avec la force nécessaire pour les changements qui sont nécessaire pour maintenir l'équilibre entre les minorités qui le compose. Nous n'en somme pas encore réduit à un immobilisme économique ou sociale mais c'est le risque à venir. Si plus aucune décision n'est prise, si le gouvernement est paralysé à chaque réforme qu'il préconise, comment éviter la chute de notre système ? Comment aller vers l'avenir ? »

Elle se tourna vers les chimères et fit une révérence.

« Je sais bien qu'il est présomptueux de clamer aussi fort et aussi haut l'amour pour sa patrie quand le monde magique dans son ensemble est en danger et soumis à votre jugement, mais j'aime ma nation et aussi dur cela soit il j'accepterais d'entendre vos remarques et vos suggestions. Je m'engage à les prendre en compte et a les comprendre pour voir si elles conviennent afin de nous aider à faire un pas de plus dans la direction de notre idéal. »

Morgan au cour de son discours osa relever les yeux vers les chimères et manqua de s'étrangler quand elle vit leur sourire éblouissant. Même l'Awa qui paraissait le plus distant des trois, lui accorda un signe de tête satisfait alors que la plus jeune des chimères lui faisait un clin d'oeil.

Elle se releva regagnant sa place à la table de sa délégation. Elle ne put s'empêcher de rougir quand le vieux maître se leva pour la serrer dans ses bras sous l'air consterné de la dernière des membres de leur délégation qui ne dit pas un mot avant de lui sourire en soupirant et secouant lentement la tête de droite à gauche et de poser une main rassurante sur son épaule.

Morgan respira profondément réalisant que sa franchise et son discours étaient non seulement ce que les chimères avaient attendu. Comme si elles savaient la véritable situation de son pays. Comme si elles n'ignoraient rien de leurs problèmes et difficultés. Mais que son discours était aussi ce qui pouvait arriver de mieux à son pays, parce qu'un prenant conscience et en déclarant publiquement le problème, elle confirmait non seulement son existence mais annonçait aussi l'urgence d'y apporter une solution.

Elle commençait à mieux comprendre aussi comment allait se dérouler le concile et en eut la confirmation quand Minerva demanda à la délégation française d'envoyé son interlocuteur. Comme clairement énoncé dans le discours d'introduction, c'était à eux de trouver des solutions à eux de se remuer les méninges pour changer les choses. La menace que faisait peser sur eux le jugement des chimères n'était pas tant qu'ils prennent des décisions qui pourraient s'avérer mauvaise ou désastreuse pour l'avenir. Non, pour ce clan là tout se résumait à choisir de changer, d'évoluer en acceptant le risque d'erreur ou bien rester sur ses positions et de continuer à se leurrer sur la véritable nature de la Magie.

Pas que les français soit disposé à s'opposer aux Chimère. Morgan savait très bien que la dame Vouivre et les cinq héritiers étaient entièrement dévoué au clan. Seulement le système politique français comme il était à l'heure actuelle, était le plus ancien à cette table ronde avec celui de l'Angleterre et il n'était un secret pour aucun des ambassadeurs que les deux gouvernements arrivaient au bout de leur durer de fonctionnement. Le système français avait beau être plus sain que l'anglais, il n'en restait pas moins que la colère grondait dans l'un comme dans l'autre pays.

Morgan devait cependant reconnaître que le système parlementaire ou de monarchie parlementaire avait de nombreux point positif et qu'ils avaient fait leur preuve. Elle regarda la dame Vouivre se lever et se diriger sur l'estrade ou elle les salua tous avec une prestance et une assurance dû à l'expérience qui laissa la jeune femme pantoise d'admiration..

« Ce n'est pas le premier concile auquel je suis conviée. Parmi nous, je crois être celle qui a le plus d'expérience vis à vis de ce genre de réunion. »

Morgan haussa les sourcils. Elle avait imaginé que les vampires étaient ceux qui se trouvaient être les plus âgé mais visiblement elle s'était trompé.

« Ce n'est donc pas la première fois que je dois faire le discours d'introduction sur la manière dont mon pays à évoluer depuis le dernier concile. Et j'aurais aimé que pour ma dernière intervention mon rapport soit plus positif et encourageant que les précédents mais il n'en ait malheureusement rien. »

Contrairement à son discours qui s'était fait dans un silence attentif, il y eut des chuchotements quand tous eurent intégré les paroles de la dame qui les fixa avec un sourire indulgent. Seuls les chimères qui se tenaient toujours derrière elle, ne montrèrent aucun singe de réaction. Morgan tourna la tête vers la table des autres français et fût assez surprise de voir qu'apparemment la dame n'avait pas prévenu les siens de ce qu'elle allait dire. La vouivre avait elle, elle aussi, changer son discours à la dernière minute, ou bien avait elle préparé cette entrée en matière incisive pour attirer l'attention sur elle ? Difficile à croire.

Comme Morgan l'avait fait un peu plutôt, la jeune fille blonde qui se trouvait à la table de l'ambassadeur du Berceau du Levant, leva sa baguette et laissa des étincelles de lumière s'en échapper. »

La dame cacha son étonnement derrière un sourire et hocha la tête invitant la jeune fille à parler. Morgan se demandait pourquoi la blonde voulait intervenir maintenant. La dame n'avait encore rien dit qui nécessita leur intervention. La question de sa succession ne les regardait pas, alors pourquoi... A moins que...

Histoire de vérifier son intuition, elle se tourna vers le seul humain assit à la délégation gobeline, qui avait croisé les bras sus son torse et levé les yeux aux ciel puis quand il avait vu Luna se lever pour parler, il avait eut un petit sourire. Morgan ainsi que d'autre ambassadeurs, avait bien sentit qu'il existait un lien entre ces trois là, mais personne n'avait eut la curiosité de leur poser la question directement. Même si lors de la première soirée qu'ils avaient tous passé à Poudlard, la dame Vouivre avait parut très intéressée par le jeune homme.

« C'est un peu prématuré comme entrée en matière. Même si je comprends votre intention, votre successeur n'étant pas encore désigné, il est indécent de placer une telle pression sur les épaules de vos compatriotes. Je n'apporterais donc pas mon soutien à votre désir de désigner un autre orateur que vous pour cette présentation. » Déclara Luna d'une voix sans appel. « Maintenant que vous êtes sur l'estrade, vous y resterez ! »

« Prise à votre propre piège, madame. » Se moqua sans mauvaise intention le vieux maître de sa délégation en se mettant debout alors que la dame haussait les épaules. « Et n'ayant jamais eut l'occasion de vous entendre lors d'un concile, je vous en voudrais vraiment de nous priver de cette chance. »

« De même pour nous » intervint Ilona en se levant à son tour. « Mais si le cœur vous en dit pour équilibrer la balance, je pense que vous devriez demander à vos cinq héritiers qui eux désigneraient pour vous seconder dans ces discussions. Votre successeur n'étant pas définit à l'heure actuelle, en nommer un vous même en intérim, pourrait compliqué une situation politique que nous savons tous ici très tendu dans votre pays. »

La dame vouivre contrairement à la réaction que Morgan pensait prévisible après que tant de personnes influente soient intervenu pour contrer ses projets, fit quelques chose qui la surprit encore plus et à quoi elle ne s'attendait pas. Elle sourit. Mais d'un éclat qu'elle n'avait jamais vu. Jamais elle n'avait vu un sourire marquer autant de reconnaissance et de respect pour ceux qui venaient de l'obliger à aller jusqu'au bout de ses responsabilités. Puis elle fit une révérence et l'espace d'un instant ce ne fut plus une femme qui s'inclinait dignement devant eux mais un étrange serpent avec une pierre précieuse rayonnant sur le haut de sa tête.

L'animal mythique se tourna ensuite vers les chimères et s'inclina tout aussi respectueusement. Alyd fut celui qui intervint cette fois. Il se leva et posa lentement une main sur la haut du crane de la Vouivre et lui murmura des mots qu'elle fut seul à entendre avant qu'un éclat doré ne les englobe tous les deux. Quand le phénomène s'arrêta la femme magnifique avait refait son apparition. Elle fit face de nouveau aux ambassadeurs qui s'était réinstallé et attendait qu'elle reprenne la parole.

« Il est bon de savoir que la sagesse domine toujours ce concile et que les membres élu pour y siéger ont à cœur le meilleur pour leur compagnon de voyage. Je suivrais donc votre conseil et demanderait aux héritiers : qui parmi eux pourra m'aider à compléter cette présentation. »

La dame Vouivre fixait les cinq jeunes gens de sa délégation dont les émotions dû à l'annonce qu'elle venait de faire étaient encore bien visible sur leur visage. Morgan fut loin d'envier la place de la Vouivre car a voir leur détermination, pas un n'allait la laisser s'en tirer à si bon compte sans leur fournir plus d'explication sur sa fin prochaine. Cependant ils réagirent rapidement et marmonnèrent entre eux pendant quelques minutes.

Instants que Morgan décida d'utiliser pour comprendre pourquoi son maître, la femme vampire et la jeune fille blonde était intervenu si tôt dans l'intervention de la Vouivre. Le vieux sorcier ne se fit pas prier pour lui expliquer afin qu'elle ait toutes les réponse et comprennent le pourquoi.

« Tu as dit toi même que notre gouvernement républicain, bien qu'encore jeune, touchait ses limites. Et bien imagine combien il doit être difficile pour quelqu'un d'aussi vieux qu'elle de reconnaître que son temps est finit. Tu as eut le courage et l'audace de l'admettre, elle ne pouvait pas par principe et par fierté se montrer moins courageuse et déterminé que toi. Cependant lui laisser cette porte de sortie c'est lui laisser reconnaître sa défaite, hors l'œuvre de sa vie n'en est pas un ! Et nous les plus vieux membres de ce concile ou des délégations d'ambassadeurs, nous le savons et refusons que le travail d'une si longue vie à servir son pays soit dénigrer. Tu peu penser que la monarchie parlementaire est un système désuet qui ne convient plus et qui entrave le progrès du monde, mais tu ne peux nier qu'il a fait ses preuves et que malgré ses limites et des erreurs, il a guidé le peuple sorcier français sans faillir. Comme le veut leur devise. »

« Possible. » Répondit Morgan avant de corriger tout en levant les yeux au ciel devant le regard noir que lui accorda le vieil homme. « Certainement. Elle a bien du courage et je ne nie pas l'importance de sa tache mais alors pourquoi ne pas la laisser se retirer avec les honneurs ? »

« Trop facile de quitter le navire avant d'atteindre le port. » Répondit son maître avec un sourire indulgent. « Un dicton moldu veut que le capitaine soit le dernier à quitter le navire quand celui-ci coule. Nous ne pouvons cautionner une démission par respect pour son travail mais aussi pour éviter que le situation en France ne s'aggrave. Après tant d'année à dépendre de sa force et de son courage, les français seraient perdu et ne feraient certainement pas confiance à un successeur intérimaire. Elle doit tenir son poste tant que son successeur n'a pas été désigné. Et t'inquiète je pense qu'elle le savait parfaitement. A mon avis c'est juste une manière de nous tester.»

« Encore ?! » S'exclama Morgan.

« Oui. Maintenant nous savons que tous nous agirons en soutien pour nos collègues et non plus pour en soutirer un intérêt . »

« Économiquement il aurait pu être intéressant à court terme que le gouvernement français soit affaiblis. » Déclara la femme qui lui servait aussi bien de mentor que de chaperon. « Mais sur le long terme,l'instabilité crée serait catastrophique sans compter qu'effectivement la dame Vouivre a rempli plus que son devoir au fils des ans et même si je ne partage pas la même philosophie politique, je ne peux que m'incliner devant sa force. Vous disiez que l'immobilisme nous guettait, Morgan. C'est vrai je le crains mais en France sous son règne, cela n'a jamais été un risque. La Dame a toujours réussi à faire pencher les débats pour obtenir une réponse et une action devant les difficultés qui ont secoué son pays. Choix pas toujours judicieux mais au moins ont ils toujours continuer d'avancer. Ce qui je pense vous l'avez compris est important et semble être le meilleur choix pour être dans les bonnes grâces des chimères. »

Morgan fixa sa compatriote avec effarement. Généralement elle ne parlait pas autant en publique et gardait ses leçons de politique et de diplomatie pour une leçon privé. Mais en voyant le regard brillant que son mentor féminin accordait à la Vouivre, elle reconnut l'admiration et le respect qui animait sa compagne pour la Dame.

Elle réfléchissait encore à tout ceci quand un des garçons de la délégation se leva et gagna l'estrade. Il salua respectueusement les ambassadeurs et puis les chimères. Morgan fut assez étonné par le choix qu'avait opérée les français. Elle aurait imaginé que leur choix se serait porter plus sur l'une des sorcières qui elle le savait avait plus ou moins toutes en elle du sang de créature magique. De plus si elle avait dû choisir entre les deux garçons, elle n'aurait pas choisit celui ci qui semblait quelconque. Châtain avec un regard noisette, rien n'attirait le regard sur cet adolescent, hormis peut être le tatouage qui se promenait librement sur son corps. Le lézard pour le moment s'était posé sur son visage en travers au niveau de ses yeux donnant l'impression que le français portait un masque, puis il disparut dans son col de chemise.

« François sera donc celui qui m'aidera. » annonça la dame Vouivre en accueillant le garçon avec un grand sourire sans s'offusquer du regard sombre que lui accorda le garçon et qui disait clairement qu'il attendait des explications des qu'ils auraient un instant.

« Ce n'est pas de gaîté de cœur que je prend cette place à laquelle, allez savoir pourquoi, mes amis m'ont choisit à l'unanimité. Cependant et même si j'ai quelques doutes quand à mes capacités à tenir ce rôle, je sais que leur confiance et leur soutien je ne trahirais pas ! Avant de me lancer dans les problèmes de mon pays, je crois qu'il faut que je nous présente un peu mieux que cela. A nous cinq nous sommes les héritiers des plus puissantes congrégations magique vivant en France. Et si a première vue nous sommes tous sorcier, je sais que la plus part d'entre vous savent déjà que nous avons tous notre petite particularité qui nous rend unique. »

Il marqua une pause et se tourna vers Morgan avec un sourire charmeur alors que le lézard refaisait son apparition pour glisser comme un collier autours de son cou.

« En France aussi les créatures magiques sont plutôt bien intégré et nous connaissons le même problème concernant les interaction parfois difficile entre communauté. Le gouvernement actuel ayant bien remarqué que la dame semblait s'affaiblir, tente de plus en plus de tirer la couverture à lui. Ils veulent le pouvoir et commencent à se disputer les restes, tel des charognards. »

« Un peu de respect pour tes aîné, François. » Fit juste remarquer la dame d'un ton neutre.

« Quand ils le mériteront, ma dame » répliqua du tac au tac l'adolescent. « Tous les cinq nous avons été élevé et éduqué pour tenir notre place au sein du conseil et remplir les objectifs imposé par nos pairs. Enfin jusqu'à un certain point. Jusqu'à ce que nous réalisions la pente savonneuse ou cela nous entraînait. »

Morgan se retint de pouffer derrière sa main. L'adolescent utilisait des expressions étranges et un vocabulaire familier qui n'avait rien des termes diplomatiques qui habituellement transpiraient à chaque ligne d'un discours comme celui-la. Elle n'était pas la seule visiblement à le trouver amusant vu les gloussements qui venait de la table du Berceau du Levant ou elle pouvait voir que seul le jeune japonnais était gêné de voir tout le monde se tourner vers eux devant le rire fort peu discret du garçon blond qui ne fit pas mine de s'excuser pour l'interruption. Le français ne s'en offusqua pas et sourit à l'anglais qui lui rendit avec un signe de tête.

« Bref nous avons ouvert les yeux. Pour cela remercions le gouvernement anglais et sa déchéance !Cela à commencer à déplaire à nos pairs mais nous étions déjà choisit pour tenir notre place et bien décidé à faire entendre notre voix. Nous manquons encore d'expérience c'est certain, mais le pouvoir que l'on va avoir entre nos mains, nous ne sommes pas disposé à le galvauder ! Alors nous nous sommes mis d'accord et nous avons commencer à prendre position même contre notre propre famille. A notre tour nous avons choisit de voter pour que les décisions qui devaient être prise rapidement le soient et que La dame n'ait plus à intervenir pour des questions sans importances mais qui pouvait améliorer le fonctionnement de notre gouvernement. Autant vous le dire, aucun héritier n'avait osé le faire avant nous. Et encore plus incroyable aucun n'avait fait bloc comme nous l'avons fait. Ce qui je ne vous le cache pas nous vaux l'animosité des plus réfractaires aux changements. »

Il y eut des nouveaux rires qui détendirent l'atmosphère avant que François ne continue son discours.

« Ne croyez pas que mon intervention se veut moralisatrice. Je n'avais même pas envisager possible de me retrouver ici à parler devant vous et ce jusqu'à il y a dix minutes. A vrai dire j'en avais même jamais rêver. Je veux juste vous faire comprendre que le monde politique sorcier français est au bord d'un rupture et que nous avançons en plein brouillard. Nous avançons aveugle et sourd en priant pour agir de notre mieux dans l'intérêt de notre nation, tout en cherchant un moyen de limiter les erreurs »

Morgan ne pu résister à l'envie d'intervenir. Comme la première fois elle leva sa baguette. Quand le français lui fit un sourire charmeur pour l'encourager à parler, elle ne pu s'empêcher de rougir et toussa pour s'éclaircir la voix.

« Nous avons plus en commun que je ne l'imaginais dans un premier temps et je pense que nous avons beaucoup à apprendre sur les limites de nos gouvernements. Je commence à comprendre que nous devons tous changer mais si aucun système n'est infaillible. Si tout finit par être corrompu par le temps, sur quoi nous appuyer pour bâtir l'avenir ? »

« Sur la seule chose qui ne nous a jamais fait défaut jusque là. Sur la seule force qui fait de nous bien que nous soyons diffèrent, des frères ! » Répondit avec simplicité et respect la dame vouivre.

Morgan et François la regardèrent légèrement décontenancé par sa réponse. Quand soudain rompant le silence qui venait à peine de s'installer, il y eut un bruit de chaise qui se recule précipitamment et un sort partie en direction de l'adolescent français qui ne pu l'esquiver.

Une voix furibonde éclatait en insulte et vocifération colérique et haineuse. Tout le monde se tourna interloqué vers la table des élementalistes ou le jeune secrétaire continuait de pointer sa baguette vers le français qui plia doucement les genoux , mais ne tenta pas de se dérober.

« C'est une insulte impardonnable ! Comment ce misérable sang de bourbe pourrait être mon frère !Les sorciers sont peut être tombé si bas qu'il ne font plus la différence entre un vulgaire cailloux et une étoile, mais nous les élémentalistes sommes encore capable de voir ou se trouve la vrai puissance ! » hurlait le jeune homme en augmentant la puissance de son sortilège.

François avait estimer que tant que ce malade le viserait, il pourrait protéger les autres de son accès de folie. Il devait le faire, cela faisait partie de sa mission. Il devait protéger ses camarades, la dame et le chimères de l'acte de folie du secrétaire. Il n'était pas l'héritier de la Salamandre pour rien. L'autre avait beau l'insulter de sang de bourbe, il savait que son pays était le seul à permettre aux gens comme lui de comprendre la force qu'ils avaient en eux. Peut importait qu'il soir cracmol ou sang de bourbe, ceux de la salamandre savait se défendre contre la magie et ce n'était pas avec cette puissance dérisoire que ce sorcier de pacotille allait lui faire manquer à sa mission. Sans faillir était la devise de son pays et tout comme Fleur l'avait fait avant lui, il mettrait tout son pouvoir à son service.

Le temps lui parut long même s'il ne s'écoula que quelques dizaines de secondes, mais il tint bon et fut soulager quand le sort se stoppa. Transpirant et haletant il essaya de se relever mais ne put y parvenir sans aide. Il fut alors soutenu par deux personnes placées de part et d'autre de lui. L'une étant la dame et l'autre étant la chimère aux mèches dorée. Il chercha des yeux son agresseur et le vit stupefixie à terre et maîtrisé par le langue de Plomb et le frère de Shalassan alors que l'ambassadeur n'accordait à son secrétaire qu'un regard blessé et profondément déçu.

Les portes de la grandes salle s'ouvrirent alors avec fracas sur les aurors. Melissandre était occupé à une autre tâche et ne pouvait se libérer comme elle le souhaitait sans inquiéter ses interlocuteurs, elle avait donc demander à Maugrey et aux autres qui patrouillaient dans le parc, d'intervenir à sa place et de placer l'individu sous bonne garde.

« Je suis profondément désolé pour cette agression qui je peux vous l'assurer ne représente pas du tout l'opinion du Berceau que nous représentons. Malheureusement nos erreurs nous rattrapée et j'aurais le temps dans ma présentation de vous en parler. Si l'Angleterre n'avait pas été choisit pour sa situation pour voir apparaître un clan, je sais que c'est chez nous que celui ci aurait vu le jour. De tous les pays nous sommes celui qui a perdu le chemin de l'équilibre à cause de notre arrogance. »

«Nous allons stopper les débats pour la mâtiné. » annonça L'Awa du clan d'une voix calme et froide. « Les aurors et Mélissandre vont se charger de votre secrétaire et je crois devoir vous informer que vous ne le reverrez pas pendant le restant du concile. Nous le considérons comme une menace pour notre sécurité à tous. »

« Je comprends. » Murmura abattu le maître élémentaliste.

« Wow ! » S'extasiait Dénal non loin détaillant de la tête au pied le français qui assis sur une chaise tentait de retrouver son souffle. « Tu n'as subit aucun dommage ! Je suis vraiment impressionné par la puissance des sceaux de la Salamandre ! »

«Tu connais mon ordre ? » s'étonna François

« Abruti sans cervelle c'est une chimère ! Elle en connaît certainement plus que toi sur les risques que tu viens de prendre. » S'enerva la Française rousse en donnant une pichenette derrière la tête de son ami qui poussa un petit gémissement plaintif.

Denal fit un clin d'œil au châtain qui lui répondit d'un petit sourire contrit.

« Au fait quelqu'un sait de qui ou quoi voulait parler la dame ? » Demanda Morgan soulagée que tout le monde aille bien et que le secrétaire antipathique soit grillé définitivement de ses fréquentations même si elle était curieuse de savoir comment une esprit aussi jeune pouvait posséder autant d'arrogance et de dédain pour ses semblables.

« La Magie. » annonça timidement le jeune japonnais toujours entouré et protéger par le couple anglais et la blonde qui acquiesçait tous les trois à sa déclaration. « C'est ce qui vous unit, vous rend plus fort ! »

« Exact ! » répondit Dénal puis s'adressant à l'Adolescent au cheveux blanc. « Tu fais partie de ce monde toi aussi. Même si tu n'y crois pas encore complètement, tu as ta place parmi nous. »

A suivre...

Ce chapitre a bien faillit ne pas voir le jour. J'ai longtemps hésité à vous donner le détails des discussions politique du concile. Parce ce que c'est barbant la politique et que je n'y connais pas grand chose et que je craignais de tourner en rond sans pouvoir accorder la place que chaque pays méritait. Bref j'avais fais une croix dessus. J'avais cependant un doute en lisant vos commentaires et ne me demandez pas pourquoi mais il a suffit d'un seul commentaire pour faire pencher la balance dans le sens inverse. Et ce chapitre est né en trois petits jours et il s'est intercalé de lui même à cette place.

Il a fallut quelques remaniements vis à vis de la fin mais voila. Ne sachant pas si je peux mettre son nom mais sachant que la personne se reconnaitra, je tenais encore a la remercier^^

Merci aussi à vous tous pour votre soutien, vos commentaires, vos alertes et vos visites!

A bientôt!