Chapitre 87 : Fantômes

Alors que Tonks s'apprêtait à interroger le secrétaire et que les ambassadeurs et leurs hôtes se dirigeaient de nouveau vers la grande salle pour y partager le repas de midi, quelqu'un qui avait laissé traîner ses oreilles avait appris quelque chose qui la dérangeait. Non seulement le peu qu'elle avait pu saisir de la conversation la mettait mal à l'aise mais en plus elle ne savait quoi faire pour avouer ses fautes. Elle maudissait le hasard pour l'avoir mis sur la route de Sirius Black qui malgré les années n'avait absolument pas perdue sa verve et qui avait expliqué par le détail à Rémus Lupin à quoi il avait occupé sa matinée.

Foutu malchance qui l'avait placé là à ce moment et obligé d'entendre que le maraudeur avait en compagnie de son filleul et du Marcheur d'Ombre, détruit des Horcruxes du Seigneurs des ténèbres. Pas que cela lui importe ni qu'elle ait à cœur les intérêts du lord sombre. Non c'était autre chose qui l'ennuyait.

D'après ce qu'elle avait entendu, ils savaient qu'il existait un horcruxe dans l'enceinte du château et ils allaient certainement se mettre en quête de le trouver pour le détruire. Elle ne doutait pas qu'ils finiraient pas mettre la main dessus. Surtout si Melissandre et les chimères s' en mêlaient. Une chance pour elle que chacun d'entre eux soient occupé ailleurs avec d'autres problèmes plus urgent. Elle pouvait encore décidé quoi faire. Les laisser chercher ou bien avouer enfin la vérité et mettre à jour sa plus grande honte et son mensonge. Mais aussi l'aide plus ou moins volontaire qu'elle avait donné au lord pour accomplir son rituel et placé son horcruxe dans un objet appartenant à sa maison.

La dame grise, car c'était bien elle, hésitait sur la meilleur conduite à adopter. Elle avait pendant si longtemps porter le poids de sa faute et la culpabilité d'avoir fournit au puissant mage noir, un des objets qui l'avait rendu immortel, qu'elle craignait d'affronter la réaction des autres et la honte qui risquait de rejaillir sur sa famille et sa maison.

Et dire que tout cela avait été rendu possible que parce qu'elle n'était qu'une gamine immature et jalouse ! Jalouse de sa mère, de sa beauté et de son intelligence. Elle se souvenait parfaitement du jour maudit ou son destin avait basculé et maintenant avec le recul des années, pour ne pas dire des siècles, elle savait qu'elle s'était comporté comme une gamine pourries et gâtée qui ne savait pas sa chance d'avoir ses parents auprès d'elle. Au fils du temps, à cause de sa condition de fantôme, elle en avait vu passer des générations d'enfants qui n'avaient pas eut sa chance. Et elle avait fini par comprendre.

Puis était arrivé ce charmeur et beau parleur de Tom Jedusor qui allez savoir comment savait ce qu'elle avait fait et lui réclamait de lui indiquer ou elle avait cacher le diadème de sa mère sous peine de tout révéler et de jeter la honte sur la maison Serdaigle. Elle lui avait demandé ce qu'il comptait en faire. Depuis sa mort, elle n'avait pas osé retoucher au diadème. Depuis sa mort ce bijoux qu'elle avait tant convoité, elle l'avait laissé croupir dans la cachette qu'elle lui avait trouvé. Elle ne pouvait plus posé son regard sur lui sans éprouver une honte incommensurable ! Elle aurait voulu qu'il disparaisse de la surface du monde. Ce que lui avait promit Jedusor. Il avait assuré avoir l'intention de s'en emparer pour le détruire et elle l'avait cru ! Avant de rapidement déchanter quand elle compris bien trop tard ce qu'il prévoyait de faire avec.

Et toutes ses années avaient été encore pire que les précédentes. Parce que non seulement elle savait qu' il était là, qu'il existait toujours, mais désormais il était encore plus corrompus que ce qu'elle avait cru possible. Maintenant le diadème de sa mère portait une part de l'âme déchirée de Voldemort. Elle avait été fantôme assez longtemps pour savoir que déchirer son âme était un crime impardonnable pour les morts. Elle avait cru qu'ils interviendrait pour mettre fin à ce cauchemars, mais les Hauts morts n'avaient rien fait ! Ils s'étaient contenté d'observer, comme ils le faisaient toujours.

Oh bien sûr il y avait des lois qui régissaient les interactions entre les deux mondes et les morts n'avaient aucune autorité pour agir dans le monde des vivants et inversement, mais elle avait vécu assez longtemps en tant que revenante, pour savoir que les Hauts morts intervenaient plus que ne le leur permettait les lois. Et personne ne semblait s'en rendre compte. Hormis les chimères.

La dame grise savait qu'elle devait révéler ce qu'elle savait et permettre ainsi de détruire le diadème de sa mère. En théorie tout du moins, en pratique elle avait peur. Peur qu'on lui tienne rigueur de n'avoir pas parlé toutes ces années. Peur du discrédit qui s'abattrait sur sa maison. Elle avait bien vu la manière dont était traité les élevés de la maison serpentard et ne voulait pas que les enfants de sa maison subissent le contre coup de sa couardise et de sa bassesse. Alors elle ruminait faisant les cent pas dans les couloirs du château, cherchant le courage de parler à quelqu'un. A une personne qui ne la jugerait pas et qui pourrait comprendre son silence.

Elle désespérait de trouver quand son regard tomba sur une des élèves de sa maison qui sautillait dans le couloir devant elle en se dirigeant gaiement vers la grande salle pour le déjeuner. Elle connaissait la jeune fille un peu rêveuse mais intelligente et vive. Même si les autres membres de sa maison, avait beaucoup de mal à la reconnaître comme l'une des leur vu qu'elle partait souvent dans des délires qu'elle devait bien être la seule à comprendre, la Dame Grise savait que Luna était plus que ne le laissait supposer les apparences. Elle ignorait si la jeune blonde allait la croire et bien vouloir accepter d'entendre sa confession mais elle ne voyait pas à qui d'autre s'adresser.

Sa décision prise, elle s'avança silencieusement vers Luna qui ne l'avait apparemment pas encore remarqué. La dame grise cherchait comment aborder l'adolescente et trouver les bons mots quand la blonde se retourna vers elle avec un sourire engageant. Cependant elle ne la regardait pas. Elle donnait l'impression de regarder quelque chose qui se trouvait derrière elle. La dame grise grimaça. Jamais elle ne s'était fait à cette sensation qui vous rappelait que vous n'aviez aucune consistance. Comme si on voyait à travers vous. Comme si vous n'étiez pas là.

« Ah vous voilà ! » S'exclama Luna avec un sourire avenant pour les personnes qu'elle fixait avec un rien d'espièglerie dans ses yeux. « Harry et les autres commençaient à se faire du souci »

La dame par curiosité se tourna pour voir à qui s'adressait la jeune fille, avant de pousser un hoquet de surprise et de marmonner dans son menton que l'humour de la blonde était vraiment particulier.

« Pour les fantômes, c'est d'une grande impolitesse ce que tu viens de faire, Lovegood »rigolait avec amusement Millicent alors que Cédric hochait la tête pour montrer son approbation mais son sourire amusé démentait un peu le sérieux qu'il voulait exprimer.

« Ah bon ? »

« Ne joue pas au ingénue avec moi. Je sais que tu le sais très bien. » Assura Millicent.

« Mais ce n'est pas ma faute, je savais, enfin j'avais vu que je vous rencontrerais ici et que nous devrions discuter mais je n'avais pas vu que vous seriez là, Dame Grise. » Répliqua Luna avec innocence.

« Comme tu n'en démordra pas, on va faire comme si on te croyais. » soupira Millicent. « Tu peux nous dire ou sont ils tous passé ? On a des informations concernant les derniers développement du côté de l'autre timbré. »

« Il n'a pas dit son dernier mot, n'est ce pas ? »

Le fantôme rattaché à la maison de Serdaigle écoutait les deux adolescentes sans oser s'imposer dans la conversation. Elle aurait très bien pu le faire mais les laisser discuter, lui laissait le temps de préparer ce qu'elle avait à dire et de faire traîner les choses avant de mettre définitivement à mal l'honneur de sa maison.

« Oui, mais la perte des horcruxes l'a comme qui dirait poussé à dévoiler ses intentions et je crois qu'il va s'en prendre directement aux chimères. » Expliqua Cedric.

« Vous savez comment ? » questionna Luna alors que son regard se faisait vague.

« Non. Il n'était pas d'humeur à nous dévoiler les détails de son plan même si je crois que notre petite visite va un peu précipiter les choses. Il n'a me semble t-il pas apprécier nous voir débarquer en pleine crise de folie. » Narra Cédric

« Et toi tu sais quelque chose ? » Demanda Millicent.

Les deux suivants fantômes avaient été avertis par les chimères du pouvoirs et des responsabilités de Luna. Ils savaient que son don de prédiction ne lui permettait pas de parler directement de ce qu'elle voyait mais le peu qu'elle pourrait leur révéler pourrait certainement faire la différence. Ils avaient été mis au courant par Dénal de l'avertissement de Régulus et de leur bannissement sur terre. Si ce qui se tramait de l'autre côté du voile les inquiétait, ils ne s'en faisaient pas vraiment pour leur errance terrestre rendu obligatoire pour le moment. Ils auraient apprécié que cela ait moins de répercussion sur leurs capacités d'être astrale, mais sachant tous les deux qu'on ne pouvait pas tout avoir, ils étaient déjà satisfait de pouvoir continuer à se déplacer et agir à leur guise au lieu d'être bloqué dans un lieu à hanter pour l'éternité. Comme le faisait la Dame Grise.

« Non enfin disons que j'avais vu certaines choses mais maintenant toutes mes visions sont emplie de brouillard, de brume opaque. Même celle que je fais depuis des années. Elles sont toutes teintées de flou sauf une. » Annonça tristement Luna en se passant une main sur le front pour le masser lentement en geste concentrique du bout des doigts. « Mais pas besoin de vision pour additionner deux plus deux. »

« Que veux tu dire ? » S'étonna Cédric.

« Et bien il y a eu un petit incident au conseil tout à l'heure. Rien de grave, rassurez vous, mais le secrétaire de la délégation élémentaliste a attaqué un ambassadeur français. »

« Et ça c'est rien de grave selon toi ? » S'écria Millicent les poings sur les hanches.

« Oui » Répondit Luna en haussant les épaules. « Le français appartient à l'Ordre de la Salamandre. Il aurait été plus grave et lourd de conséquence si cet idiot s'était attaqué directement aux Chimères, puisqu'elle était toutes les trois présentes et donc plus vulnérable. »

Les deux servants hochèrent la tête en accord avec les paroles de la blonde. Il aurait été catastrophique si le secrétaire avait attaqué et touché une des chimères. Les répercussions d'un tel acte aurait mis un terme définitif à l'espoir que pouvait avoir les sorciers de tous pays à voir leur situation s'améliorer. Tout aurait été finit.

« Mais le français ne lui en à pas laisser l'occasion.» Les rassura Luna. « Je me demande comment il a fait mais il a réussi à maintenir l'attaque sur lui ! »

« Qu'est ce que l'Ordre de la Salamandre ? » questionna Millicent.

« L'oOrdre de la Salamandre est une des plus anciennes société secrètes française. » Intervint pour la première fois la Dame grise qui avait jusque là écouté sans se mêler de la conversation, cherchant à reculer le moment ou elle devrait confesser ce qu'elle cachait depuis tant d'année. « J'ignorais qu'il existait encore. »

« C'est le mieux pour une société secrète, non ? » Minauda Luna en sautillant d'un pied sur l'autre.

« Oui certainement, mais que sont ils et que font ils ? » Précisa Cédric qui ne connaissait pas non plus cet ordre.

« Et bien disons, que les français sont très attaché à leur patrimoine culturel. Il n'existe pas une seule région de ce pays qui depuis des siècles et des siècles ne possèdent pas son lot de légendes et de lieux soient disant magique ou hanté. » Reprit la Dame Grise. « Les français sont fier de leur histoires et de leurs contes et légendes. Ils les entretiennent bien mieux que nous et aussi bien du côté moldu que du côté sorcier. Il y a plusieurs siècle, alors que la magie ne se cachait pas encore des moldus et que tous vivaient dans une certaine harmonie, L'ordre de la Salamandre est né, regroupant des passionnés et des conteurs chargé de garder et de conserver vivant l'histoire de ces lieux de légendes. Quand la séparation entre les moldus et les sorciers est devenu inévitable, les membres de la Salamandre qui n'étaient pas sorcier, ont prêté un serment inviolable jurant sur leur vie et leur descendance d'assurer la continuité de leur tâche et de protéger les contes et légendes de leur patrimoine.»

« Wow ! Pourquoi nous n'avons pas cela chez nous ? » S'exclama Millicent que l'idée emballait visiblement.

« Les français ont toujours, enfin en majorité, été plus tolérant que nous vis à vis de la pureté du sang. Chez eux, les créatures magiques et les cracmols ont un statut plus reconnu que chez nous. » Intervint Luna. « Même si je ne connais pas exactement de quoi sont capable les membres de la Salamandre, il serait dangereux et ridicule de les prendre pour de simple moldu. »

« L'ambassadeur est un moldu ? » releva Millicent en écarquillant les yeux.

« Je n'ai jamais dit cela. » Rétorqua un peu sèchement Luna. « Pour faire ce qu'il a fait tout à l'heure, il faut non seulement une bonne dose de courage et un rien d'inconscience, mais aussi une maîtrise de soi et une résistance magique très élevé, alors non je ne crois pas que le terme de moldu lui convienne. »

« Monte pas sur tes grand chevaux, Lovegood. Je n'ai pas l'intention d'insulter qui que se soit. » répliqua Millicent en roulant des yeux. « Je veux juste comprendre. Et depuis que je suis morte, si il y a bien un précepte que l'on a tenté de m'inculquer qui me fait bondir c'est bien celui de la pureté du sang. Ton ambassadeur français n'est pas le seul a avoir un passé moldu et tous font preuve d'un grand courage, alors non mon intention n'est pas de l'insulter.»

Luna pencha la tête lentement d'un côte puis de l'autre en fixant la jeune fille de serpentard avant de sourire. Millicent, elle pensait autant à l'ambassadeur du Berceau du levant qu'elle ne connaissait pas encore, mais surtout à Angus. Elle avait peine à croire que le garçon avait été moldu. La force qu'il avait démontrer avec Draco pour secourir leurs amis et monsieur Malfoy du manoir ou se cachait le Lord sombre, l'avait plus qu'impressionné. Elle savait que sans eux tout aurait pu se terminer plus mal.

« Nous sommes donc d'accord. » Finit pas dire Luna dans un sourire.

« En effet. » Reconnut la serpentarde. « Revenons en à cette attaque, tu crois que ce type travaille pour Le Seigneur des Ténèbres ? »

« Possible. C'est un élémentaliste. Très peu parmi nous savent comment fonctionne exactement la magie élémentaire. Il a très bien pu faire quelque chose qui soit passé inaperçu mais qui se révélera dangereux à un moment donné. » Reprit la blonde de serdaigle.

« Il va donc falloir que nous gardions les yeux ouverts. » dit Cédric.

« C'est le mieux que nous puissions faire. Les aurors s'occupent d'interroger le secrétaire, histoire de lui faire cracher le morceau mais il n'est pas certains qu'ils en tire quelque chose. » Expliqua Luna.

«Nous allons faire notre rapport aux Chimères et ensuite nous proposerons à Melissandre notre aide. Elle a de grand pouvoir au sein de Poudlard mais elle aura peut être besoin d'aide pour gérer les éléments extérieurs et garder un œil sur tout le monde. » Déclara Cédric.

« Excellente idée ! » s'enthousiasma Luna avant de se tourner vers la Dame grise qui s'était de nouveau faite silencieuse. « A vous madame, de quoi vouliez vous m'entretenir ? » questionna Luna avec un regard espiègle.

La Dame grise si elle en avait été capable aurait poussé un soupir à rendre l'âme. Elle n'avait plus de porte de sortie et devait donc déballer son sac et révéler sa plus grande honte.

« Il y a un horcruxe dans l'enceinte de l'école et je sais ou il est caché. » Murmura-t-elle faiblement.

« Faites pas cette tête, c'est plutôt une bonne nouvelle ! » Assura Millicent.

« C'est le diadème de ma mère, Lady Serdaigle. »

« Je croyais le bijou disparut depuis la nuit des temps ? On parlait de légende tout a l'heure. Je crois que le diadème de Serdaigle est la quête légendaire qui a fait rêver plus d'une personne au cours de l'histoire de Poudlard ! » siffla Millicent. « Et comment l'autre fou a réussit à mettre la main dessus ? »

« Tom Jedusor a compris que j'étais celle qui l'avait volé et caché loin d'ici pour que ma mère ne puisse jamais le retrouver. » Répondit La Dame grise et Luna était certaine que si les fantômes pouvaient rougir de honte , c'était exactement ce qu'était en train de faire la femme en face d'elle.

« On peut savoir pourquoi vous avez commis un tel acte ? » Demanda Cédric.

« Pourquoi elle l'a volé ou pourquoi elle à laisse Tom s'en emparé ? » Questionna Luna les yeux pétillant non plus seulement d'espièglerie mais aussi d'un léger mépris pour cette femme qui elle le comprenait avait du ressentiment envers sa propre mère. Chose qu'elle avait du mal à comprendre et à accepter, elle qui comme tant d'autre aurait tout donné pour avoir sa mère prés d'elle.

« Et bien pour que les choses soient clair, les deux. » Imposa Millicent.

La Dame grise savait que sa confession ne serait pas chose facile et son orgueil tentait de se rebeller fasse au dédain que les autres fantômes et la jeune fille lui montraient, mais elle savait qu'elle devait la vérité. Pour une fois, elle devait faire face à ses erreurs, elle qui avait toujours refusé de le faire même après sa mort.

« Être la fille de Rowena Serdaigle, était loin d'être facile et même si je sais que ma mère m'aimait, j'avais vraiment le sentiment de ne pas être à la hauteur de ses espérances et qu'elle faisait toujours tout mieux que je ne pourrais jamais. C'est pas jalousie que j'ai volé le diadème et que je l'ai caché, espérant que personne ne le retrouverait. Je n'avais pas du tout planifier que cela lui briserait le cœur... »

« On comprend mieux pourquoi vous êtes un fantômes attaché à Poudlard ! Avec la montagne de remord et de culpabilité que vous charrier même la mort n'a pu vous soulager. Mais sincèrement la plus à plaindre dans cette histoire, c'est votre mère... » Marmonna Millicent.

« Quand j'ai compris, il était trop tard et j'avais toujours bien trop honte pour avouer mes fautes. Reconnaître mes actes et leur porté c'était admettre ma responsabilité dans le chagrin et la mort de ma mère. »

« Vous aviez votre part de responsabilité. » assura Cédric sur un ton sévère.

« Oui, mais je n'étais qu'une enfant gâtée qui ne comprenait pas sa chance. Mes années d'errance dans le château m'ont appris plus que le temps de mon existence. Cependant j'ai longtemps pensé que si le diadème disparaissait vraiment, définitivement, alors je pourrais me sentir libre. »

« C'est à ce moment qu'intervient Tom Jedusor ? » Demanda Cédric.

« Oui. Il avait compris qui j'étais et ce que j'avais fait. Il m'a convaincu qu'il allait détruire le diadème et que je n'aurais pu à porter le poids de ma culpabilité et de ma honte, mais il m'a mentit ! Il s'en est servit pour créer un Horcruxe et maintenant le diadème qui faisait la fierté et la renommée de ma mère est souillé et corrompu, par ma faute une nouvelle fois ! »

« Et bien quand vous vous plantez, c'est dans les grande largeur ! » affirma Millicent incrédule.

« Vous savez que nous allons détruire l'horcruxe mais que devons nous faire du diadème ? » Questionna Luna sur un ton neutre.

La Dame grise ferme les yeux et fit un triste sourire.

« Rendez la à ma mère. Placez le sur la tête de sa statue et elle récupérera enfin ce qui lui appartiens de toute éternité. » Déclara le fantôme.

Luna ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Elle fronça les sourcils tendant les mains vers la Dame grise. Elle eut ensuite un léger étourdissement. Elle s'appuya sur un des mur qui se trouvait proche d'elle.

« Luna, tout va bien ? » S'inquiéta Millicent ne remarquant pas qu'elle venait d'appeler la jeune fille par son prénom pour la première fois. « Tu veux qu'on aille chercher quelqu'un, parce que si tu fais un malaise là, maintenant, aucun de nous ne va pouvoir t'aider... »

« Ça va passer. Juste une vision et je commence vraiment à avoir faim. » Expliqua Luna sans entrer dans le détail. Tout comme les autres visions celle ci était flou mais elle en retenait une seule information : La Dame grise devrait être là quand on placerait le diadème sur la tête de la statue de sa mère.

Et Luna s'assurerait qu'il en soit ainsi.

A suivre...