Chapitre 92 : Interrogations ministrérielles
« Comment en sommes nous arrivé là ? » Soupira Scrimgeour en se massant le front de la paume de la main.
Amélia Bones n'avait pas la réponse à cette question. Et tout comme le chef des aurors, elle était encore bien trop choquée par les derniers événements pour se faire une idée exacte de la situation dans la quelle se trouvait le gouvernement. Tout comme lui, elle pensait que le bourbier où le gouvernement s'enlisait devenait si malodorant que l'odeur en imprégnait ses vêtements.
« Pas la moindre idée. » Répondit-elle en haussant les épaules. « Mais nous ne pouvons rester à ne rien faire. »
« Bien évidemment. » ironisa-t-il sur un ton méprisant. « Suis je bête la date des prochaines élections approche et il est temps de vous mettre en campagne. »
Elle le regarda droit dans les yeux, ce qui vu leur différence de taille donnait un spectacle assez comique pour ceux qui intéressaient à eux et dont ni l'un ni l'autre n'avaient cure. Rufus essaya un court instant de soutenir l'assaut mais fut le premier à détourner le regard alors qu'un sourire triomphant venait orner celle d'Amélia.
Amélia Bones était une des rares femmes de la société sorcière à mené une carrière avec succès. Certains de ses détracteurs diront que ce vieux cheval y a sacrifié sa féminité, mais il était indéniable qu'elle remplissait ses fonction au sein du département de justice magique aussi bienq ue n'importe lequel des ses collègues masculin. Peut être même mieux vu qu'elle dirigeait maintenant ce département du ministère et que la justice ne s'était jamais aussi bien portée que sous sa poigne de fer.
Non seulement elle était compétente et travailleuse, voir perfectionniste, mais elle savait s'entourer et choisir des collaborateurs qui s'ils ne partageaient pas toujours ses points de vues et ses prises de position politique, partageait avec elle le sens du travail bien fait et du respect des lois. Collaborateurs dont faisait partie Rufus Scrimgeour en tant que chef du département des aurors. Il avait fallut un temps d'adaptation pour que l'ancien auror accepte de travailler sous la direction d'une femme et il était loin de partager les même opinions politiques que sa supérieure. Elle était bien trop avide de changements et de bouleversements pour que son goût prononcé pour les choses carré et ordonné y retrouve son compte. Mais il faisait des efforts.
Quand elle avait pris son poste, elle lui avait rapidement fait remarquer le laissé aller ou s'enlisait ses troupes. Personne parmi le commun des sorciers ne le savait mais ils avaient alors dans le plus grand secret organisé une mise en situation grandeur nature et le résultat était loin d'être en faveur des aurors. Ce que personne ne savait en dehors des deux principaux instigateurs, c'était le pari qu'ils avaient fait quand aux résultats et le gage du perdant. Cela remontait à plus de dix ans et Rufus en avait encore des sueurs froides.
Bref, tout cela pour dire que tandis qu'elle remettait de l'ordre dans les lois et leur application, lui se chargeait de former des troupes plus à même de réagir en cas de nécessité. Bien sûr, tout cela sans informer le ministre qui leur avait délégué tout pouvoir à ce sujet, un peu comme s'il s'en lavait les mains selon Amélia qui à mesure que les élections se rapprochaient, se posait en adversaire du ministre en fonction, contrairement à Rufus qui soutenait encore Fudge.
Même si vu les derniers éclairages de la situation, Rufus commençait à douter de la politique mené par celui qui lui avait permis d'accéder à son poste actuel. Les décisions que prenait Fudge, étaient de moins en moins adaptées à la situation réelle. Vu la tête des gens qu'ils croisaient, il était impossible de se leurrer sur l'animosité que ressentait la population sorcière envers leur gouvernement.
« En effet, les élections s'approchent, mais je ne suis pas ignoble au point de poignarder un homme à terre, Rufus. » Contra Amélia. « Je vais lui laisser une chance de trouver une solution pour regagner la confiance de tous ces gens. »
Elle fit un mouvement ample du bras embrassant toutes les personnes qui se trouvaient dans le grand hall de Sainte Mangouste. Il y avait un monde fou. Beaucoup plus que d'habitude et ce la s'expliquait certainement par tous les enfants qui avait été hospitalisé dans la nuit d'avant et qui selon les dernières informations avaient été tous malade car on les avait libéré des sortilèges d'emprise que le directeur de Poudlard avait posé sur eux. Qui et comment restait un mystère à l'heure actuelle. Les rumeurs les plus folles circulaient dans les couloirs de l'hôpital et tous attendaient une version officielle.
Beaucoup de parents se trouvaient là avec leurs enfants encore pour la plus part en chemise d'hôpital. Tous avaient voulu être présent à cette conférence car il avait été annoncé que le ministre viendrait apporter non seulement des réponses mais aussi expliquer les mesures qu'allait prendre la justice et le gouvernement pour que ce genre de chose ne se reproduise pas. Raison pour laquelle Amélia et Rufus se trouvaient là à attendre que tout soit mis en place pour que Fudge commence son discours.
Autour d'eux, ce n'était que bruit de murmure et de rumeurs plus loufoque les unes que les autres. Le personnel de l'hôpital sorcier semblait débordé, fatigué et blasé. La surcharge de travail devant l'affluence presque instantané de tous les élèves de Poudlard avait quelques peu entamé leur moral et leurs motivations surtout que parmi eux se trouvaient aussi des parents et des proches d'enfants hospitalisés. Le rassurant dans tout cela étant que les patients se remettaient tous petit à petit et que pour la plus part d'entre eux hormis une grosse fatigue, ils ne garderaient aucune séquelle. Merlin soit loué !
Amélia avait eu vent de l'incident qui avait eut lieu quelque temps auparavant à Sainte Mangouste et qui avait déjà causé de grand chamboulement au sein de l'établissement hospitalier. Les réformes mises en place dans la section H avaient déjà porté quelques fruits. Les résultats s'avéraient positif, du moins sur le court terme. Cela n'avait pas fait plaisir à tout le monde et elle savait que les réformes rencontraient de l'opposition mais cela n'arrêtait pas le mouvement de changement qui s'était mis en place et elle espérait bien pouvoir entamer le même genre d'action au sein du cœur politique du ministère. Alors oui, Rufus Scrimgeour pouvaient la trouver opportuniste, elle s'en moquait ! Elle avait l'occasion de ramener un peu d'ordre dans le gouvernement, elle saisirait sa chance et advienne que pourra !
Son seul regret, ne pas avoir été avertit de l'existence des chimères assez tôt pour les rencontrer, ou pour éviter que Fudge ne commette impair sur impair dans la manière de traiter avec ses créatures. Elle n'avait appris la nouvelle que dans la Gazette quand le ministre avait annoncé qu'elles étaient une menace bien plus grande que le soit disant retour du Seigneur des Ténèbres !
Elle avait manqué en lisant l'article de s'étrangler avec ses scones et son thé. Déjà parce qu'il était clairement dit dans l'article que le gouvernement niait le retour de Vous savez qui, alors que l'incident du cimetière était une preuve suffisante selon elle pour au moins ouvrir une enquête, ce qu'elle avait discrètement encouragé Rufus à faire. Mais l'article présentait les créatures magiques comme un danger plus réel et que le gouvernement allait s'en charger rapidement.
Bon à ce moment, elle ne savait pas grand chose sur les Chimères et avait dû faire comme le ministre. C'est à dire descendre au département des Mystère et essayer de tirer quelques choses des langues de Plomb. Elle avait été étonnamment surprise quand celle à qui elle s'était adressée lui avait non seulement donnée toutes les informations nécessaires pour comprendre la situation et le rôle des Chimères. Ce qui lui avait valut de pousser une bordé de juron qui avait fait rougir et sourire son interlocutrice qui ne s'attendait visiblement pas à ce que la chef du département de Justice possède un vocabulaire aussi imagé et ordurier.
Quand elle avait demandé à la langue de Plomb pourquoi elle se montrait si loquace, celle ci avait haussé les épaules et répondu que c'était les consignes de son supérieur. Toutes personnes se présentant avec des questions sur les chimères, devait être renseigné le plus justement et le plus sincèrement possible. Amélia avait alors émit l'idée de rencontrer le dit supérieur mais malheureusement Funestar était indisponible, travaillant sur un dossier urgent pour le ministre en personne. Elle avait bien compris que Funestar devait travailler pour Fudge sur les chimères et pour l'espérait-elle, limiter les bourdes du ministre.
Elle avait bien compris que l'annonce qu'il avait fait dans la Gazette avait été prématuré et que le protocole qui régissait l'intervention des créatures allaient se retrouver perturbé. Elle ignorait les conséquences que cela aurait mais croisait les doigts pour que rien de catastrophique ne leur tombe sur le nez en plus. Et voilà que tous les élèves de Poudlard faisaient un gros malaise quasi en même temps ! A croire que le monde devenait fou !
Sans oublier, Voldemort ! L'enquête et l'attaque d'Azkaban et du chemin de Traverse était suffisamment de preuve irréfutable du retour du Lord et des dangers qui planaient sur le monde magique anglais ! Et cet entêté de Fudge qui ne faisait rien ! Heureusement que Scrimgeour et ses hommes étaient préparé au pire et qu'ils avaient été informé, peu lui importait comment, de l'attaque. Ils avaient pu ainsi limiter les pertes et les dégâts.
Bien évidemment elle avait eut vent de l'aide d'un groupe pour le moins étrange qui avait joint leur force aux aurors pour repousser les mangemorts. Des noms avaient été prononcé, murmuré à voix si basse qu'elle aurait pu croire avoir rêvé les entendre mais elle savait. Elle savait au fond d'elle même que ceux qui s'étaient battu ce jour-là et dont on lui taisait les noms, avaient permis de vraiment faire la différence et de remporter une victoire sur les troupes du Lord. Scrimgeour était bien évidemment au courant. Et c'était un accord tacite entre eux de ne pas évoquer les participants qui ont apporté leur aide. En tout cas pas tant que ceux-ci se montreraient disposé à lutter contre le mage noir !
A la guerre comme à la guerre ! Si par sa présence dans leur rang, Sirius Black, évadé d'Azkaban, faisait la différence et permettait de sauver des vies, elle ne ferait pas la fine bouche pour lui refuser d'aller au front ! Elle se poserait cependant la question sur les motivations qui poussaient le soit disant traître qui avait trahit les Potter, un soit disant mangemort de la pire espèce, à lutter contre ses petits camarades et les désirs de son maître ? Quelque chose clochait dans ce raisonnement et elle n'aimait pas quand la justice n'était pas aussi limpide que de l'eau de roche.
Sans oublier bien évidemment, ces étranges loups effrayant qui avaient repoussé les plus sanguinaires sorciers au service de vous savez qui. Un sourire effleura les traits tiré de son visage ce qui lui valut un regard interrogateur de la part de son collègue. La dernière rumeur au sein du ministère voulait que Fudge ait eu non seulement quelques ennuies avec les gobelins mais que de très gros chiens aient pris pour habitude de venir se soulager sur les porte de sa maison et du ministère qu'il empruntait. On disait gros chiens mais tout le monde pensait Loup-garou. C'était inquiétant d'imaginer que certains pouvaient se transformer en dehors de la pleine lune mais contrairement à toute attente les loups ne semblaient pas animés d'intention belliqueuse, même s'il devait bien y avoir une raison pour laquelle ils s'ingéniaient à uriner si près du ministre. Marquer leur territoire ? Elle pouffa de rire dans sa main et leva les yeux au ciel quand elle vit le regard noir que lui accordaient Rufus mais aussi l'étonnement et la pointe de colère qui teintait le regard de ceux qui se trouvaient proche d'eux.
Cette réunion n'était peut être pas un enterrement, mais apparemment il y était mal venue de rire. Amélia soupira. Ses personnes étaient inquiètes et attendaient qu'on leur apporte des solutions pas qu'on rigole en leur donnant l'impression de se moquer de leur détresse. Elle reprit son sérieux saluant ceux qui se tournaient vers elle d'un léger signe de tête qu'ils lui rendirent plus ou moins gracieusement.
Alors que les derniers préparatifs avaient lieu sur l'estrade où Fudge ferait son intervention, elle remarqua un peu à l'écart un groupe d'adolescent qui veillait sur de plus jeunes sans le moindre signe de la présence de leurs parents. Elle se mordit la lèvre inférieure. Il n'était pas difficile de reconnaître en ces jeunes gens des héritiers de famille sang pur. Pour la majorité du groupe qui devait compter une vingtaine d'adolescent entre quatorze et dix-sept ans, il devait s'agir de Serpentards ou de Serdaigle. Il était inadmissible que les jeune gens se retrouvent seuls pour affronter une telle épreuve. Pour elle, il était criminel qu'aucun de leurs géniteurs n'aient fait le déplacement pour s'occuper d'eux. Inadmissible et impardonnable. Pour le peu qu'elle réussi à identifier, elle sut que leurs parents étaient soupçonné d'appartenir aux suivants du Lord, mais les enfants n'avaient pas à être puni pour les choix douteux que faisait leurs parents et ils méritaient tant qu'il n'avait rien fait de contraire à la loi d'être traité comme tout autre. Et il méritait que quelqu'un parle pour eux. Elle s'avança donc d'un pas décidé vers les jeunes gens suivit par Rufus.
« En quête de voix ? » demanda-t-il caustique. « Permettez-moi juste de vous avertir qu'aucun d'eux n'a encore le droit de vote. Leurs parents étant tous encore en vie aux dernières nouvelles. »
« Ces enfant sont tout autant des victimes que les autres. Mes intentions ne sont pas aussi veules que vous voulez le laisser penser »
« Libre à vous de vous cacher derrière cette excuse, Amélia mais je ne suis pas naïf au point de penser que votre instinct maternelle se soit éveillé devant leur minois innocent. »
« Ma nièce fait partie des victimes et je compatis à la douleur des parents. »
« Oui je vous l'accorde, mais pourquoi accorder de votre soutien à ceux là en particulier ? »
« Parce qu'ils sont seuls et sans défense devant tout un ramassis de politicien pleurnichard qui les accuseraient de la misère du monde si cela pouvait... »
« N'ayez pas de mot qui puisse dépasser votre pensée. » la prévint Rufus en la retenant par le coude. « N'oubliez pas que vous êtes un des ces politiciens... Pour eux, tout du moins. Même si leur parents ne sont pas là, ils les ont éduqué dans la lignée de leurs idéaux et ils savent comment tirer le meilleur partie d'une situation. »
« Je n'oublie pas. J'espère juste pouvoir faire la différence en faisant ce qui doit être. »
« Les enfants ne sont pas sourds et vous parlez comme des pies ! » Fit remarquer une voix provenant du groupe d'adolescent.
Amélia et Rufus se tournèrent pour mieux observer le groupe et ils remarquèrent qu'une femme plus âgée se tenait assise au milieu d'eux. Les élèves l'encerclaient comme pour la protéger ou la cacher. Ils ne purent s'empêcher de noter quelque chose de familier dans l'apparence physique de la femme et dans son maintien. Blonde assez grande, avec un port altier, ses vêtements bien que de bonne facture semblait démodé.
« Mais l'intention est louable. Cependant je pense pouvoir palier à l'absence de leur parents. » Continua la femme avec un sourire enfantin alors qu'elle chassait de la main un plie imaginaire sur sa robe.
« Êtes vous apparenté à l'un de ses enfants ? »
« Non. Mon neveu apparemment ne se trouve pas ici. Il est très fort et très puissant mon neveu. Cette maladie n'a pas dû l'atteindre. Tout comme elle n'a pas atteint son ami qui l'accompagnait. J'ai vérifié. Ils ne sont pas là, cela doit vouloir dire qu'ils sont en bonne santé ! Croyez moi ce n'est pas une maladie qui aura raison de la volonté d'un Malfoy ! »
Malfoy ? A bien y regarder, cette femme avait quelques traits commun avec Lucius Malfoy. Mais qui pouvait-elle être ?
« Mademoiselle Malfoy est venu nous retrouver dans la salle ou nous étions soigné pour nous dire que nous ne pouvions manquer le spectacle qui allait avoir lieu dans le grand Hall. » commença d'expliquer un élève parmi les plus âgés. « Elle a dit que nous devions assister à cette fête. Que jamais il n'y avait eu autant de fête à Sainte Mangouste et qu'il ne fallait pas les manquer. »
« Je ne crois pas qu'on puisse qualifier de fête une intervention du ministre. »
« Je me moque de ce que peut bien faire le ministre. » fit Eurydice en haussant les épaules. « La fête commencera bientôt ! Et à ma manière, je dois aider ! »
« Savez-vous de quoi elle parle ? » Demanda Amélia aux élèves.
« Et bien, sans vouloir vous offenser, mademoiselle Malfoy. » Reprit le plus âgé des étudiants en se courbant respectueusement devant la femme qui rougit en marmonnant quelques mots rappelant qu'elle autorisait les enfants à l'appeler par son prénom. « Il semblerait qu' Eurydice vive ici depuis assez longtemps pour connaître le fonctionnement du service où elle se trouve et depuis la réforme, il lui ait possible de visiter les autres ailes de l'hôpital. »
« Elle fugue ? »
« Pas vraiment puisqu'elle retourne toujours dans sa chambre. Apparemment elle déambulait dans les couloirs de l'entrée quand les premiers enfants sont arrivés. Ce qu'elle nous a raconté est un peu nébuleux, mais elle a dit avoir vu la Magie à l'œuvre sur eux et que celle-ci l'a chargé d'une mission. »
« Logique vu qu'ils étaient tous sous le coup d'un désenvoûtement. » Tenta Rufus avec un sifflement de dédain.
« Non, vous ne comprenez pas. Elle a dit avoir vu la Magie. Pas une énergie ou la lumière rémanente d'un sort, mais bel et bien une entité vivante. » Expliqua une serdaigle sur un ton où perçait une pointe de curiosité tout autant que de doute.
« Elle a dit que le feu d'artifice de la section H allait recommencer, mais à un autre niveau cette fois. Que cela ne toucherait pas uniquement l'hôpital mais tout le gouvernement sorcier et qu'on ne pouvait pas ne pas voir cela. »
« Il ne vous a pas traversé l'esprit que cette femme ne se trouvait pas là pour des cors aux pieds ? » Demanda Rufus sarcastique.
Eurydice au lieu de se vexer, rigola de cette métaphore qui bien que ne la présentant pas sous son meilleur jour, n'était cependant pas ce qu'elle avait entendu de pire. Depuis la révolution à la section où elle se trouvait depuis de si nombreuses années, elle avait senti les choses s'améliorer pour elle et pour les autres pensionnaires.
Bien évidemment, aucun miracle ne s'était produit. Elle n'avait pas retrouvé et ne retrouverait jamais les capacités qu'elle avait perdues. Mais elle avait cependant ressentie un mieux dans sa manière d'être et dans la maîtrise de sa magie. Et rien que cela était un présent inestimable que les remarques blessantes de personnes obtus, comme devait l'être le chef des aurors, ne gâcheraient jamais.
« Bien évidemment, cela nous a effleuré. Surtout quand un infirmier est venu la chercher pour la raccompagner dans sa chambre, mais…. »
« Mais quoi ? » encouragea doucement Amélia.
« Elle a dit que nous avions le choix de la croire ou pas, qu'elle n'avait pas de preuve, que les preuves les plus irréfutables de l'intervention d'une entité magique qui ne nous voulait que du bien étaient en nous »
« Je ne vois pas en quoi cela peut suffire à suivre une inconnue à moitié folle… »
« Rufus ! » S'offusqua Amélia.
« Ne me dites pas que vous adhérez à ce genre de discours sans queue ni tête ! Si c'est le cas, dites adieu aux élections ! Les fous ne votent pas ! Et les gens du commun votent rarement pour les illuminés ! »
« C'est vous qui ne comprenez pas. » Intervint sèchement un des élèves de serpentard resté silencieux jusque là. « Avec votre étroitesse d'esprit, je suis certain que vous nous avez tous catalogué comme enfant de Mangemort et futur partisan de vous savez qui ? Ce que vous ignorez, monsieur, c'est que le Lord a fait marquer tous les héritiers des familles qui le suivent cet été ! Et qu'entre la mort et le port de cette marque immonde le choix à été des plus simples. »
« Vous admettez servir Vous savez qui en notre présence ? » Tonna Rufus en se faisant menaçant.
« Non, je vous narre juste les faits comme ils se sont produit, comme je les ais vécu. Comme nous les avons vécus. » Répondit en tremblant l'adolescent sans pour autant reculer devant le charisme du chef des aurors. « Mais, monsieur, quand après son départ, j'ai osé regarder mon bras, il était vierge de toute marque. »
Et pour preuve il tendit ses deux avant bras devant lui. Amélia et Rufus constatèrent alors qu'il n'y avait aucune trace. Les autres adolescents en firent autant. Tous sans la moindre trace de la marque des ténèbres.
« Ce n'est pas un sujet dont on peu plaisanter, mon garçon. » Tenta Amélia ne sachant pas si elle devait vraiment croire que l'adolescent et ses compagnons avaient été t marqués comme ils le prétendaient ou s'il s'agissait juste de fabulation d'adolescents en mal de considération.
« Je suis prêt à vous donner mes souvenirs. » Assura le garçon
« Pardon ? » S'exclamèrent ensemble Amélia et Rufus.
« Mes souvenirs ou à prendre du véritaserum si vous le jugez nécessaire mais si Eurydice dit qu'il va se passer quelque chose d'important ici, je la crois et j'y assisterais. »
Devant cette déclaration enflammée, Eurydice applaudit fortement. L'adolescent rougie de confusion et de gêne quand ses camarades suivirent et qu'un concert d'applaudissement pris le pas sur tout autre conversation dans le grand hall de sainte Mangouste.
Rufus allait répondre quand Amélia le retint d'une main posé sur son poignet lui indiquant une cheminée qui venait de s'allumer. Fudge allait faire son entrée.
A suivre…
