Chapitre 93 : Opposition au sein du ministère

« Mes chers concitoyens, mes amis. Nous vivons une terrible épreuve. » Commença Fudge dès qu'il eut traversé la foule et atteint l'estrade d'où il dominait l'assemblée.

A l'instant où la cheminée annonçant son arrivée imminente s'était allumé, toutes les conversations et les murmures s'étaient tût. Un peu surpris par un tel accueil, il avait traversé le hall de Sainte Mangouste en saluant de ci de là les personnes qu'il reconnaissait tout en affichant un visage sérieux tout a fait digne d'à-propos vu la situation ou se trouvait les personnes devant lui. Il était accompagné d'un nouveau secrétaire et de Rita Sketeers.

Pour les personnes rassemblées dans le hall, il était un peu étrange que le ministre arrive en compagnie de la journaliste. Pas qu'ils mettaient en doute le bien fondée de sa présence, mais elle aurait dû se trouver parmi eux, plu tôt que dans l'entourage direct de Fudge. Tout comme certains avaient pu remarquer la présence de monsieur Lovegood. Bien évidemment lui avait sa fille à Poudlard et Sketeer n'avait aucun enfant ni même de neveux ou nièces qui auraient pu justifier sa présence, mais de part son métier, tout le monde aurait compris pourquoi elle se trouvait là. Enfin avec eux à attendre des nouvelles et non à suivre le ministre comme un petit chien apeuré.

Il était évident à la regarder qu'elle n'allait pas très bien. Plus pâle et plus tremblante et craintive, elle jetait sur la foule un regard hagard et méfiant. Le moindre petit bruit, le plus léger frôlement la faisait sursauter de manière disproportionnée. Ceux qui dans la cohue devant l'estrade l'a connaissait se demandait ce qui avait pu lui arriver pour la rendre aussi fébrile et mal à l'aise.

« Nos enfants sont notre bien le plus précieux et les graines de notre avenir. L'attaque qui leur a été porté est un coup dur pour l'ensemble de notre communauté et je suis venu vous assurer que les coupables seront châtiés ! Nous ne laisserons pas un tel crime impuni. » Déclara avec véhémence Fudge en laissant son regard errer sur la foule.

« Qui parle d'attaque ? Les enfants n'ont pas été attaqués, ils ont été libérés. Tout comme nous. » Marmonna une voix dont il fut difficile de déterminer l'origine tant elle semblait rebondir sur les murs et résonner dans le grand hall.

Fudge tourna la tête vers le lieu d'où il pensait que la voix provenait mais ne trouva qu'un groupe de parents et d'adolescents interloqués. Il balaya de nouveau du regard l'assemblée et remarqua dans un autre coin un peu à l'écart, la présence de Rufus et d'Amélia. Si la directrice du département de justice magique affichait un air impassible qui lui était familier, il remarqua que le chef des aurors avait une expression un peu renfrognée qu'il n'arborait généralement que lorsqu'il était contrarié. Il les salua d'un signe de tête qu'ils lui rendirent obligeamment.

Il fut cependant étonné dans un premier temps de les trouver en compagnie de jeunes gens dont les familles étaient plus ou moins soupçonnées d'appartenir aux familles les plus sombres et les plus enclines à suivre le Seigneurs des Ténèbres. Enfin si celui-ci était de retour, ce qui n'était pas encore unanimement prouvé, selon son point de vue.

Bien évidemment le ministre avait lu les différents rapports d'enquêtes et reçu plusieurs analyses de la situation provenant des aurors et d'Amélia mais il refusait toujours de croire que le lord avait pu revenir. Il avait cependant accepté de faire certaines concessions concernant la sécurité et les risques d'attaques et il ne pouvait que s'en sentir fier et satisfait quand il voyait les aurors patrouiller au milieu de la foule devant lui, tous les sens en alerte et professionnel.

Mais tout cela ne lui disait pas d'où venait cette voix, féminine à n'en pas douter, qui se permettait d'intervenir dans son discours avec un sans gêne qui risquait de remettre en cause son autorité. Chose qu'il ne pouvait s'autoriser dans un moment pareil. Il avait bien pressenti dès qu'il avait appris l'apparition des chimères que celles ci seraient une cause importante d'ennuis et il ne s'était pas tromper. Il avait craint que d'une manière ou d'une autre ces créatures ne remettent en cause sa politique et ses desseins pour l'avenir du monde magique et il avait eu raison.

Mais il n'allait pas se laisser faire. Foi de Fudge ! Il était le ministre de la magie ! Il était celui qui dirigeait le monde magique anglais. Il était celui qui prenait les décisions et il n'allait certainement pas laisser des créatures magiques lui dicter sa conduite. Encore moins une voix anonyme perdue dans la foule qui se permettait des commentaires déplacés quand à la manière dont il comptait gérer la situation présente.

« On voit bien dans l'interprétation erronée des faits, qui se cache derrière un discours aussi bancal. » continua la voix avec un rien d'ironie sarcastique qui fit sourire la foule alors que les regards se tournaient vers la journaliste qui pâlit avant de prendre une teinte carmine honteuse en cherchant du regard comment se cacher de la moquerie qu'elle devinait dans celui des parents.

Fudge serra les poings et garda un sourire crispé sur son visage mais tous dans l'assistance pouvait voir qu'il avait beaucoup de mal à maîtriser sa colère de se voir interrompu et si élégamment remis en place. Non seulement lui, mais aussi Sketeers ce qui mettait à mal le plan qu'il avait mis au point pour s'attirer la sympathie et le soutien des parents inquiets pour leur progéniture. Après un soupir exaspéré, il reprit son discours là où il s'était arrêté sans tenir compte de la voix.

« Nous enquêtons et nos investigations ont déjà apporté quelques éléments de preuves qui nous permettrons de mettre à jour le complot qui non seulement vise vos enfants, mais l'ensemble de notre communauté ! » Déclara le ministre avec autant de fougue que le lui permettait le rire musical qui s'éleva.

Se concentrant et maîtrisant davantage sa voix, tout comme l'expression de son visage pour ne pas que sa colère explose devant les parents qui n'avait pas besoin en ce moment d'un dirigeant incapable de se contrôler, il augmenta la porté de sa voix d'un léger sort à l'aide de sa baguette et continua comme si de rien n'était.

« Oui mes chers concitoyens, ce n'est pas seulement une attaque contre notre avenir, représenté par vos enfants ! C'est aussi un acte de vandalisme allant contre notre présent et le monde comme nous le connaissons ! Et notre ennemi n'est pas le lord comme on a tenté de vous le faire croire ! Ne laissez pas votre attention être détourné par des manipulations plus terrible les unes que les autres ! Le lord n'est pas de retour, mais la menace est bien présente. »

« Comment expliquer l'attaque du chemin de Traverse ? » Questionna une autre voix masculine cette fois et qui s'identifia dans la foule en levant un bras.

Apparemment l'homme n'était pas le seul à se poser cette question vu le murmure qui commença à s'élever de la foule. Il observa et écouta les rumeurs qui lui parvenait de la foule et osa un regard en direction de ses deux subordonnés qui le fixaient avec un sourire en coin pour Amélia et un air consterné pour Rufus. Le ministre savait que tous les deux malgré leur divergences d'opinion soutenaient la possibilité du retour de Vous savez qui. Raison pour laquelle il n'avait pas enjoint ces deux chefs de département à la retrouver sur l'estrade. Ni l'un ni l'autre n'aurait été capable de feindre le soutient sur cette question épineuse et il avait besoin pour convaincre les foules que le gouvernement montre un visage fort et unit à ce moment précis.

« Je comprends votre crainte et je puis vous affirmer avec certitude que rien dans notre enquête suite à l'attaque du Chemin de traverse ne prouve de manière irréfutable le retour de Vous savez qui. Mais, mes chers concitoyens, malheureusement cela ne veut pas dire que personne ne cherche à faire tomber l'ordre établis ! Malheureusement cela ne veut pas dire qu'un ennemi puissant ne tente pas de corrompre la confiance que vous avez placé en nous, vos dirigeants, pour guider le monde magique vers le chaos ! »

Il marqua alors une pause, plus ou moins théâtrale et grandiloquente, jetant un regard acéré sur la foule. Il attendit que quelqu'un se manifeste mais ni la voix ni quiconque dans la foule ne chercha à intervenir. Il ne manqua pourtant pas les regards qui se dirigèrent vers le chef du département des aurors et vers Amélia. Tous les deux affichaient ouvertement leur doute quand à cette théorie, mais Fudge s'y attendait. Sans perdre de temps, pour ne pas donner l'occasion à l'un ou l'autre de prendre la parole et de mettre à mal son plan, il reprit donc son discours sur un ton satisfait et enflammé.

« Cette attaque contre le chemin de Traverse était une diversion. Une tactique infâme de manipulation dont le seul but était de vous convaincre que non seulement Vous savez qui était de retour mais aussi qu'il y avait des gens qui luttaient contre lui et ses partisans. Mais en fait tout était orchestré par les maîtres de ceux qui ont soit disant porté assistance aux aurors ce jour là ! Et tout cela dans le but de s'attirer votre sympathie ! De vous leurrer ! De vous faire perdre confiance en nous, votre gouvernement ! Mais nous veillons sur vous, mes cher concitoyens et nous ne nous laisserons pas leurrer et embobiner par ces créatures qui ne visent que la prise de contrôle total sur le monde sorcier afin de vous couler dans un moule qui sera...»

Il commençait à s'agiter sur son estrade levant les poings et scandant chacune de ses paroles pour convaincre son auditoire qui le fixait plus ou moins sous le choc de ces révélations et plutôt surpris par la véhémence et la fougue dont il faisait preuve. Amélia de son côté arrivait au bout de sa résistance passive. Elle avait voulu donner une chance au ministre de, pour une fois, faire ce qu'il fallait pour la bien de la nation, mais Fudge à n'en pas douter, venait une fois de plus de prendre la mauvaise option.

Pire, vu le degré de fragilité dans lequel se trouvait son auditoire, il risquait de les convaincre que les chimères représentaient bien un danger. Elle ne pouvait pas le laisser continuer à dénigrer les Juges de la bénédiction magique. Pas si elle voulait sauver ce en quoi elle croyait. Elle voulu prendre la parole faisant un pas en avant mais Eurydice Malfoy fut une fois de plus la plus rapide.

C'était elle qui avait déjà interrompu le ministre. Amélia et Rufus avaient été surpris que la sorcière malgré son handicap, dont ils ignoraient tout, mais comme l'avait si élégamment dit Rufus ne pouvait se trouver là pour des cors aux pieds, puisse prendre la parole et exprimer aussi clairement ses idées et ainsi s'opposer au ministre. Et puis elle avait sentit une aura particulière entouré Eurydice. Quelque chose qu'elle n'avait jamais sentit auparavant mais qui irradiait de la femme toujours entouré de son escorte d'adolescents qui souriaient des remarques de la jeune femme.

« J'ai toujours admiré cette étrange capacité qu'on les politiciens à paraître si convaincu par les mensonges qu'ils racontent. » annonça Eurydice avant de partir d'un rire cristallin qui comme à chaque fois qu'elle avait pris la parole résonna sur les murs du grands Hall.

« Madame, ayez l'obligeance de vous montrer. » Répondit agacé Fudge. « Je n'ai pas pour habitude de laisser des plaisantins se moquer de moi impunément sous le couvert de l'anonymat ! »

« Ce n'est pas ce que la rumeur prétend, monsieur le ministre. » Minauda Eurydice d'un ton boudeur. « A ce qu'il paraît vous avez quelques ennuies d'hygiène de porte. »

Comme tout ce qui se voulait confidentiel au Ministère, tout le monde avait entendu parler de l'étrange fait divers auquel était confronté le ministre. Presque tout le monde savait que des loups venaient régulièrement se soulager sous ses fenêtres et portes. Certains avaient même participé à répandre la rumeur et par un coup de chance certains avaient vue de leur propre yeux, les créatures se soulager mais personne n'avait tenté quoique se soit pour le arrêter. Les loups étaient si gros et imposant qu'il était plus sage de se tenir à distance de peur de se faire remarquer. On murmurait aussi que certains employés avaient comme encouragé les créatures et que la seule réaction des loups avaient été un étrange rictus, babines retroussées, tous crocs dehors, assez effrayant en soi mais pas du tout agressif. Un sourire sauvage et carnassier.

« Madame peu importe qui vous êtes, la calomnie est puni et vous perturbez l'ordre publique. Pour ces raisons je vais devoir demander aux aurors présents d'intervenir et de vous arrêter. Ceci est une réunion de crise grave et votre attitude n'est pas digne... » Tempêta Fudge en inclinant la tête vers les aurors qu'il avait repéré dans la foule puis vers Rufus.

Amélia jeta un regard inquiet vers son collègue. Rufus se mordait la lèvre inférieure, les yeux plissé et ne quittait pas le ministre des yeux. Il réfléchissait. Non ce n'était pas cela. Il se livrait à un véritable combat intérieur. Entre ce qu'il avait toujours cru et ce qu'il savait juste. Entre sa loyauté et ses espoirs d'avenir. Entre le carcan de sa routine et les changements qu'il savait nécessaire. Elle voulait l'aider à faire pencher la balance du côté qu'elle estimait le meilleur, mais une main douce et fraîche posée sur son bras la détourna du chef des aurors. Eurydice lui sourit tout en secouant négativement la tête.

« Le confronter à lui-même est le seul moyen pour déterminer la véritable nature d'un homme. » Déclara à voix haute la sorcière tout en se redressant pour faire fasse à Fudge. « Pas la peine de vous agiter et brasser de l'air pour rien, monsieur, je suis ici. »

Amélia soupira. Elle comprenait que les paroles d' Eurydice concernaient aussi bien Rufus que Fudge. Elle sentait aussi que leur choix ne devait pas être influencé, que ce qui se jouait à cet instant marquerait un tournant dans l'histoire du monde magique. Tout comme elle sentait au plus profond d'elle même qu' Eurydice n'était pas seule. La femme qui lui faisait face était plus que ce qu'elle paraissait. Elle n'arrivait pas à déterminer ce qui lui avait fait prendre conscience de la présence qui accompagnait la jeune femme mais elle sentait qu'elle pouvait non seulement lui faire confiance mais aussi la suivre sans crainte.

Fudge fût un peu plus agacé mais aussi embarrassé quand la femme sortie du rang et qu'il réalisa qu'elle se trouvait à deux pas de deux de ses plus proches et puissants collaborateurs. Il savait qu'Amélia n'était pas une de ses partisanes, mais il aurait cru que Rufus se serait montré plus avisé. Il fit un singe encourageant le chef des aurors et ses subordonnés à arrêter et neutraliser cette femme. Mais aucun d'entre eux ne bougea.

Fudge serra un peu plus les poings, regardant avec colère ses forces de l'ordre refuser de lui obéir à un moment pareil. Il savait qu'il aurait dû s'en inquiéter bien avant, comme le lui avait suggéré Ombrage. Mais il n'avait pas voulu s'inquiéter pour si peu. Maintenant il le regrettait.

Maintenant qu'il voyait la loyauté de Rufus vaciller, il regrettait d'avoir laissé à l'homme autant de liberté, il regrettait de l'avoir laissé diriger ses hommes par la discipline, la droiture et l'exemple. Jamais il n'aurait dû les laisser s'attacher à leur supérieur et à son intransigeance. Cela allait très certainement se retourner contre lui. Maintenant. Au pire moment.

« Arrêtez là ! » Ordonna le ministre sèchement mais aucun aurors ne bougea.

« Elle n'a enfreint aucune loi, monsieur le ministre. » Intervint alors Rufus en faisant un pas en avant se plaçant entre Fudge et Eurydice. « Ceci est une réunion publique. Madame est dans son droit de citoyen quand elle exprime son opinion et sa réserve quand aux propos que vous tenez tant qu'elle ne menace personne verbalement ou physiquement. »

« Ses propos portent atteinte à mon autorité. » S'insurgea Fudge.

« Je reconnais que je ne suis pas un spécialiste mais il me semble que c'est le propre des réunions publiques, non ? Amélia ? »

Amélia sourit.

« Bien évidemment. Il n'y là aucun motif valable d'arrestation. Aucune de nos lois n'interdit de s'exprimer au cours d'une réunion publique. Nous ne sommes pas ce genre d'instance politique qui réprime les contestataires sans prendre la peine de les écouter ! »

Fudge les foudroya tous les deux du regard. Il fulminait. Deux des plus puissants membres de son administration le poignardait dans le dos, devant un bel échantillon de population et les élections s'approchant, il allait s'avérer difficile de redresser la barre. A moins que…

« Mes chers amis, la situation est encore plus désespérée que je ne le pensais. Ces maudites créatures ont semble-t-il déjà réussi à pervertir certains des plus hauts fonctionnaires du ministère. »

« Là par contre. » fit remarquer Amélia en croisant les bras sur sa poitrine. « Il y a diffamation et propos injurieux, il serait donc possible que nous portions plainte. »

Il y eut quelques rires crispés dans la foule.

« Si vous croyez que je ne vois pas clair dans votre petit jeu, madame Bones. Vous vous trompez. » S'écria Fudge en colère et le rouge lui montant au visage dans une teinte de plus en plus prononcée. « Vous avez toujours fait partit de l'opposition et vous n'avez jamais été en force pour espérer remporter les prochaines élections. Pour combler ce manque, vous avez très certainement passé un accord avec ses créatures ! Vendu votre âme pour récupèrer le pouvoir ! »

« Continuez sur ce ton, monsieur le ministre et je ne me priverais pas de porter plainte ! » rétorqua Amélia en campant sur ses positions. « Je ne nierais pas que si j'avais eu l'occasion de rencontrer et de négocier avec les chimères, je l'aurais saisit et plutôt deux fois qu'une ! Je n'aurais pas hésité à les rencontrer et à entamer les discussions avec elles. Mais ce n'est pas moi qu'elles ont invité à représenter les sorciers ! Ce n'est pas moi qui aie reçu une lettre de Gringotts me convoquant pour une réunion de la plus haute importance pour l'avenir du monde sorcier ! Ce n'est pas moi, et nous le savons tous les deux qui aurait dû assumer cette responsabilité »

Les murmures prirent un peu plus d'ampleur dans l'assistance. Tout le monde avait compris les différents sous entendu qui se cachaient derrières les paroles des deux opposants. Les regards allant de l'un à l'autre, cherchaient une réponse et à déterminer lequel des deux politiciens s'approchaient le plus de la vérité.

« Nous nous éloignons du sujet du débat de ce soir. » Tenta Fudge les mâchoires serrées et tentant de reprendre le contrôle de la situation. « Ce n'est pas le bon moment pour nos querelles. Nos administrés ont besoin de nous et nous leur devons de les aider à obtenir justice ! »

« Pas tant que cela, monsieur. » Répliqua Amélia. « Il est indéniable que nous traversons une situation de crise mémorable et que c'est à nous, responsable politique d'assuré à nos concitoyens que nous apporterons des solutions et des réponses. Cependant ce n'est pas en choisissant un bouc émissaire que nous accomplirons la mission qui est la notre. Vous nous avez demandé d'enquêter et nous l'avons fait, mais tout comme pour l'attaque du Chemin de traverse, vous avez décidé de ne pas tenir compte de nos conclusions et c'est là monsieur le ministre une erreur qui risque de vous coûter chère ! »

« Ca ! C'est envoyé. » Lança Eurydice en tapant des mains comme un enfant. Elle devait être la seule dans le grand hall à trouver que le duel entre Fudge et Amélia avait quelque chose d'amusant.

« Concernant nos enfants, que concluait votre enquête ? » Voulurent savoir plusieurs parents en se détournant du ministre pour se concentrer sur eux.

« D'après les informations que nous avons pu recueillir auprès des équipes de soins et des divers témoignages qu'ont pu nous faire les enfants qui étaient en état de nous répondre, il nous est clairement apparu que le malaise généralisé qui avait touché les enfants scolarisés à Poudlard, étaient du à un désenvoutement massif. Nous n'avons malheureusement pas trouvé suffisamment de preuves et d'informations concrètes pour déterminer avec précision l'origine et la nature des sortilèges de compulsion ou de manipulation qui se trouvait sur les enfants. Malheureusement, nous n'avons pas réussi à déterminer qui pouvait bien avoir intérêt à manipuler ainsi les enfants. » Déclara Rufus sans aucune hésitation et suffisamment fort pour que tout l'entendent.

« Ce qui confirme l'implication des chimères ! » S'exclama avec un rien d'hystérie Sketeer. « Elles sont à Poudlard ! En ce moment même, elles complotent contre nous dans le but de nous asservirent et …. »

« Le problème venait bien de l'école, mais grâce à l'action des chimères et de leurs servants, les coupables ont été démasqué et vos enfants libérés ! » Tonna une voix assourdissante qui fit sursauter tout le monde.

La lumière du grand Hall se tamisa d'elle-même et bientôt en ombre mouvante sur chacun des murs apparurent les silhouettes des quatre totems animaliers des maisons de Poudlard. Un griffon sombre partie du plafond jusqu'au mur sud ou il sembla se poser tout en se parant d'or et de lumière. Remontant du sol et rampant jusqu'au mur nord, un énorme serpent fait d'ombre dans un premier temps se lova sur lui-même alors que ses écailles se paraient d'argent. Un aigle magnifique plana un moment au dessus du plafond et vint se poster sur le mur ouest. Son plumage prenant des teintes d'un bronze étincelant et patiné. Le dernier totem, un immense blaireau vint se faufiler entre les trois autres pour finir sa course sur le mur est. Sa fourrure resta d'un ébène profond sur un fond d'un jaune lumineux qui le rendait encore plus impressionnant.

Tous les spectateurs restèrent abasourdis devant un spectacle aussi grandiose, surtout quand dans un bruit assourdissant les quatre animaux mythiques se mirent à pousser leurs cris, finissant de sidérer l'ensemble des personnes présentes. Eurydice bâtit plus fort des mains. C'était encore plus beau que les feux d'artifice de la section H et elle avait hâte de voir la suite. La magie lui avait promit un beau spectacle et pour le moment, elle tenait sa promesse.

A suivre…