Chapitre 95 : Ombrage

Ombrage fixait ses visiteurs avec mépris et nervosité. Assise dans son lit les couvertures remontées jusqu'à la taille, elle lissait son dessus de lit avec des geste lents et précis cherchant à faire disparaître des plis inexistant. Elle se entait en position d'infériorité et n'appréciait pas vraiment de se retrouver dans une telle situation en chemise de nuit et sans baguette. Pas qu'elle aurait pu y changer quoi que ce soit. Elle maudissait l'infirmière de l'école responsable de cet état de fait et lui lança un regard noir qui ne fit même pas sourciller la femme.

Quand elle s'était réveillée quelques heures plutôt, elle avait bien tenté de faire valoir ses droits à quitter l'infirmerie, surtout qu'elle ne soufrait d'aucune affection où incapacité qui aurait justifier qu'elle se trouve là. Malheureusement pour elle, Pomfresh ne partageait pas son point de vue et par mesure préventive avait refuser de lui rendre ses vêtements et sa baguette. Quand elle avait insister, menaçant la femme de toute les représailles possible au nom du Ministère, l'infirmière n'avait fait que laisser passer l'orage en lui accordant un sourire et une empathie toute professionnelle. Ce qui avait fait enrager Dolores davantage et n'avait pas aidé à lui faire passer la résistance passive de Pomfresh.

Dolores savait que la mission que lui avait confié Cornélius nécessitait qu'elle assiste aux débats du concile. Comment aurait elle pu du fond de son lit, négocier des accords avec les autres ambassadeurs ? Elle avait déjà dû faire de nombreuses concessions vis à vis des ultimatums que lui avait imposé Funestar mais elle n'était pas décidée à abandonner la partie. Elle avait bien compris que des changements se profilaient à l'horizon et elle devait s'assurer que la direction prise à la fin de ce concile, s'intègrerait à la politique de Fudge.

Elle avait vite compris qu'il ne fallait pas compter sur le langue de plomb pour mener l'affaire comme le souhaitait le ministre et si elle avait eu des doutes, Funestar lui avait fait clairement comprendre qu'il ne soutiendrait pas la politique de Cornélius. C'était déjà un gros problème mais pas le plus ingérable. Enfin pas tant qu'elle avait pu croire avoir le contrôle sur le langue de plomb. Malheureusement elle avait dû rapidement se rendre à l'évidence qu'il n'en était rien.

Mais le plus troublant pour elle et qu'elle considérait vraiment comme un problème gênant était la nature même des autres ambassadeurs. Il ne lui avait pas fallu longtemps la veille au soir pour réaliser que la plus part des convives étaient lié a des créatures magiques. Elle avait eu une moue de dédain en réalisant que les gouvernements étrangers étaient tous infiltré par des êtres au sang impur. Pas qu'elle défendait les positions du Lord sombre mais elle estimait cependant que les sorciers issus des grandes familles étaient plus à même de diriger le monde que des animaux, ce qu'étaient les créatures magiques selon sa classification personnelle.

Alors se retrouver à la même table que les vampires, la dame vouivre, les gobelins, sur un pied d'égalité pour négocier l'avenir du monde magique l'avait un peu rendu aigre et amer. Seuls les délégations américaine et des élémentalistes avaient à ses yeux la valeurs nécessaire pour discuter lors de ce concile. Bien évidemment, elle était assez diplomate et tenait suffisamment à la vie pour ne pas dévoiler haut et fort sa position devant les vampires qui lui semblaient être les prédateurs les plus dangereux de l'assemblée.

Et elle n'avait pas encore vu les chimères. Elle n'avait vraiment pas envie de se confronter à ces créatures qui lui semblaient plus sauvage encore que les buveurs de sang, mais elle savait que sa mission nécessiterait qu'elle face un effort pour se montrer à l'écoute des juges et que même si leurs ordres ne lui plaisaient pas, elle devrait s'y plier. Tout du moins tant qu'elle n'aurait pas trouver comment les amadouer et les attirer dans ses filets. Elle ne doutait pas de ses compétences et était prête à tout pour découvrir leur point faible.

En fait cela avait été son objectif principal avant que le diner ne commence. Ça et tâter le terrain dans les deux délégations composées uniquement de sorciers pour y desceller des alliées potentiels. Elle n'avait pas pu approcher les ambassadeurs eux même, mais ce qu'elle avait perçu du secrétaire des élémentalistes lui avait donné bon espoir de trouver du soutien de ce côté là.

Malheureusement pour elle et pour la suite de son plan, son caractère lui avait joué un mauvais tour et elle avait réagit plus vite que la situation diplomatique n'aurait dû l'exiger. Tout cela par la faute de cet arriviste de Weasley ! Le gamin depuis que Funestar l'avait pris sous son aile avait gagné en insolence et en sans gêne. Comment avait il oser lui parler sur ce ton ! En public par dessus le marché ! Et pire que tout il avait remporter les soutien des convives !

Ses poings se serrèrent de rage sur son dessus de lit et un éclat de colère sombre traversa son regard qu'elle n'avait pas détourné de ses visiteurs. Ils s'étaient présenté dans l'infirmerie juste après le départ des adolescents bruyant qui pour une raison qui lui était inconnu avaient occupé toute la matinée des lits voisins du sien et qui avaient fait énormément de bruit pour des convalescents. Le bruit de leur bavardage avait été si entêtant et désagréable qu'elle avait soupiré de soulagement quand Pomfresh avait apporté un paravent et insonorisé son lit.

Il ne restait qu'un garçon qui semblait dormir profondément et à voir le chevelure rousse qui dépassait des draps, il ne pouvait s'agir que d'un des enfants de Weasley. Elle ignorait pourquoi il se trouvait là mais elle avait assez entendu les cris déchirant qui sortaient de sa gorge à intervalle régulier pour vraiment apprécier le silence qui régnait depuis que l'infirmière l'avait coupé du reste de l'infirmerie. Elle avait bien eu une pointe de regret quand elle avait vu entrer le jeune Potter et qu'elle l'avait discuter de manière civilisé avec l'héritier Malfoy. Mais cela était resté fugace. Elle doutait que des adolescents de cet âge est des conversations qui méritât qu'une femme dans sa position s'y intéressa.

Bref tout cela pour dire que l'infirmerie était pratiquement vide maintenant et qu'elle ne comprenait pas le soudain intérêt pour sa personne qu'elle pouvait lire dans les expressions des quatre individus qui faisaient le pied de grue au bout de son lit. Funestar et le seul autre homme de ce petit groupe, le frère de l'ambassadeur élémentaliste si ces souvenirs étaient bon, la regardaient comme si elle était une bête curieuse. Quand aux deux femmes qui les accompagnaient, Pomfresh et Melissandre qui selon une improbable et impossible rumeur était la fille de Rusard, la détaillait en quête de quelque chose qui ne devait pas être physique mais qui donnait l'impression à Dolores d'être fouillée de l'intérieur ce qui était particulièrement désagréable.

Elle ne savait pas combien de temps dura cet examen silencieux, mais elle trouva que cela avait assez duré. Elle agrippa ces couvertures pour les remonter contre elle et leur dire sa façon de penser quand Funestar la devança.

« On arrivera à rien comme cela. » Déclara-t-il aux autres en secouant la tête.

« Je crois bien que vous avez raison. » soupira le frère de l'ambassadeur de la délégation des élémentalistes en secouant la tête de gauche à droite.

« Si nous avions eut plus de détail sur ce qu'il a fait nous saurions où chercher et quoi. » Continua Pomfresh en joignant son soupir à ceux de l'étranger.

« Si vous aviez l'amabilité de me dire de quoi il retourne, je pourrais peut être vous aider. » déclara Ombrage au travers de ses mâchoires serrées.

Elle ne comprenait pas pourquoi ces quatre là se tenaient devant son lit avec un air aussi concerné et inquiet mais elle avait comme l'intuition que cela n'augurait rien de bon pour elle. Être le centre de l'attention de Funestar n'était pas quelque chose qu'elle avait voulu expérimenter. Ombrage pour cela éprouvait les même sentiments que le commun des sorciers vis à vis des langues de plombs, moins on avait a faire avec eux mieux on se portait. Quand aux trois autres, elle ne les connaissait pas assez pour se faire un avis précis sur leur motivation, mais elle n'appréciait pas la lueur dure qu'elle voyait briller dans le regard de Melissandre.

« Malheureusement la situation est assez instable et nous ne voudrions pas faire plus de mal que de bien en vous inquiétant, au risque de déclencher un stress qui pourrait se montrer pour vous autant que pour nous, source d'un profond désagrément. » Lui dévoila le langue de Plomb alors qu'elle ouvrait et refermait alternativement la bouche de stupeur.

« On reconnaît bien là votre talent pour l'éloquence, Funestar mais je ne pense pas que Dolores ait un meilleur aperçu de sa situation. » ricana Pomfresh en levant les yeux au ciel. Puis se tournant vers l'envoyée du ministère elle se campa les mains sur les hanches et fixa la femme . « Ma chère, il se trouve qu'on vous a piégé. Et par là, je sous entend que le secrétaire de la délégation des élémentalistes vous a jeté un sortilège capable de non seulement vous faire commettre des actes dangereux mais qui mettent aussi votre vie dans la balance. »

« Piégè ? » Répéta Ombrage en fronçant les sourcils.

Elle essaya de se souvenir des paroles qu'elle avait échange avec le secrétaire juste avant que le dîner ne commence. Ils avaient échangé quelques banalité et politesse. Rien de plus.

« Là ! » s'exclama élémentaliste. « La faille qui lui a permit de lancer son sort. »

Ombrage avait sursauté quand il avait quasiment hurlé. Elle ne comprit pas vraiment de quoi il voulait parler mais elle devina assez facilement qu'il avait dû utiliser une capacité proche de la légilimencie pour avoir accès à son esprit. Ce qui était un acte de violation des se droits fondamentaux.

« De quel droit osez vous vous insinuer aussi sournoisement dans mon esprit sans mon autorisation ! » S'emporta-t-elle. « Et vous le laisser faire ! Vous savez pourtant combien le respect de la vie privée de chacun est un droit inaliénable. »

« Bien évidemment nous le savons. Et comme vous avez manqué pas mal des derniers événements je vous pardonnerais de ne pas avoir pris en compte la situation actuelle dans son ensemble. Mais cela reste valable uniquement dans uns situation de paix. Ce qui n'est pas notre cas, malheureusement. Nous sommes à deux doigts de l'incident diplomatique majeur et manque de bol total pour vous vous, vous trouvez être à présent le nœud du problème. » Répliqua Funestar d'un ton mordant et ironique qui n'arrangea en rien la colère de Dolores.

« Incident diplomatique majeur ? » Répéta Ombrage en écarquillant les yeux d'étonnement. Elle reprit cependant rapidement contenance et répondit sur le même ton que le langue de plomb. « Vous avez fait une erreur, Funestar ? Vous croire supérieur et affublé d'une mission quasi divine , vous a fait prendre vos désirs pour la réalité ? Avez vous enfin compris vers quel chaos vous dirigiez le monde magique ? »

« Même si le danger est bien présent, je n'y suis pour pas grand chose. » Soupira le langue de plomb en haussant les épaules.

« Pouvez vous faire quelque chose pour désamorcer le piège. » Demanda Melissandre à l'ambassadeur sans s'occuper des deux autres qui continuaient comme de rien leur joute verbale. Elle était assez étonnée que le langue de plomb malgré sa gouaille et sa maîtrise de lui même ne réagisse pas plus violemment aux accusations de sa collègue.

« Malheureusement c'est une compulsion qui ne se déclenchera que sous certaines conditions et je n'ai pas réussi à entendre tous les mots qu'Alejandro a prononcé. Tout ce dont je suis certains c'est qu'il y a un mot de passe et des conditions d'activation. » Répondit le frère de Schallassan. « Autant le mot de passe peut être facile à trouver autant réunir toutes les conditions d'activations pourraient prendre plus de temps que nous en disposons pour être sûr d'avoir entièrement détruit le piège. »

« Et bien on ne pourra pas dire que nous ne lui avons pas laissé sa chance. » Fit Melissandre sur un ton résigné qui fit frissonner Ombrage. « Mais je ne prendrais pas le risque de la laisser libre si le moindre doute persiste. »

Même Ombrage perçu la menace sous les mots de la jeunes femmes et elle pâlit en la fixant avec horreur et terreur.

« On en est pas encore là. » temporisa Pomfresh en posant une main apaisante sur l'épaule de sa collègue. « Si on peut déterminer le mot de passe et découvrir la nature du piège on pourrait certainement prendre des contres mesures sans arriver à des extrémités définitives. »

Ombrage déglutit difficilement. Elle retirait tous ce qu'elle avait bien pu médire sur l'infirmière depuis son réveil. Cette femme était son seul véritable allié dans cette pièce et si les autres l'écoutaient elle lui devrait certainement la vie.

« Et puis il me reste de l'Argonel. Et calculer la dose nécessaire pour neutraliser un noyau magique est du niveau de tout médicaux mages digne de ce nom. » continua Pomfresh en gardant toujours le même ton de compassion professionnel.

« Vous n'êtes pas médico- mage . » crut bon de faire remarquer Melissandre avec un sourire amusé.

« Ah oui tient maintenant que vous le faite remarquer ! » s'amusa Pomfresh sur le même ton que sa collègue. « Trève de plaisanterie, tout apothicaire le sait aussi parfaitement et c'est en partie à cause de cela que j'ai été expatrié. »

« Expatrié ? » Répéta Ombrage en se demandant si finalement elle ne se passerait pas d'un allié comme l'infirmière.

« Une vielle histoire sans importance et qui ne vous regarde pas. » Trancha Pomfresh. « Dans votre situation, il y a plus urgent, vous ne pensez pas ? Au cas ou vous auriez un doute, votre vie dépendra de votre capacité à vous montrer conciliante et votre collaboration autant nécessaire qu'apprécie peut vous épargner bien des souffrances.

« Je tiens à vous signaler que pas un parmi vous ne m'a expliquer vraiment ce que vous me reprochiez ! » S'empourpra Ombrage commençant à perdre patience.

« Et bien pour résumer, vous êtes sous l'emprise d'un sort qui fait de vous un piège ambulant. Votre compte à rebours est enclenché et il nous reste que peu de temps pour trouver comment vous sauver. » Expliqua Funestar avec un rien d'autosatisfaction quand Dolores pâli encore plus prenant une teinte cireuse.

« Le secrétaire de notre délégation vous a charmé pour qu'une fois certains critères rassemblés vous fassiez quelque chose qui mettrait un terme au concile en créant d'important dommage. » continua l'élémentaliste en la scrutant à la recherche d'indice.

Dolores avait vraiment l'impression que le regard perçant de l'homme la disséquait vivante et elle n'appréciait pas le frisson qui remontait le long de sa colonne à chaque fois que leur regard se croisait.

« Nous n'avons échangé que des banalités et nous avons partagé notre impatience quand à rencontrer les soient disant créatures qui pensent possible de diriger notre monde. » Annonça Ombrage en se repassa encore une fois ses souvenirs de la veille.

L'élémentaliste, elle en eut l'impression, avait replonger avec elle dans ses souvenirs. Elle ne comprenait pas comment il avait fait et bien que l'idée la dérangeait de savoir que cet étranger se baladait sous son crâne, elle savait qu'elle n'était pas en mesure de s'y opposer.

« Tout comme lui vous ne semblez pas porter les chimères dans votre cœur. » Ironisa avec sarcasme Pomfresh.

Rien ne changea dans l'atitude d'Ombrage. Elle même ne se sentait pas différente de la seconde d'avant pour tant à la manière dont sursauta l'étranger, elle sur qu'il avait trouver quelque chose.

« Je crois que le mot de passe est en lien avec les chimères. La mission en elle même est en lien avec elles. Je ne crois pas qu'il visait le concile en particulier mais bien les juges. » Expliqua l'élémentaliste en fronçant les yeux.

« Cela paraît logique. » fit Funestar en haussant les épaules. « S'en prendre aux chimères auraient des conséquences lourdes sur tellement de domaine que rien que cette évocation me donne la migraine. »

« Mais blesser ou attaquer une chimère est un acte de folie pur, non ? » déclara Melissandre. « Vous les avez vu comme moi, vous avez ressenti leur puissance et leur maîtrise... »

« Ce qu'il y a de bien avec les créatures magique c'est qu'elle ont toutes un point faible. » Marmonna Ombrage. « Leur nature est ainsi faite. »

« Elle a raison. » Admit Pomfresh. « J'en connaît assez sur les créatures magiques pour savoir qu'elles ont effectivement toutes un talon d'Achille. »

« Raison pour laquelle, elles nous restent inférieur. Les sorciers sont les seuls véritables enfants de la magie digne de régner sur le monde magique. Nous n'avons aucun point faible et nous sommes assez nombreux et puissant pour... » Raconta Ombrage dédaigneuse.

« Un mot de plus, madame et je fais ce qui me démange depuis que je sais que vous êtes une menace. » Lança Mélissandre.

« A ce que je sache je n'ai rien fait de mal. Je ne fais qu'exprimer mon opinion librement... »

« Bien évidemment Dolores, vous êtes libre d'exprimer votre opinion mais je vous croyais suffisamment à même de comprendre que votre vie repose entre nos mains pour cesser de jouer avec nos nerfs en nous imposant votre manière de penser étroite et archaïque. » soupira Funestar de manière théâtral avant de s'asseoir sur le lit de sa collègue qui se recula n'appréciant pas la proximité que s'autorisait le langue de plomb. « Au moins cela nous confirme que vous aviez beaucoup de point commun avec le secrétaire et je compense à penser que vos esprits se ressemblent bien trop pour que nous puissions vous désamorcer. »

« Vous compter donc me tuer ? Alors que je n'ai rien fait de mal ! »

«Tout de suite les grands mots. » Reprit le langue de plomb avec un petit sourire. « L'argonel suffira peut être... »

« Ce poison qui va dévorer ma magie ! Me transformer en cracmol ou pire en moldu ! Jamais ! Vous êtes tous complètement fou ! Rien ne me prouve que tout ce que vous dite contienne une part de vérité ! Rien ne me dit qu'il ne s'agit pas d'un coup monté pour m'empêcher de remplir ma mission. Vous dépassez les bornes ! Je vais de ce pas avertir le ministre de votre insubordination et de votre mutinerie ! »

Melissandre était à deux doigts de libérer sa magie et celle du château contre Ombrage. Elle se savait capable de le faire. Sans remord ni regret, pourtant elle hésitait. Les doutes qu'elle avait, venaient des paroles de Harry, de l'attitude de retrait des chimères dans la manière dont elles étaient intervenue quand la femme vampire avait révéler la menace. Il aurait été si simple pour elles d'intervenir et de prendre les décisions à leur place. D'éliminer Ombrage sans plus d'état d'âme qu'elle n'en avait elle même. Alors pourquoi tout cela ?

Si elle avait appris quelque chose depuis sa résurrection, c'était que les chimères ne faisaient pas rien sans attendre quelque chose en retour. Non pas en retour. Elle n'attendaient pas que les sorciers fassent quelques choses pour elles. Elles désiraient par contre plus que tout que les sorciers prennent conscience des conséquences de leurs choix et de leurs implications. Comme si elles voulaient leur apprendre à penser sur le long terme et non plus dans l'urgence du moment ou dans l'optique de faire un profit à court terme.

Tuer était rapide et définitif. Simple et radical. Pas sans conséquence mais d'une facilité déconcertante pour celui qui y était prêt et déterminé. Il y avait toujours un prix à payer et les chimères devaient le savoir tout autant qu'elle. Elle ne pensait pas non plus que leur but était de lui faire la morale. Elles avaient fait preuve de leur côté d'un manque de compassion évident envers Dumbledore vu le sort qu'elle lui avait réservé et elle ne parlait même pas du sort des moldus qui avaient élevé le jeune Potter. Non et à bien y regarder la sanction était certainement même pire que la mort. Alors si le but de tout cela était en partie de les pousser à grandir et a prendre une décision qui changerait les choses, que pouvaient ils bien faire ?

« Vous ne quitterez pas ce lit.» L'interrompit froidement Melissandre. « Vous tuez serait plus sûr, plus simple et si facile. Mais ce n'est pas ce que font les gens civilisés et malgré tout ce que vous pouvez imaginer, nous sommes des gens civilisés tout comme les chimères. Vous avez raison aussi, vous n'avez encore rien fait de mal qui justifierait qu'on prenne des sanctions contre vous. Vous donner de l'argonel serait aussi une solution de facilité et croyez moi si nous le décidons ni rien ni personne ne pourrait nous empêcher de vous l'administrer. »

Elle regarda Pomfresh et les deux sorciers qui ne voyaient apparemment pas ou elle voulait en venir. Elle savait qu'ils pensaient tous qu'elle ne faillirait pas à la mission qu'elle s'était donnée de veiller sur les chimères tant qu'elles seraient dans Poudlard. Aucun d'eux ne se doutait qu'elle avait trouvé la solution. Oh elle ne doutait pas qu'elle avait été un peu aidé dans sa réflexion et savait pertinemment que les chimères avaient plus ou moins guidé sa main enfin sa réflexion. Il ne restait plus qu'a savoir si elle en avait les capacités. Comme pour l'en assuré, elle sentit la magie du château répondre instinctivement à sa demande.

« A l'exemple des chimères, nous ne choisissons pas le chemin de la facilité. L'épreuve est difficile et le chemin est long mais c'est ainsi que nous apprenons et changeons. Alors au lieu de vous punir pour un crime que vous ne commettrez pas, car pas un parmi nous ne vous laissera libre de vos actes, autant vous envoyez quelque part ailleurs. Dans un lieu qui vous mettra à l'épreuve. Ou votre survie ne dépendra que de vous. Un lieu duquel pour revenir, il vous faudra un long chemin et un mérite qui ne sera que le votre. Tout comme si vous échouez, la responsabilité vous en incombera. »

Pomfresh émit un petit hoquet de surprise quand la porte de l'infirmerie s'ouvrit sur trois invités qu'elle n'attendait pas plus que Funestar et le frère de Schallassan. Ils s'avancèrent vers le lit d'Ombrage.

« Que faites vous là ? » Demanda le langue de plomb abasourdie.

« C'est moi qui leur est demandé de venir pour m'aider. » Intervint Melissandre. « Merci de bien vouloir m'aider à régler ce problème. »

« Le plaisir est pour nous. » Marmonna la vouivre avec un sourire.

Elle était accompagné de Bill et Luna. Si l'ainé des Weasley paraissait légèrement contrarié, Luna elle sautilla jusqu'au devant du lit. Mélissandre soupira. Bien évidemment la jeune fille de Serdaigle savait qu'on en arriverait là.

A suivre...

Voila pour cette semaine. J'espère que la rentrée s'est bien passée pour vous. Moi je part en vacance! ^^ Donc je suis au regret de vous annoncer que j'ignore la prochaine date de mise à jour. Je n'entrerais pas dans des détails dont vous n'avez que faire et me contenterais de vous assurer que au plus tard tout devrait rentré dans l'ordre d'ici Octobre (peut être fin septembre mais rien n'est moins sûr)

Merci pour votre patience et votre soutien!

A bientôt!