Chapitre 97 : Changements

Il était tard. Bien plus tard que Hermione ne l'aurait imaginé quand ils retournèrent à Poudlard. Le soir commençait à descendre sur le parc. Elle pouvait le voir par les fenêtres de l'infirmerie. Les événements de Sainte Mangouste avaient eut des lourdes conséquences et le film étrange que leur avait montré la Magie avait fait plus que donner un coup de pied dans une fourmilière.

Amélia Bones et le chef des aurors les avaient gardé pour les interroger et prendre rapidement les décisions qui s'imposaient face à ce que la Magie leur avait montré. Il avait été clair pour tout le monde et ce même avant que la projection ne prenne fin, que Fudge ne pouvait pas continuer à occuper son poste. Jamais les parents, témoins de tout se déballage navrant et avilissant, n'accepterait qu'un des responsables de ce carnage puisse continuer à occuper son poste en toute impunité.

Il était injuste d'accuser Fudge d'être responsable de tout cela mais il n'en restait pas moins coupable d'incompétence et de n'avoir rien vue, ni rien fait. Mais ni Amélia, ni la Magie n'allait tenter de lui trouver des excuses alors que cela allait leur ouvrir les portes du changement. La situation demandait qu'on prenne des décisions rapide et ferme. Il fallait montrer un haut degré de réactivité pour redonner confiance aux sorciers dans le système qui avait tendance à s'effondrer devant leur yeux incrédule et ébahis.

Si Amélia avait eut quelques scrupules à couper l'herbe sous le pied à Fudge, elle n'en avait jamais laisser rien paraître sur les traits de son visage et Hermione avait été très admirative de la manière dont cette femme à poigne avait mener les choses. Mieux que cela, la jeune femme avait été d'accord avec chaque décision prise. Elle avait bien anticipé certaines des décisions qu'un tel remue ménage allait engendré et avait été plus que satisfaite de voir qu'elle ne s'était pas tromper. Et comme Amélia était une femme de talent et d'expérience, elle avait aussi pris des initiatives que la jeune fille de Griffondor n'avait pas envisager. Cependant elle avait dû admettre que chaque action entreprise dans l'urgence par Amélia était les meilleures à prendre dans la situation actuelle.

A commencer par officialiser la destitution de Fudge. Tout dû moins lui recommander de rester chez lui et de se faire oublier, en glissant sournoisement une remarque comme quoi cela ne devrait pas s'avérer chose trop difficile pour lui vu son talent pour rester assis à ne rien faire quand son gouvernement part à vau l'eau. Elle avait signifier qu'étant le deuxième membre du gouvernement et la seule a voir l'autorité nécessaire pour prendre l'intérim le temps d'organiser de nouvelle élection elle assumerait son rôle le temps nécessaire.

Elle avait ensuite ordonner à Rufus de diligenter deux enquêtes qui devaient être traiter toutes affaires cessante, a savoir découvrir les manquements de Fudge vis à vis de sa fonction et d'autre part réunir les noms et les témoignages de toutes les personnes décidé à porter plainte contre Dumbledore afin de le faire passer devant le tribunal de ses paires et de le accorder la sanction qu'il mérite.

Hermione se serait déjà satisfaite de cela. C'était selon elle, les décisions à prendre dans l'immédiat. Mais Amélia avait été plus loin. Elle s'était tourné vers eux, les adolescents et leur avait demandé quand il pensaient que Funestar et Percy pourrait rejoindre le gouvernement provisoire et se mettre au travail avec eux. Blaise avait répondu qu'il restait encore de nombreuse chose à arranger à Poudlard et qu'il ne pouvait pas donner de date précise mais qu'il était tout à fait disposer à donner un message aux intéressés. Amélia avait hoché la tête et avait demander au Serpentard d'assurer les deux fonctionnaires qu'ils étaient maintenant mandaté au nom du gouvernement provisoire de crise dans leur fonction auprès des chimères et qu'elle attendait d'eux qu'ils continuent leur mission comme il l'avait fait jusque là. Et que si ils pouvait trouver un moyen de la tenir au courrant des progrès qui était fait la bas, elle apprécierait. Les jumeaux avaient sauté sur l'occasion pour caser une de leur invention. Expérimentale avait ils précisé qui devrait permettre les communication, sécurisé avaient ils insisté enfin si Melissandre autorisait son fonctionnement au sein de l'école.

Puis elle avait assuré à la population que le gouvernement qu'elle allait dirigée provisoirement n'allait pas continuer la politique de l'autruche du précèdent en affirmant que le danger représenté par le Seigneur des ténèbres n'était pas réelle. Elle avait chargé Rufus et ses aurors à travailler d'arrache pied à assurer la sécurité de leur concitoyen en instaurant un couvre feu. Cette décision n'allait pas la rendre populaire et même risquerait de lui coûter chère lors des prochaines élections mais Amélia savait qu'elle devait prendre des décisions tranchées et fermes pour montrer qu'elle ne dirigerait pas le monde sorcier comme son prédécesseur. Elle devait asseoir vite et bien son autorité pour limiter le nombre de contestataires.

Les sorciers devaient prendre conscience qu'elle prenait les rennes et que la crise qui s'annonçait serait certainement sans précédent raison pour laquelle elle ne flancherait pas de la ligne de conduite qui avait été la sienne depuis son arrivé à la justice. Rufus n'avait pu résister à la tentation de lui faire quelque remarque acerbe concerant son ambition mais il s'était montré assez malin pour ne le faire qu'avec discrétion et par sous entendu qu'elle seule pouvait comprendre. Elle avait même trouver son attitude rassurante, vu que lui non plus malgré la pression qu'elle mettait sur lui et sur ses hommes ne changeait d'attitude et comptait bien remplir les mission que lui conférait ses supérieures.

Hermione avait été assez surprise quand Amélia Bones avait demandé à Pansy et Blaise si ils savaient ou se trouvait Lord Malfoy. Devant leur regard suspicieux, la ministre par interim avait levé les yeux au ciel et avait expliqué que pour faire l'unanimité en période de crise, il lui fallait un peu de soutien de l'opposition qui ne manquerait pas de se rappeler à leur bon souvenirs quand les choses auront retrouver leur place et qu'elle ne comptait pas laisser l'opportunité au père de Draco de la traiter de dictateur en jupon parce qu'elle n'avait pas inclus son aristocrate personne dans son gouvernement provisoire. Hermione se demanda comment la politicienne avait pu savoir que Lord Malfoy était du bon côté malgré certaines idées rétrograde, mais elle n'avait pas osé poser la question. Pansy et Blaise avait fini par lui dire qu'il se trouvaient à Poudlard ou pas loin et qu'ils pourraient l'avertir tout comme ils avertiraient Percy et Funestar.

Scrimgeour s'était alors incrusté dans la conversation demandant si ou moins un des aurors qui s'étaient volontairement détaché auprès des ambassadeurs ne pourraient pas être informé de la situation et si l'un d'eux pouvait pas la même occasion lui faire un rapport circonstancié de la situation au sein de l'école, il en serait ravie. Les jumeaux Weasley avait pouffé de rire devant le sérieux du chef des auros et avaient certifié pourvoir porté l'ordre a qui de droit.

Maintenant qu'ils se tenaient tous le cinq sur le seuil de l'infirmerie, Hermione se sentait comme paralysé. Elle ne pouvait quitté ses yeux du lit dans lequel etait allongé Ron. Les autres discutaient vivement autour d'elle avec Melissandre. Interrogeant la jeune femme sur les événements qu'ils avaient manqué et sur l'absence de Pomfresh. Elle n'entra pas dans les détails mais rien qu'au ton de sa voix ils surent tous qu'une catastrophe avait été évité de peu et que pour régler définitivement cette affaire l'infirmière avait conduit Ombrage dans un endroit d'où si elle voulait revenir, l'envoyée du ministère allait devoir traverser bien des épreuves. Puis ce fut à Melissandre de leur demandé ce qui s'était passé à Sainte Mangouste et elle ne fût pas déçu par le récit, quasi épique, que lui firent les jumeaux et Pansy sous les soupirs désabusé de Blaise.

Hermione elle restait silencieuse, fixant le lit de son ami, hésitant sur ce qu'elle devait faire. Tous s'inquiètait car tout comme elle ils avaient vu l'étrange film que la magie avait passé à toutes les personnes présentes dans le grand Hall de Sainte Mangouste. Et même si cela n'expliquait pas tout, mais si cela ne suffisait pas à effacer l'ardoise tant que Ron n'aurait pas ouvert les yeux et exprimé son propre ressentie vis à vis de ce que le directeur lui avait fait, ils savaient tous que le roux en avait supporté plus qu'ils ne l'avaient imaginé. Plus qu'il ne l'aurait crut capable d'encaisser.

Mais les deux serpentards ne le connaissait pas assez pour avoir quelque chose à lui pardonner. Les jumeaux, ses frères savaient que même s'il restait un parfait crétin, ils ne pourraient le laisser tomber et finirait par tourner la page. Seule restait Hermione, son amie, profondément blessée par l'attitude de Ron. Hermione qui se sentait coupable de n'avoir rien vu rien fait. Une fois de plus. Mais aussi une jeune fille un peu perdu qui ne savait que croire à propos de celui qui après Harry avait été la plus proche d'elle.

« Je crois que nous allons porter les messages qu'on nous a confié » finit par dire Fred en tirant son frère vers la porte de l'infirmerie.

« Oui on repassera plus tard pour voir comment va Ron. On te laisse lui remettre les pendule à l'heure en premier, Hermione. » Lança George en faisant un clin d'œil à la jeune fille qui eut un triste sourire.

« On va y aller nous aussi. »Déclara Blaise sur un ton manquant de conviction.

Hermione détourna enfin son regard de Ron et lui sourire tristement.

« Tout va bien se passer. » assura-t-elle.

« Je l'espère parce que si ce ... »commença Blaise en serrant les mâchoires.

« Crétin le mot que tu cherches Blaise est Cretin. » Lui souffla George en hochant la tête tout comme Fred. « Faut être sacrément crétin pour ne pas avoir réaliser qu'il ne servait à rien d'aller voir le vieux fou au bout de sa quoi...Troisième tentatives. »

« Quatrième » Précisa Pansy. « Enfin peut importe, ce que Blaise veut te dire c'est que peu importe comment cela va se passer, cette conversation avec...Ron, nous sommes là si tu as besoin. »

La jeune fille de Serpentard avait à peine marqué une hésitation en appelant le plus jeune des garçons Weasley par son prénom et de plus elle n'avait mis aucune intonation de mépris ou de dégoût dans sa voix.

Hermione laissa le sourire triste de son visage s'éclairé d'un peu de joie et de réconfort. Elle savait qu'ils étaient et seraient là pour elle en cas de besoin tout comme elle serait là pour eux. Mais elle sentait aussi que c'était quelque chose qu'elle devait réglé et affronter seule.

« Enfin conversation, c'est vite dit. Tant qu'il ne se réveille pas... » continua Pansy.

« D'après Pomfresh son état est stationnaire depuis ce matin et il devait se réveiller d'ici peu. Tout comme votre sœur d'ailleurs. »

« Cool ! » s'exclamèrent dans un bel ensemble les jumeaux. « Encore une bonne nouvelle à annoncer à Percy ! »

« Je vais attendre. » décida Hermione avec résolution.

« Je croyais que madame Bones avait chargé Blaise et moi de parler au langue de plomb et à votre frère. »

« Oh soit pas tatillon, Pansy. Il y a un bail qu'on a pas fait mariner Percy dans son chaudron, on peut vous accompagner. » fit Georges en papillonnant des cils.

« Je vais rester avec Hermione. Tu peux partir tranquille Blaise. » assura avec un sourire en coin Melissandre alors que les quatre passaient la porte.

Pansy était en pleine chamaillerie avec les jumeaux et elles les entendirent encore un moment après que la porte se soit refermé sur eux. Hermione prit une chaise et s'installa près du lit occupé par Ron. Le garçon semblait dormir paisiblement.

Les traits de son visage était détendu et même si son teint paraissait plus pâle que d'habitude il ne paraissait pas alarmant. Les lent et régulier mouvement de sa cage thoracique démontrait que le sommeil de son ami était paisible. Rien en apparence ne laissait penser que ron faisait autre chose qu'un petit somme. Pourtant...Hermione doutait que cela soit aussi simple.

S'il y avait bien quelque chose qu'elle avait retenu depuis que les chimères étaient apparut et avait bousculer les choses, c'était que tout était plus complexe qu'il n'y paraissait au premier coup d'œil. Ce qu'avait en quelque sorte confirmer le film composé de souvenirs que la Magie leur avait passé à sainte Mangouste.

Plongée dans ses pensée se fût à peine si elle remarque Melissandre s'installer en face d'elle de l'autre côté du lit. Hermione était bien trop profondément enfoncé dans ses réflexions pour voir ce qui se passait autour d'elle. Elle voulait tellement trouver une logique, une raison, une explication à tout ce qui leur était tombé dessus en moins d'une semaine, qu'elle s'était coupé de l'extérieur pour faire le tris dans les informations en sa possession. Et le tableau qui avait commencé à se peindre devant elle, malgré sa trame complexe l'inquiétait.

Premier élément d'inquiétude, pourquoi Ron et Ginny étaient ils encore endormi alors que tout les autres élèves allaient bien mieux . D'après ce qu'elle avait appris certains avaient même été délivrer de la marque que leur avait imposé le Seigneurs des ténèbres. Pas tous mais tout de même la plus grande majorité de ceux qui avait été marqué récemment parmi ses camarades et c'était un soulagement. Pour ceux qui n'avait put s'en défaire, elle n'éprouvait qu'un mélange de pitié et de mépris amer. S'ils était assez stupide pour se laisser convaincre de suivre un psychopathe des plus instable et de ne pas ouvrir les yeux sur l'avenir qu'ils se préparaient, elle n'allaient pas les plaindre.

Alors pourquoi une magie aussi puissante avait elle été incapable de réveiller ses deux là ? Elle avait eut, pour Ron tout du moins, un début de réponse dans le film. Tout comme Harry, Ron faisait partie des enfants qu'elle avait vu entrer dans le bureau du directeur. Elle avait vu le directeur utiliser ses sortilèges de persuasion et de manipulation sur le roux. Elle avait vu la manière abjecte dont il avait joué avec les souvenirs et les sentiments du garçon. Elle avait assisté tout aussi impuissante que les autres à la transformations lente et irrémédiable de son meilleur amie en cet adolescent à l'esprit étroit et rancunier qu'elle avait côtoyer ses derniers jours.

Dire qu'elle avait presque été soulagé quand elle s'était vu elle aussi entré dans le bureau était un euphémisme. Une part d'elle était effectivement soulagé. Non parce que savoir qu'elle aussi , même si c'était à un degré moindre, avait subit le même sort que ses camarades, leur donnait un point commun, une blessure commune qui les unirait bien plus sûrement que n'importe quel serment. Mais parce qu'au fond d'elle même, elle savait d'instinct qu'elle n'aimait pas ce qu'elle était en train de devenir sous l'influence du directeur. La fille arrogante, moralisatrice qui traitait les autres en inférieur car moins porté sur les études qu'elle, lui tapait sur les nerf. Ce n'tait pas ce qu'elle voulait être. Ce n'était pas ce qu'elle deviendrait ! Grâce à l'invention de la magie qui l'avait comme lavé et rendu à son esprit son autonomie.

Hermione cependant se rendait compte que le directeur n'avait fait qu'exacerber chez chacun des défauts et des failles de caractère qui existait déjà. Ce qui expliquait aussi pourquoi il avait eut plus de mal avec les serpentards. Ceux-ci affichaient sans honte leur mauvais coté et en avait fait une force ce qui les avaient protéger de l'influence du directeur.

Alors Hermione se demandais pourquoi il fallait autant de temps aux deux Weasley pour se réveiller.

Le deuxième point qui l'inquiétait était plus personnelle. Elle ignorait comment se comporter vis à vis de Ron. Une part d'elle aurait voulu pour effacer tout ce qui s'était dit entre eux de désagréable Elle aurait voulu pour oublier la gifle et les mots durs qu'avaient eu le garçon à son égard. Elle aurait voulu pouvoir affirmer que leur relation pourrait reprendre comme avant. Avant qu'elle ne soit totalement pervertie par les actions désastreuses du directeur mais elle n'était pas assez naïve pour croire que c'était possible. Alors elle aurait aimé avoir la certitude qu'elle était suffisamment forte et mature pour accepter Ron comme il était. Comme il serait à son réveil plutôt que d vouloir qu'il se conforme à l'image qu'elle avait du lui ou qu'elle attendait de lui.

Hermione savait que l'épreuve que venait de traverser Ron était plus grave et avait certainement causé plus de dégât chez lui que chez n'importe qui d'autre. A part Ginny peut être. Elle secoua la tête chassant de son esprit les pensées confuses et inquiète qui concernait la jeune fille. Pas qu'elle ne jugea important la manière dont l'intervention de la magie avait touché spécifiquement la jeune fille mais elle voulait tout d'abord s'occuper d'éclaircir la situation de Ron avant de se pencher sur le problème épineux de Ginny.

« Tu es bien pensive. » La fit sursauter la voix mélodieuse et claire de Melissandre en face d'elle. « Je croyais que tu voulais lui parler ? »

Hermione fixa la gardienne des murs de Poudlard. Elle se souvenait parfaitement qu'avec Ron et Ginny ils avaient eut l'intention d'enquêter sur elle. Elle avait bien compris que Melissandre était la fille de Rusard, celle qui était sois disant décédée dans d'étrange circonstance quelques années auparavant. Elle avait encore en mémoire la conversation qu'elle avait eut avec les ambassadeurs français. Sibel lui avait assuré que Melissandre si elle lui en faisait la demande lui révélerait son histoire. Mais ce n'était pas le moment de l'interroger. Elle était encore trop confuse pour écouter avec attention le récit que pourrait lui faire la jeune femme.

« Si ma présence te dérange, je peux m'éloigner... » fit Melissandre en entamant le mouvement pour se lever de sa chaise.

« Non, ce n'est pas cela. Vous pouvez rester. » assura Hermione avec un sourire rassurant. « C'est juste que je ne sais plus trop où j'en suis et que je ne sais pas par quel bout attaquer le problème. »

Hermione soupira se passant une main lasse sur son visage. Sa mère lui disait que parfois réfléchir à voix haute pouvait aider à démêler les choses qui semblaient confuses dans sa tête. Et puis tout comme certaine théorie moldu, Melissandre avait l'air de soutenir que Ron dans son état actuel pouvait l'entendre. Elle aurait voulu en avoir la certitude avant de déballer tout ce qu'elle avait sur le cœur, mais elle n'avait aucun moyen de s'en assurer.

« Vous croyez vraiment qu'il m'entend ? »demanda-t-elle cependant timidement.

« Oui. » Répondit sans hésitation Melissandre. « Je sais qu'il peut entendre chaque mot, ressentir chaque émotions. Il ne s'en souviendra pas consciemment et certaines choses devront sûrement être redite de vive voix pour être comprise et accepté mais l'essentiel de ce que tu pourras lui dire se gravera en lui de manière indélébile. Tout ce que tu lui dira maintenant va aider à lui montrer le chemin du retour. »

« Même si je ne crois pas que notre relation puisse et doive revenir à ce qu'elle était avant ? » questionna timidement la jeune fille.

Malgré elle Hermione se sentait intimidé par Melissandre. Si elle avait commencé à admirer le caractère et la détermination de la femme politique qu'était Amélia Bones, elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver un respect quasi instinctif pour la fille de Rusard et pas à cause de l'histoire sordide qui courrait à propos de sa mort.

« C'est mon avis, oui. » Assura Melissandre. « Par le passé je me suis montré aussi faible et manipulable que ton ami. J'ai fait des choses bien pire qu'il n'en a eut l'occasion et j'en ai payé un prix incommensurable. Bref pendant une bonne partie du temps que j'ai passé enchaîné ici, mon père même si il ne pouvait ni ne voulait vraiment franchir la porte de ma prison, ne pouvait pas s'empêcher de descendre dans les cachots pour me parler. Et même si je ne pouvais pas lui répondre, je te certifie sur ce qui m'est le plus précieux que je pouvais l'entendre.»

Hermione bien qu'elle n'aurait jamais osé demandé à entendre l'histoire de Melissandre ne pouvait qu'écouter ce que lui révélait la gardienne des murs. Bien évidemment Melissandre ne lui raconterait pas tout et Hermione n'était pas si curieuse pour l'interroger sur ce qu'elle tairait. Elle écoutait parce qu'elle savait que la jeune femme qui lui faisait face pouvait l'aider. Même si elle se demandait ce qu'elle avait bien pu faire de si terrible qu'elle jugea elle même pire que ce qu'avait fait Ron.

Comme si sa question avait clairement transparut sur son visage, elle vit Melissandre soupiré et se résigner à lui en dire un peu plus.

« Sais-tu ce que sont les Horcuxes ? »

Hermione hocha lentement la tête. Elle se souvenait parfaitement avoir lu quelque chose à ce propos lors de sa visite à la bibliothèque. Elle avait donc une petite idée de ce dont il s'agissait mais elle ignorait tout les détails qui rendait leur création si monstrueuse. Et elle ne le découvrirait peut être jamais car à peine Melissandre avait elle posé cette question, que Ron se mit à s'agiter furieusement dans son lit.

Le dos de l'adolescent s'arquait puis se détendait tout aussi brusquement. Ses mains et les traits de son visage se crispaient horriblement et douloureusement avant de se détendre et de se mettre à trembler avant que de nouveau une crispation ne le fasse se tendre comme un arc. Aucun son ne sortait de la mâchoire serré de l'adolescent. Hermione avait pourtant l'impression que la douleur devait être insupportable rien qu'en voyant la sueur et la manière dont Ron secouait furieusement la tête comme pour échapper à quelque chose qu'il était le seul a voir.

« Qu'est ce qui lui arrive ? » S'inquièta Hermione en se levant d'un bond.

Rapidement Melissandre se pencha sur la garçon pour essayer de contenir les convulsions et les tremblement de l'adolescent mais rien ne semblait pour le retenir. Pas plus la force physique que les sort d'immobilisation ne semblait avoir d'effet.

« Madame Pomfresh n'a pas laisser de consigne si quelque chose de similaire se produisait. » demanda Hermione au bord des larmes.

« Non, je ne crois pas qu'elle pensait qu'une telle crise était à craindre. On dirait qu'il cherche à se réveiller. »

« C'est plutôt une bonne chose alors ? » Demanda la jeune fille de Griffondor avec espoir.

« Je n'en suis pas convaincue. » Répondit Melissandre en fronçant les sourcils avant de se retourner vivement vers une personne qui venait de les rejoindre sans bruit. « Savez vous ce qui se prépare ici ? »

Hermione se retourna à son tour et fût plus qu'étonner de voir la dame grise au pied du lit de Ron. Le fantôme semblait différent. Elle n'aurait pas su dire en quoi mais le fantôme de la maison Serdaigle semblait plus en paix qu'elle ne s'en souvenait. Pas que Hermione ait eut beaucoup de rapport avec les fantômes des quatre maison mais 'aura que dégageait la dame grise semblait avoir gagné quelque chose d'apaisant qui lui permit de se détendre. Elle remarqua que cela semblait agir aussi sur Ron.

« Ce jeune homme était vraiment plongé profondément dans les ténèbres. Prisonnier d'une toile que le directeur avait tissé autours de lui bien plus drastiquement que sur les autres. » Répondit Héléna. « Il a avec l'aide de la Magie, réussi à s'en libérer et il veut transmettre un message. »

« Comment savez vous tout cela ? » fit Hermione en regardant le roux qui semblait s'être calmé même si les tremblements continuaient encore donnant l'impression que le garçon grelottait dans son lit.

« C'est ce que dit la magie qui s'échappe de lui. » Résuma Héléna.

« Son aura ? » Demanda Melissandre.

« Non, sa magie. Mais elle ne sait pas comment sortir pour transmettre son message, ce qui provoque les convulsions. C'est dangereux pour sa santé. Les manipulations dont il a été victime ont corrompu son intégrité tant magique que psychologique. Libéré de tout cela, il ne sait pas comment réagir. »

« Pourquoi nous n'avons pas subit ce genre de chose nous ? » Questionna Hermione en serrant les poings.

« C'est son épreuve vis à vis de la Magie. » Déclara d'une voix neutre Héléna. « Elle vous a seulement délivrer et ramener. Lui doit faire le chemin de son retour seul.

« Pourquoi ? Pourquoi imposerait elle cela à Ron ? » S'emporta Hermione de plus en plus à bout de patience.

« Pour qu'il puisse se pardonner. » Répondirent en même temps les deux femme sans échanger le moindre regard, gardant leurs yeux fixé sur le jeune homme roux qui en sueur continuait de se tortiller dans son lit.

« Et il n'y a rien qu'on ne puisse faire pour l'aider ? » Lança la jeune fille avec défi.

« Parle lui. Guide le. Nos voix à nous sont inconnue pour lui, il ne nous suivra pas mais toi... » Lui conseilla Melissandre tout en gardant un air contrarié.

Hermione à la manière dont la gardienne des murs fixait par alternance la dame grise eut l'impression qu'il y avait encore quelque chose de secret la dessous qu'on ne lui disait pas. Elle aurait voulu avoir le temps de se pencher sur la question mais elle avait plus urgent à faire.

Elle respira plusieurs fois profondément et se saisit d'une des mains de Ron qui sembla dans un premier temps vouloir se dérober à la pression qu'elle exerçait mais qu'elle maintint fermement. Il n'y avait pas trente six manière de faire entendre raison à un griffondor. Hermione le savait. Tout le monde le savait. Il suffisait de leur proposer un défi. De réveiller leur bravoure et leur esprit combatif pour qu'il charge sans plus réfléchir. Avec ron parvenir à un tel résultat nétait pas insurmontable pour la jeune fille. Elle savait sur quel bouton appuyé pour provoquer son camarade et elle avait bien l'intention de le stimuler suffisamment pour qu'il se sorte de là.

« Ronald Weasley, cesse immédiatement de faire l'enfant ! » Lui ordonna-t-elle. « Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment dans ta tête. Cela fait un sacré moment d'ailleurs que je ne te comprends plus. Et Harry non plus. »

Quand elle prononça le nom du brun, elle sentit comme une petite décharge dans sa main maintenant toujours celle de Ron dans sa paume. Elle plissa les yeux se demandant s'il s'agissait d'une coïncidence ou si Ron avait effectivement réagit au nom de leur ami. Bien décidé à le découvrir elle reprit la parole.

« Mais tu nous dois une explication et ce n'est pas en restant là à bailler aux corneilles que tu va enfin commencer à payer pour les mauvais moments que tu nous à fait passer ! »

Le souvenir de la gifle qu'il lui avait mise lui revint en mémoire et cette fois elle sentit comme un courant froid remonter le long de son bras. Un peu comme si elle avait laisse sa main trop longtemps sous un robinet d'eau froide. L'impression laissé était désagréable, différente de ce qu'elle avait éprouvé lors de la décharge quand elle avait parlé de Harry.

«La Magie exige peut être beaucoup de toi en ce moment, mais ce ne sera pas grand chose par rapport à ce que je te réserve avec Harry ! »

A nouveau la décharge, même si elle s'y était attendu, la fit sursauter.

A suivre...