Bananes.

En reprenant ma petite promenade, je croise très vite Quenotte qui ne cesse de sautiller devant un arbre. Trop occupée à vouloir se saisir d'une cerise accrochée sur celui-ci, le rongeur ne m'entend pas arriver et quelques secondes après, j'aurais pu être responsable d'une mort par crise cardiaque. Désormais, la souris se tient devant moi et s'accorde un petit moment pour que les battements de son cœur deviennent réguliers.

- La prochaine fois que tu me fais ça, c'est sûr, j'y reste.

- Je suis vraiment désolé Quenotte, sincèrement.

Ensuite, dès que mon amie se porte beaucoup mieux, elle lève son visage vers le mien et nous voilà en train d'entamer une conversation.

- Dis-moi, que fais-tu à sautiller devant cet arbre ? Lui demandai-je.

- Je voulais attraper des cerises pour faire un gâteau cet après-midi mais comme je suis petite, je peine un peu.

- Je vois.

Aussitôt, je fais apparaître ma pelle comme par magie et je tente de décrocher des cerises à mon tour. Peu de temps après, certaines tombent de l'arbre, sous mon action et voilà Quenotte qui s'empresse de les ramasser une fois qu'elles sont sur le sol. Au bout d'un moment, l'animal s'exprime à mon attention.

- C'est bon Jaysher, je crois que j'en aurais assez.

- D'accord.

Là, j'arrête de m'exciter auprès de l'arbre et je fais disparaître ma pelle comme je l'ai fait apparaître. La souris me fait un joli sourire et semble être au comble de la joie.

- Merci beaucoup Jaysher, ton aide m'a été très précieuse.

- Mais de rien Quenotte.

- Pour la peine, je viendrais t'apporter un morceau de tarte pour que tu puisses me dire ce que tu en penses.

- Pas de soucis.

- Par contre…

A ce moment, Quenotte baisse son visage afin de me dissimuler la tristesse qui vient juste de s'afficher dessus. Intrigué, je souhaite savoir ce qui se passe dans l'espoir de l'aider encore une nouvelle fois.

- Qu'est-ce qui se passe Quenotte ?

- J'aurais temps voulu faire la même chose mais avec des bananes. C'est dommage qu'on n'en trouve pas ici.

- Ouais, je partage cet avis et je ne vais pas demander à ma mère de m'en envoyer car je n'ose imaginer dans quel état elles arriveraient. Nous allons devoir faire avec, très chère.

- Oui. Par contre, tu crois que tu pourras me chercher une noix de coco pour que j'en rajoute dans mon gâteau ?

- Bien sûr, attends-moi ici, j'en ai pour quelques secondes.

Au pas de courses, je m'éloigne de la souris pour aller lui chercher une noix de coco comme elle me l'a si gentiment demandé. Lorsque je suis de retour avec le précieux dans mes mains, j'ai encore droit à un très beau sourire.

- Tiens.

- Merci beaucoup Jaysher, tu es vraiment un garçon très bien.

Je vais éviter de lui dire que je le sais car je passerais pour un prétentieux mais bon. Après une petite conversation, nous sommes tombés d'accord sur le fait de nous séparer mais bien sûr, nous nous reverrons dans l'après-midi afin de goûter à ce fameux gâteau.