Chapitre 103 : Black opération
« Je ne comprends pas. » balbutia avec difficulté le vieux sorcier en regardant ses visiteurs avec incrédulité.
Contre tout attente et toutes les règles de bienséance, Sirius éclata de rire. Il se plia même en deux croisant les bras sur sa poitrine ne cherchant en aucun cas à retenir le ton moqueur de son éclatant rire qui arrivait à soutirer à Severus un léger haussement du coin des lèvres. Max quand à lui restait stoïque appuyé contre le mur de la chambre du vieux sorcier et n'accordant à l'ancien directeur qu'un regard sombre et pénétrant qui avait fait déglutir difficilement le pauvre homme quand il avait réalisé être le point de mire du ressentiment du marcheur d'ombre.
Du point de vue de Dumbledore, ouvrir les yeux après des heures et des heures de souffrance pour trouver Severus et Sirius, ensemble et à première vu affichant une expression concernée à son sujet avait de quoi déconcerté. De plus les paroles qu'ils avaient prononcé, son cerveau encore engourdi par la douleur, ne pouvait les comprendre et encore moins les accepter. Il avait besoin d'un peu de temps pour analyser la situation et comprendre pourquoi ces trois là se trouvaient à son chevet.
Du point de vue des trois visiteurs qui connaissaient suffisamment les méthodes du directeur, il n'y avait rien d'étonnant à ce que le vieux sorcier tente sa chance avec eux pour reprendre le contrôle de la situation. Seulement aucun parmi eux n'était prêt à le laisser se bercer d'illusion et ne lui permettrait pas de penser qu'il était capable de les détourner de la voie qu'ils avaient tous choisit librement.
Une fois décidé, il n'avait pas fallut longtemps à leur petit groupe hétéroclite pour gagner Pré-au-Lard et se présenter à la taverne, La tête de Sanglier. L'accueil que leur avait réservé Abelforth n'avait rien eut d'amical mais tous les trois avaient suffisamment côtoyé le personnage pour savoir que le cadet était loin d'avoir le caractère jovial et son aîné et que son air revêche n'était nullement un reproche. Le barman leur avait demandé s'ils étaient venu pour chercher son frère dont l'état de santé ne faisait qu'empirer et qui avait réussit par ses cris à faire fuir la moitié de la clientèle de la taverne. Il avait bien tenté de mettre des sorts de silence et d'intimité mais aucun sortilège n'avait semblé tenir face à la puissance vocal libéré par la douleur de l'ancien directeur.
« A croire que la Magie, elle même, ne veut pas qu'on l'empêche de crier et d'être entendu. » Avait ajouté Abelforth en haussant les épaules. « Pas que cela me dérange personnellement, mais je voudrais arriver à tenir mon commerce. »
Pas un des trois compères en entendant les cris d'agonie qui résonnaient depuis l'étage dans toute la demeure, ne doutèrent de la parole d'Abelforth. Ils ne furent pas surpris du manque de pitié ou de colère du cadet vis à vis du sort réservé à Albus. Tous les trois savaient que les relations entre les deux Dumbeldore n'étaient pas au beau fixe et qu'il devait exister un secret de famille, dont on ne pouvait tirer aucune fierté, certainement, là-dessous. Aucun d'entre eux ne voulait accabler le cadet en lui demandant le pourquoi du comment de l'animosité qu'il éprouvait pour son aîné. Tant Sirius que Severus savaient que les affaires de familles étaient le plus douloureuses et les plus compliquer à résoudre.
De plus, Sirius et les deux autres savaient que le vieux directeur avait déjà bien assez de crime à son actif pour recevoir le baiser des détraqueurs et vu l'état dans lequel il se trouvait, aucun d'eux n'estimait nécessaire de l'accabler davantage en remuant de vieilles blessures qui ne les regardait pas vraiment. Si Abelforth désirait régler son diffèrent avec son frère, il pourrait le faire quand il se sentirait prêt et quand il en aurait envie. Surtout si Sirius arrivait à lui rendre un semblant de raison avec sa malédiction.
En fait, bien évidemment qu'ils étaient là pour l'accabler et pour s'assurer qu'il comprenait la situation dans laquelle il se trouvait et que rien de ce qu'il pourrait dire ou faire ne le sauverait de la sentence qui l'attendait. Mais ils savaient qu'il était inutile de creuser plus profond une tombe qui était déjà bien assez grande pour y accueillir un homme accompagné des cendres de son ambition et de son ego, aussi sur-dimensionné soit il.
Voilà pourquoi ils avaient rapidement expliqué à Abelforth, que malheureusement ils n'étaient pas là pour emmener l'ancien directeur mais pour discuter avec lui de certains point et s'assurer que le vieil homme tiendrait jusqu'à son procès. Abelforth avait eut l'air de douter qu'un tel miracle soit possible mais ils les avaient conduit à la chambre et les avait laissé seuls avec le moribond.
Puis supportant avec difficulté de se retrouver si proche des cris déchirant et des gémissement de douleur d'Albus, surtout associé aux remarques de Max sur la magie pourrissante qui empestait l'air et lui donnait la nausée, Sirius avait, rapidement et avec brio et maîtrise, sous la supervision de Ialon qui guidait ses pas au travers de son golem, réalisé la malédiction nécessaire permettant à l'ancien directeur de ne plus ressentir la douleur. Comme pour chaque malédiction, il avait longuement réfléchie aux mots qu'il voulait utiliser. A la manière dont il voulait qu'ils s'articulent les uns autours des autres et à la magie qu'ils devaient véhiculer. Pour appuyer la force de sa malédiction, il avait saisit la main du vieillard quand il avait prononcé les mots qui scelleraient le destin de l'ancien directeur. Alors qu'il avait parler d'une voix calme et maîtrisé, sa magie s'était libéré pour glisser de sa main à celle du vieux directeur y dessinant sur le dessus une marque indélébile. Une marque de honte qui monterait à tous la trahison de l'ancien directeur. Car cette rune ne pouvait se traduire que part le terme de félon.
Et ils avaient attendu patiemment que le vieillard reprenne conscience pour l'informer de sa situation. Sirius trépigna et marcha de long en large avec impatience. Il avait hâte de découvrir la tête du vieux fou quand il réaliserait qu'il avait tout perdu. Mais à cela s'ajoutait aussi l'inquiétude quand à ce qui se passait à Poudlard. Ialon les tenait informé des événements et aucun d'eux n'ignorait que tout ne s'était pas passé comme les chimères l'espérait. Un petit grain de sable était venu dérailler la chaîne des événements. Pas un parmi eux qui eut imaginé que les hauts Morts briseraient toutes les règles pour récupérer Harry. Restait à savoir dans quel but ils avaient agit.
En fait peu importait leurs raisons, Sirius rien qu'a la manière dont les épaules de Max et de Severus s'étaient contractées en apprenant les derniers bouleversements, avait compris que les hauts morts avaient dépassé les bornes et qu'ils ne pourraient pas échapper au retour de bâton. Il regrettait juste de n'avoir rien à faire pour le moment pour les aider. Il savait que d'autres agissaient et que ce qu'il s'apprêtait à faire ici avait aussi de l'importance. Raison pour laquelle il n'était pas en train de transplaner ou de courir en direction de l'école. Il s'en trouvait là dans ses réflexions quand le directeur commença à papillonner des yeux.
Et avoir les yeux injecté et sang et exorbité qui semblaient vouloir sortir de leur orbite après qu'il se soit réveillé, l'animagus ne doutait plus que ce moment aurait un goût de satisfaction pour toutes les victimes du directeur. Parce qu'il comptait bien montrer, à tout ceux qui en ferait la demande et en éprouverait le besoin, la déchéance du vieux sorcier ainsi que l'expression de son visage quand il réaliserait qu'il avait tout perdu. Tout perdu en dehors de la vie et qu'il n'était pas celui qui déciderait s'il devait continuer à vivre ou bien mourir.
« Un peu de sérieux, Sirius. » Intervint finalement Severus en soupirant. « Si vous pouviez nous expliquer plus clairement ce que vous ne comprenez pas, monsieur, nous nous ferons un devoir de vous apporter des éclaircissements. »
« Un devoir et un plaisir. » appuya Sirius en essuyant les larmes de rire qui perlaient au coin de ses yeux.
« Je suis fatigué et confus. Je ne me souviens pas des derniers événements. » Commença Dumbledore en faisant abstraction de l'attitude de moqueuse et désinvolte de Sirius. Il devait gagner du temps et soutirer un maximum d'information à ces deux là. Il savait comment les manipuler. Il le faisait depuis si longtemps « Je me sens faible, comme si j'avais été malade mais... »
« De quoi vous rappelez vous exactement ? » Demanda Severus coupant court le discours d'Albus ce qui fit sursauter le vieux monsieur peu habitué a se voir remis à sa place aussi fraîchement.
« Et bien je dirais que nous étions tous au Square et que nous échangions les dernières informations quand à l'avenir de Harry quand Maugrey et les autres sont revenu pour nous dire qu'il avait été enlevé par vos maîtres si je me souviens bien, Severus. » Expliqua lentement et de manière haché le directeur en lançant un regard accusateur et moralisateur au maître de potion qui ne s'en formalisa pas.
« Ça commence à faire quelques jours que ses événements se sont déroulé. Depuis bien d'autre chose se sont passé et il est inutile de feindre les amnésiques » Lança Max de l'endroit ou il se trouvait et en fronçant le nez.
Le marcheur d'Ombre marmonna dans sa barbe à propos de l'odeur de charogne qui semblait avoir envahit la pièce depuis que le vieillard avait ouvert les yeux et commencer à parler.
« Il ne faut pas porter d'accusation à la légère... » tenta de se défendre Dumbledore.
Il n'avait jamais aimé le marcheur d'Ombre. Il avait dû tolérer sa présence au sein de Poudlard à cause de Pomfresh et cela lui avait compliqué la tache dans certain de ses plans. Sans lui, Melissandre n'aurait pas eut de crise de conscience et aurait fait ce qu'il lui avait demandé sans tergiverser.
« Oh, je pense que vous me connaissez depuis suffisamment longtemps pour savoir que ce n'est pas dans mon caractère de me livrer à ce genre de distraction. » Rétorqua Max. « Vous avez parfaitement compris la situation dans laquelle vous vous trouvez, vous essayez juste de trouver une porte de sortie honorable. Malheureusement pour vous, il n'y en a aucune. »
« Si vous avez dans l'idée de tenter de gagner du temps sachez que cela n'est pas forcement dans votre intérêt. » Assura Sirius ensuite. « La mal dont vous souffriez n'est pas guérie. Personne ne pourrait vous libérer de la malédiction que vous a lancé la chimère. Tout ce que j'ai pu faire c'est vous accordé un répit. Un peu de temps pour que vous puissiez voir le monde comme il renaîtra quand les juges rendront leur jugement. Pour que vous puissiez regarder de vos yeux incrédules, les enfants que vous avez manipulé et bridé se lever et agir librement pour que le monde, leur monde, soit meilleur que celui que vous souhaitiez les voir bâtir en spoliant leurs rêves. »
« Vous répondrez de vos actes devant une cour de justice. La magie, elle même à libérer les élèves que vous mainteniez sous votre emprise. Et pas un parmi eux qui ne crie vengeance pour vos manipulations abusives et dépassement de vos prérogatives. » Asséna durement Severus.
« Comment pouvez vous me juger ? Je cherchais des solutions et des réponses pour contrer le retour de Vous savez qui ! »
« En laissant Melissandre devenir un horcruxe ? En vous laissant manipuler par les Hauts-morts pour que Théodore Nott ne puisse lui succéder et obtenir son titre de Ciboire ? En faisant de la vie de Harry un enfer pour que le gamin sous plus facilement impressionnable et redevable envers vous pour boire chacune de vos paroles comme la vérité pure ? Et pour tout ceux que vous avez influencer, museler, perverti pour satisfaire votre ambition ? Comme Ginny Weasley !» énuméra Severus d'un ton froid et plat alors que dans son regard sombre dansaient les flammes d'une colère de plus en plus mal contenue.
Dumbledore pâlit. Il aurait pu croire que Severus bluffait, prêchait le faux pour savoir le vrai. C'est ce dont il aurait voulu se convaincre et les convaincre mais s'ils étaient au courant pour Ginny. S'ils savaient qu'il était coupable de ne pas avoir soigner correctement la jeune fille après qu'elle eut été au contact de l'horcruxe du Seigneur des Ténèbres alors il y avait vraiment très peu de chance pour qu'ils puissent le croire. Mais cela voulait dire aussi que le lien de la jeune fille avec Voldemort était à nouveau ouvert et qu'il ne manquerait pas de l'utiliser pour leur porter un coup fatal. Il pouvait peut être encore leur faire comprendre qu'un danger les menaçait tous et qu'il était le seul à pouvoir les protéger.
« C'est vous pauvre fou qui ne réalisez par les conséquences de vos actes ! Rendre le ciboire aux Vampires, c'est prendre le risque de les voir gagner en puissance et en influence au de là de l'acceptable et leur laisser la porte ouverte à la suprématie et pas seulement sur le monde sorcier mais aussi sur le monde moldu. Melissandre était condamnée et je n'ai fait que lui donné une chance de pouvoir se sauver...Quand à Ginny, l'avoir libérée est une erreur qui risque de nous coûter... »
« Balivernes ! Ne nous prenez pas pour des imbéciles ! Toutes les excuses que vous pourrez évoquer ne pardonneront pas les conséquences désastreuses que votre politique à faillit causer au monde sorcier. Cachez vous derrière si vous le voulez mais personne ne vous suivra sur cette voie là. Personne. » Trancha Sirius en posant une main ferme sur le bras du maître de potion qui avait commencer à s'avancer et ouvrir la bouche pour répondre à l'ancien directeur.
« Pas le moment de craquer. Ma malédiction ne tiendra pas si une deuxième chimère, lui en balance une. Aussi mérité soit elle. » Transmit l'animagus à la petite voix qui le hantait sachant parfaitement que le message serait compris.
« Je sais mais il arrive à me faire sortir de mes gonds. » Répondit Ialon alors qu'il sentait les muscles de Severus se détendre sous sa main. « Vouloir nous faire culpabiliser pour avoir libérer Ginny alors que lui.. .Lui, c'est servit d'elle dans l'espoir d'avoir un pouvoir quelconque sur le Lord ! »
« Ce n'est qu'un vieil homme qui se raccroche à des illusions perdu. » continua mentalement Sirius.
« Aucune pitié pour ce fou, ou je te botte les fesses. » Répondit sèchement la voix de Ialon que les derniers événements avec Harry semblait avoir rendu à fleur de peau ce que l'animagus pouvait comprendre. Lui même ne se sentait pas d'humeur à badiner avec le vieux sénile.
Ce fut plus fort que lui. Sirius éclata de nouveau de rire à l'image qui s'était imprimé dans sa tête. Il n'avait aucun mal à se voir poursuivit par la chimère pour qu'elle lui donne la correction qu'il méritait. Dumbledore sursauta et s'éloigna instinctivement de l'animagus qui lui semblait instable à rire dans le vide toutes les cinq minutes.
« De toute façon, vous ne pouvez plus rien faire. Votre crédibilité est au plus bas. L'avatar de la magie lui même est intervenu pour libérer les enfants et Fudge à été viré du ministère. Minerva à pris la direction de l'école et vous n'avez pas idée des changements que cela à suffit à susciter. De plus même si grâce à Sirius vous avez l'impression que votre santé s'est amélioré il n'en ait rien. » Déclara Severus en donnant une légère tape sur l'arrière de la tête de l'animagus qui se calma instantanément.
« La bonne nouvelle pour vous c'est que vous n'aurez plus besoin d'Argonel. La mauvaise s'est que la quantité que vous avez ingurgité ces derniers jours est suffisante pour détruire votre noyau et ronger toute trace de magie dans votre corps, mais cela ne vous tuera pas. »
« Que m'avez vous fait ? Comment avez vous chasser la douleur alors que Pomfresh n'y parvenait pas ? Et ma magie ? » Paniqua le vieux sorcier en réalisant véritablement pour la première fois la situation dans laquelle il se trouvait.
Il n'était plus directeur. Il avait perdu tous les appuies et les pions qu'il avait patiemment placé pour s'assurer la victoire. Il ne savait pas qui occupait la place de Fudge mais d'après ce qu'avait suggéré Severus, il doutait de pouvoir compter sur du soutien de sa part. Il n'avait plus d'influence sur les élèves de Poudlard et il imaginait bien qu'il devait être la dernière personne que les parents voudraient voir s'approcher de leur rejeton maintenant que toute la communauté sorcière savait ce qu'il avait osé faire. A voir la tête de Max, il était inutile d'espérer l'exil à Cie'Nog. De toute façon, il n'était pas certain de vouloir allez dans ce monde ou l'équilibre et l'égalité régnait entre les différentes races magiques. Il avait donc effectivement perdu toute sa puissance et son charisme de chef de la lumière. Harry avait dû reprendre son flambeau.
Dumbledrore serra les dents et se tendit dans le lit, attendant la vague de douleur fulgurante qui le traversait a chaque fois qu'il pensait au jeune griffondor mais il ne sentit rien. Aucune douleur. Il leva devant ses yeux une vieille main ridé et tremblante, sans réussir à maîtriser les soubresauts nerveux de ses doigts. Il ne lui restait que sa vieille carcasse et il sentait bien que la souffrance dans laquelle il avait évolué ces derniers jours ne l'avait pas épargné.
« Une petite malédiction. » Répondit Sirius avec un haussement d 'épaule. « Je n'ai pas levé la malédiction que vous a lancé la chimère. Je vous en ais donné une autre qui neutralise la souffrance que génère la malédiction de la chimère et l'argonel en détruisant votre noyau. Quand à votre magie...La drogue a presque tout détruit.»
« Non ! » hurla Dumbledore.
«Vous n'êtes pas obligé de nous croire. Vous finirez bien par vous en rendre compte tout seul. Le but de tout ceci était de nous assurer que vous pourrez comparaître devant la cour de justice sans être trop diminuer et ainsi réaliser votre déchéance. » continua Sirius sans tenir compte des cris que poussaient le vieux sorcier. « Je crois que j'ai atteint mon objectif et je pense qu'Hermione sera satisfaite du résultat, n'est ce pas les gars. »
« Je pense aussi. » reconnut Max avec un sourire en coin.
Severus se contenta de hocher la tête, prêt à s'éloigner et à quitter la chambre quand Dumbledore tendit son bras décharné dans sa direction et le retint par le poignet.
« Non, pitié ! Ne me laissez pas finir comme cela ! Je ne peux pas vivre...Pas comme cela...Par pitié, mettez un terme à tout ceci. Délivrez moi ! Tuez moi ! »
« Vous n'avez donc aucune fierté ? Aucun amour propre ? » Cracha Severus en se libérant d'un geste brusque. « Pitié, dites vous. Pitié suppliez vous. A aucun moment vous n'avez demandé ce que vous pouviez faire pour vous repentir. A aucun moment vous n'avez montré de regret pour vos actes. »
« Severus » avertis Sirius mais le maître de potion leva la main dans sa direction.
« Ne t'inquiète pas, je ne ferais rien qui priverais les victimes de sa folie d'un procès comme la réclamer, mademoiselle Granger. Mais je suis assez satisfait de constater que vous n'avez pas un once de courage en vous. Pas une once de la force morale de Harry qui après les sévices subit dans son enfance à continuer à affronter le mal. Pas une miette de l'abnégation et de la persévérance de Rusard et Minerva qui ont souffert sous votre emprise mais qui ont garde en eux la flamme d'un espoir de renouveau. Pas l'ombre de la détermination de Ronald Weasley qui après avoir accepté ses erreurs pour ce qu'elles sont, n'abandonne pas son espoir de vivre pour changer. Il n'y a rien en vous qui mérite qu'on vous accorde une seconde chance. »
Severus marqua un temps de silence, fermant un instant les paupières avant de plonger son regard dans celui du plus âgé. Sirius déglutit difficilement. Il reconnaissait la puissance que dégageait Severus à cet instant pour ce qu'elle était vraiment. Il était clair que Ialon avait un message à adresser à l'ancien directeur et qu'il se servait de son golem pour le lui transmettre.
« Si pour vous vivre en cracmol est plus douloureux que de mourir alors je suis d'autant plus satisfait de vous voir ramper pour une délivrance qui ne viendra pas. Et je m'assurerais pour que tous le sache le jour de votre jugement !»
Max s'était détaché du mur et était venu enlacé Severus, attiré par la magie de Ialon qui suintait du corps du golem. Il pencha sa tête dans le cou du maître de potion pour respirer plus profondément le parfum envoûtant qui était seul capable de calmer sa faim. Quand il releva la tête, il souriait et Severus semblait s'être apaisé sous le regard plus que choqué et terrifié du vieux directeur.
« Et si votre plan était uniquement de rejoindre l'au-de-là du voile, pour aller magouiller avec les Hauts Morts, sachez qu'ils ont bien d'autre chat à fouetter en ce moment. » déclara le marcheur d'ombre
Sirius allait ajouter quelque chose quand la porte s'ouvrit sur Abelforth.
« Vous avez fini ? » Demanda le tenancier de la taverne.
« Presque. » Répondit Sirius en fronçant les sourcils devant l'air inquiet du barman.
« Et bien vous devriez vous dépêcher, parce ce qu'il se passe de drôle de chose dehors ! » Déclara l'homme en s'apprêtant à ressortir avant qu'Albus ne l'interpelle.
« Mon frère, aide moi... »
« Trop tard, grand frère. Trop tard. Tu ne nous as jamais écouté. Tu n'en a toujours fait qu'à ta tête. Tu as toujours tout su mieux que tout le monde. Pourtant...Pourtant si cela était vrai, tu aurais dû savoir... Savoir que tout se paie un jour. Tu peux garder la chambre et tu aura le gîte et le couvert ici autant que nécessaire mais c'est tout. »
« Pitié Abelforth je ne pourrais pas vivre... »
« Vous ne l'aiderez pas à se suicider, ni ne le laisserez attenter à sa vie ? » Questionna Severus les yeux encore brillant du pouvoir d'Ialon.
« Je l'ai pas fait quand il hurlait à la mort et qu'il faisait fuir les clients. C'est pas maintenant qu'il a l'air d'aller mieux que je vais le faire. » Répondit le barman en se grattant la barbe. « Je veillerais à ce qu'il ne fasse rien d'idiot avant son procès. Parce que tous ces gens ont droit de se confronter à lui mais après je m'en lave les mains. »
« Entendu. » Fit Severus en tendant la main au barman qui s'en saisit sous le regard choqué d'Albus.
« Ceci étant réglé, vous en avez fini ici ? » reprit ensuite Abelforth.
« Oui. » firent en chœur Max et Sirius.
« Bien parce que je crois que dehors les troupes du Lord se rassemblent pour donner l'assaut à l'école. » Déclara toujours sur le même ton de conversation Abelforth.
A suivre...
Désolée pour mon absence j'espère pouvoir reprendre les mises à jour sur un rythme régulier, mais je ne peux rien assurer. Merci encore a vous pour votre soutien et vos encouragements. En espérant que ce nouveau chapitre vous aura plu! A bientôt:)
