Hey ! Bonjour !

Vous avez été nombreux/nombreuse à laisser une rewiew au chapitre précédant, et ça fait super plaisir ! Donc un grand merci à Noct Liddell, SadakoTama et Irolame !

Un autre gros bisou à Shirubahato qui m'aide beaucoup et n'hésitez pas à aller voir se qu'elle écrit !
Disclaimer: Assassin's creed ne m'appartient pas, de même que Winona.

Bonne lecture ! Et pensez à laisser une petite rewiew ;)

PS : Le vol c'est mal.


Je me glissai sous les couvertures et alluma une petite lampe qui me servait de veilleuse.
Il m'arrive d'avoir peur du noir.

Puis je ferma les yeux.


Trois jours étaient passés. Une petite routine c'était installée.
Le matin, on réveillait les derniers levés après huit heures. Ensuite, on occupait la matinée à chercher de quelconque information sur un moyen de les renvoyer chez eux.
Puis on mangeait et enfin, l'après-midi, on sortait se promener. Soit au bord du lac, soit dans la forêt derrière chez moi.


Point de vue Winona :

Il était 6h quand mon téléphone sonna. Sans attendre je me levais et descendit le plus discrètement possible dans la cuisine. Mais en arrivant dans le salon Malik était déjà debout.

_ « Tu ne dors plus ? Lui dis-je à voix basse.

_ Non, je dors assez peu mais bien, me répondit-il tout aussi bas.

_ Je vais prendre un petit déjeuné, tu veux m'accompagner ?

_ Pourquoi pas »

Nous nous installâmes tranquillement dans la cuisine et je sortis de quoi manger. Au début c'était calme, aucun de nous deux ne parlais. Mais l'arabe se questionnait.

_ « Pourquoi, tu te lèves de si bonne heure ?

_ Je vais faire du sport, un peu comme du renforcement, ou maintien de forme … Bref un petit entrainement quoi.

_ Un entrainement, comme nous ?

_ Non, le mien est bien moins éprouvant, je ne suis pas assez forte.

_ Ça te plairait de faire comme nous, les assassins ?

_ Du Parcours ? »

A cet instant il me dévisagea … c'est vrai qu'à son époque il ne devait sûrement pas appeler ça ainsi.

_ « Sauter de toits en toits, grimper aux murs ect ?

_ Oui.

_ Chez nous ça s'appelle du parcours maintenant, et ce n'est qu'un sport, il n'est pas question de combat, comme vous.

_ Mais ça te plairait ?

_ Bien sûr. Ce serait juste trop cool !

_ Chuuuut …. »

Oups …. Heureusement que Connor pouvait avoir le sommeil lourds. Malik me dit qu'il y réfléchirait – en regardant son bras d'un air désespéré- mais que ce serait une bonne idée. Une fois que j'eu fini, je monta me préparé rapidement – Brassière de sport, demis t-shirt déchiré, short élastique qui monte jusqu'en dessous du nombril et basquet plutôt confortables. Je pris le double des clefs que Mélanie m'avait passé et sorti pas très loin pour commencer mon échauffement, les écouteurs dans les oreilles.

La musique ça motive tout le temps !

Cela faisait 1h30 que je m'entrainais. Je m'étais arrêté un instant pour observer le mur devant moi. Un mur en briques de pierres en relief, il offrait des prises avantageuses pour l'escalader …

_ « Tu veux l'essayer ? »

Je me retournais vivement, surprise. Altaïr, droitement dressé, pointait la façade du doigt.

_ « Malik m'a dit que tu aimerais bien t'entrainer comme les assassins, il m'a proposé de te « former » on va dire. Ça te tente ?

_ Euh …, j'en restais sans voix, d'accord.

_ Bien ! reprit-il d'aplomb. On va commencer par … »

Il m'observa de haut en bas, à la base pour voir ce qu'il pourrais fait de ce petit et pas si robuste corps, mais étrangement il resta bloqué … C'est vrai que je n'étais pas aussi vêtue que d'habitude et surement moins que les femmes de chez lui, et son regard insistant me mit mal à l'aise …

_ « Je commence paaaaar …. ?

_ Oui ! Pardon ! Tu t'entraines depuis combien de temps ?

_ Plus d'un an maintenant.

_ D'accord … je veux que tu prennes un certain hélant et que tu tentes de le grimper sans les mains. Normal que tu n'arrives pas en haut mais pour redescendre je veux que tu prennes appuis sur le mur et que tu sautes en demis tours. Et n'oublie pas de rouler pour atterrir, tu sais comment faire ?

_ Oui ! J'ai fait 9 ans d'art martiaux, les atterrissages je connais. »

Comme demandé, je reculai et m'élança vers le mur. Les premières fois furent catastrophiques, aussi bien la monté que la descente. Mais plus j'allais haut, utilisant les pierres pour appuis, et plus je pouvais m'appliquer sur la retomber.

Puis d'autres exercices suivirent. Dès qu'il estimait un niveau assez satisfaisant pour une première fois, il passait à autre chose : grimper avec les mains, utiliser toute l'étendue du mur comme pour éviter des ennemis, série de sauts, montée en saut, ect …

C'était épuisant … je commençais à ne plus avoir de force ni dans les bras, ni dans les jambes…

En fait tu es un tortionnaire Altaïr … Je me vengerais ! Ou pas …

J'étais en train de reprendre une montée de mur normal, que le cher Italien de Florence arriva derrière Altaïr, en m'observant. Puis il donna un coup dans le dos de l'arabe et s'élança en direction du mur.

_ « On fait la course l'ancêtre !? Lui lança Ezio.

_ Tu vas voir qui est l'ancêtre ! »

Ils commencèrent tous les deux à escalader ce mur avec une facilité déconcertante. J'essayais tant bien que mal à les suivre, mais ils me distançaient à vue d'œil.

_ « Hey ! Attendez-moi ! »

Leur dextérité et leurs agilité à grimper ce mur m'en laissait perplexe … arriverais-je un jour ne serait-ce qu'au dixième de leurs niveau ?

Arrivé en haut, Ezio l'aida à me retrouver enfin perpendiculaire au sol. Les deux Assassins regardèrent un instant le bas avant de dire, à mon grand désespoir, qu'il fallait redescendre. Altaïr mon conseilla de bien les observé. Ils sautèrent sans hésitation, utilisant pour amortis les pierres qui ressortaient le plus. Très vite ils arrivèrent en bas et redressèrent leurs têtes vers moi.

_ « Utilise les briques pour amortir ! Me précisa l'arabe

_ Ne t'inquiète pas, c'est assez simple ! Tentait de ma rassurer l'autre. »

Je n'étais pas du tout sûr, j'avais souvent des problèmes avec la hauteur étant petite … Moi avoir le vertige ? Et bah figurez-vous que non. Donc je pris mon courage à deux mains et m'élança ! Les trois premiers sauts n'étaient pas trop mal. Mais le suivant … mon pied dérapa et je terminais en chute libre. Heureusement que j'eu le réflexe de protéger mon visage et de simuler une rotation, ou sinon c'était la crêpe assurée.

« Ouch ! …. Winona … ? Ça va ? » S'inquiéta Ezio alors qu'Altaïr était mort de rire.

Il s'avança vers moi pour m'aider à me relever. J'avais maaaaal … mon bras avait pris cher et mon front aussi.

_ « Ou-oui … ça devrait aller, merci … juste un peu mal …

_ On va te ramener à la maison.

_ Non, non c'est bon …

_ Hahahaha ! Magnifique !

_ En revanche si tu pouvais arrêter de rire. »

L'arabe se calame et me regarda, quand il se rendit compte de ce que j'avais il arrêta complètement.

_ « Moi à ton âge j'en riait de ces petits bobo.

_ Oh ne t'inquiète pas, ça va passer, je juste douloureux.

_ Oh mais je ne m'inquiète pas.

_ Merci …. »

Ce que ça faisait chaud au cœur … Altaïr parti devant et Ezio restait à côté de moi, bien que, de temps en temps, le châtain se retournait pour s'assurer que j'étais bien là.

Une fois rentré j'appelai tout de suite Mélanie et Ezio se mit à sa recherche … Je suis sûr qu'il y a plus qu'un bon filing entre eux deux.

Fin du point de vue Winona.


Ezio vint me chercher alors que je sortais de ma chambre, un panier de linge sale sous le bras.
Je le suivis jusque dans le salon ou se trouvait une Wino amochée.
Elle me lança un sourire gêné et Altaïr ne cessait de pouffer. Malik inspectait ses blessures et Connor restait en retrait.

Je soupirais, posa le panier et pris la trousse de soin dans la salle de bain.

J'imbibais un coton de désinfectant et lui appliquais sur le front. Elle grimaça au contact. Je lui renvoya un regard noir. Si elle croyait que je ne savais pas comment elle s'était fait ça, elle se fourrait le doigt dans l'œil. J'ai très bien compris qu'elle avait essayé de suivre un certain Assassin et que d'un moyen ou d'un autre, elle s'est cassée la gueule.

Puis je m'attaqua à son coude. Un pansement et un bandage plus tard, je lui fis une pichenette sur le nez pour la forme.
Je reprit le panier et descendit à la buanderie pour laver le linge.
Ezio me suivait.

Alors que je mettais les vêtements dans la machine à laver, je lui demanda :

_ « Tu crois que ça leur plaira une ballade en forêt cette après-midi ? Vous pourrez grimper, courir, faire mumuse.

_ Nous ne sommes pas des enfants, tu sais. Sourit-il

_ C'est pourtant l'impression que vous me donnez. Lui répondis-je avec un sourire. Quelle idée tu as eu de provoquer Altaïr à la course ?!

_ Comment… ?

_ J'ai mes sources.

_ Malik ?

_ Qui sait. »

J'essaie d'attraper le pot de lessive, mais je suis trop petite. Alors, Ezio se colle à moi et l'attrape puis me le tend.

_ « Un enfant ne fait pas ça, bellissima bambina. »

Et il déposa un baisé dans mon cou.

_ « Tu brûles des étapes, caro mio. Mais j'aime bien ta fougue. »

Je posais mes mains sur son torse et le repoussais doucement.

_ « Allez vient, il faut que je fasse à manger. »

Je lançais la machine et remonta, suivit de l'italien.

_ « Hey Spiderman ! Lançais-je à Wino, Viens m'aider pour le déjeuner ! »

Les Assassins ne comprirent pas la référence. Peut importe, ils avaient pris l'habitude de passer outre.

Pendant que je coupais la viande, Wino me demanda :

_ « Ça te dirais de faire le même entrainement que moi ?

_ Pourquoi pas ? Mais je suis vachement moins sportive, alors ça va être coton. Mais je vais tenter le coup ! »

Puis je fis revenir la viande avec des épices, pendant que je faisais cuire du riz.

Le repas fut convivial. La routine déliait les langues.

_ « Une ballade en forêt, cette après-midi ?

_ A l'abri des regards ? »

J'hochais la tête. Il était rare qu'ils puissent sortirent et pouvoir grimper en même temps. Alors, lorsqu'ils pouvaient se défouler, ils en profitaient au maximum.

Après le déjeuné, Ezio et Malik m'aidèrent à ramener la vaisselle.
Ensuite, je préparais un sac pour la sortie, tandis que Julia tournait en rond, impatiente de sortir.
Je pris une bouteille d'eau, un petit bol pour Julia, et mon inhalateur.
Je mis mes chaussures, et, accompagnée de toute la troupe, m'engagea sur le chemin de terre, direction la forêt.

Mon italien, Connor, Altaïr et Wino partirent devant, en courant.

Malik resta près de moi. Il y avait un fort contraste entre eux, sportif comme pas possible, et moi, avec mon corps maigrichon et asthmatique.
D'où la raison de mon inhalateur. Je connais le chemin et j'avais déjà manqué de faire des crises d'athme.

En même temps que l'on marchait, je lançais des bouts de bois à Julia qui s'amusait à courir après les oiseaux.

C'était impressionnant d'être à côté de Malik, dans un calme sans aucune animosité. Je lui arrivais à peine à l'épaule. Il m'arrivait encore d'être gênée lorsque j'étais près d'eux ou qu'ils m'appelaient par mon prénom.

Pire encore, un matin où je n'étais pas totalement réveillée, j'avais oubliée qu'ils étaient là. Heureusement que Wino était là, et ma ramenée à moi, sinon j'appelais les flics.

Mais globalement, j'aimais être avec eux. Avec Connor pour son calme, Malik pour sa sagesse, Ezio pour sa manie de me faire les beaux yeux, et Altaïr pour… Pour… Pour son détachement ? Non je crois pas. En fait je sais pas vraiment pourquoi. Du moins, sa présence fait plaisir à Winona, et tant qu'il ne ma toujours rien fait, je n'ai aucune raison de le haïr. Bon à part les bleus sur mon poignet qui peine à disparaitre depuis le temps.

D'ailleur, en parlant des deux, et surtout du collier que j'ai volé avec Altaïr. Parce que oui, le ''fameux plan que monsieur ne pouvait pas me dévoiler'', c'était voler un collier pour Wino.
Y'a un truc entre eux, c'est pas possible.

Donc pour en revenir à cette journée, on avait pris le bus de bonne heure pour se rendre à la bijouterie de la veille.
Il était entré dans la boutique, prit le bijou, et comme convenu dans le plan, il passa les portiques en levant les bras, le bijou bien caché dans sa main (comment il a fait pour passer inaperçu les bras en l'air ? Aucune idée). Par mesure de précaution, il me donna le collier puisque j'attendais devant la boutique et on se sépara pour se rendre séparément au point de rendez-vous.

Et il lui à offert à notre retour. Elle a rougit et a bégayé mais je sais qu'elle était super extra énormément contente et au paradis. Elle la remerciée avec un bisou sur la joue avant de retourner à ses occupations, toujours rougissante et s'en empressée de mettre le bijou autour de son cou.

Je suis ramenée avec moi lorsqu'on me bougeotte un peu.

_ « Connor ?! Qu'est-ce que tu fais ?! »

Il me répond juste avec un petit rire et me fais grimper sur son dos.
J'ai même pas remarqué que Malik est partit devant, trottinant derrière les zigotos qui faisaient mumuse.
D'ailleurs, Julia la suivie.

En fait Coco me prend juste sur son dos pour que je ne sois pas distancée. Mais mon poids l'empêche de les suivre depuis les arbres.

_ « Te donne pas cette peine, je peux très bien marcher.

_ Pour que tu te perdes ?

_ Je connais surement ces bois mieux que toi. Et puis avec trois grands maîtres Assassins et un à la ''retraite'', je serais retrouvée avant d'avoir mis un pied en dehors de cette forêt. Alors je n'ai aucune raison de m'inquiéter ! »

Il rit avec moi et rattrape vite Malik. Celui-ci a ralentit et l'amérindien marche à son allure mais décide de ne pas me reposer au sol.
Alors je décide de jouer avec ses cheveux. C'est ma façon de montrer mon mécontentement.

Ensuite, nous rejoignîmes les autres qui nous attendaient assis sur des rochers.
Winona tendis les bras vers moi, pas pour un câlin, mais pour la bouteille d'eau que j'ai dans mon sac.

Comme quoi, l'amour tient à très peu de chose.

J'lui en donnerais moi de faire la course avec des personnes qui sont mille fois plus endurantes qu'elle. C'est à se demander ce qu'elle à dans le crâne. Pas grand-chose des fois… La preuve avec ce matin.

Mais sa chute lui à pas servie de leçon puisqu'Altaïr l'entraine dans un nouvel entraiment.

Ezio reste à mes côtés, ainsi que Connor.

_ « Ça ne te dirais pas de faire comme ton amie ? Me demande l'italien

_ Si bien sûr. Mais j'ai pas la forme physique adéquate.

_ Cela se travaille ! Si tu la travaille régulièrement, tu pourras posséder la même que nous !

_ Tu crois ? Je suis une vraie catastrophe en matière de sport…

_ Nous pourrions prendre en charge ton entrainement, Connor et moi. Propose caro mio

_ Vous feriez ça ? Troooop cooool ! Merci ! »

Je les prends par le bras et les attires vers moi en poussant un cri de joie.
Wino se tourne vers moi, et penche la tête sur le côté en signe d'incompréhension.
Je lui fais un sourire pour lui signifier de ne pas s'en faire.


Lorsque nous redescendons de la forêt, le soleil commence sa descente.
Je suis passée du dos de Connor à celui d'Ezio pour le chemin du retour.
Visiblement ils adorent me porter.

Wino est contente de son entrainement avec Altaïr. Du coup, ils parlent de demain matin, pour poursuivre ce qu'ils ont commencés ce matin même.
Je vais devoir les attendre avec une trousse de soin.

_ « Hey Connor ! On fait une partie de Dame en rentrant ? »

Je sais qu'il sait y jouer et moi aussi. Je suis une bête à ce jeu. Un peu moins aux échecs je dois l'avouer.
J'ai hâte de voir qui va gagner.

_ « D'accord ! »

Mon dieu ! Je l'ai jamais vu aussi enthousiaste ! Je suis contente que mon idée lui ai plu ! Donc je lui fait un grand sourire ravi.

A la maison, c'est douche générale.
Pendant que les derniers se lavent, je prépare le diner puis dresse la table.
Après j'installe le jeu de Dame sur la table basse.

Coco me rejoint, nous commençons la partie.

_ « Tu veux parier quelque chose ? Lui lançais-je avec un sourire en coin

_ Le perdant doit un gage de vainqueur ? Propose-t-il

_ Ça marche ! »

La partie commence.
Très vite, on devient le sujet d'attention de tout le monde.
Ezio me soutient et Altaïr soutient Connor. Visiblement, ça lui ferai beaucoup trop plaisir que je perde. Pourquoi ça m'étonne pas ?

Du coup j'ai fais tout ce que je peux pour gagner mais faut dire que mon adversaire est vraiment redoutable.

Me voyant en légère difficulté, mon italien me fait un massage des épaules.

_ « Courage bambina ! M'encourage Ezio

_ Vas-y Connor ! »

Devinez de qui vient cette réplique. Cherchez pas très loin. Il est grand, fort, stupide et on se déteste.

Finalement l'évidence finit par arriver : je me fais battre. J'ai trouvé plus fort que moi.
Altaïr semble vachement plus content que celui qui a gagné.

_ « Quand est-ce que tu vas me donner le gage ?

_ Tu verras. Me répond t-il espiègle

_ Si tu n'as pas d'idée, je peux t'en fournir. Intervient le grand maître Assassin syrien »

Je lui fais un regard noir et il me répond avec un sourire méchant.
Qu'est-ce qu'on s'aime !

Je sors le plat du four et me tourne vers Wino.

_ « T'oublie pas qu'il faut qu'on bosse l'EPS ! Alors te fatigue pas trop demain matin !

_ Yes chef ! »

Elle fait une sorte de salut militaire.

_ « Et toi, Je commence en me tournant vers Altaïr, Je suis encore la maîtresse de cette maison. J'en connais tous les recoins et secrets. Qui sait ce qu'il pourrait t'arriver. »

Je pose le plat sur le sous de plat et enlève les maniques.

_ « Allez, à table ! »

J'ai pas eu le besoin de le dire deux fois que tout le monde s'installe.
Je savais pas que mes plats avaient autant de succès. Ou alors ils ont graves la dalle. Ou alors ils sont trop gentils pour me dire que ce que je cuisine c'est de la merde. Non, Altaïr se ferait trop plaisir pour me le faire remarquer. Mais en même temps, je pourrais très bien ne plus cuisiner pour lui.
Et il sait que j'en suis capable.

Bon, ils ont pas l'air de se plaindre de ma nourriture.
Et puis je trouve que c'est pas si mauvais que ça. En plus, j'ai un palais super critique. Je mange pas n'importe quoi et je suis la première à critiquer ma propre cuisine.

Je regardai Connor, assit en face de moi. Il comprend très vite le pourquoi de mon regard.

_ « Sois patiente. »

Je soupire. Je ne sais pas de quoi il est capable pour ce gage. Ce ne sera surement pas quelque chose de difficile. Il est gentil, puisqu'il s'est même proposé pour m'aider à progresser dans un domaine sportif que la danse. Et pour ça, il faut de la patience. BEAUCOUP de patience.

Le repas se termine. Mon estomac est plein et ceux des Assassins aussi. Seule Wino semble avoir encore un petit creux.

_ « Un fruit ou un yaourt ? Lui proposais-je

_ Une pomme s'te plait ! »

Je lui en lance une lorsque je reviens de la cuisine. Elle l'attrape au vol et la croque.

_ « Bon, moi je vais me coucher ! Bonne nuit ! »

Et comme c'est devenu une sorte d'habitude, je fais un bisou sur la tête de tout le monde sauf Altaïr (encore et toujours !), et certain me réponde en m'enserrant la taille pendant que je les embrasses, comme Malik, d'autre me font un bisou, comme Connor (sérieusement, je fais la bise avec lui !), et d'autre encore me réponde avec une petite phrase toute gentille, comme Ezio et Wino, avec un truc du genre « fais de beau rêve bambina » ou « bonne nuit à toi aussi ma belle ». Parce que oui, Winona m'appelle « ma belle ». Ou encore (c'est le dernier après j'arrête. Promis), comme avec Altaïr, on se lance un grognement en signe de « va voir ailleurs si j'y suis et passe une très mauvaise nuit. »
C'est fou, j'ai l'impression que notre relation ne fait que ce détérioré.

Je grimpe les marches, me change pour aller dormir et me glisse sous mes draps glacés.


Un truc me réveille. Un bruit, un murmure ou un chuchotement. C'est pas dans ma chambre, c'est sûr.
Du coup, j'essaie de sortir le plus silencieusement possible, mais avec une porte qui grince et un parquet qui craque, c'est compliqué.
Puis j'observe.

Il s'agit en fait d'Altaïr, qui m'a remarqué mais qui fait genre que non (monsieur excelle dans cette discipline), et de Wino, qui elle est à peine réveillée.
L'arabe est accroupi à sa hauteur et elle est à moitié redressée dans le canapé. Il lui chuchote des trucs assez bas pour ne pas réveiller Ezio qui dort dans la chambre d'à côté.
Dehors, le soleil est à peine levé. Il est même pas 6h30.
J'entend « entrainement ». c'est donc de ça qu'il s'agit ! Bah monsieur est un lève tôt !
C'est pas important, il faudra juste que je pense à sortir la trousse de soin avant qu'ils rentrent. Puis je vais me recoucher.

C'est Ezio qui me réveille lorsqu'il est 8h15, heure à laquelle tout le monde doit être levé.
Je crois deviner dans tout ce qu'il me parle à voix basse pour ne pas me réveiller trop brutalement que Wino et l'autre taré de l'entrainement à 6h ne sont toujours pas rentrés, que Malik à préparé le petit déjeuné et du café, qu'il est impératif que je mange, et qu'il me trouve mignonne à baver sur mon oreiller.
Pourquoi il est important que je mange ? Parce qu'il commence mon entrainement aujourd'hui. Il s'est mit d'accord avec Connor pour la marche à suivre quant à comment muscler mon corps sans que je décède dès le premier mouvement.

_ « Tu veux pas qu'on attende demain ? Je m'sens pas trop en forme aujourd'hui…

_ Ne te défile pas bambina ! Rit Ezio »

Il retire la couverture et me met debout.
Dans la cuisine, deux tartines de pain m'attendent dans une assiette, à côté d'un verre de jus de fruit.

Malik est au courant, il à même décidé de donner des coups de main de temps en temps.
Du coup, connaissant mes tendances à ne pas manger le matin, il pose son unique main sur mon épaule, et m'intime gentiment à m'assoir. Et les regards persistant des trois Assassins m'assène le coup de grâce, me forçant à entamer le petit déjeuné.

Pour commencer, on se met dans le jardin, pour que je ne me blesse pas.

_ « Tu vas commercer par te battre avec moi le plus fort et le plus longtemps que tu peux. Annonce Connor en se mettant en position de combat

_ Quoi ?! Mais j'ai pas de force ! Et je sais pas me battre ! J'ai aucune chance ! Même contre un novice ! Et je pourrai te blesser !

_ Tu ne me blesseras pas, ne t'inquiète pas.

_ Bon d'accord… »

J'accepte à contre cœur. Lorsque je me mets à bouger pour récupérer mon inhalateur, Ezio m'arrête.

_ « Qu'est-ce que tu fais ?

_ Tu veux pas que je décède non plus ?! »

Ma réaction fait pouffer Malik, légèrement en retrait.

_ « Je peux pas courir dix mètres sans faire une crise si j'ai pas ma ventoline !

_ Les ennemis n'attendront pas que tu prennes ton médicament. Indique le syrien

_ Et bah s'ils veulent se batte avec moi, ils devront attendre ! »

Je croise les bras, et me détourne un peu. Je camperai sur mes positions aussi longtemps qu'il le faudra !
J'ai pris leur entrainement au sérieux puisque j'ai revêtu THE tenue de sport ! C'est-à-dire un tee shirt beaucoup trop ample troué et un jogging rose saumon.
Rare son les profs d'EPS qui l'ont vu. J'ai même mis ma brassière de sport ! C'est pour dire mon implication !

_ « Va pour ton médicament. Abdique caro mio »

Je pousse un cri de joie. Sérieusement, faut comprendre ! J'ai fais craquer un Assassin ! Je suis fière de moi !

Je prends ma ventoline sous les yeux attentifs des trois. Puis je reviens vers Connor et me place devant lui.

_ « Je suis prête ! »

J'ai à peine le temps de finir ma phrase qu'il s'élance sur moi. Je l'évite comme je peux. Pendant les premières minutes, je ne fais que l'éviter.
Et lorsqu'il s'en rend compte, il ralentit grandement, ce qui me permet de le toucher à l'épaule. Lui à presque rien sentit, mais ma main, elle l'a très bien sentit !
Mais j'en suis incroyablement fière !

_ « Bien joué bambina ! M'encourage Ezio »

Puis l'amérindien m'attaque de nouveau. Je l'esquive encore et lorsque je suis bien placée, j'essaie de lui taper dans les tibias avec mon pied. Mais il me bloque, et, avec une légère impulsion, me renvoie en arrière.
A bout de force, je cherche même pas à me rattraper et m'écroule dans l'herbe, la respiration saccadée.

_ « C'est un bon début. Me félicite Connor en s'accroupissant à ma hauteur, Tu n'es pas un cas aussi désespéré que tu ne le disais.

_ Tu… Tu trouves ? »

Il acquiesce et je tourne la tête vers les deux autres. Ezio me fait un grand sourire et Malik hausse les épaules.
L'italien s'approche de nous et me tend une main que j'attrape pour qu'il me relève.

Lorsque je suis sur pied, il me tape dans le dos en s'éclaffant.

_ « Bambina ! Tu nous avais caché se don pour l'esquive ! »

Je lui réponds par un rire gêné en me grattant l'arrière de la tête. Il faut dire aussi que la danse m'aide beaucoup pour la souplesse, même si j'en ai pas énormément.

_ « Allez étire-toi pour limiter les courbatures demain.

_ D'acc'… »

Attend. Quoi ? Il… Il…

_ « Tu m'as fais chier avec tout le tatouin juste pour ça !? »

Pour exprimer le ''tatouin'', je mime le réveil, le petit déjeuné forcé et la ''guerre'' pour ma ventoline.

Et la seule chose qu'il me répond c'est un sourire moqueur et espiègle.
S'il était pas aussi canon, je lui péterais la gueule ! Putain, il m'a vue en train de baver sur oreiller !

D'un pas rageur, je remonte la légère pente qui mène jusqu'à la cuisine.
Voyant que j'oublie mon inhalateur, Malik le récupère et me suis pendant qu'Ezio et Connor mettent au point mon entrainement.
Pour me calmer, je décide de prendre une douche, et de me laver les cheveux au passage.

J'entends Wino et Altaïr rentrer lorsque je ferme la porte de la salle de bain.

J'en ressors une quinzaine de minutes plus tard, vêtue d'un crop top blanc fluide avec ''Hysteric'' écrit en bleu dessus, d'une salopette short imprimée militaire et d'un collant noir troué.
Je rejoignis Malik dans la cuisine en me séchant les cheveux avec une serviette. Rien à fiche que montrer mes jambes peuvent les déranger. Enfin, j'en connais un à qui ça ne posera pas de problème.

_ « Mel ! S'exclame Winona, Alors tu as commencée à t'entrainer ?

_ ''Entrainer'' est un bien grand mot, si tu veux tout savoir. »

Je glisse en même temps un regard vers Ezio, instigateur de tout ça.
Celui-ci se lève et s'approche de nous.

_ « Tu boudes bambina ? »

Je croise les bras et ne le regarde pas. Ma réaction intrigue un peu plus mon amie.

_ « Bambinaaa… »

Sa façon de trainer le ''a'' et son ton joueur m'inquiète.
Soudain, ses doigts trouvent mes côtes pour me faire des guilis. Ma réaction ne se fait pas attendre. J'éclate de rire et me plie en deux pour essayer de me soustraire de son contact.

D'habitude je suis pas craintive à ce niveau là mais ses doigts sur ma peau m'électrise.
Il me bloque contre son torse pendant qu'il continue sa torture.

_ « Je… Je boude plus ! A… Arrête ! S'il te plaaaaait !

_ Mais tu boudais. »

Son ton est calme mais je peux sentir le sourire dans sa voix.
Mes brettelles tombent, laissant plus d'accès. Pourquoi j'ai mis un haut qui montre ma taille ?
Je lance un regard suppliant à Wino et Connor. Elle est beaucoup trop amusée par la situation pour m'aider. Quant à l'amérindien, il semble hésiter. Et lorsqu'il s'avance pour me venir en aide, Winona et Malik l'arrête. La situation doit être franchement drôle.

Soudain, le tonnerre gronde, nous arrêtant immédiatement.
La météo est changeante ces derniers temps, même s'il n'y avait eu que du soleil depuis que les Assassins étaient là.
Le ciel se couvre de nuage sombre et un éclair zèbre les cieux au travers des moutons noirs.

Comme Ezio semble encore interloqué par le changement soudain de météo, je me libère de son emprise et me rhabille.
J'attache ensuite mes cheveux mouillés en un chignon.

Malik à eu la gentillesse de commencer à cuisiner quelque chose pendant que je me lavais. Et faut dire qu'il avait prit le coup de main en se qui concernait les appareils électroménagers. Du coup, je l'ai laissé finir, restant à proximité au cas où.

Je ne cessais de regarder autour de moi, dans la cuisine.

_ « Un problème ? Me demande le syrien manchot

_ J'ai l'impression qu'il manque quelque chose… »

Il s'arrête et regarde un instant, cherchant avec moi se qu'il manquait.

_ « Altaïr ? Propose-t-il

_ C'est ça ! »

Je frappe dans mes mains. Comme c'est son ami qui cuisine, le maître Assassin n'est pas dans la pièce à surveiller chaque geste, puisqu'il ne me fait toujours pas confiance pour la nourriture. Mais parfois Malik inspecte de près mes mouvements, ce qui le rassure.

_ « Qu'est-ce qu'il y a ? Demande l'intéressé ayant entendu son nom

_ Rien rien. »

On répond synchrone.
Étonnamment, il ne cherche pas à en savoir plus et repart d'où il venait, avec néanmoins un plissement d'yeux.
Puis on se regarde avec mon complice et on pouffe. Partager un moment avec lui me fait chaud au cœur.

Ensuite Connor m'aide à dresser la table. J'en profite pour lui reparler du gage mais il me répond encore avec un sourire en coin.
Raaaah ! Il m'énerve !

Le déjeuné est animé, en comparaison avec le temps dehors. La pluie bat les vitres dans un vacarme assourdissant que nos voix recouvrent.


C'est bientôt quinze heures, la pluie tombe toujours. On a prit deux heures pour digérer avant d'attaquer ce qu'on a prévue pour l'après-midi, c'est-à-dire danser.
Enfin, travailler la chorégraphie d'EPS.
Moi je surkiff, Wino est moins emballée.

Je me suis rechangée, enfilant quelque chose de plus confortable et d'un peu plus chaud.

_ « Bon, on est en bas s'il y a un problème. Lançais-je »

J'obtenu de vague réponse et descendis, suivie de mon amie.
On passa par la buanderie puis par le petit studio encore en travaux.
J'avais juste aménagé la chambre en une espèce de salle de danse.

On s'échauffa puis on reprit la chorée.

On avait mis la musique assez forte. Et si au début on faisait ce qu'on avait dis, vers la fin, on faisait une n'importe quoi, dansant sur toute les musiques qui passaient. Enfin danser était un bien grand mot.

_ « Bon aller, on reprend une dernière fois et on arrête. Fit Wino »

Notre chorégraphie n'est pas longue. Elle commence avec moi qui ''réanime'' Winona. Ensuite on se tourne un peu autour, on fait une sorte de petite valse et nous arrivons à la fin lorqu'elle me repousse, que je m'écroule à terre et qu'elle ''meure'' à mes côtés.

C'est là que je remarque quatre paires d'yeux. Ils sont derrière la porte entrouverte, profitant du spectacle.
Dans l'ordre, il y a Connor accroupi, Ezio un peu au dessus, puis Malik et enfin Altaïr.
Et ils n'ont rien manqués de notre danse. C'est assez gênant. Peu de personne m'ont vue danser à fond. Pas même ma famille.
Pour ne rien arranger, l'italien me siffle, augmentant mes rougeurs.

_ « Vous êtes là depuis quand ? Demandais-je

_ Un bon moment. Avoue Wino

_ Parce que tu les a vus ?

_ Bah oui… Je pensais que toi aussi… »

Je lui tape gentiment sur l'épaule. Mon sourire indique très clairement que je lui en veux pas.

_ « Tu ne devrais pas te cacher bambina, tu as du talent ! »

Et Connor et Malik qui hoche la tête !
Attend ! C'est moi ou Altaïr est d'accord avec l'avis général ?! C'est ça ! Il est en accord avec les autres, quatre si on compte Wino. Il doit être malade.


Bon, je vous passe le dîner.

Après un moment, nous ne sommes plus que tout les deux, l'amérindien et moi. Je le vois se masser une épaule, alors je décide de le faire moi-même. Ça le surprend au début, mais il se laisse faire.
Même si je le sens se détendre un peu, ses muscles restent relativement crispés.

_ « Tu peux retirer ton haut s'il te plait ? »

Il obtempère de bon cœur. J'en profite pour récupérer de l'huile de massage.

_ « Ce sera ton gage. »

Je ris et continue de masser ses épaules. J'en profite aussi pour lui masser la nuque et le bas du dos.
J'ai même réussi à lui soutirer un grognement de bien être.

Plus d'un quart d'heure plus tard, mes doigts quitte sa peau pour de bon. Je les sens à peine tant j'ai forcé pour le détendre.

_ « Merci.

_ De rien. Si tu souhaites un nouveau massage, je te le fais quand tu veux ! »

Je lui embrasse le front et lui souhaite une bonne nuit. Il fait de même et me suis jusqu'aux escaliers ou il me souhaite de beaux rêves.

Je passe par la chambre de ma sœur où loge Ezio.

Quelques bisous et paroles séductrices plus tard, je m'endors.