Hey ! Bonjour !

Merci Lerugamine et SadakoTama pour vos rewiews !

Un gros bisou à Shirubahato, donc n'hésitez pas à aller voir ce qu'elle écrit.

Disclaimer: Assassin's creed ne m'appartient pas, de même que Winona.

Bonne lecture ! Et pensez à laisser une petite rewiew ;)
PS: le prochain chapitre sera surement le dernier.
PS 2: je m'excuse platement de se chapitre si court.


Je me réveillai paisiblement contre un torse chaud et ferme. J'ai jamais aussi bien dormi malgré le peu d'heure.

Il est à peine six heures du matin et Ezio roupillait encore à mes côtés. Malgré la pénombre je l'observai. Son visage était détendu et paisible. Son poitrail se soulevait lentement et régulièrement. C'était plaisant à voir. L'une de ses mèches tombait au travers de sa tête, recouvrant sa cicatrice à la lèvre. Je me permis de la replacer, en souriant doucement.

J'entendais déjà des gens se réveiller en bas. Notamment Connor et Malik qui se souhaitaient bonjour et toute autre forme de politesse. Mais je n'entendais pas Wino qui était censée dormir sur le canapé à l'étage. Peut être avait elle aussi passée la plus belle nuit de sa vie dans les bras de son Roméo. J'espère juste qu'il n'est pas allé trop loin, je m'en voudrais de priver Maria de descendance en castrant Altair. Quoique, elle n'aurait qu'à faire ça vie avec quelqu'un d'autre que ce rustre. Je comprends pas comment on peut l'aimer. Il me court littéralement sur les nerfs. Un jour il va disparaître pour de bon, peut importe que se soit un grand maitre Assassin.

Ezio se réveilla lentement, alors que lui caressais doucement la joue sans m'en rendre compte. Nos visages étaient très près, nos souffles se mélangeant. Il me sourit et je le lui rendis.

_ « Bonjour bellissima bambina

_ Bonjour caro mio.

_ Comment va la plus belle femme du monde ?

_ Elle a passée la plus belle nuit en 16 ans d'existence. Et l'homme le plus séduisant de toutes les époques ?

_ Il n'en repassera sûrement jamais d'aussi bonne.

_ Attend que le lit ne devienne plus un simple lieu de repos... Susurrais-je en me rapprochant de son cou et en y déposant un baiser

_ Tu n'y dormirais pas... »

Il m'embrassa le front et je me permis une fois de plus de toucher et caresser son torse dénudé.

_ « Ne tente pas le diable bambina. »

Sa voix grave me fit frissonner. Ses mains se posèrent sur ma taille pour me rapprocher encore un peu plus de lui.

Je sentais la chaleur irradiante de son corps contre le mien, traversant le maigre tee-shirt que je portais. D'ailleurs, je me souviens même plus si j'ai enfilé un short...

Mais je ne pris pas en compte son avertissement et continuais ma douce torture en traçant des arabesques sur ses abdos parfaitement dessinés.

Un grondement se fit entendre près de mon oreille, dans une dernière mise en garde. Je passais outre encore une fois.

Prenant cela pour un feu vert, il vint déposer une myriade de baisés papillon de ma mâchoire jusqu'à la naissance de ma poitrine. Ses mains glissèrent lentement de ma taille jusqu'à mes hanches, qu'elles agrippèrent fermement.

Je geignis de plaisir. Ses doigts experts parcourant ma peau m'empêchais de faire quoi que se soit tant le touché était nouveau. Et j'aimais foutrement ça.

Des coups retentirent contre la porte close. Winona.

_ « Bon, ma belle, j'y vais.

_ Comment ça ?! »

Je me relevais précipitamment, rejetant la couverture avec les pieds, faisant grogner Ezio. Je lui lançais un regard signifiant clairement : «putain c'est pas le moment de te plaindre ! ». Je fini enfin par atteindre la porte, après moult péripéties (la poignée n'étant a même pas deux mètres) et l'ouvrit en grand.

Devant moi se tenais Wino, habillée d'un jean troué, d'un tee-shirt banal dont je ne voyais pas la couleur puisqu'il était recouvert d'un perfecto mi-cuir, mi-jean, avec un sac en bandoulière sur l'épaule droite dont elle tenait la lanière.

J'étais essoufflée mais je pris quand même la parole.

_ « Comment ça 't'y vas' ?! »

Mon air catastrophé la fit reculer. Elle allait pas me laisser avec les quatre autres énergumènes, surtout avec Altair énervé parce que son 'chaton sauvage' est partit !

_ « Mon père a besoin de moi deux trois jours, mais promis, après je reviens. »

Je soufflais. Même si j'avais peur pour les deux trois jours sans elle, je savais que je pouvais lui faire confiance et qu'elle ne se défilerait pas.

_ « Je t'appelle dès que je peux. Bon je file, mon père m'attend. Bisou. »

Elle m'embrassa la joue et je la regardai dévaler les escaliers. J'entendis ensuite la porte s'ouvrir et se refermer, puis une voiture démarrer.

Deux paires d'yeux me fixaient en bas des marches. L'une des deux personnes hocha la tête à ma demande bafouillée.

Tout le monde était réveillé. Même lui.


Je préparais le déjeuné avec ce que mon grand père m'avait ramené. Je lui faisais fréquemment une liste de course. Et ce qui est cool avec lui, c'est qu'il a eu six enfants et qu'il ne se rend pas compte que je lui demande quatre fois trop de nourriture alors que je suis censée être seule.

Dehors, Ezio et Connor jouent avec Julia. L'Amérindien c'est vraiment lié d'affection pour mon compagnon à poils, et elle le lui rend bien, surtout le matin à grand coup de léchouilles sur le visage.

Malik doit lire un livre. Lui, j'ai pas besoin de le surveiller, il est sage comme une image.

Mais le pire, c'est Altair. Il tourne en long, en large et en travers dans la cuisine, les bras croisés sur son torse, et soupire toute les PUTAIN DE DIX SECONDES!

Hum.

Excusez se moment d'égarement, mais faut me comprendre, il est vraiment horripilant. Pire que d'habitude, j'entends bien.

Je pose violemment le couvercle sur la casserole, attirant son attention, et me tourne vers lui.

_ « Moi aussi elle me manque ! Mais elle revient seulement dans deux jours et elle est partie il a seulement quelques heures ! ALORS ME PÉTER LES COUILLES NE LA FERA PAS REVENIR PLUS VITE, C'EST COMPRIS ?! »

Mon énervement à réussi à l'arrêter dans sa marche frénétique.

_ « Oui, mais toi tu as eu le droit à un bisou. »

Je m'étouffe littéralement. Il est pas en train de me faire une crise de jalousie là ?! Ha bah si.

_ « Sérieusement ? Monsieur est jaloux ? »

J'en profite, j'ai trouvé un point faible. J'ai un sourire sardonique en coin, et je m'appuie conte le plan de travail, surveillant les plats du coin de l'œil.

Manquerait plus que je rate la cuisson à cause de lui tient.

_ « Mais il fallait le dire plus tôt ! Le petit Altair Ibn-La'Ahad nourrit des sentiments pour une gamine plus jeune que lui de plusieurs siècles ! »

Je lui fais mon plus grand sourire. Je suis intouchable. Il ne peut pas m'attaquer sinon il serait obligé de tout dire. Et que penserais Wino si elle savait que son grand amour avait tabassé sa meilleure amie ?

Je récupère la casserole et passe à ses côtés.

_ « Je t'aiderais si tu veux. »

Je lui fais un clin d'œil avant d'appeler les autres pour le déjeuné.

Il s'installe à table avec ses camarades assassins.

Le repas débute, ainsi que les discussions. J'aurais pu me joindre aux autres, seulement, Altair me fixe tout en mangeant, et c'est horriblement dérangeant. Alors je fais de même, le fixant, la fourchette encore pleine arrêtée à mi-chemin entre l'assiette et ma bouche.

Progressivement, Connor, Malik et Ezio s'arrête de parler pour nous regarder.

_ « Tu le ferais ? demande soudain l'Assassin syrien

_ Bien sûr. »

Je réponds du tac au tac.

_ « Pour quelle raison ?

_ Je sais pas... Peut être parce qu'elle t'aime bien. Et que je l'aime bien. Alors j'ai envie.

_ Tes motivations sont floues.

_ C'est normal. Ce sont mes motivations, et je suis pas normale dans ma tête. »

Pourquoi je me suis assise en face de lui ? Il me sonde encore quelque secondes, puis détourne le regard et reprend son repas.

Je fais de même et ma fourchette atteint en fin ma bouche, même si son contenu à refroidit.

_ « Est-ce que ça va ? Interroge Connor

_ Impec' pourquoi ?

_ Tu ne cesseras jamais de me surprendre. Marmonne-t'il en réponse »

Je lui fais un grand sourire en retour, et le déjeuné reprend, sous le brouhaha des discussions.


J'ai l'impression que les journées sont plus courtes depuis que j'ai pris conscience que tout ça ne sera pas éternel. Ils répartiront et ma longue et chiante vie reprendra. Mes parents reviendrons de leur magnifique voyage, m'en feront l'éloge pendant de longue heure, je serais obligée d'écouter, et puis se sera ma sœur qui me racontera ses superbe vacances, alors que moi je ne pourrais rien dire. Parce qu'ils ne me croiront pas, et que c'est mon secret. Ça fait gamine, je sais.

Alors même si je trouve que les journées sont courtes, j'en profite. Ça fait un jour que Wino est partie, je suis accoudée au balcon, le soleil se couche, et je suis pépère avec une sucette goût fraise dans la bouche.

La presque belle vie, s'il y avait pas Altair à mes côtés. Non je déconne. On est silencieux, sans aucune animosité, ni rancœur, rien.

Winona pourra être de retour demain soir, alors j'ai décidée d'emmener toute la petite troupe au carnaval vénitien qui se déroule en ville, comme ça on en profite pour la récupérer et on rentre tous ensemble.

Je l'ai annoncée aux quatre Assassins et ça à été l'exclamation de joie générale. Je me demande s'ils réagiraient pareils si c'était moi qui m'en allait. Ezio errerait sûrement comme une âme en peine en attendant mon retour, un peu comme Altair. Aujourd'hui il à pas réagi lorsque je lui ai fait une remarque désobligeante. Et ça ma fait de la peine. Sérieusement. Du coup j'ai pas eu le courage de profiter de sa position de faiblesse. Ça aurait été un coup bas, et je veux le battre à la régulière.

Ah, en parlant du loup. Il se tourne vers moi et attend que je le regarde pour ouvrir la bouche. C'était pas la première fois qu'il le fait et j'ai jamais compris pourquoi il le faisait. Sûrement parce qu'il sait que je sais qu'il me regarde. Alors je le regarde en coin, ne bougeant que très légèrement la tête.

_ « Je suppose que l'on ne demande plus la main au père.

_ Tu suppose bien.

_ Comment faire alors ?

_ Demain, prend lui la main ou quelque chose comme ça... Surtout ne passe pas ton bras autour de sa taille.

_ La modernité est compliquée.

_ C'est sûr, depuis qu'on à des droits. »

Il me lance un regard douteux.

_ « Ça va ! C'était une blague ! M'exclamais-je en levant les bras pour me défendre »

Il me regarde encore un peu puis se détourne.

_ « Je ne trouve pas ça drôle.

_ Forcément. T'as pas d'humour. »

Évidement, je ris toute seule. Il a une de ses façons de briser mes délires lui ! Même Connor à plus d'émotions ! C'est pour dire ! Lui, il est juste déprimant et énervant. Comment Wino peut aimer un truc pareil ?!

Le truc en question se manifeste encore.

_ « Pourquoi ne devrais-je pas lui prendre la taille ? »

Il semble vraiment curieux d'apprendre comment draguer, ou plutôt devrais-je dire faire la cour, Winona.

Et bien jeune padawan, tu es tombé sur le mauvais maître. Je n'ai aucune chose à t'apprendre puisque je suis archi nulle dans cette matière, puisque ma vie amoureuse se résume au néant.

_ « Je ne suis pas sûre de savoir comment t'aider. Tu devrais plutôt aller demander à Ezio, lui saura qu'elle marche à suivre. »

J'ai vraiment envie de l'aider, notre monsieur grognon h24.

_ « Mais il ne connait pas Winona aussi bien que toi.

_ Pas faux. »

Il y'a de nouveau un silence entre nous.

_ « Tu sais. »

Je marque une pause, par plaisir de le voir se retenir de me presser.

_ « Elle t'aime beaucoup. Repris-je, Alors tant que tu ne la forces pas, elle sera contente de toute tes marques d'affection.

_ Jamais je ne la forcerais.

_ Je sais. Retient juste que quoi que tu fasses, tant que tu ne fais pas le con, ça la rendra heureuse.

_ Mais...

_ Même si tu es maladroit ! Elle t'aime beaucoup, sois en certain. Et d'ailleurs, ne retient que ça. »

Oooh la laaaa ! J'ai jamais donnée d'aussi bon conseil ! Je suis fière de moi !

Bon, enseigner ma crever, je vais aller dormir moi. Mais avant, petit passage par la chambre de caro mio.

Je me redresse et lui tapote le bras avant de lui souhaiter bonne nuit puis de partir.

Julia me saute littéralement dessus lorsque je passe la porte de la cuisine. Je glisse un œil vers sa gamelle. Vide.

_ « Morphale.

_ Que de toi. »

Je relève les yeux du pelage blanc de mon chien. C'est Ezio qui ma répondu, alors que j'en attendais pas spécialement. En fait, je ne savais pas qu'il était là.

_ « Je vais prendre une douche, tu veux venir bambina ?

_ Une autre fois, je risque de m'endormir dans l'eau.

_ Ce n'est pas un problème, je te réveillerais avec des baisés.

_ Tu m'intéresses, subitement. »

Il m'attire à lui et dépose un baisé mouillé dans mon cou. Sa respiration est hautement érotique, ainsi, contre mon oreille. Malheureusement, je baille bruyamment.

_ « Effectivement bambina, tu tombes de sommeil. Nous reprendrons tout cela demain. »

Il m'embrasse le front et me laisse partir, se dirigeant lui même vers la salle de bain.

Je monte jusqu'à ma chambre, Julia sur les talons, me déshabillant en même temps. Ezio retrouvera les vêtements, mais depuis le temps, il a l'habitude. J'attrape un tee shirt dans ma penderie, il est très grand, appartenant sûrement à mon père. J'enfile le haut et me glisse sous mes couvertures. Julia m'y rejoint après avoir reniflée une pile de linge.

J'emmêle mes doigts dans son pelage, et la caresse jusqu'à que je m'endorme.


Le matin, je pris un très petit déjeuné. Juste une tartine et un verre de jus de fruit. Pas d'entraînent aujourd'hui donc pas besoin de me gaver pour avoir des forces.

_ « C'est le grand jour ! M'exclamais-je en ouvrant grand la porte de la chambre de mes parents »

Altair est au sol, faisant des pompes. Je m'assoie sans aucune gêne sur son dos, me limant un ongle. Il continue malgré tout.

Ça va être drôle de le voir galérer avec Wino. J'en profiterais pour glousser avec mon bel italien au bras.

_ « Qu'est-ce que tu veux ? Demande-t-il le souffle court

_ Peaufiner les derniers détails, pourquoi ? »

Il peut très bien sentir mon sourire dans ma voix, mais il ne répond pas.

_ « Je suppose que tu y a réfléchis toute la nuit. Minutieux comme tu es.

_ Tu suppose bien. »

Je viens de lui faire un compliment et il me rembarre ! J'essaye de faire des efforts !

_ « Tu comptes procéder comment ? »

J'ai l'impression de commander une mission de la plus haute importance.

La mission Winona ! Avec l'agent Altair.

_ « Je vais être patient et doux. Je lui prendrais simplement la main, et si tout ce passe bien, je lui embrasserais la joue. »

Je prends le temps d'assimiler correctement les informations puis hoche la tête. Alors qu'il ne peut pas me voir. Bien sûr Mélanie ! Tout à fait !

_ « C'est un bon plan d'attaque. C'est bien soldat. »

Je descends de son dos et le syrien se relève.

Il me lance un regard interrogatif. Forcément. Il à pas comprit pourquoi je l'ai appeler soldat, il est pas dans ma tête. Heureusement d'ailleurs.

Tout au long de la matinée, je vois Altair trépigner. Il à hâte. Moi aussi.

Bon, il me tourne autour et c'est chiant. Je l'ai jamais vu aussi impatient et peu décidé. Une première.

Je suis en train de cuisiner le déjeuné, et Altair fait de nouveau les cents pas mais il ne soupire pas. C'est déjà ça.

Parfois Ezio passe et me fait des bisous dans le cou, ça nouvelle lubie. Souvent l'Assassin syrien nous regarde puis ses yeux se perdent dans le vague.

Mon italien passe dans la cuisine, m'embrasse le cou et sort s'entraîner avec Malik, si je me trompe pas.

_ « Tu crois que je pourrais le faire avec Winona ? Demande soudain Altair en faisant référence aux bisous de caro mio

_ Assurément. Répondis-je en levant le couvercle des pâtes

_ Dans combien de temps partons-nous ? »

Je soupire et lève les yeux vers l'horloge du four.

_ « Dans quatre heures.

_ Pas avant ?

_ Si on est près avant, on partira plus tôt, sinon non.

_ Si tu es prête avant. Corrige l'arabe avec raillerie

_ Fait gaffe ou je risque de prendre accidentellement plus de temps à me préparer. »

On s'affronte du regard et je lui fais un grand sourire sardonique. J'aime être intouchable.

_ « Tu n'as pas intérêt à le faire. Gronde-t-il »

Ses yeux fixent les miens et me lancent des éclairs. Il aurait ou me mettre sa lame sous la gorge que ça aurait eu le même effet. Là, il me fait peur.

_ « Ok ok, j'ai compris ! »

Je me détourne et sort les assiettes du placard puis les lui fourrent dans les bras.

Il pourra me menacer autant qu'il voudra, je reste la maitresse de maison, donc c'est encore moi qui décide !

Ah j'vous jure ces enfants !

J'ouvre la porte de la cuisine et vais voir ce que font les trois autres zigotos Assassin.

Je descends la légère pente, le plus silencieusement possible, intimant à Malik et Connor de garder le silence sur mon arrivée. Ezio était de dos et ne m'entendit pas. Enfin je crois. Alors je l'enlaçai.

_ « On mange… Gazouillais-je toujours dans son dos »

Il rit.

_ « On arrive. »

Je me hisse sur la pointe des pieds et dépose un bisou dans sa nuque. Puis je rentre. Altaïr est déjà à table, et il à même posé les plats.


J'enfile un sweat gris par-dessus mon tee-shirt blanc. J'enlève, ou du moins j'essaye, les poils de mon chien sur mon jean noir. Ensuite je descends les marches. Ils m'attendent tous dans l'entrée. Ils ont revêtu des tenues modernes. Le syrien non-manchot me presse du regard. Ils sont tellement pressés que Julia à déjà sa laisse. J'enfile à la hâte mes chaussures, récupère la laisse de mon compagnon à quatre pattes.

J'ai décidé qu'on irait en ville à pied en longeant le lac. Le paysage est beau, et de toute façon, les bus doivent être bondés.

On met une bonne demi-heure pour y aller. Plus on se rapproche, plus il y a de monde, et plus c'est dur de marcher droit. Slalomer entre les passants c'est chiant.

J'ai donné rendez-vous à Winona près des jardins où se déroule le festival. Quelqu'un passe à côté de moi, capuche mise, et me frôle, mais je ne m'attarde pas. Lorsque je tente de prendre mon portable pour appeler Wino, je me rends compte que je ne l'ai plus. Pourtant je suis sûre de l'avoir pris en partant. Puis l'image de cet individu me frôlant d'un peu trop près me revient en mémoire. Je me retourne subitement, et elle est là, mon téléphone à la main, tout sourire. Ma très chère Winona est la mystérieuse personne encapuchonnée. Qu'est-ce qu'elle ne ferait pas pour impressionner son Altaïr d'amour. Elle finit tout de même par me rendre mon portable puis salue tout le monde tandis nous nous engageons parmi les piétons.

Très vite, Ezio et moi passons devant, mon bel italien me prenant la main. Derrière nous, il y a Connor et Malik qui à reprit la laisse de Julia. Et enfin, un peu en retrais, il y a Wino et Altaïr. Il est gêné, il la regarde même pas. Et c'est gênant de le voir ainsi. Mais il saute le pas et lui prend timidement la main. Elle le regarde, surprise, et il lui répond par un sourire en coin.

_ « Qu'est-ce que tu fais ?

_ Je te prends la main. »

Que répondre à ça ? Elle lui fait un grand sourire ravi et sa main se resserre autour de la sienne. Altaïr nous lance un regard noir.

Ezio pouffe, moi aussi. On a pas vraiment été super discret en les observant à moitié tourné l'un vers l'autre. Mais bon… On s'en fout un peu. Caro mio m'embrasse la joue puis nous continuons notre ballade.

Les tenues sont justes magnifiques. Parfois, ils sont deux et parfaitement accordés.

Ce n'est pas la première fois que je viens au festival puisqu'il a lieu chaque année, mais je reste ébahie devant toutes les couleurs.

_ « Ça te plais ? Me demande l'italien

_ Ouiiii !

_ J'aurais aimé que tu vois le vrai, celui de Venise, de mon temps.

_ Il est aussi beau qu'on le dit ?

_ Tu n'as pas idée ! »

Il se met à me décrire ses souvenirs du vrai carnaval. Les lumières, les robes, les odeurs, tous y passe. Pour mon plus grand plaisir. Je bois ses paroles, captivée par son récit. J'en ai même oublié Altaïr et Wino.


Le soleil décline lentement dans le ciel. Ça à été une excellente journée, et je suis un peu déçue qu'elle se finisse déjà. Mais j'ai quand même pris des photos.

Et il me semble que les deux tourtereaux ne se sont pas lâchés une seule seconde. Ils sont tellement mignons ainsi. Altaïr porte son sac.

J'espère juste que tout ça ne se finira pas trop tôt.