Shiru : Bonjour à touuuuus ! Et oui aujourd'hui c'est moi qui commence ! D'abord un GRAND merci à Lerugamine pour tes encouragements ! Enfin quelqu'un qui veux la suite ! *dévisage Flavie et lui rire la langue*
Bref ! Merci aussi à SadakoTama et Yume pour vos commentaires ! Vous êtes des amours de nous suivre ! Pleins pleeeiiins de gros bisous à touuuus !
Flavie : Finalement (et surtout grâce à Shirubahato) il y aura un autre chapitre mais qui sera, lui, le dernier. CEPENDANT il y a une sorte de ''saison 2'' à Assassin's sitter. Si vous, cher lecteur, la souhaitez, on pourra la poster, y'a qu'à nous dire.
Donc bonne lecture et n'hésitez pas à laisser une review ! :)
PS: L'alcool est dangereux pour la santé, soyez prudent.
J'espère juste que tout ça ne se finira pas trop tôt.
Je pris de l'élan et grimpais agilement dans l'arbre. Connor n'était pas loin de moi, également dans un arbre. Malik nous suivait depuis le sol.
Il était à peine sept heures du matin. L'amérindien m'avait proposé un entrainement en forêt puisque j'étais plus à l'aise et surtout plus agile dans les hauteurs. Ce que Connor a bien remarqué. Winona est plus complète puisqu'elle est douée dans toutes les disciplines même si elle se débrouille excellemment bien au combat. Moi je suis plus forte à l'esquive et dans les arbres, n'étant pas très sportive naturellement.
Mon Mentor pour la matinée m'indique un point au loin. Très vite, je repère un chemin pour m'y rendre, sans toucher terre.
J'essaye d'y aller au plus vite, tentant de faire le moins de bruit possible.
Je compris pourquoi Connor m'avait indiqué cette destination. Malik était assit sur un rocher. C'était ''ma cible''.
Alors que je m'approchais dangereusement de lui, il prit la parole, me coupant dans mon élan.
_ « Tu fais trop de bruit. Recommence. »
Je grognais et sautais au sol pour me rendre au point de départ marqué par Kenway.
Je refis le chemin, pris un peu plus mon temps pour être sûre d'être silencieuse au possible. Mais rien à faire, il me chope à chaque fois.
_ « Recommence.
_ Quoi ?! Encore ?! Mais ça compte pas ! T'as les sens plus aiguisés !
_ Tâche de me surprendre alors. »
Je sais pas combien de temps je fis et refis le même chemin mais Malik n'avait plus que besoin de prononcer une syllabe pour que je comprenne.
Au début je jurais silencieusement mais plus les minutes passaient et plus les échecs s'enchainaient et je devenais extrêmement vulgaire.
Pour la énième fois, je grimpais sur l'arbre, continuais sur la branche et sautais sur celle d'en face. J'essayais même plus d'être discrète, j'espérais juste l'avoir à l'usure.
Sans vraiment m'en rendre compte, j'étais arrivée au dessus du syrien.
_ « Tu vois quand tu veux. »
Par pure vengeance puérile, je fis semblant de l'assassiner en lui sautant dessus.
Il se décala, et je ne sais trop comment, il m'attrapa le poignet et me balança à terre. J'atterris douloureusement sur le dos. Mais le pire, c'était surement mon poignet. Malik n'avait pas été trop violent mais mon avant bras me lançait violement. Ce n'était que le côté gauche donc moins important que la droite.
_ « T'étais obligé de me contrer ? Me plaignis-je toujours à terre
_ Tu n'étais pas obligée de me sauter dessus.
_ Tu l'as cherché !
_ Tu as jugée que je l'avais cherché. Répliqua-t-il toujours impassible
_ Raaaah ! Arrête de chercher la petite bête ! M'énervais-je
_ Je ne cherche pas la petite bête !
_ Si !
_ Non.
_ Si !
_ Non.
_ Si !
_ Non.
_ Si !
_ Non.
_ Si !
_ Non.
_ Si !
_ Non.
_ Non. Souriais-je
_ Si.
_ Aaah aah ! Tu vois que tu l'as cherché ! M'exclamais-je fière de moi »
Le syrien me renvoya un regard méchant.
_ « Bon ok j'arrête ! »
Je me relevai, aidée par Connor qui m'attrapa par-dessous les aisselles.
Puis nous nous engageâmes sur le chemin du retour.
Point de vue de Winona :
Mélanie venait de partir s'entrainer dans la forêt avec Connor et Malik. Quant à moi, je me trouvais actuellement dans le jardin avec Altaïr et Ezio devant moi.
_ « Bon ! Commença l'italien, Nous avons discutés un peu se matin avec les autres et c'est pour ça que nous avons formés les groupes ainsi. »
Je restais silencieuse et concentrée, et les écoutais attentivement.
_ « Pour toi, nous avons décidé de t'initier au maniement de la lame secrète. Reprit Altaïr en décrochant celle à son bras, tu vas prendre la mienne mais fait bien attention à ne pas te couper le doigt. »
Je pris l'arme. Ezio m'aida à la régler à mon avant bras droit.
_ « Bien. Garde ta main droite et ramène-la vers l'arrière sans laisser tes doigts trainer. »
Je regardai ma main. On m'avait momifié les doigts avec des bandes noires très résistantes. Plutôt que de l'écouter, je fermai mon poing et activa la lame sèchement. Aucun bobo. Altaïr eu un léger sourire en coin satisfait et donna un coup de coude à Ezio pour le faire réagir.
_ « Bonne maîtrise. Mais voyons voir la suite. »
L'italien dressa son bras devant moi. Les deux assassins me guidaient, pas à pas, dans la maitrise de cette arme si caractéristique du crédo. Par chance j'apprenais vite, enchainant les coups sur le bouclier au bras, de plus en plus de précision. Mon partenaire commençait à bouger, simuler des attaques, parer mes coups. Je faisais bien attention à ne pas le blesser. Puis tout s'enchainait, les pieds et poings s'ajoutèrent, des maitrises, des tentatives de chutes, de vrais combats.
Neuf heures sonnèrent. C'était notre heure fixée pour la fin de l'entrainement, je m'assis dans l'herbe, essoufflée, et bu de grosses gorgées d'eau. Des bruits de pas arrivèrent derrière moi. Malik s'accroupit à côté de moi et posa sa main sur ma tête.
_ « Ils ne t'ont pas trop martyrisée ? Me taquina-t-il
_ Tu veux rire ? C'est une sacrée championne au combat ! S'exclama Ezio
_ Mélanie est également talentueuse dans les arbres, aussi silencieuse et rapide, c'est rare. Expliqua Connor »
L'italien se dirigea vers mon amie et la pris contre lui.
_ « C'est vrai ? J'ai hâte de voir ça.
_ Si tu étais venu à mon entrainement tu l'aurais déjà vu. Grogna Mel
_ Ne m'en veux pas bambina, je devais servir d'adversaire à cette tueuse accro de… »
Posée sur une main, je le fixais d'un regard noir, levais mon bras droit et activais la lame qui surgit dans un bruit strident et menaçant. Tout de suite Mel se mit devant l'homme comme un bouclier.
_ « Tu ne le toucheras paaaaas !
_ Non… C'est toi que je veux ! »
Je me jetais sur Mel, immobilisant son corps et commençais à la submerger de chatouille. Etrangement, Ezio n'interagit pas. Ce fut Connor qui m'attrapa par le col et me souleva. Mélanie tenta de contre-attaquer mais il la bloqua également.
_ « Vous feriez mieux de manger quelque chose et de vous reposer un peu. Dit-il »
Je trouvais qu'il parlait de plus en plus, j'étais contente de voir qu'il se familiarisait petit à petit avec quelqu'un d'autre que Julia.
_ « Tu as raison. En plus j'ai une formule de math à dénicher. »
Il me lâcha et sans attendre, je me sauvais à l'intérieur prendre une pomme et me poser dans la chambre de Mel pour bosser.
Toujours du point de vue de Winona :
D'un mouvement de doigts, j'avais retourné mon stylo et tapotait ma feuille avec le bout en plastique. Impossible pour moi de retrouver le résulta des calculs antiques de Léonard de Vinci sur le projet de sa machine volante… Enfin je tiens à préciser que je parle de l'hélicoptère et non celle qu'avait utilisé Ezio.
En parlant de lui, je sentis une présence tarder derrière moi. Je relevai la tête et me retourna. Ezio avait les trais du visage légèrement tendus. Quelque chose le tourmentait. Je ne pensais pas ça possible, du moins pas jusqu'à maintenant. Etait-il malade ? Non, sinon il serait allé voir sa petite ''bambina''. Mais alors, ce serait à propos d'elle… Avec mon esprit déplacé, je ne préfère pas essayer de deviner. De toute façon, je n'allais pas tarder à savoir.
_ « Je peux t'aider ? Lui dis-je gentiment
_ Un peu, oui, peut-être… Hésitait-il
_ Je t'écoute.
_ Tu sais ce que Mélanie aime ? Comment je pourrais la séduire ? »
Un petit sourire malicieux s'étira au coin de mes lèvres. Monsieur le grand séducteur demande des conseils ? C'est qu'il prend ça vraiment au sérieux. Bonne pioche Mel !
Après une rapide réflexion, sur les sentiments de mon amie envers Auditore, je repris :
_ « Sincèrement, fait simple, reste toi-même, use de ton charme et ta séduction habituelle, je suis sûre qu'elle sera vite raide dingue de toi, si elle ne l'est pas déjà. »
Son visage hésitant se changea pour un sourire ravi.
_ « Merci pecotina rebilla. Remercia-t-il en reapartant
_ Juste, essaie de lui faire ressentir l'importance qu'elle à pour toi… Comme… Comme si elle était le centre de ton monde. Ajoutais-je
_ Mais c'est déjà le cas !
_ Perfecto ! Lançais-je d'un ton enjoué »
Il éclata de rire en soufflant ''Bene, bene'', avant de refermer la porte me laissant à mes études. À peine dix minutes plus tard, je craquais. Refermant tous mes cahiers, je descendis dans le salon et me posais dans le canapé pour profiter d'un rayon de soleil.
_ « Qu'est-ce que tu lis ? Demandais-je sans bouger »
Connor, assit à l'autre bout de la table à manger, releva subitement la tête ne s'attendant pas à ce que je l'interpelle.
_ « Heu… Agatha Christie. Me répondit-il du tac au tac
_ Cool… »
Je m'allongeai, lasse, à deux doigts de tomber de sommeil, et il ne me fallut pas plus de deux minutes pour perdre tout contrôle et m'endormir.
Fin du point de vue de Winona.
Je m'étais réfugiée dans le bureau, avec un carnet pour tenir une sorte de petit journal que j'avais décidé de rédiger quelques jours après l'arrivée des assassins. Malik avait rejoint Altaïr dans la chambre de mes parents, juste à côté.
Nooon ! Ils ne font rien de peu catholique !
En fait je les entends parler du crédo de leur époque et d'une certaine mission, mais je n'écoute pas plus que ça. La pièce s'éclaircie, et en passant la tête par la fenêtre, je plissais les yeux pour voir le ciel qui se dégageait. Enfin un peu de soleil, autant en profiter. Je pris mon carnet et sortit du bureau. Le manchot ouvrit la porte de la chambre en même temps que j'ouvrais la porte du bureau.
_ « Je peux utiliser la salle de bain ? Demanda-t-il
_ S'il y a personne oui, pourquoi tu me le demandes ?
_ Question de politesse. »
Puis il passa devant moi avec un sourire. En allant dans le salon, je vis Winona endormit sur le canapé. Elle était trop chou comme ça ! Je m'approchais doucement d'elle et lui déposa un bisou sur le front.
Dehors, allongée sur ma chaise longue, mon carnet sur les cuisses, j'étais limite au paradis. Il ne me manquerait plus que…
_ « Tu t'amuse bien ? »
Hmmm… La douce voix de mon italien…
Je me redressais, ses mains se posèrent sur mes épaules accompagnées d'un doux baisé dans le cou.
_ « Toujours aussi fougueux caro mio…
_ Tant que cela te plait, je le fais bellissima bambina. Me susurra-t-il langoureusement »
Je poussais un soupire à la fois de plaisir et à la fois… je ne sais pas. Il me caressa les bras du bout des doigts.
_ « En attendant, tu n'as pas répondu à ma question. Reprit-il
_ J'écris…
_ Rentre donc, tu vas attraper une insolation. Viens dans la chambre, avec moi, on y sera au frais. »
Pour seule réponse, je lui offris un sourire complice et ferma mon carnet en me levant. Il glissa sa mains dans mon dos pour m'intimer de le suivre. Mais en entrant, quelque chose clochait. Je tournais la tête en direction du canapé où dormait Winona. Depuis quand il était là lui ?! Altaïr était également endormi, installé dans le dos de mon amie, un bras par-dessus sa hanche. Merde, ils sont trop chou !
_ « Depuis quand… ?
_ Ils ont l'air bien comme ça. Commenta Ezio.
_ Ça fait à peine cinq minutes qu'il c'est endormit. Annonça la voix de Connor »
D'un même mouvement, on se retourna vers l'amérindien.
_ « Je ne t'avais pas vu, désolé.
_ Altaïr non plus. Y a que Winona quand elle est arrivée. C'est même elle qui m'a surprise. En fait, il est arrivé, la regardé un instant et finalement, il c'est installé. Ils dorment comme des souches.
_ Aaaah ouiiii ? »
C'était sortit tout seul d'un ton espiègle.
_ « Tu ne vas tout de même pas les réveiller ? M'interrogea Ezio
_ Mais nooon ! Je suis pas comme ça ! Je vais faire bien mieuuu ! »
Tous deux me regardèrent légèrement inquiet. Je pris mon portable et les pris en photo. En rabaissant mon téléphone, j'aperçu un marqueur. La petite voix sadique dans ma tête me souffla quelque chose. Je pris le marqueur et me mis à genoux devant eux en commençant à gribouiller sur leurs visages. Une aile d'ange qui commence sur la joue du syrien puis continue sur le visage de mon amie avec leur initiale en écriture calligraphique. Et je l'ai trop réussi ! Donc je prends une autre photo en gros plan !
Je me retourne vers les deux Assassins en lançant un « Et voilàààà ! » avec un immense sourire aux lèvres. Ezio explose de rire et Connor ne pu retenir un ricanement.
Caro mio me fit un clin d'œil et repartit. Sans attendre, je lui emboitais le pas.
Il faisait beaucoup plus frais dans la chambre de ma sœur, les volets entre-ouverts laissaient passer un peu de lumière.
Mon italien me fit assoir sur le lit.
_ « Comment va ton poignet ?
_ Ça me fait un peu mal de temps en temps.
_ Fais voir. »
Il me prit délicatement l'avant bras et commença un massage.
Je m'installais un peu plus confortablement, tandis que caro mio grimpait lui aussi sur le lit.
Ses doigts bougeaient sur ma peau, prodiguant une douce caresse. Mes yeux étaient perdus dans le vague, et Ezio l'avait bien remarqué.
Lorsque ses mains quittèrent mon poignet, je rouvris les yeux que je me souvenais pas d'avoir fermés. Je le regardais, suppliante de continuer. Je cru qu'il allait recommencer mais il se contenta juste de reprendre ma main.
On se fixa longuement. Soudainement, mon italien m'attira à lui. Nos lèvres se rencontrèrent, se frôlant au début puis de manière plus approfondie ensuite. Nos bouches se mouvaient l'une contre l'autre et nos souffles brulant se mélangeaient. Ezio me rapprocha davantage, me faisant grimper sur ses jambes croisées en tailleurs, ses mains se placèrent sur ma taille tandis que je nouais les miennes derrière sa nuque. Je me collais à lui, un besoin vital de le sentir contre moi.
À regret, on se sépara. Je posais ma tête dans son cou pour reprendre mon souffle.
_ « Je t'aime Ezio… »
Je me relevais pour lui faire face. Ça y est, je me suis lancée, j'ai osé, je lui est avoué. Ça faisait quelques jours que je m'interrogeais sur mes sentiments envers lui. Mais à chaque fois, je pouvais pas m'empêcher de me dire que j'étais trop jeune et que je restais qu'une simple amie, ou plus douloureux encore, une simple conquête parmi tant d'autre sur un tableau de chasse.
Il reprend mes lèvres mais je reste immobile. Je ferais rien tant que je n'aurais pas eu ma réponse.
_ « Moi aussi bambina. Moi aussi je t'aime. »
Il me le susurre.
_ « Je t'aime Mélanie. »
Ezio me le murmure à l'oreille. Il ne prononce que très rarement mon nom alors je sais qu'il est sincère.
Je lui fais un grand sourire et l'embrasse.
Mon cœur fait des bonds dans ma poitrine. Je flotte sur un petit nuage. Un nuage appelé Ezio. Je glisse mes mains dans ses cheveux pour approfondir notre baisé. Ses mains à lui sont sur ma taille et me caresse de temps à autre.
On est tellement collé qu'on pourrait presque fusionner.
L'italien se laisse tomber en arrière, m'entrainant avec lui. Je tente de me mettre sur le côté pour ne pas l'écraser mais il me maintient sur son torse.
_ « Tu es légère ne t'inquiète pas… Rit-il
_ Tu es sûr ? »
Je ne peux m'empêcher de m'inquiéter. Je ne suis pas un poids plume.
_ « Laisse toi faire bambina. »
Pour me faire oublier mon inquiétude, il m'embrasse de nouveau.
Près d'une heure plus tard, Altaïr ouvrit les yeux. Winona est blottit contre lui, et Connor est toujours plongé dans son livre.
Qu'est-ce qu'il avait fait ? Certes sa courte sieste avait été hautement agréable mais il ne pouvait pas céder aux sentiments qu'il ressentait pour la petite brune.
Quand bien même ses sentiments pourraient êtres réciproques, il ne pouvait pas succomber ! Cette relation ne serait pas seine. Il était déjà ''mort'' et elle n'était même pas majeure, s'il avait bien comprit cette notion. Et bien que cette petite voix dans un coin de sa tête lui soufflait qu'il n'était pas à un an près, le syrien se soutenait à lui-même que 17 ans, c'était beaucoup trop jeune, surtout par rapport à lui qui avait plus de 750 ans.
Il n'était pas comme l'italien qui n'avait pas cherché à réfléchir pour se lancer dans une relation avec Mélanie, à en juger par les bruits provenant de la chambre à l'étage.
Mais pour en revenir au corps blottit contre lui, corps qui ne semblait pas vouloir se réveiller avant un bon bout de temps, il ne voulait pas plonger tête baissée. Il ne voulait pas la faire souffrir.
Alors, bien qu'il ait encore envie de dormir, Altaïr préféra se lever et se sauver plutôt que de devoir supporter le magnifique regard embué de sommeil de Winona.
Je sais pas vraiment combien de temps je suis restée dans la chambre, avec Ezio, et sincèrement je m'en fiche, mais un autre besoin naturel se manifesta : manger.
L'estomac de mon italien se manifesta, me faisant rire. On était resté allongé, moi à moitié sur lui. Je me levais, le faisant grogner. Il attrapa mon poignet et tenta de me faire revenir sur le lit.
_ « Il faut se nourrir amore mio.
_ Mais je peux vivre que de toi. Roucoula-t-il »
Je souris et ouvris la porte. Il soupira mais me suivit tout de même.
Wino dormait toujours mais Altaïr n'était plus là. Bon Connor n'avait également pas bougé. C'est moi ou il à changer de bouquin ? Pour moi, il lisait ''Le meurtre de l'Orient Express'' avant que je monte, et là, il tenait ''Les dix petits nègres''. Une furieuse envie de lui révéler l'identité du meurtrier me pris. Mais mon instinct de survie m'en interdit. Avoir un Assassin à mes trousses parce que je lui ai spoilé la fin du livre, non merci.
Je trouve un truc rapide à cuisiner, je n'ai pas vraiment envie de m'encombrer du repas, et surtout parce que les mains baladeuse d'Ezio me déconcentre.
Il n'est que midi, l'entrainement de se matin à été intense et il faut bien revigorer les troupes. J'ai décidé de faire des côtes de porc avec une sauce à la moutarde et à la crème, et des pâtes.
Une fois toute les cuissons lancées et certaine qu'il n'y aurait pas d'accident, je retournais dans les bras de l'italien. Maintenant que je peux m'y blottir sans que ce soit trop ''dérangeant'' j'en profite un max.
Ses lèvres se posent sur ma tempe droite, me sortant de mes pensées.
_ « Tu crois qu'il faut qu'on la réveille ? Me demande-t-il
_ Nooon ! Regarde-la, n'est-elle pas trop mignonne ? Au pire, on demandera à Altaïr de le faire. »
Même si on ne se voit pas, puisque mon dos est appuyé contre son torse, et que ses bras son enroulés autour de ma poitrine, mes propres bras reposant sur les siens, Ezio sent mon ton espiègle dans ma voix.
Maintenant que j'y pense, il est tellement grand, ou je suis tellement petite, c'est au choix, il peut allègrement poser son menton sur le haut de mon crâne. J'aurais dû manger plus de soupe quand j'étais petite. N'empêche, j'aime bien cette position, elle me donne l'impression que rien ne peut m'arriver tant que je serais dans ses bras musclé. J'en soupirais de bien-être.
Au même moment, Malik passa. Il s'arrêta et nous sonda de son regard. Je suis sûre qu'Ezio sourit comme un gamin le matin de noël tandis que moi je rougis en essayant de me cacher.
Il nous regarde un moment puis il pose sa main sur ma tête, m'ébouriffant les cheveux.
_ « Félicitation. »
Il nous sourit puis tapote le bras de mon italien et se rend dans la cuisine. Je sais pas comment il à comprit. Il doit avoir un super pouvoir. Connor n'a rien raté de la scène et nous félicite d'un sourire.
_ « Dans combien de temps mangeons-nous ? Demande le syrien depuis la cuisine
_ Dans cinq minutes à peu près. »
Il émet un « hmmm » et part chercher Altaïr. Ils reviennent peu de temps plus tard et le maître Assassin marque un temps d'arrêt en voyant Winona encore endormit. Mais il se détourne très vite pour récupérer les assiettes que lui tendait son frère d'époque. Il n'avait plus les traces de crayons sur les joues et profita de son passage en cuisine pour me fusiller d'un regard des plus meurtriers que je n'avais jamais vu chez lui. J'en eu des frissons d'effrois …
Je regarde Ezio et lui aussi semble également perplexe face à cette réaction. Il y'a anguille sous roche.
L'amérindien ramène les différents mets que j'ai préparé.
Par miracle, les alléchantes odeurs réveillent notre belle au bois dormant, même si j'aurais bien aimé envoyer Altaïr pour qu'il lui donne un baisé magique. Elle se relève et s'étire puis s'installe à table. Wino se fige elle aussi lorsqu'elle remarque que caro mio me colle plus que d'habitude.
_ « Il s'est passé quelque chose ? »
Le cerveau de mon amie n'est pas très rapide lorsqu'elle se réveille. Pour toute réponse, l'italien m'embrasse passionnément.
_ « Alors ça y'est ?! S'exclame-t-elle, C'est pas trop tôt ! »
Sa remarque fait rire les autres.
_ « Depuis le temps que vous vous tournez autour !
_ Oh toi ! Ne te lance pas sur ce terrain ! Répliquais-je en menaçant Altaïr de ma fourchette »
Mais le coup de grâce est asséné par quelqu'un que je ne soupçonnais pas : Connor.
_ « Il n'a pas tort. Assène l'amérindien »
Il me souffle littéralement. Tellement que je ne sais pas quoi lui répondre. Je me contente de grogner un ''bon appétit'' sous les rires généraux.
Grâce à mon grand-père, qui n'a rien d'autre à fiche que de trainer près de chez moi, j'ai appris qu'un objet étrange avait été retrouvé dans le lac. Il m'avait filé au passage les journaux qui en parlait.
Il n'y avait pas d'image, ni même de dessin ou d'esquisse, les personnes ayant repêchés cet objet étant tenu au silence.
Cela pouvant être une piste sur le pourquoi du comment de la présence des Assassins ici.
Alors que je décide d'en parler à Winona, celle-ci passe devant moi.
_ « Ah Wino ! Faut que je te dise un truc !
_ Moi aussi d'ailleurs !
_ Bah… Heu… Vas-y…
_ Non bah, toi commence…
_ Non mais je t'en pris dit…
_ Bon… Heu…
_ J'ai trouvé des pistes intéressantes…
_ C'est drôle, moi aussi ! »
C'est seulement maintenant que je remarque l'ordi qu'elle à sous le bras. On s'installe sur la grande table du salon et exposons nos trouvailles. Mon amie à réussit à trouver une photographie de la chose prise à la volée pendant qu'ils la repêchaient. Pendant une bonne heure, on cherche d'autre information.
A un moment, en revenant des toilettes, Wino s'arrêta devant le miroir du couloir, avant de gueuler mon prénom et de revenir le regard complètement perplexe.
_ « C'est quoi ça !? »
Elle indiqua les dessins sur sa joue du bout du doigt. Devant sa bouille je ne pus qu'exploser de rire, elle mon gronda. J'étais cuite, avec mon rire c'était rôdé que c'était moi qui lui avait dessiné sur le visage.
_ « Et pourquoi personne ne me l'a dit !? Paniquait-elle »
J'en pouvais plus elle était trop chou à trépigner comme ça ! Bon je me décidai à lui montrer les photos. D'abords celle de loin, on les voit, elle et Altaïr, allongés et endormis l'un contre l'autre. Puis celle en gros plan avec mon sublime dessin sur les joues. Retournant mon regard vers elle, elle était devenue toute rose, enfin ses joues et se grattait du bout des ongles le dessin sur la joue.
Au même moment, l'assassin en question passait derrière nous. Il s'arrêta et vit l'image.
_ « Et en plus tu as pris une photo … !? grogna-t-il »
Toutes deux surprises on se retourna d'un bon. Quand le regard de Wino croisa celui d'Altaïr elle rougit comme une écrevisse, baissa la tête et se sauva dans la salle de bain. On la regarda partir puis le syrien retourna sa tête vers moi, le regard enragé et grogna et se penchant légèrement au-dessus de moi. A la fois étonnée et effrayée par sa réaction je rentrais ma tête dans mes épaules, puis il partit en coup de vent. Je me rassis sur le canapé et attendit qui mon amie revienne, ce qu'elle fit une dizaine de minute plus tard.
Wino s'assit timidement à côté de moi et se remis sur son ordi. C'était reparti pour le boulot !
_ « Donc, c'est un cube, transparent, d'une quinzaine de centimètres. Récapitulais-je un peu plus tard, aperçu le jour de l'arrivée des Assassins, et repêché le lendemain.
_ Et il est entreposé dans les sous-sols de la mairie. Ajoute Winona »
Conclusion : si on veut le récupérer, on est pas dans la merde.
_ « Putain, on est pas sortit de l'auberge ! Rallais-je
_ Mais va pas me dire que ça te dérange qu'ils soient ici. »
Okay, un point pour elle.
_ « D'ailleurs, ils sont où ? »
C'est vrai ça, ils sont où nos quatre zigotos ? Plus d'une heure que j'ai pas vu mon merveilleux, mon magnifique, mon sublime Ezio.
Winona alla à la fenêtre.
_ « C'est moi ou ils font bronzettes ?
_ Ezio ne ferait jamais une sieste sans moi !
_ Bah je crois que si. »
Je la rejoins à la fenêtre. Effectivement, ils sont tous les quatre assit sur les chaises longues à l'ombre, profitant néanmoins de la chaleur.
Discrètement, on les rejoint. Ils sont plongés dans une discussion à propos du crédo. On se racle la gorge pour se faire remarquer.
_ « Bambina ! »
Mon italien se relève et essaye de m'embrasser. Mais étant très puérile, je me détourne et gonfle les joues.
_ « Tu boudes ?
_ Voui. »
Bon, mon sourire en coin foire un peu tout. Il sait très bien pourquoi je lui fais la tête.
_ « Ah oui ? »
Je sens ses mains glisser jusqu'à ma taille. Je sais qu'il va me chatouiller les côtes. Alors, pour lui montrer que je sais me défendre contre ses attaques ô combien divine, je lui fais un croche patte. Je le laisse tomber mais il m'entraine avec lui. Le terrain étant légèrement en pente, on roule jusqu'à s'immobiliser dans l'herbe. Ironie du sort, je me retrouvais au dessus de lui. Je l'embrassais, nos langues et nos souffles se mélangeant. Les mains d'Ezio trouvèrent une place qui leur plu fortement : le bas de mon dos.
_ « Hey ! Y'a des chambres pour faire ça ! Cria Wino à notre intention »
On ne l'écouta absolument pas. Dès qu'on se retrouvait un peu trop collé l'un à l'autre, une sorte de bulle se créait autour de nous, nous coupant du monde.
Cette bulle vola en éclat lorsque Julia, surement jalouse que je n'ai plus qu'yeux pour le bel italien que pour elle, se laissa tomber sur moi alors que j'étais toujours sur Ezio. Dire que je trouvais ça mignon quand elle le faisait. Mais là, c'est tout sauf mignon parce que se prendre trente kilos d'un coup sur le dos, ça fait mal. Et les autres, Assassin et amie, ne semblent pas vouloir nous aider.
Je sais pas vraiment pourquoi, surtout parce qu'ils n'ont pas voulu donner d'explication, mais les Assassins m'ont empêchés de mettre un seul pied dans la cuisine. Alors, depuis une bonne demi-heure, ils sont tous une casserole à la main. Par précaution, je reste assise dans le canapé, faisant semblant de lire un livre dont je ne connais même pas le titre.
Ils n'ont donnés aucune indication quant à leur motivation, mais mon intuition me souffle que c'est en rapport avec leurs messes basses sur le crédo. Mais en quoi un repas pourrait avoir un quelconque rapport avec l'ordre des Assassins ? That is the question.
Bon… J'irais pas me plaindre hein. Ils font à manger, ça sent bon et la maison tient encore sur ses fondations. Bah… Si on survit au repas, je marchanderai pour qu'ils recommencent.
Winona me rejoint et me regarde. J'hausse les épaules. Je repose mon livre et me rends, sur la pointe des pieds, à la porte de la cuisine. Seulement, Ezio est de garde devant celle-ci. Il me prend par les épaules et me reconduit jusqu'au canapé.
_ « Non non non bambina ! C'est une surprise !
_ Mais heu ! »
Oui je sais, c'est pas très glorieux.
_ « Ne me force pas à t'attacher. Me menace-t-il gentiment
_ Essaye un peu pour voir !
_ Ne me donne pas ce plaisir… »
Sa voix grave de sous entendu me fait frissonner. Je lui rends un sourire charmeur.
_ « Attend de voir ce soir…
_ Avec joie bambina, avec joie… »
Il repart. Je m'assois plus confortablement dans le canapé. Wino me fixe.
_ « Quoi ?
_ Vous vous êtes sacrément bien trouvé.
_ Tu n'as pas idée… Mais je ne suis pas la seule …, ricanais-je ».
Mon amie leva un sourcil puis souffla. C'est vrai que depuis que je leurs ai montré les photos ils ne se sont plus parlé … Ils s'évitent. C'est pas ce que je voulais moi ! Je vais devoir rectifier ça et au plus vite. Que ce bourru de syrien assume ces actes et ce sentiments.
Finalement, on a pas eu attendre plus longtemps puisque dix minutes plus tard, ils sortaient tous de la cuisine, chargés des plats.
On s'installe à table, j'inspecte suspicieusement la nourriture.
Connor ramène une bouteille de jus de pomme et Malik sort une bouteille de vodka.
Une fois tout le monde assit, et servit d'un shot d'alcool, Altaïr se lève, un verre à la main.
_ « Bien. Étant le plus ancien maître assassin présent, c'est à moi de faire ça. Cela ne va pas se dérouler comme à nos époques respectives, mais on va improviser pour que ce jour reste une belle cérémonie. »
Son ton est solennel. Winona, la tête basse jusqu'à maintenant, se redresse. J'ai peur de comprendre de quoi il en retourne.
_ « Vous n'allez pas vous coupez l'annulaire, ni vous faire la marque de l'anneau. Donc… »
Il se tait pour une sorte de suspens.
_ « Vous êtes désormais des membres du crédo des Assassins ! »
Tous s'emparent de leur verre. Je fais de même, un peu hésitante malgré tout.
On les lèves puis, cul-sec, on avale le liquide. La vodka m'arrache la gorge, me faisant grimacer. Je secoue la tête en faisant la moue. Ezio rigole de ma réaction.
Je comprends pourquoi la bouteille de jus de pomme est là. Certain, comme moi, supporte très mal l'alcool ou n'aime pas. Je me rabats immédiatement sur le jus de fruit.
Quant à Wino, ce fut pire, à peine le liquide avait atteint sa bouche qu'elle ne put que recracher le tout en s'étouffant. Surprise je lui tapotais doucement le dos pour l'aider.
_ « On ne tient pas l'alcool ? Raille Altaïr
_ Je n'aime pas, nuance. Répliquais-je en avalant un verre de jus de pomme
_ Beuuuurk …. Gémis mon amie »
Je le regarde droit dans les yeux. Surement y'a-t-il une hiérarchie mais si ça concerne le syrien non manchot, je lui parle comme je veux.
_ « Jamais hein ?
_ Jamais. »
Aucune idée de quoi il me parle. Mais c'est Altaïr alors bon…
Puis on se lance sur le repas. Bon dieu qu'ils cuisinent bien ! Et dire qu'ils m'ont obligée à cuisiner pendant tout ce temps !
Pour le dessert, tout le monde était assis autour de la table basse. Soit sur canapé, soit sur des coussins. Moi tout contre mon Italien, Altaïr sur un coussin au bout de la table avec Ezio à sa droite, Malik à sa gauche, ce dernier avait Winona en seconde compagnie –tous deux sur un coussin également- et Connor se trouvaient entre nous, deux seules fille du groupe.
Mon amie sortie dehors un moment pour « surveiller Julia qui n'arrêtait pas de gratter sur la baie vitrée. Mais ce n'était qu'un prétexte, pour s'isoler un peu, parce qu'elle a peur des chien, même de ma Juju.
Je m'assurais qu'elle ne nous regarde pas et que les trois autres partent en cuisine pour coincer Altaïr.
_ « Tu te bouges maintenant ! Assume un peu ce que tu as commencé, c'est trop tard pour réfléchir à n'importe qu'elle excuse ! Tu te lèves et tu vas la voir ! »
Il haussa les sourcils, étonné de mon intervention, mais ne broncha pas. D'un mouvement de bras brusque je lui indiquais le balcon.
J'avais peur qu'il ne se fâche, mais c'était pour leur bien.
Il tourna la tête et son visage étonné se changea en mine peinée quand il vit mon amie. Leurs ignorance de cet après-midi l'avait visiblement touché … C'est un miracle que j'ai pu voir cette tête. Moi-même j'en restais légèrement perplexe, je venais de voir une faiblesse d'Altaïr et cette fois-ci plus de toute … Il en pinçait un peu plus que beaucoup pour mon amie rock.
Finalement il souffla, durcit son visage et suivit la direction que j'indiquais de mon doigt.
Ezio arriva juste derrière moi et m'enlaça par les épaules.
_ « Tout va bien bambina ?
_ Oui … Oui amor, ne t'inquiète pas ! »
Je lui affichai mon plus beau sourire et il ricana. Avait-il perçu la lueur de ma fierté ? Ça ne m'étonnerait pas de lui. Il se pencha et posa doucement ses lèvres sur les miennes. Mais Malik arriva et le frappa dans le dos.
_ « Retourner vous assoir, les boissons arrives. Dit-il non sans un sourire en coin suivit par Connor »
Point de vue de Winona :
J'étais paisiblement accoudée à la barrière du balcon, à observer le ciel nocturne dévoilé. Je m'éprenais toujours de ce spectacle si brillant, mystérieux et absorbant, la lune illuminait les montagnes et se reflétait de manière abstraite sur le lac sombre. Je me sentais mieux et apaisée.
La porte derrière moi s'ouvrit, et une silhouette se posa à côté de moi. Sans même le regarder, rien qu'à sa présence je savais que c'était que c'était Altaïr.
_ « Il fait frais ici. Lança-t-il
_ Hum … Mais c'est déjà mieux qu'à l'intérieur où l'on étouffe, entre vous, la cuisine …, tentais-je de rester le plus naturelle possible.
_ Haha ! C'est vrai. Le ciel est beau … Je le regardais souvent depuis les toits.
_ C'est vrai…
_ Hey ! C'est moi qui dis ça !
_ Et bah non ! »
Je lui tirais la langue et il ricana.
_ « Au fait à propos de cet aprèm … Commençai-je
_ Ne t'inquiète pas, je comprends ta réaction, je n'aurais pas dû … pas sans ton accords … enfin… »
Il était perturbé ? Monsieur ne trouvais plus ses mots. Je le fixais avec un sourire malin et un regard qui le prenait légèrement de haut. Mais l'on perce D'un des plus grands assassins, un homme qui ne se plie pas sous le regard d'une gamine aussi timide que moi. Son visage redevint espiègle, le rictus au coin des lèvres et il dit le plus négligemment possible.
_ « D'ailleurs t'as toujours quelques traces le l'aile sur la joue.
_ Quoi !? Nan c'est pas vraiiii !? Pourquoi j'ai la peau qui accroche autant le feeeuuutre ! »
Je me frottais vivement les joues alors qu'il se moquait royalement de moi. Je soufflai, désespérée par les mesquineries de mon amie. Altaïr posa un regard doux sur moi, bien qu'il était de base dure et froid. Il enleva son bonnet et le reposa sur ma tête.
_ « Il te va bien à toi aussi.
_ Hihi ! Merci ! »
Je lui adressai un grand sourire à la limite de l'exagéré, mais il préféra me rabaisser le couvre-chef sur les yeux en se moquant de nouveau, mais plus gentiment cette fois ci.
Enfin …. Le ton employé est plus gentil, pas la vanne.
_ « On dirait un macaque ! Idiote.
_ Ouais ! Mais tu l'aimes bien cette idiote !
_ Non …
_ Ah … Ok …
Je retournais ma tête droit devant sans pour autant relever le bonnet, du moins pas complètement, un œil m'était découvert. Je faisais semblant de bouder en fixant l'horizon, mais quelque chose entra dans mon champs de vision … Le visage d'Altaïr ? Il était près, très près. Mais il ne me laissa le temps de faire aucune réflexion qu'il déposa ses lèvres sur les miennes, m'offrant un doux baiser. Je restais fixe, complètement prise au dépourvue. Ce contact me procura une multitude de frissonnements et je sentis un rouge intense me monter aux joues et une douce chaleur envahir mon cœur. Quand il se redressa, il chuchota avant de partir.
_ « Je l'aime vraiment. »
Puis il retourna à l'intérieur.
Pour ma part je préférais rester encore un instant dehors, essayant de calmer mon cœur, serrant le pendentif entre mes doigts, le sourire gêné et comblé aux lèvres.
Finalement j'ose rentrer, mais il n'était pas dans la pièce. Mélanie m'attaqua directement.
_ « Tu lui a dit quelque chose ? Me demanda mon amie
_ Euuuh …. Pourquoi ? Dis-je alors que je sentais mes joues se réchauffer
_ Bah, il vient de passer un petit sourire aux lèvres, étrangement sincère, il a dit « bonne soirée » tranquillement. Il m'a même frotté la tête gentiment ! Il est malade, il a trop bu ?
_ Euh …. Non. »
Mais l'on voyait dans son regard qu'elle se doutait de quelque chose … elle à un don pour deviner les trucs pas net. Faut dire qu'avec la sieste de tout à l'heure …
Me voyant mal à l'aise, Malik me fit s'assoir à côté de lui.
_ « Il ne t'as rien fait ? Quelque chose qui pourrait te contrarier ? »
Me contrarier ?! Il m'a juste très clairement embrassé et avoué son amour … Je suis la plus heureuse !
Mais je ne peux pas me permettre de déballer tout ça comme ça.
_ « Non plus …
_ Bien, si jamais il t'embête préviens moi, que je lui donne une correction. »
Comme une gamine je lui fis un gros câlin pour le remercier. Franchement c'est cool d'avoir un grand frère, surtout un comme Malik !
Je vis Mel chuchoter quelque chose à Ezio en gloussant. A mon avis elle prépare quelque chose … Je la connais trop bien.
Fin du point de vue de Winona.
Oh ouiiii ! Y'a un truc ! Il s'est passé quelque chose entre Altaïr et Wino ! J'en suis sûre ! S'il ne s'est rien passé de grave, ça veut dire qu'ils se sont embrassés ! Bon je spécule peut-être. Mais si c'est vrai, c'est génial !
Il me semble qu'Ezio à compris également. Malik aussi. Du coup je leur fais un grand sourire complice. Eh eh !
Je me frotte machiavéliquement les mains puis baille la seconde d'après. Le plan pour être sûr qu'ils s'embrassent attendra demain. Le syrien non manchot est déjà partit, Connor et l'autre syrien se préparent à dormir, alors mon italien me prend dans ses bras pour m'emmener dans sa chambre. En chemin, on croise mon amie qui récupère des vêtements de rechanges pour prendre sa douche.
Ezio m'aide à enfiler un tee-shirt propre sans lorgner sur ma poitrine puis se tourne pendant que je mets un boxer. Sans prendre le temps de mettre un pantalon, je me glisse sous les draps.
Caro mio me rejoint, m'embrasse tendrement et me laisse me blottir contre lui tandis que je m'endors.
