Chapitre 109: Champion

Cela faisait beaucoup de monde dans la grande salle de Poudlard. Et malgré l'heure tardive et plus qu'avancé de la nuit toutes les personnes présentes ou presque au château se trouvaient rassemblé dans la grande salle. Ne manquait que Ialon et Dénal qui devait se trouver dans le nid de la plus jeune des chimères. Suite aux événements qui était survenue au Manoir, la plus jeune des chimères était très ébranlé et accablé. Ne voulant pas afficher son état de faiblesse devant tout le monde, Dénal s'était réfugié dans son nid au cœur de l'école ou Ialon veillait sur lui. Manquait aussi Ron et Natsume qui étaient tous les deux à l'infirmerie et qui grâce à la toile de communication qu'avait crée le roux, pouvaient d'une manière surprenante assisté à la réunion qui n'allait pas tarder à commencer. Natsume écoutait et sentait l'angoisse monté chez toutes les personnes réunit dans la grande salle, mais il pouvait aussi percevoir leur détermination farouche à affronter le danger qui se présentait devant eux.

Manquait aussi ceux qui étaient parti chercher l'âme de Harry. Toutes les personnes présente dans la salle espéraient que la mission des fantômes et des deux inugamis, serait couronnée de succès et qu'ils ramèneraient bientôt Harry parmi eux. Même Molly et Arthur se tenaient là et bien qu'inquiet pour Ginny et perdu quand aux actes de leur seule fille, ils n'en restaient pas moins déterminer à participer à l'affrontement qui se préparait. Ginny avait été isolé dans un salle de l'infirmerie et Pomfresh tout juste revenu de Cie'Nog avait maintenu la jeune fille dans un état de stase se rapprochant plus d'un profond comas que d'un sommeil réparateur. L'infirmière avait eut beaucoup de peine à annoncer à ses vieux amis qu'il était impossible dans l'état actuel de leur connaissance de pouvoir soigner Ginny. Il était bien trop tard pour refermer les brèches qu'avait causé Dumbledore et Voldemort dans l'esprit de la jeune fille pour lui permettre de mener une vie normale. Pomfresh avait évoqué les solutions qui s'offraient à eux, sachant pertinemment que les choix qu'elle proposait n'en était pas et n'était certainement pas bien vécu par les deux parents.

Comment accepter de laisser son enfant mourir pouvait être acceptable ? Parce que s'ils ne la réveillaient pas, c'était ce qui finirait pas arriver. Comment accepter de la voir vivre enfermée entre quatre murs sans espoir de guérison pouvait être une solution plus acceptable si c'était pour ne lire dans son regard que folie ? Pour la voir vivre dans un monde ou aucun d'eux n'avait de place, ou seul la folie régnait en maître ? Ni Arthur, ni Molly n'avait voulu trancher. Pas avec la menace de l'attaque imminente au dessus de leur tête.

Tous les visages étaient marqué par une appréhension suite à l'annonce du rassemblement des troupes de Mangemorts dans le village de Pré au lard et les environs de l'école. A cause de cela le silence régnait dans la grande salle. Pas un chuchotis, pas un bruit. Tous se tenaient là attendant que la seule chimère qui se trouvait parmi eux prenne la parole et leur dise quoi faire.

Alyd soupira. Jamais il ne s'était imaginé être celui qui, parmi eux, serait le chef de guerre. Et malgré les encouragements de ses frères, il se demandait comment être à la hauteur de sa tache. Pas qu'il douta de la détermination des personnes qui se trouvaient devant lui. Pas qu'il douta de leur courage et de leur force. Juste qu'il ne savait pas comment leur parler pour les envoyer à ce qui pourrait très bien être leur fin. Il était la chimère lié au flux même de la vie. A l'énergie. Il comprenait que c'était à lui de donner la force aux combattants. A lui de les galvaniser pour les faire se lancer dans la dernière bataille. Mais parce qu'il était lié à tout ce qui vit, il ne voulait pas sacrifier leur existence dans un combat perdu d'avance.

Alyd ne doutait pas de leur capacité. Il savait que tous pouvaient se battre, même les plus jeunes avaient des atouts dans leur manche pour opposer assez de résistance à l'ennemi et permettre de faire la différence. Il avait confiance en toutes les personnes réunie dans la grande salle pour aller au bout de leur engagement et de leur idéal. Ce qu'il refusait c'était de devenir un chef de guerre et de trahir sa nature. Sa nature qui poussait à la vie et non à la mort.

« Ce qui explique certainement pourquoi tu n'as jamais été dans le collimateur du vieux. » fit la voix de Ron dans son esprit. « Pas que ce soit une mauvaise chose, si tu veux mon avis, mais la cela vous nous poser un sacré handicap, donc tu devrais désigner un champion. »

« Pardon ? » S'exclama Alyd.

« Même si cela me désole de l'admettre, je dois reconnaître que Ronald a raison. » Intervint Ialon. « Nous n'avons jamais eut l'intention de nous mêler directement à cette guerre. La manière dont les sorciers régleront ce conflit, est une des données qui appuiera notre jugement. Nous ne pouvons pas nous en mêler si nous voulons... »

« Du blabla que tout cela. » Hoqueta Ron. « Sans vouloir vous manquer de respect, votre camp vous l'avez choisit depuis longtemps. Vous ne me ferez pas croire que vu le rassemblement hétéroclite qui se trouve dans la grande salle vous n'aviez pas d'idée derrière la tête. »

Dénal rit doucement. Il se trouvait toujours à côté de Ron non loin de sa toile de communication et bien qu'affaibli par l'absence de Harry, il était encore capable de suivre les événements. Il sentait que plus le temps passait moins il avait de force et il se sentait gagner par une étrange léthargie accueillante et à laquelle il avait de plus en plus de mal à résister.

« Ron a encore raison. Ne nous leurrons pas ! Nous avons tout fait pour que les sorciers se prennent en mains et nous leur avons offert les opportunité pour changer ! Si nous étions resté sagement assis à attendre que cela passe, autant dire que le monde magique était condamné. Nous avons effectivement choisi notre camp et nous avons rassemblé tous ceux qui ont bien voulu nous suivre ! »

« Alors nous allons prendre les commandes de ce derniers combats ? Les diriger sur le champ de bataille et les regarder se sacrifier sans intervenir ? » Lâcha Alyd, tout en laissant son regard errer sur les personnes qui se tenaient devant lui et que les autres ne pouvaient pas voir.

« Non. » assura Ialon. « Nous continuerons de les soutenir mais les décisions, ce sont eux qui doivent les prendre. C'est leur avenir. Leur monde. Leur responsabilité. »

«Voilà pourquoi tu dois choisir un champion, Alyd » encouragea Dénal.

« Et vite, parce que le temps presse et que des décisions doivent être prise rapidement. » Le poussa Ron.

Le jeune roux voyait bien que Dénal s'affaiblissait et il aurait voulu régler ce problème avec la chimère dorée pour pouvoir trouver un moyen d'aider Dénal. Il sentait bien par les liens que les autres chimères s'inquiétaient pour la santé de la plus jeune. Mais lui seul était au première loge, dans l'esprit de Dénal, pour assister à sa lente extinction.

Alyd soupira de nouveau mais de soulagement cette fois. Cette solution lui convenait et ne lui donnait pas le sentiment de se dégager de ses propres responsabilités tout en lui laissant l'impression de pouvoir veiller sur ceux qu'il avait appris à connaître et a apprécier. Il ne lui restait plus qu'a déterminer qui pourrait être le champion. Le chef qui mènerait les défenseurs de Poudlard.

« Pas seulement de Poudlard. » rectifia Ron. « Voldemort compte sur une victoire éclair et sans contestation possible. Il a testé les défenses du ministère lors de l'attaque du chemin de traverse. Il a donc établis son plan de bataille pour mener deux affrontements de front sachant que nous serions incapable de tenir sur deux zones de combat. Surtout s'il mène des attaques surprises »

« Comment tu sais cela ? » Questionna Dénal qui n'en revenait pas de l'analyse donnée par son ami roux. Pas qu'elle soit fausse, non justement, elle avait de grande chance d'être pertinente ce qui n'augurait pas grand chose de bon pour l'avenir. « Tu étais sous l'influence du parjure pendant l'attaque du chemin de traverse, comment peux tu en saisir les tenant et les aboutissants alors que ton esprit analytique était des plus perturbé... »

« Mon esprit était peut être perturbé, merci bien pour le qualificatif, mais je ne suis pas complètement idiot ! » Reprit Ron légèrement exaspéré. « De plus, grâce à la toile de communication j'ai accès a beaucoup d'informations que transmette tous ceux qui sont connecté à la toile. Je ne tire que les conclusions qui s'imposent après avoir recoupé toutes ces informations. »

«Draco avait donc raison. Tu va tenir un rôle clé dans cette guerre éclair.» sourit Dénal alors que le roux rougissait de gène et un peu de colère d'apporter la preuve que le serpentard avait vu juste.

« Je ferais ce que j'ai à faire. » Assura Ron en se renfrognant. « Pas besoin de la fouine pour savoir ce que j'ai a faire. »

« Je n'en doute pas, Ron. Mais si tu arrêtais de m'interrompre, je pourrais peut être me concentrer suffisamment pour décider qui je dois choisir. » Intervint Alyd sur un ton amusé.

La jeune chimère regarda l'ensemble des personnes devant lui. Cela faisait énormément de monde. Entre les différentes délégation, les elfes de maison et le personnel de l'école et les invitée du manoir, la salle était pratiquement aussi rempli qu'au moment des repas en période scolaire. Et au milieu de tout cela, il devait trouver la personne qui aurait le charisme et le courage d'assumer le rôle de chef de guerre. Il soupira devant l'ampleur de la tache. Pas que les personnes devant lui n'avait pas pour la plus part les qualités pour combattre ou diriger les troupes. Mais ce qu'il leur manquait c'était le pouvoir de fédérer les différents groupes. De les mettre sur un pied d'égalité pour les faire travailler ensemble en usant au mieux des capacités spécifiques de chacun.

Quelqu'un avait déjà tenu ce type de propos ici même. Quelqu'un avait déjà commencer à parler d'égalité. Alyd cherchait dans sa mémoire l'identité de la personne qui avait fait preuve de lucidité et d'intuition. Son regard en croisa un autre et tout lui revint en mémoire. Même si aucune des chimères n'avaient été présente à ce moment, elles avaient appris tous les événements passé à Poudlard avant leur entrée en scène et Alyd savait maintenant que la seule personne capable de tenir la place de chef de guerre ne pouvait être que celle qui avait prononcé ce discours.

« C'est ce que nous sommes tous et c'est ce qui nous place tous sur un pied d'égalité ici. Et c'est le seul titre qui compte quand on veut parler de l'avenir du monde sorcier dans son intégralité. Peu m'importe que vous soyez plus influente que moi. Peu m'importe que votre pouvoir que votre naissance ou que votre puissance soit supérieur ou inférieur aux miens, car nous avons été choisi pour construire le monde sorcier de demain ! Tous ici nous avons quelque chose à apporter, à dire, à défendre, à bâtir. Ensemble et parce que nous venons d'horizons différents et que nos expériences font de nous des êtres uniques, nous savons quel défi cela représente et que nous entendre ne se fera pas sans heurt ! Cela ne veut pourtant pas dire que ce concile est voué à l'échec, parce que nous sommes avant tout des enfants de la magie et qu'aucun de nous ne veut la voir disparaître ! Tous nous avons à cœur de trouver des solutions et de progresser ensemble , pas dans le but d'uniformiser notre monde, mais pour que chaque différence, chaque voix ait une chance de se faire entendre dans le respect!»

Alyd sourit oui cela ne pouvait être que lui. Même si cela ne voulait pas dire qu'il se retrouverait seul. Il connaissait suffisamment l'individu pour savoir que son élu saurait s'entourer des personnes qui parmi les combattants aguerris qui se trouvait rassemblé ici, pour en faire les généraux de son armée.

La chimère se leva donc et dans un silence solennel s'avança vers l'élu. Il ne manqua pas le petit sourire qui s'inscrivit sur les lèvres de certains alors qu'il s'approchait du sorcier encore inconscient de ce qui allait lui tomber sur les épaules. Le sourire d'Alyd s'agrandit et il se sentit rassuré. Si ces personnes validaient son choix. Si elles s'étaient attendu à ce qu'il choisisse ce chef de guerre, il y avait peu de risque qu'il se soit tromper.

Il s'approcha de sa victime et lui saisit la main pour le tirer sur l'estrade ou se trouvait la table des professeurs. Derrière lui le sorcier marchait incrédule et se demandant ce que pouvait bien lui vouloir la chimère mais il fut encore plus sidéré quand se retournant après être arrivé sur l'estrade la chimère le lâcha pour s'incliner du buste devant lui et que tous les autres dans la salle sur une invitation muette de ceux qui avait deviné, mettaient tous un genoux à terre devant lui.

« Percival Weasley, vous mènerez les troupes pour défendre les valeurs qui vous soutienne et font de vous un élu de la Magie. » Déclara Alyd en se redressant alors que Percy devenait plus pâle qu'un linceul et qu'il titubait légèrement en encaissant cette annonce pour le moins saugrenu de son point de vue.

Il fixa la chimère la bouche ouverte. Une fois la stupéfaction passé, Percy déglutit difficilement et tenta de parler mais sa voix s'étrangla dans sa gorge et il dû cacher le gargouillement incompréhensible qui en sortit par une toux alors que ses joues prenaient une teinte carmine autant dû à la gène qu'à la colère de se retrouver à cette place alors que selon lui, il n'avait pas les qualifications requises pour tenir ce rôle.

Cependant il avait confiance dans le jugement des Chimères. S'il n'était pas s'agit de lui, il aurait complètement adhéré à l'idée de choisir un chef de guerre capable de tous les fédérer. Il aurait même suivit ce chef sans hésitation. Mais pourquoi lui ? Il laissa son regard errer sur chacune des personnes présentes dans la grande salle, cherchant inconsciemment du regard celui du Langue de Plomb qui releva la tête dans sa direction et lui envoya un clin d'oeil accompagné d'un sourire des plus satisfait. Percy soupira.

Percy aurait pu refuser. Il aurait pu mais ce n'était pas dans sa nature. Une chose qu'il avait appris avec Funestar c'était qu'il avait besoin de briller, d'être sous les projecteurs pour se sentir fort. Oh ce n'était pas vraiment une qualité et maintenant qu'il en avait conscience, il devrait apprendre à éviter les pièges du narcissisme, mais c'était ce qu'il était.

«Vous êtes tous fou. » Marmonna Percy avant de réaliser qu'il avait parler un peu plus fort qu'il ne l'avait souhaité et que tous l'avait entendu.

Il rougit tout en se passant une main derrière le crane. Il soupira profondément et se tourna vers Alyd.

« C'est une lourde responsabilité, mais j'accepte de tenir le rôle que vous me confier. Cependant comme je n'ai pas la prétention de croire que vous allez me laisser entrer dans l'arène sans un quelconque soutien et au vu de mes compétence de guerrier, je compte bien que certains parmi vous prenne aussi des responsabilités et m'aide sur le plan stratégique. » Déclara Percy en se tournant ensuite vers l'assemblée.

« Si ce n'est que cela, pas de problème. » S'exclama en riant Morgan alors que tous les présents se relevaient. « Moi qui craignait que tu nous renvoie dans nos pays ! »

« Cette idée m'a en effet effleuré et je pense que si certains parmi vous veulent se retirer et ne pas prendre partie dans ce conflit, il est encore temps de vous offrir une porte de sortie. »

« Et manquer la fête quand elle commence à devenir intéressante, hors de question pour ma part ! » Assura l'américaine.

« Vous n'avez aucune obligation à vous lancer dans cette guerre à nos côté. » Insista Percy d'une voix ferme et sérieuse car il trouvait que la jeune femme prenait la question à la légère. « On pourrait même vous reprocher une ingérence illégitime... »

« Peut être bien, oui mais ce n'est pas comme cela que nous voyons les choses. Ce n'est pas uniquement le gouvernement anglais que votre mage noire et ses accolythe sont en train d'attaquer. C'est le concile en lui même ! Le clan chimère ! » Expliqua Aurèle alors que Morgan acquiesçait en croisant les bras sur sa poitrine.

« Fuir serait peut êtes le plus sécuritaire à court terme, mais si nous voulons vraiment aller au bout de la démarche qui est la notre en temps qu'ambassadeur et enfant de la magie, nous ne pouvons vous tourner le dos. » Argua à son tour Théo.

« Ne nous occupons pas des répercussions que ceux qui tenteront de nous discréditer ne manqueront pas de lever contre nous. Nous ne pouvons pas en tenir compte, si nous voulons agir en notre âme et conscience. » Ajouta Scalbeck.

« Si c'est vraiment ce que tous vous choisissez librement, alors nous allons commencer notre premier conseil de guerre. Mais si l'un d'entre vous à le moindre doute, il peut partir. Il suffit d'en faire la demande. » répéta Percy.

A nouveau il y eut un silence mais nettement moins lourds et chargé d'angoisse. Pas un qui ne bougea pour demander à partir.

« Bien. Mettons nous au travail et tachons d'utiliser les compétences de chacun au mieux pour que cette bataille soit la première et la dernière. » Finit par déclarer Percy. « Je vais désigner ceux qui avec moi mettront au point la meilleure des stratégies. Je conseille aux autres de se reposer et de reprendre des forces. La nuit est déjà bien entamée et si notre ennemi à deux noises de jugeote, il attaquera sûrement juste avant l'aube. »

A suivre...