Shirubahato: Voilà LE BOSS FINAL !
-Non … arrête les jeux vidéo Shiru …
Bref ! Un grand GRAND merci à tous ceux qui nous suivent depuis le début (ou encours de route), et nous sommes fière de vous offrir le dernier chapitre de cette saison 1. Chapitre particulièrement long ! De quoi vous en faire profiter un MAXIMUM !
Pleins de gros poutous ! *cœur*

Oh lala… C'est la première fois que je fini une fanfiction aussi longue… Je suis émue. Vraiment. Comme la dit Shiru, un chapitre long pour vous faire patienter le temps du prochain parce qu'on vous retrouvera à la rentrée, ou peut-être un peu avant tout dépend. Egalement, merci pour vos reviews.

Je suis d'avance désolée pour les fautes d'orthographe qui restent. J'ai fait ce que j'ai pu mais relire 11 000 mots et 26 pages Word, c'est chaud.

Disclaimer : Assassin's creed ne nous appartient pas, de même que Winona qui revient à Shirubahato.

Bonne lecture, bonne chances pour ceux qui passent des exam' et bonne vacances.


Ezio m'aide à enfiler un tee-shirt propre sans lorgner sur ma poitrine puis se tourne pendant que je mets un boxer. Sans prendre le temps de mettre un pantalon, je me glisse sous les draps.
Caro mio me rejoint, m'embrasse tendrement et me laisse me blottir contre lui tandis que je m'endors.


Point de vue de Winona :

J'allais me préparer pour la nuit dans la salle de main. J'en sortis habillée d'un short et d'un débardeur de nuit. Le temps de dire bonne nuit aux deux syriens –très timidement à Altaïr contrairement au gros câlin de Malik- et à Connor, je montais voir les deux amoureux transit et je me moquais gentiment. Je les avais surpris en pleine séance de câlin devant la porte de la chambre d'Ezio. J'embrassais mon amie et fit la bise à son italien.

_ « Bonne nuit, piccola ribelle (petite rebelle). Me dit Ezio

_ Bonne nuit à vous deux. Répondis-je en me dirigeant vers le canapé

_ Tu peux dormir dans ma chambre ce soir, je vais avec Ezio. Me dit Mel avec un petit sourire

_ C'est gentil !

_ Aller va, bonne nuit. »

Je lui fis un clin d'œil, récupéra une couverture et m'en alla dans la chambre m'installer dans son lit. J'avais empreinté un manga de sa bibliothèque et le lut jusqu'à sentir le sommeil me gagner.

Mais on toqua à ma porte qui s'ouvrit tout doucement.

_ « Winona … ? Souffla la voix d'Altaïr.

_ Hum … entre … »

Il vint s'accroupir à côté de moi, son visage était neutre mais étrangement je le sentais mal à l'aise.

_ « Tu ne dors pas dans le canapé ?

_ Mel dort avec ton descendant …

_ …. ?

_ Ezio.

_ Ah, oui logique. Je voulais te proposer de venir dormir dans la chambre où je suis, le lit est grand et très confortable.

_ C'est bon, je te remercie, mais j'ai celui-ci … Dis-je pas très réveillée

_ J'insiste, tu verras il est vraiment agréable … plus que celui-ci. »

Comment pouvait-il le savoir il ne l'a jamais essayé. Son regard aussi était insistant …

Je soufflai légèrement et lança un « d'accord » endormi. Je retirais légèrement la couchette sur le côté et m'apprêtais à me lever, mais le syrien fut plus rapide que moi, je me trouvais déjà dans ses bras au dessus du sol. Il ne me regarda pas …

Serait-ce de la gêne ? Le grand et tout puissant Altaïr serait timide ?

Merde ! Il est trop craquant !

On descendit les escaliers le plus discrètement possible. Arrivé dans la chambre, il me déposa délicatement sur le lit côté porte.

_ « M-merci …, dis-je ne rougissant –bien qu'on ne pouvait pas le voir dans la pénombre.

_ De rien. »

Je me glissais sous les draps, dos à lui. Je pouvais l'entendre se changer puis s'installer. Je m'étira un coup …

_ « Hhmmm … c'est vrais qu'il est bien ! …

_ Bah tu vois. Maintenant repose-toi, tu t'endormais quand je suis venu.

_ Ouich … Bonne nuit Altaïr … »

J'étais vraiment timide et mal à l'aise, je ne me savais pas comme ça. Je sentis l'assassin bouger. Son bras musclé entra dans mon champ de vision, et lui servit d'appui pour se pencher au-dessus de moi, en baissant le visage il vint m'embrasser tout juste avant les lèvres.

_ « Bonne nuit, alqut albarri (Chaton sauvage)… »

Je souris, Altaïr se reposa de son côté et je m'endormis rapidement en serrant le drap contre moi.

/ … /

Je me sentais tiré paisiblement de mon sommeil par le champ matinal d'un oiseau …

Pourquoi je me fais aussi poétique ?

Je bougeai légèrement pour raviver mes sens. J'étais contre quelque chose de chaux, plutôt doux avec une odeur musquée ou épissée. J'ouvris les yeux tout doucement … un torse ?

Ma surprise fut plutôt agréable que je me découvris dans les bras de mon Assassin, le visage collé contre le haut de son torse nu. Plus bas je sentais son pantalon sur ma peau … On avait tant bougé pendant la nuit ? Je redressais mon regard vers son visage, un visage si tendre et reposé quand il dormait. Dommage que je n'ai pas mon téléphone avec moi, ça aurait fait u=de belles photo dossier !

A la place je laissais mes doigts se balader sur sa peau basanée, redessinant lentement ses muscles prononcés. Il frissonna, puis se détendit de nouveau dans une lourde respiration qui me faisait me soulever en même temps que sa cage thoracique. D'ailleurs en regardant cette dernière je trouvais un point assez mignon … mais un point au sens propre du terme. Il avait, sur le pec droit, juste en dessous de la clavicule, un grain de beauté que je trouvais atrocement sexy et ne put m'empêcher d'y déposer un léger baiser.

Altaïr bougea. Je me crispais de peur de l'avoir réveillé … Mais non, il avait juste tourné la tête.

Je trouvais qu'il faisait encore bien sombre … ah, aussi il n'est que 5h17.

Bon bah, je reposais ma tête sur le tronc chaud de l'assassin et me laissa bercé par les battements de son cœur pour m'endormir …

/ … /

Mon second réveille, je pouvais percevoir les yeux fermer que le soleil c'était levé.

Etrangement je ressentais un manque. Je me redressais … rein. Altaïr n'était pas là. Comme à mon habitude je me levais et sortis dire bonjour à ceux qui étaient déjà levés.

En arrivant dans le salon tout le monde me regarda …. J'avais une tête de monstre ou quoi ?

_ « Enfin tu te lèves ! S'exclama Mélanie. Tu es la dernière, dépêche-toi de te préparer on a à faire, ton petit dèj est près. »

Je restais un instant bloquée … la dernière ? J'avais dormit combien de temps ?

Bref je courus m'habiller, me coiffer et tout le reste Puis revient m'assoir pour manger, en quatrième vitesse. Je portais un slim noir, un haut blanc uni et j'avais ramené tous mes cheveux en queue haute.

L'ambiance était pour le moins stressante surtout pour moi. Mel et Ezio discutaient et de temps à autres me regardaient … Altaïr n'était pas avec eux, et Connor non plus. Seul Malik était assit devant moi et buvait un café tranquillement.

J'avais presque finie que mon amie vint s'assoir à côté de moi, son italien derrière nous. Elle me fixa d'un air espiègle.

_ « Alors .. ? Bien dormis ?

_ Hein … ?

_ Comme ça on a fait dodo avec l'assassin syrien prétentieux !

_ Euh … Oui, enfin … On était pas … c'était chacun de son côté …

_ Vous n'êtes pas drôôôôôles ….

_ Pas tout le monde à la chance d'être aussi proche et à l'aise que vous … Raillais-je.

_ Je prends ça pour un compliment. Sourit Ezio »

Je les avais bien cerné ces deux là, hors de question de leurs donner aussi facilement la satisfaction qu'ils veulent. Bref. Quand j'eu fini de manger je pris le tout et partis dans la cuisine en tirant la langue à mon amie.

Je ressortis côté couloir pour tout de suite enfiler mes grosses bottes noires. Connors était déjà en train de se chausser aussi … je me demande bien où il était. Malik arriva accompagné d'Altaïr. Quand je le vis, le souvenir de sa peau chaude et … voilàààà, me revinrent malgré moi –si j'y pensais trop je risquais de craquer, rougir et me faire roder par les deux tourtereaux !- Mais je ne pus m'empêcher de sourire et Altaïr me le rendit légèrement plus malin. Mais il reprit vite son sérieux quand Mélanie nous rappela le programme. A peine m'avait-elle regardé que je repris également mon sérieux, car les évènements à suivre ne seront pas des moindres.

Fin du point de vue de Winona.

_ « Donc, aujourd'hui, on a une journée chargée. Avec Wino, on à trouvé de possible infos sur votre arrivée ici. Donc d'après nos sources et nos recherches, il s'agirait d'un cube bleuté transparent. Il a été retrouvé un ou deux jours après que vous vous soyez réveillés pour la première fois chez moi. Et, toujours d'après nos informations, ce cube serait entreposé dans le service étude-recherches. C'est pourquoi on va infiltrer la mairie ! »

J'ai pris un ton grave pour faire comme dans les films lorsqu'un grand chef annonce son projet. Et comme dans tous bon films, j'attendais des cris de joie ou un truc du genre mais là, rien. Juste des regards perplexe et des froncements de sourcil.

_ « A nos époques je dis pas, mais avec la modernité, les technologies que nous ne connaissons pas et tout ça, comment tu comptes faire ? Intervint Connor

_ Hey, c'est vous les assassins, pas moi ! Je pensais déjà à faire un repérage ce matin et faire un plan ensuite ! »

Ils étudient ma proposition. Puis Altaïr hoche lentement la tête.

_ « Faisons comme ça. Rien ne coûte d'essayer.

_ Au pire on foncera dans le tas. »

Tous me regardent.

_ « Bah quoi ? Y'a que moi qui fait ça ?

_ Oui. »

Merci Malik pour ton honnêteté.
La séance fut levée et on se dispersa. Je suivis Ezio jusqu'en haut des escaliers pour me changer, parce que oui, pour la plupart on était encore en pyjama.

J'enfilais à la vas-vite un jean, un tee-shirt et avec une paire de chaussette. Puis je me rendis dans la chambre de ma sœur, occupée par caro mio. J'entrais sans frapper, étant toujours la bienvenue. Mais là… Le voir de dos, complètement nu, les cheveux lâchés, il était plus que sexy.

_ « Ooooh bambina ! »

Il est à moitié tourné vers moi, un immense sourire pervers sur les lèvres.

_ « Je ne te pensais pas comme cela ! Mais tu n'es pas obligée de m'espionner pour me voir ainsi. Tu n'as qu'à me le demander. »

Je rougis instantanément face à ses propos. Il finit tout de même par enfiler un caleçon. Je m'assis sur le lit et le regarda s'habiller avec attention.
Mon italien revint vers moi et m'embrassa amoureusement. Il se laissa tomber sur moi, se retenant que sur un bras, attrapant mes lèvres de siennes.

Puis on nous appela d'en bas. Soupirant, il se leva, me relevant avec lui. En bon gentleman, il s'assura que je tienne bien sur mes pieds avant de me lâcher. Je récupérais un gilet d'on ne sait trop où et mis mes baskets.

Connor finissait de nouer ses lacets, Malik galérait à enfiler sa veste et Altaïr se foutait de sa gueule. Pour le manchot, les vêtements d'aujourd'hui étaient, je cite : « Pas assez amples et compliqués à mettre. ». Ce que l'autre syrien contrait avec : « Je ne trouve pas, c'est juste toi qui n'est pas très doué. ». S'en ai suivit d'un regard noir, d'un sourire moqueur et d'un coussin lancé avec précision malgré la supposée incapacité dudit incapable.
Ça fait du bien de les voir si proche après tout ce qu'ils ont vécus. Et puis je trouve qu'Altaïr c'est ouvert aussi. A moins que ce soit l'effet Winona.

Je vérifie que tout est près, que j'ai bien mon porte-monnaie pour payer le bus.

_ « Non ma Juju. Toi tu restes ici. »

Elle me regarde avec ces grands yeux marron larmoyants. Elle sait comment me faire craquer, la fourbe.
Mais Ezio me prend la main et me ramène sur terre. Je lui fais un grand sourire. J'adresse une caresse sur la tête de Julia puis attrape mes clés pour verrouiller la porte lorsque tout le monde est sortit.

J'emmêle mes doigts avec ceux de l'italien. Il tourne légèrement la tête vers moi, je fais de même et il m'embrasse. On suit Wino qui est en tête pour rejoindre l'arrêt de bus. C'est nouveau pour presque tous, Altaïr ayant déjà expérimenté l'autobus. Mais on leur a bien expliqué et en détail le fonctionnement d'une ville et de tout ce qui y rapportait.

C'est pourquoi, malgré leurs réticences, les Assassins n'avaient pas emportés d'arme. Et ça semblait déranger certain. Connor était beaucoup plus sur ses gardes, de même qu'Altaïr. Ezio, lui était tout content de faire une sortie, surtout depuis que nous avons ''officiellement'' une relation. Il prend un malin plaisir à montrer à tout le monde que je lui appartiens. Même à ceux qu'il ne connait pas. Et parfois je l'imite, quand des filles le regarde un peu trop, je l'embrasse pour marquer ma propriété. Et les regards noirs que celles-ci me lancent me font doucement rire.

Ça peut paraître niait mais on a très peu observé le paysage dans le bus, Ezio et moi, tant on était occupé à faire jalouser une nana qui nous regardait d'au mauvais œil depuis un moment. Ouais, comme dit Wino, on s'est sacrément bien trouvé. Enfaite, c'est surtout que mon italien en profite. A son époque, les marques d'attention telle que les baisés langoureux, dans le cou, ou tout court, étaient prohibés. Alors maintenant il se lâche.

Et heureusement, grâce à Winona et sa tape à l'arrière de la tête, on s'est levé à temps pour ne pas rater l'arrêt.

La mairie se dresse devant nous. Elle est immense, grande, imposante. Les drapeaux flottent fièrement au vent.

_ « Bien. Ezio, Connor, Malik et Mélanie, repérez l'intérieur. Winona et moi allons rester dehors pour inspecter les environs. »

Ah mon petit Altaïr… Si tu crois qu'on à pas remarqué que t'essayes de prendre sa main depuis tout à l'heure, tu te fourres le doigt dans l'œil. Bon… À part la principale concernée.
On acquiesce puis se sépare en groupe.

J'ai un sourire moqueur quand je me souviens de quelque chose. D'une formation des délégués lorsque j'étais en seconde. Je m'étais endormie dans la salle du conseil lors de la visite.
C'est con, mais me souvenir du visage sévère de cette femme qui nous servait de guide me met de bonne humeur. Ce que remarque immédiatement Ezio.

_ « Ça va bambina ?

_ Oui oui ! »

J'ai un immense sourire et je sautille presque en marchand. Je suis limite euphorique et je réprime tant bien que mal un fou rire.

Je m'empare de sa main et m'avance tandis que Connor et Malik se sont déjà dispersés à l'intérieur.

Alors qu'on fait semblant de lire un quelconque panneau sur le lac, j'observe du coin de l'œil la partie qui nous intéresse.

La pancarte fixée en hauteur indique « étude & recherche ». En dessous il y a un escalier en colimaçon qui débouche sur un ascenseur et d'autre marche. Je sais que c'est le chemin des archives qu'on peut consulter librement.

_ « Hey vient. »

On se dirige vers les marches. Du coin de l'œil j'aperçois Malik qui nous observe discrètement pendant qu'il lisait l'histoire de la ville.

On descend jusqu'aux doubles portes closes de la salle des archives. À côté, il y a une autre porte, fermée elle aussi mais verrouillée par un système électronique qu'une carte magnétique semble ouvrir. Et forcément, c'est la salle qui nous intéresse.

Mais la chance est avec moi aujourd'hui, à sa manière j'entends bien, puisque la porte en question s'ouvre, manquant de me la prendre dans la tronche. Merci Ezio qui me tire en arrière de justesse. L'homme qui la ouverte s'excuse alors que c'est clairement moi qui est en faute.
Je saute sur une occasion que moi seule semble voir.

_ « Je peux vous poser une question ? Parce que vous voyez, j'ai vraiment envie de faire votre métier ! »

Métier dont je ne connais absolument pas le nom et je m'en fiche totalement, mais je continu sur ma lancée.

_ « C'est un truc qui m'a toujours passionnée à un point que je pouvais rester des jours le nez dans des bouquins à chercher leurs histoires ! Une fois, j'étais tellement absorbée que j'en ai oublié de manger et boire et j'ai fais un malaise ! Vous imaginez ? Mes parents ont dû m'emmener à l'hôpital en urgence ! »

Je continu mon blabla inutile et barbant pendant un moment.
Oui je suis capable de parler pendant plusieurs minutes sans m'arrêter à une vitesse hallucinante. L'homme est décontenancé et quand je fais enfin une pose, il tente maladroitement de répondre au flot de question que je lui ai posé.
J'crois qu'il à même répondu à « Vous avez bien dormi ? » et « Vous mangez quoi au petit déjeuné ? Moi, perso… ». Notez là le pléonasme.
Lorsque j'en ai fini avec les questions et ses réponses, je prends mon air hypocrite le plus joyeux et prends l'homme dans mes bras en le remerciant, sous le regard que je suppose mauvais d'Ezio.

L'homme part enfin, déstabilisé de se rencontre avec ma personne.

_ « Quel était le but ? Me demande l'italien suspicieux »

Je lui fais un grand sourire et lui montre la carte magnétique que je tiens entre mes doigts.
Caro mio soupire puis m'ébouriffe les cheveux. Il rit et finit par m'embrasser.

_ « Je t'étonne encore, c'est ça ?

_ Tout à fait bambina ! Allez vient, retrouvons les autres. »

En remontant, on retrouve Malik qui s'apprêtait à nous rejoindre. Connor n'était pas loin et sort avec nous.

Dehors, Altaïr et Wino sont assis sur un banc, et il a ENFIN prit sa main dans la sienne ! Je sais pas ce qu'ils se racontent, mais ça a l'air passionnant. C'est pour ça que j'ai un petit pincement au cœur quand je dois les interrompre.

On s'écarte de la mairie pour faire un bilan. On expose l'emplacement des caméras puis je dégaine la carte que j'ai dérobée.

Winona se lève, s'excuse auprès de nous et se faufile dans la foule pour se rendre à son rendez-vous.

Du coup, je me retrouve avec quatre Assassins sur les bras, à déambuler dans les rues jusqu'à ce que mon amie ai finit.

_ « Mélanie ? Où va-t-on manger ? Me demande Connor

_ En ville. Je ne sais pas encore où mais on va voir… »


Ayant enfin trouvé un petit restaurant pas trop cher, j'ai envoyé l'adresse à Wino.
On est déjà installé depuis quelques minutes quand celle-ci passe la porte. Elle sautille de joie et pressée de nous montrer le résultat de son rendez-vous.
Fièrement, elle nous montre sa main, doigts vers le ciel, la paume vers elle. Et, là où devrait figurer la marque des Assassins, elle arbore un tatouage. La sorte de triangle, symbole du crédo. Les traits sont fins et noir. Le tracé est délicat, réalisé par un maître en la matière.
Altaïr l'attrape par la taille et l'attire à lui puis s'assoit l'incitant à faire de même. On commente tous à notre façon mais la meilleure réponse reste surement celle du syrien puisqu'il l'embrasse.

Et j'ai pas pu retenir mon cri de joie immense, ni ma petite danse de la joie. Ce qui fait rire Ezio mais gène Wino qui me force à m'assoir en m'engueulant.

_ « Alors c'était ça ton urgence ?

_ Oui ! Comment vous le trouvez ?

_ Eh bien… A chacun sa manière de montrer qu'on appartient à la confrérie je suppose. Répond Malik

_ Tu réponds pas à ma question !

_ Ton tatouage est magnifique ! M'enthousiasmais-je, Mais… Tes parents étaient d'accord ?

_ Bien sûr ! J'aurais pas pu le faire sinon ! Ça ne les dérangeaient pas puisqu'il est relativement petit.

_ Ta de la chance ! Marmonnais-je

_ Moi, ça me va très bien… Murmure Altaïr en prenant sa main »

Je glousse de concert avec l'italien.

Puis la serveuse apporta nos plats. On mangea dans notre brouhaha habituel. Je dégustais ma pizza avec Ezio, content de manger un plat du futur de son pays.

Ils étaient tous un peu avare de savoir ce qu'était advenu de leurs pays, même si celui qu'on leur présentait n'était pas forcément la réalité.

Altaïr piochait parfois dans l'assiette de spaghetti bolognaise de sa chérie, et je n'attendais plus que le moment où ils finiraient par s'embrasser en mangeant le même spaghetti.

Connor et Malik avaient fait comme nous en commandant une pizza, même si eux avaient pris une quatre fromage alors que nous nous avions demandé une reine.

Et bon Dieu que c'était bon !

_ « Hey bambina ?

_ Hm ?

_ Tu as de la sauce. Là. M'indique caro mio en désignant le coin de sa bouche »

Alors que j'allais prendre ma serviette pour m'essuyer, Ezio passa son pouce sur ma lèvre, m'enlevant la tache de tomate, puis il porta son doigt à sa propre bouche pour lécher la sauce.
Son geste me fit rougir parce que c'était cliché mais aussi parce que c'était horriblement mignon.


On était resté un peu en ville, histoire de profiter encore de la présence de chacun. Puis, après une longue ballade, on avait débouché sur un énorme bâtiment : la patinoire. On décida finalement d'y aller.

Point de vue de Winona :

Avec mon amie nous avions des tenues assez légères. Pour ma part, un slim avec un collant en dessous, un tee-shirt à manches courtes et un petit gilet blanc, en maille, à manches trois quarts. J'avais les cheveux attachés en chignons avec une broche argenté et toujours une petite mèche sur le devant.

Mon amie avait un jean simple mais assez chaud, un super haut avec écrit « Ice creams are not worth Canada » et un sweat fin mais termo, qui plongeait vers l'avant super beau !

Pour Ezio : Jean, un t-shirt ample et une veste un peu toute bariolée, du même style que sa tenue d'Assassin.

Pour Connor : Jean, un haut simple et une veste à double couche blanche et bleu.

Pour Altaïr : Un jean et le sweat à capuche gris foncé style cuir qu'on lui avait acheté au tout début. Je ne savais même pas quel haut il avait.

Enfin pour Malik : Un jean comme tous, un haut trompe l'œil comme s'i t-shirt mais non, et une longe veste bleue marine.

Pendant que nous mettions nos chaussures les doutes s'installèrent.

_ « T'es sûr que c'est une bonne idée … Ces chaussures s'ont pas l'air stables. Demanda Malik

_ Ne t'inquiète pas. Tu verras c'est amusant ! »

Altaïr n'avait pas l'air rassuré du tout. Une fois nos chaussures bien lassées, on se dirigea vers la piste. C'était cool, il n'y avait presque personne et c'était la plus grande piste de la région. Le premier à mettre lame sur glace fut Connor qui y entra sans crainte. On le regardait faire avant que je vienne aussi me caler de l'autre côté de l'ouverture. Il faisait glisser ses patins sur la glace en se tenant à la barre. Puis il tenta un ou deux coup et manqua de tomber, mais il se stabilisa, pris une inspiration et s'élança sans se soucier de quoi que ce soit. Il glissait super bien ! Impressionnant ! Finalement je me lançais. Le temps de retrouver mes habitudes et … Boum ! Le cul par terre ! C'était malin … Mais Connors s'arrêta près de moi et m'aida à ma lever. Je repartis vers les barrières.

_ « Bon, vous venez !? On va pas vous attendre milles ans ! »

Ezio entra le premier, aidant Mélanie, pourtant plus agile que lui sur la glace. Mais c'était tellement mignon ! Puis le tour d'Altaïr et Malik. Le problème pour le brun était son bras manquant, qui réduisait son équilibre, mais il tenait plutôt droit, comparé à son acolyte qui titubait d'avant en arrière pour rester sur ses patins. C'était drôle à voir. Altaïr en mode maladroit !

J'en connais une qui se fera une joie de se moquer …

Nous étions au milieu de la piste, je m'amusais à faire quelques tours. Malik ayant sentit un certain mouvement de rotation avec ses patins, me suivait du regard en tournant sur place. Altaïr le regardait perplexe, alors que Mélanie expliquait les premiers pas à Ezio. On dirait des gamins.

Je m'approcha timidement d'Altaïr.

_ « Regarde bien, au début c'est déstabilisant c'est sûr, il faut bien que tu sentes soit un léger glissement quand tu vas doucement, soit une bonne adhérence de les patins sur la glaces.

_ C'est quoi une adhérence ?

_ C'est l'accroche entre les deux matières. Regarde. »

Je lui pris la main, et le tira doucement.

_ « Regarde mes pieds. Quand tu vas doucement, laisse juste glisser tes patins le plus droit possible. »

Malik à côté, regardait en tentant aussi.

_ « Yeh ! Comme ça continue ! »

Mais quand il lâcha prise il tomba aussi tôt en arrière. Mélanie arriva derrière et ricana gentiment.

_ « Bah alors ? On ne tient pas sur la glace et ça se prétend maître assassin ? »

Puis elle repartit. Je tendit la main à l'arabe mais il la repoussa et se leva de lui-même.

_ « Bon, pour plus de vitesse tu dois sentir que tes patins accroche la glace, sinon ils vont chasser sur le côté et … Je m'arrêtais en faisant exprès de tomber, C'est la chute ! Compris ? Aller, à vous ! »

Je les laissais à leur entrainement, et partit sur des tours de pistes rapides avant de rejoindre mon amie. On discutait un moment, avant que Connor ne passe entre nous, fit un demis tour et nous attrapa chacune une main pour nous tirer avec lui en marche arrière. Mélanie manqua de tomber mais je la rattrapai à temps. Finalement je les laissais pour aller voir les deux arabes et Ezio qui les avait rejoints.

_ « Tout ce passe bien ?

_ Impec ! Me répondit fièrement Ezio.

_ Parles pour toi génie de glace. Rétorqua froidement Altaïr qui visiblement, avait toujours du mal.

_ Ne soit pas mauvais joueur, novice. Tu n'excelle pas dans toutes les matières. Répondit le manchot.

_ Je sais crétin ! »

Je me rapprochai doucement de son oreille et y chuchota « Novice … ». Il tourna légèrement la tête vers moi et je partis devant.

_ « Tu vas voir si je suis un novice … Dit-il doucement »

Puis il s'élança vers moi, en ligne droit. Son adhérence à la glace était bonne, c'était déjà ça. Mais en engageant le virage il perdit pied et nous fit une chute des plus mémorables. Une roulade sur le côté pour commencer et se retrouva à faire la torpille en étoile de mer. Mon dieux le fou rire général ! Mélanie s'empressa de passer près de lui et lança un « NOVICE ! » bien glisser ! (mauvais jeux de mot avec la glace désolé …) Sans se relever il nous regarda tous d'un air de « j'm'en foutisme » et se redressa l'air de rien.

Il tient à sa fierté l'Assassin.

Malik pouffa et partit tranquille, d'une glisse douce et peu mouvementée, s'assurant d'un bon équilibre. Mélanie invita Ezio, qui s'était grandement amélioré, c'était impressionnant, à l'accompagner et Connor se pointa à côté d'Altaïr qui le regarda en mode « Qu'est-ce que tu me veux, toi ? ». Puis il le tira pour lui apprendre quelques glisses utiles en vitesse. L'Amerindien avait bien remarqué que c'était sûrement son point fort.

Euh … Mais et moi dans tout ça ? Je me retrouvais toute seule… Bon bah autant rejoindre Malik.

Un moment passa, on se croisait, changeait de partenaire, on entendait Altaïr rager quelque part sur la glace -chose qui avait de don de faire sourire tout le monde-. A un moment, où il allait plus doucement, Mélanie arriva vers lui très rapidement et le doubla en marche arrière.

_ « Il se la raconte moins le grand Altaïr ! dit-elle en le narguant.

_ Oh tu vas voir, toi ! »

Puis il s'élança le plus vite possible, et Mel repartit en avant, zigzagant entre les personnes pour essayer d'échapper à son pire ennemi qui se dépatouillait du mieux qu'il puisse pour ne pas perdre la distance.

Pour ma part je les regardais morte de rire, Malik n'arrêtait pas de dire qu'il ne pourrait jamais la rattraper. Ezio encourageait sa belle mais Connor avait une certaine confiance en les capacités d'Altaïr.

Ils speedaient en ligne droite, dans notre direction. Mais peu avant de nous atteindre Mélanie réussit à tourner en épingle à cheveux alors qu'Altaïr la rattrapait, mais le patin de ce dernier chassa et il tomba, glissant tout droit et m'embarquant, au passage, violement, avec un cri de surprise de ma part. En voyant que qu'il glissait dans une autre direction il m'agrippa pour éviter une autre catastrophe. On s'arrêta enfin arrêté par la barrière. Mais monsieur me serrait toujours contre lui. Derrière ce fut fou rire général.

_ « Ça va, tu n'as rien ? S'inquiéta-t-il.

_ Oui, oui merci. Lui souriais-je gentiment. Mais dis donc … tu t'inquiètes de mon état ? »

Pour simple réponse j'eu le droit à un sourire malin de sa part. Oh god ! J'y résisterais jamais ! Le plus vite possible, je me dégageais et me remis sur mes patins, difficilement, troublée et rougissante. Il se releva juste après. Mélanie nous rejoignit fière de sa victoire. Mais le Syrien ne se défila pas et lui lança un regard noir, qui la calma légèrement mais son esprit était en mode fête totaaale !

_ « Wino tu viens ? Me proposa mon amie.

_ D-d'accord !

_ Je peux venir avec vous ? Demanda Ezio

_ Bah, bien sûr caro mio. Lui répondit tendrement Mélanie. »

Puis nous commençâmes à patiner tranquillement. Altaïr retourna avec Connor et Malik. Ezio s'amusait comme un fou. Il patinait sans problème. Je m'apprêtais à laisser les deux tourtereaux ensembles, mais à peine m'étais-je retourné que quelqu'un tourna juste à raz de moi et repartit aussi tôt. Sur le coup je perdis l'équilibre et chuta avec Mel qui tenta de me rattraper. Le malin en question se pointa devant nous, avec sa tête de petit con crâneur chef de gang et son équipement de hockey sur glace.

_ « Et bas alors les gonzesses ? Ça mets des patins alors que ça ne tiens pas debout ? Pauvres putes va.

_ Retire tout de suite ce que tu viens de dire … Dit la voix menaçante de Connor juste derrière lui. »

Il se retourna, se trouvant un poil plus petit que lui.

_ « Tu cherches les embrouilles l'indien ? »

Mais loool ! Comment avait-il deviné !?

Altaïr arriva juste derrière avec Malik, à cette prétendue menace, d'autres gars rappliquèrent, sûrement de son équipe.

_ « Tu viens de faire tomber et d'insulter mes amies, alors excuse toi et je te laisserais tranquille. Menaça Connor gravement.

_ Parce que tu crois me faire peur pauv'con ? T'as rien à foutre sur notre piste.

_ Tu vas te calmer le gamin ? Va dire ça à tous ceux qui sont également sur la glace. Ralla Ezio derrière nous

_ Ok … Vous voulez jouer ? Très bien … je vous propose un duel, seulement parce que vous avez du cran d'oser me tenir tête. Dit le mec d'une voix menaçante. Une course relai. Choisissez les deux que vous voulez, je prends un de mes gars avec moi. Le but étant de faire deux tours de pistes en patinant entre la barrière et la ligne rouge qui fait tout le tour et de passer le flambo à son partenaire une fois. Si vous gagner on dégage pour aujourd'hui et inversement. Ah et toute chute équivaut à une élimination, donc aucun genoux au sol.»

On se regarda avec Mélanie, visiblement peu rassurée de cette histoire, tout comme moi. Mais sans qu'on ait pu donner notre opinion, Connor accepta.

_ « Je prends Altaïr avec moi.

_ Hein ? Tous en cœur même le concerné.

_ Bien les jeux sont faits. »

Altaïr n'avait pas du tout l'air sûr mais il ne pouvait refuser. Les joueurs de hockey expulsèrent sans gêne les autres de la piste, pour que nous ayons champs libre. Ceux des deux équipes qui ne couraient pas étaient placés au centre. Connor et le chef d'équipe étaient les premiers à partir.

Top départ !

Tous deux partirent très vite. Le premier virage fut prit par l'autre en premier, Connor juste derrière. Sur la ligne d'après il réussit à le rattraper et profita de son écart après le second virage pour garder la corde serrée et passer devant. Sans relâcher la vitesse, il continua son deuxième tour, tout deux très collés. Il tapa dans la main d'Altaïr qui partit. Mais son entrée dans le virage ne fut pas glorieuse et son adversaire le doubla. D'un coup on put voir la colère et la frustration sur son visage. Accélération fulgurante en ligne droite et … il prit le virage d'une drôle de manière. Il avait un genou plié et celui à l'extérieur plus tendu et il laissait le bout de ses doigts glisser sur la glace comme s'il c'était la pointe d'un compas. Il le termina avec quelques centièmes d'avance sur l'autre et se redressa directement et repartit de plus belle. Cette technique ayant impressionnée tout le monde, l'encouragement se fit entendre, même Mélanie encourageait l'assassin qui d'habitude l'exaspère.

Chose amusante, il n'avait pas du tout la vitesse et la maitrise de Connor. Une course entre eux et il est mort. Mais mieux vaut ne pas lui dire.

Il continua ainsi sur les deux derniers virages et arriva enfin, tapant dans la main de Connors et marquant leur victoire.

Altaïr voulut se retourner mais il se mélangea les pieds et tomba comme un débutant. Connor et Malik désespérèrent d'un empoté pareil. Quant à nous autres, Ezio, Mel et moi, explosions de rire et de joie. Il avait tout même réussit. Je m'élançais vers lui et arriva en chutant m'accrochant à son cou en le félicitant avant que Connor n'arrive et je lui tape dans la main de bon cœur, toujours au sol près de l'arabe. Mélanie elle c'était carrément jetée dans ses bras. Un peu comme ce que je venais de faire avec le châtain en fait.

Mais les joueurs arrivèrent peu contant.

_ « Vous avez perdu bande de nul ! Ce qu'il a fait est interdit ! Dit le chef en pointant Altaïr du doigt

_ Non. J'étais dans les règles. Contrat-il en se relevant, Tu avais dit pas de genoux au sol. Mes genoux n'ont pas touché le sol, juste ma main et tu ne l'avais pas précisé, sinon c'est de la triche. Donc accepte ta défaite, novice. »

Le regard du gamin trembla puis il se retourna vers ses potes et leur ordonna de partir. Les gars furent acclamés en héro, les rendant mal à l'aise –enfin plus Connor qu'Altaïr qui lui était bien contant-, c'était drôle à voir.

_ « En fait il est pas si bête que ça, il fallait y penser pour ressortir cette insulte. Me souffla mon amie, Mais ne lui dit pas, je préfère quand on se déteste. »

Je rigola et la serra dans mes bras, mais –oh boulette- on perdit l'équilibre et nous tombâmes sur le cul comme deux idiotes, avant de rire en cœur.

Une fois tout le monde calmé, on repartit patiner un moment. Ezio s'en sortait de mieux en mieux, comme Connor. Il allait d'avant en arrière, tournait sur un pied sans problème. Un véritable artiste. Je me moquais gentiment de lui en l'appelant « le Léonard des glaces » et il me remercia avant d'entrainer Mélanie avec lui. Je retournais vers Malik toujours aussi tranquille qui n'était pas peu fier, pour une fois, du comportement de son novice. Ce dernier était encore avec Connor pour apprendre d'autres trucs, de manière catastrophique.

On en venait à se demander s'il n'avait pas triché pendant la course, mais bon.

On avait passé un superbe après-midi. Mais ce fut tout de même le soulagement général quand nous nous retrouvâmes tous debout avec nos vraies chaussures pour marcher en direction du bus.

Fin du point de vue de Winona.


On était à présent installé autour de la table depuis bientôt un quart d'heure et on venait enfin d'aboutir à un plan à peu près potable.

_ « Donc on est d'accord ? »

Ils acquiescèrent.
J'entrainais Ezio à l'étage pour qu'il puisse se changer. Je lui choisis les vêtements qu'il devait enfiler.
C'est ainsi que l'italien se retrouva vêtu d'une chemise blanche, d'un grand manteau noir lui arrivant aux genoux, d'un pantalon en toile également noir, d'une paire de mocassin, et d'un foulard.
Et comme s'improviser styliste d'un jour n'est pas suffisant, j'aime devenir coiffeuse du dimanche. Auditore se retrouva les cheveux lâchés et coiffés en arrière.

_ « Tu es magnifique… Soufflais-je en l'admirant

_ Je te fais confiance bambina. »

Il m'embrassa pour me détendre, ce qui réussit plutôt bien.

_ « Allez, nous avons un cube à voler ! M'encourage-t-il en m'adressant une petite tape sur les fesses »

Je descends les marches en première, suivie de près par l'Assassin italien.
Je me décale légèrement pour laisser aux autres le loisir d'observer le fruit d'une demi-heure de travail.
Un ricanement sardonique retentit dans la foule.

_ « Bah si t'es pas jalouse avec ça ! S'exclame Wino

_ Je t'assure que si quelqu'un à la main un peu trop volatile, il peut lui dire adieu et finira manchot. »

Ma menace, tout à fait sérieuse, la fait rire un peu plus.

Puis nous reprenons une fois de plus le bus pour se rendre à la mairie. Ça se sent, personne n'a envie d'y aller. Si le cube s'avère être leur passeport pour qu'ils rentrent chez eux, ça voudrait dire que tout prendrait fin, et personne n'en à envie mais on sait tous que cette situation n'est pas bonne à long terme. Alors il faut y aller. Parce qu'on est obligé.

Comme prévu dans le plan, Ezio part distraire la jeune femme à l'accueil en lui faisant un numéro de charme pendant que nous nous infiltrons dans le bâtiment. Malik me surveille du coin de l'œil pour être sûr que je n'assassine personne, notamment la femme derrière son bureau en jupe droite et chemisier transp… Oh put*** la sal*** ! Elle vient de défaire un bouton de son fameux chemisier transparent !
Je peux affirmer quelque chose : il y aura un meurtre ce soir.
Oh. Mon. Dieu. Je vais la tuer. Lentement. Très lentement. Le plus douloureusement possible. Et si elle retire cette main de celle de caro mio, je pourrais peut-être être clémente. Peut-être.

Altaïr m'accorde une claque à l'arrière de la tête pour me faire redescendre sur terre.

La mairie est vide à cette heure-ci, à part quelques touristes nocturnes. Très vite, et en évitant les caméras, on rejoignit la porte magnétique. Je dégaina la carte et la passa lentement dans le lecteur. Puis on attendit quelques nano secondes qui nous parurent des heures qu'un son aigu retentisse faiblement et que la porte se déverrouille. Je soufflais imperceptiblement.
On s'engouffra dans la pièce. On traversa une sorte de sas blanc qui déboucha dans un couloir sombre. On suivit les panneaux accrochés aux murs pendant de longues minutes. On passa devant de nombreuses portes qu'on inspecta minutieusement. Puis enfin, on arriva devant une autre porte métallique. Je regarda par le hublot de celle-ci. Beaucoup d'étagères, pour la plupart vide. Quelque chose produisait une maigre lumière bleuté illuminait la pièce. Pas de caméra, du moins pas à ma connaissance.

Le plus lentement possible, on actionna la poignée et poussa le battant en métal. Connor lança un caillou à travers la pièce. Rien ne se déclencha et pas de petit point rouge. Okay. Tout va bien. On fit quelques pas.

Le cube était là, semblable à la photographie, en lévitation au dessus d'un socle. Il tournait lentement sur lui-même.

Winona lança un chiffon dessus, Altaïr ouvrit la cage à chat et sa petite amie mit le cube à l'intérieur. Une fois la grille refermée, on se dépêcha de faire demi-tour.
Seulement, le plan c'était trop bien déroulé jusqu'à maintenant, et évidement, un problème fit son apparition. Un employé nous remarqua et nous interpella.

_ « Qui êtes-vous ?

_ Compagnie des animaux dangereux. Improvisa Malik en lui faisant face

_ Comment ça ?

_ Nous avons été appelé pour un cas. D'où notre présence.

_ Je veux bien mais… Est-ce normal que vous soyez autant ?

_ Heu…

_ L'animal était coriace. Compléta Connor

_ Qu'est-ce que c'était ? Je peux le voir ? »

Immédiatement, Altaïr mit la cage en retrait alors que l'homme s'approchait.

_ « C'est… C'est un furet ! Et… Et vous savez, ces animaux ça… ça griffe et… mord… Alors pour votre sécurité, veuillez reculer.

_ Pourtant il n'a pas l'air méchant, il n'est pas agité…

_ Il… Il est sous sédatif ! Veuillez nous excuser, nous sommes pressés. »

Malik poussa l'homme et on précipita de sortir. On remonta les marches quatre à quatre. Ezio nous remarqua et conclu la séance de drague.
C'est moi ou cette pimbêche c'est encore déshabillée ?

L'italien nous rejoignit à l'arrêt de bus. Il me prit dans ses bras et me maintint fermement contre lui.

_ « Ne me demande plus jamais de courtiser une autre femme que toi. »

Il demanda ensuite comment c'était passé la mission.


On mangea sans grande conviction. On ne cessait de fixer le cube qui flottait paisiblement au dessus d'un dessous de plat au milieu de la table.

Et au moment d'aller se coucher, personne n'était d'une quelconque bonne humeur. Même Winona qui d'habitude était toujours pétillante de joie ne l'était pas.

Ezio me serrait fortement entre ses bras, tous deux couchés dans son lit. La tête posée sur son torse, j'écoutais son cœur battre et lui me caressait les reins.

_ « Toute les bonnes choses ont une fin bambina.

_ Je suppose.

_ Jamais je ne t'oublierais, tu le sais.

_ Oui bien sûr que je le sais mais… Mais toi tu vas rentrer à ton époque et tu seras mort. Et moi je reste là, et je vais souffrir parce que tu seras plus là… Alors que toi… Tu ne souffriras pas…

_ Même les morts ressentent la douleur bambina. Et si un jour mon absence te pèse trop, dit toi que je te surveille et te protège depuis là haut.

_ Que tu es fleur bleue amore mio. Me moquais-je, Mais je m'en souviendrais, c'est promis. »

Je l'embrassais du bout des lèvres.

_ « Tout ce que je te souhaite bambina, c'est de retrouver l'amour après moi.

_ Quoi ? Mais je… Je…

_ Tu ne vas pas rester éternellement seule… Je ne veux pas que tu te prives pour moi puisque je vais mourir marié avec une femme qui ne sera pas toi et père d'enfants qui ne seront pas les tient. »

La délicatesse d'Ezio ou comment rappeler que notre amour est impossible.

Je me suis assise pour lui faire face. Il se relève et porte ses mains à sa nuque. Il décroche un des colliers qui pend autour de son cou et me le tend.

_ « Comme ça je serais éternellement avec toi. »

Je lui souris et me penche pour attraper le pendentif que j'ai posé sur la table de nuit. Je le lui donne tandis que je récupère le sien.

_ « On dirait un mariage ! M'esclaffais-je

_ Alors j'accepte de te prendre pour épouse.

_ Moi aussi amore mio, j'accepte de te prendre pour époux. »

Je me hausse sur mes genoux et me met face à lui, le forçant à lever la tête puisque je le dépasse désormais d'une demi-tête. Je pose mes mains sur ses joues et me penche pour l'embrasser.

_ « Et si nous consommions notre mariage ?

_ Quoi… ? »

Pas le temps de dire ''deux'' que je me retrouve sous lui.

_ « Non Ezio ! Arrête ! Les autres vont nous entendre ! »

Bon, difficile de lutter quand la personne la plus sexy du monde vous bouffe le cou.

_ « Aaah… Ezio… S'il te plaît… »

Il se redresse et me regarde après m'avoir laissé une marque rouge.

_ « Tu ne veux pas ?

_ Je suis désolée… Mais… Mais… Je p… Je…

_ Ce n'est pas grave bambina. Ne t'inquiète pas. Tant que je t'ai pour moi, ça me va. »

Il m'adresse un magnifique sourire réconfortant et m'embrasse.

_ « C'est pas toi qui disais que je ne devais pas rester obsédée par toi y'a cinq minutes ?

_ Ah oui, effectivement. Alors je rectifie. Ce n'est pas grave bambina. Tant que ton sublime corps est à moi, ça me va.

_ Idioti ! »

Merde, il commence à déteindre sur moi. Pour la peine, je me détourne de lui et fais semblant de bouder.

_ « Ah oui ? Mais il me semble que tu l'aime bien cet idioti… »

Son souffle contre mon oreille me fait frissonner et sa voix est moqueuse. Ses doigts courent le long de ma taille qu'il a prit soin de dénuder, me faisant rire.

Parfois je le hais.


Point de vue de Winona :

Je regardais l'autoradio qui se trouvait sur le décodeur de la télé. Il était 00 :18. Normalement à cette heure-ci je serais déjà endormie mais pas ce soir… Je ne ressentais aucune fatigue, juste rongée moralement par quelque chose, une peur… Alors que je me trouvais tranquille dans les bras de l'assassin syrien.

Mais rien à faire, je devais bouger. Je me dégagea discrètement d'Altaïr et sortie de la chambre. Malik et Connor dormaient à point fermé, une aubaine pour moi qui me précipita, plus silencieuse qu'un serpent, dans la chambre de Mélanie où se trouvaient mes affaires. Elle, elle dormait avec son italien adoré, donc impossible de la déranger.

J'enfilais rapidement un haut de sport et un jogging avant d'attacher mon tel à la ceinture prévue pour et de redescendre tout aussi discrètement.

J'allais tourner à gauche mais un bruit attira mon attention à droite …

Je ne bougeais plus …. Mais rien.

Bref, je pris mes clefs et sortie en direction du parc d'à côté.

Une fois arrivée, je resserrais bien fermement les chaussures, m'attacha les cheveux, active ma musique et fixa un instant le muret face à moi. La détente partie et je le monta le plus rapidement possible, tout en restant la plus habile, agile, tel un assassin. Et le tatouage à mon doigt pouvait le confirmer. Les grands l'avaient dit, Mélanie et moi avions atteint le niveau de Novice assassin, au plus grand fou rire de Malik contre Altaïr.

J'ai fini de réfléchir, je regardais face à moi mais plus rien …. J'étais debout sur le muret que j'avais déjà complètement gravit. Comme quoi mon entrainement avait porté ses fruits. S'en suivit une série de mouvements, d'attaques de sauts et d'escalade. Je ne m'arrêtais plus, j'avais besoin de faire passer cette frustration, cette peine…

Je ne le dirais pas en criant, ni en pleurant, ni à voix haute … Mais je ne veux pas qu'ils partent.

Je me stoppais, à la fin de mon geste, le souffle court et le regard perdu.

Une tête passa à côté de la mienne.

_ « Je peux savoir ce que tu fais ? »

Ne m'y attendant pas, je me retourna vivement et tenta de frapper l'individu, mais il para mes coups, j'enchainais 4-5 frappes ainsi et je réussi et le frapper au visage. Il recula et redressa son visage vers moi.

_ « Jolie coup ! Sourit l'assassin Syrien

_ A-Altaïr !? Je suis désolée …

_ Ce n'est rien au contraire, je constate que tu as encore progressé. Mais … »

Sans me prévenir il attaqua, je parvins à esquiver son poing de justesse.

_ « Dommage pour toi, je suis d'humeur rancunière ! Reprit-il en poursuivant ces attaques »

On ne s'arrêtait plus, les combats suivaient dans pauses, mais le plus amusant était les sourires qu'il y avait entre nous, et les remarquer nous les agrandissaient. Mais toute novice que je puisse être j'en restais néanmoins l'adolescente joueuse et maladroite que j'ai toujours été. En somme, m'étant trop rapprochée du bord, mon pied passa au-delà le mur et je partis en arrière. L'assassin tenta, bien entendu, de me rattraper mais trop tard.

Heureusement pour moi ce n'était pas ma première chute de ce muret … Mais la première en arrière. Je tentais tant bien que mal de me retourner et de simuler une roulade mais mon bras en pris un coup. Sans attendre Altaïr descendit et m'aida à me relever.

_ « Les chutes en hauteur sont encore à travailler, tu vas bien ? Me dit-il en me callant contre lui comme pour me rassurer

_ Oui …. J'ai juste mal au poignet. Je me le suis tordu, je l'ai senti craquer mais je ne crois pas que ce soit une entorse.

_ Bien, rentrons, qu'on s'occupe de ça. »

Il avançait tout en restant près de moi mais légèrement plus tendu il dit «Tu t'es assez défoulée pour ce soir … ». Alors le bruit en bas des escaliers c'était lui … j'ai dut le réveiller en me levant …

Arrivé à la maison, on entra directement dans la salle de bain. Je récupéra de ma main valide tous les produis qu'il me fallait et indiqua à l'Assassin comment les utiliser. Il était très soigneux et prenait garde à ne pas me faire mal. C'était la première fois que je le voyais ainsi … et sûrement la seule.

La porte s'ouvrit, un Connor pas très réveillé et qui se frottait les yeux se pointa le plus droit qu'il pouvait devant nous.

_ « Qu'est ce que vous faites à une heure pareil ? Bailla-t-il

_ Rien, juste un petit accident. Expliqua le syrien

_ Tu lui as fait quoi ? Repris Connor méfiant

_ C'est rien Coco, je suis tombée du muret, on était sortit s'entraîner.

_ À cette heure !?

_ Besoin urgent … Fini Altaïr en nouant mon bandage »

Mais je ne bougeais pas. Repensant à la raison pour laquelle j'étais partie. Le syrien me regardait légèrement inquiet. Connor se rapprocha et me releva le visage vers le sien. Il affichait un petit sourire enfantin, c'est vrai qu'il avait une bouille d'enfant quand il sourit, je l'avais vu rapidement dans le jeu, mais là c'était vraiment trop chou.

_ « Tu es sûre que tout va bien ? »

Zut … j'avais craqué, on dirait un gros nounours tout doux, je me levais et me laissa tomber contre lui et lui faisant un gros câlin. Les deux assassins restèrent perplexes.

_ « Je ne veux pas que vous partiez … »

Voilà je l'avais dit … maintenant il ne fallait pas pleurer … ne pas céder et ne pas pleurer … je senti ses mains sur mes épaules en me frottant le dos. J'avais l'impression d'être une gamine de 7 ans ne voulant pas partir d'un parc d'attraction.

_ « Aller, tu sais très bien qu'on ne peut pas rester, maintenant c'est à toi de garder tout ça …

_ Et de ne pas nous oublier. Termina Altaïr ».

Je lâcha Connor qui m'ébouriffa légèrement les cheveux. Puis il repartit en nous souhaitant bonne nuit. Je me retourna vers Altaïr … ça y est j'avais sommeil. Je levais à son égard un regard qui demandait du réconfort, et il le lut sans problème malgré la brume de fatigue dans mes yeux. Il se leva, et se rapprocha.

_ « Je suis désolée, j'ai fait preuve de faiblesse et en plus je l'expose, ce n'est pas digne d'un assa-… »

Il ne me laissa pas prononcer la fin de ma phrase, il la connaissait déjà et préférait m'embrasser tendrement. Je me laissa bercer par ce contacte sans aucune riposte. Ses lèvres étaient chaudes, quand il les bougeait légèrement je parvenais à sentir sa cicatrice, si excitante. Il me déposa un dernier baiser sur la joue puis me pris dans ses bras pour retourner dans la chambre. Il nous allongea sous les draps sans me lâcher et on s'endormit ainsi, le plus simplement possible. Je venais d'avoir mon troisième baiser de sa part … et mon cœur battait toujours aussi fort …

Quelque chose bougeait dans mes cheveux… C'est agréable. Je me tirais tranquillement du sommeil. La première chose que vis fut un petit point marron sur un truc beige… Tient, je connais ça. Mon regard remonta le long de cette matière douce et basanée et croisa celui d'Altaïr. Alors c'était sa main qui se baladait sur mes cheveux et… Ses doigts me chatouillaient légèrement les côtes. J'en frissonnais et rougis en rigolant et me rétracta en mode fœtus. Lui se pencha au dessus de moi et resta ainsi juste pour affirmer sa supériorité. Je grognais.

_ « Mignon petit chaton… »

Mais je réussis à le renverser et me retrouva à califourchon sur son ventre. Juste le temps de rigoler puis je me rendis compte de la position dans laquelle nous étions… Excitant… Je m'apprêtais à me retirer mais il m'agrippa le bras comme s'il lisait dans mes pensées. Je me pencha, rapprochant mon visage du sien. Mais un cri rageant provenant du salon nous arrêta. On se regarda et je me releva. J'avais gardé mon jogging et mon tee-shirt avec lesquels je m'étais défoulé, pour dormir. Je sortis en direction de la salle de bain. J'ouvris le robinet, me passer le visage à l'eau froide et le temps de me recoiffer un coup. L'ambiance me semblait bien silencieuse. En allant les rejoindre, tout le monde était maussade.

_ « Bonjour tout le monde, bien dormi ?

_ Coucou… Je te retourne la question. Me répondit Mélanie »

Toutes deux on se fixa d'un air taquin et moqueur. Je lui tira la langue, elle répondit en souriant puis j'allais embrasser les autres. Malik était assit à la table à manger et juste à côté… Le cube… Je comprenais mieux leurs têtes de dépités. Je le fixais méchamment, comme tout le monde il me déprimait. Il signait la fin de cette merveilleuse colocation, de cette aventure aussi extravagante soit-elle. C'était lui qui créait ce malaise chez tout le monde.
Je ne veux plus le voir !
Sans réfléchir, je grognais en rageant, regarda autour de moi… Pas de tissu, tant pis. Je retira mon tee-shirt, emballa le cube avec, partis dans la cuisine, ouvris le four micro-ondes et le jeta dedans puis referma violement la porte. Tout en revenant je criais.

_ « Ok, il est là mais plutôt que de le pleurer, profitons de cette dernière journée ensemble ! »

Je soufflais pour reprendre mon souffle et calmer ma rage, plantée devant la table, irritée et triste de les voir ainsi. Mais ce fut silence complet. Ayant la tête légèrement basse, le pantalon et haut d'Altaïr entrèrent dans mon champ de vision. Je me redressa. Il me regardait bizarrement. Un mélange entre satisfaction, étonnement et possession. Il avait les bras ouverts comme s'il tentait de cacher quelque chose… Mais quoi ?... Moi ? Pourquoi ?

_ « Heuuu… Guuueeh ! »

Mon haut, c'est lui que j'ai pris, mais maintenant je n'ai plus que mon soutient gorge. Meeerde !
Je me plaque contre mon assassin en l'entourant de mes bras en criant un « Désolééée ! »paniqué.
Tout le monde se mit à rire.

_ « Dis donc Wino, fait pas ton show devant mon Ezio ! Me taquina Mel

_ Voilà ce que ça fait d'agir sans réfléchir. Dit Malik

_ Sacré gamine. Sourit Connor »

Ezio faisait des petits bisous à sa bambina pour la rassurer, alors qu'elle était morte de rire.
Je sentais, contre son torse, Altaïr rigoler légèrement. Je ramenais mes bras vers moi honteuse, jusqu'à ce que mes mains soient sur ses côtes, le plus vers le centre possible. Altaïr s'accroupit, me gardant collée à lui, et m'incita à m'agripper, ce que je fis. Il se releva, me portant dans ses bras et monta les escaliers pour me poser dans la chambre de Mélanie et récupéra au passage un de mes tee-shirt.
Je me sentais tellement ridicule. J'avais plus l'air d'être sa fille ou sa petite sœur que sa ''copine'' si je puis dire…

Fin du point de vue de Winona.


_ « Qu'est-ce que tu as dans le cou ? Demanda Connor

_ De quoi tu parl… Oh merde ! »

Je pose immédiatement ma main sur la tache rouge en rougissant, tandis qu'Ezio peine à reprendre son souffle tant il est mort de rire.

_ « C'est… Hum. Rien du tout… »

Je tape l'italien du plat de ma main sur son torse pour qu'il se calme. Sans succès.

_ « Alors, vous l'avez fait ? Questionna Malik

_ Co… Comment ça…?

_ Je sais ce que ce genre de marque signifie. J'ai eu une compagne et un fils, ne l'oublie pas.

_ Quelqu'un peut m'expliquer ? Tenta l'amérindien

_ On l'a pas fait …

_ Malheureusement. Intervint Ezio

_ Oh toi n'en rajoute pas. On l'a pas fait, c'est tout.

_ Fait quoi ? Réessaya Connor

_ A ton avis gros bêta ? On fait quoi dans un lit à part dormir ? »

Il comprit quelques secondes plus tard et s'empourpra immédiatement.

_ « Enfin… On est pas forcément obligé de le faire dans un lit…

_ Comme tu n'es pas obligatoirement au dessus…

_ Ah ! Par pitié ! Taisez-vous ! S'écria le chasseur indien en se bouchant les oreilles »

Malik posa une main rassurante sur son épaule, en ajoutant : « C'est parce que tu n'a pas encore connu ça. »

_ « Votre première dispute de couple ! Comme c'est mignon ! S'exclama Wino depuis ma chambre

_ Bah tu verras quand ça t'arriveras ! D'ailleurs vous foutez quoi ? Ça fait trop longtemps que vous êtes dans ma chambre pour seulement te rhabiller ! Vous avez pas intérêt à le faire dans mon lit ! Ou tout autre endroit comme me souffle Ezio à l'oreille. »

Un cri de rage pure retentit depuis l'étage, appartenant sans aucun doute à Altaïr. Visiblement, on a interrompu quelque chose. Mon très cher Assassin syrien redescend enfin, suivit de sa chérie.

Un petit déjeuné dans les règles plus tard, Connor est toujours choqué de notre précédente discussion.
Visiblement, notre dernière journée va se passer en majeure partie en pyjama.
À présent, je suis installée contre Ezio, qui est assit dans le canapé. Coco essaye d'oublier nos propos dans un roman, Malik potasse également un bouquin et nos deux excités du bulbe, Altaïr et Wino sont dehors. Ils ont dit qu'ils allaient s'entrainer mais franchement on sait tous que ce sera séance bisou. Le syrien est juste trop ''timide'' pour l'embrasser devant tout le monde.
Ça le rend presque attachant. Presque.

Puis je remarque que mon italien fixe quelque chose beaucoup trop intensément pour que se soit normal. Surtout que ses yeux sont posés sur mon corps. Donc je baisse mon regard pour voir. Effectivement ça doit lui plaire. Pourquoi j'y ai pas pensé avant ? Mon tee-shirt étant légèrement grand, dévoile mon décolleté et son collier tombé entre mes seins.

_ « J'ai bien fait de te le donner, en effet. »

Je me penche un peu plus en avant.

_ « Tu trouves ? »

Il m'embrasse pour faire disparaitre le sourire mutin de mes lèvres.


On a beau passer une belle journée, le temps s'égraine lentement et les secondes nous rapproches inexorablement de l'heure fatidique.

On mange une dernière fois ensemble, un peu comme au premier jour.
Puis on s'isole tous un peu.

Point de vue de Winona :

Des livres ouverts devant nous, j'aimais parler des mathématiques avec mon « frère » Syrien. Nous étions assis par terre, minimum cinq registres face à nous. Quand J'avais un moment avec Malik et que nous avions déjà discuté de tout, on se posait ainsi. C'était tellement captivant de l'entendre m'expliquer les maths à sa façon, avec les techniques d'origines. Sur le canapé, derrière nous, Connor tentait de suivre ce que l'on disait tout en caressant Julia, allongée à côté de lui.

_ « Au fait ? M'interpella le manchot.

_ Moui ? Je restais concentrée sur mon calcul.

_ Vous faisiez quoi avec Altaïr ce matin ? »

Connor manqua de s'étouffer ce qui fit rire Malik.

Je te dis bravo Mélanie ! Qu'est-ce que tu leur as encore mis dans la tête ….

Je retirai le pouce de la manche de mon t-shirt, et la remonta jusqu'à l'épaule dévoilant le bandage à mon poignet.

_ « Tien ? Je ne l'avais pas remarqué ce matin. Comment t'es-tu fait ça ?

_ Hier soir… Répondit l'amérindien à ma place, alors que tout dormait, ou presque… Donc en fait, il vérifiait que ton bras aille bien ?

_ Oui, on en a profité pour refaire le bandage.

_ Je vois. Sourit Malik. Bon ! On en a fini pour aujourd'hui. Avec Connor on voulait se défouler un peu, tu veux venir avec nous ?

_ Euh non merci, je dois encore passer un appel à ma mère, lui donner des nouvelles…

_ Passe-lui le bonjour. Dit instinctivement Coco. »

Il posa une main sur ma tête et sortit avec le Syrien.

Après avoir rangé tous les livres et montai à l'étage et alla récupérer mon tel dans la chambre de mon amie. D'ailleurs elle était assise sur son lit en train d'écrire.

_ « Ezio n'est pas avec toi ?

_ Si mais ton assassin me l'a piqué ! Bouda-t-elle. »

Je rigolais. Sans plus attendre je me saisis de mon phone et appela ma mère.

Pendant notre conversation je vis Ezio entrer, rester un moment avec Mel avant de repartir. Mais la petite coquine ne put s'empêcher de le suivre. Ils étaient tellement mignons ! Je n'avais jamais vu Mélanie aussi heureuse que depuis qu'il était là.

_ « Ouais, on reste sages …. Mais on est plus des enfants ….. Haha ! Bisou m'man ! »

Biiiip _ Fin de l'appel.

Je sortis de la chambre, celle d'Ezio était fermée. Ils devaient sûrement profiter de leurs derniers instants …. Mais quelle Nouille ! J'étais tellement concentrée sur mes priorité avant leur départ et me changer les idées que j'ai faillis oublier le plus important !

Je suis vraiment pas douée en amour moi ! Indigne et timide … Bref ! Il faut que je prenne sur moi …

Je descendis les escaliers et me dirigea vers la porte de la chambre où dormait Altaïr. Un instant d'hésitation puis je toquais.

_ « Oui ? Retentit la vois franche de l'assassin Syrien. »

J'entrais timidement en refermant la porte derrière moi. Il était accoudé au bord de la fenêtre ouverte, à observer l'extérieur. Il ne portait qu'un pantalon et un débardeur.

_ « Tu vas attraper froid à rester comme ça. Lui di-je ne m'approchant.

_ Tu crois … ? »

Il afficha un sourire taquin et posa ses avants bras sur mes épaules, serrant légèrement mon cou. Ils étaient chaux, tellement apaisants … Aaaah … Ma tête se pencha instinctivement d'un côté. Il plia son bras pour me rapprocher de lui et passa l'autre autour de ma taille. Altaïr pivota et se laissa tomber sur le lit en m'emportant, se retrouvant au-dessus de moi. Position plutôt intimidante …

_ « On a à parler tous les deux … »

Je ne sais pas si le frisson qui m'avait parcouru à ce moment-là était un frisson d'excitation ou de peur ? … Je déteste cette phrase, elle ne m'a toujours apporté que des ennuis.

_ « Je … Je t'ai dit … ce qu'il en était pour moi, il cherchait ses mots, mes sentiments … Mais toi ? »

Oh merde … Attendez ! Il est aveugle ou quoi ? Bon et bien autant en profiter. Un sourire vilain apparut sur mon visage. Mon genou frappa son aine et il tomba légèrement plus sur moi, non sans un grognement de douleur. Nos visages n'étant plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre, je relevai la tête et l'embrassa.

D'abord il n'eut rien, puis je sentis ses lèvres s'étirer, il ricana et repris les miennes sans attendre. Mon cœur battait de plus en plus. L'assassin intensifie notre baiser, restant appuyé sur son avant-bras, juste à côté de ma tête et son autre main se glissait sur ma peau, sous mon haut. J'en frissonnais d'avantage. Dieux qu'il était doux, sensuel et subtile … mais dieux que je ne savais quoi faiiire ! Mais gâcher ce moment serait vraiment une ÉNORME erreur. Pourtant mes pains se mirent à bouger toute seules. Une dans son cou et l'autre passait le long de son bras taquin et curieux. Finalement nos doigts se nouèrent entre eux pour serrer la main de l'autre.

Mais il se bloqua d'un coup et se calma. J'avais fait quelque chose de mal ?

_ « Désolé, je ne voulais pas être trop brutal… Dit-il après s'être souvenu du conseil de Mélanie.

_ Du tout. Souriais-je, Altaïr … Je t'aime. »

Il sourit, se pencha au-dessus de moi et posa un petit bisou sur ma tempe en soufflant d'une voix grave et sincère : « Moi aussi. »

Il se posa près de moi. C'était la dernière fois que je pouvais le voir de si près. Je contemplais chaque trais de son visage. Notamment ses yeux perçant, si hypnotisant, envoutants et sexy…

Donc nous restions ainsi dans sa chambre. Altaïr ne voulait pas lâcher ma main. Ne pas pleurer. Je ne voulais pas gâcher nos derniers instants ensembles par des larmes.
Je posais ma main sur sa joue et caressais du pouce sa cicatrice à la lèvre si excitante lorsqu'on s'embrassait.
Ça allait être dur de reprendre le cour des choses après ce que nous avions vécu, Mel et moi. Mais on allait se soutenir et on pourrait surmonter ces épreuves. Même si je savais pertinemment que ce serait difficile.

Fin du point de vue de Winona.

Je suis assise sur les jambes de l'italien, j'aime bien cette position, dans ce qui est désormais, à mes yeux, sa chambre. On s'embrasse, on se câline, il me caresse le dos et la taille et je dessine ses muscles.
Mon nez est dans son cou, j'essaye de m'imprégner le plus possible de son odeur. Je fais tout ce que je peux pour me pas pleurer. Mais je suis pas prête. Pas tout de suite. Un jour ou deux de plus et je pourrais me faire à l'idée de ne plus le revoir. Mais pas maintenant.


Dans le salon, on avait remit le cube au dessus du dessous de plat. On était tous réunit autour de la table. Ils étaient vêtus de leurs tenues d'Assassin, ils étaient magnifiques ainsi. Imposant et majestueux, malgré le silence.
Je tenais la main d'Ezio dans la mienne. Il me regarda et se pencha pour m'embrasser une ultime fois.

Ses doigts me lâchèrent, mon cœur rata un battement, il me sourit et ensemble, tous les quatre posèrent leurs mains sur le cube.

Puis ce fut noir.