Heeeey ! Bonjour tout le monde ! Trop heureuse de vous retrouver ! Les vacances sont finies malheureusement... Mais pour affronter cette nouvelle semaine de cours : chapitre !

Merci pour vos reviews, vos follows/favorites ! :D

Disclaimer: Assassin's creed ne m'appartient pas, de même que Winona qui revient à Shirubahato (n'hésitez pas à aller voir ce qu'elle écrit)

Bonne lecture !


Puis ce fut noir.


Il faisait chaud. Très chaud. La lumière tapait contre mes paupières et j'étouffais dans mon tee-shirt.
Soit j'étais malade, soit mon chauffage à pété parce que c'est impossible qu'il fasse aussi chaud sous ma couette.

Me réveillant lentement, je constatais que je n'étais pas dans ma chambre, encore moins dans ma maison parce que d'autant que je me souvienne, y'a pas de sable près de chez moi. Et l'air n'est pas aussi sec.
Je me relevais, restant assise malgré tout.

Okay.
Bien.
D'accord.
Tout va bien se passer.
Oui, tout va bien se passer.

Je suis dans le désert total, et ce n'est pas une blague. Bon je ne suis pas seule mais je ne connais pas cet endroit et ça me fait peur. Je m'approche doucement des deux corps. Ça me rappelle le jour ou j'ai rencontré les Assassins. Je me souviens de ça. Mais lorsque le visage d'Ezio apparait dans ma mémoire, mon cœur se serre et une horrible envie de pleurer s'empare de moi.
Puis je découvre la tête de Connor. Ensuite c'est celle de l'italien que je discerne sous sa capuche.
Une joie incommensurable s'empare de moi aussi vite qu'elle disparait pour faire place au doute et à la peur.
Et s'ils ne se souvenaient pas de moi ?

Je n'ose pas envisager cette possibilité, même si elle est plus que probable.
J'arrive à me souvenir d'eux, alors peut-être que...

Ayant marre de me prendre la tête, je décide de secouer l'amérindien. Il grogne et se tourne sur le côté. Ses yeux papillonnent, par précaution je me suis reculée. Son regard croise le mien et s'y accroche. Il se redresse, je fais quelques pas en arrière. Il passe une main sur son visage.

_ « Kenway ? Je demande, incertaine »

Il semble étonné.

_ « Tu ne m'as jamais appelé ainsi, tout va bien ? »

Pour toute réponse, je me jette dans ses bras, beaucoup trop heureuse.
Puis un raclement de gorge me fait me retourner.

_ « Ezio ! »

Là c'est trop, je peux pas retenir mes larmes. Caro mio me serre dans ses bras en me murmurant des mots doux et Connor me frotte le dos.

_ « Tout vas bien bambina… Nous sommes là… Sèche moi ses larmes et fait moi un grand sourire. »

Je le regarde, essuie les perles d'eau salée et tente un sourire. Le résultat doit être pitoyable avec des yeux rouges.

_ « Voilà… C'est bien… »

Il m'embrasse le front et me réconforte encore un peu.

_ « Où sommes-nous ? Finit par demander l'amérindien

_ Je pense avoir une petite idée, mais je dois la vérifier.

_ Et c'est quoi cette idée ?

_ A vue de nez, j'dirais qu'on est en Syrie.

_ Dans le pays d'Altaïr et Malik ?

_ Et à leur époque aussi. Enfin je suppose.

_ Et comment est-ce qu'on les rejoints ? Je ne suis pas sûre qu'on soit bien accueillit sans eux à leur cité… Maysaf je crois…

_ Masyaf. Mais on ne sera pas obligé d'aller jusqu'à la citadelle. Les Assassins ont des bureaux dans chaque ville. Il n'y a qu'à trouver celui de Malik, à Jérusalem.

_ Et où ce trouve Jérusalem ?

_ Quelque part sur terre ? »

Ma réponse le fait soupirer tandis qu'Ezio sourit.

_ « Non franchement, aucune idée. Mai son va trouver. Vous avez un bon sens de l'orientation ?

_ Nous n'avons pas de carte bambina.

_ Eh bien, il doit y avoir une route. Il y a beaucoup de commerce, on trouvera bien un chemin ou un voyageur qui nous indiquera l'itinéraire. »

Après avoir vérifié que nous n'oublions rien, on se mit en marche.


Il fait chaud, j'ai soif, mal au tibia et horriblement envie de m'arrêter, alors que ça doit faire à peine dix minutes qu'on marche. Ou du moins c'est ce que je crois.
Du coup, je fais tout ce que je peux pour ne pas me plaindre.

On a finalement réussi à rejoindre une route, ou un truc qui y ressemble. Je sais pas où on va mais on y va, et j'ai qu'une hâte, c'est d'y arriver. Là-bas on pourra manger et se reposer ailleurs que sous se soleil brûlant.

Puis, peu à peu, les contours d'une ville se dessinent à l'horizon. Ou alors, c'est un mirage.

_ « Je suis pas la seule à la voir hein ?

_ Non bambina, tu n'es pas la seule.

_ Oh mon dieu merci, on va pouvoir manger ! »

J'accélère le pas rien qu'à l'idée d'avoir quelque chose sous la dent. Les deux autres me suivent, faisant de plus grandes enjambées.
Bon pas trop non plus parce qu'après ils me distancent et c'est pas leur but de me perdre au milieu de nulle part.

Une petite heure de marche supplémentaire, ou tout du moins ça en donnait l'impression, et nous arrivons enfin aux portes de la ville.

En se mêlant à un groupe de paysan, on les franchit. Les gardes ne nous remarquèrent pas. Sont vraiment con pour ne pas voir deux grands dadais recouverts de la tête aux pieds malgré la chaleur et une gamine qui fait tâche au milieu de ses corps bronzés avec sa peau couleur cadavre.

Une fois dans l'enceinte de la cité, on se mit en quête de nourriture. On est des Assassins, ça n'est pas très difficile de voler à manger. Faut juste qu'on trouve le marché, ou le quartier marchand, ou un truc dans le genre.
Et faut aussi qu'on sache où on est. J'espère vraiment qu'on est pas trop loin de Jérusalem et qu'on va vite trouver une trace d'Altaïr. Quoique… Trouver la trace d'un Assassin ? La personne la plus discrète du monde ? on est mal barré. Mais entre Assassin on peut bien arriver à se pister…
J'espère en tout cas.

Enfin arrivés sur une place marchande, on se met en chasse. Il s'avère que j'ai un excellent odorat pour pister tout ce qui est nourriture quand je crève de faim.
Slalomant entre les gens, je leur dérobe habilement leurs bourses, avec néanmoins un petit pincement au cœur car je sais qu'ils ne roulent pas sur l'or et que la famine est très présente dans les rues. Mais mon estomac est plus fort que ma raison. Au passage je pique quelques figues et rejoint Ezio et Connor qui ont arpentés une autre allée. On se planque plus loin dans une ruelle ombragée et nous déballons notre butin. Je partage mes figues avec eux. Je les écoutes à moitié, trop occupée à déguster le fruit le plus lentement possible pour profiter au maximum d'avoir enfin à manger.
Je vous ai dit que j'avais faim ?

_ « Ça à l'air de faire beaucoup d'argent. Souffle Connor »

Ouais ça à l'air de faire beaucoup d'argent, ou pas, mais le problème c'est qu'on à aucune idée de la valeur des pièces. Le mieux qu'on puisse faire, c'est essayer de retrouver Altaïr et Malik au plus vite avant qu'on fasse une grosse gaffe.


Peu à peu, les rues se vident aussi vite que l'après-midi arrive. On reste finalement dans la ruelle, bien à l'ombre et hors de vue des gardes sur les toits.
Ezio me permet de me reposer contre lui. Il fait tellement chaud et le voyage, que ce soit changer d'époque, que la marche jusqu'ici, nous a considérablement épuisé, et combiné avec la chaleur, pour des novices comme nous, c'est difficilement supportable.

Et même si les bras de mon italien apporte un peu plus de chaleur, je suis tellement bien dans son étreinte, appuyée contre son torse, son souffle dans mes cheveux négligemment relevé, que franchement je pourrais rester ainsi jusqu'à la fin de ma vie.

L'air est sec et s'est presque irrespirable, mais l'ombre qu'Ezio m'apporte rend la chose moins pénible.
Connor est à côté de nous, toujours sur ses gardes. Les habitudes ont la vie dure on dirait. M'enfin…

Je suis tellement fatiguée que je n'ai plus la force de garder les yeux ouvert, et peu à peu, je sombre dans les bras de Morphée.


La caresse volage d'une main sur mon ventre me réveille doucement. Je grogne car bien que ce soit agréable, Morphée m'appelle toujours et je n'ai qu'une envie, le rejoindre. Un rire résonne contre mon oreille. Visiblement y'en a un qui refuse que je me rendorme. Du coup je grogne à nouveau.

_ « Aller debout principessa. »

Ses bras passèrent sous mes aisselles et m'aida à me relever.
La nuit tombait, l'air était plus frais et les rues étaient à présent envahies de personnes.

_ « Tu as faim ? Connor est allé se renseigner sur cet argent et en a profité pour dérober de la nourriture.

_ J'ai dormi longtemps ?

_ Au moins deux bonnes heures. »

Je me tournais vers lui et me haussais sur la pointe des pieds pour quémander un baisé. Baisé qu'il m'accorde généreusement après s'être baissé et avoir prit mon menton entre ses doigts.

_ « Ume ihée d'où on a aherrit ? Demandais-je la bouche encore pleine de datte »

Bon vu leur tête, je suis bonne pour me répéter. J'avale bruyamment, manquant de m'étouffer.

_ « Une idée d'où a atterrit ? »

Connor secoue la tête de gauche à droite en buvant une gorgée d'eau. Il me passe ensuite la gourde pour que je puisse boir à mon tour.

_ « Il faudrait que vous demandiez la route pour Jérussalem.

_ Pourquoi pas toi ? Tu es plus renseignée que nous. Répond l'amérindien

_ A cette époque, les femmes n'ont pas beaucoup de droit. Surtout que je ne suis pas voilée, tout ça tout ça. Et surtout que je ne passe pas inaperçu. »

Effectivement, en jean et débardeur, je fonds pas vraiment dans le décor. Faudra que je pense à voler des vêtements. Masculin de préférence.

J'espère que tout ce passe bien pour Wino. J'espère qu'elle à eu la chance de se réveiller en compagnie d'Altaïr et Malik, et qu'elle n'est pas toute seule, perdue dans le Moyen-Orient.
Mon dieu, je suis en train de stresser ! Du calme Mel, du calme. Elle sait se débrouiller elle est forte et peut se défendre en cas de problème.
Raah fait chier !
Mon côté mère poule ressort ! Et si je ne suis pas sûre et certaine que tout le monde va bien, je ne vais pas pouvoir me détendre ! Je suis en train de m'inquiéter pour Altaïr, c'est pour vous dire !

Ezio semble ressentir mes angoisses puisqu'il me prend dans ses bras.

_ « Ça va aller. Me murmure-t-il à l'oreille, Tout va bien se passer. On va les retrouver très vite. »


Les nuits sont fraîches en Syrie. Vraiment très fraîche.
Je sens que je vais encore attraper un rhume. Pourquoi est-ce que je tombe toujours malade quand il fait très chaud et que c'est quasi improbable de choper un virus ?

On a veillé toute la nuit, prenant des trucs de garde chacun notre tour.
Puis Ezio est allé voler quelques fruits au marché pendant que ''j'empruntais'' des vêtements sur une corde.

A présent, Connor mange, ainsi que l'italien mais celui-ci ne peut m'empêcher de me regarder me changer. Je suis dos à eux, et j'essaie d'aplatir le plus possible ma poitrine sous les yeux déçu de caro mio qui l'appréciait beaucoup ma poitrine. C'est pas une partie de plaisir mais je fais tout ce que je peux pour ressembler à un homme. Ou à un garçon vu ma taille et ma constitution.
En tout cas, hors de question de couper mes cheveux pour parfaire le look ! Un chignon et une capuche feront amplement l'affaire. Surtout qu'Ezio m'en aurait empêché. Un sacrifice mais pas deux !

Après une question posée gentiment par Ratonknhàké:ton à un vieux monsieur, enfin autant que Connor puisse être ''gentil'' quand il pose une question parce qu'il fait vraiment peur quand il s'y met, on apprit qu'on était à seulement deux jours à cheval de Jérusalem.

Connor doit faire aussi peur que Malik quant ils sont énervés. Vous avez crut que j'allais dire qu'Altaïr était flippant en colère ? Il me fera JA-MAIS peur.

Mais je m'égare. Revenons à nos moutons. Après avoir vérifié qu'on oubliait rien, on a exercé notre passion préférée, c'est-à-dire le vol de chevaux.
Ayant déjà fait de l'équitation par le passé, il n'y eu pas de problème.

Et de toute façon, moi aimer tout les animaux du monde. Du lion jusqu'à l'araignée. Mais pas les moustiques, faut pas pousser non plus.

Du coup, on a passé tout le reste de la journée à cheval, faisant quelques pauses pour nos montures.
Le paysage est très répétitif, parfois interrompu par un petit village ou des marchands se rendant eux aussi à Jérusalem.

La nuit tombe, on s'est arrêté pour établir le camp pour la nuit. Nos compagnons à quatre pattes sont attachés à un arbre et Connor a réussi à faire un feu. Ça repoussera les animaux mais peut-être pas les voleurs.
On consomme également nos dernières réserves, espérant que les dires du vieillard soient justes sinon on est bien dans la merde. De toute façon, on a pas pu emporter beaucoup de vivres.

Bilan des deux premiers jours en terre inconnues : il fait trop chaud le jour et trop froid la nuit. Les seuls moments avec une température acceptable sont le matin et le soir et sont malheureusement trop court.
En plus j'ai horriblement mal au bassin et j'arrive plus à marcher normalement. J'vous dis pas les courbatures que j'vais me taper demain.
J'espère en tout cas que Winona s'en sort mieux que moi.


Les premières lueurs me réveillent. Connor dort encore, en même temps il a prit le dernier tour de garde alors c'est normal. Ezio est, en revanche, déjà levé et attise les braises.

Je m'installe silencieusement à ses côtés. Il se penche pour notre baisé du matin, puis je cale ma tête contre son épaule. C'est fou, bien que notre relation ne soit pas très vieille, nous avons déjà prit des habitudes routinières. Ses doigts se mêlent aux miens, tandis que nous fixons le feu. Du moins se qu'il en reste.

_ « Bien dormi ? Chuchote-t-il

_ Oui et toi ? Réponds-je sur le même ton

_ J'ai rêvé de toi. »

Il a se sourire charmeur qui m'indique très bien de quelle façon il a rêvé de moi. Je lui donne une tape sur l'épaule alors que je l'embrasse tandis qu'il m'attire entre ses jambes. Je me hisse sur mes genoux, si bien que je le dépasse légèrement, nos lèvres ne pouvant se séparer. Ses mains se posent sur mes hanches puis ses doigts se glissent…

_ « Hum hum… Nous interrompt Connor en se raclant la gorge »

Je m'empourpre immédiatement et retourne aussi vite sur le sol. Mon idiot d'italien ne peut se départir de son sourire fier de lui.
Des fois il m'épuise.

_ « Pouvons-nous reprendre la route ?

_ Oui… Oui bien sûr… »

Je suis tellement gênée que je me mets à balbutier en lui répondant.
Une fois nos montures scellées et harnachées, Ezio ''m'aide'' à monter à cheval, bien que je sois parfaitement capable de le faire toute seule, je le laisse faire, j'aime autant que lui ses mains sur mes hanches.

Nous reprenons ensuite la route de Jérusalem.


Je me réveillais enfin, ouvrant les yeux péniblement, il faisait sombre. Mais très vite ma vue s'y habitua. Je me trouvais dans une pièce que je ne connaissais pas, les murs étaient couleur vieux crème et j'étais installée dans un ensemble de coussins et de draps posés à même le sol. Une odeur pimentée flottait dans l'air. En me redressant, ma première action fut d'appeler mes amis.

_ « Mélanie…? Altaïr, Malik ? …Ezio…Connor ? Appelais-je tout doucement.

_ Tu es réveillée ? »

Cette voix provenant de derrière moi… C'était celle d'Altaïr !?

Me retournant vivement je prononçais à nouveaux son nom. Au fond de la salle, il se leva de la chaise sur laquelle il était assis et vient s'accroupir devant moi.

_ « Ne t'inquiète pas, je suis là. Tu n'es pas perdue. Me rassura-t-il, On est au beau milieu de la nuit, tu devrais te reposer encore un peu…

_ Et Mélanie !? Et les autres, où sont-ils ? »

J'avais un mauvais pressentiment, la salle était grande, alors pourquoi étais-je la seule à y dormir ? Le regard de l'assassin s'assombrit légèrement.

_ « Malik est dans le bureau d'à côté. Mais pour les trois autres ils ne sont pas avec nous… »

Un malaise des plus désagréables s'installa en moi, il fallait que je vois Malik ! Que ça me rassure un minimum.

_ « Je veux le voir…

_ Pas de problème. Sourit le syrien et se dirigeant vers la porte. »

Il passa la tête dans l'ouverture et se mit à parler. Se décalant sur le côté il laissa entrer le manchot, sourire aux lèvres, qui vint s'assoir près de moi.

_ « Malik ! Où est-ce qu'on est ?

_ La vraie question serait ''quand''? Me dit-il »

Ce fut alors que je compris… Le cube les avait bien ramenés chez eux, mais il nous avait prises aussi, Mélanie et moi.

_ « Et… Et Mel !? Ezio et Connor ? M'inquiétais-je

_ Nous ne savons pas… Quand je me suis réveillé, il n'y avait que vous deux avec moi. Mais si le cube nous a ramené à nos époques et que tu es avec nous … Mel doit être avec l'un d'entre eux à leur époque, ne t'inquiète pas trop… »

Il me tendit un biscuit en me souriant tendrement, je devais leur faire pitié à m'inquiéter comme ça, face à eux, grand assassins. Mais je le pris et le mangea.

_ « On est là, on va t'aider. Alors repose toi et demain on s'occupera de te fondre dans le décor, tu veux ? Dit-il calmement.

_ Oui, je suis désolée, je ne me sens pas très bien…

_ Je te rassure, nous étions pareil à notre arrivée dans votre époque ! S'exclama Altaïr. »

Quand Malik se releva je m'allongeai sur le côté et Altaïr le raccompagna à la porte. En revenant sur ses pas j'interpelai l'assassin, me sentant un peu seule.

_ « Mais et vous ? Vous de dormez pas ?

_ Malik doit travailler sur une carte et moi je n'ai pas particulièrement sommeil. Me répondit le châtain pensif. »

Je lui fis signe de se rapprocher comme pour lui dire quelque chose. Il se mit à genoux derrière moi, j'insistais pour qu'il se rapproche encore plus. Il se pencha un peu plus, mais je continuai. Quand il fut juste au-dessus de moi, je lui attrapais vite le bras et le fit passer au-dessus de moi, le déséquilibrant pour qu'il tombe sur moi. Je le gardais fermement contre moi.

_ « Très bien. Soupira-t-il, je reste là. »

J'avais hésité un moment avant d'agir. Notre relation est quelque peu étrange, certes on s'est déjà avoué nos sentiments ou embrassés mais… il y a un truc qui bloque, pourtant. Tous le monde est au courant, Malik est consentant. Je me demande pourquoi je réfléchis autant. La vérité, ils étaient tous rentrés chez eux, et tout ceci n'est qu'un rêve. Je m'en souviens très bien. Alors autant en profiter et ce fut dans les bras d'Altaïr que je m'endormis, le sourire aux lèvres.

Enfin je sortis de mon sommeil, bien sûr je ne sentais plus Altaïr près de moi, enfin réveillée pour de vrai… ou pas. En observant autour de moi, je me rendis compte que j'étais toujours dans cette même salle, ce même lit … alors ce rêve continuait ? Mon attention fut déviée sur des bruits étranges, provenant du « bureau » de Malik. On criait, avec énervement, c'était violent ! Très vite je me redressais et accourut vers la porte que j'ouvris en fracas. Mes deux amis Syriens se trouvaient au sol, trois hommes debout devant eux, le plus imposant leur criait après et il fila un coup au châtain qui gémis de douleur.

_ « Altaïr ! Malik ! M'écriais-je en me précipitant dans leur direction. »

J'armais mon poing, dévisageant le plus salement possible l'autre brute, prête à le frapper. Mais le manchot m'attrapa la cheville et la tira en arrière, me faisant chuter sur l'autre Assassin, qui, se remettant du choc contre son crâne, m'agrippa le bras pour me maintenir au sol.

_ « Ne bouge plus ! Dit le premier.

_ Ne frappe pas sans réfléchir sombre idiote ! »

Et c'est lui qui me dit ça… ?

_ « Altaïr ? Mais …

_ Regarde-les ! Cria-t-il le visage sérieux. »

Son regard énervé me fit frissonner de peur, je relevai donc la tête vers les hommes debout devant nous. Ils étaient tous les trois coiffés d'une capuche et munis d'armes identiques à celles des deux assassins à côtés de moi. Le plus imposant, juste face à moi, me dévisagea l'air meurtrier. Complètement perdu je fixai mon ami manchot pour lui demander des explications. Ce rêve était vraiment étrange.

_ « Ce sont nous supérieurs… enfin temporairement. Me dit Malik.

_ Tu es vraiment débile Gamin ! Si c'est une espionne des templiers tu es en train de … !

_ Elle n'est pas notre ennemie ! Le coupa sèchement Altaïr. Elle n'est pas templier … mais une Assassin. »

Cette annonce coupa mouche tout le monde. Pour justifier ce qu'il disait –qui était ,si je puis dire, à moitié vrai-, le châtain me fit un signe de la tête, et timidement je tendis ma main gauche présentant bien visiblement la marque noire des assassins à mon annulaire.

La tension descendit de quelques crans, mais le « chef » restait bien trop méchant. A leurs époques ces dessins sur la peau n'existent pas et je n'ai pas du tout une tête de Syrienne.

_ « D'où viens-tu ? »

Voilà j'avais raison ! Alors comment lui dire en toute délicatesse que je viens du futur et qu'il est dans un de mes rêves … Non c'est strictement impossible.

_ « Je … je viens d'un pays plus à l'Est » Réussis-je à dire le plus spontanément possible. Visiblement pour lui je n'étais pas assez convainquant. Il regarda mes deux amis qui eux restaient des plus sérieux. Il se tut intérieurement, ils devaient être bien plus convainquant que moi, visiblement …

Heureusement pour nous.

L'homme se rapprocha du bureau et observa le plan en cour de réalisation de manière très minutieuse et concentrée. Il gratta la barbe qu'il portait du bout des doigts et fit signe à ses deux acolytes de le rejoindre.

_ « Bon … Je vous laisse demain jusqu'au soleil couchant pour me l'apporter à Masyaf. »

Puis il sortit assez rapidement de la salle.

Malik se rassit en tailleur, pensif et souffla toute la tention et le calme qu'il avait gardé dans une longue expiration. Altaïr, bien plus impulsif, se releva brusquement et partit dans une autre salle en se frottant l'arrière de la tête, agacé. Pour ma part, bien trop perturbé par tout ce remue-ménage de bon matin, je restais plantée à les regarder. L'assassin à côté de moi ressentit mon malaise et me tendit un biscuit. Je le pris en souriant timidement, mais ne put m'empêcher de râler.

_ « Je ne suis pas une gamine, on ne m'amadoue pas avec des petits-gâteaux.

_ Pourtant ça marche, regarde, tu as souri. Ricana-t-il. »

Je pouffais en rougissant, honteuse, mais vite je me repris.

_ « Quel rêve étrange …

_ Un rêve ? … Non Winona, c'est la réalité.

_ Qu- … ? »

Mon cœur se serra d'un coup à la vue du visage sincère et légèrement inquiet de Malik. La plus grosse vague de stress que je n'avais jamais ressentie au paravent me parcourut tout le corps jusqu'à la pointe des cheveux.

_ « C-ce n'est pas …possible ! Bégayais-je … Mais vous avez touché le cube !

_ Oui, mais quand nous sommes revenu tu étais là aussi.

_ Mais alors, tout ce qu'il c'est passé depuis mon réveille aura vraiment un impact sur la suite ?

_ Bah bien sûr.

_ Alors Mélanie et les autres sont vraiment ailleurs !? »

Le stress en moi ne faisait que monter, ma voix comme mes mains tremblaient, mon cerveau fonctionnait à mille à l'heure : comment allais-je rentrer … J'avais bien trop des questions dans ma tête, je me récapitulais chaque geste, chaque mot… Moi qui croyais ne plus jamais les revoir …

_ « Donc … Vous êtes toujours là ? Avais-je pensé à voix haute.

_ Oui, en chair et en os, ne t'inquiète pas.

_ Vous êtes … Toujours … là … »

Mon souffle se coupa, comme le reste de mon corps, seul un petit gémissement s'échappa de ma gorge. Complètement désemparée, je perdis violement toute force et m'effondra au sol, un énorme sanglot s'arrachant enfin de mon cœur. Très réactif, Malik suivit le mouvement, il s'agenouilla face à moi pour me rattraper m'évitant le choc, il me serra contre lui, tentant de me réconforter, bien qu'il ne devait pas vraiment comprendre ce qui m'arrivait.

Mon esprit me revint, ayant besoin d'une accroche je passai mes bras autour de sa poitrine ce qui lui permis de me frotter tendrement le dos de sa main unique.

On resta ainsi pendant un long moment. Pourtant, une fois calmée il ne me lâcha pas tout de suite, comme si lui-même, il voulait se rassurer en me serrant contre lui, pour se persuader que je sois bien là. Finalement il se releva en me souriant, mais tout de suite il tourna la tête vers la porte qu'avait refermée Altaïr derrière lui. En se dirigeant vers son bureau il s'adressa à moi.

_ « Peux-tu aller voir s'il est toujours là ?

_ Toujours … ?! »

Prise d'une bouffée de panique je me précipitai sur la porte et l'ouvrit à la volée. Personne … Ma tête tomba toute seule, je l'avais énervé à ce point ?

_ « Ne t'inquiète pas, il a sûrement dû aller chasser des Templiers pour se calmer. Dit Malik calmement. »

Il semblait tellement serein, ça me détendit également. Cet homme peut vraiment avoir des attitudes contagieuses … ça ferait presque peur tient !

Je me mis à rire toute seule. Il me fixa étrangement, et sourit, visiblement heureux de me revoir sourire à mon tour.

Trois chocs contre le bois de la grande porte d'entrée retentirent.

_ « Qui ça peut bien être encore ? »

Malik se leva et alla ouvrir à une jeune femme au teint basané, tout juste grillé, deux yeux sombres et un sourire charmeur.

_ « Ahisha ? Que fais-tu ici ?

_ Bonjour, paix et sérénité Malik ! Je viens pour le ravitaillement ! S'exclama-t-elle en entrant, une caisse garnie dans les bras. Tu veux bien prendre les deux autres ? »

Le brun de pencha vers l'extérieur pour récupérer une par une, à cause de son bras manquant, les deux grosses caisses aussi remplies, voir plus, que la première. Quand le jeune syrienne se redressa, elle sentit ma présence et se retourna vers moi.

_ « Oh ! Bonjour, tu es nouvelle ?

_ Heu… Je restais boquée mais elle se rapprochait de moi.

_ Waouh ! Ils sont marrant tes cheveux et ta peau est claire !

_ Comparé à nous c'est sûr ! Rajouta Malik, Elle vient d'ailleurs.

_ Une étrangère ! Génial ! Ah et … Il est où mon Altaïr ? »

A l'évocation de ce pronom possessif, je sentis mon cœur se bloquer d'un coup.

_ « Il est sorti. Dit Malik, il ne rentrera pas avant un moment.

_ Dommage. Bon je me sauve, à la prochaine !

_ Attend ! L'arrêta le manchot, Tu pourrais lui trouver de vêtements pour demain ?

_ Hum … Bien sûr ! Sourit-elle en se plaçant à côté de moi, Parfait ! Pile ma taille ! Aller, à demain vous deux ! »

Puis elle sortit plus vite qu'elle n'était arrivée.

Mon ami retourna à son bureau et je le suivis sans un mot. Mon silence durant un moment, ça l'intrigua.

_ « Tout va bien ? Tu ne dis plus rien. C'est Ahisha qui t'impressionne ?

_ Heu … Malik ?

_ Oui ?

_ Cette Ahisha … elle a dit « mon » Altaïr … elle est qui pour lui ? Demandai-je en tournant la tête.

_ Ah, il ne te l'a pas dit ? C'est sa fiancée.

_ QUOIII !? »

Je restais abasourdie. Il m'annonçait ça avec un tel sérieux.

Mais il baissa la tête, je vis ses épaules frémirent, puis il glissa sa main dans sa nuque et explosa de rire. J'haussais le sourcil, désemparée.

_ « Si tu avais vu ta tête ! Hahahaha ! Ce n'est qu'une amie pour nous ! … Mais dis-moi, tu nous as pas fait un pique de jalousie, là ?

_ Ah ! … N-non …

_ Et bah zut … je ne pensais pas que tu étais aussi sérieuse avec Altaïr. »

Je ne répondis pas, regardant mes pied, honteuse. Bien sûr que je suis sérieuse … je ne suis pas du genre à m'intéresser à des chimères.

_ « Hey ! »

La voix de mon ami me tira de mes lamentations intérieures.

_ « Au lieux de bouder comme une enfant, sourit-il, Tu veux venir m'aider à terminer cette carte au plus vite ?

_ Hm … Avec plaisir !

_ Bien alors commence par récupérer les deux rouleaux en haut à droite de la pile, et un pot d'encre. »

Je souris et acquiesça d'un hochement de la tête avant de me hâter à la tâche.


Alors qu'on passait les portes de la ville, j'essaya tant bien que mal de me souvenir du chemin jusqu'au bureau, n'ayant jamais joué au premier jeu. J'ai juste vu une ou deux vidéos, il y a trop peu de temps pour que je me rappelle. Du coup, toujours entourée d'Ezio et Connor, on s dirige vers une ruelle moins fréquentée par les soldats et par les habitants. Finalement on débouche sur une impasse, et après un dernier regard vers la rue pour être sûr que personne ne nous est remarqué, nous grimpons tout les trois agilement sur les toits.

Un peu à l'instinct on part à la recherche de Malik en prenant garde aux archers postés à la même hauteur que nous. L'italien me passe sa dague par précaution mais ne semble pas vouloir me laisser me salir les mains.

Un mouvement à ma droite au loin attire mon attention. Pour mieux observer je m'arrête dans l'ombre d'une palissade de bois.

Y'avait pas un garde là-bas, y'a cinq minutes ? Visiblement si puisque de là où je suis j'aperçois des pieds. Puis mes yeux captent un geste furtif. Une silhouette en tunique blanche file en direction d'un autre garde un peu plus loin.

_ « Hey… J'interpelle le plus silencieusement les garçons pour me pas nous faire remarquer »

Du menton je leur désigne ce que je regardais il y a quelques secondes. Après une rapide observation, ils sont du même avis que moi. C'est un Assassin. Plus qu'à espérer que se soit Altaïr ou qu'il ne nous remarque pas dans le cas échéant.

Et c'est comme ça qu'on c'est mit à traquer une dangereuse personne. De mon point de vue du moins. Si ils sont tous aussi brutaux que l'autre syrien, on est pas sorti de l'auberge. Pour ma part je resterais planquée dans les toilettes.

Bon, visiblement notre ''cible'' ne nous à pas remarqué, obnubilé par sa partie de chasse, ou de défoulement, au choix. Et alors qu'il se détourne de sa nouvelle victime, mes yeux de lynx remarquent quelque chose. Une cicatrice. Je la reconnaitrais entre mille, j'ai la même qui passe son temps à me mâter le derrière.

_ « C'est Altaïr ! Soufflais-je

_ Comment tu peux en être sûre ? Me demande amore mio »

Je désigne sa cicatrice.

_ « Faîte-moi confiance ! »

Je m'approche lentement du syrien. Il n'a pas l'air de bonne humeur et j'ai pas envie de me prendre un coup. Je tente un appel mais il ne réagit pas. Après plusieurs tentatives, je pers patience et attrape la première chose qui passe à ma portée.

A défaut de pouvoir soulever Ezio qui me colle un peu trop, je porte mon choix sur un petit caillou qui traine à mes pieds. Avec toute la force dont je suis capable, c'est-à-dire pas beaucoup, je le lance en direction du novice en priant une intervention divine pour qu'il passe dans son périmètre. Et chose improbable, mon souhait est exaucé !
Il tourne enfin la tête vers nous et je le vois qui fronce les sourcils malgré sa capuche.

Oui, quand tu deviens Assassin, tu acquières un super pouvoir qui permet de voir les expressions à travers les capuches.

On se rejoint rapidement et apparemment il a trouvé une nouvelle victime sur laquelle passer ses nerfs. Moi.

_ « Non mais ça va pas la tête ? Me hurle-t-il presque dessus alors qu'il essaye d'être le plus discret possible pour ne pas nous faire remarquer »

Tu es un paradoxe à toi tout seul mon grand ! Tu essayes d'être discret alors que tous les gardes dans un rayon de 500 mètres sont à terre. Doit y'avoir un faut contact entre deux de ses neurones dans sa p'tite tête. Mais je fais aucune remarque sous peine d'envenimer les choses. Et avec la température ambiante j'ai absolument pas envie de rester là.

_ « Le bureau de Malik est loin ? Que tu puisses au moins m'engueuler à l'ombre et au frais.

_ Ouais par là… Grogne-t-il en désignant une direction du doigt »

J'acquiesce et on se remet en route, cachant les cadavres pour ne pas alerter les autres et surtout pour ne pas compromettre le bureau.

Lorsqu'enfin on y arrive, j'avise la distance qui me sépare du sol d'un œil inquiet. Altaïr atterrit, vite suivit d'Ezio près à me rattraper.
J'ai bien vu que l'autre idiot se prépare déjà à se moquer de moi parce qu'il sait que les réceptions c'est pas encore mon truc. Sur de l'herbe ça passe mais pas là.
Et en bon esprit de compétition, je suis bien décidée à lui montrer que je suis pas si nulle que ça.

Je m'élance, me prépare mentalement au choc puis atterrit souplement. Le temps que ça monte au cerveau, que oui j'ai réussis et le temps que la douleur parcourt mes nerfs pour arriver au centre de contrôle, je me laisse tomber contre le sol. Mes chevilles n'ont pas tenues. Je sais que c'est passager et que c'est pas bien grave mais bon dieu qu'est-ce que ça fait mal !
Et l'autre qui ricane ! Toi aussi tu te vautrais à tes débuts ! Novice !

_ « Ça va bambina ? S'inquiète l'italien

_ Ou… Ouais… Soufflais-je »

Connor se plaça à ses côtés et tout les deux m'aident à me relever.
A peine debout, une furie brune me fonce dessus. Winona se jette sur moi et m'enlace viscéralement. Son étreinte est tellement forte que je lutte pour rester verticale.

_ « Meeeel ! Ça va ? Tu n'es pas blessée ? »

Elle m'inspecte sous toutes les coutures. Elle est tellement paniquée.

_ « Eh bien… Tu viens de me broyer les côtes mais sinon je crois que ça va… »

Je m'inspecte également , je retire la poussière de mes vêtements au passage puis reporte mon attention sur elle.

_ « Et toi ça va ? Ils t'ont pas fait de mal ? Il n'y a pas eu de problème ?

_ Eh bien… »

Elle détourne le regard. En fond je vois qu'Altaïr n'est pas aussi fier. D'un signe de la tête elle m'invite à passer dans l'autre partie. Mon expression et mon état d'esprit passent de joyeux à inquiétés. Je veux savoir ce qui s'est passé mais en même temps je ne suis pas pressée de le découvrir parce que je sais que ça va pas me plaire.

Je la suis tandis que Malik passe de l'autre côté de son bureau en bois recouvert de carte et parchemin. Je l'enlace et il me répond de même. Wino salue les garçons avec une tape sur l'épaule pour Ezio et un câlin pour Connor.

Toujours sans un mot je rejoins mon italien qui c'est assis dans un coin.
Une fois que tout le monde est bien installé, Wino débute son récit.

Connor et moi restons impassibles même si je laisse quelques grognements m'échapper. Mais l'homme qui est derrière moi n'est pas aussi calme que nous. Ses bras sont passés autour de ma taille et se resserre en m'attirant contre lui lorsqu'un passage ne lui plait pas. Je pose mes mains sur les siennes et fait de petite pressions de mes pouces en massant légèrement. Ça a le mérite de le détendre un peu.
Evidement notre moral rejoint rapidement le leur et on a tous qu'une envie, les assassins pour leurs paroles. Mais nous savons que ce n'est pas un bon choix de se mettre à dos des Assassins et certainement la confrérie.

_ « Donc on va devoir aller tous ensemble à Masyaf ? Il faut les prévenir pour le cube. S'il est encore dans la nature tout le monde est en danger ! »

Ils sont tous d'accord avec mes propos. Ce n'est pas forcément de plein gré mais on se doit de les avertir et avoir un peu d'aide n'est pas de refus. On a besoin du cube plus que tout pour rentrer. Même nous, nous ne connaissons pas l'étendue de ses pouvoirs mais je suis sûre d'une chose, il ne sera en sécurité qu'en notre possession.

Le silence s'abat sur nous. Il y a de la fatigue et une certaine appréhension mêlés.

_ « Reposez-vous, vous avez dû faire de la route jusqu'ici. Nous aviserons ce soir. Déclare Malik en retournant à son travail. »

Il attire tout de suite mon regard et semble le comprendre.

_ « La salle de bain est au fond à gauche. C'est plus… rustique que chez toi. Winona te montrera.

_ Génial ! Merci ! Je vais enfin pouvoir me laver !

_ Je peux venir avec toi amore mio ?

_ Tu n'en profite déjà pas assez ?

_ Cela veut dire non ?

_ Cela veut dire non. »

Je lui souris et l'embrasse avant de me laver et de suivre Wino. Je sais pas encore ce qui c'est passé entre elle et Altaïr, si elle veut m'en parler c'est à elle de le faire, j'irais pas m'en mêler. Du coup je lui raconte mon voyage.