Chapitre 111 : Angoissante attente
Percy regardait les ténèbres qui recouvraient le monde devant lui. Dans le lointain à l'est, il pouvait commencer à deviner l'aube grisâtre qui marquerait le début de cette longue et éprouvante journée. Vu la bataille qui se profilait à l'horizon, il ne doutait pas que ce nouveau jour à peine né, marquerait son existence à jamais. Si il y survivait. Comme tout ceux qui prendrait part à cette confrontation, Percy sentait que cette journée marquerait les esprits. Et pour tout ceux qui y survivraient, il y aurait la vie d'avant et celle à reconstruire après. Il inspira plusieurs fois et referma la fenêtre pour se diriger vers le bureau du directeur où avait été installé leur plan de bataille et la disposition de leur troupe.
Il était seul dans le bureau de Minerva. Funestar avait raccompagné chacune des personnes qu'il avait désigné pour l'épauler en bas de l'escalier en colimaçon, mais le langue de Plomb ne tarderait pas à remonter. Percy lui avait pourtant conseillé d'aller prendre un peu de repos. Il avait dû donner ce conseil à tous d'ailleurs, remarqua-t-il un sourire ironique sur les traits fatigués de son visage. Et pas un qui ne semblait se décider à le suivre. Même pas lui. Il était désormais trop tard. Ses troupes allaient devoir faire face à l'ennemie dans un peu moins d'une heure d'après leurs estimations.
Il eut une grimace autant désabusée que contrariée. Pouvait on vraiment parler de troupe quand une partie de leur effectif était composé d'adolescents même pas encore diplômé, ou à peine, de leurs écoles respectives ? Pouvait il se montrer vraiment serein quand parmi ceux qu'il envoyait au devant de l'ennemie se tenaient ses propres frères ?
Il aurait voulu avoir l'optimisme naïf de croire que tout se passerait bien. Il aurait voulu croire que leur volonté à défendre le bien suffirait à leur épargner la douleur et la mort. Mais il ne l'était pas. Et si aucun doute quand au bien fondé des décisions qu'il avait prise avec ses généraux pour optimiser leur chance de victoire ne transparaissaient sur son visage, son cœur et son esprit se tordaient d'angoisse, l'empêchant de profiter des quelques instants de repos qui lui restait avant le début des hostilités.
Et il savait qu'il devait en aller de même pour chaque personne engagées dans cette lutte qui marquerait un tournant définitif dans l'avenir du monde magique.
Il jeta un regard à la carte sous ses yeux. Grâce aux sorts posés par les aurors pour assurer la sécurité du parc de Poudlard lors du concile, il avait été facile de mettre en évidence les positions occupé par les troupes de Voldemort. Il avait donc devant lui une espèce d'échiquier ou les soldats de chaque camps étaient représentés par une figurine.
Parmi les troupes servant le Lord, ils avaient mis en évidence la présence d'élementalistes et de loups-garou. Ainsi que quelques dizaines de mangemorts dispersé de ci de là. Les mages liés aux éléments se tenaient très prêt de la position centrale occupé par le Lord. Ils devaient lui servir de garde rapprochée et de troupe d'élite. Les loups-garous quant à eux occupaient le poste déterminant de l'avant garde et se tenait sur le flan opposé des autres troupes de Voldemort. Certainement pour tenter une diversion ou tenter de déstabiliser les défenses en osant une attaque massive sur plusieurs front. Voldemorts faisait encore suffisamment confiance à Greyback pour malgré l'absence de la pleine lune gérer ses sbires et les contraindre à se déchaîner sur ceux qui oseraient se mettre en travers de son chemin.
Contrairement aux Mangemorts. Voldemort n'avait plus confiance en ses fidèles de la première heure. Ils donnaient l'impression vu la manières dont ils étaient disposés de n'être que de la piétaille que le Lord était prêt à sacrifier pour évaluer les forces en présence. Percy savait bien cependant que tous les mangemorts ne se trouvaient pas là et qu'il ne fallait sous estimer en rien leur combativité. La plus grande partie des suivants du Lord avaient été dépêché sur le Chemin de traverse pour y mener une attaque massive sur le ministère dans le but de le faire tomber et de créer la panique dans la population. Et peu importait comment les considérait leur Leader, chacun d'entre eux était tout aussi dangereux que n'importe lequel des autres sorciers se trouvant sous les ordres de Voldemort. Pire même ils étaient pour la plus part des hommes acculés devant un mur qui ne leur offrait d'autre échappatoire que la victoire ou la mort sur ce champ de bataille.
Percy se frotta le front avec anxiété essayant de chasser la migraine qui martelait sous son crâne depuis qu'il avait pris les rennes de l'organisation de la défense de Poudlard. Mais cette tension sous son crâne n'était pas uniquement dû à l'angoisse et à la pression qu'il ressentait à savoir tous les espoirs des autres centré sur lui et les ordres qu'il leur donnait pour gagner cette bataille. Une partie était dû à la connexion qu'il avait établis avec Ron et qui lui rappelait pourquoi son plus jeune frère était un impétueux griffondor. Ron s'impatientait dans son coin et l'attente commençait à peser sur son esprit frondeur.
Grâce à lui, Percy pourrait se tenir au courant de l'avancé de la bataille et donner les ordres de manœuvres pour parer toutes les offensives ennemis. Ensemble avec les autres généraux, ils avaient tenté de penser et d'envisager tous les mouvements que le Lord sombre pourraient mettre en place pour déborder leur propres forces défensives. Mais grâce à Ron, il ne se laisserait pas prendre au dépourvu par les attaques des soldats ennemis et serait capable de réagir plus rapidement aux manœuvres ennemis ce qui suffirait peut être à faire la différence. Tout du moins Percy l'espérait.
Et puis il lui avait appris que Natsume et le gros chat prendrait part à leur manière à la bataille et ce qu'ils envisageaient de faire leur ôterait une épine du pied. Si comme Ron l'avait annoncé, le jeune japonnais et le yokai arrivaient à trancher les liens des pactes entres les élémentalistes et l'élément auquel ils étaient lié, cela affaiblirait grandement leur puissance et enlèverait un avantage qui aurait pu être décisif aux alliés du Lord.
Le lord avait malgré tout l'avantage du nombre. Tous avait convenue que Poudlard était la place à défendre. Bien évidemment Amélia Bones et Scrimgeours, prevenu et informé par cheminette, avaient promit de tenir non seulement le ministère mais aussi le Chemin de Traverse avec les moyens à leur dispositions. Les gobelins par l'intermédiaire de Scalbeck et Wereck avaient assuré qu'ils aideraient de leur mieux à défendre la rue commerçante. Et que Gringotts était prête à servir de refuge à tous ceux qui ne pourraient quitter les lieux avant le début de la bataille.
Cette entre-aide entre sorcier et gobelin autant était elle la bienvenue, autant elle mettait à mal plusieurs décennies de dédain et de mépris entres les deux races. Elle brisait plusieurs traité de non ingérences chez les deux partie mais Amélia Bones avait rejeté toutes les objections politique dans un geste fort peu commun pour une femme publique de son envergure mais peu lui en avait tenu rigueur sur le moment. Selon elle le temps n'était plus à la discussion mais à l'action et tout aide serait la bienvenue. Amélia Bones avait clairement expliqué qu'elle avait la situation en main et que si après la victoire, des lords peureux et planqué dans leur manoir venaient réclamer sa tête pour les libertés qu'elle avait prise, elle en assumerait les conséquences.
Percy encore une fois avait admiré la femme de tête et de pouvoir qu'était Amélia Bones. Elle savait que la victoire ne résoudrait pas tout les problèmes. Elle savait que le monde sorcier devait changé et que leur décision de s'allier non seulement avec les gobelins mais aussi avec les Français et les autres délégations seraient critiqué et peut être désavoué, mais elle ne flanchait pas. Elle savait, viscéralement aurait qualifié Percy, que c'était ce qu'il fallait faire et elle n'hésitait pas. Elle ne se défilerait pas. Enfin comme elle l'avait dit elle même encore faudrait il qu'elle survive à la bataille.
Ce qui avait fait hoqueter Scrimgeour et quand la connexion entre le ministère et la cheminée du directeur avait été rompu, la discussion houleuse entre elle et Scrimgeour était loin d'être fini et Percy avait sourit sachant pertinemment que le chef des aurors ne pourrait mettre celle qu'il se plaisait à nommer madame la ministre par intérim à l'abri dans la banque comme il en avait eut l'intention.
Au souvenir de cette scène, un nouveau sourire narquois déforma les traits fatigué de Percy. Si les vieux planqués, comme les avait nommé Amélia, faisait des histoires quand à l'implication des Gobelins et des délégations étrangères, comment réagiraient-ils en apprenant les libertés que son conseil de guerre avait octroyé aux elfes de maison ? Certains parmi les petites créatures avaient osé demandé si leur participation serait utile. L'idée avait parut un peu saugrenue sur le coup mais encore une fois, Ron avec le soutien de Luna et Pomfresh avaient trouvé comment utilisé au mieux les capacité spécifique des elfes de maison.
Non, Percy n'avait pas transformé les petite créatures servile en chair à canon. Aucun d'entre eux n'avait accepté d'envoyé à la mort, les elfes qui n'avait aucune formation de combattant. Même si leur magie pouvait les protéger ou leur permettre d'attaquer, pas un seul parmi eux n'avait pu s'y exercer donc les elfes ne seraient pas des soldats. Mais des infirmiers. A chaque combattant on avait fournit un simple bracelet de lin qu'il suffirait de déchirer pour qu'un elfe transplane a proximité. Chaque bracelet contenait un sort lié à la magie propre des elfes de maison et les avertissant qu'on avait besoin d'eux pour évacuer les blessés vers l'infirmerie ou vers Sainte Mangouste.
L'hôpital sorcier dont la direction avait été avertis, s'était assuré de pouvoir réagir et accueillir les patients les plus sérieux que le poste médical avancé de l'infirmerie de Poudlard ne pourrait soigner. Une équipe spécialisée dans le tri des urgences aggravées avait été dépêché sous les ordres de Pomfresh qui si elle n'avait pas vu d'un bon œil l'invasion de son domaine par des étrangers plus ou moins compètent, se trouvait tout de même soulagé d'avoir de l'aide et du soutien. Heureusement, le directeur avait eut l'aimable obligeance de lui envoyé du personnel confirmé et non uniquement des jeunes apprentis sortie de l'école. Le médicomage qui supervisait l'équipe semblait avoir la tête sur les épaules et les suggestions d'organisation qu'il lui avait faite n'étaient pas toutes dénué de bon sens. Même si pour accepter de venir aussi prêt du danger, il fallait être un peu tocqué selon l'opinion de l'apothicaire qui se vit retourné poliment le compliment par le dit medicomage quand il lui fit la remarque qu'elle se trouvait bien là elle aussi.
Percy pouvait encore les entendre s'échanger des politesses teinté d'ironie alors qu'ils sortaient du bureau de Minerva. Il soupira. Tout ne se présentait pas si mal et si grâce aux elfes, les blessés avaient une chance d'être soigné plus rapidement loin des combats cela limiterait leur perte. Tout du moins il l'espérait.
Tout comme le ministère, l'école ne devait pas tomber. Non seulement car c'était les deux pôles stratégique qui permettaient la cohésion du monde sorcier anglais. Les deux derniers remparts avant que l'ennemis ne puissent asseoir son autorité mais surtout parce que les chimères s'y trouvait et que si l'école tombait, il était clair qu'elles seraient les premières cibles du Lord. Elles avaient refusé de se joindre à lui et avait œuvré contre lui par l'intermédiaire de leur servants. Jamais il ne les laisseraient en vie. Surtout que Lord Malfoy leur avait explique le contenu de la règle 27. Il avait aussi reconnut être responsable du fait que Voldemort soit parfaitement au courant de la faiblesse qui frappait les chimères quand elles étaient réunit dans un même endroit.
Pas plus qu'Amélia, les chimères n'avaient voulu quitter les lieux, ni se séparer. Certainement pas alors que la plus jeune était encore dans un état de grande faiblesse suite à l'attaque de Ginny sur Harry. Personne n'avait expliqué à Percy le lien qui unissait réellement le jeune Potter à la chimère, mais il était assez intelligent pour tirer les bonnes conclusions. Il se demandait même si à l'intérieur de Poudlard, il y avait quelqu'un qui ignorait encore ce qui se cachait encore derrière l'identité des chimères. Peu importait de toute façon. Les chimères ne quitteraient pas l'école. Ce qui en soit était une motivation supplémentaire pour défendre Poudlard coûte que coûte.
Dans le pire des cas, si Voldemort gagnait et réussissait à atteindre les chimères, il les tuerait certainement condamnant alors le monde magique à l'extinction. Pas seulement le monde magique anglais. La magie, elle même disparaîtrait. Elle ne pardonnerait pas la mort de ses élus. Percy était convaincu que si Poudlard tombait, les chimères bien qu'elles ne se laisseraient pas tuer sans rendre coup pour coup au Lord noir, rendrait le plus terrible des jugements et que le monde comme le connaissait les sorciers s'effondrerait sans plus d'espoir de reconstruction.
Perdu dans ses pensées, ce fut à peine s'il entendit la porte du bureau s'ouvrir sur Funestar qui s'avança et s'autorisa un geste qui fit sursauter Percy de surprise le sortant définitivement de ses interrogations angoissées. Le langue de plomb venait de l'enlacer et de l'enserrer dans un étreinte rassurante et ferme avant de déposer un léger baiser dans son cou.
« Un problème ? » Bégaya Percy en rougissant.
Il fit un effort pour ne pas se dégager et resta immobile espérant cacher la rougeur qui avait envahit son visage et qui lui donnait l'impression de brûler d'un feu intérieur.
« Aucun. » Répondit Funestar en riant tout en le relâchant. « J'en avait juste envie et tu semblais avoir besoin d'une distraction. »
Percy , bien que toujours gêné par le geste peu habituel du langue de Plomb osa le regarder alors que Funestar s'asseyait dans un des fauteuils qui se trouvait non loin du bureau. Il avait beaucoup appris auprès du Langue de Plomb et il savait qu'il lui devait beaucoup. Percy avait aussi découvert que peu de personne pouvait se vanter de savoir décrypter l'attitude de Funestar.
Déformation professionnel sans doute. Les langues de plombs devaient être indéchiffrable et sûr d'eux en toutes circonstances pour pouvoir faire leur travail de la manière la plus juste. Pourtant Percy pouvait voir que son supérieur était loin d'être aussi maître de lui qu'il l'était de manière générale. L'angoisse se trouvait bien là dans les prunelles de son...de son quoi en fait ? Leur relation allait bien au de là d'un lien professionnel et même plus qu'une amitié. Il était peut être encore un peu tôt pour la qualifié d'amoureuse mais Percy se rendait compte qu'il ne voulait pas que le langue de plomb disparaisse et pire que tout qu'il n'apprécierait pas qu'il se livre à ce genre de familiarité avec un autre.
« Tu comptes embrasser tout ceux qui en auront besoin ? » Demanda-t-il utilisant pour la première fois le tutoiement ce qui fit étirer un sourire de vainqueur sur les lèvres de Funestar.
« Pas si cela t'ennuie. » Répondit-il joueur ce qui fit lever les yeux au ciel à Percy avant que le jeune Weasley se rapproche et ne le tire par le col vers lui jusqu'à ce que leur front se touche.
« Évidemment que cela m'ennuie. »
Puis Percy, malgré sa gêne et sa crainte de se faire rejeté, posa ses lèvres sur celle de Funestar dont le sourire continua de s'agrandir sous la douce pression.
Pendant ce temps, ailleurs dans l'école de Sorcellerie, Hermione allongée sur un lit à l'infirmerie soupirait tout en fixant une de ses mains qu'elle avait levé devant ses yeux. Pas qu'elle eut besoin de soin ou de quoi que ce soit qui demanda qu'elle occupe un lit à l'infirmerie, mais tout comme les autres, elle n'avait pu se résoudre à gagner son dortoir pour tenter de se reposer. Premièrement parce qu'elle était certaine de ne pas pouvoir se détendre et se retrouver seule avec son angoisse ne l'aiderait en rien.
Raison pour laquelle après un court conciliabule tous les adolescents étaient parvenue à se mettre d'accord pour venir squatter l'infirmerie. Pomfresh n'avait pas été très ravie de les voir envahir son domaine mais elle n'avait pas eut le cœur de les repousser. Vu la bataille qui se préparait, elle comprenait qu'ils voulaient tous rester ensemble et avait mis rapidement à contribution ceux qui avait le plus d'énergie nerveuse à évacuer. Blaise et les jumeaux devaient bien avoir déménage au moins trois fois les réserves de potions de place en moins d'une heure.
« Quelque chose te tracasse, Hermione ? » Lui demanda gentiment Pansy qui se trouvait allongée sur le lit voisin.
« Je ne sais pas si j'en serais capable. » Marmonna à demi voix la jeune née-moldu dans un soupir las et inquiet.
« Capable de quoi ? » questionna Pansy tout en se tournant vers la griffondor qui continuait de fixer sa main qu'elle pliait et repliait à intervalle régulier.
Hermione eut un petit sourire. Comme tout serpentard, Pansy cherchait à connaître tous les tenants et les aboutissants avant de s'exprimer sincèrement et de donner son avis. Cela était rafraîchissant par rapport aux membres de sa maison qui avaient tendance à tirer des conclusions erronées et à foncer sans prendre le temps de vérifier leurs hypothèses. Elle appréciait vraiment d'avoir juste quelqu'un qui cherchait à comprendre avant d'agir.
Les autres adolescents présent arrêtèrent ce qu'ils étaient en train de faire pour écouter la conversation entre les deux filles. Même Pomfresh se tourna vers les deux adolescentes pour prêter attention à leurs paroles. Son intuition et son expérience lui soufflant que leur échange révélerait ce qui angoissait les adolescents. L'infirmière les connaissait tous suffisamment et avait bien assez côtoyée de générations d'élèves pour comprendre que leur attitude visait a gérer une angoisse bien trop lourde pour leurs jeunes épaules.
« De tuer. » Avoua dans un souffle la jeune femme en fermant les yeux alors que sa main retombait sur le lit.
Il y eut un temps de silence. Les garçons et les français qui se trouvaient là avaient aussi entendu la conversation, mais pas un n'avait de réponse à apporter à la jeune fille. Pas alors que pour certain le doute sur leur propre capacité pouvait se lire au fond de leur cœur et pour les autres...
Pour les autres même s'ils étaient assez peu parmi les adolescents, la question ne se posait plus. Eux avait leur réponse. Eux savaient qu'ils en seraient encore capable car ils avaient déjà du affronter ce dilemme mais ce n'était en aucun cas une source de fierté, pour aucun d'eux. Pansy se trouvait être de ceux là. Son père n'avait pas lésiné sur son entraînement de futur mangemorte une fois le Lord de retour. Elle savait que cela l'avait marquer de manière définitive.
Tout comme l'un des français, François, si elle se souvenait bien du prénom du garçon qui se mordait la lèvre inférieure tout en évitant de regarder qui que ce soit. Fleur avait posé une main apaisante sur l'épaule de son camarade, rapidement suivit par l'ensemble de la délégation française.
« Me battre, me défendre et protéger les autres, je sais que je peux. » Reprit Hermione. « Je sais bien que cette bataille sera bien plus terrible que tout ce que je peux envisager ou imaginer mais j'ignore si je peux aller jusque là. »
« C'est assez rassurant. » Intervint Pomfresh avec un sourire compatissant.
Personne ne le savait dans son infirmerie, mais elle avait elle aussi sa réponse à cette question. Elle n'allait certainement pas leur raconter son histoire, mais elle pouvait peut être leur permettre d'être prêt au moment fatidique ou le choix se présenterait à eux.
« Pardon ? » S'étonna Blaise en se redressant d'un bond dans le lit ou il se reposait.
Lui n'avait pas encore eut l'occasion de répondre à cette question. Pas que ses parents furent plus tendre dans leur éducation que ceux de Pansy, mais leurs fils étaient loin d'être une priorité pour eux. Blaise avait plus eut l'impression que son père cherchait a se servir de lui comme d'un outil pour parvenir à ses fins. L'adolescent avait fait l'impossible pour protéger ses petites frères des effets néfastes de l'éducation de ses parents. Il était heureux et satisfait de les savoir en sécurité et avec enfin dans leur entourage proche des parents digne de ce nom en les personnes des Weasley et des Malfoy. Ses petits frères malgré leur pleurs et leurs récriminations avaient été évacué sur Sainte Mangouste. Ils y seraient en sécurité le temps de la bataille et Blaise ferait l'impossible pour que son camp remporte la victoire afin que l'avenir de ses deux petits frères soit radieux. Il était déterminer à faire ce qui s'avérerait nécessaire. Raison pour laquelle il ne comprenait pas ce qu'il y avait de rassurant de ne pas savoir si on serait capable d'aller au bout de ses gestes si la situation l'exigeait.
« Et bien de ne pas savoir si on est capable de tuer, c'est rassurant. Ce n'est pas une question à laquelle on demande une réponse pour mener une vie sereine. Il n'est pas nécessaire d'avoir une réponse à cette question pour vivre. » Répéta l'apothicaire. «J'aimerais aussi qu'aucun de vous n'ait eu à répondre à cette question. Ni hier, ni aujourd'hui, ni demain. Mais nous savons tous que vous allez être confronter à ce choix d'ici peu. Quelque soit votre réponse, vous n'avez pas à en avoir honte. »
« Mais... » Tenta d'objecter Hermione avant que Luna que personne n'avait entendu se déplacer ne vienne l'enlacer avant de lui poser un doigt sur les lèvres.
Hermione fixait la jeune fille de serdaigle interloquée par l'attitude de la blonde.
«Arrête ! Tu penses trop, Hermione. » déclara Luna en lui souriant. « Ce ne sont pas tes capacités logiques qui seront mise à contributions dans cette bataille. Mais tes instincts qui feront de toi un prédateur ou une proie. Même si foncer dans le tas sans préparation est une mauvaise chose, soit certaine que tu ne prendras pas le temps d'y réfléchir à deux fois avant de te défendre ou d'attaquer. Dans le cas contraire, tu y laissera forcement la vie. Tu feras ce qu'il faut, un point c'est tout.»
A nouveau il y eut un long silence que brisa Blaise en fixant le jeune fille blonde avec un éclat d'inquiétude.
« Tu as eu une vision ? Tu sais... »
Luna secoua négativement la tête. Les autres adolescent avaient rapidement compris, que la jeune fille était capable de voir certains événements. Elle n'avait pas chercher à le leur cacher davantage. Tout comme ils n'avait pas chercher à lui soutirer comment et pourquoi elle était capable d'une telle chose. Et elle leur était reconnaissante d'accepter son don sans se poser de questions.
« Non, rien. Je ne vois plus rien. Même les visions que j'avais du futur et qui ne sont pas encore arrivé sont devenu flou. Cette bataille est un point de passage important et tout peut encore s'y produire. Tout ce que je sais, c'est qu'il va être l'heure. Une aube écarlate se lève et peu importe l'issue de cette bataille, plus rien ne sera pareil après.» Termina la blonde les yeux dans le vague.
«Alors il est grand temps que nous gagnions nos positions . » intervint Fleur en se levant du lit ou elle était assise. « Peu importe le choix que vous ferez, vous seul serez à même de chosir en votre âme et conscience. Et surtout ne laissez personne, après coup, vous dire que votre choix n'était pas le bon, ni que celui de vos camarades méritent d'être discuté ! Restez droit et fier ! »
Elle se dirigea vers la porte de l'infirmerie rapidement suivit par les autres français. Elle allait sortir quand François et Aurèle échangèrent un regard et esquissèrent le même sourire charmeur. D'un seul homme, ils se retournèrent et s'inclinèrent devant les adolescents anglais qui avaient eut aussi commencer à se lever, poussé par l'élan de Fleur. Les jeunes anglais se stoppèrent les regardant bouche bée et hésitant sur ce qu'il convenait de faire.
« Ce fut un plaisir de vous rencontrer. » commença Aurèle d'une voix enchanteresse qui les fit tous frissonner.
Rien qu'avec cette phrase l'ambiance lourde et chargé d'angoisse qui régnait dans l'infirmerie sembla s'alléger. La voix musicale et bien timbrée de l'adolescent était empli de magie ce qui en augmentait le charme et l'effet était plus que positif sur l'ensemble des jeunes filles qui ne purent réprimer le rougissement qui leur monta aux joues.
« Ce sera un honneur que de lutter à vous côté. » continua François d'une voix moins magique mais tout aussi déterminée et séductrice.
Le représentant de la Salamandre ne possédait pas les mêmes caractéristiques magiques que son compagnon mais il savait usé de son charme et comptait bien ne pas rester en retrait, causant un nouvel émoi chez les personnes présentes.
Fleur, Sibel et Ysaure levèrent les yeux aux ciel avant de s'incliner à leur tour et de déclarer en même temps que leur comparses, joignant leur voix à celles des deux garçons.
« Sans faillir, nos épée et nos boucliers soutiendront les vôtres. » dirent en chœur les français avant de s'éclipser de l'infirmerie.
« Y a pas à dire : les français savent ménager leurs entrées et leurs sortie. » siffla d'admiration Fred.
« Et pas qu'un peu ! » renchérit Georges qui tout comme les autres se sentait galvanisé par les paroles des français.
A suivre...
