Hey bonjour ! Je suis sincèrement désolée pour cette immense retard... je m'excuse platement.
Merci Lerugamine et SadakoTama pour vos reviews ! :D
J'ai arrêté de mettre les points de vues mais si ça deviens incompréhensible, dite le moi et je les remettrais.
Disclaimer: Assassin's creed ne m'appartient pas, de même que Winona qui revient a Shirubahato et d'ailleurs n'hésitez pas à aller voir ce qu'elle écrit.
Bonne lecture ! Et pensez à laisser une p'tite review ;)
Du coup je lui raconte mon voyage.
Le soulagement est exponentiel pour mon petit cœur fragile … si fragile que je ne sais plus parler. Ma petite blonde terminait de me conter son périeux voyage, elle était toute mignonne à la fois super enjouée d'avoir vécu ça, légèrement apeurée et extrêmement fatiguée. Je riais doucement à ses bêtises. Mais d'un coup son visage se fit plus sérieux.
_ « Tu me semble bien fatiguée toi aussi. Et démoralisée … je me trompe ? Me demanda-t-elle.
_ Non … tu le sais bien. Depuis que je me suis interposé aux assassins, Altaïr est en colère contre moi, je ne sais pas pourquoi. C'est pour ça qu'il est partit et que quand vous l'avez retrouvé il était sur les nerfs. Lui expliquai-je timidement. Je l'ai déçu … et personnellement je me sens un peu perdue par notre relation, je n'avais pas imaginé de suite, je pensais ne plus jamais le revoir, et quand je me suis réveillé j'ai cru que je rêvais …
_ Bah, là … Tu as essayé de lui parlé ?
_ Non …
_ Déjà commence par-là puis … Pour ma part je profite un maximum du fait qu'on soit toujours avec eux. L'aventure continue et comme j'aime Ezio, notre couple est toujours d'actualité … Si je puis dire. »
Elle lâcha un petit rire maladroit, ce qui me fit sourire à mon tour. Cela fait partit de ses dons, savoir remonter le moral des troupes ! Bien que des fois elle doute de la puissance de sa parole.
_ « Mais dis-moi, repris-t-elle, Tu l'aimes non ?
_ Altaïr ?
_ Non le pape … crétine. Bien sûr que je parle de ce crétin. Oh bah tiens ! Vous faites bien la paire ! »
Elle se mit à rire a sa propre blague et moi aussi.
_ « Oui ! Bien sûr que je l'aime … mais je me demande si du coup c'est réciproque …»
Je lui tendis de quoi se changer, je laverais tous les vêtements plus tard, qu'ils sèchent pendant la nuit.
_ « Alors ne réfléchis pas ! Va lui parler et dis-lui ce que tu ressens. On est des assassins, on chasse, alors ne le laisse pas filer … euh … enfin … tu m'as comprise quoi ! »
Sa spontanéité et ses encouragements, malgré la fatigue qui la gagnait de plus en plus, me réchauffait le cœur. J'étais si heureuse de la retrouver. Je lui soufflai de filer à la « douche », ce qu'elle fit. Juste le temps d'attendre qu'elle me passe ses habits sales et je repartis en direction de la salle principale. Mon grand Malik était à nouveau le nez plongé dans son plan, je m'approcha tout doucement.
_ « Malik ?
_ … Mui ? C'est bon pour Mélanie ?
_ Oui elle est dans l'eau là.
_ Tu penseras à te changer toi aussi ?
_ Oui, sûrement après mangé, en même temps que je laverais rapidement tous les vêtements.
_ À propos des vêtements. Un ami est passé je lui ai demandé de transmettre un message pour Ahisha, qu'elle nous apporte demain matin toutes le tenues, afin que vous soyez présentable devant Al Mualim.
_ Merci … Tu travailles encore.
_ Non pas vraiment, je relis juste la carte pour voir si nous n'avons rien oublié. D'ailleurs, bon travail … Novice. »
Il me sourit de manière complice. Je m'étais bien amusée à travailler avec lui sur cette carte, visiblement je l'ai bien aidé aussi. Après avoir posé les affaires je sortis dans la mini coure rejoindre Ezio et Connor qui commençaient à se reposer tranquillement. Je vins m'assoir entre les deux et l'italien m'ébouriffe amicalement.
_ « Du coup ton réveil c'est passé plutôt en sécurité, petite rebelle, Commença Ezio.
_ Voui, j'ai eu de la chance sur ce point, et vous deux, le voyage a dû être dur.
_ La chaleur était le plus dur je dirais, repris Coco, surtout pour Mélanie, mais nous sommes tombés sur une ville très rapidement, cela nous a vite sortit d'un premier problème … la faim.
_ Et pour l'argent ?
_ Nous avons dû voler un peu … Dit Ezio visiblement peu fier, mais nous ne savons pas son équivalent, si nous en avons beaucoup ou non.
_ Demandez à Malik, il se fera un plaisir de vous aider.
_ Tu as raison.
_ Il n'empêche … je reste inquiète, nous nous sommes retrouvés ici, sans nous y attendre et sans savoir quoi faire.
_ Mais nous étions aussi dans ce cas.
_ Peut-être bien, mais je te rappelle qu'à cette époque encore plus antérieure que la vôtre, il n'y a pas d'information, de télé ou de radio.
_ Dans ce cas nous opérerons à notre manière, les bruits de rues ! Cela va être intéressant !
_ Ne t'emballe pas, le reprend Connor, Comme nous l'a fait remarquer Winona, nous ne sommes pas à notre époque, et cet endroit me semble bien plus hostile, et sous surveillance.
_ De ce que je sais, repris-je, effectivement, il y a bien plus de violence en ce temps, la ville est plus barbare.
_ Donc parfait pour s'entrainer et devenir encore plus fort !
_ Dis-moi Ezio, est tu capable de penser négativement ? Parce que là … tu me ferais presque peur ! »
Nous éclatâmes de rire, en parfaite synchronisation.
Mélanie arriva peu après et ce fut le silence complet. Les bras écartés elle me montrait sa grande tunique large ne formant qu'un rectangle simple pour son corps pourtant bien modelé.
_ « C'est un peu … Bizarre ? Demanda-t-elle.
_ Oh … C'est sûrement parce que j'ai oublié de te donner la ceinture ? »
Je souris, fautive. Tout de suite elle se jette sur moi et mime de me frapper en se moquant de moi. Je me pressai donc de lui donner la corde prévue pour son tour de taille. Le temps qu'elle la noue, une ombre passa derrière nous et rentra dans les salles intérieures. Instantanément une certaine tension s'installe en moi. Mon amie fronça les sourcils.
_ « Tu n'es toujours pas allée lui parler …
_ Hm … Non …
_ Alors maintenant tu te dépêches d'aller le voir et tu lui parles, une bonne fois pour toute. Et ne discute pas mes ordres.
_ Dis donc !
_ Laisse-moi en profiter pour jouer les commandantes … S'il te plais !
_ Mouais … c'est bien parce que c'est toi.
_ Aller file ! »
Je soufflai longuement et suivis les pas de l'assassin. Dans la salle il terminait de ranger quelques armes présentes dans une armoire. Je m'avançai timidement.
_ « Altaïr … ?
_ Oui ?
_ Je … Je suis désolée pour tout à l'heure, avec ... les autres assassins, je pensais pas, je vous ai vu a terre, je voulais vous aider.
_ Et bien n'essaye plus ! »
Il haussa soudainement la voix et me fit sursauter … un pincement au cœur me pris, j'avais vraiment tout raté. Ma tête tomba, je ne voulais plus regarder rien d'autre que mes pieds. Mais il reprit.
_ « Désolé, je ne voulais pas crier … c'est que, tu es bien plus pâle que nous, et ici on se méfie beaucoup des étrangers. De plus Izraïm, l'homme que tu allais frapper, est loin d'être des plus cléments, et il fait partit des plus impulsifs d'entre nous. Tu te retrouve dans un lieu que tu ne connais pas, à une époque que tu n'as pas connue … Tu n'es qu'une enfant ici, les femmes de ton âge sont déjà mariées, voir mère, tu n'as pas le quart de la force d'un seul templier … non, d'un simple soldat.
_ Mais je suis rapide et futée, tu m'as déjà bien appris …
_ Tu n'es qu'un faqir alqut albarri (pauvre chaton sauvage).
_ . . . . Je ne voulais pas te décevoir …
_ Mais tu ne m'as pas déçue… Certes tu as agit sans réfléchir.
_ Alors pourquoi m'évites-tu ?
_ Pour que tu le prennes comme leçon. »
Je ne répondis pas. Que faire ? Je n'avais qu'une envie, aller me réfugier dans ses bras … une main passa devant mes yeux et alla se glisser sous mes cheveux. Altaïr se rapprocha de moi et vint me serrer contre lui. J'en vins à me demander si je n'avais pas parler tout haut. Timidement je m'accrochai à ses habits et me cacha contre son torse. Il me serra d'avantage.
_ « Je ne me le pardonnerais jamais, s'il t'arrivait quelque chose alors que je peux être là pour toi … habibi.
_ « Habi » ?
_ Bien sûr, je t'aime. Il y a un problème ? »
Son regard s'assombrit.
Monsieur avait-il peur que je ne l'aime plus ?
Il s'apprêta a ajouter quelque chose, mais je le tira par les côtés de la capuche et l'embrassa sans plus attendre. Il resta fixe un instant, sûrement étonné, puis revenant à lui, il m'enlaça et approfondit langoureusement notre baisé.
Je sentais que ça l'avait manqué. Comme je pouvais sentir sa cicatrice glisser sur la peau de mes lèvres … toujours un tel délice !
Une de ces mains tomba légèrement plus bas venant agripper ma fesse. Mon corps se raidit d'un coup, mais la sensation était plutôt … très agréable. Je le laissai donc faire et passa, moi, mes bras autour de son cou, après avoir rabaissé sa capuche, pour laisser glisser mes doigts dans ses cheveux courts.
Il s'arrêta tendrement et me sourit.
_ « Je dois aller chercher des pommes pour le dîner, j'en ai pour deux minutes. Va rejoindre les autres. »
Il m'embrassa la joue et se sauva par la fenêtre.
En sortant Mélanie se précipita vers moi, impatiente.
_ « Alooooors ? »
Pour toute réponse je ne lui adressa qu'un sourire coquin, et elle explosa de joie.
_ Bah tu vois, ce n'étais pas si mal ! Mais il est où maintenant ?
_ Il est sortit aller chercher des pommes.
_ Et bien enfin, râla Malik, il devait y aller il ya un moment déjà ! »
On rigola.
_ « En tout cas moi ce soir, je dors avec mon Italien !
_ Chanceuse … Grognais-je.
_ Tu peux dormir avec moi si tu veux. Se moqua Malik.
_ Pourquoi pas !
_ Winoooo …
_ Ça va, c'est pas la mort ! Hahaha ! »
Auditore arrive derrière nous et s'empara de sa « bambina », comme un enfant de sa peluche.
_ « Hmm … Pourrais-je t'emprunter un instant ?
_ Ouiiii ! Dit Mel toute souriante.
_ Protège-toi ! »
Ce fut le blanc … les trois me regardèrent étrangement, les deux hommes ne pouvaient comprendre, c'était logique, puis mon amie explosa de rire.
_ « Mais non Wino ! On va juste se poser deux minutes sur le toit ! T'es pire que ma mère, va ! »
Je lui fis un clin d'œil qu'elle me rendit et ils partirent.
Le châtain ne tarda pas à revenir, les deux Syrien commencèrent à se quereller, tout en terminant le repas. Nous passâmes très vite à table. C'était épicé ! Mais pas mauvais du tout. Ezio et Connor avaient mangés pour trois chacun, Mélanie pour deux, heureusement que les deux cuisiniers avaient été généreux. Quand tout le monde fut repus, l'italien et mon amie allèrent directement se coucher, non sans roucouler comme deux oiseaux, le petit Connor resta à discuter avec Malik de la confrérie des assassins de leurs époques et Altaïr … avait subitement disparut. Je m'en alla vers la salle d'eau avec le bac de linge sale, me dévêtis et enfila rapidement la tunique que m'avait prêté le manchot.
Alors que je frottais le dernier vêtement, je sentis deux mains se glisser sur mes épaules.
_ « Tu lave ?
_ Oui, il faut bien que je sois utile à quelque chose, depuis que je suis arrivée, je n'ai rien fait.
_ Tu n'as pas à être utile, et c'est faux. Tu as aidée Malik avec la carte.
_ Et toi ? Tu étais où ? Dis-je en faisant semblant de le frapper avec le linge mouillé pour en vérité l'étendre avec les autres.
_ Secret d'assassin … ! »
Il me tira à lui et m'embrassa tout doucement.
_ « Vas te reposer maintenant.
_ Alors toi aussi. »
Il me dévisagea, puis dit d'un air coquin, typique d'un assassin –bien que ça ne colle pas avec l'instant.
_ « Je dirais même mieux, Avec Toi. »
On se dirigea vers la salle où je dormais jusqu'à maintenant et nous nous allongeâmes dans le tas de coussin, collé l'un a l'autre. Les nuits étaient plutôt fraîches dans cette région.
Dès la fin du repas, je me suis écroulée comme une masse. Que se soit dans les bras d'Ezio ou carrément par terre, dès que mon corps à dit ''stop'' je me suis posée quelque part et je me suis endormie. Peu importe l'endroit. Ça aurait pu être en pleine mission, devant des templiers, il fallait que je dorme.
Je me suis réveillée sur des coussins, dans les bras de mon italien. Les nuits sont fraiches et il a visiblement décidé de me servir de couette.
Je suppose qu'il y a des chambres à côté parce que je ne vois que Connor plongé dans son sommeil dans un coin du bureau.
Wino et Altaïr doivent dormir ensemble quelque part. Ça fait du bien de savoir que ça va mieux entre eux. Je ne voudrais pas qu'ils se quittent en mauvais termes. Parce qu'on sait pas comment ça va finir. Il faut qu'on retrouve le cube et qu'on avise ensuite. Mais si tout se déroule comme la dernière fois, les adieux émouvants, les larmes refoulées, les derniers baisés, tout ça tout ça, mon cœur va pas tenir ! C'est beaucoup trop douloureux !
J'aime pas la situation dans laquelle on est !
Pour me réconforter un peu, je me calle plus confortablement contre le torse d'Ezio qui ressert son emprise sur moi.
Malgré tout mon malaise intérieur ne disparait pas. Merde ! J'ai envie de pleurer ! Quand quelque chose me travaille, il faut toujours que j'évacue d'une façon ou d'une autre. Et là, c'est les larmes. J'aime pas pleurer pour des choses pareilles. Tient, Altaïr en profiterais pour se foutre de ma gueule. Et j'aimerais qu'il soit là pour qu'il m'engueule parce que c'est faible de pleurer pour ça.
C'est difficilement que je réprime un sanglot, laissant néanmoins un couinement m'échapper.
L'étreinte d'Ezio se ressère encore plus, si c'est possible. Un ''bambina'' est soufflé contre mon oreille. Il doit encore dormir puisqu'il n'ajoute rien.
J'entends Connor bouger dans son coin. Mon couinement était bruyant, le bureau étant relativement vide et silencieux. J'ai eu peur qu'il les réveille.
Il faudrait que je me rendorme, la journée va être longue et fatigante puisqu'on se rend à Masyaf. Affronter le grand chef et lui expliquer tout le tatouin va être compliqué.
Pas envie d'y être.
Je ferme les yeux, me laissant porter par mes songes et Morphée.
Lorsque je me réveille une nouvelle fois, il fait déjà plus chaud. Malik, Connor et Ezio sont levés. Mon malaise a quasiment disparu. Je m'étire et baille. Tous les regards convergent vers moi. Je leur fais un sourire malgré mes yeux encore embrumés.
En me relevant laborieusement je m'étire à nouveau. Puis j'allais embrasser mon italien. Je fis également un bisou à l'amérindien et le syrien manchot passa une main affectueuse sur mon crâne.
Je m'installai à la table ou une corbeille de fruit était posée.
_ « Ils sont où Altaïr et Wino ? Demandais-je après avoir mangé une datte.
_ Ils dorment encore. Me répond Malik, Ou du moins Winona dort encore. Je crois qu'elle l'a prit en pour prisonnier pendant son sommeil et ne veut plus le relâcher. »
Je suis prise d'un fou rire en m'imaginant le grand Altaïr prit en otage par ma petite comparse. Puis je m'arrête d'un coup en prenant un visage fermé rien qu'à l'idée qu'ils aient pu faire quelque chose de ''trop rapproché''. S'ils l'ont vraiment fait je vais le tuer. Je sais que ce moment arrivera bien certainement un jour mais pour moi qui agit comme une mère avec Wino, l'idée est plus compliquée.
_ « Un problème bambina ? S'inquiète Ezio »
Evidement mon changement soudain d'humeur ne passe pas inaperçu.
_ « C'est rien. Me repris-je avec un sourire désolé, Je pensais juste à un truc… »
J'attrape un fruit et le mange. Très vite tout est oublié et ils reprennent leur activité, le chant des oiseaux comme seul bruit. Il fait encore frais dans le bureau.
Sans indication de temps, je ne sais pas si ça fait longtemps, mais Winona finit par se lever, les cheveux en bataille, suivit par Altaïr déjà en tenue. Elle marmonne quelque chose, surement un ''bonjour'' et s'installe à table en face de moi. Pas très réveillée la demoiselle.
Hochement de tête en guise de salut avec le syrien. On a pas vraiment envie de se chercher les p'tites bêtes dés le matin. Pas aujourd'hui. C'est comme lors de notre ''dernière matinée''. Mais l'atmosphère est plus légère. On a un peu de répit, on le sait. Alors on en profite jusqu'à qu'on vienne nous déranger.
Comme maintenant.
Le silence paisible du bureau est rompu par l'arrivée bruyante d'une jeune femme trop enthousiaste pour un matin et totalement inconsciente de ce qui se passe ici.
Ça doit être la dénommée Ahisha. J'l'aime déjà pas.
Elle porte un panier sous le bras.
_ « Bonjour ! »
Winona se renferme en l'entendant. Mes nerfs s'irritent déjà.
_ « J'ai ce que tu m'as demandé Malik ! »
Ouais, franchement trop enthousiaste.
_ « Merci Ahisha. »
Malik récupère le panier.
Bon j'lui accorde un bon point, elle reste imperturbablement joyeuse face à six regards dont quatre visages fermés, si on exclu Altaïr qui à sa capuche –pourquoi il a sa capuche lui ?– et Malik qui tente de paraitre joyeux.
Il la congédia, et immédiatement après son départ, l'ambiance du bureau redevint légère.
Enfin elle à quand même eu le temps de faire une embrassade au novice syrien. Je crois qu'il s'est tendu mais ça m'a malgré tout donné envie de le frapper. Plus que d'habitude.
Dès que l'autre syrienne à tourné les talons pour partir, je l'ai assassiné du regard parce qu'il vient de tromper Wino. Et devant ses yeux en plus ! Oui pour moi c'est tromper. Il est passé ou son mauvais caractère de râleur hein ? Il aurait dû la remballer ! Il va m'entendre !
Je l'aurais clairement fait son frère d'époque n'avait pas prit la parole.
_ « Allez vous changer, la route est longue jusqu'à Masyaf. »
Il nous tend le panier qu'on récupère alors qu'on va s'isoler dans une chambre pour s'habiller.
Winona est silencieuse et j'aime pas ça.
La porte de la chambre fermée, elle soupire mais ne dit toujours rien.
Je jette un œil dans le panier. Entre les étoffes blanches soigneusement pliées, il y a quelques pièces en cuir et des laçages. J'espère que c'est pas ce que je crois que c'est…
Mon intuition se révèle vraie. C'est des corsets. Parfois j'aimerais avoir faux.
Je lance un regard désespéré à mon amie. Un rire lui échappe. Ma tête doit vraiment être drôle.
Elle, elle s'en sort pas trop mal, moi, moins bien. J'ai de la poitrine et ça va être coton pour tout garder en place.
Deux coups brefs sont portés à la porte. La voix de Malik retentit de l'autre côté.
_ « Tout va bien ? »
Ah oui merde ! Ça doit bien faire cinq minutes qu'on est là dedans et on s'est toujours pas changée.
_ « Heu… Oui oui ! Encore quelques minutes ! Bafouillais-je »
Dès qu'on l'entendit partir, on éclata de rire.
Puis on se répartit les vêtements, prenant chacune une pile. Il y a tout. Tunique, corset, chausse.
La tunique est légère mais semble résistante.
Otant mes vêtements, ceux de Malik, je les poses dans un coin.
Le pantalon gris est un peu grand, surtout lâche au niveau des cuisses.
Le haut, de rouge et de blanc, n'est qu'une seule pièce. Je passe ma tête, puis les bras et tente d'enfiler le tissu. Je dis bien « tente » car j'y arrive pas. Donc je suis coincée, les bras en l'air, en train d'essayer de mettre une tenue d'Assassin. Bien.
_ « Heu… Wino ? Hésitais-je »
Ma vue cachée par le tissu, je suppose qu'elle se fout de ma gueule puisque j'entends un rire.
_ « C'est pas drôle ! Boudais-je en prenant une voix de gamine
_ Oh que si ça l'est ! Rigole-t-elle
_ Mais aide moiiiii ! »
Son fou rire s'accentue mais deux mains agrippent la tunique et après avoir forcé un peu, ma vue se dégage et le vêtement retombe le long de mon corps.
Winona est déjà en tenue, n'ayant visiblement pas eu de problème. Ses cheveux noirs et sa peau plus foncée que la mienne ressortent sur le tissu blanc. Elle s'attache la partie non rasée de son crâne en chignon, laissant malgré tout une mèche libre. Je fais de même.
Je m'assois par terre pour mettre les chausses. Elles ont l'air moins confortables et moins résistantes que leurs consœurs modernes mais elles sont plus discrètes que mes basquets à fleur. Celle-ci je les fourre dans le petit sac dans lequel il y a déjà mes vêtements modernes. Faciles à attacher, je le fais par-dessus le pantalon pour le maintenir en place.
Bon, le plus dur est à venir, il faut encore qu'on attache le corset.
Avec un soupire, je tends le mien à mon amie.
La pièce en cuir en place, elle ressert le laçage.
_ « Oh bordel de… ! »
Ça me coupe la respiration c'est horrible !
_ « Winonaaaaa ! Doucement ! Doucement !
_ Courage on y est presque ! »
Un dernier coup pour resserrer le corset et elle noue les cordelettes. Je prends une seconde pour récupérer mon souffle puis me tourne pour lui attacher le sien.
On se regarde ensuite mutuellement. Elle est super classe dans sa tenue, les longs pants de la tunique lui tombant sur les cuisses, terminés par un liserait rouge. Elle noue un cordon également rouge par-dessus son corset.
Elle me tend une paire de brassard restée dans le panier tandis qu'elle glisse l'autre paire autour de ses poignets.
Un « Mais qu'est-ce qu'elles font ? » très étouffé nous provient de l'autre côté la porte.
Je crois qu'il est temps qu'on fasse notre entrée.
On ouvre la porte, Winona sort en première.
Gros silence. Les quatre nous regardent.
Après l'instant de flottement, Ezio vient m'embrasser en murmurant un « Ma bambina Assassini… » avec se ton si sensuel qui me fait craquer. Du coin de l'œil, j'intercepte un regard appréciateur d'Altaïr pour Wino mais celle-ci l'ignore.
Puis des pas se font entendre sur le toit, et ensuite le bruit d'un atterrissage se fait dans la cour.
Une personne, plus petite et moins musclée, fait son apparition. Un jeune homme au son de sa voix qui à encore des intonations juvéniles.
_ « Paix et sérénité Malik. Salut-il posément
_ Paix et sérénité Adnan. »
Le dénommé Adnan retire sa capuche, dévoilant un visage jeune encore un peu rond, deux yeux marrons, des cheveux noirs désordonnés et une peau brune. Il doit avoir 18 ou 19 ans tout au plus. Il nous inspecte rapidement, mais, toujours impassible, il attrape quelques fruits et part s'installer plus loin.
_ « Tout est près ? Demande Connor
_ Oui, c'est bon. Répond le maître du bureau »
On récupère le peu d'affaire qu'on a.
_ « Adnan ! Je dois me rendre à Masyaf. Je serais de retour demain, mais en attendant je te charge d'accueillir ceux qui seront de passages. »
Le jeune homme hoche la tête et n'ajoute rien.
_ « Bon on se sépare en groupe.
_ Je vais avec Ezio. Coupe Winona »
Son intervention les surprend, pas moi. Je sais pourquoi et je ne vais pas chercher à argumenter contre. Mon italien me lance un regard interrogatif. Je lui réponds par un mouvement de tête et je bouge les lèvres en un ''je t'expliquerais''. Donc il ne dit rien, acquiesçant juste.
En face de moi, il y'a Altaïr. Immédiatement il se tend. J'espère que t'as compris mon gars.
_ « Alors j'irais avec Altaïr. Il connait mieux la ville, au moins je me perdrais pas. »
Et je suis capable de rester en retrait pour ne pas attiser sa mauvaise humeur même si on ne s'entend pas souvent.
Lui n'ajoute rien.
_ « Connor, tu viens avec moi. On passera par la rue. Rendez-vous aux portes de la ville. Explique Malik »
Je passe mon sac en bandoulière et regarde Winona et mon homme escalader le mur et disparaitre sur les toits.
L'amérindien et le syrien emprunte la porte du bureau.
Sans un mot, l'autre syrien ronchon se dirige vers les toits. Je le suis, galérant un peu en grimpant au mur.
Je reste un peu en retrait, de toute façon il va si vite que j'ai pas le choix. Je crois que du coin de l'œil il m'a vu en difficulté puisqu'il ralentit. Pas beaucoup mais quand même.
_ « Donc tu comptes me faire subir ta mauvaise humeur ?! M'exclamais-je entre deux respiration »
Cette fois-ci il s'arrête carrément.
_ « Je ne suis pas de mauvaise humeur. Bougonne-t-il
_ Mais bien sûr ! Tu es constamment de mauvaise humeur ! »
Okay j'ai pas su faire profil bas. On est proche l'un de l'autre, si bien qu'en levant à peine les yeux je croise son regard coléreux.
_ « Pourquoi… »
Il a pas le temps de finir sa phrase que je l'interromps.
_ « T'es con ou tu le fais exprès ?! »
Là je m'énerve carrément. Je me calme en me disant que ça ne sert à rien de m'emballer. Surtout qu'on est en terrain découvert et que le danger est partout.
_ « Explique moi.
_ Cherche idiot. C'est pas compliqué. Bon on va être en retard. »
Je pourrais lui dire. Mais il faut qu'il cogite.
J'ai juste le temps de le contourner qu'il m'attrape le poignet.
Il a peut-être pas aimé mon « t'es con ».
Mais non. Son regard n'exprime pas cette colère. Juste du questionnement, de l'incompréhension et un peu de supplication.
Je soupire.
_ « Ahisha. »
Je peux pas être plus claire que ça. Puis je me met à avancer, mon poignet toujours entouré de ses doigts. Je m'en fiche, la légère impulsion le fait avancer. Bon bah il cogite à présent.
Rapidement, on rejoint les autres, éliminant quelques gardes au passage. Ils ont déjà passés les portes de la ville et nous attendent avec des chevaux.
L'équitation n'est pas un problème, mais Ezio veille à ce que je sois bien installée avant de se mettre en selle à son tour.
Le voyage fut long, pas vraiment interressant, mais maintenant la citadelle est en vue.
Et j'ai peur.
Cette peur qui nous bouffe les visères, un mélange d'angoisse, d'anticipation et d'appréhension. Cette peur qui nous prend lors d'un examen, paralysante.
Plus la citadelle s'approche, plus cette sensation s'accroche à mes trippes. Tellement que je me mets à trembler, un froid immense s'insinue en moi, alors qu'il fait extrêmement chaud.
On suit Altaïr et Malik. Surement que les revoir côte à côte en étonne plus d'un.
Chevaux à l'écurie, on s'engage dans les rues. Je suis entre Ezio et Winona, ce qui m'apaise un peu.
J'ai l'impression que le corset s'est resserré, formant un étau autour de ma poitrine.
Et trop rapidement à mon goût, on se retrouve dans le bureau d'Al Mualim.
Je ne le connais pas des masses mais je sais que c'est un homme très à cheval sur la discipline et le respect des lois du Crédo. Il est capable de beaucoup de choses.
Posant un parchemin, il se retourne, prenant la parole.
Et je suis terrifiée.
