Hey ! C'est un retour avec un gros chapitre !
Encore merci à Lerugamine et SadakoTama pour leurs reviews et à tout ceux qui prennent la peine de lire cette fiction.
Un chapitre bonus devrait être posté prochainement.
Donc voilà pour les nouvelles. (la nouvelle en l'occurrence mais bref).
Nous avons essayées de corriger le plus de fautes possibles mais il est fort probable qu'il en y'ai encore... Désolé d'avance... Au fait je ne parle strictement pas italien, donc bon google trad ça aide mais voilà... Donc si quelqu'un parle italien et voit des fautes, qu'il n'hésite pas à me les indiquer.
Disclaimer: Assassin's creed ne m'appartient pas, de même que Winona qui revient à Shirubahato et d'ailleurs n'hésitez pas à aller voir ce qu'elle écrit.
Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser une petite review ;)
La première cour, devant l'entrée, était bondée de monde. Tous les regards étaient braqués sur nous. Je me sentais infiniment petite entourée de tous ses assassins. Surtout que… Mel étant plus grande que moi, je suis officiellement la plus petite. Je ne savais comment me comporter, baisser la tête ou rester confiante.
À trop angoisser, je n'avais pas remarqué que nous étions déjà à l'intérieur, avant de manquer de tomber en avant. Heureusement pour moi, Connor qui se trouvait juste derrière me rattrapa. Sous mes yeux, je découvris des marches… Je m'étais pris les pieds dans l'escalier principal ?
_ « Ça va aller ? Me dit-il quand je fus stable
_ Oui, oui… Merci.
_ Détend-toi, tout va bien se passer. »
Je m'excusa auprès des autres et nous reprîmes la marche, cette fois-ci en levant bien les jambes.
Nous nous retrouvâmes très rapidement devant le bureau d'Al Mualim. Altaïr et Malik se placèrent devant le meuble, nous derrière eux et deux assassins restèrent sur les côtés pour nous ''surveiller''.
Je me sentais de moins en moins bien.
Le vieil homme posa son parchemin et se retourna face à nous. Je pouvais sentir que mon amie aussi était terrifiée.
_ « Eh bien Altaïr, voici des mois que nous n'avons plus eu de nouvelle de toi. »
Le susnommé reste droit, impassible. Enfin je suppose puisque je vois que son dos.
_ « Je vois que l'étrangère c'est transformée en étrangers. »
Du coin de l'œil j'observe Ezio et Connor. Ils se tiennent comme les deux syriens, imperturbables. Mon amie, elle, n'en mène pas large. Elle se retient de mêler ses doigts à ceux de son homme. Elle essaye de faire comme les garçons, tout comme moi.
_ « Combien de temps comptiez-vous cacher leur existence ? Sans nul doute que Malik est complice. »
Il reste calme mais c'est ce flegme qui cache toujours une violence. Il est un peu comme ces personnages de manga qui gardent les yeux fermés tout du long mais quand ils les ouvrent, on sait que ça va chier.
_ « Nous sommes venus le plus vite possible dès notre… retour. »
Mel doit adorer le voir aussi docile et obéissant, elle qui aime le provoquer pour voir jusqu'ou elle peut aller jusqu'à ce qu'il explose.
_ « Votre retour ? »
Le cœur du sujet.
_ « Un long périple dont je n'en comprends pas encore tout les aspects moi-même.
_ Qui sont ces personnes Altaïr ? L'interrompt Al Mualim plus durement »
Silence. Je crois qu'il ne sait pas comment présenter la chose.
_ « Ezio Auditore Da Firenze, assassin italien dans l'an 1500.
_ Tu as encore tout tes doigts.
_ Cette tradition s'est changée au fil du temps. »
C'est pas difficile de le croire avec son accent qui fait tant frissonner mon amie. Puis le regard sondeur du maitre se pose sur l'amérindien.
_ « Et toi ?
_ Connor Kenway. Guerrier Mauhawk devenu Assassin en Amérique au 18ème siècle. »
Il a fait au plus simple, sans révéler son vrai prénom qui est impossible à retenir –et à comprendre soit disant passant-.
Et enfin le regard du grand Al Mualim s'arrête sur nous. On est côte à côte, tremblotantes. C'est à celle qui aura la bouche la moins pâteuse et le plus de courage.
Finalement c'est mon amie qui se lance.
_ « Mélanie. Semi Assassin. Enfin si on peut considérer l'entraiment de ces dernières semaines comme tel. Résidente du 21ème siècle. Actuellement fiancée à ce grand dadet. »
D'un mouvement de bras elle désigne Ezio.
Attends ! Quoi ?!
_ « Hey ! Depuis quand ?! Tu comptais me le dire quand ? »
Evidement on s'est tous retourné vers eux. Surtout vers elle.
_ « Hum… Depuis un peu avant notre départ… »
Elle est tellement gênée qu'elle se cache à moitié derrière son italien, se pressant contre son bras musclé.
Un raclement de gorge nous interrompt. Le maitre de l'ordre n'a pas l'air concerné par notre bonheur. Ou stupéfaction, au choix.
Il ne reste plus que moi à me présenter.
_ « Winona. Tout comme Mélanie mais je suis pas fiancée… »
L'homme hoche lentement la tête. Il ne cesse de longer son bureau devant nous. Plein de questions doivent lui passer par l'esprit. En tout cas pour moi ce serais ça.
_ « Comment avez-vous appris l'existence de la confrérie des Assassins ? »
… Okay, c'est pas forcément à cette question qu'on s'attend quand on parle de voyage dans le temps mais soit.
Surtout qu'il y a pas mal de réponse à ce qu'il nous a demandé. Comme : on est mariée à des Assassins d'une confrérie d'un autre pays. Mais on est pas là pour mentir, ça nous apporterait que des emmerdes dans notre recherche du cube.
_ « Pour cela il faut expliquer le début de l'histoire. Répond avec une certaine confiance Mel, Et cela répondra à de nombreuses questions. »
Je la regarde, surprise. D'où lui vient un tel courage ?
_ « Faîtes. Ordonne-t-il »
Il s'arrête et darde son regard sur mon amie.
_ « Ça va être un peu long, mais soit. Y'a genre deux mois, peut-être trois mais je suis sûre que c'est plus long, enfin bref, les quatre là sont… apparu… ouais, c'est ça, ils sont apparu dans mon salon. Donc, après un début de cohabitation un peu difficile, j'ai appelé Winona pour avoir de l'aide et de fil en aiguille, on s'est retrouvé à chercher le Cube, ce qui les a visiblement menés à notre époque, puisque c'est grâce à lui que nous sommes là, même si c'est involontairement pour Wino et moi. Voilà voilà c'est à peu près tout. »
Bien sur, elle a oublié quelque détail mais l'essentiel est là.
_ « Ceci explique cela. Reprend-t-elle, C'était involontaire, pas voulu, ni désiré, mais le fait est qu'on est là et que le Cube est très dangereux.
A l'unisson on a hoché la tête à ces propos. Et elle aurait continué à parler si le chef n'avait pas levé la main pour lui signifier de se taire.
_ « Parlez-moi de ce cube.
_ Il est un peu bleu, un peu gris et flotte dans les airs en tournant sur lui-même. Et il fait à peu près cette taille. Répondis-je en mimant ma parole avec mes mains. A première vue, il est inoffensif et dans un sens il l'est un peu mais surtout, surtout, il ne faut absolument pas le toucher à main nue ! Je vous en supplie il faut qu'on le retrouve pour qu'on puisse retourner chez nous, alors s'il vous plait aidez-nous. »
Il ne va jamais accepter. Notre histoire ne tient pas debout, il va nous prendre pour des fous et nous interner.
_ « Je peux vous laisser le bénéfice du doute. Votre histoire tient debout… »
Elle tient DEBOUUUUUT ! IL NOUS CROIIIIT !
Dance de la joie putain !
_ « Evidemment, vous n'avez pas toute ma confiance. Mais la confrérie peut vous aider dans votre recherche, si cela s'avère fructueux vous aurez toute mon attention. Mais si cela se révèle être une perte de temps, je n'aurais aucune pitié concernant votre sors. »
Il fallait s'y attendre. Le principal est que nous avons son aval pour opérer.
_ « Bien. Malik, retourne à Jérusalem. Altaïr tu es suspendu de mission le temps que cette affaire soit tirée au clair. Vous pouvez donc aller librement tant que vous ne mettez pas la confrérie en péril. Je tiens à être tenu de vous déplacements. »
On acquiesce vivement.
Lorsqu'il se détourne pour se placer à son bureau, on comprend que l'entretien est fini. En silence, on reprend les escaliers pour ressortir. Je regarde Mélanie. Elle aussi est sur le point d'imploser tant elle a trop stressée.
Une fois dehors, elle s'empresse de se blottir dans les bras de son italien. Celui-ci les referme sur elle pour la réconforter.
_ « Eri spavento ?
_ Sì… Pensavo che non ci avrebbe creduto…
_ Ma è finita. Ora abbiamo il suo permesso. Répond-t-il avec un petit rire
_ Smettila di prendermi in giro. » *
Elle est à moitiée enfouie dans sa tunique, mais j'en suis certaine. Elle parle italien. Depuis quand elle parle italien ?! Elle a jamais fait d'italien !
Ezio a de drôles d'effets sur elle.
_ « Alors comme ça tu protèges une femme Altaïr ? »
On se retourne en même temps. Une voix insupportable, une tête insupportable, je vous présente…
_ « Que veux-tu Abbas ?
_ Abat, abamus, abaïs, abant ! Riais-je avec Mélanie
_ Bim ! Dans ta face ! S'esclaffe mon amie
_ Ça sonne bien avec les terminaisons latines. Ajoutais-je sur le même ton »
Altaïr se retourna vers nous l'air plus qu'étonné.
_ « Depuis quand vous savez parler latin vous ?
_ Hum… Depuis maintenant. Répond Mel, Elle vient de me le souffler à l'oreille.
_ Moi j'en ai fait quelques années. Répliquais-je »
Mon syrien hoche la tête tandis qu'Abbas nous gratifie d'un regard noir mais reprend la parole.
_ « Je viens te féliciter pour ton retour tonitruant pardi ! Tout est à ton image !
_ Je n'ai que faire de tes inepties Abbas. Retourne d'où tu viens.
_ Retourner d'où je viens ? Ce n'est pas à moi que tu devrais dire cela !
_ Co…
_ Toute la confrérie est déjà au courant Altaïr ! Votre histoire de cube magique ne tient pas debout ! Al Mualim à tort de vous accorder sa confiance ! Il…
_ Va lui dire toi-même dans ce cas ! L'interrompis-je »
Il tourne la tête vers moi. Ses yeux lancent des éclairs et s'il avait pu me tuer avec, il l'aurait sûrement fait.
_ « Ne me coupe pas la parole femme ! »
Il vient de dire quoi là ?! J'ai une sainte horreur qu'on m'appelle comme ça !
Je lui aurais certainement frappé si mon syrien n'était pas intervenu.
_ « Nous n'avons pas le temps de t'écouter délirer. Nous sommes pressés. »
Connor fait sa tête de ''gros-méchant-près-à-te-décapiter-avec-les-dents '' et comme c'est le plus baraqué, ça en jette grave. Et ça fait très peur accessoirement.
Abbas flippa un peu. Eh ouais ! Caca culotte mon pote !
Herm… bref. Il s'en va avec une tête boudeuse et énervée.
Les Assassin's sitter : 1 Gros méchant pas beau : 0.
Puis nous reprenons le chemin de l'écurie.
Ça fait quoi ? Quelques heures qu'on est à cheval ? Sûrement moins ou peut-être plus mais comme le paysage qui nous entoure ne change pas, je perds la notion du temps.
À ma droite Wino semble plongée dans ses pensées, en plein questionnement. Abbas ? Nooon. Altaïr ? Certainement. Le cube ? Aussi. Un peu des deux je suppose.
A ma gauche, Ezio me jette souvent des regards qu'il croit discret pour être sûr que je vais bien.
Et un peu plus en avant, Connor et Malik sur le même cheval. Le syrien a passé son seul bras autour de la taille de l'amérindien. Ils sont adorables ensemble. Ça me fait même sourire. Ils se sont bien trouvés tout les deux. Leur relation se définie par l'amour qu'un grand frère porte à son petit frère.
Jérusalem est en vue mais j'ai l'impression qu'on fait du surplace tant la ville sainte ne semble pas décidée à s'approcher.
On est pas resté très longtemps à Masyaf, on a même du passer plus de temps pour nous y rendre. Le soleil ne va pas tarder à entamer sa descente et j'espère qu'on sera arrivé avant la nuit. Les frontières ne sont pas très sûres une fois que l'astre solaire n'est plus là.
On était peut-être pas si loin de la ville puisque le temps que le soleil disparaisse on était arrivé.
Les cheveux attachés plus loin, on remarque que passer les portes de Jérusalem sera plus facile qu'en plein jour. Les quelques gardes qui la veille sont soit complètement bourrés, soit somnolants dans un coin. On a champ libre. Super, j'avais pas envie de passer en mode furtif pour rentrer. Les voyages ça fatigue.
Altaïr, par habitude surement, passe par les toits pour rejoindre le bureau. Ezio a voulut faire pareil, mais quand il a vu que je suivais Malik dans les rues, il est resté près de moi. Il a passé un bras autour de ma taille, d'une part pour dissuader les regards grivois de se poser sur moi, et d'une autre part pour me soutenir. Il a dû comprendre que je suis plus fatiguée que ce que je laisse paraitre.
Le bureau est en vue et un soulagement m'envahit à son approche. La rencontre avec Al Mualim était si stressante que, mêlée à l'adrénaline, la fatigue m'est tombée dessus et pèse sur mes paupières depuis.
Wino est à peu près dans le même état que moi, mais elle, elle anticipe ce retour au bureau car elle va enfin être avec Altaïr, sans rien autour pour interférer. Une discussion de couple dans les règles de l'art.
Adnan est encore là, posé dans un coin. Altaïr aussi. Winona n'a aucun regard pour lui et s'échappe vers la chambre. Okay. Là ça va être compliqué.
Connaissant Altaïr il va même pas s'en rendre compte et si au grand miracle un déclic se passe dans sa tête de syrien coincé en amour, il osera jamais aller lui parler.
Bon bah je vais devoir m'improviser conseillère en amour.
Ezio me soutient maintenant plus fermement. Je lui souris et me met sur la pointe des pieds pour l'embrasser furtivement. Il est un peu surpris mais me laisse faire quand j'essaie de me dégager.
J'ai un regain d'énergie et je pousse Altaïr le plus fort que je peux jusque dans la petite cour.
_ « Qu'est-ce que tu fais ? Gronde-t-il
_ Une petite discussion entre toi et moi. Et tu vas m'écouter tu n'as pas d'autre choix. »
Je suis ferme et j'abandonnerais pas avant de tout lui avoir dit.
_ « Tu pourras me tuer avec tes yeux autant que tu voudras, ça me fait ni chaud ni froid. Donc tu vas te taire et m'écouter. Et je te jure que j'hésiterais pas à t'en coller une.
_ Je t'écoute donc. Grogne-t-il
_ Bien. Je vais pas te faire un cours sur les femmes parce que Winona c'est pas UNE femme, c'est THE femme !
_ C'est elle le sujet de la discussion ? »
Il est sérieux là ? Je vais le tuer. Sur la tête du créateur du chocolat, je vais le buter !
_ « Tu te fous de moi ?! Grondais-je la voix sourde, Y'a quoi que tu comprends pas dans ''elle t'aime '' ? Elle t'ai-meuh ! Le mal est encore pire que ce que je pensais ! »
Je me pince l'arrête du nez. Ça va être long mais je vais tenir bon.
Il ouvre la bouche pour certainement ajouter quelque chose.
_ « Non ne dis rien. Je te jure dis rien. Sinon je crois que je vais vraiment t'en coller une. Soufflais-je. Donc prend une chaise si tu veux parce que les prochaines minutes ou peut-être même l'heure vont être longues. Je vais te parler de Winona et uniquement de Winona et de comment te comporter avec elle parce que t'agis vraiment comme un abruti avec elle. »
Yeux dans les yeux, il voit que je déconne pas. Puis il se détourne et je vois ses pupilles qui bougent. Derrière moi, ils doivent tous nous regarder, même Adnan.
_ « Premièrement, Ahisha. Si tu la laisse encore te tripoter comme elle le fait, je me charge personnellement de t'arracher ce qui fait de toi un homme. Ce n'est pas ta femme, ni ta fiancée donc elle a pas à être aussi proche de toi. Vous êtes plus des gosses. Deuxièmement, elle t'aime comme une folle alors cherche pas à la super impressionner, soit simple ça passera. Enfin impressionne là mais pas trop parce que c'est comme ça qu'elle t'aime. Enfin tu m'as compris. Non ne dis rien. Et troisièmement, c'est la personne la plus adorable que je connaisse et elle a besoin de toi. »
Je l'attrape par le col et le penche vers moi.
_ « Donc maintenant tu vas la voir, tu lui parles et vous revenez heureux sinon…
_ Sinon tu trouveras un autre moyen de m'émasculer ? »
Mon étonnement lui tire un rire espiègle.
_ « Ouais c'est ça. Grognais-je, Ta gueule et vas la voir. »
Je le relâche et le pousse vers l'intérieur du bureau en direction des chambres. Pour qu'il se bouge un peu, je lui fous mon pied au cul. Il se retourne vivement en m'envoyant un regard noir. Je lui réponds par un regard coléreux et pointe du doigt la porte de la chambre. Il marmonne un truc dans sa barbe mais s'y rend tout de même.
Je retiens un gloussement en me mordant violement la joue. Il a encore la trace de ma semelle sur sa tunique blanche.
Je m'étais posée un moment assise sur le lit, mon visage dans mes mains à respirer l-e-n-t-e-m-e-n-t … Cette journée m'avait vraiment effrayée, je ne me sentais plus bien, j'étais constamment sur mes gardes, je ne me sens plus en sécurité … Pourquoi cette prise de panique soudaine ? Je fus prise d'étouffement ! Je me releva et m'avança vers la fenêtre pour profiter du frais de la nuit … j'entendais Mel crier sévèrement … elle doit sûrement gronder Altaïr, il est vrai que je suis un peu fâchée contre lui, mais ça n'est pas la véritable raison de mon isolement … mais bon, qu'ils gardent cette idée pour le moment, ça vaut mieux. Une envie soudaine de m'enfuir, juste un instant et de profiter du camouflage de la nuit me pris, mais on ouvrit la porte, je ne bougeai plus. La porte se referma, sûrement derrière la personne qui venait d'entrer dans la chambre.
_ « Bon alors ? Comme ça, tu boudes ? Se manifesta enfin la voix d'Altaïr.
_ Je ne boude pas … je ne suis plus une enfant.
_ J'ai eu le droit à une certaine discussion avec Mélanie … »
Je ne répondis pas, mais dans sa voix se manifesta un petit sourire moqueur.
« _ … Tu es jalouse d'Ahisha ? »
La façon dont il prononça son nom me donna un frisson de dégout. Mais je ne me retournerais pas.
_ « Du tout, en quoi je serais jalouse d'elle ? »
Bien sûr que je suis jalouse ! T'as vu comment elle te saute dessus ! Tu es à moi !
_ « Le fait que tu le dises ainsi. »
Euh …ok, Oublie ce que je viens de dire, je veux plus de toi …
_ « Je ne boude pas, et je ne suis pas jalouse ! Tentais-je de conclure sèchement.
_ Bien si tu le dis …
_ Merci.
_ Mais alors, pourquoi reste-tu seule dans ton coin comme ça ? Insista-t-il.
_ Par … parce que je … je cogite ! Voilà !
_ Tu cogites à propos d'Ahisha …
_ Grrr ! Mais tu me saoule avec ton Ahish- … ! »
Je ne pus dire un mot, ma bouche ne pouvait plus bouger. Mince ! Je ne l'avais pas senti s'approcher et, en me retournant dans un hélant de colère, il venait de m'attraper le menton et de m'embrasser. Il passa une main dans mon cou, en y détachant mes cheveux, et l'autre dans mon dos, pour mieux me coller à lui. Sans nous séparer il se mit à murmurer le plus tendrement qu'il sache faire.
_ « Tu es la seule … ce n'est qu'une amie d'enfance rien de plus… il n'y a que toi qui m'attire, que je veux voir sourire … Alqut albarri** … que toi que j'aime … »
Il termina ses mots en m'embrassant à deux reprises dans le cou. Je n'osai plus faire un geste, sa voix semblait sincère, son étreinte aussi … finalement je glissai mes mains dans son cou et il me rembrassa, d'abord doucement puis glissant d'une lèvre à l'autre, les pinçant entre les siennes délicatement. Puis à ce baiser vint s'ajouter sa langue que j'accueilli de la mienne, les laissant se caresser, se toucher, danser ensemble. Mon cœur se mit à battre comme un fou, ma respiration devint plus rapide, et la température monta dans l'intégralité de mon corps.
Comment ? Je ne comprendrais jamais comment il fait pour me mettre dans un état pareil. Désormais le seul endroit où je voulais m'enfuir était dans ses bras … bien que j'y sois déjà.
Sa main dans mon cou se délogea pour la passer sous mes fesses afin de me soulever, me collant un peu plus contre lui. Mes bras, maintenant sur ses épaules, gardaient nous visages proche. Il s'avança jusqu'au lit et m'y déposa sans rompre notre baiser qu'il rendit encore plus intense. Se trouvant au-dessus de moi, il laissait ses mains se balader sur mes côtes, mes hanches, venir caresser, frôler du bout des doigts mes cuisses, son bassin collé au mien -dont le contacte n'était pas si désagréable voir très excitant-, parfois elles remontaient, cherchant la douceur de mes cheveux, le pouce frottant ma joue.
Manipulées par je ne sais quel subconscient, mes petites mains réussirent à se glisser sous son haut, pour venir découvrir délicatement ses muscles si bien modelés … On sentait l'excitation monter entre nous, un désir que jamais je n'avais ressenti … enfin si une fois, la première fois qu'il m'avait vraiment embrasser comme celle-ci et encore, ça avait été bien moins intense. Son haut avait glissé au sol tout comme mon corset, en revanche les bracelets de cuir était toujours là.
Lui, simplement vêtu de son pantalon et moi, de ma chemise bustier et de ma jupe, je pouvais alors sentir la chaleur de son corps réchauffer chaque parcelle de ma peau qu'il touchait … sa bouche se logea sous mon oreille et dévora mon cou, comme impatient. Une de ses main vint se poser sur mon ventre, remontant doucement, venant défaire un bouton, puis deux, puis trois, puis …
_ « Tout va bien ? Vous n'êtes toujours pas revenu donc on commençait à… s'inquiété… ? »
Malik venait d'entrer dans la chambre, devenue sombre par la venue de la nuit et l'ouverture de la porte éclairant juste Altaïr et moi. Le brun resta un instant fixe, perturbé, puis il jeta un regard noir à Altaïr. Toute la chaleur de mon corps se déplaça jusqu'à mon visage, maintenant rouge de honte. Altaïr, quant à lui n'osa plus bouger …
_ « M-Malik … ? Réussit-il à prononcer. Ce …. Euh, on … »
Le manchot soupira et commença à repartir.
_ « Dépêchez-vous … on vous attend …»
Et la porte se ferma. Nous nous regardâmes un instant puis Altaïr se releva, attrapant son haut au passage.
_ « Je suis désolé je les avais complètement oublié…, dit-il
_ Ne t'excuse pas voyons … »
Timidement je passais dans son dos, laissant mes mains remonter toute sa peau et ses muscles jusqu'à ses épaules puis redescendre aux bras. Mes mains ayant atteint les siennes, il se retourna me serra contre lui, et nous échangeâmes -à mon plus grand plaisir- un nouveau baiser passionné, laissant nos mains caresser la peau de l'autre le plus amoureusement possible.
Mais on frappa à la porte … -Maliiik, je vais te tueeeer !- Je remis ma jupe dans l'axe, commença à reboutonner mon bustier et tout en suivant l'Assassin, je relaçait du mieux possible mon corset.
En arrivant dans le salon, tout le monde nous regardait … je sentis le gros malaise m'envahir. Je devais être rouge comme un piment, facile pour eux d'avoir des soupçons. Je jetai un coup d'œil à mon amie aux cheveux de blés mais elle m'afficha un vilain sourire à la fois sournois et complice. D'un doigt, sur elle-même, elle m'indiqua les cheveux. Je portai tout de suite la main sur ma tête, mon dieu, je n'imaginais même pas la dégaine que je devais avoir en cet instant … j'avais les cheveux complètement en bataille. Timidement, la tête basse j'allais m'assoir à côté de cette dernière qui ne put s'empêcher de rire quand je me collai à elle.
_ « Alors ? C'est aller loin ?
_ Ta gueule … pas du tout !
_ Allons bellissima, ne l'embête pas, un jour tu comprendras ce que ça fait … ou du moins ce qu'elle a pu ressentir en cet instant, lui murmura Ezio d'une voix aguicheuse »
Ce dernier m'adressa un petit clin d'œil et je lui tapai dans la main alors que mon amie, elle, avait pris ma place dans les épices.
Franchement cet Italien, il ne cesse de me surprendre … mais ils sont tellement mignons ces deux-là. Finalement je réussis à porter mon regard sur Altaïr qui m'adressa un certain sourire … et je me fis un plaisir de le lui rendre.
_ « Bon ce n'est pas tout mais personnellement je commence sincèrement à avoir faim. Se manifesta Connor.
_ Je m'en charge ! »
Plus synchro que ça tu meurs. On se fixa instantanément moi et mon amie avant d'exploser de rire. Malik nous proposa donc de cuisiner ensemble. Ce qu'on fit avec joie !
Connors restait assit à table, nous surveillant, alors que l'on s'affairait à mitonner quelque chose de mangeable. Mélanie ne cessa de me taquiner en me noyant de question sur Altaïr et ce qui avait pu se passer tout à l'heure. Je tentais tant bien que mal de rester la plus discrète possible. Mais comment faire quand un arabe, pris d'un je ne sais quel élan d'amour, arrive derrière moi pour me serrer tendrement par la taille et m'embrasser le cou. Ezio qui passait justement à ce moment-là, frappa amicalement l'épaule d'Altaïr et se moqua.
_ « Tiens donc ! C'est moi qui fais ça normalement ! Tu me vole mes attentions ! »
Mélanie ris à son tour, pour ma part je me sentais plus gênée qu'autre chose.
Tout juste audible pour moi, s'assurant que les autres n'entendent pas, Altaïr vint me murmurer à l'oreille.
_ « Peut-être que ce soir, après dîner, nous pourrions continuer ce que nous avons commencé tout à l'heure … ? »
Je sentis mes joues s'échauffer brutalement. L'assassin m'embrassa l'épaule et repartit calmement. Mélanie me regarda puis le dévisagea alors qu'il était dos à nous.
_ « Qu'est ce qu'il t'a dit encore, ce rustre ? me demanda-t-elle
_ Euh … Rien ! Rien d'important, t'inquiète…
_ Mouai … J'y crois pas trop, mais bon il faut qu'on avance ce- …
_ AÏE ! »
Elle se retourna subitement vers moi, qui avais lâché tout ce que j'avais en main. Je venais de me couper le doigt avec le couteau qui me servait à éplucher le gingembre.
Malik arriva peu après avec un petit pansement tout mignon !
Suite à ça, nous avons tout de même réussit à finir le repas et passer à table. Visiblement les garçons n'étaient pas mécontent de ce que nous leurs avions concocté.
Ezio et Mélanie étaient de plus en plus proche … bien que je sois heureuse pour eux, je recommençais à m'inquiéter … où tout cela allait-il nous mener … ?
_ « Quelque chose ne va pas, Rebella ? »
La voix de l'Italien me tira hors de mes pensées. Je souris gênée.
_ « Non, non rien ! Désolé, vous pouvez continuer à vous bécoter, je ne faisais que penser ! … oups … euh pardon …
_ Hahaha ! Pas de problème. Du coup Bambina … on continue ? »
Mélanie explosa de rire avant de l'embrasser et de me tendre sa main que je checka.
Le repas se fini sans encombre puis chacun alla dans sa chambre, enfin presque. Connor avait finalement prit notre chambre pour que Mel dorme avec Ezio. Quant à moi, je partis devant, dans la salle où dormait Altaïr. C'était un véritable sol de coussin et tapis. Je m'apprêtais à m'y assoir mais deux bras me retinrent. L'assassin me colla dos contre lui. Très vite sa bouche vint embrasser mon cou, mes épaules, il me retourna face à lui, s'empara de mes lèvres et de mon cœur au passage.
Le jour se lève paisiblement, Winona est quelque part dans les bras d'Altaïr et moi je suis dans ceux d'Ezio dans une chambre du bureau. Leur réconciliation remonte le moral, c'est un peu l'éclaircie pendant la tempête. Car peut-être que la recherche du cube sera longue, peut-être qu'elle sera infructueuse mais savoir qu'entre eux ça va mieux, ça allège le cœur.
Hier a été une journée mouvementée. Avoir l'autorisation, et peut-être l'aide, d'Al Mualim est un soulagement et j'ai l'impression qu'on touche notre but du bout des doigts mais qu'en même temps on en est encore très loin.
Surtout, je ne perds pas de vue que le maître de l'ordre est capable de trahir ses principes puisqu'il l'a déjà fait avec la pomme d'Eden. Il peut très bien feindre de nous aider et nous mettre des bâtons dans les roues, comme il peut très bien se servir de nous.
Un homme à garder à l'œil donc.
Il y en a un autre aussi à garder à l'œil. Abbas. S'il continue à être aussi hautain, il ne risque pas de vivre longtemps. Merci la condition de la femme à cette époque. En fait, Abbas ne sera pas un ''ennemi'', il sera plus une ''gène'' du fait qu'il nous les brises et qu'il est plus là pour emmerder Altaïr.
Il est et restera un boulet.
A tenir loin de nous également sous peine de crise nerf et de meurtre.
Mais il y a un autre problème qui se dresse devant nous. On ne sait absolument pas où commencer nos recherches. Aucune piste. Rien. Nada. Que dalle. Nothing.
C'est comme si on est sur un plateau de jeu et qu'il faut faire un double pour commencer alors qu'on a qu'un seul dé. Bref c'est la merde et on est pas près d'en sortir.
_ « Tu ne devrais pas te creuser les méninges de bon matin bambina. Murmure Ezio dans mon cou, Tu vas avoir une migraine.
_ Comment tu…
_ Je t'entends réfléchir. Qu'est-ce qui te pose tellement problème ?
_ Ah… Rien… Ne t'inquiète pas…
_ Tu réfléchis toujours beaucoup, c'est ta nature. Mais ce n'est pas ''rien'' qui te mets dans cet état.
_ Hm… Je faisais juste un bilan de ce qu'il s'est passé dernièrement pour voir ou on en était.
_ Et résultat ?
_ On est mal barré. »
Un souffle saccadé me chatouille la peau de mon cou.
_ « Pourquoi tu ris ? Je te dis que c'est la merde et toi tu ris ?! Me vexais-je silencieusement en me tournant à moitié vers lui.
_ Si on t'écoutait tout serait dramatique ! Tu es trop pessimiste !
_ Je suis pas pessimiste ! Je suis réaliste ! »
Il m'embrasse pour me faire taire.
Puis il pose ses mains sur mes joues et me fixe.
_ « Nous allons nous en sortir.
_ Et on sera séparé ! Répliquais-je immédiatement »
Okay je suis peut-être défaitiste. Je baisse les yeux et essaie de me retourner. Sa poigne se fait plus forte, et il me force à le regarder.
_ « Si nous n'y arrivons pas. Si rien ne se passe, si nous ne retrouvons pas le cube… Tu pourrais vivre avec moi ? »
Il est tellement sérieux.
_ « Peut être que tu préfèreras partager ta vie avec quelqu'un de ton âge mais…
_ Ce ne sera pas toi. Même si je pourrais vivre avec tout les hommes de la Terre, je ne serais jamais heureuse parce qu'ils ne seront pas toi. Alors évidement que si nous échouons à notre mission, je resterais avec toi. »
Je pose mes lèvres sur les siennes doucement et les bouges lentement.
_ « Ti amo Mélanie. Souffle-t-il
_ Ti amo Ezio. »
Je me colle un peu plus à lui. Ses mains caressent ma peau.
_ « Vous avez décidé de tous me faire le coup ? Se moque une voix derrière moi »
Je laisse tomber ma tête contre son épaule, dans l'espoir de disparaitre. La honte. Après Connor, c'est Malik qui nous surprend. Mon dieu je voudrais devenir une petite, toute petite souris pour me planquer quelque part et ne jamais me remontrer.
_ « Oh la honte… »
Ezio se contente de rire en me caressant le dos.
C'est fou comme nos envies se font éteindres dès les premières étincelles en ce moment.
_ « Je suis venu vous prévenir que vous pouviez prendre le petit déjeuné. »
La salle commune est à deux pas.
_ « Bien dormi ? Reprend Malik comme si de rien n'était »
Je le suis et l'observe piocher dans la corbeille de fruit.
_ « B-Bien et toi ? »
Amore mio est derrière moi et l'imite.
Je n'ai pas spécialement faim mais je pioche tout de même quelques dattes.
Je regarde Malik, déjà habillé, s'affairer derrière le comptoir à la recherche de rouleaux, d'encre et de plumes. Il ne pourra pas venir avec nous sur le terrain mais si Al Mualim tient parole et nous aide, Malik pourra interroger les Assassins de passage.
Plus qu'à attendre les premières pistes.
Winona s'est levée une heure plus tard. Le soleil est haut à présent. Elle m'embrasse le crâne en passant et s'installe sur une chaise à mes côtés. Je suis plongée dans la contemplation de Malik penché au dessus d'un parchemin, une plume à la main. C'est hypnotisant.
J'entends mon amie piocher dans la corbeille de fruit.
_ « Et les garçons ? Me demande-t-elle »
Je désigne vaguement du bout du bras l'extérieur du bureau.
Si nous nous sommes plus casanière, eux ont besoin de bouger, se maintenir en forme, ne pas perdre l'habitude, tout ça tout ça…
Après réflexion, il s'avère que je suis la plus casanière d'entre nous. Quand j'ai vraiment la flemme, il me faudrait une fin du monde pour me faire bouger de mon canapé ou de la chose sur laquelle je me suis échouée. Oui je suis une baleine. C'est mignon les baleines.
Une main passe devant mes yeux.
_ « Mel ? Ça va ?
_ Heu… Oui oui ça va.
_ À quoi tu pensais ?
_ Aux baleines.
_ Hein ? Heu… Okay… Comment t'as fais pour dériver jusqu'aux baleines ?
_ C'est cool les baleines…
_ C'est quoi les baleines ? Nous interrompt Malik »
Je rebraque mon regard sur lui. Evidement. C'est pas en plein désert qu'on va en trouver des baleines.
Je me lance donc dans une grande explication sur cet imposant mammifère.
J'entends au loin Wino soupirer de lassitude. Ou de désespoir. Au choix.
Les bruits dans la cour m'interrompent. Je suis en tenue, Winona aussi. Malik a carrément abandonné son parchemin pour m'écouter. Parce que je me suis pas arrêtée qu'aux baleines. Non non non. Moi quand on me lance, on m'arrête pas. Je lui ai même parlé des dinosaures.
J'ai réussi entre temps à me changer. Comment j'ai fais ? Aucune idée. J'ai pas le souvenir de m'être arrêtée de parler. Et puis au final, Wino s'y est mise aussi. Pour une fois qu'on peut exposer notre science on en profite.
Je fais un grand sourire à Ezio qui m'enserre dans ses bras musclés. Ah putain qu'est-ce que c'est cool quand il fait ça. Savoir qu'il me protège et qu'il a toujours un regard bienveillant sur moi. C'est agréable.
_ « Vous êtes prêtes ? Demande Altaïr
_ Yep ! »
Je fais quelques échauffements et prends une bouffée de ventoline. Je glisse ensuite mon inhalateur dans un recoin de la tenue, c'est-on jamais. Faire une crise d'asthme en plein Jérusalem, très peu pour moi.
Les garçons sont déjà près et nous attendent déjà sur les toits. Avec beaucoup d'élan, de force et d'aide, j'arrive à me hisser en haut.
Pas le temps de souffler, on doit se mettre en route pour échapper à la vigilance des gardes.
On court le plus vite possible pour s'arrêter brutalement et se cacher derrière les dômes qui ponctuent les toits.
L'excitation me gagne peu à peu et l'adrénaline se déverse dans mon sang. C'est une vraie mission, bien plus que l'infiltration à la mairie.
Altaïr nous mène dans les quartiers nord et nous briefe rapidement.
_ « D'étranges éclats bleutés ont été aperçus à plusieurs reprises dans de vieilles bâtisses abandonnées.
_ Ils auraient trimballés le cube ? Questionnais-je plus pour moi-même
_ Probablement. Répond Wino, Ce qui veut dire que soit ceux qui l'ont se sentent en danger, soit ils ne veulent pas qu'on trouve le cube.
_ Ou alors les deux.
_ Donc il faut s'attendre à ce qu'ils soient près à tout pour qu'on ne le récupère pas. »
C'est Connor qui nous interrompt en énonçant la conclusion de nos observations et hypothèses.
Si la mission est plus exaltante par les conditions, elle en est d'autant plus dangereuse. Nos ennemis sont près à tout, même à tuer sans aucune considération pour la vie. Ce ne sont pas de simples caméras à éviter.
La décision est prise. On se sépare pour couvrir le quartier et éviter de se faire repérer.
Première mission en autonomie. J'ai un peu peur à présent. Il y a toujours la probabilité de tomber sur le Cube en fouillant les maisons inhabitées. Et avec lui ceux qui le détiennent. Parce que maintenant c'est une certitude que le Cube ne se déplace pas tout seul.
On s'est éparpillé aux quatre coins du quartier Nord, et moi je dois inspecter un recoin qui a brûler quelques années auparavant.
Le foyer principal du feu n'a laissé que des cendres mais un peu autour, les bâtisses partiellement ou entièrement carbonisées ont été désertées mais celles qui ont eu la chance de ne subir que la pointe des flammes n'en ont gardées que des traces noires sur les murs extérieurs.
Et il y a cette maison plus loin, un peu à l'écart, entourée des restes de charpente de ses voisines. Une partie du toit s'est effondrée, la porte pend sur ses gonds, si les gonds existent à cette époque. Je ne sais pas pourquoi mais elle m'intrigue et quelque chose me pousse à la visiter.
Je descends agilement de mon poste d'observation. S'il y a eu des passages entre les maisons, ils n'existent plus aujourd'hui, recouverts de suie, de cendre et de débris.
Les restes de bois craquent sous mes pieds tandis que j'avance dans les chemins les moins encombrés. Je me tiens à ce qui semble encore tenir. Je chemine progressivement. Il n'y a personne aux alentours. A cette heure de la journée, tout est déserté, surtout un quartier aussi sinistre.
Devant la ruine que sont les restes de la maison, j'ai un peu peur de pousser la porte. J'opte pour finalement me glisser dans l'entrebâillement puis j'ôte ma capuche pour mieux voir dans la semi-obscurité.
Outre la scène de désastre qui s'étant sous mes yeux, c'est l'atmosphère qui me prend à la gorge.
Si l'extérieur semble avoir grandement échappé aux dégâts des flammes, ce n'est pas le cas de l'intérieur. Tout est noir, sans couleur et semble tenir par miracle. Et l'odeur de fumée et de mort qui flotte dans l'air est insoutenable. Mais cette sensation d'être déjà venue m'empêche de rebrousser chemin. Cette sensation indescriptible, un mélange de puissance et de passivité, de dangerosité pourtant facilement contenue. Etre en présence du Cube sans qu'il soit là.
Je regarde le décor et mes yeux se posent sur ce qui devait être un plan de travail et soudain quelque chose se passe. Je vois des ombres bouger rapidement, comme en accéléré, évoluer autour d'une source de lumière bleuté que je vois distinctement. Le Cube. Le temps semble ne pas continuer son cours autour de lui et je le vois tourner sur lui-même, lentement, propre à sa vitesse.
Et lorsque je tends inconsciemment le bras pour le toucher, tout s'arrête. Plus d'ombre, plus de Cube, plus de vision.
Je ne sais pas ce qui c'est passé. Tout est vague autour de moi. Je n'entends plus les bruits, mon cerveau flotte dans une sorte de cocon hermétique.
Encore sonnée, je tangue quelque seconde. Les sons reviennent peu à peu.
Puis j'entends enfin le son du marché qui n'est pas loin. J'inspire de grandes bouffées d'air.
Je sors précipitamment, remettant ma capuche et quitte au plus vite le quartier.
Je traverse une rue, bouscule des passants et me glisse dans une ruelle. Il y a un amas de bois. Je m'en sers comme marche et grimpe sur le toit.
Je m'installe dans un recoin à l'ombre, cachée par un muret. Le marché en contrebas me couvre totalement des regards extérieurs. Au loin le quartier brûlé se distingue.
Je me laisse complètement aller, une jambe pendante dans le vide et l'autre repliée, un bras passant dessus.
Je ne sais pas ce qui s'est passé, c'est beaucoup trop étrange. J'ai une migraine depuis l'incident mais je ne peux m'empêcher d'y penser.
Je sais que ce que j'ai vu est réel. Je sais aussi que ça c'est passé il y a longtemps. Quand ? Aucune idée mais ça c'est réellement produit.
Et pourtant j'ai l'impression de savoir et de pouvoir mettre un nom sur ce phénomène.
Je vais trouver, j'en suis sûre.
Je me laisse porter par les odeurs et les exclamations qui proviennent du marché. Un léger courant d'air me caresse. Je ferme les yeux, bercée par tout ce qui m'entoure.
Un cri dans le ciel me fait brutalement revenir à la réalité. Je lève le regard et observe un oiseau tourner dans les airs.
Un aigle.
J'ai un moment de flottement. La réponse est là, sous mes yeux mais je ne la vois pas.
Putain c'que je suis conne.
La vision d'aigle.
Je m'y connais peut-être pas beaucoup mais j'ai suffisamment joué aux jeux pour être certaine que c'est la vision d'aigle. Et je sais aussi que rare sont ceux qui développent ce don.
Il va falloir que j'en parle avec Winona, d'urgence.
Soudain je croise le regard d'un mendiant, lui aussi installé à l'ombre, dans une ruelle.
Rare sont ceux qui arrivent à capter la présence d'un Assassin.
On se fixe mutuellement jusqu'à qu'il lâche en premier.
Une idée me vient à l'esprit. Si lui est capable de me voir, il est sûrement capable de voir bien d'autre chose.
Je descends expressément de mon toit et m'élance à travers le marché pour le rejoindre. Je chipe au passage quelques pommes sur un étalage.
Le mendiant me voit arriver, je sais qu'il m'a vu voler les pommes avec une facilité déconcertante et essaie de se relever. Ses muscles sont surement ankylosés, il galère mais n'y arrive pas.
J'ai vite fais de traverser et le coupe dans son élan. Je me bloque à l'entrée de la ruelle, le soleil dans mon dos.
Je l'observe quelques secondes. L'homme a les cheveux poivre et sel lui arrivant dans le cou. Il a l'air grand, du moins sa carrure et ses larges épaules le laisse deviner. Mais sous sa chemise sale je perçois ses côtes. Ça doit faire un moment qu'il est là le bonhomme.
Je fais un pas, il recule comme il peut. J'ai un sourire. Lui doit prendre ça pour un potentiel danger, pour moi c'est de l'amusement. C'est la première fois que je fais peur à quelqu'un. Et apparemment je dois être terrifiante du haut de mon mètre 65 puisqu'il à les jambes qui tremblent. Ou alors c'est la tenue qui en impose. Ouais plutôt ça. Parce que lui, s'il se met debout, il doit faire facilement deux têtes de plus que moi.
Comme il voit que je le lâcherais pas, il cesse de reculer et décide d'affronter son destin. Ouais bah mon gars, ton destin va t'offrir à bouffer, alors arrête de me craindre je vais rien te faire.
Je m'accroupis face à lui et lui tends une pomme.
Il ne bouge plus, essayant de capter mon regard sous la capuche, puis il lève le bras lentement en direction du fruit. Quand il est à deux doigt de l'avoir, je relève mon avant bras, mettant mon trésor de sa portée.
_ « A une seule condition. Je veux des réponses à mes questions. »
Je baisse mon bras mais me stoppe avant qu'il n'est la pomme.
_ « Des réponses précises. »
Il hoche la tête et je lui donne enfin le fruit qu'il s'empresse de croquer avidement.
_ « Vous êtes là depuis longtemps ?
_ Un p'tit bout de temps. »
Bien. Vouvoiement pour moi signifie respect mutuel et comme je suis sympa avec lui, il va l'être avec moi. Je plante mes dents dans une des pommes à mon tour.
_ « Et vous voyez beaucoup de choses par ici ? »
Il hausse les épaules en mangeant même le trognon. Okay ce mec crève vraiment la dalle.
_ « Il s'est passé un truc ces derniers jours ? Comme des hommes qui ont fréquentés le marché avant de disparaitre ou particulièrement nerveux…
_ Il y a eu un groupe qui est partit il y a deux, trois jours. Ils sont arrivés il y a une semaine. C'était la première fois que je les voyais. Ils étaient pas nombreux, pas plus de quatre je dirais. »
Oh putain c'est un vrai détective ! je kiffe ce mec !
_ « D'où est-ce qu'ils venaient ?
_ Du quartier brûlé.
_ Et de quoi ils avaient l'air ?
_ Des mercenaires, parés aux combats difficiles.
_ C'est-à-dire ?
_ Disons, qu'ils semblaient pouvoir faire un massacre sans que cela ne les déranges…
_ Hmm hmm je vois… Et quand ils sont partit, ils avaient quelque choses avec eux qui avait l'air… Etrange ?
_ Ils avaient un sac avec eux. La chose à l'intérieur brillait bleue. Et j'ai aussi vu un de vos camarades.
_ Un camarade ? Répétais-je avec incompréhension
_ Oui. Ceux tout vêtus de blanc. »
Il parle clairement d'un Assassin.
_ « Il avait l'air de faire quoi celui en blanc ?
_ Eh ben… Il avait l'air de les suivre et qu'en même temps il n'en avait rien à faire…
_ Je vois. Merci beaucoup pour vos réponses. »
Je me relève et essaie d'avoir l'air détachée alors qu'en moi je boue littéralement d'excitation. Je lui lance la pomme restante qu'il attrape agilement.
Je m'avance pour sortir de la ruelle avant de me retourner à moitié. Je fais sauter une pièce entre mes doigts avant de la lui donner.
_ « Restez dans les parages au cas où. Oh. Et ne volez pas. C'est mal le vol. »
Puis je me fonds dans la foule, disparaissant de sa vue.
Voilà que nous étions tous séparés, dans cette grande ville que je ne connais que par le jeu … et oui, me voilà seule pour la première fois depuis mon arrivée. Je ne me sentais pas vraiment à l'aise et préférais m'aventurer au sol. J'avais emprunté une longue cape à Malik que j'avais nouée à ma taille avec une corde pour passer inaperçu. Au moins le temps de prendre confiance en moi.
Après dix minutes de marche dans Jérusalem je me décide enfin à me faufiler et me faire plus transparente. Le comportement des gens dans la rue m'intrigue et me gêne grandement. Ces femmes qui se jettent sur toi en demandant de l'argent, pour leurs enfants malades, ces fous qui vous bousculent alors que vous êtes à 3 mètres d'eux, et ces soldats qui s'en prennent à n'importe qui dont la tête ne leurs plait pas … d'ailleurs en sortant d'une ruelle il y avait un autre groupe en train de martyriser une pauvre enfant visiblement perdue.
La pauvre petite pleurait apeurée par la brutalité de ces hommes.
Nan là c'était trop. Ils étaient cinq et il n'y avait que quelques hommes autours … sans problème.
Cachée dans un coin je pris délicatement quatre couteaux, fourrés dans mes bottes, deux dans chaque main. Le temps d'une inspiration, calme et concentrée, je redressais une main et tira les quatre lames à la suite. Tous les soldats visés tombèrent à l'agonie : deux dans la gorge, un dans le dos, le dernier dans la poitrine. L'homme épargné prit par surprise, chercha tout autour de lui mais ne me vit pas. Alors que je m'apprêtais à lui sauter dessus, il s'enfuit, apeuré. L'enfant pleurait toujours je m'approchais d'elle et la rassura en la serrant dans mes bras. Mais le temps me pressait. Je vérifiais qu'elle soit calmée et partis aussi vite que j'étais arrivée. Mais des cris résonnèrent dans les rues, cette fois-ci contre moi. Les gardes me pourchassaient. De temps à autre, tout en courant sur les toits, je regardais derrière moi si personne ne se rapprochait. Une sensation étrange m'envahit, un sentiment glacial et déprimant … Le cube !
Je ressentais l'énergie magnétique et magique du cube, il était ou avait été dans les environs. Plus rien ne m'affectait … je ne pouvais penser à autre chose que cette sensation et la peur de la poursuite …. J'étais comme dans un monde parallèle … l'atmosphère avait changé j'avais l'impression de me trouver dans une sorte de programme numérique.
Il y avait un bâtiment, juste en face, vieux mais le bas semblait toujours habité mais pas la tour. Je fixais le vide entre la bâtisse où je me trouvais et celle d'en face pour estimer le saut à effectuer. Ça me semblais loin … mais étrangement, mon état psychologique me disait de foncer sans plus attendre. Mes jambes se positionnèrent toutes seules parées à bondir …. Mais je me retournai sec en reculant, tout juste stable sur le bord. Quelque chose juste devant les yeux et me coupa légèrement au dessus du nez, une épée ? Oui je l'avais vue, sans bouger, je savais qu'elle arrivait, qu'elle était là. Non, qu'il était là, j'avais vu le templier derrière moi.
Mais qu'est ce que c'était ?! Comment ai-je pu le voir ?! Il était derrière moi !
Sans plus rien comprendre, je me laissai tomber dans le vide et retomba sur une poutre, pour tenter de le distancer en sautant d'un bout de bois à un autre, aussi légère qu'une gazelle qui coure et agile comme un guépard.
Me refugiant dans une zone déserte je me retournais face à lui et dégaina mes lames. Il ne s'arrêta pas et fonça sur moi ! C'était comme si je pouvais lire dans ses pensés, et deviner les mouvements qu'il comptait faire. Une sorte de panique s'activa en moi. Il s'acharnait, mais qu'est ce que j'allais faire moi ?
Le blesser ? Pas sûr que ça l'arrête … j'aimerais tant qu'Altaïr soit là.
Penser à lui me rappela son avertissement, je avant que nous nous quittions.
/ Il m'avait pris à part alors que Connor c'était déjà enfui en direction de sa zone de recherche.
_ « Alqut … Tu es sûre que ça va aller ?
_ Mais oui Altaïr, j'ai eu de bon professeur, dis-je avec clin d'œil.
_ Peut-être mais n'oublie jamais que tu n'es plus à ton époque tranquille ni dans ta ville ….ici il n'y a pas de quartier, si tu croises un templier, évite le et sauve toi, cache toi comme je te l'ai appris. D'accord ? Et si tu n'arrive pas à l'éviter … n'hésite pas … n'hésite pas à tuer. »
Il dégageait un sentiment de crainte, il était inquiet, mais des plus sérieux.
Tuer ? Je ne l'ai jamais fait, je n'y avais jamais pensé … j'avais peur pour la suite. /
Et j'avais bien fait. Cette nouvelle impression de mon environnement, comme un bug informatique.
Ce pourrait-il … ?
L'animus … ?
Ou peut-être …
Non ! Reprend toi ! Il y a un homme au-dessus de moi, qui tente de me tuer, c'est pas le moment de penser ! Tuer c'est tout ce que je dois faire, c'est ce que m'a demandé Altaïr !
Toujours guidée par cet instinct étrange, je réussis à le repousser, il en perdit l'équilibre. D'un balayement de jambe il tomba en arrière et son cou vint s'empaler sur ma lame en le rattrapant pour lui éviter le choc brutal de sa tête contre le ciment de toit, alors qu'il meurt …
Je ne réalisais pas vraiment ce qu'il venait de se passer, du moins je ne pense pas. Mon cœur s'emballa et un sourire plutôt sinistre s'étira au coin de mes lèvres …
C'était … tellement …
Quelqu'un surgit de nouveau derrière moi, je l'avais vu encore mieux que le précédent. Je me retournai soudainement face à lui et le templier afficha un visage surpris. Il ne s'attendait pas à ce que j'attaque. Mais je l'avais fait. Après avoir récupéré l'épée du cadavre je m'étais jetée sur l'homme en armure face à moi.
Mais quelque chose se passa. Ma vision redevint normale une fraction de seconde, et mon … ma motivation, s'effaça en même temps. Je me sentis étrange et le fixa, perturbée. Je ne bougeai plus, nos épées chacune bloquées par le bras de l'autre, nos visages dégagés. Sans que je ne pu réagir, le soldat se pencha violement et frappa mon nez de son casque de fer. Je pus sentir la coupure se rouvrir et mon nez craquer dans une atroce douleur ! Et ce « bug » réapparut.
Je me retirai au plus vite et attrapa mon visage dans les mains. Je saignais à flot, mais il chargea de nouveau. Son épée brandit sur le côté, il allait frapper à l'horizontal, sûr. Je courus vers lui et au dernier moment me laissa glisser sur les genoux, penchée en arrière tranchant son aisselle –seule zone non protégée. Dans un cri, il laissa pendre son bras le tenant par l'épaule et s'agenouilla. Je me relevais et m'approchais lentement, à nouveau animée par cette folle envie de combat, de vengeance … d'extermination. Il était mauvais et j'entendais la voix d'Altaïr crier dans ma tête de le tuer. Brandissant mon arme, le plaisir d'en finir me submergea … mais ma main trembla, l'épée tomba, et je ne pus le tuer ainsi. Pas dans son dos, pas comme ça.
Tout ce qui m'entourait redevint normal et coloré. Ma main gauche se posa sur son épaule, il se raidit de peur, je le sentais trembler jusque dans mes doigts. De ma main droite, j'active le déploiement de ma lame et vint poser un genou au sol me rapprochant de lui. Mon cœur battait si fort.
_ « Repose en paix … »
Et la dague se glissa sèchement dans son cou et le voilà mort.
Je me redressai, perdue, ma respiration était lourde, limite sombre … étrange de penser ça pour une respiration. Les deux templiers étaient inertes sur le sol. Mais le premier que j'avais tué avait encore les yeux ouverts. Je m'approcha donc, et tout en redisant les mêmes deniers mots que pour l'autre, je lui offris un repos digne d'un long sommeil et referma ses paupières.
Je restais un moment debout sur ce toit sans rien faire, puis je m'allongeai et observa simplement le ciel et les nuages …
Je le savais, malheureusement, le cube n'était plus là, quelqu'un l'a déjà trouvé, et nous voilà bien … dans la merde.
En rentrant je croise le regard e Winona. Immédiatement je comprends qu'elle aussi à ressentit la vision d'aigle. Elle a une profonde sous l'œil qu'on s'est empressé de soigner.
A présent allongée au frais dans un coin du bureau des Assassins, je repense à ce que m'a dit le mendiant.
Evidement dès notre retour, nous avons partagés nos informations. « quatre hommes », « peu aimables », « pas très causant », « ils ne sont pas restés très longtemps ».
Tout était décousu pourtant il y a un semblant de lien entre tout ça.
Je n'ai pas osé parler de la manifestation de la vision d'aigle.
Si c'est bien des mercenaires il y a forcément quelqu'un qui les a employés. Après, l'homme a parlé d'un Assassin. Il se peut que c'est qu'une coïncidence.
Donc notre principale préoccupation était de retrouver la piste des mercenaires.
Sauf que rien. On a cherché un peu partout et aucune trace, comme dépourvu.
Eh putain qu'est-ce que ça saoul !
Je soupire bruyamment et Ezio et Wino me regardent comme si une deuxième tête venait de me pousser sur l'épaule. Altaïr et Connor sont encore dehors à la recherche d'une piste.
_ « Quoi ? Demandais-je plus méchamment que je l'aurais voulu puisque c'était plus un grognement qu'autre chose.
_ Tu es sûre que ça va ? Tu es bizarre depuis qu'on est rentré. »
C'est vrai que la manifestation de la vision d'aigle m'a un peu chamboulée. Surtout la migraine qui me triture les méninges depuis.
Je me relève et m'approche de la table où ils sont installés.
_ « Dis amore mio, c'est comment la vision d'aigle avec toi ?
_ Comment ça ?
_ Bah… Comment tu la contrôles, comment tu fais, comment t'as su ce que c'était… Continue mon amie »
Ezio me prend sur ses genoux.
_ « Eh bien… Disons que ce n'est pas forcément ce qui nous est apprit pendant la formation des Assassins puisque rare son ceux qui l'ont. Il semble que ce don se manifeste de moins en moins avec les générations. À présent, c'est tout naturel pour moi. Il est vrai que cela fait un peu peur au début, mais c'est un atout non négligeable. Scusame mais je ne crois pas être dans la mesure de vous expliquer correctement ce qu'est la vision d'aigle. »
Merci mon amour. Tu es d'une grande aide.
_ « Quoi qu'il en soit, il ne faut pas vous inquiéter. Vous maitriserez la vision avec le temps. »
Ouais on est peut-être pas discrète dans ce qui est de poser des questions sans se faire cramer.
On se fixe avec Wino puis on se sourit pour se rassurer mutuellement. Je me blottis contre le torse d'Ezio qui me caresse distraitement le bas du dos.
*_ « Tu as eu peur ?
_ Oui… J'ai cru qu'il nous croirait pas…
_ Mais c'est fini. On a sa permission maintenant. Répond-t-il avec un petit rire
_ Arrête de te moquer de moi… »
**chaton sauvage
