Donc voici le chapitre bonus qui devait paraître prochainement mais qui paraît quatre mois, quasi cinq, plus tard.

Je tiens également à dire tout ce que j'ai pas dit la dernière fois tant j'étais préssée de poster : Assassin's sitter a fêté ses un an en février et merci à tout ceux qui prennent leur temps pour lire notre délire à Shirubahato et moi. Également, je sais que mon rythme de publication est très lent et ne risque pas de s'améliorer puisque nous avons le bac à la fin de l'année. Donc infiniment désolé pour le temps qu'il y'aura jusqu'au prochain chapitre. Mais il y aura une suite je vous l'assure.
Je crois que tout est dit.

Merci à blackfanou et Lerugamine pour vos reviews :)

Donc ce chapitre bonus se place directement au soir du chapitre précédent, et a été entièrement écrit par Shirubahato et corrigé par ses soins.

Bonne lecture et pensez à laisser une petite review, ça nous motive toujours.


Aujourd'hui nous avions passé la journée dehors à la récolte d'informations pour Malik et Mélanie. Cette dernière c'était portée volontaire pour aider le manchot à mettre de l'ordre dans ses documents, et préparer la suite des évènements. Mais comme ils eurent vite fini, mon amie nous rejoignit après le déjeuner.

Dans les rues il y avait bien de l'agitation, plein de remue-ménage. Altaïr nous expliqua que ce soir il y avait une fête du village avec un banquet, de la musique et autres festivités. Nous rentrâmes assez tôt et étions actuellement en train de discuter dans la salle principale. Les deux syriens étaient repartis sans donner plus d'explications.

_ « Ça donne le sourire de voir tout ça, dehors, commença Ezio.

_ Moi, c'est l'odeur que dégage la nourriture et les épices qui me donnent faim, dis-je à la limite de baver d'envie.

_ Tu m'étonnes, ricana Mélanie, les couleurs aussi c'est quelque chose ici, j'adore.

_ Je suis le seul à me demander où sont partit les deux autres …, intervint Connor.

_ Non, moi aussi, avoua la petite blonde, il faut dire qu'avec Altaïr il faut toujours se méfier, ce fourbe.

_ Tu exagères, la taquinais-je.

_ Oh toi l'amoureuse, tu es mal placée pour parler, me dit-elle avec un sourire mesquin. »

Je me sentis rougir avant de commencer à lui crier dessus et de me jeter sur elle pour la chatouiller. Le châtiment ultiiime ! Avant tout débordement, Ezio et Connor vinrent nous séparer comme chat et chien en plein duel. Je lui tirais la langue et elle me le rendit bien, tien ! On se fusilla d'un long et pesant regard noir … mais entre nous ça se finit toujours en fou rire.

Je me lançai dans la préparation d'un thé, et à peine l'ayons-nous fini, que les deux disparus rentèrent les bras chargés. Ils posèrent leurs commissions. Altaïr prit deux paquets et nous appela, Mélanie et moi.

_ « Ça c'est pour vous, dit-il en nous les tendant, ah non ! Dans ce sens plutôt, ou celui-là ? »

Il s'amusait à échanger les mains de côté, en haut, en bas, nous empêchant de les prendres. Malik agacé par son comportement enfantin, lui mit un coup de pied aux fesses en grognant son prénom pour qu'il arrête. Le châtain râla et nous conseilla de vite prendre une douche et de nous préparer avec ce qu'il venait de nous donner pour sortir ce soir.

_ « Sortir, s'étonna mon amie.

_ Oui ! Nous sommes invités à une des fêtes privées, s'exclama Altaïr en donnant aux garçons les sacs restant.

_ Mais ne vous en faites pas, repris Malik, nous avons encore deux-trois petites choses à préparer donc vous avez le temps, nous devons venir avec un plat. C'est une sorte de remerciement pour l'invitation. »

Sur ce, ils partirent en cuisine, Mélanie fut la première à prendre sa douche, pendant ce temps, je regardais ce que contenait mon paquet. Le tissu était blanc, pas des plus immaculé et heureusement, sinon bonjour la discrétion. C'était une sorte de pantalon vraiment très ample. Le tissu était très transparent, mais en y regardant bien il y avait une culotte, reliée au tout, qui elle était matte. La ceinture était brodée de perles grises, dorées et marron, des petites touches qui étaient assorties à mes cheveux. A la taille était accrochés des lacets qui devaient s'enroulés et se croiser sur mon ventre. Et le haut, était de la même matière que la culote avec un cercle doré au centre de la poitrine pour accrocher les deux côtés en plus du prolongement qui se croisait sous mon cou et s'attachait derrière ma nuque. Certaines perles pendantes scintillaient en bougeant. Elle était magnifique, parfaite tenue de danse orientale.

_ Sympathique, dit Ezio en entrant dans la chambre.

_ Oui, mais que fais-tu là ?

_ Rien, j'attends que ma bambina ait fini, sourit-il. »

Je crois que nous n'avions qu'une hâte, c'était de voir celle de Mélanie. D'ailleurs elle sortit de la salle d'eau, enroulée dans une serviette et s'empressa d'aller dans la chambre.

_ « A ton tour ! me dit-elle joyeusement. »

Ezio resta un instant perplexe, à sa tête, il devait s'attendre à ce qu'elle sorte déjà habillée. Il sourit et se leva vers elle, plutôt motivé, en disant :

_ « Bien, dans ce cas je vais pouvoir t'aider à t'habiller …

_ Je suis grande tu sais, amor mio.

_ Si … mais, ose me dire que ça ne te tente pas … ?

_ Hmm … beaucoup. »

Euh … visiblement ils avaient oublié que j'étais toujours là. Je sortis donc en prenant ma serviette et ma tenue.

Un vingtaine de minutes plus tard, je ressortis. Il est vrai que la douche n'est pas le plus pratique pour s'habiller. Je me dirigeai vers la chambre mais … aux rires et grognements qu'ils se passaient derrière, je crois qu'elle est encore occupée.

Ces deux-là sont incorrigibles, si proche mais … j'avoue que je me demande quand décideront-ils de passer à l' « acte ».

Oh et puis ce ne sont pas mes affaires à près tout. Je sais que je peux avoir confiance en Ezio, c'est un garçon d'honneur, gentil et respectable.

Comme Malik et Altaïr étaient occupés dans la cuisine, je m'immisçais dans la chambre du châtain. Je dois avouer que ça n'est pas une mince affaire que d'enfiler cette tenue traditionnelle. Mais je m'en sortis sans aide.

C'était plutôt confortable. Je m'amusais à faire deux-trois pas, bougeant légèrement mon bassin en tournoyant, admirant la légèreté et l'amplitude du tissu qui suivait mes mouvements. Le tintement des perles était doux et agréable. Mais la porte s'ouvrit et je ne bougea plus, comme prise sur le fait. Altaïr n'avança plus non plus. Il rit d'abord, à ma tête surement ridicule de peur et de surprise, puis se calma quand il observa ma tenue. Il resta tout bonnement … sans voix.

_ « Tu … tu es très belle, se reprit-il, somptueuse …

_ Oh … euh, merci !

_ Tu sais, cette fête est une des rares fois où les personnes peuvent s'habiller aussi légèrement, non seulement parce qu'il n'y a pas de soleil donc, nous sommes protégés mais également parce que c'est la nuit la plus chaude de l'année, douce et non étouffante. C'est d'ailleurs cela que l'on fête. Veux … veux-tu bien te retourner deux minutes, le temps que je me change ?

_ Ou-oui ! Bien sûr ! »

Croisant les bras, pour je ne sais quelle raison, je me mis dos à lui vivement. Mais après réflexion … ça n'était pas l'envie qui me manquait de me retourner et de profiter un peu de la vue. D'ailleurs pourquoi me demander ça ? Quand nous étions dans notre époque, il ne se gênait point pour se balader la serviette à la taille … aaah, quel doux souvenir.

Sans m'en rendre compte, à cette pensée, je gloussais. Mais mon sourire s'enfuit d'un coup alors qu'il me prit par la taille sans crier garde.

_ « Pourquoi ris-tu ?

_ Oh ! Pour rien, je repensais seulement à un moment assez amusant de quand vous étiez chez Mélanie.

_ Bien, et pourrais-tu m'attraper ma veste, juste devant toi ? »

Je m'avança mais il me ramena à lui, me serrant contre son torse et m'embrassa tendrement le cou en rigolant.

_ « Aller, je te laisse bouger, dit-il en me lâchant, chacun son tour de rigolade.

_ Pff ! Sale bê- …, ne pus-je finir. »

M'étant retournée pour lui donner ce qu'il m'avait demandé, je pu enfin voir son accoutrement de fête. Il portait un sarouel, un peu comme le mien sauf entièrement mat et noir avec une ceinture marron et dorée. Il se saisit du veston sans manche noir également en l'enfila l'air de rien.

Dieu … qu'il était se- euuh, beau ! … bon ok vraiment très sexy.

Il alla ouvrir la porte et m'invita à rejoindre tout le monde, nous allions bientôt y aller.

En passant devant la porte de Mel et Ezio … il n'y avait plus un son. Seraient-ils déjà sortis ou …

Altaïr toque puis un « On arrive ! » un peu paniqué de Mélanie se fait entendre. A leur sortie, Mel était bien rouge et Ezio souriait bêtement. Comme d'habitude entre ces deux-là.

Mon amie arborait une tenue plutôt similaire à la mienne, les seules différences étaient que son tissu en bas ne faisait pas pantalon mais simplement deux voiles, un devant et un derrière, laissant apparaître une partie de ses jambes, et son ensemble était bleu royal. Les garçons portaient tous le même vêtement, seule la couleur changeait.

Nous partîmes donc.

Dans la pénombre de la nuit la ville était plus lumineuse que jamais. Dans chaque rue, le musique résonnait, les routes remplies de couleurs et de succulentes odeurs en tous genres … rien à voir avec l'atmosphère dans le jeu ou les jours précédents. Enfants comme ancêtres, dansaient, rigolaient, parlaient, mangeaient et partageaient ! Toute cette convivialité donnait chaud au cœur et faisait montrer l'adrénaline dans le sang. En tout cas pour ma part je n'avais qu'une envie, m'élancer dans la rue, frétillante et sautante dans tous les sens !

_ « Malik, interrogea Connors, où allons-nous déjà ?

_ Nous avons été invité chez un « client » plutôt aisé, qui organise sa fête privée, expliqua le manchot.

_ Un client ? dit Ezio.

_ Un homme qui avait des problèmes avec les Templiers, naturellement on s'en est chargé et depuis nous sommes restés en bon contact, reprit Altaïr. »

Avec Mélanie nous observions et discutions de tout ce qui nous entourait.

Très vite nous arrivâmes devant une grande bâtisse. L'Assassin châtain toqua et conversa un instant avec l'homme derrière la porte qui finalement nous laissa entrer. Nous fûmes accueillis par deux femmes qui nous posèrent sur le front une chaine décorée de petites perles en formes de goutes pour Mel et moi, et deux taches rouges (la deuxième sur le menton) pour les garçons.

_ « Cadeaux de la maison, dirent en cœur les deux domestiques. Suivez nous, nous allons vous accompagner dans la grande cour. »

Surement le lieu des festivités …. Et comment ! Il y avait un monde fou, des lignes de tables étaient disposées tout autour du très grand jardin, remplies de plats divers et variés. Malik confia à l'une des femmes le panier garnis que nous avions rapporté. Au milieu, une fontaine, et pleins d'invités dansaient. Les domestiques, hommes comme femmes, passaient dans la foule proposant boissons et nourritures. La musique animait une envie quasi irrésistible de se trémousser, ceci dès les premières notes écoutées. Ça n'était pas du tout les mêmes musiques que celle de mon époque dans ce même pays. Ici, elles étaient bien plus entrainantes et rythmées.

Nous étions alors mélangés à tout ce monde, enfin arrivé dans le grand jardin. Je me retournais vers nos deux syriens qui se regardaient étrangement.

Altaïr interrogea son frère d'époque du regard et ce dernier acquiesça. Ils se mirent alors à danser, mêmes pas, en même temps, sans se lâcher du regard. Altaïr bougeait d'un pas sûr mais légèrement enfantin, quant à Malik, on pouvait dire qu'il assurait avec son bras en moins. Petit à petit, s'étira sur leurs deux visages, ce même sourire, de complicité et de défi. Comment ne pas rire de cette magnifique scène, ils étaient tant entrainés dans leur danse, faisant les vrai gamins !

En m'entendant, Mélanie se retourna pour, à son tour, rire aux éclats face à un tel spectacle, suivit d'Ezio et de Connor. Heureusement pour eux, la musique fut vite finie. Le châtain explosa de rire en tapotant le dos de son ami.

Mais une voix de femme avec … une joie de vivre plus que débordante nous coupa tous.

_ « Wouaaaah ! Mais quelles charmantes et magnifiques jeunes femmes ! »

Plutôt grande et mince, elle apparut soudainement devant Mel et moi et vint nous serrer contre elle, chacune dans un bras.

_ « Où avez-vous trouvé de si belles demoiselles !?

_ Madame, saluèrent Altaïr et Malik.

_ C'est … assez compliqué, dit le premier.

_ Et … qui est la prétendante de qui ? demanda-t-elle le sourire en coin. »

Je me sentis rougir, et visiblement, mon amie aussi. Mon assassin la repris au plus vite, alors qu'Ezio regardait sa bambina avec un sourire à moitié moqueur, moitié sincère.

_ « Euh, non ! Ce n'est pas ce que vous croyez, enfin ça dépend, c'est un peu plus complexe …

_ Hahaha ! Je vous taquine les garçons ! Allez, amusez-vous ! »

Puis elle partit aussi vite qu'elle était arrivée. L'italien se rapprocha du manchot.

_ « C'était qui ?

_ La femme du maître de maison … bon ! Et si on mangeait quelque chose ? »

Nous suivîmes le brun et nous nous installâmes autour d'une table. Deux par deux on alla chercher une assiette avec de quoi boire. Les hommes prirent du vin, Mel un jus de fruit typique du pays, tandis que pour moi, ce fut un thé.

La soirée était remplie de rire, de découvertes et de saveurs … un rêve.

Altaïr sauta de sa chaise pour danser un peu, suivit par Ezio, très enthousiaste d'apprendre quelques mouvements.

Deux inconnues vinrent inviter Connor, mais il les repoussa gentiment, plus qu'intimidé. Elles repartirent un peu déçues.

_ « Pourquoi ne pas les avoir accompagné ? demanda ma petite blonde.

_ Je ne sais pas danser et … je n'aime pas trop m'exposer ainsi avec autant de monde autour.

_ Nan, dis juste que tu es trop timide, le taquinais-je, tu as peur de ne pas pouvoir tenir bonne compagnie à deux superbes inconnues !

_ Pas du tout, je peux être de très bonne compagnie ! Se défendit-il. »

Il était si mignon, gêné ainsi, qu'avec Mel et Malik on ne put qu'en rire.

_ « Tenez les filles, dit soudain le syrien, pourquoi ne pas aller à la fontaine ? Elle est magnifique et vous verrez mieux les personnes danser, je crois qu'il doit y avoir des professionnels mélangés aux invités, vous verrez, c'est impressionnant. »

Nous nous empressâmes donc de nous faufiler dans la foule, nous assoir au bord de cette œuvre d'art. Le fond était carrelé de mosaïques scintillantes. Avec les torches installées autour, elle ressemblait à une boule à facettes ! Nous restions un instant ainsi, déblatant quelques critiques et laissant le bout de nos doigts caresser l'eau fraiche. Après avoir observé avec attention une femme danser, Mélanie se leva en me tirant avec elle, et se mit à se trémousser très adroitement.

_ « Aller essaye ! Fais comme moi, me dit-elle en rigolant.

_ Euh … tu sais très bien que je ne suis pas douée …

_ Mais si, elle se rapprocha de moi et chuchota, tu pourrais certainement plaire d'avantage à Altaïr … mais il faut que tu essayes. »

Elle me fit un sourire mesquin et je rougis. Je savais qu'elle ne me disait pas ça simplement pour le dire … mais pour me lancer un défi.

_ « Bon, d'accord ! Mais ça n'est pas du tout pour ça !

Elle explosa de rire en disant : « Tu ne sais décidément pas mentir ! »

Bref, je commençais donc à bouger, mais c'était une véritable catastrophe. Mel me guida pour mes premiers mouvements de bassins.

Point positif, j'avais le rythme dans la peau ! … Mais pas la bonne danse.

Peu de temps après, alors que je m'améliorais, au grand plaisir pour mon amie de jouer les professeurs de danse, Ezio arriva et invita le plus élégamment possible sa bambina à venir danser avec lui. Bien sûr elle ne put qu'accepter. Ils s'éloignèrent un peu, me laissant seule … nan je rigole, c'est moi qui les laissais en amoureux.

Mélanie, ayant des facilités en danse, agitait ses épaules d'avant en arrière de manière successive, basculant légèrement son torse sous les yeux fascinés de l'italien qui suivit son mouvement, les lançant dans une danse collée serrée sensuelle, tout en se cherchant d'un regard taquin. Ils étaient si mignons …

Je fus vite ramenée à moi quand deux mains se posèrent sur mes hanches nues. De suite, je contractais l'intégralité de mon corps, prête à frapper, mais une voix doucement chaleureuse se glissa à mon oreille.

_ « Calme-toi … ce n'est que moi, ricana Altaïr, Haha, toujours sur tes gardes ? Bien.

_ Altaïr … soufflai-je de soulagement »

Mais je rougis, sentant sa poigne se resserrer sur ma peau.

_ « Que fais-tu ? demandai-je timidement.

_ Je t'apprends à danser comme chez nous. Tu te débrouilles pas trop mal mais du dois être encore plus souple au niveau du ventre et du bassin …. »

Il appuya doucement sur mes hanches pour me guider dans des mouvements en ronds.

_ « Premier mouvement, avance légèrement ton pied pour faire ressortir ta hanche … ce n'est que le bas qui bouge. »

Puis la cadence se fit de plus en plus rapide. Les petites breloques à ma ceinture tintaient au rythme de la musique.

_ « Bien, ça veut dire que tu as les bons temps, continue ainsi. Avance un pied … ramène, puis l'autres … »

Mes balancements de hanche se firent plus précis et je sentis sa prise se desserrer pour me laisser bouger par moi-même, je réussis à garder le pas. Mes mouvements entre ses mains me procuraient de légères caresses.

_ « Bien, maintenant relèves les bras …, dit-il en remontant ses mains le long de mes côtes jusqu'à ce qu'il atteigne mes mains, au-dessus de ma tête, tentes quelques mouvements de pointes pour accompagner … bien. »

Il laissa redescendre une main sur ma hanche et l'autre appuya doucement sur mes bras, les faisant passer derrière sa tête. Je pouvais désormais le sentir danser dans mon dos. Puis il me lâcha, attrapa une de mes mains et me retourna face à lui. Accompagné d'un sourire malin, il recula tout en dansant. Dans ma tête la musique était de plus en plus forte, comme si elle m'envoutait. On se mit à danser, presque les mêmes mouvements : une main en bas, les deux en haut, à droite, une rotation… c'était comme si je n'étais plus maitresse de mes pas, de mon corps, la musique et l'assassin face à moi étaient mes seules références.

Je me demanda si Mel était dans le même état que moi, mais j'étais trop ailleurs pour y réfléchir d'avantage.

Heureusement la musique cessa. Je fus prise de vertige et partis vers l'arrière. Altaïr se précipita et me rattrapa.

_ « Toi, la déesse t'as acceptée …, dit-il en souriant.

_ Pardon ?

_ Rien, encore une légende à propos de ceux qui font cette fête pour la première fois. Tu es juste fatiguée c'est normal. »

Sans dire un mot, guidée par je ne sais quelle envie, je me redressai et serra l'assassin contre moi. Il soupira et me pris comme une princesse. Regardant par-dessus son épaule je pus apercevoir Mel, danser, plus heureuse que jamais, tourner autour de son italien, se coller contre lui, s'amusant l'un et l'autres, totalement fou et amoureux.

_ « Viens, on se sauve ! me rappela Altaïr.

_ Comment ça ?

_ J'aimerais te montrer quelque chose, on y va ?

_ Et les autres ?

_ On les laisse là, il y a Malik avec eux, ils ne seront pas perdu.

_ Mais non, on peut pas le laisser avec ces trois-là … »

Son regard sérieux me perturba, et il reprit.

_ « D'accord, et bah dans ce cas, je te kidnappe !

_ Quoi !? »

Il me serra légèrement plus fort et partit le plus vite possible.

Mélanie qui était tournée dans notre direction au même moment, s'interrogea.

_ « Où vont-ils ?

_ Peut-être faire des trucs d'amoureux, répondit Ezio en rigolant.

_ S'il la touche, je le démonte sec !

_ Allons bambina, laisse-les s'amuser un peu, tu aimes bien toi, quand on est isolé pour quelques câlins ? dit-il d'un ton graveleux. »

Il en profita pour embrasser le cou de Mel qui frissonna et serra sa main tendrement dans la sienne.

/… /

Une fois sortit la villa, il me posa à terre à ma grande tristesse. Qu'est-ce que j'étais bien !

_ « Prête à me suivre ? Je n'irais pas trop vite. »

J'acquiesçai d'un simple hochement de tête. Il s'élança en courant dans la rue et monta au premier mur le plus accessible. Rassemblant toute mon énergie je partis à sa poursuite !

Il y avait de bonnes prises aux murs qu'il empruntait, ce qui me facilitait grandement la tâche. Mais j'avais encore quelque peu du mal à sauter d'un toit à l'autre quand ils étaient très éloignés. Je le voyais me surveiller du coin de l'œil, ce qui me faisait rire et lui … souriait. C'était plutôt rare de le voir aussi heureux. Dans le jeu, il ne l'était presque jamais. Il accéléra d'un coup, je ne compris pourquoi mais fis de même. Il bondit au bord d'un toit et je m'élançai le plus possible mais … comme au ralentit, je vis une rue entière passer sous moi. L'assassin avait réussi aisément à s'agripper au mur, mais pour ma part, le saut était trop court … Une main ? Sans réfléchir je m'en saisis et Altaïr me remonta à lui, me tenant fermement.

_ « Tu vas bien ? Pourquoi avoir sauté, tu es folle !?

_ C'est toi qui a sauté, t'étais devant moi je n'avais pas vu que … c'était aussi loin …

_ L'importance c'est que tu n'aies rien, allez, montons tout là-haut et nous serons arrivés. »

Quand je fus agrippée au mur, il repartit dans son escalade, et je le suivis tout doucement, le temps de me remettre de mes émotions.

Le toit était plat mais extrêmement haut, il surplombait une bonne partie de la ville. C'était magnifique ! Que de lumière, de musique. Il m'enlaça par derrière et, du bout des doigts, me fit relever la tête.

Le ciel était si découvert qu'on y voyait même la voie lactée.

Il s'assit par terre et m'invita près de lui. Je ne pouvais plus quitter le ciel des yeux, quelle merveille. Mais, alors que je posais un genou au sol, des voix arrivèrent par les toits alentours, accompagnées de bruit fracassant de métaux.

_ « Des Templiers !? S'exclama l'assassin, Mais que viennent-ils faire ici ? »

Il se releva et me tira vers une trappe qu'il ouvrit et se jeta dedans. Je descendis sans attendre. Il observa les lieux, pas de fenêtre, il tenta une autre trappe, fermée. Nous étions dans une sorte de cave, un bazar de rangement. Pourtant au centre était aménagé comme un bureau de réunion.

Les voix se rapprochaient, et la trappe s'ouvrit. Sans attendre Altaïr me jeta dans un coffre et y rentra avec moi, le refermant au-dessus de lui.

Nous étions un poil trop à l'étroit, mais les hommes étaient déjà dans la pièce et nous ne pouvions plus rien faire.

Quelques trous dans le bois laissaient entrer la lumière. Quand nos yeux s'habituèrent à l'obscurité nous constatâmes où nous étions. La boîte était peu longue, même pas la taille du châtain, ni large, ni haute, on ne pouvait plus vraiment bouger. Dans la précipitation, il s'était allongé au-dessus de moi, mais nous étions vraiment collés l'un contre l'autre et surtout … son bassin bloquait mes jambes qui s'étaient pliées dans la chute … je ne pouvais donc pas les étendres et il était entre mes cuisses … il avait un bras, plié, à côté de ma tête, et l'autre visiblement bloqué, la main sur ma poitrine … position plutôt gênante, en vue des circonstances.

Mais nous ne parlions plus, nous seul dans cette caisse pouvions entendre nos respiration, tentant de se calmer …

_ « Ta main … dis-je le plus bas possible.

_ Je ne peux rien faire, désolé …

_ Tu m'écrases … !

_ Chuuut … »

Il tenta doucement de se redresser un peu, mais toucha vite le « plafond ». Au moins je pouvais respirer un peu mieux.

Les templiers se mirent à parler, nous écoutâmes attentivement. Altaïr avait la tête baissée, juste à côté de la mienne, et je sentais son souffle contre mon cou et ma clavicule … à tel point que par moment j'en frissonnais. Je le sentais plus que crispé, tendu, mais lui ne brochait pas d'un cil. Visiblement il ne sentait rien, même pas un souffle … je crois.

Par moments nos regards se croisaient. Mais rester ainsi, sentant le bois dur plaqué contre ma peau, me faisait de plus en plus mal. Je tenta de me mouvoir légèrement, et Altaïr inspira profondément et soudainement, comme pour retenir sa respiration avant de plonger.

_ « Ne bouge … surtout pas …, dit-il la voix tremblante.

_ Ne t'inquiète pas je sais être discrète …

_ Je ne doute pas de ta discrétion … mais plutôt de la mienne si tu bouges … »

Je ne compris pas tout de suite mais … quelque chose était différent, quelque chose qu'il me semblait ne pas sentir il y a encore deux minutes et c'était au niveau de … son … entre … jambe ?

Quand j'eu compris je ne pus m'empêcher de lâcher un soupire accompagné d'un « Oh ! … ». Mon souffle glissa contre la peau du syrien et il frissonna, ce qui me fit la sentir d'avantage … je rougis.

Nous voilà dans de beaux draps.

Soudain sa main sur ma poitrine se crispa, chose que je n'avais jamais sentie auparavant.

_ « Altaïr … !

_ Je suis désolé … ! Mais commence à avoir mal aux bras …

_ Et moi au dos et aux cuisses … ! »

Pour me venger je redressai mon bassin au point de faire craquer mon dos, et le rendit bien plus à l'étroit. Un petit gémissement s'échappa d'entre ses dents et il me mordit subitement le cou pour se faire taire.

_ « Vous avez entendu ? s'exclama un des templiers.

_ Quoi ?

_ Un sorte de couinement …, dit-il en se levant.

_ On est dans une cave, lui rappela son acolyte, les rats et les souris ça te dis quelque chose ? »

Puis ce fut le silence le plus total … Altaïr les dents dans mon cou, moi à peine respirante … bon dieux que j'aimerais être au QG, dans la chambre, là où on pourrait bouger et … non ! Pas un bruit !

_ « Oue … t'as sûrement raison. Bon c'est bon pour vous ?

_ Oui ! Nous veillerons à ce que tout ce passe sans encombre, de toutes façons à part ceux présents ce soir, personne n'est au courant pas vrai ?

_ Effectivement.

_ Bien donc aucun obstacle imprévu possible.

_ Merci pour votre coopération.

_ Séparons-nous maintenant. »

Ils sortirent tous, mais nous ne nous manifestâmes pas. Après une minute sans plus un bruit pour être sûr, Altaïr ouvrit la boite et se redressa sur les genoux. Ayant toujours les jambes bloquées, je râlai, mais il me fixa simplement, sans un mot. Il semblait contrarié ou frustré.

Il posa doucement une main sur ma cuisse et passa l'autre dans mon dos pour m'aider à me redresser mais … il ne me lâcha pas. S'avançant contre moi, sa main sur ma cuisse glissa jusqu'à ma fesse pour me soulever contre lui et me poser sur ses jambes, nos bassins collés. Bon sang, je ne saurais dire s'il n'avait pas encore durcit. Plaquant mon dos contre le bord du coffre, d'un doigt il attrapa le croisement avant de mon haut et me tira à lui, pour m'embrasser fougueusement. Cette soudaine envie, un besoin de contact, il m'enlaça de ses deux bras, me serra fort contre lui, il quitta mes lèvres pour s'attaquer à mon cou, le mordant, comme une punition, l'embrassant avec amour et le tiraillant comme un assoiffé. Une de ses main serra ma fesse, une sensation très plaisante qui me fit me redresser, et il en profita pour entamer le haut de ma poitrine, voir entre, un court instant.

Le visage dans mon cou, il ne bougea plus, sa respiration se calma. Il m'offrit un dernier, doux baisé du bout des lèvres, puis il sortit de la boîte. Il se retourna vers moi, un peu perplexe, mais dit avec sureté.

_ « Méfie-toi … la peur m'a fait monter l'adrénaline et maintenant je suis calmé, mais le jour où je serais à nouveau dans cet état, je ne t'épargnerais plus … du moins je ne pense pas pouvoir t'épargner, même si je le voulais …. Je … pardon, c'est ma faute si on s'est retrouvé ici, et c'est moi qui ne sais plus me tenir, je … »

Je ne lui laissai pas terminer sa phrase, que je l'embrassais de nouveau. Je trouvais ça tellement craquant, de le voir perdu ainsi, à la fois, arrogant puis l'instant d'après paniqué, à se soucier de moi.

_ « Rentrons, tu veux bien ? Lui dis-je, il est tard et je suis vraiment très fatiguée …

_ Bien sûr … monte sur mon dos, je te porterais jusque là-bas. »

Je m'installais contre son dos, tout en le serrant tendrement. Mais je m'endormis bien vite.

/PV : Mel /

Malik attendait dans le salon. Je lui apportai un verre d'eau. Il devait être plus d'une heure du matin et Altaïr et Winona n'étaient toujours pas rentrés. Et bien sûr le manchot qui prenait mon amie pour sa petite sœur, bah il n'était pas très content là, maintenant, tout de suite, et pas rassuré du tout.

_ « Tu vas vraiment les attendre, lui demandai-je ?

_ Oui, même seul, Altaïr serait déjà rentré à l'heure qu'il est.

_ Bien, mais pense quand même à te reposer.

_ Oui ne t'inquiète pas pour moi je te remercie. »

Il m'embrassa le front et je partis dans notre chambre à Wino et moi.

J'avais du mal à dormir, surement l'inquiétude qui m'envahissait également. Au bout d'un moment des bruits se manifestèrent, je me levais et alla voir par la petite ouverture de la porte. Altaïr venait de rentrer, portant une Winona, complètement endormie, dans les bras. Malik le retrouva immédiatement.

_ « Je peux savoir où vous étiez ?

_ Je suis désolé … je comptai simplement l'emmener voir les étoiles mais nous avons eu un contretemps, et on s'est retrouvé coincé par des templiers …

_ Elle est blessée !?

_ Non, pas du tout, elle dort simplement. Nous … Hum … nous étions caché dans un coffre … »

Je ne pus m'empêcher de pouffer.

_ « Pourquoi je sens la bêtise … grogna Malik.

_ Ok il y a eu un petit accro entre elle et moi … -à cet instant il parla trop bas pour que je ne comprenne, mais il ne me semblait pas très fier-

_ Si elle a réagi comme ça c'est qu'elle ne t'en veut pas, mais c'est surtout à toi de prendre garde … si tu fais quelque chose contre sa volonté, ou si tu la fais pleurer, tu auras de nouveau affaire à moi …

_ Avec ou sans toi derrière, loin de moi cette idée, je tiens à elle … ça peut paraitre idiot, ou faible mais … je veux pouvoir la protéger et la rendre heureuse, jamais je ne la contrarierais !

_ Alors tiens-toi un peu, bon je veux bien que dans ce cas là … ce n'était pas évident …

_ Et, Malik …

_ Je t'écoute ?

_ Le cube sera déplacé à destination du nord de la ville demain dans l'après-midi.

_ Comment as-tu … ?

_ C'était ce dont ils parlaient quand nous étions … coincés.

_ Bien … nous verrons ça demain matin.

_ Oui … tu crois que … je peux la garder avec moi pour cette nuit ?

_ Ça n'est pas la première et je crois surtout qu'elle sera heureuse de te voir près d'elle, doux, et calme à son réveil.

_ Belle analyse …

_ Allez, dégage, hors de ma vue novice ! »

Altaïr rit en se dirigeant vers sa chambre, quand mon italien sortit de la sienne.

_ « Tient, tu es rentré, enfin vous, dit doucement Ezio.

_ Oui et j'allais justement la coucher, répondit le syrien.

_ Et toi que fais-tu debout, interrogea Malik.

_ J'allais voir si ma bambina dormait … »

Tout de suite, je me sauva dans mon lit, espérant ne pas me faire roder. La porte s'ouvrit, Ezio s'approcha et s'allongea derrière moi. Il soupira, désespéré.

_ « Tu sais que tu n'es pas discrète quand tu cours ? »

Je chouina, de mon ignoble incompétence, je faisais pourtant ça tout le temps quand j'étais gamine avec mes parents, jamais ils ne m'ont eu ! Mon italien rigola, m'embrassa la joue et me dit doucement.

_ « Bonne nuit … bellisima bambina …

_ A toi aussi, caro mio … »

Et nous nous laissâmes emporter par le sommeil, moi le sourire aux lèvres d'avoir l'homme que j'aime près de moi, et de voir que la relation de mon amie, semble avancer dans le bon sens.